Published On: jeu, Juin 1st, 2017

ORIGINE EGYPTO-NUBIENNE DU MOT CORANIQUE « nikāh »(NIK) ET MOT BIBLIQUE « Fornix » (FORNICATION)

1) « Pornographie » dans l’Égypte Antique

La partie satirique met en scène des animaux. La partie érotique, comprend douze séquences indépendantes dont l’action est située dans un lupanar. Jean-François Champollion, qui l’a analysé en 1824, décrit son aspect pornographique :

« Ici un morceau du rituel funéraire,… et là des débris de peintures d’une obscénité monstrueuse et qui me donnent une bien singulière idée de la gravité et de la sagesse égyptienne… »

— J.F. Champollion, lettre à son frère, 6 novembre 1824

 

La visite des tombes et des temples égyptiens réserve quelques petites surprises, sous la forme de dieux et de pharaons en érection. Le membre viril, fièrement dressé, est le symbole de la génèse, de la vie. Mais hors la mise en scène luxurieuse de ses dieux l’artiste égyptien reste prude.

S’il représente des femmes merveilleusement sensuelles, se baladant sur les parois des temples et des tombes en nuisette et la poitrine fièrement exhibée, il se garde néanmoins d’illustrer trop crûment l’acte sexuel. Celui-ci n’est évoqué qu’au travers de symboles interprétables par les seuls spécialistes. Par exemple, la présence d’un singe sous la chaise d’un personnage, ou bien un papillon se posant sur une fleur.

Dépravations.

Cette pudibonderie picturale connaît pourtant une exception qui a longtemps traumatisé les égyptologues. C’est le papyrus érotique de Turin. Il montre une orgie composée d’hommes âgés et laids, mais richement dotés par la nature, et de jeunes femmes dénudées et consentantes. Datant du Nouvel Empire, cet exceptionnel document a été découvert à la fin du XVIIIe siècle. Il a pourtant fallu attendre 1973 pour qu’il soit publié officiellement. Après y avoir jeté un coup d’œil, Champollion écrit à son frère : « …et là, des débris de peintures d’une obscénité monstrueuse et qui me donnent une bien singulière idée de la gravité et de la sagesse égyptiennes… ». S’agit-il de scènes de bordel ? D’une satire obscène des pratiques des dignitaires ? Ou d’une réponse ironique à la poésie érotique mais prude de l’époque ? Le philologue Pascal Vernus penche pour le bordel. Vu la laideur des personnages, l’auteur du papyrus paraît avoir voulu critiquer une société devenue dépravée.

Pour autant, il ne semble pas qu’en Égypte les prostituées fassent l’objet d’un opprobre général.

Elles portent le doux nom de « dispensatrices de joie ».

Leur fréquentation est socialement admise à condition que l’acte charnel ne se déroule pas dans un lieu sacré. Les fouilles entreprises dans le village des artisans de la Vallée des Rois de Deir el-Medina ont livré plusieurs ostraca (des tessons de poteries utilisés comme bloc-notes) érotiques de la période des pharaons Ramessou. A leurs heures perdues, les peintres des hypogées de la Vallée des Rois se faisaient-ils des revenus complémentaires ?

 

La procession du phallus géant. 

Pour certaines célébrations, les prêtres se mêlaient, eux aussi, de sexe. Une fois par an, le grand temple d’Ousirê organisait la procession triomphale du phallus géant du dieu. Pour se faire un peu d’argent, les prêtres se sont mis à vendre, sous la tunique d’abord, puis ouvertement, de petites reproductions en toile et en cire du phallus sacré, placées dans une « urne du sexe » en forme d’obélisque. Elles étaient destinées aux veuves en panne d’affection de leur époux, qui pouvaient lire sur l’urne : « Puissé-je avec toi là-bas aussi faire l’amour ! ».

L’Égyptienne mariée sait se garder d’une grossesse malvenue. Elle utilise un petit tampon de tissu imbibé de miel ou encore d’excréments de crocodile. L’homme couvre son sexe avec un tissu de lin huilé ou avec un boyau de chat.

L’Égypte antique possède également un test de grossesse. Durant plusieurs jours de suite, la femme mouille d’urine des grains d’orge et d’amidonnier. Si aucun ne germe, la femme n’est pas enceinte. Si l’amidonnier pousse, elle aura une fille ; si c’est l’orge, un garçon…L’Égypte avait déjà tout inventé ! 

2) Instauration du Tabou et du sentiment de culpabilité dans les Religions dites « Révélées » : inversion des valeurs

Dans l’islam:

le terme fornication (zina) désigne un rapport sexuel entre un homme et une femme non mariés entre eux.

Sourate 17, Verset 32.

« N’ approchez pas la fornication ! Ceci est en vérité une turpitude et une voie néfaste.  »

Sourate 24, Verset 2-5

« La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice [polythéiste]. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur cela a été interdit aux croyants. Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n’acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers, à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et se réforment, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

Sourate 25, Verset 63-76.

« Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s’adressent à eux, disent : « Paix », qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur; qui disent : « Seigneur, écarte de nous le châtiment de l’Enfer ». – car son châtiment est permanent. Quel mauvais gîte et lieu de séjour ! Qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu

Qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendu sacrée, sauf à bon droit ; qui ne commettent pas de fornication – car quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé, au Jour de la Résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d’ignominie; sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne œuvre ; ceux-là Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux ; et quiconque se repent et accomplit une bonne œuvre c’est vers Allah qu’aboutira son retour.

Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages ; et qui, lorsqu’ils passent auprès de frivolité, s’en écartent noblement ; qui lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés, ne deviennent ni sourds ni aveugles ; et qui disent : « Seigneur, donne-nous, en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fais de nous un guide pour les pieux ». Ceux-là auront pour récompense un lieu élevé [du Paradis] à cause de leur endurance, et ils y seront accueillis avec le salut et la paix, pour y demeurer éternellement. Quel beau gîte et lieu de séjour !  »

 

Dans le Christianisme :

« Fuyez la fornication : quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Corinthiens 6: 18-20). «Ayez en horreur le mal… » (Romains 12: 9)

Fornication : Ce mot, peu employé aujourd’hui, se rencontre souvent dans la Parole de Dieu. Il désigne toutes les relations sexuelles en dehors du mariage (Hébreux 13: 4 et 1 Corinthiens 7: 2).

   Dans le monde d’aujourd’hui, si le mot n’est guère usité, le péché qu’il désigne est de plus en plus généralisé et de moins en moins caché. Nous sommes entourés de situations portant ce caractère de fornication : conjoints infidèles, partenaires de rencontre, vie en concubinage. Le chrétien est donc en danger de s’habituer à cette forme de vie anormale et peut finir par avoir une conscience émoussée relativement à ce grave péché. Ce qui compte ce n’est pas ce que pensent les gens autour de nous, c’est ce que dit la Bible, la Parole de Dieu, à laquelle le croyant se soumet dans la crainte de Dieu.

La fornication n’est pas seulement un péché contre Dieu et contre son âme ; c’est aussi un péché contre son corps : « Le fornicateur pèche contre son propre corps » (1 Corinthiens 6. 18).

 

La Procréation physique à Km.T (par masturbation).

Souvent condamné, toujours honteux, le sexe en solitaire a été accusé de tous les maux avant de se normaliser au cours du XXe siècle.

À une époque où la sexualité se veut libérée, une pratique quasi universelle ne parvient que difficilement à se débarrasser de sa charge honteuse : la masturbation. Ce qui n’est pourtant qu’une façon de « faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime », comme le disait Woody Allen, traîne, il faut dire, un lourd passé de condamnation morale et médicale confinant parfois à l’hystérie.

Le Créateur solitaire, surgi de l’informel par la puissance de sa volonté, n’avait point de compagne ; il mit au monde dieux et hommes de par l’effort de son propre corps, par une jouissance personnelle, qui n’eut point de témoins.

Ainsi s’exprime Atoum, dans le texte d’un rituel datant du IVème siècle avant J.-C, mais dont la pensée et l’expression relatent de très anciennes croyances : « Je m’étais uni à mon propre corps, de sorte qu’ils sortirent de moi après que j’eux produit l’excitation avec mon poing fermé, mon désir provenant de ma main et la semence tombant de ma bouche ; c’est ainsi que je crachai Shou et que j’expectorai Tafanoute. Ainsi donc j’étais venu à l’existence, dieu solitaire et maintenant trois dieux m’appartenaient après que les deux divinités jumelles furent venues à l’existence sur cette terre ».

Deux millénaires auparavant, on rencontre la même idée dans les textes sculptés dans les pyramides royales – ce qui prouve la pérennité de la croyance :

« Atoum, une fois parvenu à l’existence, se livra à la masturbation à Iounou. Il plaça son phallus dans son poing et, ainsi, se créa du plaisir. Alors naquirent deux jumeaux : Shou en même temps que Tafanoute. » Textes des Pyramides, §1248

Au Moyen Empire, dans une transparente allusion au geste onaniste, la déesse Djeretef, « la Main du dieu » sera ajoutée. À l’époque saïte, le propos fut édulcoré et « la Dorée, la Divine Main de Rê » « refermée sur la semence divine », « devint enceinte » et « était devenue une belle jeune femme agréable à regarder ». (Corteggiani, article « Djeretef », p. 124.)

Que dit le Coran ?

Claire Lalouette confirme que le  Coran évoque, à plusieurs reprises, la création de l’homme par le sperme d’origine divine : « Dieu a créé l’homme d’une goutte de sperme ». (Coran, XVI, 4). Dans d’autres passages du Coran, le procédé utilisé par le démiurge peut être présenté de manière plus détaillée, suivant ses différentes « étapes » : « Nous avons créé l’homme d’un extrait d’argile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme déposée en lieu sûr. Nous avons métamorphosé la goutte de sperme en jointif, celui-ci en un embryon, dont Nous avons fait une ossature que nous avons revêtue de chair. Nous l’avons ensuite formé en une tout autre création. Béni soit Dieu, le meilleur des Créateurs. (Ibid., XXIII, 13-14).

C’est, en ses grandes lignes, la préfiguration d’une gestation qui deviendra celle des humains.

Ce texte, bien postérieur aux sources égyptiennes, associe en fait deux traditions très anciennes : la création par le sperme et celle résultant d’un façonnement de l’argile (Khnoum).

 

3) De la Représentation du Dieu (ithyphallique) à la Non-Représentation du Dieu (Abrahamique)

Imana-Minou (Amon-Min) est sans doute une des divinités les plus anciennes de l’Égypte. Figuré à l’époque prédynastique sous l’aspect d’un fétiche, il est représenté dès la Ire dynastie sous forme humaine, le bras droit tenant le flagellum levé dans son dos, la peau couleur noire rappelant la couleur du limon, le phallus (pénis en érection), symbole de fertilité et procréation, une laitue romaine au pouvoir aphrodisiaque souvent à ses côtés. Sa tête est coiffée d’un ruban enserrant deux hautes plumes. Son corps est gainé dans un linceul, ce qui lui donne la forme d’une momie, portant le linceul osiriaque.

Les prières des Religions dites « Révélées » se terMINent  par Amen (Christianisme), Amîn (Islam). Ce terme, comme le montre l’article « Pourquoi les prières finissent par Amen ou Amin » du site www.afrikhepri.org, a pour origine la Vallée du Nil (Amon-Min).

Les Anciens égyptiens n’avaient pas de « tabou » à ce niveau et ne faisaient preuve d’aucun complexe éthico-moral pour représenter le Dieu de la fertilité et de la reproduction sexuelle (ie. nTr de la sauvegarde du patrimoine génétique).

Il convient, par ailleurs de signaler, que « Dwȝ n Jmn » signifie « Invocation-action pour Imana » dans l’univers Africain –> Le terme « Dwȝ » a également été repris en Islam pour désigner le mot « prière » mais cette fois-ci dans le sens plutôt de « supplication » et donc de « soumission-résignation » (slm) dans cet univers Oriental.

 

4) Origine négro-égyptienne des mots « copuler », « niquer », « forniquer », « s’accoupler ».

En mdw nTr, on traduit le verbe /nk/ n(i)k, par « s’accoupler » sans connotation péjorative ou immorale.

Ce terme est bien connu dans l’argot Français. Voilà donc l’origine pharaonique du mot Arabe « nikāḥ » (« coït ») – nik (« faire l’amour »), qui a donné « niquer » ou « forniquer » en Français (terme bien connu dans l’argot Français).

 

Nota :

en Ciluba, -nonooka signifie « être uni dans la beauté » ou « être beau dans l’union ».

en Basaa, maôknana signifie « accouplement », i ôknana : s’accoupler; nikbene : s’accouder; nôkla : entente

 

En outre, l’Islam a conservé cette appellation : l’expression « an-Nikâh » qui désigne en effet le Mariage Religieux.

Le mdw nṯr /nk/ = n(i)k en égyptien ancien = s'accoupler.

Le mdw nṯr /nk/ = n(i)k en égyptien ancien = s’accoupler.

 

Le Papyrus de Turin. Daté du Nouvel Empire, il a été longtemps caché par les égyptologues prudes. C'est une scène de bordel montrant des hommes aux attributs sexuels caricaturaux.

Le Papyrus de Turin. Daté du Nouvel Empire, il a été longtemps caché par les égyptologues prudes. C’est une scène de bordel montrant des hommes aux attributs sexuels caricaturaux.

 

 Ecrit par Hor Aha

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Sources :

Textes des Pyramides, §1248

Coran, XVI, 4

Ibid., XXIII, 13-14

Sagesse Sémitique, De Égypte Ancienne à l’Islam, Claire LALOUETTE

http://afrikhepri.org/pourquoi-les-prieres-finissent-par-amen-ou-amin/

 

http://www.bibliquest.org/Auteurs_divers/Fornication.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fornication

 

http://www.reocities.com/zoser8/turin.html

 

http://kemit.perso.neuf.fr/sexe/papyrus_erotique1.htm

 

http://www.perankhgroup.com/the_turin_papyrus.htm

 

Wörterbuch Erman – Grapow. II p. 345, 3-10

 

Dwȝ-nṯr : invoquer la Divinité. Doua en arabe signifie "prière", et on remarque que l'emprunt est manifeste, l'étoile hiéroglyphique à 5 branches représente les 5 piliers de l'Islam.

Dwȝ-nṯr : invoquer la Divinité. Doua en arabe signifie « prière », et on remarque que l’emprunt est manifeste, l’étoile hiéroglyphique à 5 branches représente les 5 piliers de l’Islam.

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