Published On: ven, Mar 16th, 2018

LES CARNETS DU SCRIBE 3

Non  structurés par le système symbolique

qui en maitrisant les pulsions gratifient

du « sentiment d’être »

les hommes sont des êtres-de-pulsions

qui vivent dans un état d’insécurité

(permanente) qu’ils s’efforcent en vain

d’exorciser dans la recherche passionnée

de l’argent halluciné comme la « panacée ».  

L’aliénation des hommes

c’est de substituer l’ « avoir » à l’ « être ».

 

 

La vérité masque la magie de l’argent c’est

que pour les « sociétés sans initiation »

et sans structure symbolique

l’argent est un « fétiche » confectionné

avec la substance de l’homme sacrifié.

Fétiche dont la fonction imaginaire est

de renforcer la personnalité

de celui qui le détient et  de

le gratifier du vécu illusoire

selon lequel il est porteur de phallus.

Libérer l’humanité de la tyrannie de

l’argent-roi

c’est le délivrer du règne de l’imaginaire

et le structurer par le système symbolique.

 

Lorsque pour cause de non structuration

la frustration est intolérable à un être

elle a pour effet de provoquer

la fuite dans l’imaginaire de celui-ci

où il  s’offre toutes les gratifications

substituts de l’objet réel.

Tel est le mode

de genèse de ce simulacre de sujet

qui règne sur un monde imaginaire

 

Pour l’argent halluciné comme « manne »

qui résout tous les problèmes

les hommes n’hésitent pas

comme les prolétaires

à vendre leur progéniture.

Le secret de l’argent c’est

qu’il dispense

de l’obligation de travail et de solidarité

ces facteurs fondateurs de la vie sociale.

 

 

L’homme « structuré » appréhende

la réalité

grâce à la médiation du Langage

création originale de l’homme

investi par le Verbe.

C’est le Langage qui introduit

les déterminations l’ordre

et le sentiment de sécurité

dans la vision syncrétique

de l’ hominidé qu’il structure.

 

 

N’est-ce pas commettre un génocide

(qui ne dit pas son nom)

que de « précipiter » les sociétés

traditionnelles négro-africaines

dans le libéro-capitalisme

sans leur laisser le temps pour

la mise en place des institutions

d’assistance et de prise en charge

des « laissés pour compte » ?

Les leaders du libéro-capitalisme

savent-ils vraiment ce qu’ils font ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la pratique des «  œuvres »

l’être humain émerge

émerveillé

du chaos où il est aliéné

pour se poser dans la société

sur laquelle brille la Maat 

qui est le Principe fondateur.

L’être humain

s’aliène et retourne au chaos

en perdant le contact avec

la Maat : Principe fondateur.

 

 

 

 Quel traumatisme de rencontrer

dans un pays d’Afrique :

continent légendaire

de solidarité familiale

des « sans-famille »

des épaves humaines.

Quel traumatisme

mon Dieu quel  traumatisme !   

 

 

 

La puissance de la captation est telle

que l’enfant (absorbé) ne voit pas

la différence entre lui et l’Autre :

pour lui le « je » c’est l’Autre.

Telle est l’origine du vécu de

toute-puissance paranoïaque

de l’ « l’être-phallus » de la mère.

 

 

 

 L’« être de pulsions » sans argent

dans le régime  libéro-capitaliste

régi par la tyrannie

de l’argent

a le vécu d’être ex-posé nu 

privé de l’habit du langage

à  la fureur de ses pulsions.

C’est l’agneau assailli

par la meute des loups affamés.

 

 

 

 Lorsqu’on n’est pas fortuné

et qu’on n’a pas la maitrise 

de ses propres pulsions

on est dans l’obligation

de se laisser aller à

des « passages à l’actes »

pour satisfaire ses besoins

ou bien de se réfugier

dans l’imaginaire afin

de se délecter des

« vapeurs » de l’illusion.

 

 

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