LES CARNETS DU SCRIBE 10

Voiced by Amazon Polly
LES CARNETS DU SCRIBE 10
Noter cet article

 

Non structurée par le système symbolique et

habitée par le « vécu » angoissant du vide

la mère affamée et dévorante est

sous-tendue par la pulsion à contrôler

les réactions spontanées de l’enfant

et n’est satisfaite qu’en parvenant

à détruire le noyau de son être qui

est le siège de sa capacité de résistance.

L’enfant absorbé par la mère dévorante

n’est plus une personne différente mais

« partie intégrante » de la personnalité

de la mère toute-puissante.

Tel est le drame de ces êtres aliénés

qui ont perdu la capacité de dire non

et de défendre leurs intérêts personnels.

 

 

Laisser tout seul un enfant avec une mère

non structurée taraudée par le vécu

de vide intérieur

c’est lui faire courir

le risque d’être phagocyté et d’être

condamné à mourir à l’humanité.

Pour la mère toute-puissante l’enfant

est un objet qu’elle manipule aux fins

d’exorciser  l’angoisse de vide intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la réalité nul enfant ne peut disposer

du sein de sa mère « à volonté » :

celle- ci a d’autres contraintes

qui justifient sa défection.

Aussi l’enfant dévorant est-il

obligé de s’évader

dans le champ  phantasmatique

où il confectionne un sein idéal

tout à sa disposition : cause de

de sa déconnection de la réalité

qui l’expose  à des problèmes avec la loi.

 

 

 

L’être marginalisé sous-tenu par le Verbe est

à l’instar du « prolétaire » de Karl Marx

porteur de l’espoir de régénérescence

de l’humanité

étant en charge de faire sortir celle-ci

du système sadique-anal où elle est aliénée.

L’activité créatrice de formes préverbales

est la « révolution » symbolique destinée

à refonder le Langage vidé de ses contenus

par la lutte impitoyable

pour le profit maximum et le plus-de-jouir.

 

 

Incontestablement la question essentielle est :

que faire des pulsions qui nous persécutent

et nous contraignent à nous agresser

les uns les autres ?

Si dans la préhistoire un être n’avait pas

été objet de « possession »

et s’il n’avait pas suspendu ses hostilités

avec ses semblables pour se retirer

dans une grotte où « en transes »

il réalisa les œuvres qu’on connait

le Langage n’aurait pas é-mer-gé

et l’espèce humaine se serait éteinte

comme les Dinosaures et les Ammonites.

 

 

 

 

 

 

 

 

En position de toute-puissance le maitre

hallucine à travers le flux d’argent que

lui rapporte l’exploitation de l’esclave

l’expérience qu’il a vécue avec la mère

toute-puissante :

un rapport de manipulation et

de « réduction fécale » de sa personne.

Le système libéro-capitaliste est le lieu

où se déroule la tragédie de

l’affrontement anal-sadique

de la mère toute-puissante et de l’enfant.

 

 

 

 

 

 

La psychanalyse qui pose l’ « équation symbolique »

entre les matières picturales et les déchets et

encourage à la manipulation de la première

est l ‘accomplissement symbolique du désir

de retrouver l’objet anal et de le manipuler

comme le phantasme l’enfant avant d’être

contraint à la socialisation.

Malheureusement la conception académique

de la peinture éloigne de cette finalité car

son désir est de gommer toute relation

entre les matières picturales et l’analité.

Toutefois les guerres destructrices

causées par le retour du refoulé

constituent in-contestablement

l’occasion de s’approprier l’objet anal interdit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on est « possédé » par le désir

d’accumuler toujours plus d’argent

on perd son contrôle et on bascule

dans le « délire de toute-puissance ».

La course à l’argent aliène :

serions-nous gouvernés

par des homme qui n’en sont plus ?

 

 

L’homme engagé dans le processus d’accumulation

de l’argent

est un être fixé au stade anal qui refuse

d’entrer dans le système symbolique et

de s’humaniser.

L’argent est le substitut de

l’objet anal qu’il revendique de toutes ses forces

dans les guerres destructrices qui

visent à réduire en déchet la société des hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Barbares conquérants ne firent pas

l’effort d’adaptation nécessaire

en s’installant dans la société

qu’ils trouvèrent en place :

ils se contentèrent

de subsumer leurs pulsions

sous les formes d’emprunt.

Telle est la cause assignable

à cette asociale-sociabilité

qui rend inconfortable la vie

au contact des « nouveaux civilisés ».

 

C’est un chef Barbare infiltré qui règne

avec  sa horde d’aveugles

sur la société créée par le Père initié.

D’où l’ « asociale-sociabilité » de

ces Barbares (non initiés) catapultés

dans une société

qu’ils ont trouvée sur place en arrivant.

 

 

 

 

 

 

Le modèle de l’existant c’est Rê

le dieu (bisexuel) qui

s’infligea lui-même

la circoncision pour

la satisfaction de connaitre

la détermination des sexes.

Par définition l’existant est

l’être qui assume

sa « finitude » d’être humain

et aspire à la compenser par

l es relations hétérosexuelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme ça soulage de savoir que l’être tout-puissant

n’est pas celui qu’il veut nous faire croire qu’il est :

un être d’exception

derrière lequel nous avons intérêt à nous ranger.

L’initiation nous enseigne

que l’être tout-puissant est un être taraudé par

l’angoisse du vide intérieur qu’il  s’efforce en vain

de combler par l’absorption-fusion avec les autres.

 

L’être « tout-puissant » qui aspire à toujours plus

de puissance par absorption des autres

est à la vérité un être mal-heureux qui

souffre de l’angoisse de castration et

qui phantasme les autres comme

les figures à récupérer de son phallus.

C’est donc pour compenser

son intolérable vécu de castration qu’il

cherche violemment à fusionner avec les autres.

 

 

Dans la société sans initiation (qui n’a pas encore reçu

la visitation du Verbe)

prévaut l’organisation duelle : origine des conflits de

nature anal-sadique et de la colonisation chosifiante.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le système anal-sadique l’affrontement est

le prétexte idéal pour les êtres non structurés

de se donner bonne conscience :

à conférer une pseudo raison

« justificative » de leurs passages à l’acte.

Il faut voir dans l’affrontement récurrent

dans le système anal-sadique

l’expression manifeste de la « ruse » du besoin .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce système anal-sadique régi par

la toute-puissance de l’Imaginaire

chacun phantasme son semblable

comme son objet de jouissance et

n’hésiterait pas à s’emparer de lui

pour en jouir s’il ne rencontrait pas

le même phantasme chez l’autre.

L’affrontement à mort

au terme lequel le vaincu

est l’objet de jouissance

est donc comme on le sait

le médiateur incontournable

qui sauve du « délire à deux »

au sein de ce système anal-sadique.

 

 

 

 

 

On passe de ce système anal au système symbolique

par rupture du « cercle » et la pénétration du Verbe :

principe de création du Langage dont les constituants

sont les formes préverbales.

Telle est la Révolution symbolique

qui sanctionne le « passage » du système imaginaire

au système symbolique où l’être humain

trouve la structure adéquate à son accomplissement.

 

C’est la fonction de la mère structurée par

le système symbolique

d’initier l’enfant au « partage »

sous les auspices du Verbe.

La défaillance

de la « fonction maternelle »

est à l’origine de la génération

du monstre dévorant qui ne connait

que sa personne et l’objet de son désir.

La logique oblige à tirer la conclusion

selon laquelle elle n’est pas structurée

la mère génératrice du libéro- capitalisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Verbe reste immanent au chaos tumultueux des pulsions

et n’émerge à la surface qu’en période de baisse de celui-ci.

C’est alors que s’emparant de son support humain

le Verbe va faire « voler en éclats » l’organisation primitive

pour mettre en place une structure : cellule familiale ayant

pour base le « triangle symbolique » qui a servi de matrice

à l’apparition de la société au sein de la Nature.

La « révolution symbolique » introduite par l’initiation

fut donc incontestablement à l’origine de l’émergence

et de l’épanouissement de la « société des hommes ».

Le sub-mersion des barbares sans initiation fut

la catastrophe qui fit régresser celle-ci de l’état

de structuration symbolique à l’organisation primitive

par la « disqualification »du père porteur de Savoir et

l’intronisation de l’être support du désir tout-puissant qui

pilote comme le « bateau ivre » le Navire de la civilisation !

 

 

Le « colonisé » qui a mal à sa différence

est jaloux de la différence de l’autre

qu’il s’efforce de phagocyter

en phantasmant

la « complétude » des dieux.

« Structuré » par le Langage

l’existant accepte sa « finitude » et

se délecte de dialoguer avec l’autre

dans le strict respect des différences.

 

 

Il existe un seuil de frustration au-delà duquel

l’enfant n’a plus la force de désirer le sein

qu’il va dénier pour se concocter un sein

imaginaire (son propre pouce ou sa langue)

dont il peut disposer à volonté.

Tel est le mode de genèse de

l’ être dévorant

qui ne connait pas le partage ayant déserté

la réalité structurée par le « Symbolique ».

L’être dévorant ne résiste pas aux pulsions

d’accaparer sans la moindre hésitation

ce qui collectif ou  qui ne lui appartient pas

propre mais qu’il phantasme

comme le substitut  de l’objet de désir oral.

 

 

 

c’

Pour le libéro-capitaliste  conséquent l’idéal

du profit maximum réside dans le fait

de gagner le maximum sans fournir

de prestations ni d’investissements.

Et à la limite c’est être minable que

d’investir ou de fournir une prestation.

Pour le libéro-capitaliste conséquent

le commerce est une guerre où le vaincu

est destiné à être exploité jusqu’à la corde.

C’est seulement pour entretenir l’illusion

de transaction

que le puissant laisse des miettes au faible.

 

La société libéro-capitaliste c’est

la transposition du mode de vie

des Barbares (non initiés)

dans les formes élaborées

par les initiés kémites.

C’est pourquoi

l’être libéro-capitaliste

fonctionne sur le mode

de l’ « a-sociale-sociabilité » !

 

 

 

 

 

 

 

 

Si on est persécuté et exclu de la société

parce qu’on est « différent »

doit-on pour autant

renoncer à son essence et

s’identifier au persécuteur ?

On reste fidèle à soi-même

malgré les persécutions

pour éviter de basculer

dans la spirale infernale

de l’aliénation

et pour créer les conditions

favorables à l’é-mer-gence

de l’humanité dans toute sa diversité.

 

 

L’unité de la famille : garant de la «  santé »

de la société partant de l’humanité

se trouve «mise à mal »

par l’intrusion des étrangers dont

les intérêts ne s’accordent pas

avec ceux de la famille génétique.

Nous vivons aujourd’hui

à une période de colonisation de

la famille par des étrangers sans visages.

 

C’est en castrant et en humiliant le père de famille

devant sa femme et ses enfants assemblés

que l’ennemi souille l’ imago de père digne

qu’ils ont  élaboré de sa personne

imago qui devient leur persécuteur chargé

d’anéantir leurs velléités de re-naissance.

C’est en accréditant la sorcellerie

selon laquelle leur père est un prolétaire

qui vend ses propres enfant pour survivre

que l’ennemi nourrit l’illusion

d’assurer pour l’éternité l’aliénation du vaincu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès que les enfants sont en âge de sortir

du « cocon familial »

et de partir à l’école

ils sont piégés et détournés

du noyau familial pour être

endoctrinés aliénés par

des organisations obscures.

La fonction assignée de la famille :

réduite à générer et à préparer

les membres réduits en esclavage

à se dévouer à servir

les intérêts de leurs Maitres obscurs.

 

 

 

C’est en empêchant « par tous les moyens »

l’élaboration les imagos

des père et mère aimés

ou en les détruisant en herbe

que les ennemis de l’humanité

tuent la famille

(ce fondement de la société)

qui devient une coquille vide

fonctionnant sur le mode de l’illusion.

Le retour au « culte des ancêtres » est

une nécessité  absolue

pour éviter de basculer dans l’aliénation !

 

 GROBLI Zirignon

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci de réagir avec un émoticône et de partager l'article
Love
Haha
Wow
Sad
Angry
You have reacted on "LES CARNETS DU SCRIBE 10" A few seconds ago
  • 19
    Partages

A lire aussi

fr Français
X