• 3
    Partages

Le long fleuve hédonistique de l’enfant prend sa source dans son inconscient où baignent des souvenirs prénataux de sécurité et de paix absolues. Ainsi, l’existant voudrait retrouver ce sentiment extatique placentaire. 

Mais, comment y accéder ?

Sachant qu’il lui est impossible physiquement de retourner dans ce ventre maternel, l’existant cherchera toute sa vie un substitut à cet endroit si sûr et si agréable.

Il cherchera toujours à combler ce manque par tous les moyens possibles, utilisant ses 5 sens pour atteindre le plaisir:  le plaisir d’être combler par une belle fleur, le plaisir d’être combler par la musique, le plaisir d’être combler par un bon parfum, le plaisir d’être combler par le toucher de quelqu’un, le plaisir d’être combler par l’amour de quelqu’un.

Mais, c’est l’acte sexuel incarne en lui le bonheur ultime car il représente notre ardent désir de réintégrer l’unité fondamentale et effectuer un retour à l’œuf primordial.

L’homme reproduit symboliquement ce retour intra-utérin dans l’acte sexuel qui constitue un retour à la source de la vie: les eaux primordiales. Ainsi, il revit dans un court instant, le bonheur absolu du fœtus baignant dans liquide amniotique.

S’évadant de ses angoisses existentielles, l’existant  fusionne avec son partenaire pour reconstituer la fusion zygotique. De plus, la décharge des pulsions libidinales dans le coït constitue une abréaction qui libèrent l’individu des ses tensions internes pathogènes non symbolisées.

La guerre est un exemple de la non-maîtrise de ses pulsions libidinales puisque l’individu confronté à une énergie non canalisée, la transfert sur une autre personne.

Dans leur forêt équatoriale, Débridé et insatiable des bonobos semble avoir comme devise « Faites l’amour, pas la guerre ». Ainsi, pour la  de résolution des conflits et empêcher que les mâles se combattent , les femelles s’interposent et leur font des « propositions » qu’ils sont incapables de refuser.  Ceux-ci ont des rapports sexuels toutes les 90 minutes en moyenne. Le bonobo substitue donc, la sexualité à la violence. Contrairement au chimpanzé pour qui l’activité sexuelle est inféodée entièrement à la reproduction, le bonobo, lui utilise les relations sexuelles répétées pour atténuer son agressivité et renforcer les relations sociales et la cohésion du groupe.

Au final, le comportement social des bonobos est beaucoup plus pacifique que celui des chimpanzés communs, qui sont de tempérament querelleur et qui, en outre, organisent de véritables raids contre des groupes voisins.

Au lieu de réprimer ou de la condamner la sexualité, il serait préférable de comprendre qu’elle est un moyen efficace d’atténuer la violence dans la société: « Faites donc, l’amour pas la guerre »…

Matthieu Grobli

Laissez un commentaire!

  • 3
    Partages