Published On: jeu, Oct 26th, 2017

HYMNE A AMON-RÊ

Hymne à Amon-Rê extrait d’un papyrus conservé au Musée du Caire et datant d’Aménophis II

Adorer Amon-Rê, 
Le taureau qui réside à Héliopolis, 
Le chef de toutes les divinités, 
Dieu parfait et bien-aimé, 
Qui donne vie à toute flamme comme à tout bétail.

Salut à toi, 
Amon-Rê, 
Seigneur des trônes du Double Pays, 
Qui présides à Karnak, 
Le taureau de sa mère, qui présides à ses champs, 
Le dieu à la large foulée, qui présides à la Haute 
Egypte, seigneur des Medjaiou et prince de Pount, 
Grand dieu du ciel, l’ancien de la terre, maître de toutes choses. 
Il est l’unique, il n’y en a pas d’autres à part lui, 
taureau parfait de l’Ennéade, chef de tous les dieux, 
Possesseur de la Vérité et de la Justice, père des 
dieux, façonneur des hommes, créateur du petit bétail, 
Maître de ce qui existe, créateur des plantes de vie et 
des pâturages, qui fait vivre les troupeaux. 
Puissance divine que Ptah a créée, bel adolescent 
aimé, que les dieux ne cessent d’acclamer, 
Auteur du monde inférieur et du monde supérieur, 
Qui illumine le Double Pays tandis qu’il traverse le ciel en paix ; 
Le roi de Haute et de Basse Egypte Rê, 
Juste de voix, chef des deux terres, dont la vaillance est grande, 
Un maître de prestige, un être éminent qui a fait la terre toute entière, 
Et dont les conseils sont supérieurs à ceux des autres divinités. 
Les dieux sont en liesse à cause de sa beauté, 
Ne cessant d’exulter pour lui dans le Per-our tandis qu’il apparaît dans le Per-neser nom du sanctuaire de purification de Basse Egypte. 
Ils aiment son parfum lorsqu’il revient de Pount, prince des senteurs, 
Qui descend au pays des Medjaiou ; 
Le dieu au beau visage qui vient du pays divin. 
Ils se précipitent à ses pieds après qu’ils ont reconnu Sa Majesté comme leur maître : « Ô seigneur de la crainte, dont la terreur qu’il inspire est forte, dont la gloire est grande, dieu aux levers puissants, que l’exultation soit pour toi, qui as créé les divinités, qui as soulevé le ciel en repoussant la terre ; vigilant et prospère, ô Min-Amon, maître du temps éternel, auteur du temps infini, possesseur des louanges et des acclamations, qui présides à Karnak, dont les deux cornes sont fermés et beaux les visages ; possesseur de la grande couronne, aux deux hautes plumes… « 

Salut à toi, ô Rê, possesseur de la Vérité et de la Justice. dont la chapelle est cachée, le seigneur des dieux [Khepri, qui réside en sa barque et qui fait venir les dieux à l’existence en émettant des paroles] Atoum, créateur des hommes, qui choisit leurs formes et les fait vivre, qui distingue la peau de l’un de celle de l’autre ; [dieu] qui écoute la prière de qui connaît l’adversité, au coeur compatissant pour celui qui l’invoque, qui délivre le craintif de l’audacieux, qui sépare l’affligé du malheur. [Il est le] possesseur de la connaissance et les aliments naissent de sa parole. Le Nil vient selon son désir, lui le maître de la douceur, qui grandement inspire l’amour. Il donne la liberté d’aller à tous les hommes. Oeuvrant dans le 
Nouou, il fit venir à l’existence les délices de la lumière ; les dieux se réjouissent de sa beauté et vivent lorsqu’ils le voient. Ô Rê, vénéré dans Karnak, [dieu] aux levers radieux dans le château du Benben, l’Héliopolitain, seigneur de la fête de la Nouvelle Lune, pour qui l’on célèbre les six jours de la fête du Dernier Quartier, souverain maître de tous les dieux, que l’on peut contempler au coeur de l’horizon, le chef des hommes. Son nom est caché, plus encore que ses naissances, en son nom d’Amon [« le caché »].

Salut à toi, qui résides en la paix, seigneur de la joie… Quand ton amour se déploie à travers les deux terres, et que tes rayons illuminent les yeux, c’est le bonheur des hommes. Lorsque tu brilles, [même] le petit bétail se pâme. Quand tu étincelles, ton amour est dans le ciel du Sud et ta douceur dans le ciel du Nord. Ta beauté ravit les coeurs, et l’amour de toi rend les bras sans force ; ta forme parfaite paralyse les mains, et les esprits oublient en te voyant. Ô FORME UNIQUE, qui a créé tout ce qui est, L’UNIQUE DES UNIQUES, qui a fait ce qui existe ; les hommes sont issus de ses yeux, les dieux, par sa parole, sont venus à l’existence. Ô [toi], l’auteur des pâturages, qui fais vivre toutes les bêtes, [créateur] de la plante de vie destinée aux hommes, [toi] qui entretiens la vie des poissons de la rivière et des oiseaux dans le ciel, qui donnes le souffle à celui qui est encore dans l’oeuf, nourrissant les oiseaux et les êtres qui volent, les serpents et les insectes de même, pourvoyant aux besoins des souris dans leurs trous. donnant la vie aux puces…

Salut à toi, qui as fait cela en totalité, 
L’unique des uniques, aux bras nombreux, 
Veillant sur tous les hommes, passant son temps à rechercher ce qui peut être utile à son troupeau, 
Ô Amon, stabilisateur de toutes choses, Atoum, Horakhty. 
Les hommes te prodiguent des louanges, disant : « Nous exultons pour toi, car tu te fatigues à cause de nous, nous nous prosternons devant toi, car tu nous as créé ».

Salut et hommage pour toi, par ton troupeau entier ; les réjouissances sont pour toi en chaque pays étranger, jusqu’à la hauteur du ciel, sur la largeur de la terre, jusque dans les profondeurs de la Très Verte. Les dieux viennent courbés devant Ta Majesté, exaltant la gloire de leur créateur. se réjouissant à l’approche de celui qui les a engendrés : ils te disent :  » Bienvenu ! Bienvenu dans la paix, ô père des pères de tous les dieux, qui as soulevé le ciel et repoussé la terre, qui as fait ce qui est et façonne ce qui existe. Ô souverain, chef des dieux, nous adorons ta gloire, car tu nous as créés, tu as oeuvré pour nous mettre au monde ; nous te prodiguons des louanges, car tu es las à cause de nous. »

Salut à toi, auteur de toutes choses, maître de la vérité et de la justice, père des dieux, auteur des hommes, créateur de tous les troupeaux, seigneur du grain ; qui fais vivre aussi les animaux du désert. Ô Amon, taureau au beau visage, aimé dans Karnak, [dieu] aux levers radieux dans le château du Benben, dont les diadèmes sont renouvelés en Héliopolis, juge des deux adversaires [Horus et Seth] dans la grande Salle [du jugement] ; ô [toi] qui présides à la grande Ennéade, l’unique des uniques, qui n’as pas son pareil et qui résides dans Karnak… dieu des deux horizons, Horus de l’Orient ; celui qui a créé le désert, l’argent, l’or, le lapis-lazuli véritable, de par sa volonté…

SOURCE: http://www.toutankharton.com/Hymne-a-Amon

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