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Published On: lun, jan 28th, 2013

LE CALENDRIER KAMITE

LE CALENDRIER KAMITE 4.73/5 (94.67%) 15 votes

calendriersenmout

Les astronomes d’Iounou (Héliopolis) ont inventé le calendrier 4236 ans avant l’ère chrétienne. Ce calendrier est le même qui règle notre vie aujourd’hui, ayant été à peine modifié par les romains. Il a été véritablement introduit en Europe à partir du 16e siècle. Le mathématicien austro-américain Neugebaeur disait « il est vraiment le seul calendrier intelligent qui ait jamais existé dans l’histoire de l’humanité ».

L’Afrique noire est donc, conformément au calendrier ancestral en 6249 ! 

Le calendrier égyptien se compose de 365 jours repartis sur 3 saisons. L’inondation qui dure 4 mois, la germination dure 4 mois et enfin la chaleur dure 4 mois. On arrivait grâce au niveau du fleuve, à prédire la quantité du grain à venir par des calculs mathématiques. Les 365 jours sont divisés en 5 jours dits épagomènes qui viennent avant 12 mois de 30 jours. Les égyptiens savaient déjà à des temps aussi reculés qu’à la fin de chaque année, il y avait 6h de temps supplémentaire, et qu’en 4 ans, cela faisait 1 jour (année bisextile). Mais plutôt que d’ajouter 1 jour tous les 4 ans, ils ajoutaient plutôt 1 année tous les 1460 ans, soit 1 jour supplémentaire [tous les 4 ans] X 365. 

Les 5 jours épagomènes viennent avant Akhet. Les eaux de l’Afrique font monter le niveau du Nil. C’est la terre sainte (l’intérieur de l’Afrique) qui nourrit donc l’Egypte. Le 1er jour épagomène est celui de Wasiré (Osiris) et il annonce la résurrection de la vie végétale. Le fils de Dieu dans la cosmogonie d’Iounou est celui qui a appris aux hommes l’agriculture, son esprit est donc représenté par la végétation et chaque 14 Juillet, on dressait un arbre pour célébrer ce jour qui lui est dédié. Ce concept a été repris par les romains au 4e siècle pour inventer la nativité de Jésus et la fête de Noël. Nehet (le sycomore) ayant été remplacé par le sapin.

http://www.facebook.com/photo.phpfbid=274560712644564&set=a.194288134005156.30717.159545840812719&type=3&theater

Après le jour de Wasiré, on a les jours d’Aïssata (Isis), Horo (Horus), Souté (Seth), Nabintou (Nephtys).

Renepet Neferet (le nouvel an) est donc le 19 Juillet!

 Les noms des mois à l’image sont des noms grecs, leurs véritables noms sont : Djehouty, Pa n Ipet, Hout horo, Ka her ka, Ta Aabet, Pa n mekherou, Pa n Iman hotepou, Pa n rennout, Pa n Khonsou, Pa n Inet, Ip ipi, Mesout Ra. 

Donc précisément, on a : 

1) LES JOURS ÉPAGOMÈNES
Du 14 au 18 Juillet : jours de Wasiré, Aïssata, Horo, Souté, et Nabintou.

2) LA SAISON AKHET
19 Juillet au 17 Août : Djehouty
18 Août au 16 Septembre : Pa n Ipet
17 Septembre au 15 Octobre : Hout Horo
16 Octobre au 15 Novembre : Ka her Ka

3) LA SAISON PERET
16 Novembre au 15 Décembre : Ta Aabet
16 Décembre au 14 Janvier : Pa n mekherou
15 Janvier au 13 Février : Pa n Iman Hotepou
14 Février au 15 Mars : Pa n rennout

4) LA SAISON SHEMOU 
16 Mars au 14 Avril : Pa n khonsou
15 Avril au 14 Mai : Pa n Inet
15 Mai au 13 Juin : Ip Ipi
14 Juin au 13 Juillet : Mesout Ra 

Pendant les 5 jours épagomènes (14 juillet au 18 juillet), les égyptiens assistaient aux crues du Nil, le retour à la vie par l’eau. La veille, les égyptiens célébraient cette Renaissance lors de la nuit de Rê. Ainsi la crue annuelle s’appelait la venue de HÂPY

Le Dieu égyptien HÂPY, le Neter du Nil qui apporte la vie, a été transformé en HAPPY. (happy new year).

Ainsi nos ancêtres célébraient la nouvelle année  le 19 juillet.

 Les origines du calendrier moderne: lors de la conquête de l’Égypte  (-47 avant notre ère) par Rome, l’empereur Jules César réforma le calendrier égyptien en y introduisant l’ajustement tous les 4 ans pour avoir une année bissextile (1460 ans était selon lui trop long) puis en 320 le pape Julien décréta que Jésus-Christ était né le 25 décembre (alors qu’aucun document n’atteste de cette date) et en 1582, le pape Grégoire XIII introduit à son tour le calendrier Grégorien à Rome. En France ce calendrier sera adopté en Décembre 1582, en Grande-Bretagne en 1752, en Russie en 1918, en Grèce en 1923…

Sources : Nations Nègres et Culture, Cheikh Anta Diop, page 145 ; Civilisation ou Barbarie, Cheikh Anta Diop, page 354 ; Antikforever.comhttp://antikforever.com/Egypte/Divers/Calendrier.htm; Wikipediahttp://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_de_l’%C3%89gypte_antique 
Source image : http://oraney.blogspot.com/2012/08/le-calendrier-antique-de-legypte.html

Source:  https://www.facebook.com/pages/African-history-Histoire-africaine/159545840812719

 

PS: A l’image on a plutôt l’impression que le début d’année commence en mi-juin. Il s’agit d’une erreur, nous n’avons  malheureusement pas pu trouver d’illustration plus fiable.

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COMMENT PRÉPARER DU SOUPOU KANDJA ? 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Nom : Soupou Kandja
Origine : Mali, Sénégal
Type de plat : viande
Ingrédients : Huile de palme, viande.

 

Ingrédients

 

Préparation

SOURCE: http://www.afrikathome.com/blog/13-soupou-kandja

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GÉOMANCIE AFRICAINE: LE FA 4.00/5 (80.00%) 13 votes

INITIATION AU SACERDOCE DU FA

 

Le Chapelet divinatoire

Dans la pratique de la géomancie du Fa, il sert de trait d’union entre le visible et l’invisible, C’est le principal instrument de travail du devin appelé BOKONON, en langue béninoise FON et BABALAWO en YORUBA du Nigeria. Chez le Yoruba, le chapelet s’appelle OKPELE et semble signifié  » appelle la terre » ou  » le palmier de la terre » ou encore « grâce à la terre » selon la tonalité utilisée. Le Fon du Bénin, le désigne par AGOUNMAGAN du nom de l’arbre qui produit les fruits dont les coques entre dans sa fabrication.

Première étape : L’arbre

La destinée spirituelle de l’humanité, que lui cache le Ciel, chaque communauté humaine cherche à la connaître par les moyens qui sont à sa portée. Elle ne l’appréhende pas d’emblée mais s’en approche à chaque génération. Chez les peuples noirs, c’est le Fa qui permet de trouver des explications au phénomène de la vie. Dans cet oratoire sacré, sont recueillis les enseignements mystiques dispensés au cours de quarante et une cérémonies traditionnelles célébrées par des utilisateurs chevronnés de cet art divinatoire. Ils sont de tout espace et de tout le temps, ces prêtres assermentés du Fa appartenant à diverses obédiences initiatiques et philosophiques, qui se déguisent en compagnon, en proche parent, en portier, en guide, en maître ou en instructeur pour conduire le néophyte à sa prestigieuse destinée de célébrant, ou Babalawo, dans un monde en mutation. C’est l’occasion pour eux de promener une lumière neuve sur les auberges obscures du Ciel et de l’humanité.

Ici, une apologie extatique dite en partie par un prêtre, parent et conseiller de l’impétrant, actualise la nécessité de la démarche initiatique. Ses propos suggèrent qu’il n’y a pas de thèse possible devant le mystère d’une destinée ; celle de la peau noire est particulière et réserve des surprises aux théoriciens de l’Absolu. Le futur prêtre prend contact avec une famille spirituelle qui lui énonce son identité, son histoire et son avenir ouvert sur l’affirmation de sa condition humaine. Il se découvre sans indulgence, une personnalité au sein d’un corps en marche pour se construire une destinée loin des yeux profanes.

Deuxième étape : Le seuil

Le Portier vérifie les paniers d’offrandes du candidat. Les yeux bandés, le néophyte, accompagné de lui et de nombreux d’autres initiés, demande aux portes du Mystère de s’ouvrir. Un dialogue mi- clair mi- obscur s’entame entre l’extérieur et l’intérieur de la forêt sacrée. Une étincelle jaillit. Les yeux de l’esprit s’ouvrent. Le futur prêtre voit plus clairement le mystère qu’il avait pu auparavant entrevoir dans le cadre du rite d’admission au rang des adultes de sa communauté, le Fatitè.

Le Portier, comprenant son silence et sa vocation, l’encourage dans ses réflexions et lui prodigue des conseils inspirés des signes et des symboles du Fa.

Muni de ce viatique, le nouveau venu sort de la banalité humaine. Il franchit l’étape charnière qui lui permet de choisir entre le vulgaire et l’original. C’est à ce stade qu’il devient capable de faire le départ entre le visible et l’invisible, entre l’ombre des choses et la lumière spirituelle, entre le profane et lui-même, et cette démarche exige un certain courage. La conscience intime de cette singularité, plus que la simple maîtrise de soi, assoit un tribunal de raison dans la pensée du futur prêtre. Il s’approche d’une porte qui soudain le livre à son sort.

Troisième étape : La Porte

Dans une antichambre de la forêt sacrée, un guide, autre que le portier, se charge de planter le décor matériel et spirituel de la cérémonie. Le décor n’est simple qu’en apparence. Le vide, le néant, les objets ordinaires ou sacralisés, la lumière, les ombres, tout ce qui le compose, visible ou invisible, parle, signifie et cache. La Vérité occupe tout le décor. Elle le remplit. Elle participe à une dramaturgie à la fois obscure et lumineuse.  La nature est là, silencieuse mais présente par tout ce qu’elle contient. L’homme, plus actif que jamais, passe et repasse avec les costumes de son mystère. La neutralité du lieu secret est accablante. Mais c’est à l’aide de son vide silencieux que le nouveau venu comprendra et expliquera les choses et les êtres.

Le guide simplifie l’imperceptible en apprenant à son compagnon que le message de ce décor ne s’aperçoit que par une méditation purifiée. La maîtrise des pulsions et des émotions constitue la marque de cette étape de l’initiation. Le futur prêtre apprend à voir au-delà des choses et des êtres.

Quatrième étape : L’Inconnu

Pas à pas, le guide amène son compagnon au pied de l’Arbre de la Connaissance et lui fait découvrir le Babalawo dans ses attributs de gardien du Secret. C’est pour le nouveau venu un avant-goût de sa destinée. Sa mission peut lui être périlleuse et fatale s’il oublie l’image squelettique du gardien de la Tradition, symbole du dénuement à quoi il aspirera tout au long de sa vie sacerdotale. Le guide se borne à éclairer le chemin singulier du passant. Il ne dévoile pas mais montre et démontre l’importance et l’universalité de ce vers quoi marche le néophyte.

La Connaissance est intenable. Seul l’ignorant se glorifie de l’avoir apprivoisée.

L’aboutissement de la démarche initiatique n’est pas qu’une relation intime avec la Tradition mais aussi, un nouveau retour à l’humanité, une autre ouverture des yeux sur le monde. Ici, le guide crée à l’intention du néophyte un univers contemplatif nécessaire à la concentration de ses énergies.Il lui fournit, avec prudence et délicatesse, des excitants spirituels en faisant miroiter le très vaste et très beau domaine de la Connaissance.

Cinquième étape : La Chute

Un maître, membre du collège des anciens prêtres, entre en scène. Son rôle est de laver le cerveau de son futur collègue, de l’affranchir au moral, de le mettre dans les dispositions d’un dénuement psychologique propre à le préparer à accepter la vérité contenue dans la Tradition dont il aura la garde. La compagnie du maître va conduire le postulant à renaître à une autre personnalité.

Le  Maître s’emploie à lui faire faire le point sur lui-même, sur sa foi et les exigences de la vie. Il lui enlève ses idées préconçues en prenant l’histoire universelle à témoin.

La fin d’une œuvre qui commence ne se prévoit pas réellement mais peut rester dans les recherches, dans les réalisations, comme le leitmotiv d’un bon départ ou comme une lueur rassurante dans le choix consciencieux d’une voie. Il en est ainsi, dit le maître, des choses du Ciel et de ce monde. Cette incertitude de la fin doit conduire le chercheur à suivre son chemin, à se nourrir de la joie du travail sans considérer le but.

Sixième étape : Le Blasphème

Le maître défonce les couches millénaires d’une erreur tapie dans le quotidien du futur prêtre. Cette erreur s’appelle tantôt la peur, tantôt le péché, tantôt la punition, tantôt l’ignorance, tantôt l’incompréhension, tantôt la haine ; mais, sans doute, elle provient des humains et laisse des suspicions et des divisions dans leur cohabitation. Elle engendre aussi des climats spirituels appauvrissants et des comportements déshonorants. Le maître, pour avoir été à une école de sagesse, en parle avec conviction.

Le plus dure commence. Le néophyte entre dans le labyrinthe dont la fin illustre la damnation et le salut. Une profonde remise en question s’impose à lui. Qui détient la vérité s’il y a incompatibilité et mésentente entre les ténors de la vie spirituelle des communautés humaines ?

Comment s’assurer du chemin et du savoir dans ce climat d’incertitudes ? Que choisir, que faire pour avancer ?

A cette série de questions, le monde répond par la méchanceté ; Dieu par le silence.

Personne ne se hasarde à contester l’apparente impasse de la vraie connaissance des choses ni même à soutenir longtemps la véracité de ce qu’elle en pense. Quant aux chemins initiatiques, par la tolérance, ils maintiennent l’ouverture, réfutent les erreurs, préservent l’unité en permettant à leurs élus d’apprécier par eux-mêmes les valeurs intrinsèques et extrinsèques des mythes et des traditions, afin de sauvegarder l’originel et la vérité.

Septième étape : La Gifle

Le maître, sans détours pédagogiques, détruit l’espoir lointain, le futur inaccessible. Il pousse son disciple à revisiter son environnement mystique pollué par une espérance trompeuse et, sans se contredire, lui montre le chemin de la Religion. Le maître soutient sa vision en se fondant sur l’imposture manifeste que les faiseurs de mysticisme organisent autour de la Vérité. Il déplore sagement que la Chose de Dieu le Père soit utilisée à des fins temporelles et malheureuses. Il convie à une foi dans la réalisation de l’Homme, de la Vie, de l’Ordre et du Dessein.

Huitième étape : La Clef du Ciel

Le futur prêtre, presque seul, presque perdu, mais bien rempli de lui-même, se présente chez le Babalawo, le père du Secret. Ce dernier va lui faire découvrir le nœud gordien du vrai sens des choses en lui contant l’histoire de la Création.

Selon la tradition dont il détient le secret, tout ce qui est sur la terre, à savoir, le monde végétal, animal et humain, est le fruit des efforts conjugués de plusieurs Entités invisibles, dont principalement Bolu, Boyè et Botchè, des Dieux, des Génies qui ne se comparent à rien dans ce monde.

L’heure est à la consécration. Le candidat s’initie à l’élément matriciel de sa formation. Il découvre toute la littérature sacrée qui constitue l’œuvre archétypale dans laquelle se meut le savoir-faire des prêtres du Fa. C’est la clarté dont il se servira au cours de son ministère pour situer l’esprit des choses et les événements à leur place réelle. Il se rend compte de l’hermétisme profond de la Tradition du Fa. Ses yeux s’ouvrent sur des signes, des symboles et des langages qu’il utilise tous les jours sans connaître ce qu’ils cachent. Il voit la face rayonnante de la trinité divine qui lui permettra de rentrer dans l’Un, dans l’unité des mondes que son guide a annoncée et que le maître a survolée.

Neuvième étape : Le  Temple Divin

L’Homme,  en mille morceaux, beaux échantillons, de ses créateurs naît entouré des soins les plus méticuleux. Vie, Ordre, Intelligence, Amour, Parole … tout fut prévu pour concevoir le Dessein en lui ;

Bâtir un lieu unique d’adoration où le Ciel et les Créateurs peuvent se glorifier de leur magnifique œuvre, où l’Homme lui-même a la possibilité de développer des vertus et de s’élever en harmonie avec la divinité afin de vivre sur la terre l’expérience du Ciel.

La créature va grandir sous des grottes, au pied d’un palmier et au milieu des bêtes sauvages.

Dixième étape : La Volonté.

Pour donner aux créatures les moyens d’utiliser leurs forces, le Ciel leur envoie la Volonté, Celle-ci fit son effet mais n’arrache guère l’humanité à l’école des animaux sauvages, La volonté sème le besoin, la curiosité, la nécessité aussi bien. Elle provoque la course à l’extravagance dans un monde encore flatté par sa supériorité, sa victoire récente et ses possibilités illimitées.

Onzième étape : Le Travail.

La créature retourne ses premières armes contre elle-même. Le Ciel se dévoue. Les Créateurs envoient le pouvoir du Travail. Le seul palmier autour duquel les créatures exercent leurs forces fut abattu. Les données de la vie humaine changent. Elles ne seront plus simplement limitées aux fruits et à l’ombre du palmier. La créature mangera à la sueur de son front. La peur répandue aligne son cortège de tragédies à la fois douloureuses, tristes, pieuses, agressives, violentes et meurtrières.

Douzième étape : La Foi

Le pouvoir de la Foi greffe l’Espoir au Travail.

Maintenant, l’humanité peut se construire une espérance et mieux se tenir au milieu de la nature.

Le savoir-faire, la technique, la science aménagent autrement les forces de la créature mais n’éteignent guère les foyers de désolations, de jalousies, de haines, de crimes et de larmes douloureuses.

La culpabilité absorbe la conscience. Les morts et les frustrations éveillent la recherche d’une vie permanente et décente, Aussi naît une métaphysique de régénérescence de la quiétude primitive.

Treizième étape : L’Alliance

L’iniquité et l’inutilité éparpillent les forces de la créature. Le pouvoir de l’Alliance descend sur la terre.~ instaure dans le monde une nouvelle forme de liberté, de solidarité et de joie. Les engagements personnels et authentiques maintiennent la conscience fidèle à elle-même. Les unions, les pactes et les serments promeuvent une meilleure cohabitation. Mais la désobéissance, la trahison et l’ignorance activent les malversations et éliminent définitivement l’innocence des premières heures.

Quatorzième étape : Le Sacerdoce

Le pouvoir du Sacerdoce amène à la terre des considérations et des conceptions ordonnées et hiérarchisées. Des forces exemplaires se distinguent par leur appréhension des vœux du Ciel.

Dans le même temps, des voies plus larges de fanatisme et de contradictions aveugles s’ouvrent. Le bon et le méchant, le bien et le mal se mélangent et produisent de sombres rivalités.

Quinzième étape : La Purification

Le Ciel infatigable dans la recherche d’une solution adéquate aux désordres humains, envoie sur la terre le pouvoir de la Purification.

Cet Atchè a eu pour mission de laver les yeux de la créature pour qu’elle distingue mieux les voies de son salut.

L’eau du Ciel fait son œuvre, améliore l’éclosion des talents et accouche la tolérance, l’humilité et la noblesse dans des cœurs ouverts à la démesure et à la méchanceté. Une autre confusion naît. Elle a pour nom l’illusionnisme.

Seizième étape : La Lumière

Pour dissiper l’ignorance qui va s’épaississant sur la terre, le Ciel envoie un éclairage.

Le pouvoir de la Lumière balaie des nuages et permet à ceux qui veulent voir de s’apprécier comme le fruit des œuvres d’une bonté incommensurable.

A côté de cette reconnaissance, l’ignorance moule d’avantage la cupidité et commet le sort de l’humanité à une continuelle trahison de la confiance que le Ciel place en elle.

Dix-septième étape : La Liturgie

Les Habitants du Ciel se réunissent pour un bilan de leurs réalisations sur la terre.

Tous s’exaspèrent, s’indignent mais ne renient pas leur créature en mal d’une incompréhension de ses prérogatives.

Il faudra encore du temps pour que l’humain devienne le divin, pour que l’Homme ressemble totalement à son Dieu.

Dès lors, le Ciel se décide à aider sa créature à acquérir une destinée selon ses propres tendances et dans le strict respect de la Vie, de l’Ordre et du Dessein.

Dix-huitième étape : La Sagesse

La créature n’entend toujours pas les sentiments profonds du Ciel. Ses erreurs ne désarment pas ses Créateurs. Botchè, la Sagesse elle-même, suggère la formation comme une dernière solution et se résout à descendre sur la terre pour l’inculquer aux humains. Avec le FA, elle assiège le cœur de la créature. Sa loi comme une ombre accompagne les actes de la créature pour leur donner la récompense sévère ou encourageante, amère ou douce qu’ils méritent. Le Ciel fait cela dans le but de ne jamais nous refuser sa Miséricorde.

Dix-neuvième  étape: Le Messager Gbé.

Avec les seize signes primitifs du FA, la Sagesse élabore pour la créature un plan  d’éducation, de formation et de délivrance physique, spirituelle et psychique. Le premier signe primitif Gbé se révèle témoin du drame du palmier et galant d’une histoire dont.la créature s’accuse innocemment. Il l’encourage dans sa recherche d’une position personnelle face au duel permanent qu’il observe entre sa volonté et la nature, entre sa pensée et la réalité.Tout lui est donné mais tout ne lui est pas permis. Elle peut tout acquérir mais ne peut pas tout conquérir. Pour atteindre une meilleure destinée, la créature doit se clarifier cette vérité.

Vingtième étape : YEKU

Yèkou est le douloureux chemin de la culpabilité et de la peur. Il expose le destin comme un trophée de la repentance et de la correction des crimes perpétrés contre le Ciel. Sa visée est de réaménager, de modérer, de rendre moins affligeante la peur issue de la disparition du palmier. Il invite la créature à prendre conscience des limites que lui impose la peur. Celle-ci est, selon le sombre messager, l’idée la plus perfectionnée que la créature offre au Ciel pour la juger.

Vingt-unième étape : WOLI

Woli fait de l’Homme un Dieu, un Dieu non coupable, un Dieu pensant, agissant et formant. Il envisage cette fin comme un devoir fondé sur la nécessité de satisfaire la Vie, l’Ordre et le Dessein. Devoir, autant absolu que libre, qui ne doit avoir une autre motivation que lui-même. WOLI veut que la créature, à travers ses réalisations, soit un apprenti du Ciel et une source exemplaire d’inspiration pour sa postérité. Son mépris des valeurs morales est l’expression de son désir de voir la créature recouvrer les talents divins mis en lui au commencement. Il ressuscite le passé afin d’en faciliter la continuité. Avec Woli se tente des postulats. La fin spirituelle n’est pas un repos en soi. Identifier l’esprit à soi et conclure la paix au physique est une vaine consolation. On est spirituel par l’émotion profonde. Celle-ci ne peut pas à elle seule définir l’être et épuiser d’une manière définitive le fond de la démarche éternelle: se connaître et se construire. D’autres formes de vie plus simple, comme le travail manuel, peuvent satisfaire aux objectifs moraux, sociaux et spirituels du Dessein et, du reste, faire rayonner le Bien, le Beau et le Partage.

Vingt-deuxième étape : DI

 DI situe la destinée dans la prise de conscience de notre état de créature. Il insinue que seul un apprentissage, une formation adhésive à nos comportements peut nous faire accepter notre vie sans des clins d’œil envieux à l’endroit du Ciel. Aussi enseigne-t-il qu’une éducation tombée toute faite du Ciel ne peut satisfaire entièrement nos aspirations que si nous nous acceptons comme un instrument possédant une connaissance de lui-même. DI explique mieux cela en disant que le sort de la créature ne peut pas se régler sans une reconsidération de sa nature.  La Créature est libre de s’éloigner ou de se rapprocher du conventionnel salutaire que le Ciel lui propose mais ne peut pas le rejeter ou le refuser en demeurant ce qu’elle est: corps, sexe et merdes. DI voile son enseignement.

Vingt-troisième étape : LOSSO

LOSSO entretient la foi comme un principe essentiel et incontournable dans la vie de la créature. Il conçoit la foi comme étant le sel des réalisations quelles qu’elles soient, la magie du bon goût des actions, le coin de feu qui réchauffe le réalisateur par temps froid. Il vivifie la peur et l’utilise pour protéger et maintenir la foi dans léthargie et l’inertie chez le profane, dans la pensée et l’activité chez l’initié. Mais il ne laisse ni l’un ni l’autre libres dans leurs attitudes. Ce messager enseigne qu’avec la créature rien n’est assez parfaitement acquis sans sa contribution. La Foi ne pourra instaurer son règne divin que dans un univers propice et ambiant créé par la créature elle-même.

Vingt-quatrième étape : WINLIN

WINLIN se moque, plus sérieusement que les autres messagers, de la velléité des agissements humains. Il développe une philosophie absurde qui vide le sens ordinaire que le monde donne à ses actes. Il pousse nos réflexions jusqu’au sommet du spirituel et de la puissance psychique afin de nous faire concevoir une destinée à nos malheurs, souffrances et maladies. Il diagnostique et soulage nos multiples peines sous le regard malin, envieux et méchant de la stupidité, la nôtre hélas.

Vingt-cinquième étape : ABLA

ABLA est justice, amour et union. Il réalise les rêves de perpétuité en maintenant la Créature au centre de ses propres aspirations. La vie de toute chose dépend de la vie de son opposé. L’endroit dépend de l’envers. Le riche dépend du pauvre ; le bon, du mauvais. Le doute projette la certitude. La foi émet l’incrédulité. ABLA préconise une union libre des contraires apparents  aux fins d’une harmonie créatrice.

Vingt-sixième étape : AKLAN

 AKLAN nous apprend que la signification de toute chose est double. Il édifie, avec simplicité, les bases de la maîtrise de soi et de l’élévation matérielle et spirituelle.  Il ôte à la créature toute idée de perte, d’échec et de désolation dans son combat pour satisfaire aux aspirations du Ciel. Il met une réflexion toujours plus élevée à l’avant-garde de l’action. Mais son plus beau rôle est de nous faire porter l’ombre de nous-mêmes dans nos recherches d’une destinée. Il nous fait porter nos aspirations comme un sacrifice adorable et agréable à nous-mêmes et au Ciel.

Vingt-septième étape : GUDA

 GUDA préserve la Vie, l’Ordre et le Dessein de la ruine en activant la terreur par une promesse de destruction tragique et sanglante des œuvres impropres à la manifestation de la Vérité, du Bon et du Bien. Sa rage et sa fureur sont bienfaisantes. GUDA apprécie les recommencements constructifs avec une égale sagacité.

Vingt-huitième étape : SA

 SA nous amène dans le monde de la ruse, ce à quoi nous nous abandonnons avant notre vraie destination, ou contre lequel nous luttons inlassablement à longueur de vie. C’est l’expression plus ou moins directe de ce qui, en nous, suggère à notre conscience l’avènement d’une rébellion contre l’Ordre. SA illustre le négatif, le fantasme, le fatalisme, le fanatisme, les formes de vie sombres que la créature oppose aux œuvres de la Sagesse. SA est le baromètre de la sérénité.

Vingt-neuvième étape : KA

KA rend la destruction effective quand le désordre est consommé, quand les avertissements n’ont pas produit d’effet. Cette déconvenue n’intervient pas pour une meilleure reprise. KA n’admet ni une remise en question, ni une circonscription des possibilités d’un rachat des étendues perdues, mais pour une plus sévère correction. Il fait comprendre l’ampleur des erreurs commises par le passé. Il procède au redressement consciencieux en faisant souffrir. Dans Ka s’organise le Salut.

Trentième étape : TRUKPIN

 TRUKPIN vient comme un consolateur et accompagne la renaissance avec beaucoup d’égard pour la créature condamnée à l’oubli et à l’erreur. Parler de punition revient à ajouter d’autres peines aux souffrances causées par l’ignorance. Trukpin trouve, dans la repentance, la tolérance et le pardon, une science pour mieux former la créature à une cohabitation pacifique avec elle-même, avec son entourage immédiat et le Ciel. Trukpin considère la créature comme un enfant qu’il faut toujours tenir par la main afin de lui faire éviter des dangers.

Trente-unième étape : TULA

 TULA symbolise la stupidité. Il conduit la créature à l’autel de l’adoration dans le but de la mettre dans un état apparemment passif mais propre à lui favoriser la réception des dons du Ciel. De là, de transformations en transformations, d’améliorations en améliorations, la stupidité croisera la Vérité. Tula se fait le prophète et l’assurance des lendemains meilleurs pour la créature. Sa stupidité n’étant qu’un lien nécessaire à la communication entre lui et la créature.  Il confond la finalité de la vie humaine à la conception des contenus du Signifiant et enseigne que la réalisation est parole et la parole est réalisation. Du reste, en formulant la claire vision de l’essentiel, Tula conseille une adoration active pour, ne pas éloigner la créature de ses visions profondes intimement liées au corps et à l’esprit, à la matière et à la pensée.

Trente-deuxième étape : LETE

 LETE règle les agissements de la créature. Selon lui, les actions humaines constituent une imitation et non une copie parfaite des œuvres du Ciel. Aussi la créature doit-il se perfectionner dans les limites de ce qui lui est appréciable et compréhensible. Il nous fait considérer notre perfection terrestre comme notre ultime destinée.

Trente-troisième étape: TCHE

 Pour TCHE, le salut individuel est un leurre. Il manque de sens. Pour que la créature apprécie la qualité de sa place dans l’univers, il lui faut se considérer comme partie intégrante d’un ensemble vitalisant par son besoin d’échange et de partage. Le groupe préserve l’individu des errances et des déboires inhérents à sa nature nécessiteuse.  Il programme un monde ou la conscience personnelle se dissout dans la collective.L’adhésion physique et psychologique au groupe constitue un signe du salut que prône Tchè.

Trente-quatrième étape : FU

 FU se fait rassembleur des grâces et détenteur de la clef du mystère qui les recouvre. Il veut que ce qui est caché suscite une saine curiosité pour être découvert. Il appuie le secret et stipule que celui-ci ne se partage qu’avec celui qui s’abandonne sans se soumettre. Il se revête de la garantie que les autres Messagers attendent de la créature pour la lancer dans la jouissance des beautés infinies du Ciel.

 Trente-cinquième étape : La Révélation

 La loi est écrite. Le sort est jeté. La Sagesse a achevé sa construction. Dans le cœur de la créature, assez d’aménagements ont été prévus pour faciliter la circulation des dons, assouplir la liberté et, conséquemment, donner de couches somptueuses à la Vie, à l’Ordre et au Dessein. Maintenant la créature a grandi. Tout lui a été donné. La lumière et l’obscurité peuvent naître en elle, simultanément, séparément ou ensemble comme des jumeaux siamois. Elle peut faire ses choix et assumer ses responsabilités. Du hasard et du chaos, elle engendrera des gloires tumultueuses et accidentelles, lumineuses et ténébreuses, durables et éphémères.

Trente-sixième étape : La Mission

 L’initiation se poursuit et s’approfondit de plus en plus. Les offrandes et les sacrifices ont été exaucés. Après le bain de purification, le nouveau Prêtre est admis au salon de la Sagesse. Le plus ancien du collège des sages, presque au terme de sa vie, reçoit la visite du nouveau prêtre. Le vieux doyen n’attendait que cette occasion pour passer le témoin. De l’invisible, du commun et du singulier, il a tiré une distinction à transmettre à la postérité. Vivant ou mort, c’est uniquement à ce sujet qu’il enseignera ou inspirera son dernier disciple. Dans les couvents, c’est ainsi que l’ancien survit dans le nouveau, de génération en génération. Le sage se révèle être le « cerveau» de l’initiation. N’est-il pas celui qui a planifié la cérémonie et en a instruit les participants, ses jeunes collègues? Il nous amène à la source de la sagesse qui sous-tend tout ce qui s’est passé au cours de cette initiation. Avec le sage nous arrivons au sommet de la réalisation morale et au terme d’une démarche dont l’objectif est de responsabiliser un être humain par rapport à la pensée directrice de sa communauté. Mais, au-delà du micro monde de la philosophie initiatique, le prêtre découvre enfin le secret et toutes les velléités accidentelles qui entourent l’édification de la destinée spirituelle de l’humanité toute entière. Il reçoit aussi des forces et des moyens pour apporter sa contribution au parachèvement de l’œuvre de ses ancêtres. Au nouveau Prête, le sage précise les fondements de la Tradition Primordiale et lui prodigue des conseils d’humilité, de respect du secret, de tolérance, d’union et de solidarité.

Trente-septième étape : La Science Suprême

 Le sage, peu à peu, dévoile les motivations et les précautions à observer pour une continuité efficace de la Tradition primordiale. Cet héritage, ultime réponse de la collectivité à la quête d’une destinée spirituelle, est au service de Dieu, c’est-à-dire, de l’Unité et de la Vérité. Il devra, avec son nouveau missionnaire et en secret, rentrer dans une phase plus dynamique afin de mieux transformer la souffrance et la misère et aider à l’avènement d’un bonheur partagé, d’un pacifisme équilibrant et épanouissant. Pour le nouveau venu, il n’y a plus de choix possible. Dans cette traversée du désert, il jouera un rôle d’éclaireur et non de despote, de maître et non d’amuseur, de spirituel et non de temporel. Par lui, le souffle moral, social et spirituel de la Tradition se distinguera à travers le monde.

Trente-huitième étape : Le Mythe et Mystère

 L’invisible est aussi préoccupé par le sort des enfants du FA qui, si près de la lumière, ne voient pas. De l’au-delà, le sage rapporte une vision assez édifiante pour encourager le missionnaire dans sa tâche difficile et périlleuse mais exaltante. S’il puise ses forces dans un credo traditionnel et universel, la nature de sa mission lui sera plus réconfortante. Le sage instructeur a aussi un maître invisible qui n’est autre que celui qui lui avait montré sa mission. Aujourd’hui ce maître lui fait ce que lui-même demain fera dans l’ombre pour le nouveau prêtre. Le sort de la Tradition se trouve dans ce passe main et dans l’assimilation qu’en font ses utilisateurs, de génération en génération.

Trente-neuvième étape : La Nuit et le Secret

 Bientôt, d’autres arcanes vont s’ouvrir. Le nouveau venu aura accès à d’autres connaissances aussi merveilleuses que dangereuses, aussi édifiantes que trompeuses. Il va apprendre à confectionner des objets sacrés. Déconvenues et imprévisibles sont en alerte. A ce moment crucial, le sage sollicite l’assistance et la protection des Dieux. Il utilise l’Ofo, le Verbe Sacré du FA dans son contexte  de piété et d’harmonisation de l’invisible et du visible en vue d’obtenir la faveur du Ciel. Afin de mieux se faire comprendre, le prêtre se dédouble et rend plus faciles ses relations avec les autres. Il fait cela en imitation des signes du FA qui ne sont accessibles à l’intelligence que quand ils sont jumelés. Le sage essaie d’assouplir le contenu spirituel très dense des arcanes primitifs en vue de former son disciple à la pratique d’une communication plus simple et plus sensible. Il lui apprend ainsi l’usage de l’Oguédé, la parole de la Parole, le verbe du Verbe. Dans une conversation fournie avec l’invisible et une réflexion remplie de commisération à l’endroit du profane, le sage s’assure de la nécessité de son enseignement et élève sa qualité à une dimension divine et insondable: il initie son disciple à la sorcellerie en lui contant d’abord l’épreuve que lui-même avait subie.

Quarantième étape : Le Parchemin

L’initiation s’achève. Le sage va prendre congé de son compagnon de dernière heure. Ses hommages et louanges s’élèvent et éclairent son enseignement d’un jour nouveau. L’invisible, comme dans un écho loin du prêtre et proche du sage, déploie des sublimités. Avec joie et sérénité, le Maître prépare la coupe dans laquelle il continuera de boire, la donne à son élève et tire ses révérences. De l’ancien, quelque chose de nouveau vient de naître. Ce monde dérisoire et terrible exige qu’on choisisse des chemins difficiles pour s’affirmer. Le FA vient de le faire. Il vient d’enfoncer le clou, le sien, par la bouche un peu trop prolixe d’un vieillard dont le jour se lève tandis que la nuit de son dernier compagnon commence.

Quarante-unième étape : Oracle, Feuille et Sacrifice

 Le nouveau prêtre libéré, s’accoutumera peu à peu aux visites quotidiennes que la Sagesse rend à ses pensées. Resté seul avec son Vodé (sacoche contenant. des objets sacrés), il adaptera son verbe et son comportement aux messages codés du mystère et du secret tout en rendant actifs pour ses interlocuteurs profanes les enseignements de la Vie, de l’Ordre et du Dessein. Ses visions, actes et propos serviront de véhicule aux aspirations profondes de ses instructeurs  et aux Vœux du Ciel. D’une intégration, en rapport avec le temps et l’espace, il établit, entre sa conscience et les réalités de la vie, un pacte d’élévation savante du caractère subtil des choses et des êtres. Comme ses pairs, il couvre son enseignement d’un mystère salutaire pour tous ceux qui l’approchent. Ce sont les 256 signes du FA qui lui facilitent ce pacte intérieur, vecteur de sa prescience, de sa puissance et de ses capacités. Chaque jour, il perfectionne ses connaissances au contact de celles des autres, profanes et initiés qu’il côtoie, consulte, conseille et accompagne dans des recherches. Cette pérégrination sans fin améliore la qualité de ses prestations et lui permet d’accomplir discrètement sa mission. Mais pour affermir sa foi et s’assurer de sa maîtrise de la tradition sacrée, il lui faut de temps en temps subir l’épreuve du dénouement des 256 Nœuds de la Peine de Vie. Cette épreuve couronne chaque étape de la vie sacerdotale et se fait plusieurs fois avant la dernière initiation, celle décisive qui inscrit le nom du prêtre dans les annales de l’histoire de sa communauté.

Au bout de sept jours de rites et cérémonies, le prêtre s’installe au milieu d’un cercle tracé devant une foule d’initiés qui, au moins une fois, ont déjà connu le même baptême de feu. Le cercle est appelé Ilé Ogboni. Là, assis majestueusement sur le trône Akpoti-joko-Babalawo, il est  tenu de répondre à 256 préoccupations émanant de l’actualité ésotérique et formulées dans des questionnaires préétablis selon des critères bien définis par le Conseil des Sages. Les questions ne sont pas toujours les mêmes. Elles se nuancent et changent au fil des ans. La tâche lui est facilitée par ses expériences et les divers enseignements qu’il a reçus de ses formateurs. Mais l’indifférence de l’assemblée pour les réponses qu’il donne aux questions posées, est comme une accusation muette contre laquelle, resté seul, il préparera un plaidoyer. Ses réponses ne formant qu’une direction prise parmi tant d’autres qui se bousculent dans sa conscience depuis le jour où tout lui a été révélé. Ainsi s’initie-t-il lui-même au vide de l’âme, à la solitude du cœur, à l’abîme des peines, à l’inconséquence de sa mission, à un amas de vides à remplir coûte que coûte. De plain-pied, il rentre dans la nuit des terribles cauchemars du silence des êtres, des choses, des signes et des symboles, une nuit angoissante qui oblige tout missionnaire mystique à avoir une lanterne.

A la fin, comme dans toute opération divinatoire, l’Iyèrosun (une poudre sacrée) se verse sur le sacrifice, le Prêtre annonce la clôture des cérémonies. Tous ses auditeurs s’empressent de lui faire des dons. Vœux et bénédictions achèvent leurs gestes.

Le Livre se referme. Le Fa retourne au Ciel. Les signes, les symboles, les objets sacralisés, continuent leur vie silencieuse dans le néant du Vodé. L’univers attend une nouvelle ouverture des arcanes pour libérer un autre pan du Secret. Le Devin s’en va dormir dans les bras de l’Amour du Ciel, l’Amour Incommensurable qu’il voit agir tous les jours, au moment où il absout nos méchancetés, nos haines, nos jalousies. Non, il ne dort pas. Il veille en révisant ses leçons car, la Table, Okpon Ifa, débarrassée de la Toile, Oyè ou Iyèrosun, est restée en lui et renvoie à ses rêves les formes trépidantes du silence de la nature.

Ces formes sont au nombre de 16 (seize) dans chacun des trois plans de l’ésotérisme du FA. Elles constituent la boussole parlante que le Babalawo consulte dans ses recherches.

Au plan humain et social, des signes planifient les comportements individuels et collectifs.

Au plan moral et spirituel, les symboles les codifient et les harmonisent.

Au plan noétique et divin, des figures géométriques et des chiffres déterminent la qualité et la performance de l’esprit qui les observe.

Au fait, ces signes, symboles, figures et chiffres condensent toutes les données pratiques du Fa et ne se prêtent pas aux étalages profanes.

Oracle ou Arcane, chaque signe dévoile, éclaire, conseille, guide en parlant du passé, du présent et du futur.

Maison, chaque chiffre propose une référence originelle que la sagesse, la raison et la vérité sèment dans le cœur des Anciens. C’est que toujours, avant ou après le sage, le Fa constitue un langage artificiel supposant l’existence d’une réalité plus concrète que les objets sacrés et permettant une vue la plus large possible sur la vie.

Le FA est aussi Feuille. La Nature la plus proche de nous.

Feuille, il nous amène dans un couvent où la fraîcheur de la nature et l’effervescence du verbe soulagent les souffrances du corps et de l’esprit.

Il reste une mémoire collective à laquelle le Prêtre du FA recourt pour consulter, poser les diagnostiques et fixer des traitements énergétiques tout en préparant le corps et l’esprit à l’entame du bonheur et du salut.

Le FA est aussi Sacrifice. En tant que tel, il nous apprend  IFA (mot yoruba) l’attrait, l’attirance, le pourquoi de tous les jours, le champ magnétique installé par le Ciel pour amener à lui les dieux désincarnés car, n’en doutons point, l’homme n’est pas que corps et esprit, il est aussi âme et dieu. Ses instabilités et ses malheurs proviennent du désaccord des différents sons produits par les nombreux tambours de son être. Perdu, il est souvent seul. Sauvé, il ne l’est jamais sans la main du Ciel. Le sacrifice du FA allège la vie du poids de l’inutile, du superflu, de la spéculation, la libère, ouvre et lui balaie le chemin de l’âme et du divin.

Source: La Fagologie du Professeur Théodore Adédiran Kouyami

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MARCUS GARVEY: SOUFFLE DU PANAFRICANISME 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Marcus GarveyMarcus Mosiah Garvey, dernier enfant d’une famille qui en comptait 11, est né le 17 août 1887 à St Ann’s Bay en Jamaïque en 1887.

Il vit dans des conditions de misères extrême. Si extrême, que l’ensemble de ses frères et sœurs, à l’exception de sa sœur Indiana, mourront en bas âge.

Mais la famille Garvey n’avait pas toujours été pauvre. Son père, un maçon lettré, servait parfois comme avocat et posséda pendant un temps une bibliothèque privée. Et c’est sans aucun doute de lui que Marcus Garvey tint sa passion pour la lecture.

Faute de moyens financiers, M M Garvey est contraint d’abandonner ses études à l’âge de 14 ans pour entrer dans la vie active.

Passionné de lecture, il commence à travailler dans une imprimerie où il s’épanouie rapidement. Très tôt, il obtint de grande responsabilité et un important statut au sein de l’entreprise. L’homme aurait pu s’en tenir là. Mais dèjà se révèle chez lui, une envie de lutter contre l’injustice et l’inégalité. En effet, en 1907, à l’âge de 20 ans, il participe à la première grève des syndicats des imprimeurs jamaïcains qui lui vaut de figurer sur une liste noire puis d’être licencié.

Peu de temps après, il créé un journal : « The Watchman » (« Le veilleur » ou « le gardien ») qui sera le premier d’une longue liste de journaux de plus en plus engagés.

En vue de développer de nouveaux projets et découvrir de nouveaux horizons, Garvey part pour le Costa-Rica en 1909. C’est dans cette région du monde, qu’il fera la douloureuse expérience du racisme et de la ségrégation qui le sensibilisera aux problèmes des Noirs.

Ressentant désormais le besoin de s’informer sur les conditions de vie des noirs dans le monde et ne pouvant se contenter de connaissances théoriques (Garvey étant plus que tout, comme nous le soulignerons plus bas, un homme pragmatique, qui se nourrit de chose concrète et non de seuls idéaux), notre héros décide de visiter l’ensemble des pays où le commerce esclavagiste à mener les hommes noirs arrachés à la terre d’Afrique.

Faisant le tour des Antilles puis de l’Amérique du Sud (Costa-Rica, Nicaragua, Honduras, Colombie et Venezuela), Marcus Mosiah Garvey est frappé par le mépris avec lequel est traité le peuple noir et la condition d’infériorité dans laquelle il est partout maintenu.

Son constat est sans appel : « Partout, le Nègre est marginalisé, maintenu de force au bas de l’échelle sociale de l’humanité, parce que noir. Sans la moindre considération, ni pour ses qualités humaines, ni pour ce qui pourrait être son intelligence ou ses dons. Nulle part, le Nègre ne jouit de la moindre dignité humaine ; partout, il est serf, esclave, « peone » » . Où qu’il aille, les noirs sont toujours dans une position sociale inférieure à celle de tout autres.

De ce constat d’une agressivité permanente et quotidienne envers le peuple noir ; devant cet engagement forcené à le piétiner par tout moyen, Marcus Garvey décide d’engager la lutte.

L’homme (leader naturel) encourage alors les ouvriers noirs à exiger au travers de syndicats, de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. En homme de communication, le personnage créé dans la foulée, des journaux (« La Nacion » et « La Prensa ») au Costa-Rica et au Panama se faisant l’écho de ses revendications légitimes.

Devant un tel phénomène, le gouvernement Costaricain (voyant en lui un second Toussaint Louverture) s’intéresse rapidement aux activités du Jamaïcain et ne tarde pas à l’expulser du territoire.

Déçu par le peu de retombée de ses efforts, Marcus se résigne à retourner à la Jamaïque. A sa grande surprise, il y est accueilli en héros national. De nombreux Jamaïcains voyant en lui l’homme providentiel. Homme du peuple, homme de misère, homme cultivé et formidable orateur. Voilà comment on pouvait déjà définir le jeune Mosiah Garvey. L’homme qui avait dors et déjà fait entendre sa voix dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des noirs.

Dopé par ce soutien national et fort de ses idées pro-négristes, en 1912, Garvey se dirige cette fois-ci vers l’Europe, où malheureusement, il fait le même constat : pareillement aux Amériques, le peuple noir est maltraité, exploité et méprisé avec férocité et acharnement.

Encore une fois marqué par la situation d’infériorité dans laquelle ont été placés les Noirs dans le monde, Garvey entreprend alors ce qui sera désormais le combat de sa vie et qui l’occupera jusqu’à son dernier souffle. Celui de relever la tête du peuple noir et de lui redonner sa dignité.

Si pour vivre, il occupe des postes de manutentionnaire dans les ports de Londres et de Liverpools, cela ne l’empêche nullement de trouver le temps de fréquenter les milieux intellectuels panafricanistes. Il y fait notamment la rencontre de Mohammed Ali Duse (figure de proue du panafricanisme de la première heure) qui influencera grandement le devenir de Garvey et qui dirige un journal panafricaniste mensuel : « The African Times and Orient Review » auquel Garvey apportera sa contribution. Cette rencontre, sera une révélation pour Marcus Garvey comme le sera par ailleurs la lecture qu’il fera de l’ouvrage de Booker T. Washington « Up from Slavery » . Car c’est suite à cette lecture que Garvey prendra le parti de se présenter comme un leader du peuple noir.

Fort ce ses convictions, et certain de la nécessité de restituer aux noirs l’estime d’eux-mêmes, perdue par suite de l’esclavage, de la colonisation, du mépris et des insultes quotidiennes, le grand homme comprend très vite que le combat doit se mener sur le terrain international et en particulier celui de l’information et des idées. C’est ainsi qu’il s’engage à encadrer, informer et former tous les groupes ethniques noirs éparpillés dans le monde ; afin qu’ils accèdent les uns et les autres à la conscience non seulement de leur identité communautaire singulière, mais aussi à la place qu’ils occupent, précisément, en tant que Nègres, dans le concert des nations.

Il décide de commencer son action au cœur du pays où il a vu le jour. C’est ainsi que le 17 juin 1914, il quitte l’Angleterre pour retourner en Jamaïque où va véritablement démarrer son action politique.

Garvey fonde ainsi, en 1914, à Kingston en Jamaïque, l’UNIA Universal Negro’s Improvement Association (l’Association Universelle pour le Progrès des Noirs) dont la devise est des plus explicite : « One Aim, One God, One Destiny » (Un seul Dieu, un seul But, un seul Destin).

Association dont le but est de porter le plus loin possible la voix du peuple noir et de lui fournir les armes susceptibles de lui permettre une émancipation intellectuelle et physique, afin d’aboutir à l’établissement d’une nation et d’un gouvernement Noir.

Et le leader charismatique entend bien porter cette voix et ce souffle de dignité aux oreilles de tous nègres, où qu’il puisse se trouver. Très vite, les adhésions se comptent par centaines. Mais Garvey, aux fins de conférer à son message la portée universelle qu’il mérite, quitte la Jamaïque pour un pays qu’il avait déjà visité en 1912 : Les Etats-Unis d’Amérique.

En 1916, Marcus Garvey part pour les Etats-Unis (deuxième pays de déportation du plus grand nombre de noirs après le Brésil) dans lesquels il voit un puissant pôle de communication d’où le message Africaniste et libérateur pourrait trouver un magnifique écho. D’autant que des leaders noirs y font déjà entendre leur voix.

Aux Etats-Unis, Garvey découvre un pays où l’homme noir, se trouve dans la condition la plus misérable qui soit. Plus encore qu’ailleurs, le noir y est piétiné.

Avant que certains lecteurs ne se soulagent en pensant que la situation des noirs européens était plus enviable, notons à cet égard que cette situation particulière des Etats-Unis a permis plus rapidement la conscientisation des Noirs et leur émergence en tant que force revendicatrice et lobby susceptible de se faire entendre et d’exiger d’être respecté par les autres communautés. Le racisme européen, plus vicieux et pernicieux, faisant croire à une intégration possible, n’a eu pour conséquence, que, d’empêcher toute prise de conscience noire et taire jusque aujourd’hui encore toutes revendications. Absence de revendications qui aujourd’hui, place le peuple noir au dernier banc de pays tel que la France. Quel chemin parcouru entre nos arrière grand-parents et nous ?

Aucun. L’absence d’affirmation forte et claire, d’une communauté noire revendicatrice de représentativité et de respect ne peut nous être d’un grand secours. Il convient d’y remédier.

Pour ceux qui croiraient que nous nous écartons du sujet… ; bien au contraire. Marcus Mosiah Garvey Le Grand, a, par son acharnement et ses convictions, jeté les bases stratégiques de toute lutte nègre. Nous y reviendrons. ]

Décidé à relever ce challenge et à lutter pour l’amélioration des conditions de vie des afro-américains, Garvey (fidèle à lui-même) visite plus d’une trentaine d’Etats américains afin de se rendre compte plus efficacement du mal qu’il devra combattre.

Son premier acte sera d’installer le siège de l’UNIA à New-York afin de faire des Etats-Unis, le pôle central de son action.

Toujours dans la même perspective dynamique et ambitieuse, Garvey ne peut (comme nous l’avons vu) envisager un combat mené à une échelle simplement régionale ou nationale et avait porté dès les début, l’idée d’une lutte internationale. C’est dans cette optique qu’il créé une trentaine de sections de l’UNIA dans le monde dont l’objectif inchangé est de rassembler « Tous les Noirs du monde au sein d’une grande entité et de créer une nation et un gouvernement qui leur soient propres » réuni sous le même slogan : « Un seul Dieu ! Un seul but ! Un seul destin ! ». Les adhésions affluèrent de partout. En 1921, Garvey estime à 6 millions, le nombre d’adhérents à l’Association Universelle pour le Progrès des Noirs de par le monde.

Garvey polarise immédiatement sur lui, la férocité des Européens (Français, Anglais, Espagnols, Hollandais, Portugais et autres négriers de tout bord) tirant d’énormes profits de l’exploitation du continent Africain et de leurs colonies dont ils suçaient (et sucent encore) jusqu’à plus soif les matières premières et où dans la foulée ils menaient leur fameuse grande mission civilisatrice.

Ils voyaient ainsi d’un mauvais œil ce souffle d’émancipation qui se prétendait international et entendait libérer les nègres de tout pays. Hors partout où ils y avaient ces fameux nègres, on trouvait (et on trouve encore) juste derrière eux, ces fameux civilisateurs pour les exploiter.

Garvey devint rapidement l’homme à abattre. Ce nouveau statut confirma Garvey dans ses idées. Il était sur la bonne voie. Et plus les menaces et les acharnements se multiplièrent et se focalisèrent sur sa personne, plus il persévéra dans son combat pour informer et conscientiser les nègres.

C’est dans ce contexte que naît « The Negro’s World » (« Le Monde Nègre »), journal de l’UNIA, fondé par Garvey en janvier 1919, visant à former et informer les nègres et mettant en avant l’idée d’un peuple noir émancipé et retrouvant ses racines profondes dans le pays d’où il a été déporté de force : l’Afrique. Et où il appartenait à tout nègre de retourner en vue de participer à la construction d’un puissant empire noir.

Distribuant son journal dans l’ensemble du continent Américain (de l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord) et le diffusant en autant de version, qu’il n’existe de langues coloniales (anglais, français, portugais, espagnols et hollandais), le leader noir, faisait ainsi du discours panafricaniste, un discours susceptible de toucher et de libérer les consciences nègre, quelques soit le lieues où elles se trouvèrent. Se faisant de par ce fait, le souffle du panafricanisme.

Garvey devint ainsi la figure la plus charismatique et celle autour de laquelle se rassemblèrent et se réunir un grand nombre de noirs qui face au trop de conformisme et désir d’intégration des leaders de l’époque, ne croyaient plus en l’émergence d’un homme providentiel capable d’impulser à l’ensemble de la communauté, une haute idée d’elle-même et de sa dignité.

L’aura de Garvey ne cessant de croître, ses ennemis et détracteurs (essentiellement blancs mais pas seulement) sombrèrent dans le désespoir le plus total.

Qu’ils fussent européens ou américains, ils voyaient en la figure de Garvey, la fin de l’exploitation organisée des nègres qu’ils avaient savamment mis en place et la menace d’apparition de sérieuses revendications indépendantistes émanant du continent Africain.

Mais quelles sont donc ses idées qui effraient tant :

La vision de Garvey se fonde sur deux principes essentiels :

Celui de l’unité du peuple noir Où qu’il soit dans le monde ; qu’ils s’agissent des noirs d’Europe, d’Amérique, ou encore ceux né sur le continent Africain, le combat est le même. Celui d’exiger le respect et la dignité de tout un peuple. Cette conscience de soi (et par voie de conséquence de son appartenance à un peuple) passe selon Garvey par l’information et l’éducation. Ce principe d’unité en appel au second.

Celui du retour vers la terre africaine ancestrale Certain, que l’obtention du respect due au peuple noir, passe par l’établissement d’un peuple puissant économiquement, politiquement, culturellement, etc… et disposant de surcroît de ses propres institutions, écoles, hôpitaux, entreprises… Garvey milite pour un retour en terre d’Afrique.

Il affirme ainsi : « La seule protection contre l’injustice de l’homme, c’est le pouvoir physique, financier, scientifique. » Ou encore : « L’éducation est le moyen par lequel un peuple se prépare pour la création de sa civilisation propre et aussi l’avancement et la gloire de sa propre race. »

Citation : « L’esclavage est une condition imposée aux individus et aux races qui ne sont pas assez forts pour se protéger ou se défendre ; aussi longtemps qu’une race ou un peuple s’expose au danger d’être faible, il est à prévoir qu’à un moment ou à un autre, il sera réduit en esclavage ». Marcus Garvey

« Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.(…) Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire.

Source : Africamaat

 

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INVENTION DE LA LUTTE ET LES ARTS MARTIAUX EN AFRIQUE 3.05/5 (61.08%) 167 votes
téléchargement (12)L’histoire des sports antiques commence et se termine traditionnellement dans le domaine classique. C’est peut-être en raison de la multiplicité des sources existantes sur les sports grecs et romains. Derrière cette vision étroite de l’hypothèse naïve que les sports grecs étaient sans antécédents dans leur environnement méditerranéen. Dans le domaine de l’histoire du sport, plusieurs historiens de l’Antiquité, ces dernières années, ont apporté des contributions substantielles visant à corriger l’existant gréco-romaine insularité. (1)
 
Le concours le plus populaire sport dans le monde classique se débattait. La culture littéraire et le matériel est remplie d’éléments illustrant la prévalence de la lutte et le motif de la lutte. Cette étude tentera de démontrer que la lutte a connu une importance dans l’ancienne Nubie, comme en témoignent plusieurs siècles avant les comptes de lutte Homère. Ancien preuve iconographique et littéraire, combinée avec des études ethnographiques, sera utilisée pour élucider la popularité de la lutte du peuple nubien.
 
Témoignages de lutte en Nubie antique 
 
La lutte était extrêmement populaire avec les anciens Egyptiens, à en juger par la fréquence avec laquelle le sport apparaît dans l’art égyptien. (2) Il existe une multitude de lutte scènes qui apparaissent dans le tombeau de l’Ancien Royaume de Ptahhotep (2300 avant J.-C.) jusqu’à l’époque de Nouvel Empire (2000-1085 avant JC). Certaines des scènes les plus intéressantes montrent étrangers de lutte contre les Égyptiens. Lutteurs nubiens apparaître au moins cinq fois dans l’art égyptien. Nos infos à propos de Nubian lutte antique est dépendante de ces aperçus dans l’iconographie égyptienne, avec une description retard dans Héliodore » Aithiopica .
 
Cette section analysera la preuve antique et tenter de reconstruire une tradition de lutte ancienne Nubie.
 
L’histoire de l’Egypte fournit une trame continue d’interaction économique avec la Nubie qui a commencé dans l’Ancien Royaume et a duré jusqu’à la conquête perse de l’Egypte en 525 avant J.-C. (3) Au début, les limites de l’interaction du commerce constitué nubien de produits exotiques à travers leurs propres intermédiaires en entre les mains de marchands égyptiens. Apparemment, le commerce n’était pas réciproque. Les marchandises égyptiennes en Nubie sont rares tout au long de l’Ancien Empire. Il ya aussi des preuves qui suggèrent que plusieurs des pharaons de l’Ancien Empire envoya des expéditions militaires en Nubie. Ces expéditions augmenter au cours de la Première Période Intermédiaire (2250-2000 avant JC), comme le fait la preuve de marchandises égyptiennes en Nubie. Il n’est pas jusqu’à l’Empire du Milieu (2000-1780 avant JC) qu’il y avait un effort concerté pour protéger Pharaohnic intérêts économiques égyptiens au sud.
 
La fréquence des campagnes punitives augmenté au cours du Nouvel Empire (1546-1085 avant JC). L’Egypte a envoyé des expéditions en Nubie profonde avec l’espoir de contourner les chefs tribaux, les intermédiaires traditionnels dans le commerce égypto-nubienne. Finalement, les intermédiaires nubiens ont été éliminés. Les Egyptiens divisé et contrôlé la Nubie. Les pharaons du Nouvel Empire exigeait les éléments dont ils ont précédemment achetés auprès des Nubiens comme tribut. Marchandises exotiques, d’animaux, de minéraux et d’esclaves ont été présentés en hommage au pharaon. Le Nouvel Empire a mené une politique d’exploitation impériale officielle en Nubie. Tout le Nubien lutte reliefs sont de la hauteur de ce processus de impérialisation égyptien du Nouvel Empire.
La plus ancienne représentation de lutteurs nubiens se trouve sur une peinture murale de la tombe de Tyanen, un officier égyptien (d. 1410 BC) (4) (voir la figure 1). L’image montre cinq hommes marchant ensemble, avec le dernier homme portant un étendard qui a deux lutteurs sur elle. Tous sauf un des hommes ont nubiens caractéristiques physiques. Le contraste entre la circonférence des lutteurs nubiens et de la garniture égyptienne, est prononcé. Peut-être que les Nubiens étaient un détachement de lutteurs. Les bâtons que les quatre premiers Nubiens brandis ont été utilisés dans une compétition duel. Les représentations du bâton de combat et compétitions de lutte apparaissent souvent ensemble, ce qui implique que les mêmes personnes ont participé aux deux événements. (5) Certes, ces sports de combat ont été utilisés pour l’entraînement militaire. Bien qu’il soit connu que les Egyptiens recrutés archers nubiens dans leur armée, peut-être cette image implique que les lutteurs Nubiens étaient également très apprécié par les Egyptiens.
Figure 1. Avec l’aimable autorisation du Dr Artur Brack
Figure 2. N. de G. Davies, « Les tombeaux rupestres de El Amarnah: Volume II,« Enquête archéologique de l’Egypte 14 (Londres, 1905), pl. 38
Le troisième élément de preuve de Nubian lutte a été récemment découverte datant également de l’époque amarnienne (1350 avant JC). (9) À la différence des autres scènes, deux Nubiens lutté les uns les autres en tant que femme nubienne et un chien regardait, plutôt que le Pharaon. Combattants de bâton sont également représentés sur les sculptures de grès mêmes. Il s’agit de la scène de lutte que l’ancienne Nubie informelle dans la campagne. Gourdes balançant de pagnes les lutteurs et d’un taureau au premier plan sont d’un intérêt particulier. L’importance de cet élément de preuve en ce qui concerne ethnographique des données est examinée ci-dessous.
 
Les deux derniers indices archéologiques de Nubie lutte sont du temple de Ramsès III à Médinet Habou (10). La frise élaborée est basée sur un prototype construit à la Ramsesseum par Ramsès II. Quand il est devenu nécessaire pour réparer la partie centrale de la frise à Médinet-Habou, les blocs ont été prises à partir de la Ramsesseum. Artisans habilement patché le relief, bien que la différence dans la couleur de la pierre utilisée, rend le patchwork clair. Les artisans négligé de modifier le texte sur les blocs utilisés pour réparer la frise.Dans le milieu du relief ouvragé, dédié à Ramsès III, il ya quelques louanges offert à Ramsès II. Un bloc de la Ramsesseum a été jeté contre le mur après avoir été partiellement utilisée pour les réparations. La partie jetés donne un exemple d’un match de catch nubien-égyptien de l’époque de Ramsès II. Il est également identique à la représentation sur la frise Médinet Habou (voir figure 3).
La frise à Médinet-Habou est inférieure à Pharaon Ramsès III « Fenêtre de comparution Royal. » Le Pharaon apparaissent dans cette fenêtre pour recevoir les dépouilles de la guerre et hommage. C’est à partir de ce point de vue que le Pharaon voir les « jeux » hommage menées dans la cour devant lui. La fenêtre elle-même est une expression visuelle de la notion ancienne de «mettre des terres sous les pieds de ses » ou « faire marchepied d’un seul ennemi de. » (11) têtes réaliste façonné des ennemis traditionnels égyptiens sont alignés au-dessous de la fenêtre Royal. Comme beaucoup de onze des vingt têtes ont des caractéristiques distinctes nubiens. Les jeux sont tribute une dramatisation de l’assujettissement des terres hommage par l’Egypte.
 
Le Médinet Habou frise affiche un match de catch entre un Nubien et un Egyptien. Un tribunal international observe les festivités de sport avec enthousiasme.
 
Les spectateurs comprennent un Nubien, orné d’une plume coutumier et boucle d’oreille. Apparemment, les spectateurs étrangers sont des émissaires, se divertir, plutôt que de captifs forcés d’assister à une démonstration de la toute-puissance Pharaohnic. Il est impossible de dire si oui ou non le diplomate Nubian souhaité son compatriote ethnique pour vaincre son adversaire égyptien, mais la concurrence vivement rappelé le diplomate nubien de la suzeraineté de l’Egypte sur son peuple. Un parallèle littéraire à cette panoplie est contenue dans une lettre d’un responsable égyptien à un prince nubien qui stipule,
 
Soyez conscient de la journée pour apporter le tribut quand tu 
passeras devant le roi sous la fenêtre, et les conseillers sont  
variait de chaque côté en face de Sa Majesté et les chefs et les envoyés de 
toutes les terres rester là s’émerveiller et l’affichage de l’hommage (12).
 
L’artiste dépeint la foule qui se presse sur l’action et en criant «Vous êtes comme Montou, ô Pharaon, Vie, Prospérité, Santé, bon Dieu! Amon renverse pour vous les étrangers qui sont venus à se dresser contre vous. « (13)
 
Le match de catch nubien-égyptien sur le relief Médinet Habou contient trois segments distincts, progressant de gauche à droite, par un texte correspondant. Dans la première partie (le groupe du droit des combattants de bâton), le lutteur égyptien a son adversaire Nubian dans un self-cale. Un arbitre avec la trompette à la main, se tient à proximité des lutteurs et met en garde l’Egypte sur le coup illégal, en disant: «Prenez garde! Vous êtes en présence du Pharaon: la vie, la prospérité et la santé! Votre Seigneur « . (14) Alors que les jeux étaient destinés à être une représentation de la puissance égyptienne sur leurs ennemis, ce qui illustre de manière saisissante les concours ont été menées dans le fair-play (ou au moins l’illusion de fair-play).
 
Dans le deuxième segment, l’Egypte est en train de forcer son adversaire à terre nubienne. Le grappler égyptienne se moque de son adversaire, se vanter: «Malheur à toi, ô Negro ennemi! Je vais vous faire prendre une chute sans défense en présence du Pharaon. « (15) Dans la scène correspondante sur le bloc de la Ramsesseum, les quolibets lutteur égyptien » Malheur à toi, ô Negro, qui se vantait de sa bouche. Usermare Setepnere est avec moi contre toi. Vous [probablement suivie d’une menace]. . . « (16) Le Nubien apparaît sans défense. Il est peu probable que l’attaque offensive de l’Égyptien pouvait raisonnablement jeter quelqu’un à terre. Les fureteurs égyptiens bras gauche le Nubien, tout en tenant fermement son adversaire, chassant de sa patte arrière droite. Normalement, l’Egypte serait tordre le bras gauche de son adversaire de telle sorte que le pouce de la Nubie ne serait orienté vers le bas, ce serait redresser le bras plié et localiser pression maximale contre l’arrière du bras de la Nubie d’. C’est peut-être un oubli de l’artiste ou peut-être l’incapacité de l’historien de bien envisager la technique ancienne. Le maigre égyptien détient le Nubien husky si fort que sa poignée est courbant l’épaule de la Nubie d’. Le Nubien fait une faible tentative de contrer le mouvement en enroulant sa jambe gauche autour de la jambe droite de l’Égyptien. Mais la Nubie est forcée avec tant de force que ses deux pieds quittent le sol (quelques instants avant, il atterrit tête la première dans le sable).
 
La dernière partie de la frise Médinet Habou montre un lutteur victorieux égyptienne debout sur son adversaire Nubian. Les mains du vainqueur sont élevés dans la tradition gagnante pose.L’Egyptien récite un chant victoire commune devant le pharaon, et les dignitaires s’écriant «Amon est le dieu qui a décrété la protection contre toutes les terres à la règle, ô grande troupe de Usermare …. » (17) Le Nubien vaincu est forcé de reconnaître sa défaite en embrassant le sol devant le pharaon.
 
Malheureusement, la preuve iconographique égyptien ne fournit pas de représentations matérielles de techniques de lutte nubiens. L’art égyptien est très ethnocentrique et particulièrement désobligeant envers les lutteurs noirs. (18) La preuve artistique se concentre sur le thème de la prouesse égyptienne. »Motif Ibis est le plus clairement représentée dans les« jeux hommage. « Les concurrents nubiens former un régiment, exclusivement dédié à la compétition Pharoahnic. Au milieu de la propagande égyptienne, jouit inflammatoire, mouvements spectaculaires et hymnes de victoire, il ya un soupçon de réalisme:. Un arbitre (19) L’arbitre assure le respect des règles. D’autres preuves donnera corps à ce que l’iconographie égyptienne suggère: que les Nubiens anciens avaient une culture de lutte.
 
Il ya une illusion plus tard pour Nubian lutte dans Héliodore Aithiopica [ livre 10 ]. Héliodore, originaire de Syrie, vivait probablement dans le IIIe siècle (20)
 
Insistant sur le caractère imaginaire romanesque de l’œuvre, classiques systématiquement abstraction de la dimension historique possible de Aithiopica . Toutefois, dans le Livre 10, Héliodore décrit un match de catch entre un Grec du nom de Théagène et un champion de catch noir. Il est raisonnable d’accorder à cette description Héliodore »d’un champion de lutte africaine est fondée sur des images de faits historiques plutôt que de fantaisie imaginative. (21) Aithiopica semble confirmer une vieille tradition africaine de la lutte qui a persisté au moins depuis l’époque du Nouvel Empire jusqu’à ce que la fin de l’Empire romain.
 
Rechercher les lutteurs antiques de Nubie
 
Afin de localiser la source des lutteurs antiques de Nubie, il faut être capable de faire la différence entre les différents types de Nubiens. Malheureusement, les sources classiques et égyptiennes étaient inattentifs aux ethnographies descriptives des anciens Nubiens. Alors que les sources écrites négliger d’inclure des comptes rendus descriptifs des Nubiens, les artistes dépeignent les étrangers avec des détails élaborés. Il est difficile de savoir si oui ou non les artistes égyptiens de Nubie conçu pour être ethniquement compartimenté. La recherche de la source des lutteurs antiques de Nubie est redoutable en utilisant seulement des preuves égyptienne antique. Une combinaison critique de documents anciens avec modem de données archéologiques et anthropologiques aidera à délimiter la recherche.
 
Les Egyptiens d’utiliser systématiquement le terme « Nubie » dans un sens collectif, se référant à tous les peuples bruns ou noirs de peau à leur sud. Il existe des preuves, cependant, qui démontre que les Nubiens à la peau noire venait d’en bas de la troisième cataracte. Après une série de soulèvements nubiens au cours du Moyen Empire, Sésostris III a mené une armée au Soudan et défait les rebelles. Il a créé une stèle commémorative à Semna (37 miles au sud de Halfa). Le célèbre stèle nègres met en garde de ne pas passer au-delà de ce point, sauf si elles sont sur leur chemin vers le marché. (22) Il n’existe aucune description d’accompagnement des Nègres donné.
 
Des sources égyptiennes sont muets sur les Noirs du sud pendant la période de bouleversement appelé la Deuxième Période Intermédiaire, (1780-1551 avant JC). Il ya des raisons de croire que l’ennemi Sésostris III Negro est le même ennemi rencontrés par Thoutmosis I au cours du Nouvel Empire. Thoutmosis Ier érigea une stèle célébrant son triomphe victoire sur un peuple qui vivaient au-dessous de la troisième cataracte. L’inscription se vante, «Il a renversé le chef des Nubiens, le Nègre est impuissant. . . . Il n’est pas un vestige parmi les cheveux crépus qui est venu l’attaquer. « (23) Le mot égyptien traduit kinky-cheveux est accompagnée d’une mèche de cheveux comme un facteur déterminant. L’épithète« kinky-cheveux « est utilisé comme synonyme du nom de «nègre. » La construction parallèle suppose que le trait distinctif de la Nubiens du sud, ou nègres, c’est leur kinky-cheveux. Ce témoignage littéraire suggère que nubiens types physiques varié selon les régions.
 
L’art égyptien représente également une distinction régionale en Nubie types physiques (24). Pendant l’Ancien et du Moyen-Orient, la domination égyptienne étendu aux alentours de la troisième cataracte. Nubiens sont dépeints avec la peau de différentes nuances de noir, robe distinctive et les traits du visage d’un Egyptien. Quand le Nouvel Empire étendu sa domination sud au-delà de la quatrième cataracte, il ya eu un changement correspondant dans la représentation de l’artiste de la Nubie. Les Sudistes sont représentés avec des caractéristiques distinctes négroïde-dark peau, des lèvres éversés, les mâchoires prognathes et kinkyhair (voir figure 4). Tous les lutteurs antiques nubiens partagent une similitude physionomique pour les Noirs sud-nubien fait allusion dans les sources égyptiennes.
Figure 3. Avec l’aimable autorisation de l’Institut Oriental de l’Université de Chicago.
Figure 4. Avec l’aimable autorisation de l’Archeologico Museo Civico. 1887 Nombre de Secours.
La suggestion selon laquelle les lutteurs antiques nubiens sont venus des régions au sud de la quatrième cataracte semble être confirmée par des preuves anthropologiques. (25) Les archéologues ont examiné un lieu de sépulture à Gebel Moya et d’autres collines dans la Gezira, au Soudan où des restes remontent au plus tôt de la dynastie 25ème en Egypte. Selon l’un des archéologues, «les cimetières de ce site ont livré des vestiges d’une race grand noir ou négroïdes grossièrement construite avec des crânes et des mâchoires massives extraordinaire. » (26) Il ya une forte possibilité que les Nubiens du sud dépeint dans la lutte scènes proviennent de cette partie du Soudan. anthropologues suggèrent en outre que le type nègre des collines Gezira immigré aux collines Nouba du Kordofan méridional. L’image de la Nubie grand, sombre et extrêmement musculaire est saisissante qui rappelle les Nouba du Kordofan méridional en le Soudan. Ces gens sont restés à l’abri dans la région montagneuse éloignée des influences extérieures et sont entourés par des gens qui sont physiquement et linguistiquement différents d’eux. (27) En effet, les diverses personnes au Soudan, aucun ne semble plus apte à être les descendants des anciens lutteurs nubiens que ceux des tribus des collines Nouba du Kordofan méridional.
 
Preuve ethnographique de lutte Nuba 
 
Les études ethnographiques fournissent de nombreuses preuves qui démontrent la continuité culturelle entre les anciens Nubiens du Sud et les Nuba du sud Kordofan . La similitude la plus intéressante est l’importance accordée à la lutte par les Nuba. Une récente enquête anthropologique de la Nouba fait part de leur amour pour ce sport, l’écriture, « la lutte est à la Nouba ce que le cricket est aux Anglais. Il est le seul sport dans lequel chaque homme en forme et garçon prend part. »(28) En raison de l’islamisation, de nombreux Soudanais ont abandonné leurs traditions pré-islamiques culturelles, qui peuvent avoir inclus la lutte. Mis à part les habitants des collines Nouba au Soudan, les seuls peuples d’autres pour pratiquer organisée lutte tribale sont les Lotuko nilotique et Dinka. (29) en cluster dans leur pays du sud à distance Kordofanian colline, un demi-million de Nuba ont pratiqué leurs traditions tribales, pratiquement sans interruption depuis des millénaires. La preuve ethnographique sur Nouba lutte sera souligner son importance culturelle entre les gens et aussi, quand il est utilisé avec précaution, peut refléter l’importance de la lutte parmi leurs prédécesseurs antiques (30).
Selon une tradition orale, les Nuba ont commencé la lutte pour imiter certaines espèces de singes qui étaient abondants dans la région montagneuse. Les jeunes singes ont joué en essayant de renverser l’autre. (31) Les lutteurs Nouba imiter certaines maladies animales et les caractéristiques des insectes tout en luttant. Comme un singe babouin ou menacer son ennemi, les Nuba se frotter les mains sur le sol; (et il aide son emprise). Il frappe ses pieds et rugit comme un taureau. Effleurer sa langue et de bouger ses doigts comme un gros insecte volant, les danses Nuba dans le ring, non pas comme un homme, mais qui représente l’esprit de son troupeau de bovins (32).
 
Les matchs de catch Nuba sont tout à fait passionnant. Les spectateurs enthousiasme encourager leurs héros du village. Oskar et Horst Luz, tout en étudiant les Nuba, a écrit une description passionnante de la façon dont les matchs ont été battus:
 
« A danses lutteur sur le ring, regarde autour de défi, prend une position de combat, les coudes sur ses genoux et attend. Celui qui accepte l’appel entre dans le ring …. Maintenant, les deux hommes prendre la mesure de l’autre, accroupi, méfiant, flexion biceps saillants. Pour plus de crainte de l’adversaire, ils tourbillonnent avec des étapes élastiques, secouer les bras et les épaules, se dégourdir, et l’ondulation de leurs muscles. Un lutteur fléchettes avant, tapote la tête, feintes probingly, recule, films sa langue dans et hors , les progrès nouveau. Les mouvements faciles gracieuses ressemblent à l’avance. Les ressorts adversaire avant, descend, cherche à saisir les jambes de son adversaire. Les deux grappin, les bras enroulés autour de l’autre. Une soulève son adversaire et tente de le jeter au sol, mais l’autre, féline, atterrit sur ses pieds. C’est seulement un répit momentané. Un faux rapide, pressé, un autre corps à corps, un autre ascenseur et cette victime est claqué sur ses fesses sur le sol. Prochain match! « (33)
 
Chaque garçon Nouba a le rêve d’un jour représenter son village, dans un match de catch. Dès son jeune âge, il est en concurrence avec d’autres garçons du village dans son groupe de pairs. (34) L’objectif immédiat est de montrer l’intelligence nécessaire, le caractère et les compétences pour être choisi de vivre dans le camp de bétail en dehors de la ville. Alors que les garçons exceptionnelles sont prises pour le camp aux jeunes âges, tous les garçons du village finit par rejoindre le camp des bovins par âge de treize ans. Au camp, les garçons soigner et faire paître le troupeau. Mais, plus important encore, ils vont être formés par jour dans les techniques de lutte par le champion du village. Leur table formation se compose de la meilleure nourriture que le village peut offrir. (35) Le camp des bovins de fer est l’école Nouba chez les jeunes hommes. Alors que dans le camp, ils font partie d’une fraternité sectaire.Tous les jours, le temps est passé dans la méditation réfléchie. Les lutteurs prennent cendres des arbres brûlés (ce qui représente pour eux l’essence de la vie) et ils dépoussiérer leurs corps nus avec elle, en leur donnant pouvoir et d’identité cultuelle. (36) En lutte, les jeunes hommes sont initiés à un culte virilité. Les garçons apprennent à travailler dur, être courageux et supporter la douleur. (37) Les lutteurs sont autorisés à se marier en vertu dispositions compliquées. La Nuba pensent que les rapports sexuels affaiblit le lutteur et, par conséquent, il est socialement et psychologiquement très difficile pour les hommes dans la vingtaine de quitter le camp des bovins et des familles de démarrage (38).
 
Les lutteurs représenter leur village, pas eux-mêmes, lors des tournois. La vaine gloire est éclipsée par le désir du lutteur à remporter le compte de culte ancestral de leur village. Chaque individu se bat plusieurs matchs choisis au hasard dans un tournoi. Les lutteurs sont libres de refuser d’affronter un adversaire s’ils le souhaitent. L’athlète qui est le premier à prendre son adversaire au sol, gagne le match. (39) Certains lutteurs portent des calebasses autour de leur taille. Courges intactes témoigner que le lutteur n’a pas perdu. Mais, si elles sont prises vers le bas, il est à la fois embarrassant pour eux et douloureux quand ces gourdes briser contre les fesses nues.
 
La couronne de laurier pour un vainqueur Nuba est une brindille, une peau d’animal ou une queue de fourrure. Les gagnants sont réalisées avec jubilation sur les épaules de leurs amis, mais vainqueurs individuels sont oubliés rapidement. Chaque village a son premier lutteur qui est expérimenté et toujours avec succès. (40) Souvent réputation se répand du champion et les filles composer des chansons au sujet de sa prouesse. Ce qui suit est une chanson typique des victoires d’un lutteur champion suivi de son déclin:
 
«Vous êtes fort. Vous pouvez jeter une dizaine d’hommes. Mais il ya quelque temps vous affaiblie. Tu as jeté 2 hommes seulement, ou vous étiez assis inactif. Vos vaches sont solides et donnent beaucoup de lait. Vous avez une grande force. Mais maintenant vous vous habillez , vous rendre au village pour être avec les filles. Ainsi vous ne pouvez plus lancer dix hommes. Vous jetez seulement trois ou rester les bras croisés. Autrefois, quand Kobane était ici, il était plus fort que vous tous! « (41)
 
Quand un célèbre champion meurt, il est commémoré avec des tournois annuels, semblables aux jeux funéraires grecques. (42) Au milieu de la laud et l’honneur dirigé vers un héros, mais sa gloire n’est jamais autorisé à remplacer l’importance de l’unité et de l’équipe village que son équipe représente (43).
 
Tournois de lutte sont organisées entre villages nouba. La compétition se déroule autour de semailles et la moisson. Il ya des rites de fécondité évidentes liées aux tournois de lutte. (44) Le défi de la concurrence est délivré par le Kudjur (le leader de la secte village) et est conditionnelle à un surplus de céréales et de la bière dans le village hôte. La lutte est suivie par des banquets et fêtes. Tournois de récolte sont conçus pour la consommation mutuelle des surplus de céréales par les villages participants. Le surplus de consommation est comme une offrande en signe de gratitude à l’esprit du monde pour la récolte abondante. (45) Les lutteurs se déplacer aussi loin que 20 miles à participer à un tournoi. (46) Les villageois remplir des bocaux avec de la bière et partit en voyage derrière leurs champions. Le tournoi de lutte est l’événement le plus important cultuelle et sociale pour le peuple Nuba.
 
Wrestling est le moyen qui lie de manière cohérente ensemble les différents aspects de la vie Nouba. Le sport est important pour les Nuba pour des raisons sociales et religieuses. La lutte est la façon Nouba pour préparer un garçon pour la virilité, tout en offrant la possibilité à tous les jeunes hommes à atteindre. Lutteurs qui réussissent se marier plus avantageusement et jouissent d’un statut qui les suivra jusqu’à la tombe. Les implications religieuses de lutte Nuba sont plus complexes, contenant au moins trois idées liées. Tout d’abord, la lutte est étroitement liée au culte des ancêtres. Deuxièmement, la lutte est étroitement liée à des rites de fertilité. Enfin, la lutte est le canal par lequel les participants dramatiser leurs croyances animistes. Wrestling a continué à unifier un peuple autrement disloqués et isolé. L’importance de ce sport pour les Nuba ne peut pas être surestimée.
 
Conclusion
 
Liens concrets peut être faite entre les anciens Nubiens et les Nuba modem. La preuve la plus concluante pour une continuité culturelle est dérivée d’une comparaison des éléments de preuve archéologique antique avec des données anthropologiques modem. Ont chacun des caractéristiques anthropomorphiques et culturel en commun. Quatre des similitudes frappantes peut être noté de comparer les traits culturels des lutteurs antiques nubiens avec ceux du peuple Nuba modem. La première similitude est que les deux anciens Nubiens et modem Nuba ont participé à la lutte et le combat au bâton. La Nouba jouer un jeu dangereux avec des lances au cours de leurs fêtes de lutte qui ont été de plus en plus interdites par de nombreuses tribus. Deuxièmement, on a fait valoir que les chiffres semblables à des balles qui pend à l’ourlet des vêtements des lutteurs nubiens »dans le bloc Amarna sont similaires aux courges qui sont portés autour de la taille des lutteurs Nouba. (47) Troisièmement, la lutte nubienne bataillon ont la queue comme saillies venant de près les fesses et les queues des animaux liés à leurs jambes, juste sous les genoux. Ceci est également semblable à une pratique Nouba modem du port délimités, queues pondérés et des jambières alors qu’ils se débattent. Les queues sont uniquement portés par les athlètes les plus supérieures, démontrer les croyances animistes du lutteur et de leur compétence supérieure et l’équilibre lors d’un combat. Enfin, la tête de la vache dans la scène Amarna campagne peut suggérer que les lutteurs antiques étaient éleveur, comme leurs descendants modernes.
 
Éléments de preuve concernant l’ancienne Nubie lutte est dérivé de forme sources archéologiques égyptiens et une référence littéraire dans Héliodore Aithiopica . Une enquête minutieuse anthropologique des tribus soudanaises modem révèle une culture florissante lutte parmi les Nouba du Kordofan méridional. Il est raisonnable de penser que les Egyptiens subjugué les tribus de lutte comme les Nuba. Africains champions de lutte ont été enlevés à leurs villages et organisé en tant que régiment à lutter dans les jeux hommage au Pharaon. La tradition antique Nubie est encore pratiqué avec ferveur par les Nuba, des milliers d’années après la gloire des Pharaons.
 
Journal de l’histoire du sport, vol. 15, no 2 (été, 1988)
Lutte en Nubie antique
Scott T. Carroll
Professeur adjoint
Département d’histoire, Gordon College
Références:
 
1. Voir Boutros Labib, Sport phénicienne: son influence sur l’origine des Jeux Olympiques (Amsterdam: JC Gieben, 1981), Wolfgang Decker, Die Physische Leistung Pharaons (Köln: Historisches lnstitut der Deutschen Sporthochschule Köln, 1971), Carl Diem, Weltgeschichte des Sport und der Leibeserziehung (Stuttgart: JG Cotta’sche Buchhandlung, 1960); AD Touny et S. Wenig, Der Sport im alten Ägypten (Leipzig: Verlag für Kunst und Wissenschaft, 1969) et Weiler mit Christoph Ingomar Ulf, Der Sport bei den alten Welt (Darmstadt: Wissenschafliche Buchgeselleschaft, 1981).
 
2. Pour d’autres études, voir W. Decker, Die Physische Pbaraos Leistung. pp 66-70; Diem, Weltgeschichte des Sports: V. OIivová. Sports et jeux dans le monde antique (New York: Palgrave Macmillan, 1984); Touny et Wenig, Der Sport, pp 15-21; H. Wilsdorf, Ringkampf im alten Ägypten (Wützburg, 1939); John A. Wilson , « Jeux de cérémonie du Nouvel Empire», Journal of Egyptian Archaeology 27 (1931): 211-20; W. Decker, Quellentexte zu und Sport Körperkultur im alten Ägypten (Sankt Augustin: Verlag Hans Richarz, 197S), pp 81 – 84; ldem, « Neue Dokumente zum Ringkampf im alten Ägypten, » Kölner Beiträge zur Sportwissemchaft, Schorndorf 5 (1976):. 7-24; Idem, «Ringen», dans Lexikon der V Ägyptologie, 265F; Idem, Sport und Spiel im alten Ägypten (Monaco: Beck, 1987), pp 80-90, et M. Poliakoff, Sports de combat dans le monde antique (New Haven: Yale University Press, 1987).
 
3. Pour égypto-nubiennes relations, voir B. Trigger, la Nubie sous les Pharaons (London: Thames and Hudson, 1976). Pour une couverture historique et archéologique général de l’ancienne Nubie, consultez la Cambridge History of Africa, c. 500 BC-AD 1050, vol. 2, éd. JD Fage (London: Cambridge University Press, 1978), G. Mokhtar, éd., L’UNESCO Histoire générale de l’Afrique, vol. 2 (Berkeley: University of California Press, 1981), Roland Oliver et Brian M. Fagan, de l’Afrique dans l’âge du fer: c. 500 avant JC à l’an 1400 (London: Cambridge University Press, 1975), Anthony J. Arkell, Une histoire du Soudan depuis les premiers temps de 1821, 2e éd. (New York: Oxford University, 1961), WY Adams, Nubie: Corridor de l’Afrique (Princeton: Princeton University Press, 1977), et HA MacMichael, Histoire des Arabes au Soudan. 2 volumes (London: Cambridge University Press, 1922); S. Wenig, «Nubien», dans Lexikon der Ägyptologie, IV: 526-32.
 
4. Voir A. et A. Brack, Das Grab des Tjanuni-thébaine Nr. 74, (Archäologische Veröffentlichungen 19) (Mayence: Philipp van Zabern, 1977), p. 41, Pls. 8, 28, 32. Alors que les peintures des tombes de Beni Hassan lutteurs de dépeindre les participants sombres et claires, il est généralement admis que la couleur plus foncée n’est pas destiné à illustrer un stock culturel différent. Voir Decker, Die Physische Leistung Pharaons, p. 68.
 
5. M. Poliakoff, sports de combat, pp 64-67. Notez également Abbadie J. Vandier d ‘«Deux Nouveaux chiffres ostraca», Annales du Service des Antiquités de l’Egypte 40 (1940): 467-87.
 
6. N. de G. Davies, « Les tombeaux rupestres de El Amarnah: Volume II. » Enquête archéologique de l’Egypte 14 (Londres, 1905), la plaque 38.
 
7. Le récit le plus récent de Akhenaton et Amarna est Donald B. Redford, Akhenaton l’hérétique (: Princeton University Press, 1984 Princeton) King.
 
8. Wilson, «Jeux de cérémonie du Nouvel Empire», 211-20.
 
9. Labib Habacbi, La stèle deuxième Kamose et sa lutte contre le souverain Hykros et sa capitale, Abhandlungen des Deutschen Instituts Archaeologischen Kairo, Ägyptologische Reihe, 8 (Glückstadt, 1972), fig. 12. Voir aussi M. Poliakoff, Sports de combat, p. 66, IL 66.
 
10. Pour obtenir des exemplaires du texte et une description, voir: University of Chicago Oriental Institute Publications, « Medinet Habou, » plus tard archives historiques de Ramsès III. Vol.II (Chicago: University of Chicago Press, 1932); Uvo Hölscher, «Le temple funéraire de Ramsès III,« L’Université de Chicago Oriental Institute de publication. Partie I, Vol. 54 (1941); Uvo Hölscher et Harold H. Nelson, « Medinet Habu Rapports » Oriental Institute Communications, vol. 15 (Chicago: University of Chicago Press, 1932).
 
11. Hölscher et Nelson, «Rapports», p. 36.
 
12. A. Erman, La littérature de l’Egypte antique, trad., AM Blackman, (Londres, 1927). Insérer « lutte » pour « hommage » dans la citation et on a une description exacte de la frise Médinet Habou.
 
13. Les copies des inscriptions dans les notes 13-17 ont été prises à partir juge Wilson »Jeux de cérémonie du Nouvel Empire», PI. 38 N °. 16.
 
14. Ibid., Pl. 38, no. 13.
 
15. Ibid., PI. 38, no. 4.
 
16. Ibid., PI. 38, no. 2.
 
17. Ibid., PI. 38, no. 9.
 
18. Voir R. Drenkhahn, « Darstellungen von Negern in Ägypten » (Ph.D. diss, Hambourg 1967.); Jean Vercouttcr et al. al, The Image of the Black dans l’art occidental, I:. Depuis les pharaons à la chute de l’Empire romain (New York William Morrow, 1976) et Frank M. Snowden, les Noirs dans l’Antiquité (Cambridge: Harvard University Press, 1970 ).
 
19. Si les matchs n’étaient rien de plus que la propagande nationaliste mis en scène, ils ne seraient pas tout à fait retiré de « Professional Wrestling » en Amérique du XXe siècle. Comme les concours égypto-nubiennes, les Américains sont constamment en compétition contre Soviétiques dans la restitution du modem de la farce annelé.
 
20. Héliodore, Aethiopica 10. Pour des commentaires critiques sur Aithiopica, voir JR Morgan « Un commentaire sur les livres neuvième et dixième de la Aithiopica d’Héliodore», et Gerald N. sable, Héliodore (Boston (Ph.D. diss, Université d’Oxford 1978.).: Twayne Publishers, 1982). Le texte de Aithiopica 10 est également inclus dans les sources RS Robinson pour l’histoire de l’athlétisme grec (Chicago:. Ares 1984). Pour une discussion plus générale de l’Afrique et de la littérature classique, consulter Joseph E. Harris, éd., L’Afrique et les Africains comme Visualisée par les écrivains classiques, Vol. II de The Notebook William Leo Hansberry Histoire de l’Afrique (Washington: Howard University Press, 1977), et LA Thompson, de l’Afrique dans l’Antiquité Classique (Ibadan, 1969).
 
21. S. Carroll, «Une note sur Héliodore chapitre dix, » (manuscrit non publié).
 
22. JH Breasted, les actes anciens de l’Egypte (Chicago: University of Chicago Press, 1906), 1:652.
 
23. Ibid., 2:71.
 
24. Voir Sylvia Hochfield et Elizabeth Riefstahl, eds, l’Afrique dans l’Antiquité:. Les Arts de la Nubie antique et le Soudan (New York Brooklyn Museum Publ, 1978.).
 
25. Voir S. Adam, «L’importance de la Nubie: Un lien entre l’Afrique centrale et de la Méditerranée», dans Mokhtar, ed, l’UNESCO Histoire générale de l’Afrique, 2:242, et HA MacMichael, A. Histoire des Arabes au Soudan. , Vol. 1 (1922; réimpression ed, London: Frank Cass, 1967.), Pp 20-21.
 
26. CG Seligman, «Discours à la Section d’Anthropologie de l’Association britannique pour l’avancement des sciences. » Rapport (Manchester, 1915), p. 9. Voir aussi CG Seligman, «les caractères physiques de la Nouba du Kordofan, » Journal of the Royal Anthropological Institute 40 (1910),. Et « Quelques aspects du problème hamitique dans le Soudan anglo-égyptien», ibid, 43 (1913) : 625.
 
27. La plupart des Nuba parlent des langues dans le stock de la langue Congo-Kordofanian des langues africaines, et sont les seules personnes au Soudan, dont les langues sont dans cette famille. Il ya quelques personnes qui vivent Nuba au nord-ouest de la facture Nuba qui parlent des langues affectés à la subdivision soudanais de l’Est de la famille Chari-Nil, qui est liée à la Nubie ancienne de la vallée du Nil (bien que la première preuve textuelle de Nubie est de 8 c. J.-C.). Notez J. Greenberg, les langues de l’Afrique, 3e éd. (Bloomington, IN: Indiana University Press d’, 1970) et Roland Oliver, «Le problème de l’expansion bantoue», Joural de l’histoire africaine 7 (1966): 861-76. Vous remarquerez tout particulièrement les nombreux ouvrages sur les langues Nuba inclus dans la bibliographie. Un résumé récent est M. Posnansky, « Introduction à la fin de la préhistoire de l’Afrique sub-saharienne», dans Mokhtar, éd., L’UNESCO Histoire générale de l’Afrique, 2:536.
 
28. C. Sweeney, Djebels au clair de lune (London: Chatto & Windus, 1969), p. 161.
 
29. Voir. GWB Huntingford, «Le Nord Nilo-Hamites: East Central Africa partie VI,« Enquête Ethnogrophic de l’Afrique, éd. D. Forde (London: International African Institute, 1953), p. 90.Parmi les Lotuko, les deux sexes se battre séparément. Cette pratique semble similaire à la lutte puberté chez les jeunes filles de la Talodi et Lafofa en CG Seligman et BZ Seligman, les tribus païennes du Soudan nilotique (London: G. Routledge and Sons, 1932), pp 391-92. Pour la lutte parmi les autres peuples non-Nuba du Soudan, Deng note FS, Les Dinka du Soudan (État de New York: Holt, Rinehart and Winston, 1972), pp 64-65; JW Crowfoot, et « des douanes de la Rubatab,« Remarques Soudan et Documents 1:2 (1918): 121 (ci-après SNR).
 
30. Pour les comptes rendus ethnographiques de lutte Nouba, voir Oskar et Horst Luz, «Primitifs Fiers, les Nuba, » National Geographic 130.5 (1966): 673-99; SF Nadel, La Nouba (London: Oxford Press, 1947); Leni Riefenstahl, Le Dernier des Nuba (NY: Harper and Row, 1973), George Rodger, Le Village des Nouba Paris: Robert Delpire, 1955); J. Sagar, «Notes sur l’histoire, la religion et des douanes de la Nouba, » SNR 5,1 (1922): 137-56; Seligman et Seligman, les tribus païennes, et C. Sweeney, Djebels.
 
31. C. Sweeney, Djebels, pp 161-62.
 
32. L. Riefenstahl, Nouba dernier. p. 132.
 
33. O. Luz Luz et H., « Primitifs fiers. » P. 698.
 
34. La «classe d’âge» de la concurrence est attesté par SF Nadel, Nouba, pp 134, 136, 231-32, 297-98, 406 297-98. 4l0-11.
 
35. L. Riefenstahl, Dernière Nouba, p. 101. Le lait de vache, les plus grandes quantités de durée, l’arachide, le sésame et le miel sont réservés pour les lutteurs. Les enfants, les femmes enceintes et celles allaitant nous donner du lait de chèvre. Ironie du sort, lors des matches tous les lutteurs, mais boire de la bière, et, apparemment, les lutteurs en outre s’abstenir de tabac! (Ibid., p. 77).
 
36. Ibid., P. 101.
 
37. Avec de nombreuses cultures anciennes, la lutte fait partie de la formation militaire. La Nouba, cependant, sont des gens pacifiques. SF Nadel, Nouba, p. 300; L. Riefenstahl, Dernière Nouba, p. 20. Voir L. Riefenstahl, Le Peuple de l’Kau, (New York: Harper, 1976) et FD-Uni, «Fighting Bracelet dans les monts Nouba, » SNR 21. 1 (1938): 197-99.
 
38. Voir L. Riefenstahl, Nouba dernière, pp 19, 24, 103-104, et SF Nadel, Nouba. pp 299-300.
 
39. SF Nadel, Nouba, p. 232.
 
40. Le champion vient former un groupe choisi et consacré à un jeune âge. Voir L. Riefenstahl, Nouba dernière, pp 103, 130-31; O. et Hortz Luz, « Primitifs Proud», pp 692-93.
 
41. SF Nadel, Nouba, pp 136-37.
 
42. L. Riefenstahl, Nouba dernière, pp 101, 168-200. Apparemment, certains matchs sont menées pour apaiser l’esprit du mort; Notez Seligman et Seligman, Pagan, p. 410. Voir aussi SF Nadel, Nouba, p. 297.
 
43. SE Nadel, Nouba, pp 231-32.
 
44. Voir GW Bell, «Méthodes Nuba agricoles et les croyances, » SNR 21.2 (1938): 337-49, L. Riefenstahl, Nouba dernière, pp 75-76, et C. Sweeney, Djebels, p. 161. Reportez-vous au CG Seligman « Religion de la Nouba » dans l’Encyclopédie de Hastings de la religion et de l’éthique; PD Kauczor, « Afitti Nouba du Jebel Daier, » SNR 6.1 (1923): 13.
 
45. L. Riefenstahl, Dernière Nouba, p. 130.
 
46. Ibid., P. 104.
 
47. Cette observation très importante a été faite par W. Decker dans « Neue Dokumente zum alten Ägypten Ringkampf im», 7-24, Dok. 2, p. 10 sqq, et idem, Sport und Spiel im alten Ägypten, pp 80 et suivants. Ill.
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COMMENT PRÉPARER UN COUSCOUS ? 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Ingrédients

400 g de couscous (semoule de blé spéciale)
1 c. à thé de sel
flocons de beurre
200 g de pois chiches (trempés la veille !)
1 poulet coupé en 8 morceaux
500 g de gigot d’agneau
3 c. à soupe d’huile d’olive
2 oignons
3 gousses d’ail
1 carotte
1 aubergine
1 poivron vert
1 piment rouge
1/2 c. à thé de Tabasco
4 tomates pelées
2 c. à thé de paprika
sel et poivre
200 g. de haricots verts
1 boîte de fonds ou de coeurs d’artichauts
1 c. à soupe de raisins secs
un peu de Harissa en pâte
4 oeufs cuits dur
melon ou courge à l’aigre-doux

Préparation


On utilise aussi bien le couscoussier que la poêle à pression. Mettre la semoule spéciale dans un bol avec le sel et 1/2 litre d’eau. Frotter les grains entre les mains jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de grumeaux. Recouvrir le compartiment perforé d’un morceau de gaze et y déposer le couscous humide. Remplir d’eau jusqu’à la hauteur du compartiment. Chauffer (que l’indicateur de pression apparaisse à peine sur le premier cercle). Laisser ainsi pendant 20 minutes. Retirer la marmite à vapeur du feu et n’ouvrir que lorsque l’indicateur de pression est complètement redescendu.

Autre alternative valable aussi, utiliser un couscous précuit vendu actuellement dans toutes les grandes surfaces et suivre les indications de préparation de la semoule… très simple et peu coûteux en énergie !

Entre-temps, chauffer une cuillère à soupe d’huile dans la poêle à pression.

Y rôtir les morceaux de poulet, puis ajouter les oignons hachés, le poivron et le piment taillés en lamelles, les tomates pelées et concassées, ainsi que les aubergines et les rondelles de carote, faire revenir le tout rapidement.

Après 2-3 minutes, retirer tous ces ingrédients de la poêle.
Ajouter le reste de l’huile et y rôtir soigneusement le gigot d’agneau coupé en morceaux.

Mouiller avec 1 dl d’eau et braiser à la cocotte à pression pendant 7 minutes.

Passer la cocotte sous l’eau froide, ouvrir et ajouter les morceaux de poulet, les légumes étuvés, l’ail écrasé, le paprika, les haricots effilés et coupés en deux, les fonds ou les coeurs d’artichauts coupés en quatre et les raisins secs.

Remettre encore 8 minutes sous pression.

Après avoir ouvert la cocotte, compléter l’assaisonnement de la sauce avec le sel, le poivre, le Harissa et le Tabasco. Elle doit être très piquante.

Sortir le couscous du couscoussier et le dresser sur un plat, parsemer de flocons de beurre; verser le mélange de viande et de légumes au milieu ou dans les bords.

Garnir d’oeufs cuits dur et servir, selon ses goûts, avec des sauces très épicées et des légumes ou des fruits à l’aigre-doux.

SOURCE: https://www.facebook.com/pages/Recettes-de-cuisine-Africaine/249927185082592?ref=ts&fref=ts

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LE KENTE: TISSU TRADITIONNEL DE KAMA, LES ORIGINES 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Qu’est ce que le kente ?Le Kenté  tissu traditionnel d'Afrique

Le kente est le tissu ghanéen par excellence. Etroitement lié à la royauté, ce tissu traditionnel a été développé au XIIième siècle par les peuples ashanti et ewe. Aujourd’hui, il est toujours aussi présent chez les populations akan également présentes en Côte d’Ivoire.

Le kente est tissé main à partir de fils de coton, de soie formant des motifs complexes aux significations traditionnelles. Le kente ashanti présente généralement des motifs géométriques aux couleurs vives. Le kente ewe présente des motifs humains ou animaliers.

Un kente éclatant de couleurs est particulièrement porté par les rois et reines, ou chef de villages ashanti. Considéré comme luxueux, un pagne kente a été offert à Michael Jackson lors de son intronisation en tant que prince du village Krindjabo (Côte d’Ivoire).

D’un mouvement vif, les mains du tisserand vont et viennent sur l’étoffe. L’artisan bouge au rythme des ensouples qui crissent et des leviers qui grincent. Il se concentre sur la bande de tissu coloré qui s’étend devant lui. Il tient des cordes entre ses orteils ; ces cordes commandent les lices, des harnais qui, de haut en bas, séparent et orientent les fils de chaîne tendus verticalement sur six mètres de long à l’avant du métier à tisser*. De ses doigts agiles il passe, dans le sens de la largeur, des fils de soie de couleurs vives entre chaque fil de chaîne, créant ainsi une trame qu’il tasse ensuite contre le tissu précédemment constitué.
La pièce de tissu fabriquée ne mesure que dix centimètres de large, mais elle brille de mille feux et forme des dessins complexes. L’artisan sourit avec satisfaction en observant son chef-d’œuvre, l’authentique tissu de kente.

Un art ancien

Depuis des millénaires, des artisans habiles font vivre un art ancien : le tissage. Pour ce faire, ils ont toujours eu à leur disposition des fils de lin, de coton et de soie. Grâce aux colorants basiques extraits des racines et des feuilles des plantes, les tisserands pouvaient réaliser sur leur ouvrage des motifs simples.
Certains tisserands des peuples nomades de Kama ont conçu des petits métiers à tisser, faciles à transporter. Ces manches, comme on les appelait, produisaient une bande de tissu étroite qui ne mesurait qu’entre 7,5 et 11,5 centimètres de large. Ensuite, on cousait bord à bord plusieurs longueurs de ces bandes étroites afin d’obtenir un lé plus large qu’on pouvait enrouler autour du corps en guise de vêtement. Les manches étaient transportés sur des bêtes de somme à travers déserts, rivières et chaînes de montagne. Ayant emprunté d’anciens itinéraires commerciaux, ces manches ont exercé une profonde influence sur les peuples qui les ont utilisés.

La soif de tissu

Pendant de nombreux siècles, les rois et les chefs de Kama occidentale ont contrôlé le territoire riche en minéraux que les explorateurs européens surnommaient la Côte-de-l’Or*. Des mines qui s’y trouvaient, on extrayait une grande quantité d’or qui procurait la prospérité aux rois ashantis et à leur maisonnée. Parés de bijoux en or massif et drapés d’une étoffe spéciale, ces rois ainsi que leurs ministres exhibaient à leurs sujets leur richesse, leur puissance et leur pouvoir. Le tissu particulier qui habillait ces dirigeants a pris le nom de kente, un mot qui ferait allusion à sa ressemblance avec le tressage des paniers. D’autres tribus de la Côte-de-l’Or pratiquaient aussi le tissage sur manche, mais aux yeux des rois ashantis le tissu de kente est devenu un symbole de prestige et de royauté.

Les tisserands de la Côte-de-l’Or utilisaient le coton filé localement. Le bleu était la seule teinte dont ils disposaient. Ils entrecroisaient des fils bleus avec le coton blanchâtre afin de constituer des lignes et des pans de formes géométriques simples destinés aux autochtones.
Le tissage du kente royal, plus délicat, était l’apanage de certains. Des groupes de tisseurs royaux, des hommes qualifiés, étaient préposés à la conception et à la fabrication d’un tissu d’excellente qualité. La technique du tissage était un secret jalousement gardé. Les autres tisserands n’avaient pas le droit de tisser les modèles qui étaient réservés au souverain et à sa cour. Le roi accumulait des centaines de vêtements, chacun unique en son genre. Par tradition, il ne portait jamais deux fois la même tenue en public.

La recherche de la couleur

Au XVIe siècle, un autre genre de tissu est apparu en Côte-de-l’Or. Il ne provenait pas des manches Kamtious, mais il était confectionné à l’étranger et importé par les premiers marins européens en quête d’ivoire, d’or et d’esclaves. Il était formé de fils aux couleurs chatoyantes, tape-à-l’œil. Ce nouveau tissu, magnifiquement tissé de rouge, de jaune et de vert, est rapidement devenu un précieux moyen d’échange. Peu de gens pouvaient en acheter aux marchands européens. Seuls les riches Ashantis, qui contrôlaient le flux d’or, d’ivoire et d’esclaves embarqués dans les navires amarrés sur la côte, pouvaient s’offrir ce luxe. Cependant, ce n’est pas ce tissu que le roi ashanti et ses chefs désiraient.
Une fois l’étoffe obtenue, des tisserands démêlaient et retiraient avec soin les fils de couleur convoités, puis se débarrassaient du reste. Ces précieux fils étaient alors retissés sur les métiers des tisserands du roi. Au fur et à mesure que la palette de couleurs s’est enrichie, les idées et les innovations ont fleuri. Comme jamais auparavant, les artisans ont laissé leur créativité et leur savoir-faire s’exprimer. Les rois ashantis employaient aussi des tisserands qualifiés d’autres tribus. Le tissu de kente était ainsi d’une qualité incomparable.

Des dessins géométriques en forme de poissons, d’oiseaux, de fruits, de feuilles, de couchers de soleil, d’arcs-en-ciel et d’autres spectacles de la nature ont donné naissance à un art du textile extrêmement détaillé et portant une signification symbolique. Un tissu entremêlé de fils dorés représentait la richesse ; le vert évoquait la fraîcheur, la nouveauté ; le noir était signe de tristesse ; le rouge symbolisait la colère, et l’argenté la pureté et la joie.
Armés de patience et de calme, les tisserands travaillaient pendant des mois sur une étoffe. Ils savaient qu’on mesurerait leur savoir-faire et leur inventivité à leur produit fini. Pour un travail aussi minutieux les demandeurs étaient peu nombreux, car seule une minorité avait les moyens de s’offrir le tissu de kente, rare et onéreux.

Le kente moderne

Au fil du temps, les rois et les chefs puissants ont perdu de leur influence. Il n’était plus utile de distinguer la cour et le peuple par une étoffe. Comme on a commencé à l’utiliser à des fins non royales, ce tissu de toute beauté a vu sa demande augmenter. Cependant, pour satisfaire cette demande croissante, le tissu de kente était fabriqué rapidement ; il a donc perdu en qualité et en raffinement, et il est devenu moins cher.
De nos jours, le kente est généralement en fibres synthétiques, et il sert à la production en série de sacs, de cravates, de ceintures, de chapeaux et de vêtements. Peu de tisserands ont envie de le fabriquer suivant les anciennes méthodes, qui nécessitaient beaucoup de travail et de temps. Le kente d’autrefois, d’une qualité exceptionnelle, possède aujourd’hui une grande valeur ; il se transmet de génération en génération. Fini le temps où cette étoffe incomparable, d’une facture éblouissante, était produite sur de simples métiers à tisser en bois et saluée comme le tissu des rois !

Source : freekamove

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