CAMEROUN: Arts et la culture formations « miracles »

Photo: Gustave MINTAMACK
CAMEROUN: Arts et la culture formations « miracles »
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La rentrée scolaire ou académique est un moment de casse-tête multiple pour les parents qui cherchent la formation  » miracle  » qui donnera accès au marché de l’emploi à leur enfants ; surtout dans le contexte de crise de l’emploi jeune que connaît le pays depuis des décennies. C’est cette réalité que traduit en humour le célèbre humoriste camerounais reconnu par le pseudonyme  »  Jean Michel KAN KAN  » de son vraie nom Dieudonné AFANA ABECON  lorsqu’il parlait de « rentrée colère ». Des formations artistique et footballistique apparaissent comme des solutions à un emploi et un moyen sure d’obtenir son billet d’avion pour l’étranger. Cela explique pourquoi la majorité des demandes de passeport au Cameroun ont pour profession artiste ou footballeur. Nous avons rencontré jeudi trente août deux mille dix huit chez lui ; au sujet de la formation artistique M. Gustave MINTAMACK artiste-musicien et enseignant de percussions et connu aussi sous le pseudonyme  »  MAKUNE  » ; il a un  parcours artistique riche ; enseignant à l’école française de Douala, à l’école américaine ; il a aussi participé à des ateliers de formations internationaux au Burkina Faso… ; avec lui nous découvrons que le milieu des arts et de la culture; est un incubateur d’emploi et de collaboration.

Parlez nous de votre carrière professionnelle Gustave MINTAMACK ?

Ma carrière professionnelle débute dans les années deux mille, parce que avant cette date je fais une formation musicale d’apprentissage des percussions à la Maison des jeunes et de la culture (MJC) à cette date elle était située à Akwa [centre économique de Douala] ; et à la même période j’apprends aussi le Solfège. C’est à la maison des jeunes et de la culture que je vais la rencontre d’Alphonse Daudet TOUNA qui est mon enseignant qui m’a beaucoup aidé.

Photo: Gustave MINTAMACK

Quel est l’élément qui  a porté votre carrière à son paroxysme ?

C’est en deux mille huit, lorsque je suis retenu pour participer à un stage de création de musique contemporaine avec la compagnie sur une patte de Paris venue de France. Un an plu tard je m’envole pour le Burkina Faso où je suis convié à participer à un atelier international toujours sur la création musicale et des danses africaines. En deux mille dix, je repars au Bénin cette fois-ci pour une tournée avec une compagnie de théâtre appelée KOZ’ART théâtre avec qui je travaille encore à nos jours ; deux ans après nous [KOZ’ART théâtre et  moi] sommes allez au Congo pour une nouvelle tournée.

Vous êtes enseignant de percussions, dites nous s’il vous plaît dans quelles écoles vous avez dispensé des cours de percussions ?

C’est en deux mille neuf que je commence à enseigner les percussions, à partager mes connaissances : d’abord à l’école française ; puis il y a trois années déjà à l’école américaine ; dans laquelle je continue de travailler.

Pouvez-vous  nous citer quelques uns de vos projets réalisés ?

Parlant des projets; j’ai participé dans plusieurs ;  le plus récent est celui d’un film-fiction intitulé  » MINGA ET LA CUILLÈRE CASSÉE « , dans ce projet j’ai réalisé des percussions. En ce qui concerne les projets lointains j’ai aussi joué des percussions dans le premier album de l’artiste-musicien Karlos kPauline Ngangue ; pour deux DJ français : Dj Pharel et l’autre le nom m’échappe.  Je continue de composer pour moi, et pour des particuliers.

Actuellement sur quoi travaillez-vous ?

Je travaille sur l’ouverture d’une école de percussions, le local est connu et nous sommes engagés sur la constitution des papiers liés à sa création et à son fonctionnement. J’écris aussi un nouveau projet de création de danse en collaboration avec une célèbre danseuse contemporaine la séduisante Blanche WAFFO dans une semaine on va commencer avec la création des arts.  A coté de ce projet, je suis en train d’enregistré des plages pour un future album, cela va prendre un peu du temps vues mes occupations : les cours à l’école, les spectacles et les autres sollicitations liées à la prestation.

Quel message à l’endroit de la jeunesse internationale en général et camerounaise en particuliere par rapport aux opportunités professionnelles qu’offrent les arts et la culture ?

Un (e) jeune peut trouver sa place dans le milieu artistique, pour cela il ou elle devrait faire un effort de  connaître ses aspirations profondes, ses aptitudes intrinsèques qui le ou la  prédispose à un type d’art et par la suite; de se faire accompagner. Un sérieux handicap au sujet de l’art et de la culture au Cameroun, l’absence d’un Conservatoire National des Arts et de la Culture.

La passion des percussions

Jeune camerounais, Gustave MINTAMACK est passionné par les percussions, rencontré chez lui ce trente août deux mille dix huit, il n’a pas hésité à jouer avec son cœur quelques notes musicales, également il nous a fait par  du  coup de foudre permanent entre lui et  les percussions.

La vidéo qui va suivre est un extrait de ce riche entretien coloré en musique par des notes improvisées parmi lesquelles nous avons reconnu celle du Bensikin, une danse patrimoniale originaire de la Région de l’Ouest Cameroun.

https://christophenyemeck.blogspot.com/2018/08/cameroun-arts-et-la-culture-formations.html?view=magazine

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