Published On: jeu, Avr 13th, 2017

MÉDITATION PHILOLOLOGIQUE SUR LE MEDU-KAM DE KAMA ET LE MEDU NETJER DE KEMET

I-PROLOGUE : LES EKANG ET LE CONCEPT DE SI-KAM pour dire KEMET et tous les Descendants de KAMA)

 J’appelle désormais MEDU KAM l’ensemble des langues négro-africaines, qui se caractérisent par leur co-appartenance avec le Medu Netjet. Ces langues qui parlent et écrivent le Medu Kam se caractérisent par leur origine initiatique et sacrée, qui recherchent toutes dans les êtres et les choses qu’elles nomment une parole initiatique ancienne, cachée, elle-même divine. Tous les peuples de KAMA (nom originaire de l’Afrique) et toutes les langues négro-africaines contemporaines en apparentement avec le Medu-Netjer.

A l’appui de l’ékang, langue Medu-Peuple nilotique comme tous les peuples négro-africains, je vais faire la démonstration philologique que les langues négro-afrcaines parlent le MEDU KAM qui est la langue sacrée de Kama et la survivance du Medu Netjer.

Le peuple au nom initiatique de SI-KAM (Terre Noire, Terre des Noirs), c’est Kemet, origine du peuple ékang qui a vécu dans les dynasties des Saou, des Kara, et surtout à Akhet-Aton, la ville sainte du Fara Akhenatona, le prodigieux Shemsu Rê de la XVIIIème dynastie… qui était ivre du KA solaire qui traversait sa pensée et sa vision. C’est là qu’explosent leur génie plastique – dont les survivances se lisent dans la géométrie du reliquaire du Bière… dans son astronomie, dans sa mathématique, sa géographie, son organisation sociale et ses institutions, sa conception des sciences et de la philosophie.

Le plus frappant, comme nous l’allons voir “hic et nunc” c’est l’héritage théologique kamite de ce peuple originaire de Kemet, que les peuples de KAMA et en particulier ici les Ekang nomment KEM, KAM, et surtout SI-KAMA (Terre noire, pays des Noirs).

Réglons pour commencer cette IMMENSE affaire de Ci-KAM (Bilolo), Si-KAM ( Biyogo). C’est que, le Si, un peu comme le Ta faraonique dit le Territoire protégé (des dieux) du verbe KAMA (protéger, défendre, philologiquement le « KA » de « MA », l’énergie spirituelle qui ME protège, MA signifie Moi, identique, ce qui est pur). KAMA dit aussi l’abondance, l’infinité que procurent les dieux et la pensée qui recherche leur perfection. SI-KAM, c’est la Terre Noire, celle des Noirs. Mais il y a plus.

 Le continent du sud de la planète, en sa déclinaison première, antique, se nomme comme une Terre divine (TA NETJER), comme une Terre Aimée – des dieux – (TA MERY), comme une Terre où le soleil a façonné les êtres et les choses pour comprendre l’origine solaire de la vie. SI KAM = Terre solaire. SI KAM, en sa plus haute signification, est Terre de méditation, Terre philosophique.

KAM = KA+M = énergie spirituelle sur Moi (M), sur l’Identité (M) d’un peuple, sur le peuple de Kama. 

KAM=masse énergétique qui se répand dans tout ce qui est et n’est pas encore. Dans le Tout et le non-encore-être.

KAM = Vibration, énergie solaire, concentration de molécules noires.

KAM = Moment où les initiés dansent, habités par la transe des dieux eux-mêmes, lesquels dévoilent leurs attribuent aux vivants, et qui généralement se manifestent par des pictiigrammes, par des figures géométriques, par des signes qui sont en monstration des Mystères de la Musique (Sons délivrés et interceptés par des Muses).

KAM = C’est l’état de haute méditation ontologique pour dire les définitions et les les significations anciennes des êtres et des choses cachés. Sous ce jour, Si KAM c’est la Terre de la méditation philosophique et théologique. C’est la Terre où l’on contemple, célèbre du verbe KAM, les Mystères. Ce verbe signifie aussi élever, admirer ce qui est parfait. 

SI KAMformellement, philologiquement, c’est la Terre des InitiésSi KAM, c’est le nom originel du continent africain qui pense la Perfection, cela qui est Parfait.C’est la pensée parfaite, celle qui pense l’Illimité, l’Etre parfait et immortel de la SIA. C’est la perfection qui s’infinitise dans l’Océan des possibles.

KAMA = nom originel qui désigne l’Afrique et tous les pays du monde kamite. 

KAMA, c’est l’étendue noire qui s’infinitise, c’est le champ/Chant des Mystères qui s’étend sur tous les Territoires habités par les Kamites.  

II-DE L’ISOMORPHISME PHILOSOPHIQUE ET THEOLOGIQUE DE LA NOTION D’ATON PROPRE AU PEUPLE SI-KAM.

1-Que le Fara Akhenatona ait établit que le Très Haut ne se pouvait représenter, voilà le legs phénoménal que Les Ekang ont gardé, en préservant aujourd’hui encore ce précepte. Il a pensé le Très Haut sur le mode énergétique du transbordement de la solarisation et l’a nommé ITON, ATON. Prenons le soin d’expliquer que ce n’est pas le soleil que le Faraadore, mais l’énergie divine qui se propage dans le disque solaire et qui en révèle la toute puissance, l’universalité, la prodigalité universelle. Les Ekang disent également ATON, pour désigner le Disque solaire, la rotondité du Bouton solaire, et de manière générale, le Disque, le bouton se disent ATON, dans la langue ékang, comme en Medu Netjer. L’ATONde Kémèt est identique à l’Aton des Ekang.

2-Allons plus loin, dans la comparaison philologique, pour Kémèt, c’est le Très Haut qui a tout crée, qui a façonné le Monde, l’Univers. Et le verbe qui dit cette chose est chez KémètKM (KM) = créer). Les Ekang ont conservé en l’état ce verbe, qui disent eux-aussi KOM (KM) pour CREER. Les Ekang disent que c’est NTI qui a créé le Monde = « Nti é gne A nga Kom éning ». Au demeurant, Le substantif NTI désigne chez Kémèt comme chez ékang l’homme, les Ekang y ajoutent la distinction, la distinction suprême, pour dire le Très Haut lui-même, dans sa suprême splendeur..

3-La notion de NTR (dieu) elle-même a été conservée par Ekang qui nomme précisément ainsi le Créateur NTARE avec la même racine consonantique (NTR), du verbe TARE(originer, créer, commencer), ATAREGA (l’origine, le commencement). Comme dans le verbe TI (originer, créer, commencer) qui se substantive en NTI (le Bâtisseur de la vie, principe des principes, le Créateur), ou le verbe TARE qui lui, se substantive en NTARE(L’Etre suprême, celui qui est à l’origine de toute chose, le Créateur). Comme dans le verbe faraonique et ékang KOM (créer, originer, façonner) qui se substantive en NKOM (le Créateur)…

4-Allons plus loin encore pour expliquer pourquoi le peuple Ekang a gardé l’idée kamite consistant à se désigner comme la Terre des dieux (TA NETJEROU)… le peuple consacré à Dieu…fait de dieux, de Seigneurs.Or, le nom le plus authentique du peuple ékang BE-NTI, les BE-TI (les Bâtisseurs, les seigneurs). Kémit est bien la Terre des Ekang, qui, venus de la « Terre des dieux, des seigneurs », ont gardé cette om originaire sous leur appellation première de Bâtisseurs, Fondateurs, de Seigneurs. Be-Nti est devenu avec la chute de la nasalisation Beti : les Bâtisseurs, les Fondateurs, les Seigneurs. 

5-Et ce n’est pas par hasard que le KM (kem, kemi) de KEMET dit le charbon, le brûlé, cela qui est noir, authentique, solaire est attesté et identique chez Ekang pour qui KM (KEM) signifie très exactement les restes charbonnés de la marmite, cela qui est brûlé, qui est noir-cendre… Les langues ékang et le Medu Ntr sont une seule et même langue… laquelle prie Dieu.

II-AU MATIN DE L’ADORATION DANS LA CIVILISATION SI-KAM.

1-D’abord la désignation prodigieuse de l’Eternel sous le nom de OU (W’) en terre Kamite pour dire l’Un, l’Unique, Dieu. Terme attesté par les Ekang, lesquels disent très exactementOU OU pour désigner Le Très Haut et qui signifie « Toi l’Un, Toi l’Unique, l’Incomparable, toi l’Unique et encore Unique, d’où le redoublement du mot) : Unique est l’Unique. Les Ekang disent encore OU ONE NTÔ = C’est toi l’Antérieur, l’Aîné, l’Un, l’Unique. Le Suprême. OU étam éning Ngoum da yiane Seme = C’est Toi seul que le Monde entier doit vénérer.

2-Côté Kémit, on sait que le prêtre SEM officie dans les Sanctuaires les Cérémonies les plus sacrées et adore Dieu. L’Ekang a conservé ce lexème SEME signifie vénérer, adorer le Très Haut. La suite des prêtres, de ceux qui prient ou l’idée de Réunion, d’assemblée se traduisent en égyptien ancien par SEMA. Là aussi, L’Ekang a conservé le terme et l’idée, en nasalisant NSAMA = la Réunion, le Regroupement, l’Assembleé… Le verbe SAMdésigne e fait de tendre les Mains (vers le Très Haut exactement comme le prêtre Sem ou le Fara Akhenatona en priant le Très Haut. D’où aussi le verbe faraonique WO (W) qui signifie lever, se lever, idée de désignation du lieu où se lève le Soleil et de lever les Mains vers cette direction pour adorer le Très Haut, que l’ékang a gardée en nommant EWONDO, l’un des sous-groupes Ekang qui désigne « ceux du Levant »… lesquels habitent très justement le Centre-Ouest du Cameroun. Les Ekang disent également WO pour désigner la main.

3-ATUNE est l’un des verbes en égyptien ancien que Kemit utilise pour dire honorer, vénérer le Très Haut. Les Ekang l’ont préservé, qui disent très exactement ATUNE : honorer, vénérer Le Très Haut, s’humilier face au Très Haut…

4-Allons plus haut encore pour élucider le sens des mots kémites par les langues négro-africaines, ici l’ékang. Ce qui a caractérisé le Fara Akhenatona, c’est son ivresse du Très Haut, d’où le terme ATON qu’il a choisi pour désigner le Très Haut. Pour comprendre la profondeur de ce qui se cache derrière ce terme, le recours à au verbe ékang ATÔNs’impose que l’on utilise lorsque l’initié, pour avoir trop consommé l’écorce sacrée est comme ivre, les Maîtres disent que sa tête tourne, alors il doit aller comme le fou, le grand initié aux Mystères, en fuite dans la forêt pour entendre les Mystères dont il entend la musique, la trompette (TONG). Il cherche en lui le premier Homme, l’Adam originel qu’Ekang nomme TÔM. Ainsi d’EYO’O lui-même qui, ivre de sagesse, a parlé étone pendant l’Amata : les Etones eux-mêmes sont de grands Initiés, ivres d’Eyo’o

5-ATUM faraonique désigne le Démiurge, le Dieu antogène de qui procèdent tous les Neterou… lequel éclot selon la théologie d’Iumu dans l’étendue liquide originelle du Noun. Issu du terme TEM, le non-encore existant », qui porte l’origine et la fin, qui signifie à la fois la complétude et l’incomplétude : la complétude qui procède de l’incomplétude = ici nous sommes devant l’Affirmation antithétique qui tire le Manifesté du Non encore Manifesté, la Manifestation du Non Manifesté. Là est le plus difficile et le plus passionnant problème philosophique et théologique de tous les temps, comment Cela – Celui – qui est complet peut-il sortir de l’état d’Incomplétude ?Pour la première fois de l’histoire de la théologie et de la philosophie, Le Shemsu Maât va résoudre ce paradoxe antithétique des origines : c’est que ATUM bien qu’émané du NOUN en est antérieur. Il est antérieur à tout, il précède et porte le Tout. Le Tout lui est constitutif. Puisqu’il est la Cause suprême, lorsque lui-même est sans Cause. Ayant lui-même tout créé, lui-même est incréé, sans origine ni fin, leNoun est le voile des possibles qui annonce sa venue à la Manifestation, en cela on peut dire raisonnablement qu’il est constitutif du Noun, son habitacle voilé, sa facée amonienne, cachée, où il a vécu sous forme de somnolence, sans Forme, avant de se Manifester et de manifester ses possibles sous la forme atonienne. C’est en cela que la SAA de KAMA enseigne que le Netjer des Netjerou est AMON-R = le Caché-Révélé, Le Révélé-Caché. L’Invisible rendu Visible, le Visible demeuré Invisible.  

III-LE MIRACLE DES MIRACLES DE LA SURVIVANCE ATONIENNE CHEZ EKANG : EYO’O.

1-Aton réfère au feu solaire, à l’incandescence du Disque solaire, à l’énergie irradiée du Très Haut, unique en sa Hauteur. On observera l’isomorphisme frappant de la formation philologique du mot ékang d’origine solaire EYO’O par quoi les Ekang désignent le Très Haut de YO (en Haut, très Haut par sa position). Il réfère aussi à l’incandescence solaire, du terme adjectival et verbal AYÔNG (cela qui est chaud, incandescent, cela qui s’allume, qui s’illumine, brûler avec puissance). EYO’O est l’autre nom de ATON.

2-ATUM le Dieu antogène est ATON chez le Fara Akhenatona. Avec Ekang, l’on peut comprendre cette énigme : c’est que le verbe ATÔM réfère au vocabulaire astronomique et solaire et signifie Iriser, Resplendir en dégageant des rayons rougeâtres, rouges vifs, c’est aussi le fait de prendre les couleurs de l’Arc-en-ciel. Dans le Mvett on dit que Ntoutoume Mfoulou possède ce don d’irisation, lors grands combats, le grand Initié légataire du Mvett, Oyone Ada Ngone lui-même jouissait de ce don après son face-à-face avec EYO’O. Avant de combattre, il priait, puis tout irisait, la foudre tombait et il pouvait comme l’arc-en-ciel traverser les obstacles et les énigmes. Les Grands Invincibles d’Engong – les Ancêtres cosmiques du Clan Evine Ekang – eux-mêmes tiennent une chaîne nébuleuse qui irradie des rayons infra rouges et irise, laquelle est imparable… Lorsqu’ils interviennent dans les Combats Cyclopéens que les Mortels mènent contre leur descendance immortelle, c’est que le Prêtre Angoung Bere Otsé a prié, les a invoqués. Lors, ils propulsent la chaîne nébuleuse arroseuse de feu divin imparable…Celle que tiennent les Ancêtres cosmiques qui siègent dans l’Amenti d’Eyo’o.

3-AMON en égyptien ancien l’hypostase désignant le Netjeru inconnaissable, l’Inconnaissable, le « Caché » comme l’Est le Sans Forme, le Caché, les Maîtres de l’Univers du Mvett ékang des Ekang disent que personne ne le connaît, personne ne l’a jamais vu. Le verbe ékang AMÖN, désigne le fait de marcher sur la pointe des pieds en se cachant, en se faisant invisible, et de se déplacer en se cachant, en étant invisible. C’est ainsi qu’Ekang s’est déplacé dans l’Amara/Amata (L’Exode) qui l’a conduit de Kamèt en Afrique Centrale. Courir, marcher en se cachant, en étant invisible, là est le secret des Enfants d’Afiri Kara durant les longues Migrations Nord-Sud… AMON est le caché… Lorsque au cœur de cette Amata, Ekang allait faire la rencontre avec EYO’O lui-même, et que la harpe Mvett va lui être donnée lors du Coma d’Oyono Ada Ngone pour transcender les contingences de la pénétration de la Forêt équatoriale…

4-Le principal verbe faraonique qui signifie adorer est celui de SM (Sume, seme), que l’ékang a conservé en l’état : SEME (SM), adorer, vénérer (Le Miséricordieux).

5-SOUÂB (Sw’b), se dit chez Kémèt nettoyer, purifier. La langue ékang a conservé en l’état ce mot SWÂB? SWÂBA (savon, nettoyer, purifier). D’où aussi le prêtre purificateur OUAB(W3b) et l’ékang, de dire textuellement OUAB pour nettoyer, laver, purifier, purger avant l’initiation… prêtre purificateur. De là enfin le nom de celui qui est purifié, celui qui brille, le véritable, l’authentique qui désigne aussi tous les Ekang, en tant qu’il s’agit du nom du premier fils d’AFIRI KARA : FANG.

6-Du verbe faraonique FA : briller, s’élever (dans le Ciel) comme l’Aton. L’ékang dit aussiFA : briller, resplendir dans le Ciel (très exactement au sujet de l’Aton). FA : cela qui resplendit, MFANGA : le Bijou qui resplendi de sa splendeur. Le Mot MFANG nomme l’Absolu qui illumine, l’Authentique feu. MFEFE : cela qui est neuf et qui brille, cela qui est parfait, la nouveauté qui re-naît, la RENAISSANCE ! D’où le terme NEFER kamite = cela qui est parfait, Celui qui est parfait… et à quoi aspire le FARA, guide spirituel et politique, Per AA, Pharaon (le mot FARA se dit dans les deux langues. 

7-Le verbe faraonique AMMIN qui signifie absorber, avaler et qui explique la formation du Netjer psycopopmpe de la pesée des âmes AMMIT. Son rôle dans la psychostasie, une fois que la pesée s’avère négative, est théoriquement d' »avaler » le défunt ou de le conduire dans la Région des Inconsolés. L’ékang dit très exactement AMMIN pour absorber, avaler.

8-Le concept crucial de ANKH ( qui dit la vie en son recommencement  été aussi conservé par Ekang qui dit ANINGH pour vivre. 

9-Le concept faraonique SIKHEM qui dit la puissance de réalisance est demeuré intact en ékang : SIKUMU, SIKHEM. 

10-Le Fameux fleuve divin qui porte plusieurs noms et se dit formellement YOM chez Kemit, ékang dit YOM pour le Nil.  

11-HAKANG signifie dit en Medu-Netjer prier, acclamer, honorer, vénérer. Ce même motHAKANG, dont la graphie est attestée et conservée « in extenso » par Ekang, signifie louer, honorer, vénérer Dieu. C’est le geste le plus élevé de ces peuples kamites, attirés par l’Atonsource lumineuse qui vitalise le Cosmos. 

12-WT (Out), dans les langues parlant le MEDU-KAM, et notamment en ékang, signifie couvrie, bander, embaumer. Le concept de UHEM MESUT (la Re-naissance) enseigne à hâter la méditation sur ce que nous sommes devenus, pour couvrir notre ossature et retrouver le continuum consonantique de Medu Netjer et de Medu-Kam. 

 

POUR NE PAS CONCLURE : 

1-Dans mon Dictionnaire Kémit-ékang, j’ai dénombré près de 1500 mots faraoniques qui aient été conservé par la langue ékang (et les 50 parlers qui en ). Ce que démontre cette occurrence FRAPPANTE, c’est la théorie que je dénomme du continuum consonantique des Mots, qui témoigne du continuum historique des pays de KAMA ou encore de SI KAM (noms philologiques, historiques et archéologiques, noms authentiques et anciens du continent africain).

Diop a parlé du rapport d’intelligibilité génétique et réciproque entre le Medu Netjer et les langues négro-africaines, Obenga en a dégagé le négro-égyptien, Pfuma lit la vitalité de ce trait d’union à travers leur conception fractale et chaotique du monde qu’il nomme le Khépérien, Bilolo en a déduit que le nom antique de Kamita est le Ci-kam. Quant au Shemsu Maât Biyogo, ce continuum historique, philologique, philosophique, téhologique et institutionnel entre KEMET et les pays de KAMA a donné lieu à la théorie de la coappartenance du Medu Netjer et du Medu-kam, ces langues qui contiennent les paroles initiatiques sacrées du continent SI-KAM, le continent initiatique, le continent noir. 

2-Le Shemsu Maât tient la Torche solaire (TQA) et se met maintenant à prier (DOUA, dw3) maintenant pour que les Rayons (MAWTOU) d’EYO’O descendent sur Terre, sur son peuple et sur tous les peuples, tout l’Univers… Il sait que la prière profonde est dans la langue de chaque peuple qui prie le Très Haut…

Il sait que rien de Grand et d’Eternel n’a jamais pu se construire et, reconstruire un peuple, une Histoire, sans être connecté au divin Trône (ASE).

La Renaissance en tant que Terre d’Eternité (TA NT NHH) va d’abord s’écrire (HAB) par la Prière du Très Haut. Celui que cherchent tous ceux qui ont vu le soleil, les NKOMANE (les Initiés). Celui que cherche, chante et prie la Harpe Mvett. Le Mvett cherche la sagesse d’Eyo’o. Les Mvettologue recherchent la sapience ( science et sagesse) d’Eyo’o. La Harpe cherche celui qui a tout engendré, tout créé – ce verbe se dit  en ékang comme en langue faraonique). Et dont seuls les Enfants du Soleil contemplent la splendeur bleutée. Seuls les Intiés contemplent le Soleil Noir qui illuminent l’UNIVERS.

3-Il sait que le Medu Netjer désigne la Parole divine pictographique, la langage divin, et qu’il est donc question de perfection, de véridiction, de SAA (sagesse) de la Mesure et de la justice. De profondeur. Et donc de Sébayita.

4-Cheikh Anta Diop a amené la physique et la linguistique au fondement de l’analyse, Obenga l’histoire et la linguistique, le Shemsu Maât amène la philosophie et la philologie historique et comparée (ELARBIKANG, ELARMEDZO, ELARMEYILIla science contemporaine de la Renaissance des définitions et des significations nouvelles du Monde.

Cette science ajoute aux deux Commandements de Wsjrê, du Mesiah un troisième Commandement (HOU) : Prier le Père (PATH chez Kémit, TAH chez Ekang) pour voir ressusciter les vivants de Si-KAM encore en SOMNOLENCE.

5-Réveille mon peuple qui est plongé dans le Sommeil (QDD), Sors-le de sa longue Nuit (DAW) et crée en lui l’Eveil des Suivants du Miséricordieux. Que ses lèvres psalmodient sans cesse des prières, qu’ils se remettent à LOUER (AWAU) pour qu’éclose l’Âge d’Or (REK NEBOU) de la Renaissance (UHEM MESUT).Ce qui est (NTJ) passe par ce qui n’est pas encore (JWTT) et qui vient du Très Haut…

Et nous parlerons la langue initiatique des étone qu’Eyo’o a parlée dans l’Amata, et nous tiendrons à nouveau le sceptre, la canne de sagesse que l’Atona a donnée au Fara Akhenatona. Et nous dessinerons nos paroles, avec des pictogrammes. Et nous redeviendrons des lettres (les Ekang se désignent comme des lettres gravées, comme des pictogrammes (ékang) = Car ces  paroles sacrées constituent le Maître-mot de notre Destin. L’ETUDE approfondie DE NOS LANGUES, de nos institutions, de nos sciences et de nos lettres sacrées seule permettra que KAMA redisent le sens des choses galvaudé par le Temps et redonnera au Monde la Renaissance qu’il espère DE TOUTES SES FORCES. 

 

Par Le Shemsu Maât Grégoire Biyogo

Institut Cheikh Anta Diop, Université panafricaine Uhem Mesut, texte n° 125.

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