Sentier de l’initiation 5

Le sorcier qui veut bien communiquer

dit que les bons sorciers ne mangent

que ceux qui le veulent bien :

un nourrisson sur qui veille

l’imago d’un père porteur de Verbe

résistera à la dévoration du sorcier

en lui opposant la Loi dont le support

est l’imago du Père porteur de Verbe.

Ce sont les mauvais sorciers qui

au risque du châtiment suprême

s’acharnent à violer et à manger

les personnes sous la tutelle de la Loi.

Principe de séparation de la mère possessive

et de structuration symbolique du moi

le Verbe est l’antidote à la sorcellerie

dont la nature

consiste en la confusion des contraires

qui culmine à l’absorption-fusion de l’autre.

L’être humain accompli est in- comestible

aux pulsions d’absorption-fusion de sorcier.

Le sorcier est un être non structuré qui

fonctionne comme une enveloppe

remplie de pulsions à la recherche

de satisfactions.

C’est ce qui fait du sorcier

un ectoplasme doté du pouvoir de

prendre la forme de ses victimes

pour les pénétrer sans éveiller

de soupçons.

Tel est le procédé fondé sur

l’identification à la victime

et la projection de l’ectoplasme

du sorcier à l’intérieur de l’autre.

La manœuvre du sorcier

ne réussit qu’avec ceux qui ont  

le même imaginaire :

les enfants de la mère toute-puissante.

L’existant : un  être structuré par le Langage

qui sait que le Verbe qui l’habite en est

l’Auteur légitime :

c’est ce qui fait de l’existant

cet être en mission chargé de délivrer

le message chiffré de la transcendance.

Toute création est  à la vérité

création princeps du Verbe

et l’artiste

l’instrument du Verbe qui

la signe et se prévaut d’en être l’auteur

est un « usurpateur » promis à la paranoïa.

L’accès au statut d’existant est un privilège

qui oblige à passer par l’ épreuve de

la création d’un objet d’art original

doté du pouvoir merveilleux de

« parler sans paroles ».

C’est à réceptionner le langage

comme une « épiphanie » que

l’être porteur de Verbe existe.

L’existence est assurément un privilège.

Tant qu’on vit sous la captation « réifiante »

de la mère toute-puissante

et de la famille (primitive)

on n’existe pas

et on n’est pas fondé à pérorer sur

l’ « existence authentique » qui

demeure de l’ordre du phantasme.

L’être qui existe pour avoir

réussi à se libérer de la captation 

de la famille primitive

se sous-tient d’un discours articulé

sur les « beaux-restes » : produits

de la symbolisation de la mère captatrice.

La fonction de la Loi : assurer

l’éternité des essences.

La mort est

un phénomène

qui masque l’éternité

de l’essence du mort.

Tel est le fondement de la foi.

Les éléments constituants de la famille sont

devenus indépendants pour échapper

à la mafia endogène.

La famille n’existe plus que de nom

même si à l’occasion de la mort

d’un ex-membre on se réunit encore

sous la pression de l’ Organisation 

pour cotiser afin d’enterrer le mort.

Je connais une famille où

pour entretenir l’illusion et perpétuer

l’exploitation du frère par le frère

on fait le projet « fou »  de

remplacer la famille traditionnelle

par un système associatif familial :

une « monstruosité » qui méconnait

les principes fondateurs de la famille

à savoir

affectivité et solidarité spontanées.

L’Etat devra intervenir pour aider

à la reconstruction de ces familles

détruites par le régime libéro-capitaliste.

Qu’est-ce que la vie et la mort ?

Nous venons au monde

sans savoir d’où nous venons

et mourons sans savoir encore

où nous partons  après avoir

circulé circulé circulé sans

trouver l’objet de notre Désir.

Qu’est-ce que la vie et la mort ?

L’unité fusionnelle de la famille primitive

qu’opère le « pathos »

de la mère toute-puissante

n’est pas suffisante pour fonder

la fraternité de ses membres.

La fraternité vraie postule

l’activité symbolique qui

libère les personnes de la glu

de l’imaginaire maternelle

où s’originent les illusions

de la magie et la sorcellerie  et

les unit sous l’autorité de la Loi du père.

Après la vie coloniale « sous contrôle » et

le régime infernal des travaux forcés

on espérait entrer dans une société

d’édification et d’espoir.

C’était hélas se bercer d’illusions

certains disent que c’est devenu pire.

Et l’on cite l’exemple de cette vieille

se parlant (tristement) à elle-même :

« quand finira t-elle cette indépendance » ?

Celui qui cultive l’amour des ancêtres est sidéré

de voir l’acharnement de chefs de famille

et leurs suiveurs

brader la terre de la grande famille pour

leur propre compte à des collectivités

d’étrangers venus sans doute pour

se substituer aux propriétaires naturels

du site.

Se doutent-ils seulement

qu’ils sont en train de compromettre

le présent et l’avenir de la famille.

On est saisi d’effroi et on se demande

le « pourquoi » de cette haine destructrice

contre une famille fondée par leurs ancêtres !

Ils ont choisi de sacrifier aux dieux étrangers.

Lorsque l’on connait la puissance persécutrice

des pulsions

non soumises à la « maitrise symbolique »

on ne peut que plaindre la jeunesse des villes

dans les sociétés négro-africaines

ex-colonisées privées d’activités sportives ou

culturelles structurantes ainsi que de loisirs

et d’occupations saines :

comment veut-on que cette jeunesse

débordante d’énergie occupe son temps ?

Elle n’a pas d’autre choix que la beuverie

les drogues l’endoctrinement religieux

et les « tontines sexuelles ».

Et c’est avec cette jeunesse pervertie

jusqu’à la moelle des os qu’il faut compter

pour la restructuration nécessaire de

nos sociétés déstructurées par la colonisation !

A l’origine de l’Humanité il y eut sans doute

une mère androgyne qui généra des filles et

des garçons tellement identifiés à leur Mère

qu’ils s’imaginèrent eux-mêmes androgynes.

Il a fallu l’apparition d’une mère dotée

d’une différence avantageuse qui la rendait

capable de concevoir des pratiques utiles

comme l’agriculture et la domestication

la création d’ustensiles de cuisine

nécessaires à la vie des hommes émergents.

Cette mère symbolique fut à l’origine

de la création du Langage primordial

dont l’appropriation

généra l’Humanité parlante qui

offrit la capacité de nomination 

instrument de la détermination des sexes.

Si la famille se définit par la solidarité et

la sollicitude envers les uns et les autres

dans les familles négro-africaines

prolétarisées

où par la sorcellerie

on empêche son frère de réussir

peut-on encore parler de famille ?

La famille négro-africaine prolétarisée

est un « nœud de vipères » :

c’est pourquoi il faut craindre

l’émergence (précipitée) qui

assurément constituera un grave danger

pour nos jeunes nations qui ont besoin  

de restructuration

parce que les sans-familles seront légion.

Les peuples occidentaux n’ont pas l’esprit plus

démocratique que les autres jugés despotiques.

En effet c’est parce que les occidentaux

disposent d’espaces de non-droit

dans les continents qu’ils dominent

qu’ils peuvent se prévaloir d’être démocrates

chez eux.

C’était déjà la même chose

dans la Grèce ancienne qui avait la possibilité

de se « défouler » sur les métèques pour

mieux pérorer sur la démocratie à l’Agora.

La démocratie qui

postule  la maitrise symbolique des pulsions

par la promotion

du système d’initiation institutionnalisée

Les « petits malins » qui se cachent derrière

le Nom sacré de Dieu

pour commettre les pires forfaits

en étant assuré de leur impunité

doivent savoir qu’ils se leurrent

et s’exposent au châtiment d’aliénation car

Dieu ne protège que les hommes de vérité.

Les sectes qui prolifèrent dans les sociétés

négro-africaines

et permettent à leurs fidèles de

se prévaloir de leur « indulgence »

pour endormir leur conscience

sont des institutions qui oeuvrent

à enferrer l’homme noir dans l’aliénation

Il est des moments fatidiques dans la vie où

les exigences de la survie sont telles que

les hommes oublient de sacrifier

au « rituel de libations »  aux ancêtres

ou de consacrer  des vœux de succès

à celui qui est parti loin à la recherche

des moyens de subsistance :

pour se concentrer sur l’instant présent.

« Situation-limite » qui est actuellement

celle des ethnies dominées et exploitées

dans les pays négro-africains affranchis

comme si les dirigeants noirs

s’étaient identifiés aux colons blancs et

qu’il leur fallait

leurs Nègres pour leur servir de repoussoir.

Pour sécuriser la vie en société et assurer

le bien-être des citoyens

une « révolution culturelle » s’impose

savoir :  saisir la vérité selon laquelle 

ce qu’on appelle « réalité » n’est que

le produit de la « sur-imposition »

des phantasmes

produits de la frustration originaire

que les hommes hallucinés

s’acharnent à « réaliser ».

A la vérité l’impétrant accède

à la réalité (authentique) au terme

de l’activité symbolique créatrice

de formes préverbales

éléments constituants du Langage

principe de structuration de l’imaginaire.

La paix résulte

de la vie conforme à l’ordre symbolique.  

C’est curieux ce qui se passe actuellement

pour le groupe dominé exclu de l’exercice

de toutes les activités politiques

et administratives.

Pour survivre les ressortissants

de ce malheureux groupe

qui se sont rabattus sur les villages et

qui se disent gardiens de la tradition

ont réinventé l’organisation mafieuse

qui leur permet d’exercer un contrôle

tout-puissant sur leurs congénères

qu’ils spolient de leurs terres ancestrales

qu’ils bradent pour une bouchée de pain !

Le compatriote qui revient de l’étranger

est bien triste

de constater la prolétarisation de

son groupe sous le regard indifférent de

la communauté nationale et internationale.

A l’état de nature l’homme est un paranoïaque

qui se libère de la persécution de ses pulsions

en les projetant sur les autres

et qui se prévaut de

la perception de ses pulsions dans les autres

pour s’en « défendre » en les attaquant.

C’est donc contre lui-même que l’homme

se bat en croyant s’affronter avec les autres.

L’homme à l’état de nature est

un paranoïaque qui ne fut « socialisé »

qu’à la faveur de la technique d’initiation.

C’est par cette voie que les Pères fondateurs

ont « arraché » l’être paranoïaque originaire

à l’état de nature pour

le structurer et en faire un « être de société ».

A l’origine de la Lutte pour la survie

qui fait de l’existence un enfer

il y a l’angoisse de mort : résultat

du traumatisme de la naissance.

(C’est la gloire du Bouddha de

l’avoir très tôt compris)

Aussi bien à l’état ordinaire

les hommes « en souffrance »

tentent-ils de

maitriser l’angoisse de mort

consubstantielle à l’existence par

sa projection sur les autres pour

se donner le prétexte d’agresser

celui qui est censé les agresser :

telle est l’origine des guerres.

L’homme est donc

un paranoïaque congénital qui

ne deviendra un « être social »

qu’à se rendre maitre

de cette pathologie de naissance.

C’est cette question préliminaire  

que les Pères fondateurs résolurent

par la mise en place et l’instauration

de la technique primitive d’initiation.

Quels dirigeants politiques seront t-ils assez humains pour

expliquer aux négro-africains le fonctionnement

de ce monde vers lequel ils les conduisent ?

Arrachés à leur tradition les Négro-africains

sont jetés dans la société libéro-capitaliste

dont ils ne connaissent pas les rouages !

Déboussolée la nouvelle génération n’a pas

d’alternative (pour survivre) de  brader

le patrimoine foncier de la grande famille

et si elle n’est pas de l’ethnie au pouvoir

de s’exposer au dénuement absolu

et de condamner ipso facto

les générations futures  à la vie marginale.

N’est-ce pas la fonction des dirigeants

d’expliquer aux négro-africains « paumés »

les règles sur lesquelles fonctionne

le système libéro-capitaliste où ils sont contraints à vivre ?

Le problème à résoudre pour l’enfant d’Homme

pris en captation par une mère toute-puissante

dans une famille de type primitif

pour se constituer membre d’une famille

« cellule de base » de la société des hommes

c’est de trouver les moyens de

résolution culturelle du conflit anal-sadique

qui oppose l’enfant en révolte à sa génitrice

ou à sa figure masculine.

La technique de la psychart-thérapie

qui sépare l’ « enfant-phallus » de la Mère

en réalisant le meurtre symbolique de celle-ci

s’avère la voie royale de résolution du conflit

condition nécessaire à

la structuration personnalisante de l’être anal.

La mère toute-puissante et ses enfants « réifiés »

n’hésitent pas à épingler et à dévorer

le membre indocile qui aspire

à se séparer et à se « personnaliser »

au risque mettre en cause

l’homogénéité du groupe primitif.

Telle est l’origine assignable

à l’Interdit

qui régit la famille non structurée

interdit dont l’objectif  est de faire

obstacle à l’émergence d’un «  père castrateur ».

Le sorcier est un être non structuré dont

la destructivité ne dépasse pas

les limites du cercle familial :

c’est l’incapacité de déplacer

ses pulsions de destruction

au-delà des limites du cercle

et d’être contraint à

les retourner contre les siens

qui caractérise l’être sorcier

au demeurant inapte à discriminer.

Le sorcier est la figure régressive

de la mère primitive qui dévorait

ses enfants sous les affres de la faim.

Le sorcier est donc le symptôme de

la famille actuelle

déstructurée retournée à l’état primitif.

Ah si les hommes avaient connu l’initiation

au lieu de fuir dans l’Imaginaire pour

échapper aux persécutions

de la mère toute-puissante

le monde ne serait pas livré

à l’affrontement sans merci

et sans fin

des monstres dévorants

et « il ferait bon vivre »

dans une société d’hommes structurés

régis par le respect  scrupuleux de la Loi !

Ce ne sont pas les colonisateurs qui nous enferment

dans le système « dia-bolique » de l’aliénation :

ce sont plutôt nos dirigeants (singulièrement

les premiers)

qui ont joué à la perfection la comédie

de la décolonisation

mise en scène par De Gaulle.

En considérant la prestation

de nos « pères-fondateurs »

qui aurait pu soupçonner la triste vérité

d’une indépendance octroyée et non authentique ?

L’être humain est celui qui

est conscient de sa fragilité

et du besoin absolu

qu’il a de l’autre

comme partenaire pour

échanger et s’enrichir 

des apports réciproques.

L’esclavage : le résultat

d’une mauvaise « lecture ».

Ce que l’impétrant apprend avec certitude

au terme d’une longue initiation

c’est que « la Loi est la Loi » :

sa transgression est inéluctablement

sanctionnée par la mort.

La vérité qui initie est que la Loi

est le principe inviolable de l’existence.

Ce ne sont pas les colonisateurs qui nous enferment

dans le système diabolique de l’aliénation :

ce sont plutôt nos dirigeants (singulièrement

les premiers) qui ont joué à la perfection

la comédie de la décolonisation gaullienne.

En considérant leurs prestations

qui aurait pu soupçonner la triste vérité

d’une indépendance octroyée et non authentique.

Les « hommes potentiels » n’ont pu survivre

dans la Nature inhospitalière

qu’en état d’ex-stase

et de délire compensateur

des affres des frustrations.

Le système d’initiation

à « castrer »les hommes potentiels 

du désir de toute-puissance qui

les « sous-tendait »

les dota d’une structuration symbolique

qui favorisa leur prise de contact avec

la réalité qui permit

la promotion de la société des hommes.

Non initié l’homme est un être « délirant ».

Le monde foisonne d’êtres sous-tendus

par le désir de toute-puissance

porteurs du phantasme

du sein idéal

qu’ils surimposent sur d’autres

en les convainquant qu’ils sont

le sein idéal qu’ils phantasment.

C’est ainsi que l’humanité se divise

et s’aliène en deux groupes distincts :

les « hommes-sein » et les vampires.

Le vécu de toute-puissance est un état imaginaire

que concocte l’être en proie

à une frustration intolérable :

état d’aliénation où il se berce

de l’illusion d’échapper aux affres de la réalité.

Mais de même que la faim sort le loup des bois

ainsi l’être aliéné redescend-il dans la réalité

« armé » de son phantasme de toute-puissance

pour faire triompher ses phantasme de jouissance.

Bienheureux l’être aliéné dont le phantasme de

toute-puissance rencontre des délirants comme lui.

Demander à un membre de l’ethnie dominée

ce qu’il pense du système

il vous dira sans nul doute que

ce système fonctionne comme le racisme

et qu’être un membre de l’ethnie dominée

c’est se voir condamné à l’ « apartheid »

dans son propre pays par des hommes

si puissants qu’ils ne le soupçonnent pas

tout comme le raciste aliéné  

ne soupçonne pas les souffrances du Noir.

Les Négro-africains s’affrontent dans des combats

sans merci

pour gagner les faveurs du maitre

et avec tristesse

nous voyons qu’ils sont soulagés

d’instaurer la même hiérarchie

déshumanisante

que la colonisation instaura entre

l’homme blanc et l’homme noir.

Le tribalisme c’est bien le « racisme tropicalisé » !

Le combat que l’homme noir mène contre

les membres de sa propre famille aliénée

est plus rude et plus impitoyable que

celui qu’il mène pour se désaliéner

contre le système colonial intériorisé.

C’est l’héroïsme qui est

exigé de l’homme noir néo-colonisé

résolu à recouvrer son humanité :

il est condamné à se battre contre

sa propre famille et le système colonial !

Le combat que l’homme noir mène contre

les membres de sa propre famille aliénée

est plus rude et plus impitoyable que

celui qu’il mène pour se désaliéner

contre le système colonial intériorisé.

C’est l’héroïsme qui est

exigé de l’homme noir néo-colonisé

résolu à recouvrer son humanité :

il est condamné à se battre contre

sa propre famille et le système colonial !

Ce que l’on demande avec ferveur au Cosmos

on finit par l’obtenir comme une grâce :

la société des hommes est confrontée

aux affrontements destructeurs

parce que obsédés de jouissance

les hommes

ne demandent pas la médiation

de la Loi qui régit le Cosmos.

Quel mal y a-t-il  à ce que l’âme

des hommes en mal d’expériences

s’initie au contact des feux de la jouissance?

L’intérêt inestimable de la technique de

la psychart-thérapie fondée sur

l’affrontement symbolique

des pulsions persécutrices

(sur le support artistique

où elles sont projetées )

c’est à la longue d’infuser

à l’impétrant la lassitude et

la vanité de l’affrontement incessant 

et de générer le désir d’un tiers pour

médiatiser ces pulsions qui poussent

les humains aux conflits destructeurs.

Autrement dit : l’expérience de

l’affrontement symbolique sans fin

et la « demande » au Cosmos

de sa médiatisation par la Loi

est ce qui « est en question »

en psychart-thérapie

le psychart-thérapeute étant

le lieu où le  vœu de l’impétrant

trouve son plein  accomplissement. 

Ainsi pour celui qui le « demande »

le thérapeute est-il un porteur de Loi.

Les étoiles qui brillent dans le ciel bleu

sont les âmes des héros qui

ne veulent pas intégrer

la communauté villageoise

sous terre :

pour se délecter de la joie

de briller seules

à distance des autres étoiles

sans les ennuis du « vivre-ensemble ».

C’est dans la marginalité active (qui

refuse sans appel le désespoir et

la mort sans gloire)

que s’initie dans l’affrontement

avec les déchets immondes

la création originale appelée à

servir de fondement

au renouvellement de la société.

L’artiste marginal est la figure

des Pères-fondateurs

sans lequel ce retour pitoyable  

au culte du Veau d’or n’existerait pas .

Il est déplorable que dans une société

consacrée au « culte du Veau d’or »

il y ait des personnes marginalisées.

Que doivent donc  faire celles-ci si

la « fonction du père » est

formellement interdite

sous peine de mort ignominieuse ?

Si aucun lien ne relie plus les êtres sociaux

même les hommes de culture

chargés du tissage des liens

c’est que le rapport d’argent

qui domine sans partage

ne permet plus cette fonction.

Le système libéro-capitaliste

aliène les hommes sans pères

et cause la mort symbolique de l’humanité.

Le « Crime contre l’Humanité »

c’est à l’Autre (qui fait obstacle

à l’accomplissement

de l’Humanité)

qu’il faut l’imputer

et non à l’existant qui désire

vivre en conformité avec la loi.

L’aliénation de l’Humanité est

de ne pas savoir distinguer

entre le bourreau et la victime.

Il n’existe pas d’autre pour

l’Autre tout-puissant.

C’est pourquoi

toute résistance est perçue

comme un acte de castration

qui mérite « mâle-mort » !

C’est pour survivre que

la plupart des hommes

renonce

à la lutte pour l’existence.

La marginalisation et la mort par

inanition dans l’abandon

sont les sanctions

auxquelles l’Autre

condamne les êtres

respectueuses de la Loi

qui désirent la liberté d’exister

à la jouissance de l’être-fétiche.

Il n’y a qu’un moyen pour

s’entendre avec l’Autre :

accéder à tous ses désirs

en renonçant

au statut d’être humain.

Que d’hommes se sont

aliénés

pour l’amour de l’Autre !

Le capitalisme qui a introduit la division et

l’aliénation dans l’Humanité

est l’antithèse du christianisme originel

dont il se prévaut d’être le vecteur.

On est fondé à conclure que

le capitalisme est un régime aliéné

à « détruire » sur le mode symbolique

pour créer

les condition du renouveau de l’Humanité.

Être chrétien c’est aimer les autres

comme soi-même

même celui qui n’en est pas digne

parce qu’il ne sait pas ce qu’il fait.

Être chrétien c’est accepter

les hommes tels qu’ils sont

comme des frères

dans leur unité et leur diversité !

Le Beau-reste est la « guenille » arrachée

à l’acharnement destructeur

du « maitre-fou  

pour couvrir notre nudité.

Le Beau-reste est le signe 

de notre dignité sauvée de l’abjection !

Selon les initiés Dogons

le dernier élément

que l’impétrant cherche

pour connaitre la Vérité

est caché derrière

la porte que le Créateur

a ouverte pour laisser

les essences ex-sister.

C’est dire que l’homme

en exil (dans le monde)

est condamné à

la privation de la Vérité.

On n’est pas obligé d’exister mais

si on veut exister

on doit couper soi-même

le « cordon » qui nous lie

à la mère toute-puissante.

L’existence est sous-tendue par

la volonté sans faille d’être libre.

C’est en perdant ses illusions d’être aimé et

et d’être protégé

qu’on acquière la maturité et

qu’on s’engage dans la voie de l’existence.

Affublé de ces oeillères on n’existe pas

on demeure le fétiche de la mère captatrice.

Si une famille est déstructurée par

la « force des choses »

ses membres dispersés

ont l’obligation sacrée d’œuvrer

à sa reconstruction pour se doter

d’une cellule familiale

susceptible de garantir

leur humanité.  

en les préservant de l’aliénation.

Incontestablement c’est un signe

d’aliénation que de ne pas avoir

le souci pressant de

reconstruire sa famille détruite !

L’initiateur du « cercle des persécutés »

Bouabré Bruly

disait en connaissance de cause que

la fin de l’initiation est sanctionnée

par la création originale

d’une « beauté visuelle »

autrement dit par la création

d’une oeuvre d’art originale.

En effet c’est à avoir

la maîtrise symbolique de

ses pulsions « anales-sadiques »

que l’impétrant fait son entrée

dans le champ symbolique qui

structure la société des êtres humains.

Le beau-reste est ce qui reste à l’être structuré

lorsque le capitaliste accapareur lui a tout pris :

le beau-reste est le signe indéfectible

du moi structuré.

C’est par le beau-reste que l’être structuré

prend conscience de sa « finitude » et

organise sa vie dans la responsabilité

Et il n’est qu’un « monstre dévorant »

celui qui ne peut se prévaloir d’un beau-reste.

L’existant est celui qui a la capacité

de laisser des « beaux-restes »

en dépit de l’acharnement

du « Trou » coextensif

à la Nature et à l’homme

en obtempérant à la Loi

qui prescrit de renoncer

à la dévoration de l’objet

tout entier.

Les beaux-restes constituent

les produits « boucanés » et

symbolisés

dans l’activité artistique 

du renoncement (à la Jouissance).

Les êtres avides et non reconnaissants qui

visent à la dévoration de celui qui offre

en tarissant la source vive

produisent l’effet néfaste

de « tuer » l’humanité dans le donneur.

Les êtres bons ne vivent pas longtemps 

certes

mais c’est à affronter les êtres dévorants

et à résister à leurs pulsions avides que

l’être doté des qualités humaines résiste

et découvre la voie d’accès à l’existence.

Ce qui résiste à la dévoration du « Trou »

coextensif à la Nature

et à l’homme primitif

c’est le « beau-reste » :

plus-value qu’apporte

l’être exceptionnel

habité par le Verbe.

Le beau-reste qui est 

(sacré) est l’élément

constitutif du Langage

métaphore culturelle du Verbe créateur.

L’homme seul n’est jamais

seul dans ce monde éclaté

il est en compagnie de

Dieu l’Invisible

en méditation ou

durant l’activité artistique.

Les « beaux-restes » sont

les enfants de

sa relation avec l’Invisible

C’est à travers le système symbolique

tissé par l’imago du père

porteur de Verbe

avec les pulsions

« maitrisées »

et structurées

que le « je » émerge et

éprouve des sentiments

parle et pense.

le sujet humain n’existe

qu’au sein du système symbolique.

Le désir non médiatisé par la Loi

est par essence pervers

et destructeur pour l’objet.

Ainsi la manière dont

il traite la personne désirée

définit-elle plus le désirant

que l’objet humain du désir.

Finalement le désir définit

plus le désirant

(structuré ou non) que

l’objet quel que soit sa qualité.

Le désir sans la médiation de la Loi est

a-vide et culmine à l’absorption

de l’objet : 

aliénante pour le désirant.

C’est ainsi que

sans la médiation de la Loi

l’a-relation du colonisateur

et du colonisé

culmine à l’aliénation des deux.

Expression du lien qui les attache

le racisme

condamne le colonisateur et le colonisé.

L’homme tout-puissant qui règne par

la terreur et la réduction des autres

en déchet

est un homme

qui ne connait pas la paix

étant obsédé par le phantasme que

ses semblables qu’il a « fécalisés »

complotent sa mort.

La paix est l’expression du fait de

vivre en harmonie avec les autres

dans un rapport médiatisé par la Loi.

Les Noirs ex-colonisés sont des êtres « réifiés » qui

attendent en vain que les Blancs rendent

leur force vitale qu’ils ont volée.

Mais a-t-on jamais vu un voleur

restituer le produit précieux de son vol

surtout si grâce à celui-ci il est devenu

tout-puissant ?

Assurément l’épisode colonial fut

une rencontre fatidique qui sanctionna

l’aliénation des Négro-africains et des Occidentaux.

La paix n’est pas absence de conflit

car lorsque les braises

des conflits non résolus

couvent sous la cendre

il n’y a pas non plus de paix.

La paix postule l’harmonie

qui se dégage de

l’état de structuration symbolique

des hommes gouvernés par la justice.

Le support artistique est la métaphore culturelle

de la mère toute-puissante sur laquelle l’enfant

évacue ses pulsions anales-sadiques.

Le support maculé est donc la représentation

de la mère fusionnelle devant laquelle l’enfant

vidé de sa substance

a le vécu d’être une enveloppe  inconsistante.

La stratégie de la psychart- thérapie consiste

à encourager pour qu’il  affronte la métaphore

de la mère toute-puissante avec le sous-tien 

du « transfert »

dans un combat physique afin de lui infliger

des « blessures symboliques » qui produisent

l’effet de castrer la mère fusionnelle

et de délivrer l’enfant réduit à l’état de fétiche.

Ainsi fait son apparition

la métaphore de la mère symbolique : matrice

symbolique qui donne naissance de la personne.

Chacun se bat et se « dé-bat » en usant

de  tous les moyens

que lui offre les possibilités de

son imagination sadique

pour tenter d’émerger du trou

où les colons ont enfermé la race noire.

Chacun veut être le porteur de phallus

et dans cette perspective fait tout

ce qu’il peut pour faire obstacle à celui

qui montre des capacités de réussite.

Telle est la « lutte pour la primauté »

(qui n’admet pas de solidarité)

à laquelle se livrent les néo-colonisés !

Quel enfant noir n’a pas eu le vécu d’être

un instrument vivant entre les mains

de ses ainés tout-puissants ?

C’est bien connu :

la tradition exige

la soumission aux ainés.

Hallucinant !

quand on considère les choses avec

le désir de savoir pour savoir

on se rend compte qu’il y a

quelque chose d’inhumain

dans la tradition qui prescrit

la soumission absolue aux ainés.

La Loi est à inventer

pour la promotion des rapports humains.

En cherchant bien les « causes assignables »

à la domination et à la réification

de l’homme noir

on décèle que bien avant

la domination coloniale

sévissait dans la tradition la domination

des vieux sur les jeunes (gérontocratie).

L’âge était un facteur de domination

qui sans doute a préparé la voie

à la soumission au colon.

C’est pourquoi pour se délivrer

de l’image intériorisée du colon abusif

il faut au préalable remettre en cause

la domination toute-puissante des ainés

et mettre en place

les relations humaines médiatisées par la loi.

Quand on connait le cœur de l’homme noir

on est terrifié de sa haine pour son frère

et on comprend les difficultés inouïes

sur lesquelles l’homme noir bute

dans les efforts qu’il déploie pour

se relever du traumatisme colonial

et à entreprendre la reconstruction

de son monde déstructuré.

Le négro-africain est un aliéné qui

doit se soumettre à

un traitement psycho-thérapeutique

pour assurer sa décolonisation mentale.

Telle est l’obligation qui s’impose à lui

ses autres préoccupations

singulièrement pour le Développement

ne sont que suractivité et « distraction » !

Le meurtre symbolique de la mère primitive ou

de sa figure masculine : le père tout-puissant

est la condition nécessaire à l’émergence de

la société des hommes structurés et solidaires

gouvernés par un père porteur de Verbe

C’est une horde de Barbares que  

régit par la terreur une mère toute-puissante

ou sa figure masculine : un père tout-puissant. 

La famille primitive est le système originaire où

l’homme est aliéné à l’homme :

basée sur l’organisation duelle mère-enfant

elle fonctionnait sur le mode 

de la possession de l’homme par l’homme.

Pour l’homme tout-puissant d’aujourd’hui  

(métaphore de la  mère primitive)

les autres hommes sont ses possessions.

La liberté du citoyen postule donc d’abord

le meurtre symbolique de la mère primitive

par la voie de la maitrise symbolique

des pulsions sadiques qui sous-tendent

l’imago de la mère primitive camouflé

sous l’apparence d’un substitut contemporain.

La vie sans la  liberté n’a pas de valeur

elle se réduit à l’être-là de l’animal

et de  l’objet :

c’est la liberté qui donne sa saveur

à l’existence de l’homme.

Et la liberté exige de celui-ci qu’il

se « batte » pour l’arracher à ceux

qui dans la société et dans le lignage

croient mordicus

qu’ils le possèdent comme une chose.

L’angoisse de subordination (castration)

est ce qui préoccupe en priorité

l’homme négro-africain réifié

par le système colonial.

C’est pourquoi cet ex-colonisé

a une sainte horreur de celui

qui aspire à é-mer-ger de la masse pour

se positionner comme porteur de phallus.

Après les exactions in-humaines de

la période coloniale

les négro-africains voudraient bien

qu’on les laisse tranquillement

se « repaître » de leurs phantasmes.

Et ils ne tolèrent pas que quelqu’un

de différent

vienne troubler leur Harmonie.

C’est pourquoi les Négro-africains

n’acceptent pas

le retour au pays de leurs frères

(Amos au Ghana Panda au Congo)

après un long séjour chez les Blancs.

Quand j’ai décelé que le colon habite

mes frères du village

même ceux qui ne les ont pas connus

je comprends pourquoi

mes frères me haïssent !

Depuis l’ère coloniale en effet

l’homme noir aliéné au colon

est « formaté » à haïr son frère

surtout celui

qui a vécu longtemps en métropole. 

Une famille dé-structurée

est comme une oasis qui

ne laisse pas à l’homme

la possibilité de refuge.

Comment survivre

dans le désert du village ?

Un frère qui commet le délit

d’ « abus de confiance »

c’est comme s’il tuait

la fraternité dans le frère

en attendant

de le tuer en réalité.

Indigne de confiance

ce frère est un aliéné 

« bon pour les soins »

à l’hôpital psychiatrique.

« Faire confiance » est

un bon test pour savoir

si le frère est

en bonne santé psychique !

Cette passion de l’ex colonisé pour l’argent

n’est pas la même

que celle de l’homme blanc parce que

l’homme noir n’accumule pas l’argent

pour le capital

aux fins de la gestion du monde.

Tout se passe comme si le phallus-anal

que cherche l’homme noir était interdit.

D’où cette démarche obsessionnelle de

l’homme noir dans sa recherche

de l’argent qui

lui « brûle les mains » lorsqu’il le touche.

La plus grande victoire de l’Occident sur

le monde négro-africain

ne réside pas dans le fait

de l’avoir conquis et colonisé

mais de l’avoir aliéné par la passion de

l’argent.

En effet avec l’entrée de l’homme noir

dans le système libéro-capitaliste

sonne le glas de

sa culture millénaire fondée sur

le principe de la solidarité organique.

Le triomphe de la règle sacro-sainte

du « profit maximum »

sanctionne la fin de la société kémite !

Fondée sur le principe de solidarité organique

l’organisation sociale négro-africaine

était incontestablement plus proche

du « socialisme-scientifique » que

du libéro-capitalisme.

Pourquoi donc les pères-fondateurs

des nations noires post-coloniales

ont-ils opté pour cette dernière voie

en contradiction manifeste avec

leur système d’organisation sociale ?

Ils subirent sans doute les pressions

de la part du « Mégacolon » pour qui

les colonies étaient le « pré-carré » français.

Il est bien évident qu’il faut être soi-même pour

être libre de développer ses potentialités.

C’est pourquoi nous affirmons qu’en poussant

les pays négro-africains supposés décolonisés

dans la voie de développement choisie

le colonisateur les égarait sciemment aux fins

d’enferrer ses serviteurs

sur la voie de aliénation.

Ainsi l’indépendance octroyée était un calcul

destiné à aliéner (pour l’éternité) l’homme noir.

L’homme noir post-colonial est un être aliéné

(à celui qui prétend avoir décolonisé)

sur qui il ne faut pas compter pour

la renaissance du monde négro-africain.

C’est pourquoi afin de favoriser celle-ci

il est nécessaire d’œuvrer en priorité

à la dé-colonisation mentale du Noir

La renaissance noire restera

le phantasme de quelques-uns

si ce préalable ne trouve pas satisfaction !  

Parti enfant en France où l’intégration de

l’homme noir n’était pas chose facile

l’angoisse de basculer dans l’aliénation

ou dans l’esclavage

m’a donné la force morale de rester

fidèle à mes origines noires et

de retourner dans mon pays

rempli de douces illusions.

Pourtant après vingt cinq ans

de séjour  sur le sol français

je me sentais aussi français

que mes condisciples français.

Le plus succulent dans mon histoire

c’est qu’à mon retour dans mon pays

devenu indépendant

je ne fus pas reconnu et intégré

comme je l’escomptais

les membres de mon lignage 

n’ayant pas hésité à me prendre

pour un français parce que

j’ai « vécu longtemps chez les français ». 

Je voudrais bien que ceux qui le peuvent

occidentaux ou négro-africains m’aident

à comprendre et à résoudre ce problème

dont furent victimes

deux illustres devanciers :  Amos et Panda.

Celui qui n’a pas l’argent pour

satisfaire ses pulsions

ni le savoir

pour maitriser celles-ci

est un être condamné à

la persécution

de ses pulsions frustrées

et au « délire compensateur ».

Dans les pays néo-colonisés

les pauvres sont des délirants !

Les pays dé-structurés par la colonisation

et la chasse à l’esclave

qui aspirent au développement social

doivent en priorité créer

les conditions favorables

à leur restructuration symbolique.

En effet pour entreprendre et réussir

des activités de développement social

il est nécessaire que les agents

de développement aient la maitrise de

leur compulsion aux actes anti-sociaux

acquise durant la période de servitude

et qu’ils acceptent le bienfondé

des contraintes qu’exige la vie sociale.

La Culture contemporaine offre le choix

des techniques de décharge pulsionnelles

et de restructuration symbolique efficaces.

Si on « creuse » l’apparence séduisante

des relations

sur lesquelles reposent

la vie familiale et sociale

on dé-couvre une anarchie

de relations qui évoque la termitière.

A l’origine du sentiment d’insécurité

et d’angoisse qui perturbent

le comportement des êtres dit sociaux

il y a incontestablement l’absence de

structuration symbolique des relations.

Les frustrations in-évitables

imposent à l’homme

la croyance selon laquelle

il est en exil sur terre

mais la patrie de l’homme

où se trouve t-elle ?

Même les morts

qui s’y sont rendus

sont dans l’impossibilité

de révéler

sa patrie à l’homme en exil.

Le rituel fondateur de la famille primitive

s’organise autour de la castration du père

et dans un « repas communiel »

par la Mère et ses « petits ».

L’émergence de la société des hommes

a nécessité le meurtre symbolique

de la mère toute-puissante par le héros

qui a créé du Langage avec la matière

de son corps sublimé.

Il résulte de ce qui précède que

la parole authentique est

la transposition au plan symbolique

de la consommation par le père et

les « impétrants »  

du corps sublimé de la Mère sacrifiée.

Les Négro-africains (grands et petits)

assistent impuissants

à la disparition des vestiges  

de la solidarité :

structure de la vie sociale qu’ils

ont hérité des Pères-fondateurs.

Ce qui leur est présenté

sous le label « émergence »

est le signe fatidique du retour

à l’état de barbarie antérieure

au système d’initiation des ancêtres.

L’existence n’est pas l’or que les conquistadors

allaient chercher dans les mines du Potosi :

l’existence n’est pas une pierre précieuse

mais le sentiment intense d’exister

qui revêt une valeur si inestimable

qu’elle éclabousse toutes les autres.

C’est incontestable qu’il y a

quelque chose de divin dans le vécu d’exister.

Sous l’apparence hideuse de la détresse du milieu

c’est contre la mort que l’aspirant à l’existence

se bat pour arracher son droit à l’existence.

Exister c’est à défaut de tuer la mort

la balafrer du moins :

le « beau-reste » est le trophée de l’existant !

L’existant est la « Rose des sables »

qui triomphe des privations

et s’épanouit dans le désert.

L’existant est

le « miracle de la Vie » qui

en venant apporte ses provisions.

Les vivants sont les instruments des morts

qui exigent que leur attente frustrée

(pendant leur vie sur terre)

soit comblée

à tout le moins au plan symbolique.

Le sacrifice aux morts est

le préalable nécessaire qui confère

la disponibilité de vivre pour soi-même

après avoir satisfait les morts exigeants.

« Scotchés » à leur mère possessive les enfants

n’ont pas d’énergie disponible pour investir

la réalité sociale.

C’est pourquoi ils sont condamnés

à s’entredévorer

sur le mode hallucinatoire

ce que désigne la notion obscure

de « sorcellerie ».

Ignorants de la loi du travail qui

régit la société des hommes

c’est en parasitant les plus faibles

et en leur imposant leur volonté de vivre

que les plus forts assurent leur subsistance.

L’origine de

l’ « exploitation de l’homme par l’homme »

est sans doute à chercher

dans la famille primitive cette « Termitière ».

Sous la domination d’une mère toute-puissante

la famille primitive est indifférenciée

le père prétendu n’étant que l’appendice

de la femme-mâle dépourvu de

la capacité de maitriser et de médiatiser

c’est ce qui fait de la famille primitive

le lieu des interactions directes qui font

l’effet de sorcellerie.

La mère primitive est donc le principe

de la sorcellerie à laquelle les enfants

s’initient dans leur relation précoce au sein !

On se libère de l’état de fusion avec la mère

toute-puissante (qui nous oblige

à nous identifier avec elle et

à nous prendre comme objet

de jouissance sadomasochiste)

en projetant sur un support 

nos pulsions orales-sadiques.

C’est à affronter le gribouillis

constitué par l’accumulation

des « matières » projetées

et à interroger les traces

imprimées dans le support

que l’on a l’opportunité de

déceler des formes larvaires :

constituantes du Langage

dont l’appropriation a l’effet

de libérer de l’état de fusion.

D’où la conception

selon laquelle le Langage est

par essence un don du ciel : épiphanique.

un « don du ciel » : une épiphanie

Il n’y a de libération véritable que

de la posture de fixation

à la mère toute-puissante

qui oblige l’enfant à fusionner

avec elle et à se traiter lui-même

comme un objet de jouissance.

A la vérité

fixation veut dire  « crucifixion ».

Il est fort probable  qu’au train où vont les choses

que si l’on proposait aux Noirs d’Afrique

le retour à la colonisation voire à  l’esclavage

contre forte rémunération

beaucoup n’hésiteraient pas à accepter en disant :

est-ce que l’esclave ne vit pas aussi ?

Un chien vivant vaut mieux qu’un homme mort.

C’est de leur dignité de créateurs

des valeurs humaines

que les Barbares conquérants ont spolié les Noirs.

L’essentiel pour l’homme perdu dans la jungle

de la « société sans initiation »

c’est l’appréciation de sa propre conscience

Juge intérieur insensible aux négociations

des hommes de cette société sans initiation

et non l’image infidèle que renvoient de lui

les regards flatteurs des autres.

Le « désir de reconnaissance » 

est sous-tendu par l’obsession.

du « Désir de l’Autre » fatal à la conscience.

Les œuvres d’art sont comme les hommes

qui les créent

elles naissent vivent leur propre vie

et meurent

quelquefois sous nos propres yeux

sans que nous n’y pouvions rien.

L’important pour l’œuvre d’art

est d’avoir révélé son essence

à son auteur pour qui l’important

est d’avoir vécu.

Les œuvres d’art ont

aussi leur destin qui mérite compassion.

Aliéné dans le noyau basaltique de la Nature-mère

le « langage des formes » a é-mer-gé du geste

qui a affronté l’homme primitif et sa génitrice.

Et c’est en introjectant sa création-princeps

que l’ « homme de pierre » s’est humanisé

pour devenir l’ « être de langage » qu’il est.

Le langage des formes

s’avère la matrice symbolique de l’être-humain.

Dans les maisons sont prévus des « lieux d’aisance »

et dans les grandes villes en plus de ceux-ci

on trouve des lupanars où les hommes vont

satisfaire leurs perversions.

Il ne manquait plus que des espaces pour évacuer

les pulsions antisociales sur le mode symbolique :

les ateliers en psychart-thérapie viennent de

combler ce manque :

occasion propice pour les hommes en société

de se libérer de leurs pulsions sexuelles

refoulées par les exigences de la société

et d’éviter des prétextes aux conflits destructeurs.

Il faut espérer que

les hommes sauront saisir cette opportunité pour

créer les conditions d’harmonie et de paix sociale.

« Sous-tendu » par les pulsions de vie en mal de

justification

la fonction du mythe inaugural était de fonder

le Crime primordial et

de le faire accepter sans critique

à l’esprit immature des primitifs.

Dans les sociétés moderne où l’idéologie et

la philosophie se sont substituées au Mythe

la fonction assignée à celles-là est la même :

à savoir rationnaliser le Crime primordial

et le rendre « digeste »  à l’esprit 

des hommes « manipulées » par

les grands détenteurs de capital.

Ainsi à l’instar de la culture primitive

la culture moderne est-elle marquée

au coing de la névrose obsessionnelle

dont elle attend d’être guérrie par

des activités de réparation symbolique.

La destruction des sociétés négro-africaines 

et la négation de l’apport du Négro-africain

à la civilisation universelle

constituent le Crime primordial de la société

libéro-capitaliste que l’idéologie raciste

et la philosophie essentiellement allemande

(ces mythes des temps modernes)

ont pour objectif de faire passer pour la Vérité.

La peur in-nommable de l’existence

qui consiste à se « dé-couvrir » et

à se montrer au monde

dans sa vulnérabilité

sur les ruines de ses rêves défunts

est ce qui nous empêche d’exister.

L’existence est comme une grâce

car ça consiste à s’éveiller de

l’état de mort-vivant pour

se prendre en charge dans

les déterminations étroites

révélatrices de sa « finitude ».

Entrer dans l’existence c’est

accepter l’inéluctabilité de sa mort.  

C’est méconnaitre la Loi à laquelle est soumis

l’homme dans le monde

que de refuser de travailler et de faire

travailler un autre à votre place.

Le maitre est un enfant

accroché à sa mère-servante

qui refuse de devenir adulte

en s’acharnant

à réduire son semblable à l’esclavage.

Les explications que mettent en avant

les sociétés sans initiation

aux fins fonder l’esclavage

ne sont que des tentatives

de  justification dont l’objectif caché

est de tromper l’Humanité sur leur état

d’êtres immatures incapables de s’assumer.

C’est à fracturer le système clos de la Nature par

l’activité créatrice de formes préverbales

que le Père-fondateur noir a fait émerger

la société des hommes.

Maitre universellement reconnu

de l’activité créatrice des arts plastiques

il faut être de mauvaise foi pour ne pas

reconnaitre l’antériorité de

la culture et de la société négro-africaines

malgré les preuves irréfutables fournies

par Cheick Anta Diop et ses collaborateurs.

D’ailleurs nul ne peut créer sans avoir fait

le passage par l’épreuve de la castration 

qui postule la détermination des sexes :

condition in-contournable à la « vie en société ».

C’est par l’ « Ouverture » du défilé des formes

constitutives du Langage

que l’homme potentiel

émerge du chaos pour

faire son entrée dans

la société des hommes

initiés vêtus de

la « peau de léopard ».

C’est un no man’s land

qui se dé-ploie hors de

l’Ouverture du défilé des formes préverbales.

L’initié Bouabré Bruly a écrit avec pertinence

que la création d’une « beauté visuelle »

sanctionne la fin d’une initiation.

En accord avec lui nous disons que la fin

d’une psychart-thérapie est sanctionnée

par la création d’une forme préverbale

qui témoigne de a maitrise symbolique

des pulsions sadiques-orales

qui fixent l’enfant à la mère primitive.

C’est par la création

d’une forme préverbale originale

que l’homme potentiel paie son droit

d’entrée dans la société des hommes initiés..

Grâce à la technique originale de la psychart-thérapie

l’homme a aujourd’hui l’opportunité de transférer

les pulsions et les vécus primitifs

qu’il a développés dans sa relation précoce envers

une mère toute-puissante

et d’être disponible de reconstruire sa personnalité

dans une relation médiatisée par la Loi.

Telle est la voie de passage accoucheuse

d’êtres humains qui mène du statut d’être-phallus

de la mère toute-puissante

à celui de personne au sein de la relation symbolique.

Sur l’homme noir l’homme blanc projette

l’image de sa mauvaise mère diabolisée

et se décharge enfin des pulsions

de colère noire et de haine destructrice

qu’il a développées dans la frustration.

La « fixation » sado-masochiste de

l’homme blanc à l’homme noir et

les réactions primitives de colère

et de haine destructrices

qui en résultent sont

sans doute des substituts

des vécus primitives que l’enfant

(blanc) frustré oral a développés

envers sa propre mère toute puissante.

La fixation à un objet ne se traduit pas par

une fascination qui immobilise le sujet

elle se traduit par des pulsions

d’appropriation

et de frustration inconscientes

de l’objet ou de ses substituts.

On se libère de la fixation à un objet

en prenant conscience des pulsions

de colère et de haine destructrices

qui « sous-tendent » la frustration

et en évacuant celles-ci

sur le mode symbolique :

par une technique qui fait appel à

l’activité de décharges pulsionnelles

qui gratifie du sentiment  satisfaisant

de détruire et de réparer le mauvais objet.   

La Loi est éternelle et prescrit le respect

des « étants » :

produits de la réplication de l’Etre.

Le magicien qui a la prétention de

transgresser la Loi et de refaire

le monde selon ses fantaisies

est un sorcier qui prend son désir

de toute-puissance pour la Vérité.

La société des hommes est

le terrain de lutte impitoyable entre

les adeptes de la Loi et ceux de la magie.   

Le Pouvoir est le « substitut imaginaire »

du sein maternel que l’enfant soumis

à une frustration orale intolérable

se concocte.

Si le tyran s’acharne à garder le Pouvoir

c’est que l’enfant frustré en lui refuse de

perdre le Sein imaginaire qu’il a « créé »

pour ne pas basculer dans le « Trou ».

Pour le tyran il n’y a pas

d’alternative à la jouissance du Pouvoir !

Le père de famille est le représentant

du Père-fondateur inconnu :

le visage du père de famille

est un signe

qui renvoie aux origines de

la société des hommes.

C’est pourquoi il est sacré

et interdit la jouissance

vecteur des « pulsions de mort ».

En principe le père de famille

c’est le substitut du Père fondateur.

Nous sommes les produits d’une lutte acharnée entre

les « pulsions de vie » et les « pulsions de mort 

au sein du Cosmos».

Notre Père que nous ne connaissons pas

est le « premier-né » de cette lutte cosmique :

il est le héros civilisateur qui a organisé le Chaos

et fait émergé la société des hommes.

Ce « Père inconnu » est le Père-fondateur envers qui

nous avons l’obligation de la « Dette symbolique »

et en dernières instances

à qui sont destinés les sacrifices offerts aux ancêtres.

Au lieu de nous « sous-tenir » pour que

nous devenions compétitifs

dans ce monde hostile

nos ancêtres nous négligent

nous créent des difficultés

parce que sans libations  

ils croient

que nous ne les aimons pas.

L’Oubli des ancêtres 

est à l’origine des maux

qui accablent l’homme noir

aliéné au culte des ancêtres

de ceux qui ont souillé la mémoire

de leurs ancêtres pour que ceux-ci

les abandonnent à leur domination.

La fougue qui « sous-tend » la conquête

du pouvoir absolu

est le fruit de l’activité phantasmatique

de l’être frustré oral qui s’auto-gratifie

d’un sein imaginaire

qu’il surimpose sur ses semblables.

Le tyran est un schizophrène

pour qui son peuple est le substitut

du sein de la mère toute-puissante

transfiguré

par la magie de l’Imaginaire.

C’est la Folie

qui règne sur la société sans initiation.

Ce n’est pas parce que la Loi ne s’incarne pas

dans une personnalité bisexuelle

ayant à sa disposition un arsenal

d’armes de destruction massive

qu’on doit s’autoriser

de la transgresser en étant assuré

d’impunité.

Imprescriptible est la Loi :  

le principe de gouvernement de l’Univers.

Dans la conception négro-africaine de la parenté

on distingue trois types :

la parenté génétique qui lie l’enfant

à ses géniteurs

la parenté qui résulte de l’éducation

qui lie l’enfant à ses éducateurs

et la parenté « mystique » qui

mène l’enfant vers celui qu’il aime.

Cette parenté est la plus importante

car elle suppose des affinités métaphysiques.

Certains membres de notre famille (élargie)

nous sont aussi hostiles que ceux qui

nous ont conquis et colonisés.

C’est pourquoi nous avons tort de

concentrer nos critiques sur ceux-ci.

Il est très probable que

nos difficultés à nous émanciper et

à développer notre personnalité

trouvent leur origine dans l’hostilité

refoulée de nos figures identificatoires.

L’ennemi intérieur inconnu est

plus destructeur que l’ennemi extérieur.

Si la mère toute-puissante (non structurée par

le système symbolique)

réifie l’enfant d’Homme

il est permis de dire que le tyran est

la métaphore masculine de la mère

toute-puissante

le capitaliste également

qui instrumentalise les hommes

dans le processus d’accumulation

du capital.

C’est dire que femme et homme

sont des êtres castrés qui

aspirent à la « complétude » par

la quête sans fin du phallus dans l’initiation.

La prospection du désir humain en quête d’objet

de jouissance

n’est pas absolument libre

elle rencontre un noyau

dur résistant irréductible

sur lequel bute la prospection du désir.

C’est ainsi que l’homme dans sa quête

de jouissance

fait l’expérience de la Loi qui régit l’Univers.

Le phantasme des Barbares qui n’ont pas

passé par la castration symboligène

(qui n’ont pas de contact avec la réalité

structurée par le système symbolique)

c’est le phantasme de toute-puissance

qui offre les moyens imaginaires de

s’emparer et d’immobiliser

le sein  impermanent pour en jouir.

Il n’est pas interdit d’avancer que

les hordes de Barbares non initiés

étaient constituées d’êtres vivant 

dans l’ « état hallucinatoire » qui 

les poussait à la « découverte »

de sociétés productrices parce que

fondées sur l’exigence d’initiation.

Celle-ci fut à l’origine de

la technique fondatrice de la société.

Projeter ses phantasmes de jouissance sur

ses semblables

et s’acharner sur eux tout en invoquant

des prétextes pour tenter de fonder

son délire de jouissance ne trompe

pas ses victimes même sa personne

« sous-tendue » par l’illusion de

toute-puissance.

C’est pourquoi

il est pertinent de dire du tyran

qu’il est le plus malheureux des hommes.

Les travaux forcés qui sévissaient aux temps maudits

de la colonisation et

les discours racistes des conquérants tout-puissants

ont eu pour effet funeste de faire perdre

aux Négro-africains

le sens de la collectivité qui les définissaient et de

l’ Intérêt de tous fondement des rituels d’initiation.

S’il existait pas des « figures du père mort » pour

parler dans le désert de la « Renaissance noire »

la trace de la « race noire »

serait  totalement gommée de l’Histoire universelle.

La colonisation fut bien un « génocide symbolique »

et la Renaissance noire 

sera la surrection des « gisants » ou elle ne sera pas.

Dans cette civilisation qui ignore l’initiation

chaque homme hallucine que l’autre est

le « Bon-sein » mis à sa disposition

et il ne comprend pas qu’il résiste

à ses manipulations :

tel est le motif  des conflits qui

ravagent la société léguée

(par des Pères-fondateurs)

conflits dont la résolution  

postule qu’ils soient déportés

dans le champ symbolique et

posés en termes langagiers

par des hommes pourvus

d’une structuration symbolique.

La technique de la psychart-thérapie

est l’activité médiatrice

entre les champs imaginaire et symbolique.

Le « Bon-objet » que concocte l’être non-

structuré qui aborde les rives arides

de ce monde

pour éradiquer les affres

du manque auquel il est confronté

pour se libérer de la tension du désir

il l’évacue sur un de ses semblables.

il en résulte que le champ social

est une aire de lutte impitoyable où

les êtres non structurés s’affrontent

pour réduire le vaincu à l’état de Bon-sein

Il n’est pas inutile de prendre conscience

de sa propre impuissance

et l’assumer en pleurant

pour soulager sa peine

de ne pouvoir rien faire

pour soi-même

ni pour ceux qu’on aime.

N’est ce pas cela

faire l’expérience de l’absence de Dieu ?

C’est le désir d’ex-sister qui

fait surgir l’homme

du Néant sans visage :

mourir c’est y replonger. .

L’ex-sistant :

un poisson qui s’amuse

à surgir

et à faire le plongeon

dans les Eaux primordiales.

Les maitres tout-puissants de ce monde qui

détournent les hommes de leur voie

et leur imposent un destin inique

sont les responsables de l’état   

de déchéance de la civilisation.

Si les maitres tout-puissants

étaient sensibles à la culpabilité

ils baisseraient la pression de

leur domination sur les faibles et

éviterait à l’Humanité de basculer

dans la catastrophe qui menace :

en s’adonnant

à la culture salutaire des « beaux-restes ».

Les exactions délirantes de la colonisation

et la « traite du Noir » accompagnées

par les discours d’endoctrinement sur

l’infériorité supposée de la race noire

ont fini par avoir raison de

l’autonomie de la volonté

de l’homme négro-africain.

Et on est fondé à dire que les difficultés

que rencontrent nos pays « décolonisés »

dans leurs aspirations au développement

tirent leur origine de ce conditionnement.

Le « caractère obsessionnel » est

la pathologie des « colonisés mentaux »

qui hésitent entre la servitude et la liberté.

L’homme noir qui erre à la marge

de la Communauté des hommes

doit avoir l’audace

de « tuer » au plan symbolique

l’être tout-puissant

qui lui interdit l’accès

à la Communauté des hommes

pour surgir (auréolé de  l’éclat

de ses  « haut-faits »)

au sein de l’Humanité sidérée.

La Renaissance noire 

sera la surrection des « gisants » !

 

Les hommes primitifs qui n’ont pas passé par

les « fourches caudines » de

la castration « humanogène » à l’origine

de l’acquisition du système symbolique

qui structure et « lie » les êtres sociaux

ne connaissent pas la valeur fondatrice

de ce « tissu » social..

C’est pourquoi ils se comportent comme

des êtres solitaires inconscients de l’altérité.

A la vérité

 « produit »  de la structuration symbolique

l’homme est un être solidaire par définition.

C’est impossible de communiquer et de s’entendre

avec les êtres non structurés par

le système symbolique : fruit de l’activité

de l’imago de la mère habitée par le Verbe

(qui assume sa castration).

La communication verbale ou non postule

êtres dotés d’une structuration symbolique.

La question philosophique

de l’ « incommunicabilité des êtres  » et

de la résolution des conflits par la violence

est une conséquence de la non-structuration

des hommes dans les sociétés privées d’initiation ».

L’homme à l’état primitif est un être accro

à la jouissance imaginaire qu’il cherche

à réaliser par tous les moyens qu’offre

l’imagination sadique

en s’engageant dans un affrontement

(impitoyable) avec ses semblables.

La « réalité sociale » est le lieu où

l’homme potentiel prend sa revanche  

sur ses frustrations d ’enfance

en projetant ses phantasmes

sur ses victimes pour réduire

celles-ci  à l’état de bon sein.

L’ « enfer »  a été concocté

à l’image de la « société sans initiation ».

Chassés du champ de la réalité par les tortures de

la réalité régie par la Loi

les hommes à l’état primitif se réfugient

dans le champ  de l’Imaginaire où ils

s’auto-gratifient de jouissance phantasmatique

insatisfaisante hélas !

C’est pourquoi ces hommes aliénés se trouvent

contraints de redescendre dans la réalité afin de

réaliser leurs phantasmes.

A la vérité donc ce que les hommes non initiés

appellent « existence sociale » est

une phantasmagorie où ils s’affrontent

avec les armes toutes-puissantes forgées par

les ressources infinies de l’imagination sadique

afin de déterminer les places

de la mère dévorante et celle de l’enfant-objet ! 

C’est en affrontant les frustrations inhérentes

au champ de la réalité

avec l’arme de l’activité artistique

et en préservant des beaux-restes de l’Autre

sous la présentation des formes préverbales

que l’être créateur se structure et

fait son entrée dans le champ du symbolique

où il accède à l’humanité authentique.

Toute autre voie

relève du refuge aliénant dans l’Imaginaire.

L’homme potentiel (non structuré par

le système symbolique)

est un être qui a horreur d’assumer

la responsabilité des actes

répréhensibles qu’il a commis et

qui s’acharne à charger la victime

ou un bouc-émissaire élu :

ça fait pitié de voir cet être qui

se glorifie d’être tout-puissant

s’effrayer de

la responsabilité des actes

qu’il a posés et dont il tire profit !  

La culpabilité de transgresser la Loi

en tuant malgré l’Interdit absolu

est telle que le bourreau immature

est prêt à tout pour

charger la victime :

le coupable c’est la victime.

En effet pour l’être non structuré

l’autre est le coupable désigné

du meurtre qu’il a commis et

il est injuste de le condamner

parce qu’il a été contraint

par la victime à la transgression !

Lorsqu’un homme non structuré c’est-à-dire

sous-tendu par le désir de toute-puissance

jette son dévolu sur quelque chose

il le considère comme le sien même si

ce n’est pas le cas.

En effet cette chose est pour lui

une bouée de sauvetage sans laquelle

il ne survivrait pas.

Telles sont les conditions déplorables

de réduction de l’homme à la « res » :

c’est pour la sauvegarde de l’illusion de

toute-puissance dont la mise en cause

l’expose à la terreur de « n’être rien »

que l’homme non structuré

autrement-dit le tyran

tue tous ceux qui résistent à sa volonté

« Sous-tendu » par la tendance à renverser

les faits en leurs contraires

et de faire passer le mensonge pour

la vérité

l’homme non structuré par la loi est

un être privé de l’aptitude à douter

de ses propres « manipulations »

et qui croit mordicus que c’est lui

qui est dans le vrai.

A la vérité cet être « dia-bolique »

qui fonctionne sur le mécanisme

du retournement des faits est un aliéné !

Est-ce que l’ « intérêt national » qui pousse

les dirigeants des grandes

et des petites nations à commettre

des « crimes contre l’Humanité »

les libère de la Loi selon laquelle

il est interdit de tuer ?

Se prévaloir de

l’ « intérêt supérieur de la nation »

pour commettre des crimes horribles n’est

les « crimes contre l’Humanité » 

est un prétexte injustifiable devant la Loi !

Le monde est saturé de culpabilité non assumée

que les plus puissants s’acharnent à faire

endosser par les plus faibles.

C’est pourquoi la voie intérieure

qui est celle de la conscience qui

celle de celui qui se réapproprie ses actes

n’existe pas dans ce

afin qu’elles deviennent les éléments

const

L’homme « pose des actes » comme il défèque

pour se soulager

sans se soucier après que ses actes

le suivent tout au long de sa vie

et qu’ils la conditionnent.

L’homme qui parle de ses actes

se les réapproprie

ce qui lui permet

de faire son entrée

dans le champ symbolique où

il accède à la subjectivité et

à l’aptitude à la responsabilité.

L’homme qui ne se réapproprie pas ses actes

par le fait d’en parler « pendant ou après »

ne devrait pas se prévaloir du statut d’homme.

Des hommes « sans foi ni loi »

ce sont emparés de la société

qu’ils n’ont pas créée

à la manière des maffieux 

une ville pour

l’exploiter comme du bétail.

Telle est la condition

de la majorité des hommes

dans la civilisation « libéro-

capitalise réputée « libérale ».

L’homme domine la Nature par le langage

et le savoir :

produit de la « coupure » symbolique

dont les formes préverbales

(chainons du Langage)

constituent les « points de suture »

lieu où « ça parle » pour

signifier l’émergence de l‘homme.

cet enfant « merveilleux  de l’initiation.

Structuré comme le mythe articulé autour

de  la figure du monstre dévorant

l’inconscient est subsumé sous

le Langage des Pères-fondateurs.

C’est à démythifiant l’inconscient

par l’activité symbolique

que l’on tue le monstre dévorant

et qu’on surgit dans l’existence sociale.

« Sous-tendu » par le désir de toute-puissance

le sorcier se croit en droit d’annihiler

les autres hommes

pour s’approprier leur force vitale

au mépris de la Loi.

C’est ainsi qu’en mettant à mort

son père et toute sa fratrie

le sorcier

ne sait pas qu’il creuse sa propre tombe.

C’est à parler de ce qu’on fait

qu’on en prend conscience :

même l’oeuvre d’art

non interrogée

est contingente.

La parole sur l’oeuvre

est le révélateur

de celle-ci et de l’artiste

dans une relation

qui l’ introduit à l‘existence !

Le nourrisson n’a pas la capacité de maitriser

les affres de la frustration orale

et pour son développement harmonieux

il a besoin d’être materné par une mère

gratifiante

faute de quoi son instinct de conservation

le pousse à fuir dans le monde imaginaire

et à perdre le contact avec la réalité.

Tout enfant dans ce monde  néo-colonisé

étant condamné aux frustrations

on est fondé à postuler

que les populations négro-africaines ont

pris refuge dans le monde imaginaire et

c’est de ce lieu qu’ils revendiquent

la jouissance orale aux substituts de

leurs frustrantes mères : leurs semblables.

L’enfant colonisé par une mère toute-puissante

n’a pas d’autre alternative que de se réfugier

dans le monde imaginaire

où il prend sa revanche sur la réalité

en s’instituant le maitre tout-puissant.

C’est cet être surdominé dans la réalité

et qui règne en despote dans le monde

imaginaire

que les non initiés appellent « sorciers ».

Naufragés de l’existence

les sorciers foisonnent dans les pays colonisés.

Le Verbe qui l’habite s’inscrit

dans la trace 

que l’homme esquisse.

C’est la fonction de

l’imagination créatrice

de l’abstraire et

de la soumettre

à la parole nominative

qui la révèle au monde.

La nomination est

 le fondement de la parole

qui structure l’être humain.

qui structure l’homme en société

Quelle est cette culpabilité qui envahit mon cœur ?

Ce que je pouvais faire je l’ai fait et que ce que

j’ai raté c’est que je n’avais pas les moyens de

le réussir

Et si par faiblesse

j’ai commis des actes répréhensibles

je les ai regrettés Dieu  le sait

Pourquoi donc cette culpabilité

qui envahit mon cœur  ?

Même mes œuvres plastiques

dont j’assiste impuissant

à la destruction par le temps

me font reproche de ne pas les sauver du péril.

Incontestablement l’homme est Dieu déchu 

qui porte en lui la réminiscence

de ses responsabilités de Dieu transcendant !

Les religieux distraient les hommes de

la résolution de leurs problèmes

en exploitant l’angoisse qui résulte de

l’accumulation des problèmes sociaux

pour poser la question du « salut »

à des fins de « salut » après la mort.

C’est dans ce sens qu’on est fondé   

à dire que les religions sont

au service des pouvoirs temporels.

« La religion est l’opium du peuple »

avait justement proclamé Karl Marx.

Il n’existe pas un Père transcendant au

système éternel des essences

constituantes du monde.

Nous n’avons connaissance

que de la Loi immanente

au système des essences éternelles :

mourir c’est retourner à la Maison !

Si l’on part du principe que la structuration symbolique

est à l’origine de l’humanisation de l’ être primitif

qu’elle dote de la capacité de faire barrage au

torrent des pulsions

on ne saurait par conséquent

condamner sans rémission celui qui fait le mal

car (sans nul doute) n’a t-il pas eu la chance

d’être pourvu d’une structuration symbolique

par des parents eux-mêmes structurés.

Dans une société sans initiation aucun homme

ne devrait être sanctionné pour transgression

étant entendu que c’est l’absence de doctrine

d’initiation créatrice du système symbolique

qui  expose inéluctablement

tous les êtres (non structurés) aux actes anti-sociaux. 

Un homme non structuré à qui  

on impose

d’intolérables frustrations

n’est pas un homme mais

un être dévorant dont

il faut se tenir éloigné.

Que faire alors lorsqu’on

est entouré d’êtres dévorants ?

Les initiés (Fabre d’Olivet) nous enseignent que

les Civilisations ont é-mer-gé dans les régions

du Sud au climat clément

non dans les régions hyperboréales qui furent

longtemps submergées par des blocs de glace.

Cette vérité évidente

les philosophes et les idéologues européens

l’ont renversée en son contraire en tentant

 de se laver du « complexe du Benjamin 

C’est donc au non-respect de la Vérité par

les « philo-sophes » qui voulurent ignorer

on ne sait pourquoi

que  c’est la Perse et non la Grèce qui  fut

la première  nation blanche à  entrer

dans l’Histoire universelle

(après les Pères-fondateurs kémites)

qu’il faut imputer l’aliénation de l’Humanité

victime sublime du Désir de toute-puissance 

de la « race benjamine »

auto-proclamée créatrice  de la Civilisation.

Il y a dans la plupart des hommes

un homme-de-pierre

(fusionnant avec sa mère)

réfractaire à l’initiation dont

la fonction est

de structurer et d’humaniser.

N ’est-ce pas

le « néandertalien » refoulé ?

Les pulsions sadiques qui constituent la nature de

l’homme primitif

doivent être soumises à la maitrise symbolique

par l’activité plastique créatrice de formes

préverbales éléments du système de Langage

pour que l’homme primitif perde son caractère

destructeur.

Telle est la voie par laquelle s’opère

le passage de la Nature à la société humaine :

argument déterminant qui milite en faveur

de la thèse selon laquelle la primauté revient

à la civilisation noire initiatrice de l’art plastique.

 

C’est dans les situations de crise où se joue

la survie des hommes et des sociétés que

se jauge l’aptitude d’une personne

ou d’une société à la démocratie

et aux Droits de l’Homme.

Là où il n’y a pas d’enjeu

il n’ y a pas de mérite à

pérorer sur la démocratie

et les « Droits de l’Homme ».

C’est donc dans ses rapports

avec les nations qu’elle domine

et exploite sans pitié qu’on est

fondé à apprécier la prétention

de l’Occident civilisé

à la démocratie et aux Droits d l’Homme.

Ce qui nous habite et nous persécute

nous nous en débarrassons par

projection

sur une figure identificatoire :

notre double  monstrueux

auquel nous nous attachons

dans une relation

de « haine-amour ».

Le « combat-amoureux »

qui nous « lie » à l’Autre

est la lutte permanente

pour le contrôle de notre

substance anale aliénée.

Telle est l’aliénation originaire

dont chacun doit triompher

pour se réapproprier sa substance

condition absolue à sa sublimation

aux fins de l’élaboration

des formes préverbales :  miroirs 

« réfléchissants » de notre essence.  

Du sein du cosmos chaque essence

envoie un message vibratoire

à travers le monde

aux essences susceptibles de

le capter et d’y répondre.

Telle est aussi

la raison suffisante des hostilités

en lien avec les in-compatibilités.

Venues au monde avec des stigmates

j’ai vu mes créations balafrées

lutter contre la mort

malgré mes efforts pour

les préserver de la destruction.

Ainsi à mon corps défendant

j’ai appris que tout ce qui nait

dans le support matériel

est destiné à l’anéantissement

mais que seule

l’essence des « étants » est éternelle.

Les hommes naissent existent et meurent

après avoir tenté de donner un sens

à leur passage sur la terre.

Le viatique qui accompagne le mort

dans l’Inconnu

c’est son essence que lui révèlent

les produits de son activité créatrice.

Pour le créateur original

mourir

c’est devenir une étoile dans le ciel.

L’ « œuvre de l’esprit ? »

le support précaire de l’essence du sujet.

C’est le « délire de toute-puissance » qui s’empare

des barbares conquérants d’une société policée

qui met à leur disposition les richesses matérielles

artistiques et intellectuelles accumulées.

En consommant ces produits élaborés

qu’ils n’ont pas créés

les barbares s’exposent à l’aliénation

qui leur fait croire

qu’ils en sont les créateurs originaux.

Telle est sans doute l’origine de la célèbre 

érection de la « nouvelle Table des valeurs »

et du « Sur-homme » nietzschéen

qu’il faut considérer comme l’expression de

l’ idéologie délirante du conquérant indo-aryen.

Sous la pression intense du « plus de jouir »

le délitement des liens de parenté :

produits du système symbolique

mis en place par les Pères-fondateurs

a eu pour conséquence la libération

du monstre dévorant subsumé

sous l’apparence d’êtres humains.

On parle encore de famille là où

il est question

d’un agrégat de monstres auto-dévorants.

L’imago de la mère « castrée » : habitée

par le Verbe

est en tant que chainon inaugural        

du défilé des formes préverbales

constituants du Langage originaire

la première source de Lumière qui

éclaire le monde intérieur et sort

la Nature des ténèbres primordiales.

Le Principe créateur

est le « Patron » des Artistes originaux.

Les êtres de la Nature sont les produits individualisés 

(du Désir tout-puissant immanent à la Nature) qui

sont dans un rapport

d’affrontement et de dévoration sous-tendus par

le désir tout-puissant de retour à l’unité originaire :

tel est le monstre dévorant qui habite

les êtres de la Nature condamnés à s’entre-dévorer.

La société des hommes ne doit son apparition

qu’au phénomène de la « mutation  génétique »

porteuse du « pouvoir de penser » à l’origine

de l’invention du système d’initiation humanogène.

L’Homme est un appendice de la Nature

qui comme tous les êtres de la Nature

est sous-tendu par une Force aveugle.

Le système de la Nature est un champ

de forces aveugles dont l’être humain

n’é-mer-ge

que par la maitrise symbolique

créatrice de formes préverbales

constituants du Langage primordial

à la faveur de la « mutation génétique »

et son substitut social : l’initiation qui

dotent de l’aptitude à parler et à penser.

Non initié

l’homme n’est qu’un singe supérieur

en dépit de son « apparence évoluée ».

A l’origine du règne tout-puissant du tyran

il y a sans nul doute le vécu de subir

le contrôle tout-puissant de la mère anale

et la volonté réactionnaire de se libérer

afin de prendre sa revanche

par l’exercice de la toute-puissance sur

la métaphore de la mère cruelle.

C’est un zombie vindicatif qui règne sur

une société d’hommes réifiés (esclaves).

On voudrait suivre dans l’Autre monde

l’être cher qui part

et nous laisse seul.

On voudrait éviter

l’inexorable douleur de la séparation.

On voudrait tuer la mort abominable

qui surgit inopinément

et emporte sans ménagement ceux que

nous chérissons au « pays sans retour »

en laissant l’existant dans la sidération !

Lorsque la vie familiale ou villageoise

bascule dans le désordre générateur

de conflits et de méfiance généralisée

c’est le signe de la carence de

la figure paternelle garante de

la cohésion familiale ou villageoise.

S’impose alors la nécessité

de la refondation

de la famille ou du village

(par l’évacuation des conflits)

sur le fondement de l’Intérêt général. 

La vie familiale et ses métaphores sociales

postulent la confiance réciproque entre

les éléments qui les constituent

confiance qui repose sur la foi

dans le père :  représentant

et garant de l’harmonie des relations.

D’où la haute responsabilité du père

(dont la gestion s’opère par le verbe)

pour la cohésion de

la vie familiale et ses métaphores sociales.

Les évènements que nous rencontrons

dans le cours incertain de notre vie

sont les fruits (doux ou amers)

du Destin.

Nous croyons agir mais en réalité

nous « sommes agis » par le Destin

comme la marionnette par l’homme.

C’est pourquoi l’initié

ne se glorifie ni ne se mortifie  

d’aucune occurrence sachant qu’il

ne fait rien pour mériter ou démériter.

Le « moi social » est le produit de

la médiation par tiers

de la relation à l’Autre

des pulsions de l’essence du moi.

Le moi social est le produit de

la structuration symbolique de

l’essence du moi l’Autre et tiers.

L’« être-avec » qui définit la vie sociale

est une construction symbolique qui

repose sur la solitude radicale

de l’essence du moi.

En son for intérieur chacun est seul

d’où l’angoisse inexorable d’exister

liée aux changements

des autres impermanents par définition.

La singularité de l’Autre est

qu’il ne demande pas

la pitié

mais l’Amour

tel est le motif

de son acharnement

à l’ « accumulation ».

Le capital

c’est le phallus de l’Autre.

Frustré de la notion de différence

et de complémentarité des sexes

l’enfant

de la mère toute-puissante est

un être aliéné

à la plénitude imaginaire qui

le prive de la possibilité

d’initiation et d’échanges.

Tel est le mode de genèse

des êtres « asociaux-sociaux »

(qui intriguaient

le philosophe de Koenisberg) 

des « sociétés sans initiation ». 

Confronté en permanence au phallus imaginaire de

la mère toute puissante

(non soumise à la castration symbolique)

l’enfant-mâle finit par s’épuiser en lutte

perpétuelle et pour survivre par renoncer

à se défendre pour s’identifier

à la mère dont il devient le phallus social.

Conséquence : l’enfant-mâle ou la fille

de la mère toute-puissante

n’a pas la notion de différence des sexes.

C’est un être convaincu de bisexualité

inapte à la vie sociale fondée sur

la détermination et la complémentarité des sexes.

Ce n’est pas l’amour mais

la pitié

que demande

l’homme

ce pauvre hère

abandonné aux

vicissitudes de

l’existence et

qui doit mourir

« par-dessus le marché ».

Au-delà du contingent qui séduit et s’impose

aux êtres aliénés dans la Nature « bariolée »

soumise au changement perpétuel

il y a l’Un transcendant et éternel.

Le devenir et le transitoire sont

de l’ordre du phénomène :

Le Réel invisible (l’Un) est ce

que les initiés appellent le Vide ou l’Etre.

Ce sont les hommes potentiels c’est-à-dire

non initiés à la sanction inexorable

de la Loi qui étant « sous-tendus »

par le phantasme de toute-puissance

croient qu’ils peuvent se permettre

tout : voler détruire voire tuer impunément.

L’initié craint et respecte la Loi souveraine.

S’il avait plu à Dieu de créer des simulacres

d’hommes destinés à servir

d’objets de jouissance aux hommes pervers

peut-être que l’Humanité ne connaitrait pas

ces conflits de jouissance qui font obstacle

à son émergence et à son accomplissement.

Car c’est la fureur de jouir qui est la cause

des guerres perpétuelles dont la finalité

est de réduire leurs frères à l’état d’objets.

Il y eut un temps dans l’histoire de l’Humanité

où les hommes potentiels ne distinguaient pas

le bien du mal :

était considéré comme bien ce qui contribuait

à la conservation du groupe indifférencié

et mal ce qui portait préjudice à celui-ci.

Cette mentalité de Barbares

non structurés par le système symbolique

continue de prévaloir de nos jours

l’activité symbolique n’ayant pas

accompli son œuvre de structuration et

réalisé la promotion de la personne humaine.

La civilisation dite occidentale est le produit

de l’appropriation par le fer et le sang

de la société inaugurale des Kémites

et c’est parce que les Barbares sans foi ni loi

n’ont pas perçu la nécessité in-contournable

du système d’initiation symboligène

que le Langage : Forme vide

de constituants préverbaux ne peut remplir

sa fonction de structuration et socialisation.

C’est ce processus de civilisation qui fait

l’économie des fondamentaux de la culture

qui est à l’origine

de l’aliénation de ces hommes civilisés que

Kant qualifiaient d’ êtres asociaux-sociaux »..

Ce ne sont pas les quelques personnes

détentrices de capital qui ont

institutionnalisé

le système libéro-capitaliste

et qui assurent sa continuité :

le libéro-capitalisme perdure

parce qu’en son for intérieur

chaque homme

nourrit l’espoir

de devenir le propriétaire

exclusif du capital.

Le libéro-capitalisme est

le produit du phantasme

de toute-puissance

consubstantiel à l’homme primitif.

La règle sacro-sainte du profit maximum

favorise la tricherie et le frelatage

des produits sur le marché :

la règle sacro-sainte du profit maximum

est l’institutionnalisation du vol par

l’organisation sociale libéro-capitaliste.

La preuve in-dubitable de l’aliénation

de l’homme noir

c’est que toutes ses demandes sont

sous-tendues par le besoin d’argent

et jamais par l’exigence de respect.

Or chez l’homme

quelque soit son statut social

l’exigence de respect est essentielle.

Plus aliéné que le capitaliste même  

l’homme noir considère

l’argent comme la Valeur universelle.

Ayant perdu leur caractéristique sociale

la solidarité qui les distinguait

(des autres hommes

vivant en communautés)

les Noirs ne sont plus les Noirs mais

des Blancs (égoïstes) grimés en Noirs.

Les vieux singulièrement ceux qui peuvent vivre

sans travailler

devraient consacrer le reste de leur temps

à la méditation sur la mort qui humanise

en arrachant au processus d’aliénation

par la  lutte féroce

pour l’ « accumulation du Capital ».

La calamité pour l’homme « chosifié »

est de survivre et de rendre l’âme aliénée.

Les idéologues du libéro-capitalisme et

les thuriféraires de ce régime inhumain

sont coupables de « crime contre l’Humanité ».  

Ce qui fait la différence entre les destins

c’est que certains êtres ont eu la chance

de bénéficier d’une mère symbolique

qui les ont traités comme des personnes

dès leur conception

alors que les non-chanceux ont reçu

en partage une mère toute-puissante

qui ont « tué dans l’œuf » leur humanité.

Tout homme qui parle croit qu’il sait parce qu’il

s’approprie le savoir consubstantiel au langage.

C’est pourquoi le savoir réel (initiatique)

postule la destruction du savoir reçu et

repose sur le non-savoir originel assumé.

Celui qui ne commence pas

par savoir qu’il ne sait pas

n’a aucune chance

d’apprendre et de savoir du savoir de l’initié.

L’Autre est le représentant des « Bilakros » 

qui dans leur ignorance assimilent

la castration symbolique

au meurtre rituel :

c’est pourquoi systématiquement

ils s’opposent à cet acte humanogène.

Telle est sans doute

la raison pour laquelle les initiateurs

de jadis opéraient par surprise.

Portée par l’être d’exception investi

l’initiation est une Exigence qui doit

s’imposer à tout candidat à la vie sociale.

Condamnés à la vie en société qui

exige la castration symbolique et

la solidarité

les hommes actuels s’accrochent

à la toute-puissance imaginaire 

et à la domination par la violence.

Telle est la cause assignable

aux luttes sociales permanentes !

L’Ennemi de l’Humanité qui s’oppose à

réalisation de sa destinée

c’est le phantasme originaire

de toute-puissance : obstacle

à l’assomption de sa finitude

et à la mise en place de

la relation de solidarité 

compensatrice.

Le savoir de ce phantasme

et la neutralisation de

son action permanente par

la maitrise symbolique

grâce à une technique

permettra à l’Humanité de

se structurer et de se réaliser

sur le mode de l’unité dans la diversité.

Il n’existe pas de système d’éducation nationale

les parents déboussolés et sans repère laissent

leurs enfants s’éduquer dans leurs relations

avec les autres enfants ou dans les livres.

Est-ce la bonne manière de structurer

les futurs citoyens et

assurer la sécurisation des sociétés humaines ?

La fonction que s’assigne la psychart-thérapie :

réveiller le Barbare qui sommeille en chacun

pour l’initier à la création

des formes préverbales chainons du Langage

afin de le soumettre

à la structuration symbolique dans l’objectif

et l’élever au rang d’ « être de langage » doté

de l’aptitude à vivre dans la société.

L’initiation est l’antidote aux malaises sociaux.

L’initiation n’est pas une mise à mort réelle

comme l’imagine le « bilakro »

mais une mise à mort symbolique

qui humanise en privant

du phantasme de toute-puissance.

L’initiation est la technique de

production des citoyens

à laquelle nul (même l’Autre)

ne devrait déroger.

L’initiation sera la Révolution

« accoucheuse » de l’Humanité

que le système actuel appelle de ses vœux.

Il y a plusieurs manières d’exister

chacun à sa manière

et c’est la démesure

qui  pousse les êtres

non structurés

ignorants leurs limites

à dépasser celles-ci et

à contraindre les autres

à vivre comme eux.

L’existence authentique

postule par conséquent

la résistance aux abus de l’Autre.

Celui qui aime ses ancêtres

son père et sa mère

ses frères et sœurs

son lignage son village

ses amis et l’étranger

celui qui aime

Dieu et ses créatures

ne devrait pas craindre

la mort :

la voie des retrouvailles !

L’« instinct de vie » crée la solidarité qui existe

même dans les règnes végétal et animal.

La fonction du système d’initiation fut

de structurer le psychisme lorsque

le langage et la faculté pensante

se substituèrent à l’instinct.

Le « fading » du principe de solidarité

sous les pressions du « plus de jouir »

sonnera le glas

de l’extinction l’espèce humaine et l’individu.

Les laudateurs du régime libéro-capitaliste justifient

ce système social

en proclamant « urbi et orbi » que son bien-fondé

réside dans le fait qu’il permet à tous

de se mesurer sur le terrain socio-économique

et aux meilleurs d’é-mer-ger de la masse pour

accéder au statut éminent de capitaliste.

La hiérarchie sociale voire ontologique

résulterait de la lutte sans merci

pour la possession du Capital.

Très bien !

Mais pourquoi si tel est le cas

lorsqu’il a acquis la conviction

de son excellence

le capitaliste ne reverse t-il pas

sa fortune dans le Trésor public ?

Le grand cultivateur primitif qui

voulait démontrer sa capacité à créer

la richesse

consumait sa production devant tous

en signe de « potlach ».

Le système primitif du potlach avait   

le mérite de jouer honnêtement le jeu

et d’ignorer la règle inique du profit maximum !

La fonction essentielle du désir surgi du « Trou »

de la privation : confronter le désirant

à Energie cosmique

afin qu’il sculpte celle-ci et modèle

un objet idéogrammatique : fruit de

la maitrise symbolique de l’Energie

par le désirant.

L’activité créatrice ça consiste

à symboliser l’objet de désir et

à s’octroyer un motif de satisfaction

qui en se substituant à la jouissance

favorise l’é-mer-gence du processus

des formes préverbales constitutives

du système du Langage condition de

la structuration de la société des hommes initiés.

Avant la diversification de la Race-mère qui

était noire de peau

les Pères-fondateurs firent la promotion

du Langage primordial et de la culture

à la faveur du système d’initiation

et mis en place

la société le fruit de sa matérialisation.

Créations humaines dont

la « branche benjamine »

s’acharne à s’adjuger la primauté exclusive.

Telle est la « cause assignable » au racisme.

Ceux que la « fureur de vivre »

conduit au mépris de

l’initiation

finissent tôt ou tard

par s’apercevoir

qu’ils sont passés

à côté de l’existence :

l’essence de l’être humain !

Sans l’initiation les hommes

sont des bêtes brutes

dominés par la jouissance

qui les mènent à leur perte.

C’est initiation qui a sorti

l’Humanité du Néant et

qui assure sa conservation.

Lorsque la société inaugurale des initiés fut

conquise par les Barbares et

qu’un « bilakro » prit le commandement

la direction de la Barque sacrée tomba

entre les mains impies d’un être ignorant

sous-tendu par le désir de toute-puissance.

Depuis ce moment calamiteux

l’Humanité survit taraudée en permanence

par l’angoisse de disparaitre dans le Néant !

Il y a des moments où à force

d’être trompé

on ne fait plus confiance

au langage

surtout à celui du père

représentant le système

et qu’on est pris en capture

par l’anarchie des pulsions.

Le profit maximum est

l’ennemi mortel du langage.

La castration du père ouvre un « trou »

par lequel passent les pulsions

de destruction

pour dé-structurer la famille.

En effet

le père porteur de verbe est

le « point nodal » qui assure

la cohésion familiale

en organisant les liens de solidarité.  

Lorsque la structure familiale est détruite

par l’évolution de l’Histoire

et que le mot « famille »

n’est pas pour autant effacé

du champs langage

il fonctionne alors comme

un piège dont

se servent les escrocs

pour saigner les non-initiés.

Tel est le cas dans certaines

familles négro-africaines post-coloniales.

L’Autre voudrait que les autres

soient des moutons qu’il

sacrifierait

en holocauste

pour entretenir

sa toute-puissance.

Hélas les autres sont

des êtres humains qui

refusent

de se laisser sacrifier

comme des moutons !

D’où la fureur de l’Autre

qui prive les autres

du « pouvoir d’achat » et

les condamne à crever de faim!  

Une société qui ne ménage pas une part

du temps de son autoconservation

à l’activité structurante

par l’activité culturelle

est une société qui

condamne ses citoyens

au refoulement mortifère  

pour garantir la cohésion

phantasmée

comme la condition nécessaire

de la préservation de la paix sociale.

Les passages à l’acte et les jacqueries

constituent les démentis à cette vision.

C’est pour ne pas connaitre les « attaques »

ou des maladies psychosomatiques

que la violence est d’instinct

extériorisée au risque

de porter préjudice à la vie

et aux intérêts des autres hommes.

Le « bien-fondé » de la technique

de la psychart-thérapie

réside dans l’artéfact qui consiste

à évacuer les pulsions sadiques

(métaphorisées

par la matière artistique)

sur un support pour se libérer par

les décharges de leur dangerosité.

L’activité de décharges générateur

de gribouillis porteurs d’embryons

de formes préverbales constituants

du Langage structurant : un « don »

épiphanique qui « advient par sur-croit »

Se prévalant de la toute-puissance de

la Nature (système des pulsions)

à laquelle il s’identifie

l’Autre ne veut pas

qu’on le prenne pour

un homme « possédé »

qui doit être délivré par

le « Savoir qui sait qu’il sait »

la fonction de celui-ci étant de

le castrer de son phallus imaginaire.

Mais imprescriptible et in-aliénable

est le droit de la vérité sur l’illusion.

L’Autre est un homme « possédé »

(par les pulsions de destruction)

qui ignore son état d’aliénation

ce qui a pour conséquence de

l’amener à se prendre pour

le dieu du mal en personne.

Il ne faut pas se laisser aliéner

par l’attitude orgueilleuse

de ce « possédé »

et ne pas céder à la tentation

de le priver de son humanité.

Aliéné aux pulsions sadiques

l’Autre demeure un homme

qui a besoin d’être

« délivré » autant que les autres.

La toute-puissance de l’Autre est telle

qu’il parvient à convaincre les autres

qu’il exploite et réifie d’être

à l’origine des troubles sociaux

voire de les culpabiliser.

C’est cette relation aliénée qui

empêche le rétablissement de

la vérité condition nécessaire

à la dé-saliénation de l’Humanité

aliénée au régime libéro-capitaliste.

C’est un processus aliéné et aliénant qui pousse

à l’accumulation sans fin du Capital

et les « porteurs d’espoir » de l’Humanité sont

investis de la redoutable tâche de la désaliéner

et de la remettre sur la voie

de l’accomplissement par la démystification

du processus aliéné et aliénant de

l’accumulation sans fin assignable du Capital.

La tendance des patrons au profit maximum

pour l’accumulation (sans fin) du Capital

est la cause assignable à la guerre socio-

économique

où le rôle des salariés consiste à résister

au processus de réification 

afin de défendre leur dignité d’hommes.

La culpabilité de troubler la société doit

être imputée aux entrepreneurs engagés

dans le processus d’accumulation sans fin

qui met en danger la survie de l’Humanité.

L’Autre est le mort-vivant qui « pompe »

la substance vitale des autres

dans l’espoir de connaitre

le « sentiment d’être ».

L’Autre est l’ennemi

de l’existence différenciée

qui œuvre sans relâche

à faire prévaloir

le « Tout indifférencié ».

C’est pourquoi celui qui

veut exister

doit résister aux pressions

du désir de toute-puissance de l’Autre.

En termes clairs ce que l’Autre exige

de l’autre

c’est que celui-ci accepte

de fusionner avec lui

et de se laisser absorber

pour lui donner l’illusion

de toute puissance

et d’éternité grâce à son sacrifice.

Le monde est en guerre

parce que l’autre veut exister et

résiste aux pressions de l’Autre

pour qu’il renonce à sa différence.

La culpabilité qu’éprouve l’autre

est donc celle de l’Autre

qu’il dénie et projette sur l’autre

accusé d’être « révolutionnaire »

à vouloir persévérer dans son être.

Ah comme les choses seraient faciles

si la Loi

de la diversité des êtres n’existait pas !

Maintenant que Sery Bailly s’en est allé

en me laissant seul

en face des Ivoiriens

que je ne connais pas

quel intérêt y a-t-il

à vivre dans ce pays

« dépeuplé » ?

Désormais

avec qui échanger

après les départs

de Sery Bailly

Diégou Bailly

et Bernard Zadi ?

Ce qui « attache »

à un pays

ce sont les amis

devenus des « frères » par la culture.

Les morts qui sont chers à notre cœur

laissent en nous en partant

une empreinte si forte que

projetée dans le monde

nous croirions qu’ils

ne sont pas morts

et qu’ils continuent

à nous tenir compagnie.

Sery Bailly me suit partout :

dans mon sommeil au réveil

sous la douche

marchant dans la rue.

« Ils croient que je suis mort

mais toi le « zirignon »

tu sais que ce n’est pas vrai ».

Et moi rassuré :

« le rituel du foutou » continuera.

Le premier motif de désespoir et de révolte

(inconscient pour la plupart des hommes)

réside sans doute dans l’état de

privation radicale

de Connaissance sur le monde

et sur la destination finale

de l’être humain.

Il est bien évident que la lutte

des hommes pour persévérer

dans l’« être-au-monde » est

le résultat de  la privation de

Connaissance sur le monde et

sur la destination de l’homme.

La paix et la cohésion sociale

postulent la réduction de l’état

de contingence de l’homme dans le monde

par la technique d’initiation à la vie sociale.

Dire que des « frères de misère » ont pris soin

de retenir leur tour auprès de Séry Bailly pour

qu’il fasse leur oraison funèbre

le moment venu.

Séry Bailly et moi en avons ri cordialement :

« je leur jouerais un mauvais tour

si je mourais avant eux ».

Nul n’est à l’abri de la « chose »

dans les moments que nous vivons.

« Tu devras nous survivre car tu es

notre Bossuet national »

ai-je répliqué en toute assurance.

Rien ne présageait l’issue fatale

que nous déplorons aujourd’hui.

Tels furent nos derniers échanges

avant que je m’absente

pour une durée de trois mois.

C’est avec joie que je m’apprêtais

à le retrouver très bientôt

lorsque hélas je lus sur le «Mur »

l’affligeante information de sa disparition !

Les hommes ont le réflexe d’imputer

leur maux au manque d’argent

en excluant de leurs préoccupations

toute autre cause comme si le riche

ne souffrait pas aussi.

A la vérité l’homme est malade

de la mauvaise organisation

de la société sans initiation.

Car avec la technique de  

la structuration symbolique

des pulsions source d’angoisse

et de compulsion à l’ « avoir »

l’homme s’humanise par le partage.

Ce que le dernier des voyous n’aurait pas osé

la mort a eu l’audace de le faire :

elle s’en est pris à un respectable

professeur qui dispensait ses cours

à l’université devant ses étudiants sidérés.

La bêtise de la mort dépasse l’entendement

et on a tort de lui prêter un contenu latent.

La mort c’est l’Ouragan qui renverse tout

sur son passage sans

s’embarrasser de scrupules pour nos valeurs.

Ce sont bien nos larmes et nos pleurs

réprimés qui s’expriment par

les voies psychosomatiques

tels que les AVC et

autres pathologies.

Pleurons donc

versons des larmes

voire dansons nos peines

pour soulager notre cœur meurtri !

Séry Bailly a fait une attaque pendant qu’il

était à un colloque à l’université.

Séry Bailly est mort.

Mon cœur brûle et dans mes yeux

fait monter des larmes de sang

qui sur mes joues coulent.

Séry Bailly est mort.

Avec qui maintenant vais-je échanger

sur la refondation de la société ?

Séry Bailly est mort.

Suffit les symboles ! Mère-Afrique 

ouvre ton Sein et engloutis-nous tous !

Séry Bailly est mort.

Mon Dieu quelle catastrophe pour

la Côte d’Ivoire et l’Afrique toute entière !

En principe la fonction que s’assignent

les organisations sociales

c’est de défendre les hommes

contre l’intrusion de ce voleur

par la promotion de la culture

qui en structurant les humains

les protègent de l’angoisse

et la dévoration de la mort immonde !

Nos organisations sous-développées

sont-elles à la hauteur de leur fonction ?

En Côte d’Ivoire « pays phare »

d’Afrique noire

la mort a tué la vie

et les hommes cohabitent

avec la mort omniprésente :

expérience-limite s’il en fut

qui distingue la Côte d’Ivoire!

Le problème n’est pas que la mort

soit inéluctable

le problème est que la mort

est absurde dans les sociétés

négro-africaines singulièrement

où la mort frappe

n’importe quand et tout le temps!

La conscience de son existence

et de sa précarité de

son « être-là »     

font de l’existence

la Tragédie absolue

où l’existant s’efforce

de sauver son essence

de la Dérive de toutes choses.

Les grandes personnes sont aussi

des enfants qui ont besoin d’être

défendus de l’angoisse de mort

par la sollicitude des proches.

La solidarité est une nécessité

dont la fonction vitale est

de compenser

la « finitude » de l’Homme.

L’absence de solidarité :

la première cause de mortalité

dans nos sociétés déstructurées.

C’est parce que pour vivre

il nécessaire de tuer

que l’existant se sent

coupable de meurtre

et condamné à mort !

Mourir

c’est payer sa Dette

au « Tout indifférencié ».

Le lait est-il la cigüe que la mère

ou son substitut fait boire

(à son insu)

en croyant donner la vie?

Les personnes pessimistes

le certifient et pensent que

c’est la raison pour laquelle

l’existence est

une agonie qui finit avec la mort.

Il est temps que le système libéro-capitaliste

mette sur pied

une technique de réappropriation de la Loi

par tous les citoyens sans exception

afin que la société entière étant structurée

il n’y ait personne pour servir de support

à la règle sacro-sainte  du profit maximum.

Il est bien évident que le règne de la Loi

sera meilleur que celui du profit maximum.

L’homme dans les sociétés sans initiation

est contraint de surinvestir le matériel

dont l’argent est la métaphore sociale.

C’est par l’accumulation de l’argent

que l’homme des sociétés sans initiation

phantasme la toute-puissance de l’Etre

à qui rien ne manque.

Bien au contraire.

dans une société structurée

par le système symbolique

l’objet du désir de l’homme

est le Savoir dont l’accumulation le met

sur la voie de la quête de l’Etre sans fin.

Et c’est parce que la lutte sans merci

pour l’accumulation de l’argent s’avère

insatisfaisante que désillusionnés

les hommes des sociétés sans initiation

critiquent le système libéro-capitaliste

et se tournent de plus en plus

vers les systèmes d’initiation primitifs.

Ce que l’homme ne peut pas exprimer par la parole

parce qu’on est incapable d’assumer son contenu

doit être l’objet de l’expression artistique

qui se prête à une saisie inconsciente.

L’objet d’art parle et communique

sa vérité sans la médiation de la parole.

La fonction de l’expression verbale est

d’ex-pliciter devant l’autre ce que l’on sait déjà

et auquel on adhère d’une manière inconsciente.

C’est pourquoi l’expression artistique est

la voie de résolution des symptômes traumatiques.

Mourir c’est rendre à Mère-Nature les éléments

qu’elle nous a prêtés pour la composition

de notre corps.

Il faut espérer que ces éléments prêtés

qui ont servi à la composition de

notre corps sous l’Autorité

de la Loi dont l’âme est

l’expression individualisée

seront à nouveau prêtés un jour.

« Avoir la foi » c’est faire confiance

à Mère-Nature dont nous sommes les produits.

Les hommes sont attachés à leurs formes visuelles

et c’est du destin de celles-ci qu’ils se soucient :

les formes visuelles qui sont décomposées

par la mort

ressusciteront-elles un jour sans le support

des momies dont tous les  hommes

ne disposent pas

et qui n’échappent pas à la précarité ?

Ce n’est pas de l’éternité de leurs âmes dont

les hommes se soucient mais de celle leurs corps !

Paranoïaques les Nations puissantes sont occupées

à effrayer les autres et assurer leur pérennité.

Peine perdue car la société des hommes est

l’Esprit de Justice ou « Maat ».

Les sociétés ne connaissent pas la stabilité

et la guerre est endémique parce que

l’Esprit de Justice est banni par les hommes

qui préfèrent régler leurs problèmes par les armes.

Sans la Loi règnent la confusion et

l’angoisse d’aliénation

qui planent sur le monde

et sèment l’effroi

parmi les hommes déstructurés .

C’est fou que les hommes

veuillent la paix sans satisfaire

les conditions qu’elle nécessite.

La paix est le vécu d’harmonie

qui résulte d’un système de

relations entre êtres structurés

par la Loi

immanente au système symbolique.

Comme c’est le cas pour les animaux

les hommes se mettent en couple

et donnent leur nom après s’être

assurés de la fidélité 

de leurs épouses

pour « perpétuer leurs gènes ».

Mais la ruse du désir de la femme

et sa volonté de fausser les calculs

de l’homme qui aspire à l’éternité

sont tels que nul ne peut certifier

la transmission d’une généalogie.

Le patronyme est

frappé au sceau de l’incertitude :

c’est pourquoi le narcissisme

et l’orgueil patronymiques sont

trompeurs

et relèvent du « roman familial ». 

« Nul ne connait le Nom-du-père ».

Cette civilisation réfractaire à l’initiation

est responsable de la persistance

de la bisexualité mythique

qui contraint

les êtres non structurés à réduire

d’autres hommes au statut abject

d’ « hommes-phallus »

aliénation à laquelle est imputable

le non-accomplissement de l’Humanité.

L’aliénation des négro-africains émergents

est telle que

les frères restés au pays croient que ceux

qui sont partis se chercher à l’étranger

sont morts et anéantis.

C’est pourquoi (sans état d’âme)

ils dilapident le patrimoine

sans préserver la part des absents.

Pour que la renaissance de

l’homme négro-africain devienne réalité

il faudra nécessairement que

les négro-africains émergents retrouvent

l’espoir et comme le poète ils pensent que

« les morts ne sont pas morts »

et que c’est en collaboration avec eux que

les sociétés négro-africaines ressusciteront.

Si le capitaliste (l’être tout-puissant) est

un être qui  pour se « défendre » contre

l’angoisse torturante du Vide

est contraint d’instrumentaliser

les hommes afin d’accumuler en capital

les produits de leur activité productrice  

qu’il hallucine comme son phallus

ce n’est pas pour demain

la fin de l’aliénation de humanité qui

postule l’initiation sans fin assignable.

L’être non initié hallucine qu’il va échapper

à l’angoisse torturant du Vide

par la castration des autres et

l’accumulation des produits

de leur castration en capital.

Hélas ! le capital n’est pas le phallus

et le processus de son accumulation

n’est pas la voie de l’initiation.

C’est pourquoi

au contraire de l’initiation

la lutte pour le contrôle du capital

condamne à la « faim sans fin » qui

contraint à instrumentaliser les hommes.

L’expérience de la « vie en société »

placée sous le signe

de la castration inéluctable

enseigne que le capital qui

procure à l’Autre

le vécu de toute-puissance

est le produit accumulé

de la castration des autres.

Sans ce dernier

ce tout-puissant supposé

est le lieu inexorable de

l’ « angoisse labyrinthique ». 

D’où la fureur castratrice

qui le ronge dont la finalité

est d’éradiquer son vécu de Vide.

La représentation interne de la mère

allaitant l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

(sur sa petite personne)

est l’imago inséminant de l’être

jouissant d’une insertion réussie.

La mère qui allaite l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

sur sa petite personne

est au fondement de l’être humain !

Une mère qui donne le sein à l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

ne lui donne pas seulement le lait

elle lui donne aussi la parole :

l’union du lait et de la parole

c’est cela l’objet oral symbolique.

C’est ainsi que la bonne maman

qui parle à l’enfant en l’allaitant

l’introduit au système symbolique.

En soi le capital n’est pas la cause

de l’aliénation de cette société.

Celle-ci est le résultat funeste

de l’instrumentalisation de

l’être humain et

du partage des bénéfices

que le propriétaire du capital

accapare.

L’exemple de Robert Owen

propriétaire de capital anglais

qui lutta pour la dignité

des ouvriers (auxquels

il apprit à revendiquer

pour une bonne organisation

et une juste répartition

des fruits de la production)

est la preuve  qu’en soi le capital

n’est pas la cause de l’aliénation.

Parce que l’homme s’investit dans l’activité

qu’il commandite

le propriétaire du capital

à l’origine de l’instrumentalisation

de l’homme

est aussi aliéné que le travailleur

dans la société capitaliste créée.

Le propriétaire du capital qui  

commandite de l’activité aliénée

génératrice de la société capitaliste

est l’agent de l’aliénation de l’Humanité.

Le processus d’instrumentalisation

de l’homme par l’homme

pour l’accumulation du capital

a produit l’effet de briser le lien

qui lie l’homme à son semblable.

L’apparition du régime capitaliste

a sonné le glas

de la « mort de l’Homme » : aliéné.

Les hommes ne savent ce qu’il faut faire pour

sortir du chaos étouffant où ils sont enfermés

et ils phantasment que c’est en capturant

et en façonnant leur semblables

sur le mode du « miroir réfléchissant »

qu’ils y parviendront.

A la vérité la voie royale à suivre pour

obliger les hommes de bon sens à reconnaitre

votre existence réside dans l’activité créatrice

d’œuvres originales ou bien de « hauts-faits ».

On accède à l’existence humaine en s’imposant

à inscrire son image sur la rétine

de l’Autre qui ne veut rien savoir

de notre présence dans le monde.

L’existence n’est pas une donnée

mais marque de notre « moi »

imprimée en encre indélébile

dans l’Autre afin de l’obliger

à reconnaitre notre personne et à la respecter !

La Loi est l’Ordre cosmique que les grands prophètes

ces « possédés » majeurs

reçurent de la transcendance et qu’ils tentèrent

d’introduire dans la société primitive afin de

structurer et accomplir les hommes primitifs

par la médiation de l’organisation religieuse.

La lutte sans merci pour la « sécularisation »

dépouilla la Loi de son caractère sacré

sans pour autant

mettre en place les conditions nécessaires

à son appropriation par le peuple sans foi.

Pour assurer sa domination la maffia politique

s’est contentée de proclamer avec autorité que

« nul n’est censé ignorer la loi »

inscrite en lettres indélébiles dans le Journal officiel !

Enivré par le libre-jeu de ses pulsions sadiques

le grand Autre n’est pas conscient

de l’humanité du petit autre

et c’est sans s’en douter

qu’il prive ce dernier

de la jouissance de sa vie.

Pour faire la promotion de

la « relation de personnes »

il est nécessaire de soumettre

les candidats à la vie sociale

à une technique d’initiation

dont la fonction « humanogène »

est de les gratifier d’une structure symbolique.

L’inéluctabilité de la mort étant établie

le « malaise » dans les sociétés réside

non dans l’insuffisance de la richesse

matérielle

(qui provoquerait la lutte-pour-la-vie)

mais dans le déficit moral qui pousse

les hommes à s’affronter à mort pour

s’assurer a plus grande part

dans le partage du « gâteau ».

C’est pourquoi priorité doit

être donnée à la révolution morale

par la promotion d’une technique

d’ « initiation à la vie en société »

dont la fonction consiste à assurer

la structuration symbolique des sujets.

L’Humanité aliénée au désir de toute-puissance

reste dans l’état d’inachèvement

pour dénier le primat du Verbe.

Tout changement qualitatif                                                   

postule le renversement

de l’ordre illégitime  

et la remise à l’honneur

du primat du Verbe créateur

garant de l’accomplissement de l’Humanité.

La non structuration de l’« être de pulsions »

et le désir de toute-puissance qu’elle génère

sont à l’origine du renversement

des dimensions constituantes de

l’être humain :

le Verbe et la Matière.

C’est pourquoi la restitution de

l’Ordre légitime postule

la structuration symbolique qui confère

la maitrise des pulsions de toute-puissance.

La toute-puissance est le produit imaginaire

du « renversement en son contraire »

de l’impuissance radicale.

La toute-puissance est le résultat

d’une catastrophe traumatique

où la victime dénie la réalité par

une attitude de défense ultime

qui le bascule dans l’aliénation.

C’est pour tenter de  

se doter du « sentiment d’être » que

l’homme supposé tout-puissant est avide !

C’est parce que l’Humanité n’a pas

la maitrise symbolique

des pulsions de guerre

qu’elle se laisse l’entrainer

dans la spirale infernale

de la « Double-frénésie ».

Ce que l’Humanité actuelle

appelle paix n’est que répit

dans la furie de la guerre sans fin.

Par la force des choses le stock de pulsions

anales-sadiques

dont se sous-tiennent ceux qui ont

« surfé » le cataclysme de la guerre

et gèrent l’activité politico-économique

est phantasmé par les super-sadiques

comme le phallus qui doit imposer

un respect sacro-saint

dans l’espoir d’humaniser l’homme

« diabolisé » par les horreurs de la guerre.

On aurait cru que la guerre aurait pour effet

l’édification des survivants et l’amélioration

de l’Humanité.

C’est le contraire qui se produit :

la guerre divise les hommes en deux groupes

d’une part ceux dont elle renforce le sadisme

et ceux qu’elle façonne en « morts-vivants ».

C’est parce qu’après le traumatisme de

la guerre dévoreuse

les super-sadiques accèdent au pouvoir

que la situation du monde empire

et que l’Humanité qui refuse le Savoir

régresse vers la barbarie la plus ténébreuse.

La « Raison d’Etat » est l’Illusion suprême

au nom de laquelle les dirigeants

des grandes Puissances

commettent les crimes contre l’Humanité

sans être inquiétés par les Nations-Unies

ni interpellés par leur propre conscience

comme si les intérêts des grandes Nations

se confondaient avec celles de Dieu même.

Pourquoi ces dirigeants sont-ils

convaincus que le fait d’être puissants

élève « ipso facto » au-dessus de la Loi ?

L’évacuation de la conscience n’est-elle

pas la Cause assignable aux

malheurs des hommes ces « êtres finis » ?   

L’obsession de la mère traumatisée de guerre

cette « morte-vivante »

est de vivre en « union avec ses enfants »

pour les préserver du monde traumatisant

et de l’intrusion mortifère du père

qui s’est avéré in-capable de les défendre

contre l’horrible traumatisme de la guerre.

La vie en osmose de la mère traumatisée

a pour conséquence de nourrir ses enfants

à la source mortifiante de son propre ressenti.

Le faible qui subit la toute-puissance

fait l’expérience traumatisante

de son « moi » déstructuré 

et réduit en déchet .

Tel est le mode de genèse

des personnalités passives

qui imposent le sentiment

d’être réduites au statut de la chose.

La guerre déshumanise en détruisant

la structure symbolique

constituante de l’humain.

C’est une nécessité absolue

de reconstruire l’être humain

après les effets déstructurants

de la guerre.

On n’est pas homme une fois

on se reconstruit

et on s’humanise après les guerres.

Traumatisée de guerre et par conséquence

dans l’incapacité de reprendre

le cours de sa vie

la mère « morte-vivante » vit confinée

dans la clôture anale où elle phantasme

les jouissances interdites que

ses enfants ont la redoutable charge

de « réaliser » dans le mépris de la Loi.

Ainsi naissent les êtres aliénés au « jouir ». 

C’est le destin de l’être chosifié d’être

réduit à la passivité absolue

de celui qui reçoit

sans jamais rien donner en retours.

Cette absence absolue d’échanges

est incontestablement préjudiciable

à la personnalisation de l’enfant qui

se trouve frustré des bienfaits

de l’interaction dès la période fœtale.

Destructrice de la « graine » de l’humain

la guerre endémique

est le pire ennemi des hommes

qu’elle traumatise et divise

en choses et machines à tuer.

L’Humanité est

une espèce « morte-vivante »

qu’il urge de guérir

du traumatisme de la guerre endémique.

La famille fondée sur le triangle symbolique

est le Miroir où le Verbe se reconnait

et se contemple

dans une autosatisfaction narcissique.

Les sociétés structurées : les produits

de la réplication de la famille fondée

sur le triangle symbolique

dans lesquelles le Verbe trouverait

la pure satisfaction d’accomplir son Cycle

au terme de lutte des contraires surmontée

par le triomphe des tiers porteurs de Verb

Le malheur des familles qui n’ont pas

pour base le triangle symbolique

et qui ne se sont pas accomplies

(à défaut d’être structurées par

un père porteur de Verbe)

c’est qu’elles sont condamnées

à se « fixer » à la clôture anale

dans laquelle la vision

des membres est « aveugle » et

taraudée par l’angoisse psychotique.

La finalité de l’Evolution qui culmine

à la promotion de la famille

par un être porteur de Verbe

est l’apparition des personnes

fruits de la structuration symbolique.

La famille dont la base est constituée

par le « triangle symbolique »

est le Miroir primordial dans lequel

le Verbe se reconnait et se contemple.

Le père porteur de Verbe : organisateur

des aspirations individuelles à émerger

de leur « clôture anale » (pour

se structurer en système symbolique)

est le messager de la Volonté de

l’Absolu à l’existence dans le monde.

Le père est l’être d’exception

dont la fonction est de « séculariser »

le Verbe par

la promotion de la structure familiale

et des personnes qui le « manifestent ».

Ce sont les aspirations individuelles

à émerger de sa « clôture anale »

dont le « point nodal » se trouve

entre les mains

d’un être porteur de Verbe :

(par convention le père)

qui fondent la fraternité familiale.

Le père est le garant des liens de

solidarité dont la « carence » est

fatale à l’existence de la famille

et des personnes qui la constituent.

Si l’on désire refonder la Culture vidée

de ses constituants préverbaux

par les êtres non initiés qui  

l’ont accaparé et en ont fait

l’instrument pervers

de leur « plus-de-jouir »

il est nécessaire de retourner

aux origines de

l’activité créatrice des formes

élémentaires du Langage

fondement du système culturel :

l’activité de « décharges »

de l’être possédé par le Verbe

dont le scarabée est le « patron ».

C’est à dramatiser son désespoir

que l’homme primitif

a frayé la voie du Langage originaire.

En structurant la matière sans forme

l’être « possédé » par le Verbe

la rend apte à l’articulation verbale

et favorise le passage de l’homme

des rives de l’ineffable

à celles du nommable :

c’est ainsi que l’homme potentiel

s’accomplit.

La création des formes préverbales

à la faveur de l’activité manuelle

de l’être possédé par le Verbe

est la condition nécessaire de

son activité créatrice par le verbe .

L’artiste est le Père du philosophe.

Pour éviter de basculer dans les conflits

destructeurs de vies humaines

il est d’importance capitale

de suivre le conseil

du sage Hermès Trismégiste

en s’en remettant

à « Dieu le tout-puissant »

pour défendre votre cause.

En effet non structurés les hommes

sont réfractaires à la vérité et ont

tendance à entrainer leurs victimes

sur le terrain de l’aliénation

où la victime passe pour le bourreau.

L’enfant-phallus de la mère toute-puissante

étend l’esprit de possessivité à ses frères

à ses sœurs voire à son père.

Il constitue l’obstacle interne

à l’édification de la famille : 

cellule de base de la société

des hommes structurés

par le système symbolique.

L’avenir de l’Humanité réside

dans la promotion des familles

à la faveur d’une technique d’initiation

sous l’autorité d’un être porteur de Verbe.

Une famille régentée par le « pathos »

de la mère toute-puissante

n’est pas fondatrice

d’une société structurée et

humaine.

C’est un chaos organisé où

végètent des êtres indifférenciés

inaptes à servir de

cellule de base à la société humaine.

La fraternité est la fleur qui éclot

et prospère

dans le champ symbolique

grâce à l’activité créatrice

d’un père porteur de Verbe.

Dans le « marais fangeux »

de la mère toute-puissante

il n’y a pas de fraternité réelle.

La génitalité n’est pas

le fondement

de la fraternité.

Car l’Histoire

fait état de

frères ennemis.

Le fondement

de la fraternité

c’est le Savoir

qui rapproche et unit.

L’homme potentiel émerge dans le système imaginaire

de la mère

et y végète jusqu’à la mort

si la génitrice est une mère toute-puissante

(qui le considère comme son phallus).

L’accès à l’existence humaine postule

que la mère ait accédé

au système symbolique

et soit dotée de la capacité de permettre au

père l’entrée dans le système imaginaire

où elle vit « en symbiose » avec l’enfant

afin d’introduire ce dernier au système symbolique.

Que la mère soit structurée ou non est d’importance

capitale pour l’existence pour l’ « enfant d’Homme ».

Les pulsions de mort : moteurs de la « compulsion

à la répétition » qui condamne l’Humanité

à la « double frénésie » de l’état de guerre

et de l’état de paix

sont enfermées dans le noyau constitutif

de son équipement génétique.

Pour s’arracher à son destin funeste

l’homme doit soumettre ce noyau

à la destruction

afin de libérer les pulsions de mort

sur un support artistique

et s’inspirer de leur ordonnance

(à l’image du lanceur de cauris)

pour dégager des formations préverbales :

constitutives du «  système du Langage ».

C’est à être structuré par le Langage que

l’être humain

se libère de sa compulsion à l’auto-destruction.

L’arbre a mal et pleure

de voir ses branches

se séparer du tronc

à fin de vivre

« leur propre vie » ?

Mon Dieu

quelle histoire de fou !

où a-t-on jamais vu

des branches vivre

sans un tronc

et un tronc vivre

sans aucune branche ?

En regardant le tissu du Langage

se dérouler pendant que

le vieil homme parlait

le Barbare non initié

s’en empara

et s’y enroula comme

dans un linceul blanc.

La Parole-vide reçue

aliène l’homme à l’Humanité.

Ceux qui ont tué un homme et se glorifient

de l’avoir anéanti pour se trouver seuls

au Banquet de la jouissance

savent par le savoir de inconscient que

l’homme qui perd la « vie du corps »

ne meurt pas mais qu’il revendique

la résurrection symbolique

et le respect de son essence éternelle.

N’est-ce pas la raison pour laquelle

dans l’histoire des hommes les morts

sont divinisés ou

transmutés en démons persécuteurs

qui empoisonnent la vie anémiée

des survivants qui s’acharnent à

les réduire au silence pour créer

les conditions favorables au jouir ?

Hélas ! la Loi interdit que l’homme

soit un objet de jouissance de l’homme ! 

La « fureur de vivre » enseigne que

l’homme n’est pas l’animal

mais l’être dont la vie est

conditionnée par

la reconnaissance de ceux

qui ont renoncé au «  jouir »

voire de ceux qui ont sacrifié

leur propre vie pour que

leur postérité vive après eux.

Cette « dette symbolique »

à laquelle est soumis l’existant

remonte sans doute jusqu’aux

Pères-fondateurs de la vie sociale.

.

C’est un fait d’« expérience vécue » que

la relation aux morts

singulièrement aux victimes de guerre

est culpabilisante comme si

leur survivre était une haute Trahison.

La fonction des « rituels de deuil » est

de régler ses comptes avec les morts :

à les évoquer dans un état d’empathie

et de prendre acte de la nécessité

de la réparation symbolique dont

la finalité est de les faire revivre

en alter-égos dans notre mémoire.

Essentiellement édificatrice est donc

la fonction assignée aux rituels de deuil.

A l’origine des affrontements destructeurs qui

compromettent la survie de l’Humanité

il y a l’attachement viscéral de l’enfant

à la mère toute-puissante : « barrage »

à la médiation du père porteur de Verbe

condition nécessaire à la sublimation

des matières (métaphore de la mère)

et à leur mise en formes préverbales

chainons du défilé du Langage dont

l’appropriation favorise la structuration

qui a fait émerger l’ être-de-langage. 

Produit de comportement « fécalisant »

de la mère toute-puissante

l’être-phallus est l’objet anal personnifié

qui fonctionne sur le mode de

la réduction en déchet de ses semblables.

La « délivrance » de l’Humanité postule

la mise en place par le porteur de Verbe

des conditions favorables à la castration

et à la structuration symboliques de la mère.

Le tort de Freud a été de croire et de faire croire

à l’élite intellectuelle occidentale que

la révolution industrielle a été « accoucheuse »

de la révolution symbolique

et que la « famille restreinte » composée par

le père la mère et l’enfant

était ipso facto le lieu de la rivalité oedipienne

et de sa résolution grâce au triomphe de la Loi

dont le père est le représentant et l’exécuteur.

C’est à juste titre que Lacan a qualifié

le complexe d’Oedipe de phantasme de Freud

car réduit à l’état d’instrument de production

le père en société libéro-capitaliste n’est pas

le gardien et l’exécuteur de la Loi en famille.

La stricte vérité est que la société capitaliste

vit sous la domination de l’Imaginaire

subsumé sous le Langage verbal qui impose

l’illusion qu’elle est régie par le Symbolique.

Le phénomène d’enfant harceleur doit être

interprété finalement comme le symptôme

d’une société qui n’a pas (loin de là)

la maitrise symbolique de ses pulsions anales.

L’enfant harceleur qui ne résiste pas à la pulsion

de couvrir d’injures dégradantes un autre

de le qualifier de déchet-humain qui

ne mérite pas de vivre

et finit par le pousser au suicide

(cet enfant) est le symptôme

d’une famille qui n’a pas accédé

au système symbolique et

qui vit sous la pression constante

des pulsions anales persécutrices.

Ce sont celles-ci qui poussent

l’enfant harceleur à les projeter

sur une victime pour s’en débarrasser

et pouvoir vivre en harmonie avec sa mère.

Telle est aussi la démarche et la motivation

de l’être raciste : purifier son milieu de vie

en choisissant le Noir comme « bouc émissaire ».

L’idéologie raciste est le « roman familial »

qu’un intellectuel narcissique

(l’idéologue) a la charge

de conter aux enfants blancs

pour les « gonfler à bloc » et

leur donner l’illusion

qu’ils sont les « meilleurs » et

les créateurs de la civilisation.

Le monde libéro-capitaliste

est sous-tendu

par le « déni idéologique » de la Vérité.

Il y a sans nul doute quelque chose

d’opaque et d’indigeste à l’esprit

dans l’Histoire (euro-centriste)

de la civilisation et

dans la société libéro-capitaliste

basée sur le « profit maximum »

à l’origine du « mal-vivre ».

Les êtres humains ne jouissent

que d’un bonheur fondé en raison.

Comme l’idéologie raciste dans un système social

demeuré au « stade anal »

exclut l’homme noir de la communauté humaine  

en l’animalisant et en faisant une marchandise

comme le Juif fut exclu des sociétés européennes

par l’idéologie antisémite

et confiné dans le ghetto pour être une vermine

avant d’être éliminé dans les « chambres à gaz »

comme le reste de l’Humanité est haï et privé

du droit de vivre par le terroriste « halluciné »

qui jette des bombes dans les lieux publics

ainsi dans les écoles d’aujourd’hui l’élève doté

de particularités

est-il un objet d’acharnement

et d’exclusion qui culminent au suicide.

Il n’y a pas de doute :

c’est toujours la même démarche

à visée magico-purificatrice fondée sur

le mythe du « bouc-émissaire » qui est

à l’œuvre dans cette société aliénée par

le « bénéfice secondaire » du profit matériel

et qui refuse d’accéder à ce qui est l’essentiel :

le système symbolique à la faveur de l’initiation.

L’homme noir est pris en otage par

la compulsion à l’autocastration

résultat du traumatisme colonial

qui l’a contraint au refoulement

de ses pulsions martiales.

La renaissance de l’homme noir

postule qu’il prenne conscience

de sa compulsion

à l’autocastration

et qu’il soumette

ces pulsions

à l’activité symboligène

refondatrice du Langage

principe de structuration

et d’humanisation.

La psychart-thérapie est  

la technique idoine pour

l’essor de la renaissance

de l’homme noir empêtré

dans les « filets » de la servilité.

Comme le nénuphar qui nait dans la mare

ainsi l’être-pensant voit-il le jour

dans l’état de déchéance

par explosion comme la graine

mise en terre qui ne pourrit pas.

Le dés-espoir est une bêtise car

nous ne savons rien de la vie et de la mort

Je me suis souvent demandé si

je ne devais pas

porter plainte contre X

car je me considère comme

un enfant-soldat

envoyé en France à 13 ans

pour étudier et

offrir un cadre à mon pays

colonisé et sous-développé.

Je suis resté au « front »

pendant plus de 25 ans

et je suis revenu pour

servir au pays

muni d’une spécialité

et « riche » d’expériences

dont mon pays n’a jamais

tiré le profit escompté.

Je voudrais porter plainte

contre ce pays pour avoir

« volé » mon adolescence

voire d’avoir « gâché » ma vie.

Celui qui a vu le Noir tout-puissant boucaner le Noir

ne doute pas un seul instant que

c’est bien le Noir tout-puissant

et non l’ex-colonisateur qui est

à l’origine des malheurs de la « race » noire

toujours dépendante après l’Indépendance.

On ne peut cependant s’empêcher de poser

la question lancinante : « pourquoi tout-puissant

le Noir se comporte t-il comme l’ex-colonisateur ? »

La Re-fondation du Langage que nous appelons

de nos vœux

postule le retour à la spontanéité du geste

promoteur des embryons de formes parlantes

découvertes dans des cavernes préhistoriques.

A juste raison Staline se plaignait

de la difficulté de renouveler le Langage

aliéné par les intérêts de la classe dominante.

Tout se passe comme si l’Humanité était

condamnée à l’auto-destruction et que

les efforts de ses héros pour

libérer le phallus du Père de

la captation de la Mère étaient

voués à l’échec.

Il s’avère nécessaire de dé-culpabiliser

l’entreprise de libération du phallus

et de ne pas se punir de transgresser

le Tabou de la Mère toute-puissante !

La psychart-thérapie est la technique initiatique

de résistance à la Volonté de l’Eunuque

(de la mère toute-puissante)

chargé de soumettre

l’Humanité à la castration réifiante :

l’objectif de la psychart-thérapie est

de libérer le phallus du Père de

la captation la Mère toute-puissante

et de créer les conditions favorables

à l’éclosion et à l’accomplissement

de l’Humanité.

Il faut dé-culpabiliser le Projet de

libération du phallus du Père : cause

des maladies liées au développement humain.

Si les hommes ont tant en horreur la violence

comme ils le prétendent

pourquoi donc ne militent-ils pas pour

l’émergence de la faculté symbolique

en n’étant pas sans savoir que

la « fixation anale »

est à l’origine de la violence ?

Il est incontestable que

l’éducation sphinctérienne bâclée est

l’obstacle à la « maitrise symbolique » qui

ouvre la voie  au « pouvoir » de symboliser.

Les guérisseurs négro-africains qui soumettaient

les patients au rituel

du vomissement et de défécation pour

expulser de l’organisme l’agent pathogène

avant de leur servir des paroles relatives à

la nécessité de rétablir l’équilibre social rompu

montraient qu’ils avaient un savoir anticipé de

la « persécution anale » et

de celle de se soumettre au rituel

de purification anale : préalable à

l’appropriation structurante du langage social.

La différence entre la technique de guérison

traditionnelle et celle de la psychart-thérapie

réside dans la technique psycho-plastique de

« conversion symbolique » du rituel oral-anal.

Très tôt le négro-africain a eu l’intuition que

la maitrise symbolique des pulsions anales

était nécessaire pour faire son entrée

dans le système symbolique « humanogène. »

Exister c’est éprouver le « vécu intense »

d’exister que gratifie l’activité créatrice .

L’existant est

le promoteur de « beaux-restes » qui

en compagnie des Pères inégalables

participe à la « Marche glorieuse »

du Langage

engagé dans la quête infinie de l’Etre.

Il n’existe pas d’autre mode d’existence.

C’est dans la quête sans fin

de la Vérité

que l’homme potentiel

existe d’une existence

fugitive.

Il n’y a pas d’autre

mode d’existence que

dans la quête sans fin

de la Vérité

fondement de l’existence.   

Aucune construction humaine ne résiste

si elle ne repose pas sur le fondement

de la Vérité

et ceux qui ont tenté de construire

sur le désir de toute-puissance

« en ont eu pour leur frais ».

C’est pourquoi à celui qui désire

l’existence accomplie s’impose

comme préalable la quête de la Vérité.

La psychart-thérapie est l’arme fatale

dont l’impétrant se sous-tient pour

tracer (par la technique créatrice

de formes préverbales chainons

du défilé du Langage)

le sentier en direction de la Vérité

fondatrice de l’existence.

Défilé sans fin du Langage

dont la marche est guidée

par le phare

de la Vérité sise à l’horizon.

La psychart-thérapie : la technique

de quête de la « plénitude d’Etre ».

Le meurtre du « Père porteur de Verbe »

et gardien du système symbolique

a causé la disparition du Langage

et semé la confusion entre

les êtres sociaux

retournés à l’état primitif.

L’ « Unique et sa propriété » ont

sombré dans le naufrage de la société

laissant la place au monstre dévorant.

Le sauvetage de l’Humanité postule

la renaissance d’une figure du Père

capable de réinventer le Langage par

la voie éprouvée de la création plastique.

Une figure du « Père porteur de Verbe »

castrée par la puissance conquérante

et contrainte à la collaboration

n’a pas d’autre alternative que

de refouler ses pulsions sadiques

et de s’identifier au conquérant

ce qui a pour effet l’aliénation à

ses enfants auxquels il fait subir

des exactions

(à l’imitation de l’Ennemi)

les contraignant à leur tour  

à refouler leurs pulsions sadiques

et à s’identifier au Conquistador.

Il n’y a plus de salut pour les enfants

lorsque le père lui-même s’avère castré. 

L’homme primitif est constitué par des pulsions

qui le poussent à s’approprier tout ce que

la Nature offre (même son semblable.)

La Nature est le lieu de l’Indifférence :

la différence fit son apparition

à la faveur de l’émergence du Langage 

avec l’aptitude à l’activité plastique

créatrice de formes langagières sur

les parois des grottes préhistoriques.

La médiation du Langage est à l’origine

de l’humanisation par la « castration » 

et la structuration symbolique du « primitif. »

Il y existe dans les hommes à l’état de nature

des pulsions perverses qui les poussent

 à vouloir dominer les autres

et  les réduire en déchet.

Aussi bien pour sauver sa dignité

le postulant à l’existence doit-il

accepter la lutte à mort qui s’impose.

En effet

« Polémos est la Mère de toutes choses. »

S’il n’y avait pas d’interdit d’exister

que serait la vie de l’être humain ?

Assurément la même que celle de

l’objet ou de l’animal !

Incontestablement

c’est l’interdit d’exister

qui confère

de la valeur à la vie de l’homme !

Il est formellement interdit de se libérer

de la domination qui « réifie »

pour exister dans la liberté

sous peine d’être mis à mort.

En sursis

l’existant combat la domination

et ce qu’on appelle « créations »

ce sont les rythmes qui scandent

sa lutte  

contre la domination qui réifie.

C’est en chantant et en dansant

que l’existant

mène la lutte pour la liberté d’exister.

La surface d’un carton sur laquelle nous avons évacué

la matière picturale métaphore des « matières »

et que nous avons agressé de toutes les façons

se présente comme la surface étale d’une eau

dans laquelle émergent des embryons de

figures mouvantes comme autant d’alevins.

Tout se passe comme si sur cette surface

métaphore de l’eau où baigne notre corps

nous avions  projeté notre monde intérieur.

La « psych-art » est le résultat de

la maitrise symbolique du chaos des pulsions anales.

Le « père » est celui qui prend conscience

de l’unité de la diversité d’individus issus

d’un même ancêtre

qui œuvre à la conservation et

au développement de ceux-ci.

S’agissant de l’Humanité le père c’ est

celui qui a conscience

de l’unité de la diversité des « races ».

Le père est donc le porteur du concept

de l’Humanité

et non cet être tout-puissant qui réifie

et tire un profit égoïste de

l’activité productrice de ses  « enfants. »

Dans sa lutte pour émerger du circuit (oral-anal)

des « Eaux sales originaires » où il baigne

l’être-déchet n’a pas d’autre moyen que

d’évacuer sur les autres les déchets qui

l’envahissent.

Les guerres contemporaines des gaz

et des armes de destruction massive

ont été précédées

par les guerres primitives des pets

et des jets des matières fécales et

c’est pour mettre fin à ses guerres

dévastatrices

qui compromettaient la conservation de

l’humanité que nos ancêtres inégalables

à Gobeklitape et à Gohitafla inventèrent

la technique de la destruction-création

qui par la manipulation de la matière

fait émerger des formes signifiantes

constituants du Langage primordial

pour signifier bien avant le Sphynx

l’effort d’é-mer-gence de l’Homme

de la Matière

Le didiga et la psychart-thérapie 

sont les rejetons contemporains

de la technique initiatique de nos ancêtres .

La société primitive est le lieu de l’affrontement

dans une « causalité circulaire » de l’action

et de la réaction qui fait de la société

un chaos stérile impropre

à l’éclosion et à l’épanouissement.

Pour assainir la société primitive

et favoriser l’apparition de l’être

structuré et parlant

il est nécessaire de passer

par le plan de la métaphore

à déplacer les pulsions anales-sadiques sur

un support où elles génèrent un gribouillis

représentant de la « masse anale »

dont le traitement par le porteur de Verbe

culmine à la promotion de « préverbaux »

chainons du défilé du Langage.

La réappropriation de celui-ci se trouve

à l’origine de l’émergence de l’ être humain.

Le « beau-reste » ou « reste-signifiant »

inaugural du « défilé » des chainons

du langage primordial

est l’imago

de la Mère toute-puissante « tuée »

sur le mode symbolique par la femme

ou l’homme porteur de Verbe.

Le langage est le produit merveilleux

du « meurtre » de la Mère des origines. 

Le psychothérapeute ne peut pas introduire

le patient à la Loi

et au système symbolique (humanogène)

s’il ne « tue » pas en lui-même

les pulsions de profit maximum

et n’éprouve pas de satisfaction

en lieu et place de la jouissance

à faire é-mer-ger la relation de personne.

Intégré au système le psychothérapeute

ne dispose d’aucun moyen de maitriser

le symptôme d’aliénation et d’ arracher

le patient à la pathologie de la perversion.

Un monstre doté de trois ouvertures dévorantes

habite le corps de l’être humain et le contraint

à détruire tout ce qu’il rencontre

même à se détruire lui-même.

La chance de l’homme est de  

trouver l’opportunité

de s’ouvrir au Verbe créateur

et de s’abandonner (confiant)

à sa destruction-création par

la technique originale de la psychart-thérapie.

Ainsi nait l’homme de foi ayant la capacité

d’affronter le monstre dévorant

et de « maîtriser » ses pulsions destructrices.

Les « « beaux-restes » préservés constituent

la représentation symbolique

de l’essence pensante de l’homme chanceux. 

L’idéologie est la démarche intellectuelle

qui justifie les pulsions d’appropriation

et de jouissance

autrement-dit :

un rituel de forclusion du Verbe

annonciateur de « mise à mort ».

Par exemple l’idéologie raciste

qui dénie l’humanité à la race noire

pour la « marchandiser »

est un appel au « meurtre » de celle-ci.

Gouverner les hommes pour leur bien

postule l’initiation qui enseigne

que leur diversité chatoyante

est sous-tendue

par le principe de leur unité.

Surgir des bois et revendiquer

la « magistrature suprême »

c’est se moquer des hommes  

en voulant par la ruse

imposer sa volonté toute-puissante.

A l’instar de l’Arbre de l’Humanité

l’arbre des généalogies familiales

finit aussi par exploser en branches

et s’aliéner en perdant leur souche.

C’est alors que nostalgique

l’homme en mal d’être s’en va

à la quête de l’unité fondatrice.

L’homme existe en se perdant

et en se retrouvant dans

le processus du voyage initiatique.

L’expérience initiatique est nécessaire

pour enseigner à l’homme

que l’homme est le même

sous la diversité

de son apparence sensible.

C’est alors seulement que

le « vivre-ensemble »

s’accomplit dans le monde humanisé. 

Si on n’a pas encore trouvé la loi

du « vivre-ensemble »

il importe d’éviter

la coexistence

sur un même site

des communautés différentes.

Toutefois les migrations étant

naturelles et incontrôlables

l’accent doit être mis sur

la recherche de la loi pour

leur coexistence plutôt que

de tenter d’empêcher celle-ci .

Il faut être objectif et reconnaitre que

le phénomène de migration est

porteur de problèmes épineux

dans la mesure où le migrant

n’est pas seulement en quête

d’un nouveau milieu humain

pour s’enraciner  et vivre.

Nostalgique de son passé

il est aussi « sous-tendu »

par le désir de reconstituer

sa communauté familiale et

ethnique au risque

de créer des conflits de coexistence !

Lors que la « grande Case » qui abritait

le lignage se brise sous le choc violent

des forces coloniales et néocoloniales

les membres de la grande famille

se dispersent et chacun va de son côté

à la quête de ses origines maternelles.

Telle est sans doute la cause

de l’errance des migrants noirs sans

enracinement familial ni destination.

C’est dé-responsabiliser l’homme noir

et singulièrement ses dirigeants

que de ressasser à satiété que

les dirigeants noirs

sont manipulés par

les ex-colonisateurs blancs.

On est fondé à dire

que si les dirigeants noirs

continuent de subir la volonté

des maitres qui les ont libérés

c’est en accord avec leurs aspirations.

L’enfant est pour la mère orale-anale

le substitut du sein qu’elle absorbe

par manipulation.

La médiation et l’intériorisation

de la représentation du père est

nécessaire pour personnaliser 

l’enfant-sein contraint de

se séparer de sa mère et

de lui trouver

un objet de substitution adéquat

(la pâte à modeler par exemple)

dont la manipulation et

la mise en formes langagières

qui intériorisées

vont culminer à l’émergence de

l’être-parlant autrement-dit humain. 

On a le vécu affligeant qu’en se retirant

les colonisateurs blancs ont donné

consigne aux dirigeants noirs de

soumettre leurs compatriotes

pour créer le scandale de

la colonisation des Noirs par les Noirs.

Les Noirs aussi sont des êtres avides

de jouissance et de domination qui

n’ont pas besoin d’être corrompus

(par les Blancs) pour être

« sous-tendus » par la pulsion de

coloniser leurs compatriotes.

La démonstration « pro-domo »

c’est ce qu’il est donné à voir

dans les pays tribalistes d’Afrique.

ex-colonisés d’Afrique noire

De Gaulle était un politicien chevronné

qui a fait semblant de dé-coloniser

l’Afrique noire

en retirant les colons pour les ramener

camouflés sous l’apparence trompeuse

de dirigeants noirs responsables

du destin de leurs peuples.

La Vérité finit toujours par triompher

c’est pourquoi l’initié ne s’étonne pas

que les choses aillent de « mal en pis ».

Le monde est rempli de fous potentiels qui

croient que le désir de toute-puissance

peut effacer la vérité sans laisser de traces

et la remplacer avantageusement par

le mensonge : ces malheureux sont

condamnés à finir dans un asile d’aliénés.

La vérité est le référent immortel du monde.

Comment peut-on jouer la victime

avec tant de perfection

qui subvertit la réalité

alors qu’on est le bourreau ?

L’imposteur consommé est celui

qui parvient à masquer la Vérité

et à générer un moment de folie !

Le tort du philosophe c’est qu’il ne voit pas

l’homme dans ses phases successives

(d’enfant et d’homme mature)

et qu’il parle

d’homme en général.

Le philosophe ne sait pas que

non structuré

par le système symbolique

l’homme (potentiel) n’est pas encore

l’homme c’est-à-dire l’humain accompli.

En guise de propédeutique à la reconstruction

tout enfant des pays ex-colonisés devrait avoir

droit à l’initiation artistique :

voie qui favorise la sublimation des pulsions

et permet la restructuration re-fondatrice

de l’homme désocialisé

ce qui (hélas !) ne semble pas être le cas

dans ces pays qui aspirent à l’é-mer-gence !

Sans l’activité de ses pulsions érotiques

sublimées

dans la création artistique

l’enfant s’accroche à sa mère

dans l’attitude hallucinatoire

du désir

à la manière de Saint-Antoine

persécuté par sa propre libido.

Ce qui a pour effet funeste de

lui barrer la voie

de l’initiation à la vie sociale intégrée.

Comment voulez-vous que l’enfant soit

distrait de la force de la libido

qui l’attache à sa mère

s’il ne s’interpose pas

entre lui et sa mère

une activité artistique

(créatrice 

de formes langagières)

qui lui permet de sublimer et

de structurer ses pulsions érotiques ?

L’acquisition du langage à la faveur

de la médiation paternelle

doit être prolongée par

sa métaphore culturelle :

l’activité artistique

pour arracher l’enfant

à la « glu » de la mère

et l’introduire sur la voie

de l’activité symbolique

ayant pour fonction de structurer.

L’amour de la mère bonne (pas trop)

est-ce qui introduit l’enfant

au système symbolique

lorsqu’ils sont séparés.

Le système symbolique est

l’espace où l’enfant attend

en jouant

le retour de la mère réelle

pour bénéficier de ses gratifications.

L’école (contraignante) ne suffit pas

a la formation du citoyen :

elle doit être accompagnée

par la pratique d’un art.

L’activité artistique qui

sublime les pulsions et

crée

des formes langagières

a pour l’effet salutaire

de structurer

et de socialiser l’homme potentiel.

Le chef de village devrait être le villageois qui  

connait la tradition et qui est ouvert

sur la modernité :

un « passeur » d’une structure à une autre.

Mais si la structure villageoise est

détruite par l’Ouragan colonial et

si la communauté villageoise

est devenue étrangère à elle-même

à quoi sert le chef de village aliéné

si ce n’est à relayer les ordres du Pouvoir

(assimilationniste)

comme aux temps obscurs de la colonisation ? 

Si des êtres humains voient leur village

devenir étranger par infiltration

des hommes venant d’ailleurs

et qu’ils demeurent indifférents

c’est qu’ils étaient déjà aliénés

et que la subversion

de leur milieu de vie

correspond

à leur chaos intérieur.

Même les animaux

risquent leur vie pour

la défense de leurs territoire menacé.

Il faut « tuer » la mère possessive sur le mode

symbolique :

la création des formes langagières pour

s’affranchir de son étreinte mortifiante  

et accéder à l’existence authentique.

C’est l’être non structuré qui confond

le symbolique et le réel

qui est inapte

à commettre le matricide symbolique :

pétrifié par la terreur de se suicider en réalité.

L’artiste « possédé » (zirignon) est le passeur

dont la fonction démiurgique est d’opérer

le passage de l’esprit d’un mort

de l’Autre monde dans celui-ci

à la faveur de la création

des formes préverbales.

Intérioriser celles-ci c’est

favoriser la réincarnation.

L’artiste original

est le « grand mort » revenu à la vie sociale.

Mère-Nature a mis beaucoup à la disposition

de ses enfants : les hommes

pour qu’ils vivent heureux.

Il n’y a donc pas de raison

à ce que les hommes

désespèrent et s’acharnent sur Mère-Nature.

L’Humanité est la responsable de son destin

et elle doit accepter de se prendre en charge !

A la vérité les religions et les sectes

sont les modalités de l’Idéologie.

Comme celle-ci

leur fonction est de conditionner

leurs adeptes à la soumission

au système libéro-capitaliste

afin d’assurer sa perpétuation.

Il n’existe pas dans notre monde

de religion ni de secte pure de

toute « préoccupation matérielle ». 

Pour les religions et les sectes garder

le contact avec l’âme des morts

et invoquer dans les dangers

celle des parents qui ont

accompagné nos premiers pas

(la piété filiale)

relève du « culte des morts » :

comportement païen répréhensible.

L’objectif pernicieux des religions

et des sectes

est de « couper » leurs adeptes de

leurs familles d’origine  

et de les posséder « corps et âme »

en d’autres termes : de les aliéner.

Entrer dans une religion

ou dans une secte c’est

se diluer dans l’« universel abstrait ».

Pour accéder au champ symbolique : lieu

d’humanisation de l’enfant

le contact de celui-ci avec la mère

doit être médiatisé

par un père « porteur de Verbe ».

L’enfant qui a un contact adhésif

avec sa mère

sera inapte à la métaphore

ainsi qu’à l’activité symboligène.

La relation directe qu’il entretient

avec la société

est la cause imputable aux

trans-gressions dont il se rend coupable.

Quand on a été exclu de la communauté

des hommes

on devait se sentir appelé à étonner

en accomplissant de ses potentialités

non en ayant l’ambition de s’adapter

à la « société de consommation »

sans en avoir les moyens financiers.

Il faut regarder la vérité en face :

les « pères-fondateurs »

ont passé à côté de l’aspiration

des sociétés noires « dé-colonisées ».

C’est à « fuir dans la normalité » que

les Noirs qui ne sont pas

complétement aliénés

par le traumatisme colonial

évitent d’aller en consultation

chez le psychiatre aux fins de

restaurer leur santé mentale

ébranlée par forces exactions

et endoctrinements.

La Renaissance noire postule

qu’on regarde en face la vérité

selon laquelle on ne peut pas

avoir été colonisé et rester normal.

Ce qu’il y a de pénible dans la mort qui
c’est séparation entre l’âme 
modalité du Verbe éternel
et le corps 
(composé des éléments
constituants de la Nature)
c’est qu’elle nous sépare 
de ceux que nous aimons 
pour les avoir investis de notre libido.
La mort est une séparation déchirante.


Le monde est le lieu où s’affrontent
éternellement
la Puissance du Verbe créateur et 
l’anarchie 
des forces de retour à l’inorganisé.
La stabilité du monde est précaire
c’est ce que tente de signifier
la technique de
préservation des « beaux-restes ».

L’âme compose et anime son corps

en empruntant des éléments

constituants de la Nature

en perpétuel devenir.

Le corps vivant est le nid

élaboré par l’âme-oiseau

modalité du Verbe.

A la destruction du nid

précaire par définition

l’âme-oiseau s’envole et

retourne à son origine : le Verbe.

Les familles négro-africaines particulièrement

défavorisées

n’ont pas bascule du jour au lendemain

dans le « trou » de l’aliénation

elles y ont été préparées par

les pères lignagers

aliénés par la violence coloniale

qui a désorganisé leurs sociétés

et rendu caduque la transmission .

A l’époque coloniale

si on y regarde bien

la famille négro-africaine était

fissurée et potentiellement aliénée.

Ce qu’on appelle toujours

la famille négro-africaine 

est la coexistence d’individus liés 

par un rapport de conflits sournois

non par la relation de solidarité légendaire.

Il est in-contestable que c’est

la haine torturante du père

castré par le Colon

qui pousse l’enfant errant

à cogner à la porte souriante

des temples des sectes

en se berçant du phantasme

de s’épanouir

dans un environnement sain.

Le remède réside sans doute

dans la restauration

de l’image dégradée du père.

L’essence de la thérapie réside dans

les épreuves qui contraignent

les dormants au réveil et

au « dépassement de soi »

pour la conquête jubilatoire

du vécu intense d’exister.

L’existence est sous-tendue

par le dilemme :

le dépassement de soi ou la mort.

Le retour à l’éducation fondée

sur l’esprit de justice

(la Maat)

et non sur le désir avide de

l’être-phallus élevé par

des parents sans structure

est la voie révolutionnaire

qui ramènera la fraternité

dans la jungle sociale

livrée à la fureur du « jouir. »

La graine de l’Injustice est plantée

dans le champ familial

lorsque les parents entérinent

la domination de l’enfant avide.

C’est donc confiant dans son droit

à régner selon son bon plaisir que

l’être avide

s’impose à la société toute entière.

Les hommes déplorent que la Justice ne soit pas

au pouvoir

et que la société soit livrée

au « bon plaisir » du Prince.

Mais il est important de savoir que

tout commence en famille

quand l’enfant avide foule aux pieds

les droits de ses frères et sœurs avec

la complicité passive des parents.

Avant de régner au sommet de l’Etat

l’injustice règne d’abord au sein de la famille.

Le succès « incroyable » que rencontrent

les sectes dans la société émergente

négro-africaine

est la conséquence du délitement

des liens familiaux traditionnels.

Les sectes sont

les substituts idéalisés de

la famille négro-africaine :

élargie et fondée sur la solidarité.

Les sectes s’avèrent les appareils

d’aliénation de l’homme négro-africain

dé-structuré par l’ « Ouragan » colonial.

Le corps (partie de la matière) est le réservoir

des pulsions primitives (agressivité) et

des « mauvais sentiments »

(haine  envie jalousie).

La fonction de l’activité artistique est

d’évacuer les pulsions primitives et

de générer des formes « parlantes. »

L’activité artistique est une « catharsis »

destinée à purifier l’homme potentiel et

à le socialiser.

La création artistique est donc 

une technique d’initiation à la vie en société.

La Renaissance des sociétés noires que

nous appelons de nos vœux fervents

postule l’exhumation des figures

« des Pères inégalables »

et la refondation de la famille

à la faveur du retour

au « culte des ancêtres »

religion primitive contemporaine

de l’institution de la société humaine.

Le frein au développement personnel est

d’abord à chercher au sein de la famille

dans les relations avec les parents et

dans les relations avec de la fratrie

avant de mener le combat au niveau

de la société

et de la communauté internationale.

Du reste l’homme est conditionné par

sa famille

et la place dans la société est   

le résultat du conditionnement familial.

L’homme a le sentiment de vivre

sous une « chappe de pierre »

qui lui défend d’aspirer

à l’existence et

l’impulsion irrésistible qui

le pousse à casser la pierre

(comme si sur le mode de

la métaphore

il transgressait l’Interdit)

lui apporte soulagement et

espoir d’ouvrir

la voie d’accès à l’ex-sistence.

L’espoir suscitée par la casse de la pierre

se traduit par le sentiment de puissance

qu’éprouve l’homme à manipuler

la métaphore de la pierre : l’argile

et à générer des formes successives

dont certaines (parlantes) évoquent

des préfigurations du langage

qui font penser

à une offrande (épiphanie) du langage.

La trans-gression de l’Interdit par sa métaphore

la casse de la pierre

a donné naissance au langage résultat de

la manipulation du substitut de la pierre :

l’argile génératrice d’ébauches de

formes plus ou moins parlantes

ainsi apparues par préfiguration

du langage vecteur de l’espoir de

socialisation des hommes investis par le  Verbe.

Depuis que la société a é-mer-gé de la Nature

en Egypte sous l’impulsion des initiés

il y a affrontement entre ceux qui

obéissent à l’Interdit d’exister et

ceux qui le transgressent

affrontement dont

les premiers sortirent vainqueurs.

Telle est la raison pour laquelle

depuis l’absorption de l’Egypte

la Société est gouvernée par des êtres

qui vivent sous le règne de la Nature

et répriment férocement

ceux qui aspirent à la lumière de l’existence.

L’ « être de pulsions » qui n’a pas passé par

les phases décisives de

la castration symbolique et la structuration

n’est pas une femme ou

un homme accompli car il n’est pas initié

aux valeurs fondatrices de la vie sociale.

C’est pourquoi les ancêtres

ont déconseillé avec pertinence

de les associer à la gestion de la société.

L’homme non humanisé par l’initiation

est l’ennemi de son frère qu’il hait

qu’il tue qu’il mange qu’il vend

pour assurer sa jouissance égoïste.

La réification

de l’homme par l’homme

est la loi de la jungle-sociale

par conséquence l’ethnocentrisme

et le racisme

sont des pratiques d’êtres non initiés.

Le Blancs se sont acharnés en vain de

réifier les Noirs par l’esclavage

mais comme aucune force au monde

ne peut réduire une essence

à une autre

les Noirs sont restés  êtres humains

au « grand dam » des tyrans blancs

qui ne comprend pas l’inaptitude 

de l’homme noir à se laisser réifier.

On a le sentiment d’être autorisé à être là comme

un être de la nature

et qu’il nous est interdit de tenter de donner

du sens au fait d’être là.

Etre au monde c’est donc être confronté au

dilemme : « vivre ou exister. »

L’existant c’est celui qui refuse sans appel

le statut infame d’ « être-là »

et qui au risque de la mort affronte l’Interdit

d’interpeller et de signifier qu’il trouve absurde.

Les chercheurs occidentaux venus « en mission »

en Côte d’Ivoire pour savoir si

la famille négro-africaine existait toujours

posèrent d’abord la question à leur hôte.

Celui-ci fut outragé par la question

et protesta vigoureusement pour laver

l’injure faite à l’Afrique : 

« avez-vous jamais vu un pays sans famille ? »

Les chercheurs occidentaux eux savaient

qu’après le passage de l’ « Ouragan »

et les politiques d’adaptation au système

libéro-capitaliste dominant

il ne pouvait plus y avoir de famille

dans ces sociétés acquises au profit maximum.

Il ne faut pas que le slogan « Développement »

cache les ruines laissées sur

son passage dévastateur par la colonisation 

qui en décapitant les sociétés

a détruit la « famille négro-africaine »

et conduit à la dispersion de ses membres.

Comment peut-on développer des sociétés

et leurs habitants en état de déstructuration

sans poser en préalable

la question de la quête du phallus du père ?

L’irruption dévastatrice des forces

coloniales

dans les sociétés négro-africaines

et l’adhésion des populations

ou fétiches du conquérant

ont été fatales

à la famille négro-africaine.

Telle est sans doute l’origine

de l’aliénation des ex-colonisés

qui vont errant à travers le monde

à la recherche du pays de cocagne.

Ce sont les « êtres de pulsions » avides de

jouissance et de reconnaissance

qui aliènent l’humanité

en volant ce qu’ils ne créent pas.

En effet il est évident que

pour créer il faut être doté

d’une structuration symbolique

qui confère la capacité de maitriser

ses pulsions et de les trans-former

en un produit matériel ou

une « œuvre de l’esprit »

utile à la conservation et

à l’épanouissement de l’Humanité.

C’est pourquoi pour décourager

les voleurs (ces parricides)

il est pertinent de dire que celui

qui prétend au statut de créateur

doit fournir les preuves de son initiation.

L’homme est un désir d’être in-corporé

dans la matière individuée :

l’homme n’a pas d’être.

Son essence réside dans

la quête perpétuelle d’être.

C’est pourquoi

dans sa quête sans Objet

il s’expose

à la négation de soi

c’est-à-dire du désir d’être

qui le constitue.

Réification qui

est une « défense » contre

la lassitude et l’angoisse

de cette quête sans fin assignable.

L’homme est un mystère insondable.

 

La Loi universelle a pris possession de

l’artiste des origines

et devenu son instrument fidèle

celui-ci a œuvré à l’élaboration

des formes langagières

à l’origine

de la structuration symbolique

du sujet gardien de la Loi.

L’artiste des origines est celui

qui a introduit la Loi dans la société.

Dans l’Absolu il n’existe pas de propriétaire

humain.

Tout appartient à tous et à chacun mais

dans la société où des hommes sont

assujettis à la Loi du travail

les choses produites ont un propriétaire

et le vol par  la ruse ou par la violence

est sévèrement puni conformément à

la Loi qui régit les hommes et l’univers.

C’est pourquoi

l’initiation est une nécessité incontournable.

L’homme qui a cherché sa race  

son l’ethnie et sa famille

et qui a cru les avoir

trouvés définitivement

est fondé à savoir que

ces catégorisations sont

aliénantes pour

l’homme cet impétrant

en quête perpétuelle

des « Eaux originaires »

fondement de son ex-sistence.

Ce qui confère la dignité à un homme

et « force au respect »

c’est la capacité de se reconnaitre

dans celui que son statut social

(d’intouchable)

confine dans l’isolement.

C’est la capacité de voir

l’homme dans l’homme

par delà les « cloisonnements »

des statuts sociaux  qui confère  

la dignité et la  valeur à un homme.

Penser c’est s’attaquer au primat

et aux privilèges du magicien

et triompher en conférant

le primat à l’activité initiatique.

A l’origine de

la révolution humanogène

il y a la mutation génétique qui

a fait surgir le pouvoir de penser.

A l’origine du « pouvoir » de penser

il y a la « mutation génétique » qui

a favorisé l’activité créatrice

des formes langagières 

qui ont émergé

avec l’art des cavernes

constituants du langage qui

sont les facteurs de structuration

et de fondation du « sujet pensant. » 

La mentalité primitive croit

que c’est le « penser » qui

crée les problèmes

et que ceux-ci 

n’émergeraient pas

si le penser n’existait pas.

La quête de savoir postule

une révolte radicale

contre les préjugés

de la mentalité primitive !

Les marabouts enseignent

que la meilleure manière

de conjurer

le mauvais sort

c’est de ne pas y penser

de cultiver la sérénité et

de vivre

comme si on était éternel.

Les hommes s’avèrent in-gouvernables

parce qu’ils ne sont pas socialisés

par une structure symbolique

acquise dans un parcours initiatique.

Les êtres qui désirent honnêtement

servir leurs compatriotes devraient

se faire le devoir de s’engager

dans une initiation rigoureuse.

Comment voulez- vous qu’un être

non initié

qui entre dans le champ politique

ne déçoive pas les espoirs  

de cohésion et de développement de

ses compatriotes crédules qui l’ont élu

en se fiant à ses paroles démagogiques ? 

C’est par l’activité plastique

que l’« Artiste divin »

fait émerger

des formes préverbales

de la matière informe et

c’est par la dation du nom

qu’il les introduit

dans le champ du langage

et leur confère l’existence

grâce à la médiation

d’un père porteur de Verbe.

N’existe pas ce qui n’a pas

reçu un  nom de la part

d’un Père porteur de Verbe.

A l’origine de la création de l’être

objet de structuration symbolique

il y a l’activité plastique créatrice

de formes préverbale plastiques :

chainons constituants du langage.

L’activité plastique est

l’activité démiurgique

créatrice de l’« être-de-langage. »

Dans la société précoloniale sans initiation

la valeur dominante était sans doute

la puissance ou la capacité de s’imposer

voire de tuer le plus d’ennemis possible

en temps de guerre.

Dans la société précoloniale prévalait

sans doute l’état de guerre permanent

visant à faire la promotion d’un ordre

hiérarchique fondé sur la force

tout comme dans les sociétés occidentales.

L’exigence actuelle de démocratie postule

la sublimation des pulsions de domination

et leur soumission à l’activité symboligène

afin de favoriser la structuration du citoyen.

Il est évident que ce mode de gestion primitif

de la famille moderne ne doit plus exister

à l’heure de l’exigence de la démocratie

qui postule le triomphe de la Loi.

Il résulte de ce raisonnement que

la révolution démocratique doit d’abord

s’initier au sein la famille

non pas déplacée directement au plan social.

Comme tous les primates le chef de lignage

chez les hommes

exerçait une domination absolue

sur les membres de leur groupe :

il avait la haute main sur les femmes et

jouissait de la propriété indivise des terres

du bétail des hommes auxquels il s’identifiait

à l’image de la « Grande Mère des origines ».

Celui qui avait l’audace de se rebeller contre

ce « dominant » humain était passible de mort.

Lorsque l’homme perd le système symbolique

qui fondait son humanité

il régresse inéluctablement au stade primitif

de l’ « être de pulsions » qui

parle un simulacre de langage sous-tendu

par les besoins auxquels sont étrangères

les notions de Loi de Justice et de Vérité.

Avant la mort par décomposition du corps

l’homme « rend l’âme » en se dé-structurant.

Dans ces temps crépusculaires où les hommes

déstructurés

sont à la recherche de boucs émissaires pour

porter le fardeau de leurs responsabilités

la Vérité n’est plus à chercher

dans les dialogues

mais dans la relation verticale

avec la conscience :

Médiatrice infaillible que le bon Dieu a

offert aux humains avant de partir à la retraite.

Le phantasme de voir l’Autre

castré découpé comme Osiris

et ses morceaux « fécalisés »

est le phantasme persécuteur

de l’être sadique en mal

de jouissance anale-sadique

qui trouve (opportunément)

ses moyens de réalisation

avec l’accession

à la  toute-puissance qui

réifie l’objet de jouissance.

Au lieu de faire des recherches sur la voie

de la renaissance

de leur sociétés déstructurées

les dirigeants négro-africains

conditionnés par le traumatisme colonial

choisissent une ethnie mal aimée par

le colonisateur

pour se décharger sur elle des exactions

que leur société et eux-mêmes ont subi

de la part de celui-ci.

Ainsi certaines villes et leurs habitants

sont-ils réduits en déchets par

les dirigeants substituts noirs des colons.

La politique ethnocentriste fonctionne

comme un simulacre de cure cathartique. 

Pour l’enfant la mère aimée est l’élue

entre toutes les femmes :

le modèle des femmes en lien avec

qui son être trouve son fondement.

Il résulte de cela que l’enfant fait

l’expérience de la mort à la faveur

de médiation du père et

ne ressuscite que par la formation

du triangle symbolique qui

inscrit l’enfant dans une famille.

C’est pourquoi la socialisation est  

une castration symbolique 

« sous-tendue »

par la quête passionnée de la mère

dans un processus initiatique sans fin.

L’enfant noir qui se trouve par nécessité

en état d’exil prolongé

sur les terres lointaines du colonisateur

ne résiste aux forces d’assimilation que

s’il a bénéficié

d’une structuration suffisante

grâce à une relation orale satisfaisante.

C’est la qualité de celle-ci qui permet

de s’accrocher à son milieu d’origine

et de persévérer dans son être.

L’adaptation : une aliénation

qui sanctionne

l’absence de structuration symbolique.

La mère aimée perdue dans la mort

ou la séparation cette autre mort

est à l’origine de la recherche :

s’initier c’est faire l’expérience

renouvelée de la mort et

la résurrection de la mère aimée.

L’amour d’une mère ou

de son substitut

est un lien indestructible

qui détermine la quête d’éternité ! 

Si on n’a pas trouvé la « formule » pour

maintenir dans la paix entre les êtres

non structurés appartenant

à la même ethnie

il faut résister à la tentation de faire

coexister sur un même site

des ethnies différentes non

structurées

afin d’éviter des conflits ethniques

appelés à générer des problèmes

« difficiles à résoudre » !

Telle est l’attitude de sagesse à adopter.

Le danger d’introduire subrepticement

une colonie d’allogènes

dans un site déjà occupé

réside certainement dans les conflits

susceptibles de dégénérer en guerre

pour le contrôle absolu du territoire.

N’est-ce pas la raison pour laquelle

les pays développés se méfient

des phantasmes communautarismes ?

C’est incontestable : il est dangereux de vouloir

effacer les disparités régionales traditionnelles

pour la cause de la fraternité raciale car

supprimer les disparités régionales c’est

faire perdre aux hommes leurs racines

au risque de les aliéner.

Même les occidentaux hyper développés

ont le sens du terroir et tiennent jalousement 

à préserver celui-ci : garant de leur différence.

Il y a quelque chose de psycho-pathologique

dans le mouvement actuel d’ « essaimage »

des populations négro-africaines à la recherche

(effrénée) du pays où « coulent le lait et le miel ».

Après l’indépendance de notre pays

mon père continuait d’appeler

les autorités politiques (noires)

des Blancs.

Lorsque je lui demandai pourquoi

il appelait Blancs les Noirs

il me répondit avec pertinence :

« les autorités noires

sont des Blancs mon fils

c’est l’esprit qu’il faut regarder

et non la couleur de la peau » !

Tu avais raison père

une domination est une domination !

Retourné dans mon village après seulement

deux ans d’absence forcée

je ne l’ai pas reconnu :

en lieu et place de mon beau village

j’ai trouvé une carrière de termitières

habitées par des hommes-déchet que

je n’ai pas identifiés.

Mon Dieu ! Quel esprit sadique a

détruit mon beau village et l’a réduit

à l’état répulsif de chaos sans âme qui vive ?

Les historiens rapportent que l’empereur

Auguste

apprenant que ses légions d’élite

avaient été décimées par les Barbares

pleura en criant

à l’endroit de  l’infortuné centurion :

« Marcus rends-moi mes légions » !

En retrouvant mon village submergé et

dé-figuré par les cabanes des allogènes

je ne résiste pas

à l’envie de pleurer et de m’écrier :

« émergence rends-moi mon village » !

Certes ! tout est impermanent et sujet

à l’anéantissement

mais l’évolution de la société devrait

être contrôlée par les Autorités légales !

L’activité créatrice originale

qui se sous-tient du Verbe

est une lutte acharnée

menée contre les pulsions

de destruction.

Préservés

les « beaux-restes » sont

les éléments constituants

du système symbolique :

structure éternelle de

la société des initiés vêtus 

de la « peau-de-léopard. »

L’activité créatrice originale est

la quête passionnée du Moi

aliéné dans la destruction

de la « Jérusalem terrestre »

ou village natal de l’artiste.

Les créations : « pierres vives »

pour la reconstruction

du Moi et du village nouveaux !

Nous sommes aussi des Juifs condamnés

à l’errance après la destruction

de notre beau Village.

Et nous voici engagés

dans la quête éperdue

de notre « Jérusalem céleste » !

Emergence pourquoi nous as-tu aliénés ?

Lorsque la structure symbolique fondatrice

de la famille disparait sous les coups

portés par l’agression coloniale

sa métaphore villageoise disparait aussi

en réduisant l’être humain à l’état infame

d’homme-déchet animé par les pulsions

vecteurs de besoins.

La déstructuration accomplie par

l’idéologie d’é-mer-gence après

le passage de la « mission civilisatrice »

a donc eu pour effet catastrophique de

favoriser la régression des humains

à l’état indigne de primates parlant

le langage impérieux des besoins qui

les engage dans des conflits perpétuels

évocateurs de la lutte primitive pour la vie.

Si la tradition qui liait il n’a pas long-temps

les frères lignagers et villageois

a disparu aujourd’hui sans que des liens de

substitution aient pris sa place

est-ce que honnêtement on peut

encore parler  de communauté fraternelle

pire si on a laissé

les allogènes envahir l’espace du village ?

Une émergence qui « tue » la tradition et

qui rend le frère étranger au frère

n’a-t-on pas raison de lui résister mordicus ? 

Au fondement de la « maladie du siècle »

le terrorisme

il y a peut être le refus d’initiation

c’est-à-dire de l’activité créatrice

dont la finalité est

de surcompenser la « coupure »

de l’homme avec la mère-Nature.

Le terroriste : un être sous-tendu

par les pulsions  sadiques qu’il refuse

de soumettre à l’activité  symboligène ?

Dans son essence la création culturelle

originale

est une réaction compensatoire

aux « blessures narcissiques »

infligée par le décalage introduit

entre la Nature et l’hominidé par

la « mutation génétique ».

En tant que telle

la Culture est la Thérapie essentielle.

que génèrent les sociétés

sous-tendues par l’ « instinct de vie ».

Ne pouvant pas se libérer par les armes 

de l’objet obsessionnel :

le tout-puissant colonisateur (Blanc)

au lieu de s’obstiner dans cette voie

ou de faire la résistance passive

qui confine à la résignation

les sociétés négro-africaines doivent

se tourner vers la voie symbolique

à savoir : les activités artistiques

créatrices d’un nouveau langage

appelées à les restructurer

comme elles l’ont tenté un moment

avec les créations  culturelles telles

le Polihet le Zouglou le Mapouka

le Coupé-décalé ou encore

au plan de la création plastique

comme le Vohou-vohou et la Psychart.

Le développement qui est l’obsession des sociétés

négro-africaines post coloniales

ne décolle pas parce qu’il n’est pas impulsé

par des êtres décolonisés au plan psychique

et structurés.

Le « gros cœur » ne suffit pas pour réaliser

un tel projet qui s’assimile à la « Refondation ».

Décapitées déstructurées « chaos-vides »

les sociétés négro-africaines

post-coloniales

se présentent comme des termitières

habitées par des hommes sans âme

obsédés par l’idée fixe 

de développement

exclusivement matériel

toujours en chantier

sans jamais « décoller »

n’étant pas conçues par

des hommes

reconstruits et structurés.

Si le fameux « mythe de Sisyphe »

n’avait pas existé il serait inventé

pour définir

l’homme négro-africain post-colonial.

Il est évident qu’il est plus aisé de libérer

son inconscient par la projection directe

de ses refoulés sur ses semblables

mais ce comportement anti-social

susciterait des réactions négatives.

C’est pourquoi il est plus pertinent

d’avoir recours aux techniques

de catharsis musculaires éprouvées

pour re-conquérir son essence aliénée.

Telle est la voie qui s’offre aux Noirs

« marchandisés »

pour se réapproprier leur essence aliénée.

L’obsession de tuer le maitre qui réifie

est à l’origine de l’immobilité

des sociétés négro-africaines

obnubilées toutefois par

l’im-possible développement.

S’il ne peut pas tuer le maitre

tout-puissant

que l’homme noir du moins

ait recours à la technique de

la psychart-thérapie  

en évacuant les pulsions sadiques et

en créant les conditions d’émergence

des formes préverbales constituantes

du Langage principe de structuration

et d’accès à la communauté humaine.

L’entrée dans le système symbolique

rachètera à coup sûr

l’homme noir de la déchéance actuelle

et maitrisera les pulsions de vengeance.

Contraint à refouler ses mauvais sentiments

par le maitre tout-puissant

l’homme noir en est réduit

à « broyer du Noir » 

en retournant sa haine contre

ses propres racines : telle est

l’origine de la haine du Noir

pour ses ancêtres qui 

furent les Pères fondateurs de la société.

Pour éviter l’auto destruction menaçante

la « race » noire doit  savoir qu’il existe

une technique éprouvée

qui aide à expulsion des pulsions sadiques.

Ce sont ceux qui ont perdu la lutte pour

se tailler une place au « soleil »

de la Nation

et qui sont disqualifiés en ville

qui se retirent au village :

ce trou d’où ils s’acharnent

à terroriser les citadins pour

pour les soumettre

aux exigences supposées des ancêtres.

A l’origine des difficultés à vivre  

des hommes qui habitent

dans les villes du pays

et à l’étranger

il n’y a pas seulement

l’exploitation inhumaine

du système libéro-capitaliste

il y a surtout la fureur dévorante

des organisations maffieuses

des villages

qui les terrorisent par les armes

ténébreuses de la sorcellerie et

et les contraint à des contributions.

Le village traditionnel n’existe plus :

il est devenu le refuge des estropiés

de la « lutte pour la vie »

minés par la jalousie et

la haine refoulées.

Ce que ces êtres refugiés au village

phantasment comme l’arme fatale

la sorcellerie

n’est que le vécu projeté sur autrui

de la jalousie et la haine refoulées.

Celles-ci constituent sans doute

les freins psychiques

à la Renaissance de l’homme noir !

La fureur de vivre « sous-tendue » par

les passions de la jalousie et la haine

telles sont les armes occultes usitées

par  les estropiés de la lutte pour la vie

qui ont trouvé refuge dans les villages.

Le vécu de sorcellerie est

l’effet de mort que produit sur l’être

(immature) le bain dans l’irrationnel !

C’est un fait avéré que les hommes noirs  

ont du mal à réintégrer l’homme noir

qui a longtemps séjourné en Occident

et a assimilé la culture occidentale :

ils le tiennent pour étranger

et l’appellent « blanc » pour marquer

la différence radicale qui les sépare

se privant ainsi de l’opportunité de  

s’initier aux valeurs du colonisateur

peut-être parce qu’étant déstructurés

ils ne disposent plus des moyens de

s’enrichir des apports de l’Autre

(dont ils se méfient à juste raison)

en préservant sa différence culturelle .  

Les « sauveurs » qui surgissent et s’évertuent

à développer des pays déstructurés et réduits

à l’état de chaos (par l’ouragan colonial)

ne savent pas ce qu’ils font.

En effet ils ignorent que la structuration

de la famille singulièrement de la mère

(première éducatrice des enfants)

est le préalable incontournable au

développement de la société des hommes.

S’engager dans un projet de développement

sans avoir rempli cette condition préalable

c’est in-contestablement « courir à l’échec » !

Dans les pays où le canon de la colonisation

a tonné et instauré la paix coloniale

il n’existe plus de structure familiale

après la décolonisation

mais un agrégat d’êtres

(taraudés par l’angoisse de mort) et

engagés dans des conflits permanents

dont la finalité est de promouvoir

un ordre hiérarchique parmi les ex-colonisés

ordre hiérarchique où le plus féroce est Chef.

C’est un nouveau « Père civilisateur »

qu’il faut pour la reconstruction des sociétés

négro-africaines retournées à l’état de chaos.

La révolution accoucheuse de l’humain s’origine

dans la mise en place de la relation de personne 

qui postule la révolte contre le père tout-puissant

qui réifie l’être humain et

la promotion de l’autorité de la loi garante  

l’imprescriptibilité de son essence.

Cette démocratie dont les hommes rêvent

ne verra pas le jour si chaque homme réifié

ne règle pas ses comptes

avec le père tout-puissant

substitut mâle de la Grande Mère des origines.

Comme l’homme primitif non structuré

le père tout-puissant d’aujourd’hui

ne fait pas la différence entre ses frères

ses enfants et ses moutons

qu’il considère comme ses possessions.

L’apparition de l’être humain postule 

la révolte contre le père tout-puissant 

et la médiatisation des contacts

par la loi.

Le projet humain

s’initie au sein de la famille primitive !

L’homme noir qui a fait dans son exil occidental

l’expérience de l’altérité et du racisme

et qui décide de retourner dans milieu d’origine

afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer

au développement de son pays

est condamné à périr

sous les coups de ses « frères de race » jaloux.  

Les exemples de Panda et de Amos sont là pour

convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné

est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .

L’homme potentiel ne devient réel que par

la structuration symbolique de ses pulsions

structuration au terme de laquelle il accède

au statut d’ « être de parole ».

L’activité plastique créatrice

de formes préverbales

est la voie qui conduit le « créateur » qui

les intériorise par l’activité verbalisante

au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.

Nous vivons à une époque où tout se passe

comme si les pulsions érotiques étaient

neutralisées par les pulsions sadiques

et comme si le monde entier était

régenté par celles-ci.

D’où l’impression de mort 

et de désespoir qui

enveloppe le monde entier.

Mon Dieu quelle nouvelle technique

(qui initie à la « maitrise symbolique »

des pulsions sadiques)

sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?

Ce que le philosophe Henri Bergson désignait

sous les termes de « double-frénésie »

(pour parler de l’alternance in-éluctable entre

l’état de guerre et l’état de paix)

est sans doute la perception philosophique de

la pathologie obsessionnelle des occidentaux

qui s’efforcent en vain de neutraliser

les pulsions persécutrices de leurs génitrix 

en les déplaçant

(sur d’autres hommes substituts de celles-ci).

Il est incontestable que les guerres « toujours

recommencées » ont leur fondement dans

tentatives  d’auto-libération   des êtres-phallus

Tuer la mère toute-puissante (persécutrice)

est l’obsession de l’enfant-phallus.

Cet impossible désir de mettre

la mère persécutrice hors d’état de nuire

ne trouve satisfaction qu’à être déplacée

sous le substitut de pulsions de meurtre

dans le champ de la métaphore pour être

mis en formes symboliques par l’activité

artistique qui ne crée qu’après avoir détruit.

Le Langage est le résultat de la mise à mort

et de la transmutation symbolique de la mère.

L’ « enfant-phallus » de la mère toute-puissante

dont le comportement obsessionnel

est le produit de l’oscillation

entre l’angoisse de fusion et

l’angoisse de séparation

(qui ne connait de rémission

que dans le renoncement à la lutte

du mort-vivant)

ne survit que dans l’état d’agonie permanente

où la mère apparait comme la « persécutrice ».

Ce sont ceux qui n’ont pas obtenu

par la voie de l’initiation

leur droit d’insertion à la société

qui ignorent que la Loi

est son fondement incontournable.

Et s’il fallait après la revisitation

de l’Histoire

trouver un argument décisif pour

prouver la primauté de la Culture

négro-africaine

les contempteurs du Noir

le trouveraient dans cet argument.

Les hommes se comportent comme des animaux

parce  qu’ils ne sont pas initiés à la Loi qui

interdit formellement ce qui est injuste.

La  paix objet de désir universel

et la cohésion sociale postulent l’initiation

à la Loi que

les grands prophètes ont captée et « sécularisée ».

Les hommes vivent les affres de l’existence

comme des punitions des dieux

pour avoir l’audace d’être-là et

c’est pour détourner le châtiment suprême

qu’ils sacrifient leurs semblables (en dépit

de la loi de substitution prescrite par Dieu

à Abraham pour préserver la vie d’Issac).

Le monde est un lieu sinistre où l’homme

sacrifie l’homme pour complaire aux dieux.

Les autorités qui assistent indifférents au

phénomène d’occupation anarchique

des terres en friches par les allogènes ou

à la vente illicite des terres familiales par

des individus irresponsables

sont des autorités qui sèment le désordre

soit par incompétence ou par idéologie !

C’est un tort de croire qu’il suffit de s’emparer

d’une terre en friches et de la légaliser

pour devenir son propriétaire légitime

car les conflits fonciers naissent de

ce subterfuge dont

les autorités sociales sont complices.

La réconciliation postule également

la réparation du viol de la propriété foncière.

Ce qui s’impose sans le sous-tien du Verbe

relève du désir et triomphe par la force qui

évoque les temps barbares.

Seule la médiation du Verbe est garante de

vérité et de justice : révélatrices de

la société fondée sur le droit des personnes.

Affrontée aux forces sadiques de la Nature

primitive

la mère des origines (réduite en déchet)

se défendit sans doute de la dérision de

sa présence au sein de la Nature-mère

toute-puissante

en se positionnant com

Une assemblée générale de la grande famille

est nécessaire pour identifier

les terres et les propriétaires

car dans la tradition

la propriété foncière individuelle existait.

Tout partage ou toute appropriation hors

d’une assemblée générale est illégitime et

grosse de conflits pour la cohésion familiale

voire villageoise.

L’Etat et les despotes familiaux

doivent savoir qu’ils ont des responsabilités.

Pour-quoi l’homme « tout-puissant » est-il

contraint de se cramponner à celui qu’il

appelle « faible » et qu’il méprise ?

N’est-ce pas pour donner l’illusion

de « surabondance de vie »

en masquant sa dépendance foncière ?

Ce monde est

un monde de faux-semblant ou mascarade !

Les savoirs des hommes dont ils se prévalent

pour inférioriser  leurs semblables et

prétendre à la domination de leurs personnes

ne sont la plupart du temps que les résultats

des réactions compensatoires à leur « vécu »

de dés-être mortifiant.

La société des hommes non structurés  

est d’abord un espace de lutte idéologique

avant d’être une aire d’affrontement armée

pour la réification de l’homme par l’homme.

Il est temps de parler des problèmes de société

et de relation entre les hommes en se référant

à l’Humanité « une et in-divisible »

et non en les évoquant par le prisme

des « catégories raciales »

empreintes de préjugés : 

nous savons aujourd’hui

que l’homme est l’homme

et la domination la domination qui

le réifie et l’instrumentalise sans état d’âme !

L’espoir se trouve du côté du démuni qui

cherche à compenser son manque 

par le savoir et la compréhension.

C’est faire acte de sorcellerie

que de s’acharner à inculquer

la croyance aliénante

selon laquelle les fauteurs de

la désespérance des hommes

sont ceux qui sauveront leurs victimes !

Ce sont les êtres dé-structurés ayant perdu

leur dernière « défense » : l’illusion d’être

protégés par la Providence

qui s’autorisent tout pour survivre

et parviennent à dominer sans état d’âme

leurs semblables.

C’est pourquoi l’espoir de changement

n’est pas à attendre de ceux

qui tirent le profit maximum du système.

Le devoir de l’homme noir porteur

de Verbe

qui survit sous la domination

de son frère de race

est de maitriser l’état de désespoir

et de déréliction qui l’oppressent

pour affronter (et éradiquer)

sur le mode symbolique

la domination de l’homme

qui « instrumentalise » l’homme

il n’y a pas d’alternative logique !

Il n’existe pas de différence qualitative

entre les dominations :

dominer un homme c’est toujours

le réifier pour l’instrumentaliser.

C’est pourquoi il est insensé

de penser que la domination

de l’homme noir par l’homme blanc

est plus détestable que la domination

de l’homme noir par l’homme noir.

La domination

de l’homme par l’homme

c’est un « crime contre l’Humanité ».

Les êtres non structurés ont recours

au mensonge pour justifier

les actes de violence

ou de ruse

par lesquels ils s’emparent

de ce qui appartient à leurs frères.

Il en résulte que le discours

de ces êtres en mal de jouissance

relève d’un délire révélateur de

la fragilité de leur organisation

et de leur désir tout-puissant

de persévérer dans leur « être-là ».

La Loi de la Nature veut que l’animal occupe

une partie de celle-ci dont

il tire sa subsistance et

qu’il défend mordicus

contre l’envahissement

de ses congénères.

Au contraire de l’animal

l’homme ne fait pas qu’occuper une partie

de la Nature et

se l’approprier en y répandant ses déjections :

son activité laborieuse est à l’origine

la propriété de l’être social.

Comme l’animal qui défend son territoire

jusqu’à la mort

l’homme doit défendre sa propriété au risque

de perdre ses moyens d’existence et sa liberté.

C’est le vaincu à la guerre qui devient sorcier

en se retournant contre les siens qu’il sacrifie !   

On parle d’un homme qui avait l’habitude

d’emprunter l’argent pour satisfaire

les démunis qui venaient de

toute l’Afrique pour solliciter son aide.

Ô combien je comprends ce monsieur !

devant tant de misère

et tant de sollicitations on a envie de

sacrifier sa vie pour que les morts-vivants

recouvrent la plénitude de leur vie anémiée !

L’état de détresse prédispose l’être

non-structuré

à halluciner son frère démuni

comme un être fortuné sur qui

il s’acharne pour exiger de lui

ce qu’il n’a pas : l’argent

le mobile des « crimes gratuits ». 

Les produits du grattage ne sont pas des saletés

à ramasser et à jeter et à mettre à la poubelle.

ce sont les produits de la castration symbolique

(les substituts du prépuce ou du clitoris)

à réunir pour être enterrés dans les environs de

l’atelier de psychart-thérapie.

Procéder ainsi c’est signifier

la castration symbolique du patient et favoriser

son entrée dans le système symbolique où il est

condamné à poursuivre son initiation par

la recherche sans fin assignable de son prépuce

ou de son clitoris arrachés

inexorablement à sa « complétude » imaginaire.

La psychart-thérapie est une initiation où

le patient-impétrant est invité à projeter

ses pulsions orales-sadiques

(médiatisées par les matières picturales)

sur un support qui devient de ce fait

la métaphore de l’être primitif bisexuel

Soumettre ensuite ce support « souillé »

de substituts de déjections

à des activités de grattage de frottage

de déchirage autrement-dit : (infliger

des blessures au support barbouillé)

c’est opérer la castration symbolique 

du patient dont la métaphore

du corps indéterminé est le support

maculé des substituts de ses matières.

La psychart-thérapie est donc le mode

contemporain de l’initiation primitive

où les produits du grattage

représentent le prépuce ou le clitoris

et le « beau-reste » préservé constitue

la représentation symbolique

du corps déterminé grâce auquel 

le patient-impétrant fait son entrée dans

le système symbolique « humanogène ».   

C’est pour se « défendre » des dangers

inhérents à l’attitude d’empathie

à savoir le transfert inconscient

de  pathologie

que les thérapies classiques

préconisent la relation distanciée

où le thérapeute  et le patient sont

séparés par le mur de l’objectivité 

qui réifie le patient et fait obstacle

à son entrée dans

le champ symbolique : humanogène.

Le patient immature qui ne parvient pas

à résoudre son problème

par la technique de symbolisation

de ses pulsions pathogènes

a recours à la projection de

celles-ci

dans la personne du thérapeute

à la manière de l’enfant qui

se débarrasse de ses déjections

sur la personne bienveillante.

On est fondé à parler de transfert

inconscient de pathologie

dans les prises en charge où

le thérapeute fait appel à l’empathie.

La « production » de l’être social

(par la voie de l’initiation)

est une entreprise difficultueuse

qui culmine à des ratés.

L’impétrant

qui préserve des beaux-restes 

est le type d’homme existant  

parmi les monstres dévorants.

Les êtres humains ont en commun la haine

qui oppose et divise

pas l’amour : principe d’unité phagocyté

par la haine.

Il en résulte que celui qui parle d’amour

sans fournir les preuves qu’il a opéré

la maitrise symbolique de

ses pulsions de haine par

la préservation d’un « beau-reste »

est un dangereux mystificateur dont

il convient de s’éloigner sans état d’âme.

C’est le fait de faire son entrée dans

la relation symbolique

mise en place par le thérapeute et

d’être traité comme une personne

qui produit l’effet de guérison

dans le patient intégré.

Le thérapeute qui désire

guérir l’être désocialisé

doit renoncer aux pulsions de

plus-de-jouir et profit maximum.

La  préservation des « beaux-restes » postule

la maitrise des pulsions orales-anales et

la représentation interne du sein (imago).

Le beau-reste est le produit de

la projection et de la matérialisation de

l’imago du sein  sur le support artistique

processus qui exige un porteur de Verbe.

Le créateur du système de Langage dont

les beaux-restes sont les constituants

s’avèrent le principe d’humanisation

de l’enfant-personne de la mère structurée.

Dans ce « circuit oral-anal » régit

par les pulsions de dévoration

l’existant (l’initié) se présente

sous l’apparence du survivant

qui se distingue par

le « beau-reste » qu’il a préservé.

Le beau-reste :

substitut de la « peau de léopard ».

Le Langage initié par l’activité plastique

créatrice de formes préverbales qui

s’avèrent ses constituants

est la voie qui mène dans la  société

structurée par le système symbolique.

C’est dire que l’être porteur de Verbe

est le messager de celui-ci dont

la mission est de promouvoir la société.

Dans cette « société sans initiation »

nous survivons contre la volonté

des êtres déstructurés

(tout-puissants)

qui nous entourent et qui veulent

que nous soyons leur instrument.

Tout homme est ici en lien avec

des êtres tout-puissants

qui s’acharnent à le « chosifier ».

Le survivant conscient de soi

créateur de « beau-reste » est

le statut digne que peut atteindre

le porteur de Verbe égaré parmi

les êtres dévorants qui l’entourent.  

La fonction de père porteur de Verbe

est d’affronter le lien qui « attache »

l’enfant à la mère toute-puissante

de le briser et de le structurer  

afin de favoriser la naissance

de l’ enfant-fétiche à l’Humanité.

La non médiation d’un tiers dans

l’unité-duelle mère-enfant

est fatale à celui-ci et le condamne

au statut infâme d’ « être-fétiche ».

L’œuvre d’art est la forme symbolique de soi

résultat de l’effort produit pour émerger

du chaos informe et se poser à la surface.

L’œuvre d’art est un miroir symbolique

grâce auquel le créateur s’appréhende et

prend conscience de soi.

La création princeps de l’être humain

c’est l’ « imago » de la mère symbolique.

Ce n’est pas de propos délibéré et conscient

de ses responsabilités

que le « mélangeur » sème le désordre

et la confusion dans les esprits :

il est lui-même mélangé et dés-humanisé.

C’est un irresponsable (un fou) qui sème

le désordre et la confusion dans les esprits

parce qu’il n’est pas structuré

par l’imago d’un « père porteur de Verbe » !

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas

« en excès »

qu’on ne doit pas venir en aide

à ceux qui sont dans le besoin.

On donne dans un élan

d’identification fraternelle 

(par compassion).

Donner ce n’est pas humilier

mais se « castrer » soi-même

afin que l’Humanité advienne.

Dans les « sociétés sans initiation »

les hommes taraudés par

l’angoisse de mort permanente

s’entre-dévorent en espérant

par l’illusion de toute-puissance

échapper à la condition humaine.

Les hommes sont alors objet de

la culpabilité d’être cannibales et

de ne pas réaliser leurs potentialités.

La Loi commande que chaque homme vive

des produits de son activité 

ce qui postule

la maitrise symbolique de

ses pulsions de jouissance.

Tout se passe comme si le « produit » était

l’essence du producteur mise en forme :

il n’existe pas pas d’objet de jouissance élu.

Les hommes qui croient qu’ils peuvent s’autoriser

tout pourvu que les gendarmes

ne les prennent pas en « flagrant délit »

sont des primitifs anachroniques car ils n’ont pas

conscience de l’omniprésence et l’omnipotence

de la Loi qui règne sur le monde.

Ces êtres tout-puissants d’ignorer la Loi

sont à la vérité

des « fous en liberté » dans une société malade.  

Les hommes sont ainsi constitués que personne

ne pardonne même à son prochain d’être

porteur de phallus.

La Loi de l’existence est

le « conflit oedipien » : passion absurde 

qui est résolue grâce à la médiation

de la psychart-thérapie qui favorise

l’émergence de la capacité

d’appréhender la Loi et de se soumettre

sans être bloqué par l’envie du « porteur ».

Non initiés

les humains sont condamnés au conflit oedipien.

L’objet de désir frustrant qui suscite la haine est

le substitut du sein « mauvaise » de la mère :

la frustration orale précoce qui laisse des

empreintes indélébiles dans le psychisme

à la l’origine

de la fureur meurtrière de la haine

lorsque l’attente de satisfaction est déçue.

L’évacuation sur un « support artistique »

des pulsions orales-sadiques  

et l’activité artistique créatrice de

formes préverbales chainons constituants

du Langage structurant

ont le pouvoir salutaire

d’éradiquer la haine et ses effets destructeurs.

La cause de la haine est in-consciente et

s’origine dans les frustrations

orales-sadiques précoces

avec une mère toute-puissante.

L’enfant frustré oral précoce

« vomit » la mère frustrante

et désire la détruire pour

éteindre le foyer des pulsions

qui le consument.

Pour éradiquer la haine il faut

symboliser les pulsions orales sadiques.

Faut-il laisser les hommes à leur « croyance mythique »

selon lequel  il suffit de dire : « pardon » pour que

les crimes les plus odieux soient effacés comme

s’ils n’avaient jamais existé

 (nul n’ignore pourtant qu’il n’en est rien et que 

les empreintes du crime demeurent indélébiles

dans le cœur de la victime et du bourreau que

nous avons tous été un jour).

Sachant que nous aspirons tous à être délivrés

de l’aiguillon de haine qui empoisonne nos vies

nous souhaitons la découverte de la technique de

guérison de la haine et de la compulsion à la revanche. 

Il est nécessaire de se pardonner après la guerre

pour préserver la survie de la société menacée

par la haine et les règlements de compte.

Mais il ne faut pas pour autant occulter

le préalable d’importance capitale à savoir :

quel destin réserver aux pulsions de revanche

qui n’attendent que l’occasion favorable pour

re-surgir et revendiquer justice ?

Il est incontestable que la paix réelle postule

que ce préalable soit pris en compte

et satisfait

si possible avec l’apport de la psychart-thérapie.

C’est à identifier une figure humaine

dans le chaos où il est immergé

que le producteur du chaos émerge

et se pose sur la scène du monde.

La surface du carton blessé est

un lieu sacré où le Langages

s ’articule autour du visage humain.

La conduite conforme à la Loi postule

l’activité destructrice préalable pour

évacuer le « contingent » qui masque

la « lisibilité » de la Loi.

Telle la fonction assignée à la phase

propédeutique de la psychart-thérapie

qui crée les conditions nécessaires

de la conduite respectueuse de la Loi.

Si le respect de la Loi a le pouvoir

de structurer l’ « être de pulsions »

et de lui procurer la paix

c’est que la Loi est le fondement

de l’homme.

Ne suffit-il pas à l’homme de

de savoir  par la pratique que

la Loi est le fondement   

et que les spéculations

même si elles sont nécessaires

ne constituent pas  l’Essentiel ?  

La fonction de la mère symbolique est

de gratifier du « sentiment d’être »

l’enfant

et celle du père de pointer l’idéal

et d’exiger le « dépassement de soi »

sans lesquels il n’y a pas d’existence.

C’est ainsi que la mère symbolique

et le père porteur de Verbe

favorisent l’entrée humanisante de

l’enfant dans le système symbolique

qui structure la société des hommes !

Si le monde est « inconnaissable » à ceux

qui cherchent à percer son mystère :

les philosophes

du moins tout homme a-t-il

à sa portée la Loi qui prescrit 

de faire le Bien à savoir : éviter

de commettre le profit maximum

et le plus-de-jouir.

L’homme respectueux de la Loi

est convaincu qu’il fonde son existence.

Le sentiment d’insécurité est l’état d’angoisse de mort

permanent

de l’être non structuré par le système symbolique

(produit de l’activité créatrice du Verbe-Oiseau

en état de capture dans le système des pulsions

qu’il utilise pour construire son « Nid »).

L’homme structuré est donc l’habitacle sacré

du Verbe à qui il doit son sentiment de sécurité.

Au contraire l’être non structuré pénétré par

le vécu de son inconsistance et de sa précarité

vit en permanence dans l’atmosphère délétère

du sentiment d’insécurité :signal que

la  mort le guette et que son être-là est « en sursis ». 

La résistance passive de l’être « pétrifié » est le camouflage

que revêtent les êtres non structurés (êtres-déchet)

réduits dans leurs derniers retranchements

pour se « défendre » de l’agression. des puissants du jour.

Lorsque la pierre (camouflage) cède à la toute-puissance

cela génère le phénomène du délire

par lequel l’être  « morcelé » tente de se reconstruire.

La pétrification est le résultat du déni de la position

anale-passive

du petit autre ex-posé à la toute-puissance du grand Autre.

Aujourd’hui les hommes ne reconnaissent plus que

les contrats écrits et signés devant notaire

considérant comme « nuls et de nul effet »

les contrats informels que sont

les liens de naissance les liens affectifs

les liens que créent les services rendus

et les engagements verbaux.

Mais il est certain que ce n’est pas parce

qu’on les ignore que les contrats tacites

 n’existent pas : les charges d’obligation

qu’ils tirent de la « Loi non écrite »

continuent à produire leurs effets

(à l’insu) des personnes ingrates.

N’est-ce pas la raison assignable

à la mauvaise conscience

qui pourrit   les rapports des hommes en société ?

L’enfant qui voit le jour avec un « poids faible »

dans une famille en détresse de surcroit

est un être non favorisé par le destin

qui vit sous la pression permanente

de l’angoisse de mort qu’il s’efforce

d’exorciser par une demande de sein

et de soins primaires constants.

Ceux-ci vont culminer inéluctablement

à l’appropriation imaginaire du sein dont

la finalité est d’assurer la protection absolue

de l’enfant contre les frustrations inévitables.

Ainsi vient au monde l’enfant doté d’un sein

imaginaire dont il se délecte à volonté :

origine de sa déconnection de la réalité.

Mais le sein imaginaire ne nourrit pas et

pour assurer sa survie l’enfant dévorant

est contraint de fréquentes incursions

dans la réalité où il s’empare

par des « passages à l’acte » 

de sein d’autrui identifié à sa mère 

au risque de s’exposer à la rigueur de la Loi.   

Tel est l’enfer de l’enfant frustré oral précoce.

Le besoin de détente coextensif à l’être « fini »

en l’obligeant à « baisser sa garde »

le livre à la castration inéluctable

de ses semblables qui l’entourent.

Par définition l’existant est

un être exposé à la castration de

ses semblables qui n’ont de cesse

de lui rappeler la singularité de sa personne .

La solitude révèle à l’être non-structuré sa « finitude »

et le contraint à se réfugier auprès de son semblable

pour exorciser l’angoisse de mort qu’elle lui inflige.

L’être structuré au contraire se mobilise

dans la solitude

et comme Job lance le Cri d’appel au Père ab-sent

pour qu’il le sous-tienne et

l’aide à se re-lier à la société des hommes solidaires.

L’œuvre d’art est le lien-fondateur de la vie sociale.

L’être « sous-tendu » par des pulsions de mort

n’éprouve pas le besoin de créer

mais de détruire :

la création postule le déblayage

des pulsions de mort pour tracer

l’ornière symbolique qui

conduit au système symbolique.

La destruction est le préalable à la création

Confier un conflit irréductible à Dieu

c’est déposer plainte contre celui

qui vous a causé un tort

(qu’il refuse de réparer)

et le livrer à sa justice maintenant.

En général les hommes craignent

plus le recours à Dieu

que la justice des hommes

(qu’ils peuvent corrompre)

ou l’affrontement

à tort appelé « jugement de Dieu » !

La fonction du savoir qui

est de révéler le monde

postule la structuration

des pulsions

(créatrice de langage)

par le porteur de Verbe.

C’est grâce au savoir

que le sujet-parlant

se situe dans le monde

et existe : responsable !

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que

la sage résolution de

de le confier à Dieu

comme le recommande

la « tradition kémite » :

la seule voie de

se libérer de la tension

que le conflit génère et

de renouer avec la vie.

La Loi veut que Dieu

soit le « Juge suprême »

des conflits sans issue entre hommes.

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que le fauteur refuse

d’assumer et de réparer que

de le confier à Dieu comme

le conseille la tradition négro-africaine.

C’est la seule manière de se libérer de

la tension et de renouer

dans la sérénité avec la vie quotidienne.      

En partant à la retraite dans un coin du monde

inconnu des hommes

Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de

comprendre sa création et se l’approprier.

Aussi malgré les efforts que déploie pour

percer  le voile de mystère qui enveloppe

le monde où il est « abandonné »

à l’instar d’Œdipe dans la Forêt

l’initié demeure t-il frustré et comme

dans un état de contingence radicale.

C’est la conscience de

ne nuire à personne et

d’être secourable à ses semblables

qui favorise la sérénité de l’homme

dans les pires épreuves de l’existence.

Vecteurs de la jouissance stérile

les pulsions orales-anales sont

inaptes à la création

de la société et de la culture :

l’aptitude à la création

postule la « castration » qui

en est la condition nécessaire.

C’est dire que la créativité est

la qualité distinctive de l’initié.

« Fixé » au stade oral de développement

l’homme hallucine son semblable

comme un sein idéal à dévorer.

Les rapports entre les hommes

sont des rapports cannibaliques

métaphorisés

par l’activité productrice.

La Culture à l’origine de

la production sociale

est le legs de la « société d’initiation ».  

L’argent est le « pouvoir d’achat »

et de jouissance orale-anale que

les hommes ont pris pour

la « fin en soi ».

L’objectif du Capital n’est pas

le développement intégral

de l’Humanité

mais la jouissance des instincts.

Les hommes même les puissants se comportent

comme s’ils avaient été soumis à d’intolérables

frustrations orales précoces qu’ils cherchent

à surcompenser par la  jouissance de détruire

le sein frustrateur dont la métaphore

est l’Humanité.

La vie de l’Humanité est la « curée »

où chacun identifie ses semblables

au « Sein  idéal » qu’il s’acharne à dévorer

tout en pérorant sur la fraternité universelle.

Il est stupéfiant de savoir à quel point la relation au sein

est d’importance capitale pour l’enfant d’Homme

et conditionne l’avenir de l’Humanité.

Les privations orales « diabolisent »

et le condamnent à des comportements asociaux

dans la recherche furieuse de la jouissance orale

qu’il hallucine dans ses relations dévorantes.

L’Humanité ?

C’est un immense Sein idéal pour l’être « fixé oral ».

Les hommes qui n’ont pas la maitrise symbolique

de leurs pulsions

sont naturellement portés à humilier les autres

voire à exercer la cruauté mentale sur ceux-ci

pour se venger des privations orales

que leurs mères leur ont fait subir.

L’état calamiteux du monde est tributaire de

la fureur vengeresse in-consciente des hommes.

L’objet emblématique de la Grande Mère étant

le « bloc de  qui interdit » l’affrontement

et exige la soumission totale du galet au pied

du bloc de pierre

afin de s’épargner les (vaines) meurtrissures

la voie de sortie de l’impasse qui s’offre est

de trouver le substitut de la pierre : l’argile

qui se plie à la manipulation

et à la mise en formes symboliques.

L’imago de la Grande Mère des origines imprimée

la psychè des hommes primitifs

dans est transmise à postérité sur le mode

phylogénétique

et poursuit sans relâche son œuvre

de domination et « zombification »

des êtres humains.

C’est (incontestablement) pourquoi

toutes les tentatives de révolution

échouent inexorablement à ignorer

la toute-puissance de la Grande Mère (refoulée).

La première forme de Paix que les hommes ont

connue avant la promotion de l’initiation

(dont les formes de Paix dans l’Histoire

sont les métaphores)

fut la Paix entre la mère toute puissante

et l’enfant-phallus contraint à renoncer

à sa différence en herbe

pour survivre (comme un « zombie »)

aux pulsions de domination  absolue

de sa génitrice.

Il en résulte que la lutte authentique

de libération est celle qui est menée

au plan psychologique

contre la mère possessive et ses métaphores.

La différence entre nos figures identificatoires

et nos squatters

c’est que les premiers soutiennent

notre volonté de développement

et d’épanouissement

tandis que les deuxièmes

nous dévorent et

contrarient notre marche en avant.

La lutte de libération de notre être

postule l’évacuation des squatters

dont le colon est la partie du système connue !

Les hommes non structurés ne se sentent

importants qu’en ayant des esclaves

à leur service.

C’est pourquoi ils consacrent  

leur temps à la chasse à l’esclave

dont une modalité insoupçonnée  

est le « squatt » où

le maitre s’avère l’esclave de l’esclave.

L’être non structuré n’existe pas

c’est un esprit errant en quête

d’une personne structurée

à squatter et à dominer.

Dans la vie quotidienne

l’être qui se prévaut

d’être libre et autonome

est l’esclave de squatters

qui s’acharnent à l’exploiter.

Le maitre tout-puissant dont « la vie animale »

est conditionnée par l’exploitation

du travail de ses semblables

n’existe pas véritablement

car selon la Loi

l’existence est auto-productrice.

Le maitre tout-puissant est

le substitut de l’enfant-fétiche de

la mère-servante : « génitrix » des esclaves.

L’esclave c’est l’« homme-fétiche » créé par

des êtres immatures

fixés au « Royaume d’enfance » où

la mère-servante était toute entière

à leur service et leur procurait tout

ce qu’il désirait :

l’esclave est le substitut de la mère-servante.

Lorsque Dieu vivait encore parmi les hommes ceux-ci

abdiquaient leur autonomie et harcelaient Dieu pour

qu’Il fasse tout à leur place.

Le premier esclave de l’Humanité fut Dieu 

et c’est lorsque Dieu se retira dans un coin

du monde inconnu des hommes  

pour favoriser leur autonomisation que par peur

d’assumer leur existence les hommes

se tournèrent vers d’autres hommes pour qu’ils

servent de substitut à Dieu c’est à dire d’esclaves.

Le problème prioritaire que les hommes actuels

devraient résoudre pour accéder à l’autonomie

(garante de la fraternité dans la société)

est la résolution de la question du Trou laissé par

le départ de Dieu à la retraite dans un lieu inconnu.

Telle fut la préoccupation des Pères-fondateurs qui

firent de l’initiation la propédeutique à la vie sociale.

Le sentiment d’être précède la conscience

de l’ « avoir » pour l’homme en société :

c’est sur le fondement solide

du sentiment d’être

que l’être qui aspire

à une vie sociale épanouie

prend ses appuis pour déployer

l’activité économique.

C’est pourquoi la « castration »

et la structuration symboliques

(l’initiation)

constituent la priorité pour l’être social.

Tout se passe comme si par leur attitude de

démission

les pères négro-africains abandonnaient

leurs enfants à la capture

des esclavagistes qui parcourent le monde

avec l’aide des auxiliaires négro-africains.

Le vécu dominant du négro-africain c’est

le vécu de castration et l’angoisse

de vivre à perpétuité aliéné à l’Humanité !

La gratitude est un acte de reconnaissance qui é-mer-ge

du cœur de l’être structuré envers son bienfaiteur.

Il faut être autonomisé pour assumer le statut

d’obligé et la « dette de reconnaissance »

qui en résulte : c’est à ce prix que celui

qui reçoit égale celui qui donne.

Au contraire l’être non structuré

qui se confond avec son bienfaiteur

est inapte à la reconnaissance dont le lieu

est l’Ouverture du « donner et recevoir ».

Comme l’infans inconscient de l’altérité

consomme le sein de la mère

il dispose de ce qui lui est donné

en le considérant comme le sien

dans sa logique selon laquelle l’ « Autre c’est Moi ».

Notre société déstructurée est une société où

les hommes ignorants de la relation de solidarité

ne connaissent que le rapport de

dévoration et de fuite de peur d’être dévorés à leur tour.

Les affres de la souffrance ce sont

les dards de la mort qui

arrachent l’homme au monde

et le situent dans l’ Ouverture 

de la transcendance

dans l’attitude

de l’être « fini ».

La souffrance est le résultat

de la privation infligée par

le père porteur de Verbe

(créateur de l’être humain)

dont le déni aliène

au monde imaginaire des dieux.

Nul ne peut accéder à l’existence (réelle)

sans payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société

par la castration symboligène qui

crée les conditions nécessaires

à l’é-mer-gence

du système symbolique et

de la structuration de l’être initié.

« Les petits malins » qui refusent

de payer leur Dette symbolique

au Père fondateur

sont condamnés

(sans doute) au simulacre d’existence.

Les parents non structurés privés

du « sentiment d’être »

font des enfants pour

exorciser l’angoisse de mort 

qui sans cesse les persécute.

C’est pourquoi ils squattent

leurs propres enfants

afin qu’ils les comblent

comme le phallus dont

la privation les torture.

L’enfant squatté

par la mère le père la fratrie

voire la « famille élargie »

n’accède à  l’existence que  

par le meurtre symbolique

de ces squatters qui le minent !

Personne ne peut squatter un autre

sans le consentement inconscient

de celui-ci :

c’est à revêtir le masque

de notre objet de désir

que le squatter s’infiltre

au cœur de notre « moi » dont

il se veut le maitre tout-puissant.

L’existence authentique postule

une lutte in-cessante

contre la volonté des squatters

à nous bouter hors de notre moi.

Lorsqu’un être non structuré se trouve

dans un état de détresse matérielle

il n’a pas d’autre recours

que de squatter un être mieux loti

pour le nourrir par incubation

comme une « mère porteuse ».

Pour jouir de l’existence désaliénée

l’homme squatté est obligé de lutter

désespérément

contre ses squatters qui s’accrochent.

Seul le passage par les « fourches caudines »

de l’initiation

a conféré le cachet « symbolique »

aux paroles qu’on débite.

A priori il n’y a pas de critère

pour distinguer la parole vraie

de son simulacre : le mensonge.

C’est pourquoi

la sagesse conseille de ne jamais

donner toute notre adhésion au discours

des beaux parleurs qui courent le monde

mais toujours de garder quelque réserve

afin de laisser le temps à

l’ « épreuve de réalité » de faire son œuvre.

Ce qui encourage les hommes tout-puissants

à persévérer sans état d’âme dans la cruauté

c’est la réaction des faibles qui se défendent

du désespoir et de la mort inéluctables

en niant l’affrontement et en convertissant

leur réponse appropriée en son contraire :

la réaction masochiste dont

le versant religieux est sans doute la pitié.

Sous l’apparence d’humanité accomplie

la société sans initiation est une jungle

où les hommes s’affrontent et se dévorent.

Il n’y a pas de relation entre les hommes

dans cette société en régression

où toute tentative de relation s’aliène

dans un rapport de forces qui contraint

au statut d’esclave.

C’est pour éviter l’affrontement que

la plupart des hommes se replient sur

eux-mêmes et

se pétrifient comme des pierres levées.

La société est morte et malheur à celui

qui éprouve encore le désir de relations.

Ce n’est pas parce qu’ils ont fait par le « fer et le sang »

la conquête de la terre entière que les impérialistes

ont réalisé l’unité de l’humanité.

Bien au contraire la conséquence de la domination

impérialiste est la division de l’Humanité en races

d’esclaves et de maitres.

A l’opposé il faut savoir apprécier la révolution

du système symbolique qui par la mise en place

du mécanisme de la métaphore a étendu le filet

du système symbolique (familial) aux limites

de l’Humanité toute entière voire du règne vivant

en faisant de l’animal ou de la plante qui a rendu

service un père (totem) interdit de consommation.

Le mécanisme de la métaphore est l’instrument

de lutte symbolique contre les forces de division

pour la consolidation des forces de cohésion et de paix .

Les êtres « possédés » par la fureur de vivre

qui les pousse à dévorer tout sans

préserver de « beaux-restes »

se privent de ce fait du fondement

nécessaire

à l’authentification de l’existence.

C’est justement ce fondement

sans lequel il n’y a pas d’existence    

qu’ils cherchent en vain dans leur errance.

Le renoncement à la jouissance par respect

de la Loi est

le « prix symbolique » à payer pour exister.

Les ennemis masqués qui nous squattent

et que nous aimons comme nous-mêmes

sont la cause de la destructivité qui fait

rage dans notre monde intérieur et

nous empêchent d’être créatifs.

La réappropriation de nous-mêmes

exige la neutralisation et l’évacuation

des êtes destructeurs

qui squattent notre organisme :

par la technique de la psychart-thérapie.

Aucun changement qualitatif ne peut intervenir

sans le désir de changement qui suppose

« déphasage » de la réalité :

c’est par la faille de la nostalgie

que l’être in-satisfait du présent

part à la recherche

de quelque chose de meilleur

sur le sentier symbolique qui

mène au séjour des ancêtres.

La Refondation postule la réminiscence 

de la société oubliée des Pères-glorieux

et la volonté in-ébranlable de favoriser

leur retour de ceux-ci parmi les vivants

grâce à la médiation

de l’activité créatrice d’artistes « possédés ».

La fonction de l’analyse psychologique

est de dé-voiler et d’identifier

les esprits errants qui

squattent notre personnalité

et c’est celle de l’activité artistique de

bouter ces montres dévorants masqués

hors de notre moi et de notre territoire.

A raison les Pères initiés imputaient les pathologies

mentales et physiques voire les calamités sociales

au courroux des ancêtres qui exigent d’être

pris en charge pour re-venir dans le monde

des vivants afin de poursuivre leur fonction

de Guides de la société menacée de « fossilation ».

La Passion pour l’Argent et l’Oubli des ancêtres

sont les causes assignables au déclin de la société.

L’œuvre d’art est l’Esprit des Pères-fondateurs

qui revient dans la société grâce à

l’activité d’artistes « possédés » :

l’œuvre d’art est donc sacrée parce qu’elle est

le résultat de la « matiérisation » d’un ancêtre

revenu dans la société dont il fut

un des fondateurs

pour poursuivre sa fonction de Guide éclairé.

Les artistes possédés sont les bâtisseurs de

pont symbolique entre ce monde et l’Autre

sans lesquels la société se fossilise et meurt.

Le rapport de forces inégalitaire

est la source

des pathologies mentales

car dans la durée il cesse

d’être extérieur et

devient l’organisateur pervers

des « personnalités-duelles ».

Le sorcier est le tout-puissant

le maitre du monde qui règne

sur la vie

sociale et mentale des hommes.

Les Noirs aliénés sont convaincus

que la Culture

négro-africaine a fait « long feu »

et que le folklore est

la « forme-fossile » sous laquelle

elle est tolérée à cette heure

où la supposée cuture occidentale

triomphante

a conquis sans conteste le monde.

A la vérité il n’y a qu’une Culture

dont le pervertissement a

donné naissance à son simulacre

et dont l’extinction sera fatale

à la survie de la Civilisation.

Les Noirs aliénés ne savent pas

que la Culture négro-africaine

constitue la Culture de référence.

Le sorcier qui veut bien communiquer

dit que les bons sorciers ne mangent

que ceux qui le veulent bien :

un nourrisson sur qui veille

l’imago d’un père porteur de Verbe

résistera à la dévoration du sorcier

en lui opposant la Loi dont le support

est l’imago du Père porteur de Verbe.

Ce sont les mauvais sorciers qui

au risque du châtiment suprême

s’acharnent à violer et à manger

les personnes sous la tutelle de la Loi.

Principe de séparation de la mère possessive

et de structuration symbolique du moi

le Verbe est l’antidote à la sorcellerie

dont la nature

consiste en la confusion des contraires

qui culmine à l’absorption-fusion de l’autre.

L’être humain accompli est in- comestible

aux pulsions d’absorption-fusion de sorcier.

Le sorcier est un être non structuré qui

fonctionne comme une enveloppe

remplie de pulsions à la recherche

de satisfactions.

C’est ce qui fait du sorcier

un ectoplasme doté du pouvoir de

prendre la forme de ses victimes

pour les pénétrer sans éveiller

de soupçons.

Tel est le procédé fondé sur

l’identification à la victime

et la projection de l’ectoplasme

du sorcier à l’intérieur de l’autre.

La manœuvre du sorcier

ne réussit qu’avec ceux qui ont  

le même imaginaire :

les enfants de la mère toute-puissante.

L’existant : un  être structuré par le Langage

qui sait que le Verbe qui l’habite en est

l’Auteur légitime :

c’est ce qui fait de l’existant

cet être en mission chargé de délivrer

le message chiffré de la transcendance.

Toute création est  à la vérité

création princeps du Verbe

et l’artiste

l’instrument du Verbe qui

la signe et se prévaut d’en être l’auteur

est un « usurpateur » promis à la paranoïa.

L’accès au statut d’existant est un privilège

qui oblige à passer par l’ épreuve de

la création d’un objet d’art original

doté du pouvoir merveilleux de

« parler sans paroles ».

C’est à réceptionner le langage

comme une « épiphanie » que

l’être porteur de Verbe existe.

L’existence est assurément un privilège.

Tant qu’on vit sous la captation « réifiante »

de la mère toute-puissante

et de la famille (primitive)

on n’existe pas

et on n’est pas fondé à pérorer sur

l’ « existence authentique » qui

demeure de l’ordre du phantasme.

L’être qui existe pour avoir

réussi à se libérer de la captation 

de la famille primitive

se sous-tient d’un discours articulé

sur les « beaux-restes » : produits

de la symbolisation de la mère captatrice.

La fonction de la Loi : assurer

l’éternité des essences.

La mort est

un phénomène

qui masque l’éternité

de l’essence du mort.

Tel est le fondement de la foi.

Les éléments constituants de la famille sont

devenus indépendants pour échapper

à la mafia endogène.

La famille n’existe plus que de nom

même si à l’occasion de la mort

d’un ex-membre on se réunit encore

sous la pression de l’ Organisation 

pour cotiser afin d’enterrer le mort.

Je connais une famille où

pour entretenir l’illusion et perpétuer

l’exploitation du frère par le frère

on fait le projet « fou »  de

remplacer la famille traditionnelle

par un système associatif familial :

une « monstruosité » qui méconnait

les principes fondateurs de la famille

à savoir

affectivité et solidarité spontanées.

L’Etat devra intervenir pour aider

à la reconstruction de ces familles

détruites par le régime libéro-capitaliste.

Qu’est-ce que la vie et la mort ?

Nous venons au monde

sans savoir d’où nous venons

et mourons sans savoir encore

où nous partons  après avoir

circulé circulé circulé sans

trouver l’objet de notre Désir.

Qu’est-ce que la vie et la mort ?

L’unité fusionnelle de la famille primitive

qu’opère le « pathos »

de la mère toute-puissante

n’est pas suffisante pour fonder

la fraternité de ses membres.

La fraternité vraie postule

l’activité symbolique qui

libère les personnes de la glu

de l’imaginaire maternelle

où s’originent les illusions

de la magie et la sorcellerie  et

les unit sous l’autorité de la Loi du père.

Après la vie coloniale « sous contrôle » et

le régime infernal des travaux forcés

on espérait entrer dans une société

d’édification et d’espoir.

C’était hélas se bercer d’illusions

certains disent que c’est devenu pire.

Et l’on cite l’exemple de cette vieille

se parlant (tristement) à elle-même :

« quand finira t-elle cette indépendance » ?

Celui qui cultive l’amour des ancêtres est sidéré

de voir l’acharnement de chefs de famille

et leurs suiveurs

brader la terre de la grande famille pour

leur propre compte à des collectivités

d’étrangers venus sans doute pour

se substituer aux propriétaires naturels

du site.

Se doutent-ils seulement

qu’ils sont en train de compromettre

le présent et l’avenir de la famille.

On est saisi d’effroi et on se demande

le « pourquoi » de cette haine destructrice

contre une famille fondée par leurs ancêtres !

Ils ont choisi de sacrifier aux dieux étrangers.

Lorsque l’on connait la puissance persécutrice

des pulsions

non soumises à la « maitrise symbolique »

on ne peut que plaindre la jeunesse des villes

dans les sociétés négro-africaines

ex-colonisées privées d’activités sportives ou

culturelles structurantes ainsi que de loisirs

et d’occupations saines :

comment veut-on que cette jeunesse

débordante d’énergie occupe son temps ?

Elle n’a pas d’autre choix que la beuverie

les drogues l’endoctrinement religieux

et les « tontines sexuelles ».

Et c’est avec cette jeunesse pervertie

jusqu’à la moelle des os qu’il faut compter

pour la restructuration nécessaire de

nos sociétés déstructurées par la colonisation !

A l’origine de l’Humanité il y eut sans doute

une mère androgyne qui généra des filles et

des garçons tellement identifiés à leur Mère

qu’ils s’imaginèrent eux-mêmes androgynes.

Il a fallu l’apparition d’une mère dotée

d’une différence avantageuse qui la rendait

capable de concevoir des pratiques utiles

comme l’agriculture et la domestication

la création d’ustensiles de cuisine

nécessaires à la vie des hommes émergents.

Cette mère symbolique fut à l’origine

de la création du Langage primordial

dont l’appropriation

généra l’Humanité parlante qui

offrit la capacité de nomination 

instrument de la détermination des sexes.

Si la famille se définit par la solidarité et

la sollicitude envers les uns et les autres

dans les familles négro-africaines

prolétarisées

où par la sorcellerie

on empêche son frère de réussir

peut-on encore parler de famille ?

La famille négro-africaine prolétarisée

est un « nœud de vipères » :

c’est pourquoi il faut craindre

l’émergence (précipitée) qui

assurément constituera un grave danger

pour nos jeunes nations qui ont besoin  

de restructuration

parce que les sans-familles seront légion.

Les peuples occidentaux n’ont pas l’esprit plus

démocratique que les autres jugés despotiques.

En effet c’est parce que les occidentaux

disposent d’espaces de non-droit

dans les continents qu’ils dominent

qu’ils peuvent se prévaloir d’être démocrates

chez eux.

C’était déjà la même chose

dans la Grèce ancienne qui avait la possibilité

de se « défouler » sur les métèques pour

mieux pérorer sur la démocratie à l’Agora.

La démocratie qui

postule  la maitrise symbolique des pulsions

par la promotion

du système d’initiation institutionnalisée

Les « petits malins » qui se cachent derrière

le Nom sacré de Dieu

pour commettre les pires forfaits

en étant assuré de leur impunité

doivent savoir qu’ils se leurrent

et s’exposent au châtiment d’aliénation car

Dieu ne protège que les hommes de vérité.

Les sectes qui prolifèrent dans les sociétés

négro-africaines

et permettent à leurs fidèles de

se prévaloir de leur « indulgence »

pour endormir leur conscience

sont des institutions qui oeuvrent

à enferrer l’homme noir dans l’aliénation

Il est des moments fatidiques dans la vie où

les exigences de la survie sont telles que

les hommes oublient de sacrifier

au « rituel de libations »  aux ancêtres

ou de consacrer  des vœux de succès

à celui qui est parti loin à la recherche

des moyens de subsistance :

pour se concentrer sur l’instant présent.

« Situation-limite » qui est actuellement

celle des ethnies dominées et exploitées

dans les pays négro-africains affranchis

comme si les dirigeants noirs

s’étaient identifiés aux colons blancs et

qu’il leur fallait

leurs Nègres pour leur servir de repoussoir.

Pour sécuriser la vie en société et assurer

le bien-être des citoyens

une « révolution culturelle » s’impose

savoir :  saisir la vérité selon laquelle 

ce qu’on appelle « réalité » n’est que

le produit de la « sur-imposition »

des phantasmes

produits de la frustration originaire

que les hommes hallucinés

s’acharnent à « réaliser ».

A la vérité l’impétrant accède

à la réalité (authentique) au terme

de l’activité symbolique créatrice

de formes préverbales

éléments constituants du Langage

principe de structuration de l’imaginaire.

La paix résulte

de la vie conforme à l’ordre symbolique.  

C’est curieux ce qui se passe actuellement

pour le groupe dominé exclu de l’exercice

de toutes les activités politiques

et administratives.

Pour survivre les ressortissants

de ce malheureux groupe

qui se sont rabattus sur les villages et

qui se disent gardiens de la tradition

ont réinventé l’organisation mafieuse

qui leur permet d’exercer un contrôle

tout-puissant sur leurs congénères

qu’ils spolient de leurs terres ancestrales

qu’ils bradent pour une bouchée de pain !

Le compatriote qui revient de l’étranger

est bien triste

de constater la prolétarisation de

son groupe sous le regard indifférent de

la communauté nationale et internationale.

A l’état de nature l’homme est un paranoïaque

qui se libère de la persécution de ses pulsions

en les projetant sur les autres

et qui se prévaut de

la perception de ses pulsions dans les autres

pour s’en « défendre » en les attaquant.

C’est donc contre lui-même que l’homme

se bat en croyant s’affronter avec les autres.

L’homme à l’état de nature est

un paranoïaque qui ne fut « socialisé »

qu’à la faveur de la technique d’initiation.

C’est par cette voie que les Pères fondateurs

ont « arraché » l’être paranoïaque originaire

à l’état de nature pour

le structurer et en faire un « être de société ».

A l’origine de la Lutte pour la survie

qui fait de l’existence un enfer

il y a l’angoisse de mort : résultat

du traumatisme de la naissance.

(C’est la gloire du Bouddha de

l’avoir très tôt compris)

Aussi bien à l’état ordinaire

les hommes « en souffrance »

tentent-ils de

maitriser l’angoisse de mort

consubstantielle à l’existence par

sa projection sur les autres pour

se donner le prétexte d’agresser

celui qui est censé les agresser :

telle est l’origine des guerres.

L’homme est donc

un paranoïaque congénital qui

ne deviendra un « être social »

qu’à se rendre maitre

de cette pathologie de naissance.

C’est cette question préliminaire  

que les Pères fondateurs résolurent

par la mise en place et l’instauration

de la technique primitive d’initiation.

Quels dirigeants politiques seront t-ils assez humains pour

expliquer aux négro-africains le fonctionnement

de ce monde vers lequel ils les conduisent ?

Arrachés à leur tradition les Négro-africains

sont jetés dans la société libéro-capitaliste

dont ils ne connaissent pas les rouages !

Déboussolée la nouvelle génération n’a pas

d’alternative (pour survivre) de  brader

le patrimoine foncier de la grande famille

et si elle n’est pas de l’ethnie au pouvoir

de s’exposer au dénuement absolu

et de condamner ipso facto

les générations futures  à la vie marginale.

N’est-ce pas la fonction des dirigeants

d’expliquer aux négro-africains « paumés »

les règles sur lesquelles fonctionne

le système libéro-capitaliste où ils sont contraints à vivre ?

Le problème à résoudre pour l’enfant d’Homme

pris en captation par une mère toute-puissante

dans une famille de type primitif

pour se constituer membre d’une famille

« cellule de base » de la société des hommes

c’est de trouver les moyens de

résolution culturelle du conflit anal-sadique

qui oppose l’enfant en révolte à sa génitrice

ou à sa figure masculine.

La technique de la psychart-thérapie

qui sépare l’ « enfant-phallus » de la Mère

en réalisant le meurtre symbolique de celle-ci

s’avère la voie royale de résolution du conflit

condition nécessaire à

la structuration personnalisante de l’être anal.

La mère toute-puissante et ses enfants « réifiés »

n’hésitent pas à épingler et à dévorer

le membre indocile qui aspire

à se séparer et à se « personnaliser »

au risque mettre en cause

l’homogénéité du groupe primitif.

Telle est l’origine assignable

à l’Interdit

qui régit la famille non structurée

interdit dont l’objectif  est de faire

obstacle à l’émergence d’un «  père castrateur ».

Le sorcier est un être non structuré dont

la destructivité ne dépasse pas

les limites du cercle familial :

c’est l’incapacité de déplacer

ses pulsions de destruction

au-delà des limites du cercle

et d’être contraint à

les retourner contre les siens

qui caractérise l’être sorcier

au demeurant inapte à discriminer.

Le sorcier est la figure régressive

de la mère primitive qui dévorait

ses enfants sous les affres de la faim.

Le sorcier est donc le symptôme de

la famille actuelle

déstructurée retournée à l’état primitif.

Ah si les hommes avaient connu l’initiation

au lieu de fuir dans l’Imaginaire pour

échapper aux persécutions

de la mère toute-puissante

le monde ne serait pas livré

à l’affrontement sans merci

et sans fin

des monstres dévorants

et « il ferait bon vivre »

dans une société d’hommes structurés

régis par le respect  scrupuleux de la Loi !

Ce ne sont pas les colonisateurs qui nous enferment

dans le système « dia-bolique » de l’aliénation :

ce sont plutôt nos dirigeants (singulièrement

les premiers)

qui ont joué à la perfection la comédie

de la décolonisation

mise en scène par De Gaulle.

En considérant la prestation

de nos « pères-fondateurs »

qui aurait pu soupçonner la triste vérité

d’une indépendance octroyée et non authentique ?

L’être humain est celui qui

est conscient de sa fragilité

et du besoin absolu

qu’il a de l’autre

comme partenaire pour

échanger et s’enrichir 

des apports réciproques.

L’esclavage : le résultat

d’une mauvaise « lecture ».

Ce que l’impétrant apprend avec certitude

au terme d’une longue initiation

c’est que « la Loi est la Loi » :

sa transgression est inéluctablement

sanctionnée par la mort.

La vérité qui initie est que la Loi

est le principe inviolable de l’existence.

Ce ne sont pas les colonisateurs qui nous enferment

dans le système diabolique de l’aliénation :

ce sont plutôt nos dirigeants (singulièrement

les premiers) qui ont joué à la perfection

la comédie de la décolonisation gaullienne.

En considérant leurs prestations

qui aurait pu soupçonner la triste vérité

d’une indépendance octroyée et non authentique.

Les « hommes potentiels » n’ont pu survivre

dans la Nature inhospitalière

qu’en état d’ex-stase

et de délire compensateur

des affres des frustrations.

Le système d’initiation

à « castrer »les hommes potentiels 

du désir de toute-puissance qui

les « sous-tendait »

les dota d’une structuration symbolique

qui favorisa leur prise de contact avec

la réalité qui permit

la promotion de la société des hommes.

Non initié l’homme est un être « délirant ».

Le monde foisonne d’êtres sous-tendus

par le désir de toute-puissance

porteurs du phantasme

du sein idéal

qu’ils surimposent sur d’autres

en les convainquant qu’ils sont

le sein idéal qu’ils phantasment.

C’est ainsi que l’humanité se divise

et s’aliène en deux groupes distincts :

les « hommes-sein » et les vampires.

Le vécu de toute-puissance est un état imaginaire

que concocte l’être en proie

à une frustration intolérable :

état d’aliénation où il se berce

de l’illusion d’échapper aux affres de la réalité.

Mais de même que la faim sort le loup des bois

ainsi l’être aliéné redescend-il dans la réalité

« armé » de son phantasme de toute-puissance

pour faire triompher ses phantasme de jouissance.

Bienheureux l’être aliéné dont le phantasme de

toute-puissance rencontre des délirants comme lui.

Demander à un membre de l’ethnie dominée

ce qu’il pense du système

il vous dira sans nul doute que

ce système fonctionne comme le racisme

et qu’être un membre de l’ethnie dominée

c’est se voir condamné à l’ « apartheid »

dans son propre pays par des hommes

si puissants qu’ils ne le soupçonnent pas

tout comme le raciste aliéné  

ne soupçonne pas les souffrances du Noir.

Les Négro-africains s’affrontent dans des combats

sans merci

pour gagner les faveurs du maitre

et avec tristesse

nous voyons qu’ils sont soulagés

d’instaurer la même hiérarchie

déshumanisante

que la colonisation instaura entre

l’homme blanc et l’homme noir.

Le tribalisme c’est bien le « racisme tropicalisé » !

Le combat que l’homme noir mène contre

les membres de sa propre famille aliénée

est plus rude et plus impitoyable que

celui qu’il mène pour se désaliéner

contre le système colonial intériorisé.

C’est l’héroïsme qui est

exigé de l’homme noir néo-colonisé

résolu à recouvrer son humanité :

il est condamné à se battre contre

sa propre famille et le système colonial !

Le combat que l’homme noir mène contre

les membres de sa propre famille aliénée

est plus rude et plus impitoyable que

celui qu’il mène pour se désaliéner

contre le système colonial intériorisé.

C’est l’héroïsme qui est

exigé de l’homme noir néo-colonisé

résolu à recouvrer son humanité :

il est condamné à se battre contre

sa propre famille et le système colonial !

Ce que l’on demande avec ferveur au Cosmos

on finit par l’obtenir comme une grâce :

la société des hommes est confrontée

aux affrontements destructeurs

parce que obsédés de jouissance

les hommes

ne demandent pas la médiation

de la Loi qui régit le Cosmos.

Quel mal y a-t-il  à ce que l’âme

des hommes en mal d’expériences

s’initie au contact des feux de la jouissance?

L’intérêt inestimable de la technique de

la psychart-thérapie fondée sur

l’affrontement symbolique

des pulsions persécutrices

(sur le support artistique

où elles sont projetées )

c’est à la longue d’infuser

à l’impétrant la lassitude et

la vanité de l’affrontement incessant 

et de générer le désir d’un tiers pour

médiatiser ces pulsions qui poussent

les humains aux conflits destructeurs.

Autrement dit : l’expérience de

l’affrontement symbolique sans fin

et la « demande » au Cosmos

de sa médiatisation par la Loi

est ce qui « est en question »

en psychart-thérapie

le psychart-thérapeute étant

le lieu où le  vœu de l’impétrant

trouve son plein  accomplissement. 

Ainsi pour celui qui le « demande »

le thérapeute est-il un porteur de Loi.

Les étoiles qui brillent dans le ciel bleu

sont les âmes des héros qui

ne veulent pas intégrer

la communauté villageoise

sous terre :

pour se délecter de la joie

de briller seules

à distance des autres étoiles

sans les ennuis du « vivre-ensemble ».

C’est dans la marginalité active (qui

refuse sans appel le désespoir et

la mort sans gloire)

que s’initie dans l’affrontement

avec les déchets immondes

la création originale appelée à

servir de fondement

au renouvellement de la société.

L’artiste marginal est la figure

des Pères-fondateurs

sans lequel ce retour pitoyable  

au culte du Veau d’or n’existerait pas .

Il est déplorable que dans une société

consacrée au « culte du Veau d’or »

il y ait des personnes marginalisées.

Que doivent donc  faire celles-ci si

la « fonction du père » est

formellement interdite

sous peine de mort ignominieuse ?

Si aucun lien ne relie plus les êtres sociaux

même les hommes de culture

chargés du tissage des liens

c’est que le rapport d’argent

qui domine sans partage

ne permet plus cette fonction.

Le système libéro-capitaliste

aliène les hommes sans pères

et cause la mort symbolique de l’humanité.

Le « Crime contre l’Humanité »

c’est à l’Autre (qui fait obstacle

à l’accomplissement

de l’Humanité)

qu’il faut l’imputer

et non à l’existant qui désire

vivre en conformité avec la loi.

L’aliénation de l’Humanité est

de ne pas savoir distinguer

entre le bourreau et la victime.

Il n’existe pas d’autre pour

l’Autre tout-puissant.

C’est pourquoi

toute résistance est perçue

comme un acte de castration

qui mérite « mâle-mort » !

C’est pour survivre que

la plupart des hommes

renonce

à la lutte pour l’existence.

La marginalisation et la mort par

inanition dans l’abandon

sont les sanctions

auxquelles l’Autre

condamne les êtres

respectueuses de la Loi

qui désirent la liberté d’exister

à la jouissance de l’être-fétiche.

Il n’y a qu’un moyen pour

s’entendre avec l’Autre :

accéder à tous ses désirs

en renonçant

au statut d’être humain.

Que d’hommes se sont

aliénés

pour l’amour de l’Autre !

Le capitalisme qui a introduit la division et

l’aliénation dans l’Humanité

est l’antithèse du christianisme originel

dont il se prévaut d’être le vecteur.

On est fondé à conclure que

le capitalisme est un régime aliéné

à « détruire » sur le mode symbolique

pour créer

les condition du renouveau de l’Humanité.

Être chrétien c’est aimer les autres

comme soi-même

même celui qui n’en est pas digne

parce qu’il ne sait pas ce qu’il fait.

Être chrétien c’est accepter

les hommes tels qu’ils sont

comme des frères

dans leur unité et leur diversité !

Le Beau-reste est la « guenille » arrachée

à l’acharnement destructeur

du « maitre-fou  

pour couvrir notre nudité.

Le Beau-reste est le signe 

de notre dignité sauvée de l’abjection !

Selon les initiés Dogons

le dernier élément

que l’impétrant cherche

pour connaitre la Vérité

est caché derrière

la porte que le Créateur

a ouverte pour laisser

les essences ex-sister.

C’est dire que l’homme

en exil (dans le monde)

est condamné à

la privation de la Vérité.

On n’est pas obligé d’exister mais

si on veut exister

on doit couper soi-même

le « cordon » qui nous lie

à la mère toute-puissante.

L’existence est sous-tendue par

la volonté sans faille d’être libre.

C’est en perdant ses illusions d’être aimé et

et d’être protégé

qu’on acquière la maturité et

qu’on s’engage dans la voie de l’existence.

Affublé de ces oeillères on n’existe pas

on demeure le fétiche de la mère captatrice.

Si une famille est déstructurée par

la « force des choses »

ses membres dispersés

ont l’obligation sacrée d’œuvrer

à sa reconstruction pour se doter

d’une cellule familiale

susceptible de garantir

leur humanité.  

en les préservant de l’aliénation.

Incontestablement c’est un signe

d’aliénation que de ne pas avoir

le souci pressant de

reconstruire sa famille détruite !

L’initiateur du « cercle des persécutés »

Bouabré Bruly

disait en connaissance de cause que

la fin de l’initiation est sanctionnée

par la création originale

d’une « beauté visuelle »

autrement dit par la création

d’une oeuvre d’art originale.

En effet c’est à avoir

la maîtrise symbolique de

ses pulsions « anales-sadiques »

que l’impétrant fait son entrée

dans le champ symbolique qui

structure la société des êtres humains.

Le beau-reste est ce qui reste à l’être structuré

lorsque le capitaliste accapareur lui a tout pris :

le beau-reste est le signe indéfectible

du moi structuré.

C’est par le beau-reste que l’être structuré

prend conscience de sa « finitude » et

organise sa vie dans la responsabilité

Et il n’est qu’un « monstre dévorant »

celui qui ne peut se prévaloir d’un beau-reste.

L’existant est celui qui a la capacité

de laisser des « beaux-restes »

en dépit de l’acharnement

du « Trou » coextensif

à la Nature et à l’homme

en obtempérant à la Loi

qui prescrit de renoncer

à la dévoration de l’objet

tout entier.

Les beaux-restes constituent

les produits « boucanés » et

symbolisés

dans l’activité artistique 

du renoncement (à la Jouissance).

Les êtres avides et non reconnaissants qui

visent à la dévoration de celui qui offre

en tarissant la source vive

produisent l’effet néfaste

de « tuer » l’humanité dans le donneur.

Les êtres bons ne vivent pas longtemps 

certes

mais c’est à affronter les êtres dévorants

et à résister à leurs pulsions avides que

l’être doté des qualités humaines résiste

et découvre la voie d’accès à l’existence.

Ce qui résiste à la dévoration du « Trou »

coextensif à la Nature

et à l’homme primitif

c’est le « beau-reste » :

plus-value qu’apporte

l’être exceptionnel

habité par le Verbe.

Le beau-reste qui est 

(sacré) est l’élément

constitutif du Langage

métaphore culturelle du Verbe créateur.

L’homme seul n’est jamais

seul dans ce monde éclaté

il est en compagnie de

Dieu l’Invisible

en méditation ou

durant l’activité artistique.

Les « beaux-restes » sont

les enfants de

sa relation avec l’Invisible

C’est à travers le système symbolique

tissé par l’imago du père

porteur de Verbe

avec les pulsions

« maitrisées »

et structurées

que le « je » émerge et

éprouve des sentiments

parle et pense.

le sujet humain n’existe

qu’au sein du système symbolique.

Le désir non médiatisé par la Loi

est par essence pervers

et destructeur pour l’objet.

Ainsi la manière dont

il traite la personne désirée

définit-elle plus le désirant

que l’objet humain du désir.

Finalement le désir définit

plus le désirant

(structuré ou non) que

l’objet quel que soit sa qualité.

Le désir sans la médiation de la Loi est

a-vide et culmine à l’absorption

de l’objet : 

aliénante pour le désirant.

C’est ainsi que

sans la médiation de la Loi

l’a-relation du colonisateur

et du colonisé

culmine à l’aliénation des deux.

Expression du lien qui les attache

le racisme

condamne le colonisateur et le colonisé.

L’homme tout-puissant qui règne par

la terreur et la réduction des autres

en déchet

est un homme

qui ne connait pas la paix

étant obsédé par le phantasme que

ses semblables qu’il a « fécalisés »

complotent sa mort.

La paix est l’expression du fait de

vivre en harmonie avec les autres

dans un rapport médiatisé par la Loi.

Les Noirs ex-colonisés sont des êtres « réifiés » qui

attendent en vain que les Blancs rendent

leur force vitale qu’ils ont volée.

Mais a-t-on jamais vu un voleur

restituer le produit précieux de son vol

surtout si grâce à celui-ci il est devenu

tout-puissant ?

Assurément l’épisode colonial fut

une rencontre fatidique qui sanctionna

l’aliénation des Négro-africains et des Occidentaux.

La paix n’est pas absence de conflit

car lorsque les braises

des conflits non résolus

couvent sous la cendre

il n’y a pas non plus de paix.

La paix postule l’harmonie

qui se dégage de

l’état de structuration symbolique

des hommes gouvernés par la justice.

Le support artistique est la métaphore culturelle

de la mère toute-puissante sur laquelle l’enfant

évacue ses pulsions anales-sadiques.

Le support maculé est donc la représentation

de la mère fusionnelle devant laquelle l’enfant

vidé de sa substance

a le vécu d’être une enveloppe  inconsistante.

La stratégie de la psychart- thérapie consiste

à encourager pour qu’il  affronte la métaphore

de la mère toute-puissante avec le sous-tien 

du « transfert »

dans un combat physique afin de lui infliger

des « blessures symboliques » qui produisent

l’effet de castrer la mère fusionnelle

et de délivrer l’enfant réduit à l’état de fétiche.

Ainsi fait son apparition

la métaphore de la mère symbolique : matrice

symbolique qui donne naissance de la personne.

Chacun se bat et se « dé-bat » en usant

de  tous les moyens

que lui offre les possibilités de

son imagination sadique

pour tenter d’émerger du trou

où les colons ont enfermé la race noire.

Chacun veut être le porteur de phallus

et dans cette perspective fait tout

ce qu’il peut pour faire obstacle à celui

qui montre des capacités de réussite.

Telle est la « lutte pour la primauté »

(qui n’admet pas de solidarité)

à laquelle se livrent les néo-colonisés !

Quel enfant noir n’a pas eu le vécu d’être

un instrument vivant entre les mains

de ses ainés tout-puissants ?

C’est bien connu :

la tradition exige

la soumission aux ainés.

Hallucinant !

quand on considère les choses avec

le désir de savoir pour savoir

on se rend compte qu’il y a

quelque chose d’inhumain

dans la tradition qui prescrit

la soumission absolue aux ainés.

La Loi est à inventer

pour la promotion des rapports humains.

En cherchant bien les « causes assignables »

à la domination et à la réification

de l’homme noir

on décèle que bien avant

la domination coloniale

sévissait dans la tradition la domination

des vieux sur les jeunes (gérontocratie).

L’âge était un facteur de domination

qui sans doute a préparé la voie

à la soumission au colon.

C’est pourquoi pour se délivrer

de l’image intériorisée du colon abusif

il faut au préalable remettre en cause

la domination toute-puissante des ainés

et mettre en place

les relations humaines médiatisées par la loi.

Quand on connait le cœur de l’homme noir

on est terrifié de sa haine pour son frère

et on comprend les difficultés inouïes

sur lesquelles l’homme noir bute

dans les efforts qu’il déploie pour

se relever du traumatisme colonial

et à entreprendre la reconstruction

de son monde déstructuré.

Le négro-africain est un aliéné qui

doit se soumettre à

un traitement psycho-thérapeutique

pour assurer sa décolonisation mentale.

Telle est l’obligation qui s’impose à lui

ses autres préoccupations

singulièrement pour le Développement

ne sont que suractivité et « distraction » !

Le meurtre symbolique de la mère primitive ou

de sa figure masculine : le père tout-puissant

est la condition nécessaire à l’émergence de

la société des hommes structurés et solidaires

gouvernés par un père porteur de Verbe

C’est une horde de Barbares que  

régit par la terreur une mère toute-puissante

ou sa figure masculine : un père tout-puissant. 

La famille primitive est le système originaire où

l’homme est aliéné à l’homme :

basée sur l’organisation duelle mère-enfant

elle fonctionnait sur le mode 

de la possession de l’homme par l’homme.

Pour l’homme tout-puissant d’aujourd’hui  

(métaphore de la  mère primitive)

les autres hommes sont ses possessions.

La liberté du citoyen postule donc d’abord

le meurtre symbolique de la mère primitive

par la voie de la maitrise symbolique

des pulsions sadiques qui sous-tendent

l’imago de la mère primitive camouflé

sous l’apparence d’un substitut contemporain.

La vie sans la  liberté n’a pas de valeur

elle se réduit à l’être-là de l’animal

et de  l’objet :

c’est la liberté qui donne sa saveur

à l’existence de l’homme.

Et la liberté exige de celui-ci qu’il

se « batte » pour l’arracher à ceux

qui dans la société et dans le lignage

croient mordicus

qu’ils le possèdent comme une chose.

L’angoisse de subordination (castration)

est ce qui préoccupe en priorité

l’homme négro-africain réifié

par le système colonial.

C’est pourquoi cet ex-colonisé

a une sainte horreur de celui

qui aspire à é-mer-ger de la masse pour

se positionner comme porteur de phallus.

Après les exactions in-humaines de

la période coloniale

les négro-africains voudraient bien

qu’on les laisse tranquillement

se « repaître » de leurs phantasmes.

Et ils ne tolèrent pas que quelqu’un

de différent

vienne troubler leur Harmonie.

C’est pourquoi les Négro-africains

n’acceptent pas

le retour au pays de leurs frères

(Amos au Ghana Panda au Congo)

après un long séjour chez les Blancs.

Quand j’ai décelé que le colon habite

mes frères du village

même ceux qui ne les ont pas connus

je comprends pourquoi

mes frères me haïssent !

Depuis l’ère coloniale en effet

l’homme noir aliéné au colon

est « formaté » à haïr son frère

surtout celui

qui a vécu longtemps en métropole. 

Une famille dé-structurée

est comme une oasis qui

ne laisse pas à l’homme

la possibilité de refuge.

Comment survivre

dans le désert du village ?

Un frère qui commet le délit

d’ « abus de confiance »

c’est comme s’il tuait

la fraternité dans le frère

en attendant

de le tuer en réalité.

Indigne de confiance

ce frère est un aliéné 

« bon pour les soins »

à l’hôpital psychiatrique.

« Faire confiance » est

un bon test pour savoir

si le frère est

en bonne santé psychique !

Cette passion de l’ex colonisé pour l’argent

n’est pas la même

que celle de l’homme blanc parce que

l’homme noir n’accumule pas l’argent

pour le capital

aux fins de la gestion du monde.

Tout se passe comme si le phallus-anal

que cherche l’homme noir était interdit.

D’où cette démarche obsessionnelle de

l’homme noir dans sa recherche

de l’argent qui

lui « brûle les mains » lorsqu’il le touche.

La plus grande victoire de l’Occident sur

le monde négro-africain

ne réside pas dans le fait

de l’avoir conquis et colonisé

mais de l’avoir aliéné par la passion de

l’argent.

En effet avec l’entrée de l’homme noir

dans le système libéro-capitaliste

sonne le glas de

sa culture millénaire fondée sur

le principe de la solidarité organique.

Le triomphe de la règle sacro-sainte

du « profit maximum »

sanctionne la fin de la société kémite !

Fondée sur le principe de solidarité organique

l’organisation sociale négro-africaine

était incontestablement plus proche

du « socialisme-scientifique » que

du libéro-capitalisme.

Pourquoi donc les pères-fondateurs

des nations noires post-coloniales

ont-ils opté pour cette dernière voie

en contradiction manifeste avec

leur système d’organisation sociale ?

Ils subirent sans doute les pressions

de la part du « Mégacolon » pour qui

les colonies étaient le « pré-carré » français.

Il est bien évident qu’il faut être soi-même pour

être libre de développer ses potentialités.

C’est pourquoi nous affirmons qu’en poussant

les pays négro-africains supposés décolonisés

dans la voie de développement choisie

le colonisateur les égarait sciemment aux fins

d’enferrer ses serviteurs

sur la voie de aliénation.

Ainsi l’indépendance octroyée était un calcul

destiné à aliéner (pour l’éternité) l’homme noir.

L’homme noir post-colonial est un être aliéné

(à celui qui prétend avoir décolonisé)

sur qui il ne faut pas compter pour

la renaissance du monde négro-africain.

C’est pourquoi afin de favoriser celle-ci

il est nécessaire d’œuvrer en priorité

à la dé-colonisation mentale du Noir

La renaissance noire restera

le phantasme de quelques-uns

si ce préalable ne trouve pas satisfaction !  

Parti enfant en France où l’intégration de

l’homme noir n’était pas chose facile

l’angoisse de basculer dans l’aliénation

ou dans l’esclavage

m’a donné la force morale de rester

fidèle à mes origines noires et

de retourner dans mon pays

rempli de douces illusions.

Pourtant après vingt cinq ans

de séjour  sur le sol français

je me sentais aussi français

que mes condisciples français.

Le plus succulent dans mon histoire

c’est qu’à mon retour dans mon pays

devenu indépendant

je ne fus pas reconnu et intégré

comme je l’escomptais

les membres de mon lignage 

n’ayant pas hésité à me prendre

pour un français parce que

j’ai « vécu longtemps chez les français ». 

Je voudrais bien que ceux qui le peuvent

occidentaux ou négro-africains m’aident

à comprendre et à résoudre ce problème

dont furent victimes

deux illustres devanciers :  Amos et Panda.

Celui qui n’a pas l’argent pour

satisfaire ses pulsions

ni le savoir

pour maitriser celles-ci

est un être condamné à

la persécution

de ses pulsions frustrées

et au « délire compensateur ».

Dans les pays néo-colonisés

les pauvres sont des délirants !

Les pays dé-structurés par la colonisation

et la chasse à l’esclave

qui aspirent au développement social

doivent en priorité créer

les conditions favorables

à leur restructuration symbolique.

En effet pour entreprendre et réussir

des activités de développement social

il est nécessaire que les agents

de développement aient la maitrise de

leur compulsion aux actes anti-sociaux

acquise durant la période de servitude

et qu’ils acceptent le bienfondé

des contraintes qu’exige la vie sociale.

La Culture contemporaine offre le choix

des techniques de décharge pulsionnelles

et de restructuration symbolique efficaces.

Si on « creuse » l’apparence séduisante

des relations

sur lesquelles reposent

la vie familiale et sociale

on dé-couvre une anarchie

de relations qui évoque la termitière.

A l’origine du sentiment d’insécurité

et d’angoisse qui perturbent

le comportement des êtres dit sociaux

il y a incontestablement l’absence de

structuration symbolique des relations.

Les frustrations in-évitables

imposent à l’homme

la croyance selon laquelle

il est en exil sur terre

mais la patrie de l’homme

où se trouve t-elle ?

Même les morts

qui s’y sont rendus

sont dans l’impossibilité

de révéler

sa patrie à l’homme en exil.

Le rituel fondateur de la famille primitive

s’organise autour de la castration du père

et dans un « repas communiel »

par la Mère et ses « petits ».

L’émergence de la société des hommes

a nécessité le meurtre symbolique

de la mère toute-puissante par le héros

qui a créé du Langage avec la matière

de son corps sublimé.

Il résulte de ce qui précède que

la parole authentique est

la transposition au plan symbolique

de la consommation par le père et

les « impétrants »  

du corps sublimé de la Mère sacrifiée.

Les Négro-africains (grands et petits)

assistent impuissants

à la disparition des vestiges  

de la solidarité :

structure de la vie sociale qu’ils

ont hérité des Pères-fondateurs.

Ce qui leur est présenté

sous le label « émergence »

est le signe fatidique du retour

à l’état de barbarie antérieure

au système d’initiation des ancêtres.

L’existence n’est pas l’or que les conquistadors

allaient chercher dans les mines du Potosi :

l’existence n’est pas une pierre précieuse

mais le sentiment intense d’exister

qui revêt une valeur si inestimable

qu’elle éclabousse toutes les autres.

C’est incontestable qu’il y a

quelque chose de divin dans le vécu d’exister.

Sous l’apparence hideuse de la détresse du milieu

c’est contre la mort que l’aspirant à l’existence

se bat pour arracher son droit à l’existence.

Exister c’est à défaut de tuer la mort

la balafrer du moins :

le « beau-reste » est le trophée de l’existant !

L’existant est la « Rose des sables »

qui triomphe des privations

et s’épanouit dans le désert.

L’existant est

le « miracle de la Vie » qui

en venant apporte ses provisions.

Les vivants sont les instruments des morts

qui exigent que leur attente frustrée

(pendant leur vie sur terre)

soit comblée

à tout le moins au plan symbolique.

Le sacrifice aux morts est

le préalable nécessaire qui confère

la disponibilité de vivre pour soi-même

après avoir satisfait les morts exigeants.

« Scotchés » à leur mère possessive les enfants

n’ont pas d’énergie disponible pour investir

la réalité sociale.

C’est pourquoi ils sont condamnés

à s’entredévorer

sur le mode hallucinatoire

ce que désigne la notion obscure

de « sorcellerie ».

Ignorants de la loi du travail qui

régit la société des hommes

c’est en parasitant les plus faibles

et en leur imposant leur volonté de vivre

que les plus forts assurent leur subsistance.

L’origine de

l’ « exploitation de l’homme par l’homme »

est sans doute à chercher

dans la famille primitive cette « Termitière ».

Sous la domination d’une mère toute-puissante

la famille primitive est indifférenciée

le père prétendu n’étant que l’appendice

de la femme-mâle dépourvu de

la capacité de maitriser et de médiatiser

c’est ce qui fait de la famille primitive

le lieu des interactions directes qui font

l’effet de sorcellerie.

La mère primitive est donc le principe

de la sorcellerie à laquelle les enfants

s’initient dans leur relation précoce au sein !

On se libère de l’état de fusion avec la mère

toute-puissante (qui nous oblige

à nous identifier avec elle et

à nous prendre comme objet

de jouissance sadomasochiste)

en projetant sur un support 

nos pulsions orales-sadiques.

C’est à affronter le gribouillis

constitué par l’accumulation

des « matières » projetées

et à interroger les traces

imprimées dans le support

que l’on a l’opportunité de

déceler des formes larvaires :

constituantes du Langage

dont l’appropriation a l’effet

de libérer de l’état de fusion.

D’où la conception

selon laquelle le Langage est

par essence un don du ciel : épiphanique.

un « don du ciel » : une épiphanie

Il n’y a de libération véritable que

de la posture de fixation

à la mère toute-puissante

qui oblige l’enfant à fusionner

avec elle et à se traiter lui-même

comme un objet de jouissance.

A la vérité

fixation veut dire  « crucifixion ».

Il est fort probable  qu’au train où vont les choses

que si l’on proposait aux Noirs d’Afrique

le retour à la colonisation voire à  l’esclavage

contre forte rémunération

beaucoup n’hésiteraient pas à accepter en disant :

est-ce que l’esclave ne vit pas aussi ?

Un chien vivant vaut mieux qu’un homme mort.

C’est de leur dignité de créateurs

des valeurs humaines

que les Barbares conquérants ont spolié les Noirs.

L’essentiel pour l’homme perdu dans la jungle

de la « société sans initiation »

c’est l’appréciation de sa propre conscience

Juge intérieur insensible aux négociations

des hommes de cette société sans initiation

et non l’image infidèle que renvoient de lui

les regards flatteurs des autres.

Le « désir de reconnaissance » 

est sous-tendu par l’obsession.

du « Désir de l’Autre » fatal à la conscience.

Les œuvres d’art sont comme les hommes

qui les créent

elles naissent vivent leur propre vie

et meurent

quelquefois sous nos propres yeux

sans que nous n’y pouvions rien.

L’important pour l’œuvre d’art

est d’avoir révélé son essence

à son auteur pour qui l’important

est d’avoir vécu.

Les œuvres d’art ont

aussi leur destin qui mérite compassion.

Aliéné dans le noyau basaltique de la Nature-mère

le « langage des formes » a é-mer-gé du geste

qui a affronté l’homme primitif et sa génitrice.

Et c’est en introjectant sa création-princeps

que l’ « homme de pierre » s’est humanisé

pour devenir l’ « être de langage » qu’il est.

Le langage des formes

s’avère la matrice symbolique de l’être-humain.

Dans les maisons sont prévus des « lieux d’aisance »

et dans les grandes villes en plus de ceux-ci

on trouve des lupanars où les hommes vont

satisfaire leurs perversions.

Il ne manquait plus que des espaces pour évacuer

les pulsions antisociales sur le mode symbolique :

les ateliers en psychart-thérapie viennent de

combler ce manque :

occasion propice pour les hommes en société

de se libérer de leurs pulsions sexuelles

refoulées par les exigences de la société

et d’éviter des prétextes aux conflits destructeurs.

Il faut espérer que

les hommes sauront saisir cette opportunité pour

créer les conditions d’harmonie et de paix sociale.

« Sous-tendu » par les pulsions de vie en mal de

justification

la fonction du mythe inaugural était de fonder

le Crime primordial et

de le faire accepter sans critique

à l’esprit immature des primitifs.

Dans les sociétés moderne où l’idéologie et

la philosophie se sont substituées au Mythe

la fonction assignée à celles-là est la même :

à savoir rationnaliser le Crime primordial

et le rendre « digeste »  à l’esprit 

des hommes « manipulées » par

les grands détenteurs de capital.

Ainsi à l’instar de la culture primitive

la culture moderne est-elle marquée

au coing de la névrose obsessionnelle

dont elle attend d’être guérrie par

des activités de réparation symbolique.

La destruction des sociétés négro-africaines 

et la négation de l’apport du Négro-africain

à la civilisation universelle

constituent le Crime primordial de la société

libéro-capitaliste que l’idéologie raciste

et la philosophie essentiellement allemande

(ces mythes des temps modernes)

ont pour objectif de faire passer pour la Vérité.

La peur in-nommable de l’existence

qui consiste à se « dé-couvrir » et

à se montrer au monde

dans sa vulnérabilité

sur les ruines de ses rêves défunts

est ce qui nous empêche d’exister.

L’existence est comme une grâce

car ça consiste à s’éveiller de

l’état de mort-vivant pour

se prendre en charge dans

les déterminations étroites

révélatrices de sa « finitude ».

Entrer dans l’existence c’est

accepter l’inéluctabilité de sa mort.  

C’est méconnaitre la Loi à laquelle est soumis

l’homme dans le monde

que de refuser de travailler et de faire

travailler un autre à votre place.

Le maitre est un enfant

accroché à sa mère-servante

qui refuse de devenir adulte

en s’acharnant

à réduire son semblable à l’esclavage.

Les explications que mettent en avant

les sociétés sans initiation

aux fins fonder l’esclavage

ne sont que des tentatives

de  justification dont l’objectif caché

est de tromper l’Humanité sur leur état

d’êtres immatures incapables de s’assumer.

C’est à fracturer le système clos de la Nature par

l’activité créatrice de formes préverbales

que le Père-fondateur noir a fait émerger

la société des hommes.

Maitre universellement reconnu

de l’activité créatrice des arts plastiques

il faut être de mauvaise foi pour ne pas

reconnaitre l’antériorité de

la culture et de la société négro-africaines

malgré les preuves irréfutables fournies

par Cheick Anta Diop et ses collaborateurs.

D’ailleurs nul ne peut créer sans avoir fait

le passage par l’épreuve de la castration 

qui postule la détermination des sexes :

condition in-contournable à la « vie en société ».

C’est par l’ « Ouverture » du défilé des formes

constitutives du Langage

que l’homme potentiel

émerge du chaos pour

faire son entrée dans

la société des hommes

initiés vêtus de

la « peau de léopard ».

C’est un no man’s land

qui se dé-ploie hors de

l’Ouverture du défilé des formes préverbales.

L’initié Bouabré Bruly a écrit avec pertinence

que la création d’une « beauté visuelle »

sanctionne la fin d’une initiation.

En accord avec lui nous disons que la fin

d’une psychart-thérapie est sanctionnée

par la création d’une forme préverbale

qui témoigne de a maitrise symbolique

des pulsions sadiques-orales

qui fixent l’enfant à la mère primitive.

C’est par la création

d’une forme préverbale originale

que l’homme potentiel paie son droit

d’entrée dans la société des hommes initiés..

Grâce à la technique originale de la psychart-thérapie

l’homme a aujourd’hui l’opportunité de transférer

les pulsions et les vécus primitifs

qu’il a développés dans sa relation précoce envers

une mère toute-puissante

et d’être disponible de reconstruire sa personnalité

dans une relation médiatisée par la Loi.

Telle est la voie de passage accoucheuse

d’êtres humains qui mène du statut d’être-phallus

de la mère toute-puissante

à celui de personne au sein de la relation symbolique.

Sur l’homme noir l’homme blanc projette

l’image de sa mauvaise mère diabolisée

et se décharge enfin des pulsions

de colère noire et de haine destructrice

qu’il a développées dans la frustration.

La « fixation » sado-masochiste de

l’homme blanc à l’homme noir et

les réactions primitives de colère

et de haine destructrices

qui en résultent sont

sans doute des substituts

des vécus primitives que l’enfant

(blanc) frustré oral a développés

envers sa propre mère toute puissante.

La fixation à un objet ne se traduit pas par

une fascination qui immobilise le sujet

elle se traduit par des pulsions

d’appropriation

et de frustration inconscientes

de l’objet ou de ses substituts.

On se libère de la fixation à un objet

en prenant conscience des pulsions

de colère et de haine destructrices

qui « sous-tendent » la frustration

et en évacuant celles-ci

sur le mode symbolique :

par une technique qui fait appel à

l’activité de décharges pulsionnelles

qui gratifie du sentiment  satisfaisant

de détruire et de réparer le mauvais objet.   

La Loi est éternelle et prescrit le respect

des « étants » :

produits de la réplication de l’Etre.

Le magicien qui a la prétention de

transgresser la Loi et de refaire

le monde selon ses fantaisies

est un sorcier qui prend son désir

de toute-puissance pour la Vérité.

La société des hommes est

le terrain de lutte impitoyable entre

les adeptes de la Loi et ceux de la magie.   

Le Pouvoir est le « substitut imaginaire »

du sein maternel que l’enfant soumis

à une frustration orale intolérable

se concocte.

Si le tyran s’acharne à garder le Pouvoir

c’est que l’enfant frustré en lui refuse de

perdre le Sein imaginaire qu’il a « créé »

pour ne pas basculer dans le « Trou ».

Pour le tyran il n’y a pas

d’alternative à la jouissance du Pouvoir !

Le père de famille est le représentant

du Père-fondateur inconnu :

le visage du père de famille

est un signe

qui renvoie aux origines de

la société des hommes.

C’est pourquoi il est sacré

et interdit la jouissance

vecteur des « pulsions de mort ».

En principe le père de famille

c’est le substitut du Père fondateur.

Nous sommes les produits d’une lutte acharnée entre

les « pulsions de vie » et les « pulsions de mort 

au sein du Cosmos».

Notre Père que nous ne connaissons pas

est le « premier-né » de cette lutte cosmique :

il est le héros civilisateur qui a organisé le Chaos

et fait émergé la société des hommes.

Ce « Père inconnu » est le Père-fondateur envers qui

nous avons l’obligation de la « Dette symbolique »

et en dernières instances

à qui sont destinés les sacrifices offerts aux ancêtres.

Au lieu de nous « sous-tenir » pour que

nous devenions compétitifs

dans ce monde hostile

nos ancêtres nous négligent

nous créent des difficultés

parce que sans libations  

ils croient

que nous ne les aimons pas.

L’Oubli des ancêtres 

est à l’origine des maux

qui accablent l’homme noir

aliéné au culte des ancêtres

de ceux qui ont souillé la mémoire

de leurs ancêtres pour que ceux-ci

les abandonnent à leur domination.

La fougue qui « sous-tend » la conquête

du pouvoir absolu

est le fruit de l’activité phantasmatique

de l’être frustré oral qui s’auto-gratifie

d’un sein imaginaire

qu’il surimpose sur ses semblables.

Le tyran est un schizophrène

pour qui son peuple est le substitut

du sein de la mère toute-puissante

transfiguré

par la magie de l’Imaginaire.

C’est la Folie

qui règne sur la société sans initiation.

Ce n’est pas parce que la Loi ne s’incarne pas

dans une personnalité bisexuelle

ayant à sa disposition un arsenal

d’armes de destruction massive

qu’on doit s’autoriser

de la transgresser en étant assuré

d’impunité.

Imprescriptible est la Loi :  

le principe de gouvernement de l’Univers.

Dans la conception négro-africaine de la parenté

on distingue trois types :

la parenté génétique qui lie l’enfant

à ses géniteurs

la parenté qui résulte de l’éducation

qui lie l’enfant à ses éducateurs

et la parenté « mystique » qui

mène l’enfant vers celui qu’il aime.

Cette parenté est la plus importante

car elle suppose des affinités métaphysiques.

Certains membres de notre famille (élargie)

nous sont aussi hostiles que ceux qui

nous ont conquis et colonisés.

C’est pourquoi nous avons tort de

concentrer nos critiques sur ceux-ci.

Il est très probable que

nos difficultés à nous émanciper et

à développer notre personnalité

trouvent leur origine dans l’hostilité

refoulée de nos figures identificatoires.

L’ennemi intérieur inconnu est

plus destructeur que l’ennemi extérieur.

Si la mère toute-puissante (non structurée par

le système symbolique)

réifie l’enfant d’Homme

il est permis de dire que le tyran est

la métaphore masculine de la mère

toute-puissante

le capitaliste également

qui instrumentalise les hommes

dans le processus d’accumulation

du capital.

C’est dire que femme et homme

sont des êtres castrés qui

aspirent à la « complétude » par

la quête sans fin du phallus dans l’initiation.

La prospection du désir humain en quête d’objet

de jouissance

n’est pas absolument libre

elle rencontre un noyau

dur résistant irréductible

sur lequel bute la prospection du désir.

C’est ainsi que l’homme dans sa quête

de jouissance

fait l’expérience de la Loi qui régit l’Univers.

Le phantasme des Barbares qui n’ont pas

passé par la castration symboligène

(qui n’ont pas de contact avec la réalité

structurée par le système symbolique)

c’est le phantasme de toute-puissance

qui offre les moyens imaginaires de

s’emparer et d’immobiliser

le sein  impermanent pour en jouir.

Il n’est pas interdit d’avancer que

les hordes de Barbares non initiés

étaient constituées d’êtres vivant 

dans l’ « état hallucinatoire » qui 

les poussait à la « découverte »

de sociétés productrices parce que

fondées sur l’exigence d’initiation.

Celle-ci fut à l’origine de

la technique fondatrice de la société.

Projeter ses phantasmes de jouissance sur

ses semblables

et s’acharner sur eux tout en invoquant

des prétextes pour tenter de fonder

son délire de jouissance ne trompe

pas ses victimes même sa personne

« sous-tendue » par l’illusion de

toute-puissance.

C’est pourquoi

il est pertinent de dire du tyran

qu’il est le plus malheureux des hommes.

Les travaux forcés qui sévissaient aux temps maudits

de la colonisation et

les discours racistes des conquérants tout-puissants

ont eu pour effet funeste de faire perdre

aux Négro-africains

le sens de la collectivité qui les définissaient et de

l’ Intérêt de tous fondement des rituels d’initiation.

S’il existait pas des « figures du père mort » pour

parler dans le désert de la « Renaissance noire »

la trace de la « race noire »

serait  totalement gommée de l’Histoire universelle.

La colonisation fut bien un « génocide symbolique »

et la Renaissance noire 

sera la surrection des « gisants » ou elle ne sera pas.

Dans cette civilisation qui ignore l’initiation

chaque homme hallucine que l’autre est

le « Bon-sein » mis à sa disposition

et il ne comprend pas qu’il résiste

à ses manipulations :

tel est le motif  des conflits qui

ravagent la société léguée

(par des Pères-fondateurs)

conflits dont la résolution  

postule qu’ils soient déportés

dans le champ symbolique et

posés en termes langagiers

par des hommes pourvus

d’une structuration symbolique.

La technique de la psychart-thérapie

est l’activité médiatrice

entre les champs imaginaire et symbolique.

Le « Bon-objet » que concocte l’être non-

structuré qui aborde les rives arides

de ce monde

pour éradiquer les affres

du manque auquel il est confronté

pour se libérer de la tension du désir

il l’évacue sur un de ses semblables.

il en résulte que le champ social

est une aire de lutte impitoyable où

les êtres non structurés s’affrontent

pour réduire le vaincu à l’état de Bon-sein

Il n’est pas inutile de prendre conscience

de sa propre impuissance

et l’assumer en pleurant

pour soulager sa peine

de ne pouvoir rien faire

pour soi-même

ni pour ceux qu’on aime.

N’est ce pas cela

faire l’expérience de l’absence de Dieu ?

C’est le désir d’ex-sister qui

fait surgir l’homme

du Néant sans visage :

mourir c’est y replonger. .

L’ex-sistant :

un poisson qui s’amuse

à surgir

et à faire le plongeon

dans les Eaux primordiales.

Les maitres tout-puissants de ce monde qui

détournent les hommes de leur voie

et leur imposent un destin inique

sont les responsables de l’état   

de déchéance de la civilisation.

Si les maitres tout-puissants

étaient sensibles à la culpabilité

ils baisseraient la pression de

leur domination sur les faibles et

éviterait à l’Humanité de basculer

dans la catastrophe qui menace :

en s’adonnant

à la culture salutaire des « beaux-restes ».

Les exactions délirantes de la colonisation

et la « traite du Noir » accompagnées

par les discours d’endoctrinement sur

l’infériorité supposée de la race noire

ont fini par avoir raison de

l’autonomie de la volonté

de l’homme négro-africain.

Et on est fondé à dire que les difficultés

que rencontrent nos pays « décolonisés »

dans leurs aspirations au développement

tirent leur origine de ce conditionnement.

Le « caractère obsessionnel » est

la pathologie des « colonisés mentaux »

qui hésitent entre la servitude et la liberté.

L’homme noir qui erre à la marge

de la Communauté des hommes

doit avoir l’audace

de « tuer » au plan symbolique

l’être tout-puissant

qui lui interdit l’accès

à la Communauté des hommes

pour surgir (auréolé de  l’éclat

de ses  « haut-faits »)

au sein de l’Humanité sidérée.

La Renaissance noire 

sera la surrection des « gisants » !

 

Les hommes primitifs qui n’ont pas passé par

les « fourches caudines » de

la castration « humanogène » à l’origine

de l’acquisition du système symbolique

qui structure et « lie » les êtres sociaux

ne connaissent pas la valeur fondatrice

de ce « tissu » social..

C’est pourquoi ils se comportent comme

des êtres solitaires inconscients de l’altérité.

A la vérité

 « produit »  de la structuration symbolique

l’homme est un être solidaire par définition.

C’est impossible de communiquer et de s’entendre

avec les êtres non structurés par

le système symbolique : fruit de l’activité

de l’imago de la mère habitée par le Verbe

(qui assume sa castration).

La communication verbale ou non postule

êtres dotés d’une structuration symbolique.

La question philosophique

de l’ « incommunicabilité des êtres  » et

de la résolution des conflits par la violence

est une conséquence de la non-structuration

des hommes dans les sociétés privées d’initiation ».

L’homme à l’état primitif est un être accro

à la jouissance imaginaire qu’il cherche

à réaliser par tous les moyens qu’offre

l’imagination sadique

en s’engageant dans un affrontement

(impitoyable) avec ses semblables.

La « réalité sociale » est le lieu où

l’homme potentiel prend sa revanche  

sur ses frustrations d ’enfance

en projetant ses phantasmes

sur ses victimes pour réduire

celles-ci  à l’état de bon sein.

L’ « enfer »  a été concocté

à l’image de la « société sans initiation ».

Chassés du champ de la réalité par les tortures de

la réalité régie par la Loi

les hommes à l’état primitif se réfugient

dans le champ  de l’Imaginaire où ils

s’auto-gratifient de jouissance phantasmatique

insatisfaisante hélas !

C’est pourquoi ces hommes aliénés se trouvent

contraints de redescendre dans la réalité afin de

réaliser leurs phantasmes.

A la vérité donc ce que les hommes non initiés

appellent « existence sociale » est

une phantasmagorie où ils s’affrontent

avec les armes toutes-puissantes forgées par

les ressources infinies de l’imagination sadique

afin de déterminer les places

de la mère dévorante et celle de l’enfant-objet ! 

C’est en affrontant les frustrations inhérentes

au champ de la réalité

avec l’arme de l’activité artistique

et en préservant des beaux-restes de l’Autre

sous la présentation des formes préverbales

que l’être créateur se structure et

fait son entrée dans le champ du symbolique

où il accède à l’humanité authentique.

Toute autre voie

relève du refuge aliénant dans l’Imaginaire.

L’homme potentiel (non structuré par

le système symbolique)

est un être qui a horreur d’assumer

la responsabilité des actes

répréhensibles qu’il a commis et

qui s’acharne à charger la victime

ou un bouc-émissaire élu :

ça fait pitié de voir cet être qui

se glorifie d’être tout-puissant

s’effrayer de

la responsabilité des actes

qu’il a posés et dont il tire profit !  

La culpabilité de transgresser la Loi

en tuant malgré l’Interdit absolu

est telle que le bourreau immature

est prêt à tout pour

charger la victime :

le coupable c’est la victime.

En effet pour l’être non structuré

l’autre est le coupable désigné

du meurtre qu’il a commis et

il est injuste de le condamner

parce qu’il a été contraint

par la victime à la transgression !

Lorsqu’un homme non structuré c’est-à-dire

sous-tendu par le désir de toute-puissance

jette son dévolu sur quelque chose

il le considère comme le sien même si

ce n’est pas le cas.

En effet cette chose est pour lui

une bouée de sauvetage sans laquelle

il ne survivrait pas.

Telles sont les conditions déplorables

de réduction de l’homme à la « res » :

c’est pour la sauvegarde de l’illusion de

toute-puissance dont la mise en cause

l’expose à la terreur de « n’être rien »

que l’homme non structuré

autrement-dit le tyran

tue tous ceux qui résistent à sa volonté

« Sous-tendu » par la tendance à renverser

les faits en leurs contraires

et de faire passer le mensonge pour

la vérité

l’homme non structuré par la loi est

un être privé de l’aptitude à douter

de ses propres « manipulations »

et qui croit mordicus que c’est lui

qui est dans le vrai.

A la vérité cet être « dia-bolique »

qui fonctionne sur le mécanisme

du retournement des faits est un aliéné !

Est-ce que l’ « intérêt national » qui pousse

les dirigeants des grandes

et des petites nations à commettre

des « crimes contre l’Humanité »

les libère de la Loi selon laquelle

il est interdit de tuer ?

Se prévaloir de

l’ « intérêt supérieur de la nation »

pour commettre des crimes horribles n’est

les « crimes contre l’Humanité » 

est un prétexte injustifiable devant la Loi !

Le monde est saturé de culpabilité non assumée

que les plus puissants s’acharnent à faire

endosser par les plus faibles.

C’est pourquoi la voie intérieure

qui est celle de la conscience qui

celle de celui qui se réapproprie ses actes

n’existe pas dans ce

afin qu’elles deviennent les éléments

const

L’homme « pose des actes » comme il défèque

pour se soulager

sans se soucier après que ses actes

le suivent tout au long de sa vie

et qu’ils la conditionnent.

L’homme qui parle de ses actes

se les réapproprie

ce qui lui permet

de faire son entrée

dans le champ symbolique où

il accède à la subjectivité et

à l’aptitude à la responsabilité.

L’homme qui ne se réapproprie pas ses actes

par le fait d’en parler « pendant ou après »

ne devrait pas se prévaloir du statut d’homme.

Des hommes « sans foi ni loi »

ce sont emparés de la société

qu’ils n’ont pas créée

à la manière des maffieux 

une ville pour

l’exploiter comme du bétail.

Telle est la condition

de la majorité des hommes

dans la civilisation « libéro-

capitalise réputée « libérale ».

L’homme domine la Nature par le langage

et le savoir :

produit de la « coupure » symbolique

dont les formes préverbales

(chainons du Langage)

constituent les « points de suture »

lieu où « ça parle » pour

signifier l’émergence de l‘homme.

cet enfant « merveilleux  de l’initiation.

Structuré comme le mythe articulé autour

de  la figure du monstre dévorant

l’inconscient est subsumé sous

le Langage des Pères-fondateurs.

C’est à démythifiant l’inconscient

par l’activité symbolique

que l’on tue le monstre dévorant

et qu’on surgit dans l’existence sociale.

« Sous-tendu » par le désir de toute-puissance

le sorcier se croit en droit d’annihiler

les autres hommes

pour s’approprier leur force vitale

au mépris de la Loi.

C’est ainsi qu’en mettant à mort

son père et toute sa fratrie

le sorcier

ne sait pas qu’il creuse sa propre tombe.

C’est à parler de ce qu’on fait

qu’on en prend conscience :

même l’oeuvre d’art

non interrogée

est contingente.

La parole sur l’oeuvre

est le révélateur

de celle-ci et de l’artiste

dans une relation

qui l’ introduit à l‘existence !

Le nourrisson n’a pas la capacité de maitriser

les affres de la frustration orale

et pour son développement harmonieux

il a besoin d’être materné par une mère

gratifiante

faute de quoi son instinct de conservation

le pousse à fuir dans le monde imaginaire

et à perdre le contact avec la réalité.

Tout enfant dans ce monde  néo-colonisé

étant condamné aux frustrations

on est fondé à postuler

que les populations négro-africaines ont

pris refuge dans le monde imaginaire et

c’est de ce lieu qu’ils revendiquent

la jouissance orale aux substituts de

leurs frustrantes mères : leurs semblables.

L’enfant colonisé par une mère toute-puissante

n’a pas d’autre alternative que de se réfugier

dans le monde imaginaire

où il prend sa revanche sur la réalité

en s’instituant le maitre tout-puissant.

C’est cet être surdominé dans la réalité

et qui règne en despote dans le monde

imaginaire

que les non initiés appellent « sorciers ».

Naufragés de l’existence

les sorciers foisonnent dans les pays colonisés.

Le Verbe qui l’habite s’inscrit

dans la trace 

que l’homme esquisse.

C’est la fonction de

l’imagination créatrice

de l’abstraire et

de la soumettre

à la parole nominative

qui la révèle au monde.

La nomination est

 le fondement de la parole

qui structure l’être humain.

qui structure l’homme en société

Quelle est cette culpabilité qui envahit mon cœur ?

Ce que je pouvais faire je l’ai fait et que ce que

j’ai raté c’est que je n’avais pas les moyens de

le réussir

Et si par faiblesse

j’ai commis des actes répréhensibles

je les ai regrettés Dieu  le sait

Pourquoi donc cette culpabilité

qui envahit mon cœur  ?

Même mes œuvres plastiques

dont j’assiste impuissant

à la destruction par le temps

me font reproche de ne pas les sauver du péril.

Incontestablement l’homme est Dieu déchu 

qui porte en lui la réminiscence

de ses responsabilités de Dieu transcendant !

Les religieux distraient les hommes de

la résolution de leurs problèmes

en exploitant l’angoisse qui résulte de

l’accumulation des problèmes sociaux

pour poser la question du « salut »

à des fins de « salut » après la mort.

C’est dans ce sens qu’on est fondé   

à dire que les religions sont

au service des pouvoirs temporels.

« La religion est l’opium du peuple »

avait justement proclamé Karl Marx.

Il n’existe pas un Père transcendant au

système éternel des essences

constituantes du monde.

Nous n’avons connaissance

que de la Loi immanente

au système des essences éternelles :

mourir c’est retourner à la Maison !

Si l’on part du principe que la structuration symbolique

est à l’origine de l’humanisation de l’ être primitif

qu’elle dote de la capacité de faire barrage au

torrent des pulsions

on ne saurait par conséquent

condamner sans rémission celui qui fait le mal

car (sans nul doute) n’a t-il pas eu la chance

d’être pourvu d’une structuration symbolique

par des parents eux-mêmes structurés.

Dans une société sans initiation aucun homme

ne devrait être sanctionné pour transgression

étant entendu que c’est l’absence de doctrine

d’initiation créatrice du système symbolique

qui  expose inéluctablement

tous les êtres (non structurés) aux actes anti-sociaux. 

Un homme non structuré à qui  

on impose

d’intolérables frustrations

n’est pas un homme mais

un être dévorant dont

il faut se tenir éloigné.

Que faire alors lorsqu’on

est entouré d’êtres dévorants ?

Les initiés (Fabre d’Olivet) nous enseignent que

les Civilisations ont é-mer-gé dans les régions

du Sud au climat clément

non dans les régions hyperboréales qui furent

longtemps submergées par des blocs de glace.

Cette vérité évidente

les philosophes et les idéologues européens

l’ont renversée en son contraire en tentant

 de se laver du « complexe du Benjamin 

C’est donc au non-respect de la Vérité par

les « philo-sophes » qui voulurent ignorer

on ne sait pourquoi

que  c’est la Perse et non la Grèce qui  fut

la première  nation blanche à  entrer

dans l’Histoire universelle

(après les Pères-fondateurs kémites)

qu’il faut imputer l’aliénation de l’Humanité

victime sublime du Désir de toute-puissance 

de la « race benjamine »

auto-proclamée créatrice  de la Civilisation.

Il y a dans la plupart des hommes

un homme-de-pierre

(fusionnant avec sa mère)

réfractaire à l’initiation dont

la fonction est

de structurer et d’humaniser.

N ’est-ce pas

le « néandertalien » refoulé ?

Les pulsions sadiques qui constituent la nature de

l’homme primitif

doivent être soumises à la maitrise symbolique

par l’activité plastique créatrice de formes

préverbales éléments du système de Langage

pour que l’homme primitif perde son caractère

destructeur.

Telle est la voie par laquelle s’opère

le passage de la Nature à la société humaine :

argument déterminant qui milite en faveur

de la thèse selon laquelle la primauté revient

à la civilisation noire initiatrice de l’art plastique.

 

C’est dans les situations de crise où se joue

la survie des hommes et des sociétés que

se jauge l’aptitude d’une personne

ou d’une société à la démocratie

et aux Droits de l’Homme.

Là où il n’y a pas d’enjeu

il n’ y a pas de mérite à

pérorer sur la démocratie

et les « Droits de l’Homme ».

C’est donc dans ses rapports

avec les nations qu’elle domine

et exploite sans pitié qu’on est

fondé à apprécier la prétention

de l’Occident civilisé

à la démocratie et aux Droits d l’Homme.

Ce qui nous habite et nous persécute

nous nous en débarrassons par

projection

sur une figure identificatoire :

notre double  monstrueux

auquel nous nous attachons

dans une relation

de « haine-amour ».

Le « combat-amoureux »

qui nous « lie » à l’Autre

est la lutte permanente

pour le contrôle de notre

substance anale aliénée.

Telle est l’aliénation originaire

dont chacun doit triompher

pour se réapproprier sa substance

condition absolue à sa sublimation

aux fins de l’élaboration

des formes préverbales :  miroirs 

« réfléchissants » de notre essence.  

Du sein du cosmos chaque essence

envoie un message vibratoire

à travers le monde

aux essences susceptibles de

le capter et d’y répondre.

Telle est aussi

la raison suffisante des hostilités

en lien avec les in-compatibilités.

Venues au monde avec des stigmates

j’ai vu mes créations balafrées

lutter contre la mort

malgré mes efforts pour

les préserver de la destruction.

Ainsi à mon corps défendant

j’ai appris que tout ce qui nait

dans le support matériel

est destiné à l’anéantissement

mais que seule

l’essence des « étants » est éternelle.

Les hommes naissent existent et meurent

après avoir tenté de donner un sens

à leur passage sur la terre.

Le viatique qui accompagne le mort

dans l’Inconnu

c’est son essence que lui révèlent

les produits de son activité créatrice.

Pour le créateur original

mourir

c’est devenir une étoile dans le ciel.

L’ « œuvre de l’esprit ? »

le support précaire de l’essence du sujet.

C’est le « délire de toute-puissance » qui s’empare

des barbares conquérants d’une société policée

qui met à leur disposition les richesses matérielles

artistiques et intellectuelles accumulées.

En consommant ces produits élaborés

qu’ils n’ont pas créés

les barbares s’exposent à l’aliénation

qui leur fait croire

qu’ils en sont les créateurs originaux.

Telle est sans doute l’origine de la célèbre 

érection de la « nouvelle Table des valeurs »

et du « Sur-homme » nietzschéen

qu’il faut considérer comme l’expression de

l’ idéologie délirante du conquérant indo-aryen.

Sous la pression intense du « plus de jouir »

le délitement des liens de parenté :

produits du système symbolique

mis en place par les Pères-fondateurs

a eu pour conséquence la libération

du monstre dévorant subsumé

sous l’apparence d’êtres humains.

On parle encore de famille là où

il est question

d’un agrégat de monstres auto-dévorants.

L’imago de la mère « castrée » : habitée

par le Verbe

est en tant que chainon inaugural        

du défilé des formes préverbales

constituants du Langage originaire

la première source de Lumière qui

éclaire le monde intérieur et sort

la Nature des ténèbres primordiales.

Le Principe créateur

est le « Patron » des Artistes originaux.

Les êtres de la Nature sont les produits individualisés 

(du Désir tout-puissant immanent à la Nature) qui

sont dans un rapport

d’affrontement et de dévoration sous-tendus par

le désir tout-puissant de retour à l’unité originaire :

tel est le monstre dévorant qui habite

les êtres de la Nature condamnés à s’entre-dévorer.

La société des hommes ne doit son apparition

qu’au phénomène de la « mutation  génétique »

porteuse du « pouvoir de penser » à l’origine

de l’invention du système d’initiation humanogène.

L’Homme est un appendice de la Nature

qui comme tous les êtres de la Nature

est sous-tendu par une Force aveugle.

Le système de la Nature est un champ

de forces aveugles dont l’être humain

n’é-mer-ge

que par la maitrise symbolique

créatrice de formes préverbales

constituants du Langage primordial

à la faveur de la « mutation génétique »

et son substitut social : l’initiation qui

dotent de l’aptitude à parler et à penser.

Non initié

l’homme n’est qu’un singe supérieur

en dépit de son « apparence évoluée ».

A l’origine du règne tout-puissant du tyran

il y a sans nul doute le vécu de subir

le contrôle tout-puissant de la mère anale

et la volonté réactionnaire de se libérer

afin de prendre sa revanche

par l’exercice de la toute-puissance sur

la métaphore de la mère cruelle.

C’est un zombie vindicatif qui règne sur

une société d’hommes réifiés (esclaves).

On voudrait suivre dans l’Autre monde

l’être cher qui part

et nous laisse seul.

On voudrait éviter

l’inexorable douleur de la séparation.

On voudrait tuer la mort abominable

qui surgit inopinément

et emporte sans ménagement ceux que

nous chérissons au « pays sans retour »

en laissant l’existant dans la sidération !

Lorsque la vie familiale ou villageoise

bascule dans le désordre générateur

de conflits et de méfiance généralisée

c’est le signe de la carence de

la figure paternelle garante de

la cohésion familiale ou villageoise.

S’impose alors la nécessité

de la refondation

de la famille ou du village

(par l’évacuation des conflits)

sur le fondement de l’Intérêt général. 

La vie familiale et ses métaphores sociales

postulent la confiance réciproque entre

les éléments qui les constituent

confiance qui repose sur la foi

dans le père :  représentant

et garant de l’harmonie des relations.

D’où la haute responsabilité du père

(dont la gestion s’opère par le verbe)

pour la cohésion de

la vie familiale et ses métaphores sociales.

Les évènements que nous rencontrons

dans le cours incertain de notre vie

sont les fruits (doux ou amers)

du Destin.

Nous croyons agir mais en réalité

nous « sommes agis » par le Destin

comme la marionnette par l’homme.

C’est pourquoi l’initié

ne se glorifie ni ne se mortifie  

d’aucune occurrence sachant qu’il

ne fait rien pour mériter ou démériter.

Le « moi social » est le produit de

la médiation par tiers

de la relation à l’Autre

des pulsions de l’essence du moi.

Le moi social est le produit de

la structuration symbolique de

l’essence du moi l’Autre et tiers.

L’« être-avec » qui définit la vie sociale

est une construction symbolique qui

repose sur la solitude radicale

de l’essence du moi.

En son for intérieur chacun est seul

d’où l’angoisse inexorable d’exister

liée aux changements

des autres impermanents par définition.

La singularité de l’Autre est

qu’il ne demande pas

la pitié

mais l’Amour

tel est le motif

de son acharnement

à l’ « accumulation ».

Le capital

c’est le phallus de l’Autre.

Frustré de la notion de différence

et de complémentarité des sexes

l’enfant

de la mère toute-puissante est

un être aliéné

à la plénitude imaginaire qui

le prive de la possibilité

d’initiation et d’échanges.

Tel est le mode de genèse

des êtres « asociaux-sociaux »

(qui intriguaient

le philosophe de Koenisberg) 

des « sociétés sans initiation ». 

Confronté en permanence au phallus imaginaire de

la mère toute puissante

(non soumise à la castration symbolique)

l’enfant-mâle finit par s’épuiser en lutte

perpétuelle et pour survivre par renoncer

à se défendre pour s’identifier

à la mère dont il devient le phallus social.

Conséquence : l’enfant-mâle ou la fille

de la mère toute-puissante

n’a pas la notion de différence des sexes.

C’est un être convaincu de bisexualité

inapte à la vie sociale fondée sur

la détermination et la complémentarité des sexes.

Ce n’est pas l’amour mais

la pitié

que demande

l’homme

ce pauvre hère

abandonné aux

vicissitudes de

l’existence et

qui doit mourir

« par-dessus le marché ».

Au-delà du contingent qui séduit et s’impose

aux êtres aliénés dans la Nature « bariolée »

soumise au changement perpétuel

il y a l’Un transcendant et éternel.

Le devenir et le transitoire sont

de l’ordre du phénomène :

Le Réel invisible (l’Un) est ce

que les initiés appellent le Vide ou l’Etre.

Ce sont les hommes potentiels c’est-à-dire

non initiés à la sanction inexorable

de la Loi qui étant « sous-tendus »

par le phantasme de toute-puissance

croient qu’ils peuvent se permettre

tout : voler détruire voire tuer impunément.

L’initié craint et respecte la Loi souveraine.

S’il avait plu à Dieu de créer des simulacres

d’hommes destinés à servir

d’objets de jouissance aux hommes pervers

peut-être que l’Humanité ne connaitrait pas

ces conflits de jouissance qui font obstacle

à son émergence et à son accomplissement.

Car c’est la fureur de jouir qui est la cause

des guerres perpétuelles dont la finalité

est de réduire leurs frères à l’état d’objets.

Il y eut un temps dans l’histoire de l’Humanité

où les hommes potentiels ne distinguaient pas

le bien du mal :

était considéré comme bien ce qui contribuait

à la conservation du groupe indifférencié

et mal ce qui portait préjudice à celui-ci.

Cette mentalité de Barbares

non structurés par le système symbolique

continue de prévaloir de nos jours

l’activité symbolique n’ayant pas

accompli son œuvre de structuration et

réalisé la promotion de la personne humaine.

La civilisation dite occidentale est le produit

de l’appropriation par le fer et le sang

de la société inaugurale des Kémites

et c’est parce que les Barbares sans foi ni loi

n’ont pas perçu la nécessité in-contournable

du système d’initiation symboligène

que le Langage : Forme vide

de constituants préverbaux ne peut remplir

sa fonction de structuration et socialisation.

C’est ce processus de civilisation qui fait

l’économie des fondamentaux de la culture

qui est à l’origine

de l’aliénation de ces hommes civilisés que

Kant qualifiaient d’ êtres asociaux-sociaux »..

Ce ne sont pas les quelques personnes

détentrices de capital qui ont

institutionnalisé

le système libéro-capitaliste

et qui assurent sa continuité :

le libéro-capitalisme perdure

parce qu’en son for intérieur

chaque homme

nourrit l’espoir

de devenir le propriétaire

exclusif du capital.

Le libéro-capitalisme est

le produit du phantasme

de toute-puissance

consubstantiel à l’homme primitif.

La règle sacro-sainte du profit maximum

favorise la tricherie et le frelatage

des produits sur le marché :

la règle sacro-sainte du profit maximum

est l’institutionnalisation du vol par

l’organisation sociale libéro-capitaliste.

La preuve in-dubitable de l’aliénation

de l’homme noir

c’est que toutes ses demandes sont

sous-tendues par le besoin d’argent

et jamais par l’exigence de respect.

Or chez l’homme

quelque soit son statut social

l’exigence de respect est essentielle.

Plus aliéné que le capitaliste même  

l’homme noir considère

l’argent comme la Valeur universelle.

Ayant perdu leur caractéristique sociale

la solidarité qui les distinguait

(des autres hommes

vivant en communautés)

les Noirs ne sont plus les Noirs mais

des Blancs (égoïstes) grimés en Noirs.

Les vieux singulièrement ceux qui peuvent vivre

sans travailler

devraient consacrer le reste de leur temps

à la méditation sur la mort qui humanise

en arrachant au processus d’aliénation

par la  lutte féroce

pour l’ « accumulation du Capital ».

La calamité pour l’homme « chosifié »

est de survivre et de rendre l’âme aliénée.

Les idéologues du libéro-capitalisme et

les thuriféraires de ce régime inhumain

sont coupables de « crime contre l’Humanité ».  

Ce qui fait la différence entre les destins

c’est que certains êtres ont eu la chance

de bénéficier d’une mère symbolique

qui les ont traités comme des personnes

dès leur conception

alors que les non-chanceux ont reçu

en partage une mère toute-puissante

qui ont « tué dans l’œuf » leur humanité.

Tout homme qui parle croit qu’il sait parce qu’il

s’approprie le savoir consubstantiel au langage.

C’est pourquoi le savoir réel (initiatique)

postule la destruction du savoir reçu et

repose sur le non-savoir originel assumé.

Celui qui ne commence pas

par savoir qu’il ne sait pas

n’a aucune chance

d’apprendre et de savoir du savoir de l’initié.

L’Autre est le représentant des « Bilakros » 

qui dans leur ignorance assimilent

la castration symbolique

au meurtre rituel :

c’est pourquoi systématiquement

ils s’opposent à cet acte humanogène.

Telle est sans doute

la raison pour laquelle les initiateurs

de jadis opéraient par surprise.

Portée par l’être d’exception investi

l’initiation est une Exigence qui doit

s’imposer à tout candidat à la vie sociale.

Condamnés à la vie en société qui

exige la castration symbolique et

la solidarité

les hommes actuels s’accrochent

à la toute-puissance imaginaire 

et à la domination par la violence.

Telle est la cause assignable

aux luttes sociales permanentes !

L’Ennemi de l’Humanité qui s’oppose à

réalisation de sa destinée

c’est le phantasme originaire

de toute-puissance : obstacle

à l’assomption de sa finitude

et à la mise en place de

la relation de solidarité 

compensatrice.

Le savoir de ce phantasme

et la neutralisation de

son action permanente par

la maitrise symbolique

grâce à une technique

permettra à l’Humanité de

se structurer et de se réaliser

sur le mode de l’unité dans la diversité.

Il n’existe pas de système d’éducation nationale

les parents déboussolés et sans repère laissent

leurs enfants s’éduquer dans leurs relations

avec les autres enfants ou dans les livres.

Est-ce la bonne manière de structurer

les futurs citoyens et

assurer la sécurisation des sociétés humaines ?

La fonction que s’assigne la psychart-thérapie :

réveiller le Barbare qui sommeille en chacun

pour l’initier à la création

des formes préverbales chainons du Langage

afin de le soumettre

à la structuration symbolique dans l’objectif

et l’élever au rang d’ « être de langage » doté

de l’aptitude à vivre dans la société.

L’initiation est l’antidote aux malaises sociaux.

L’initiation n’est pas une mise à mort réelle

comme l’imagine le « bilakro »

mais une mise à mort symbolique

qui humanise en privant

du phantasme de toute-puissance.

L’initiation est la technique de

production des citoyens

à laquelle nul (même l’Autre)

ne devrait déroger.

L’initiation sera la Révolution

« accoucheuse » de l’Humanité

que le système actuel appelle de ses vœux.

Il y a plusieurs manières d’exister

chacun à sa manière

et c’est la démesure

qui  pousse les êtres

non structurés

ignorants leurs limites

à dépasser celles-ci et

à contraindre les autres

à vivre comme eux.

L’existence authentique

postule par conséquent

la résistance aux abus de l’Autre.

Celui qui aime ses ancêtres

son père et sa mère

ses frères et sœurs

son lignage son village

ses amis et l’étranger

celui qui aime

Dieu et ses créatures

ne devrait pas craindre

la mort :

la voie des retrouvailles !

L’« instinct de vie » crée la solidarité qui existe

même dans les règnes végétal et animal.

La fonction du système d’initiation fut

de structurer le psychisme lorsque

le langage et la faculté pensante

se substituèrent à l’instinct.

Le « fading » du principe de solidarité

sous les pressions du « plus de jouir »

sonnera le glas

de l’extinction l’espèce humaine et l’individu.

Les laudateurs du régime libéro-capitaliste justifient

ce système social

en proclamant « urbi et orbi » que son bien-fondé

réside dans le fait qu’il permet à tous

de se mesurer sur le terrain socio-économique

et aux meilleurs d’é-mer-ger de la masse pour

accéder au statut éminent de capitaliste.

La hiérarchie sociale voire ontologique

résulterait de la lutte sans merci

pour la possession du Capital.

Très bien !

Mais pourquoi si tel est le cas

lorsqu’il a acquis la conviction

de son excellence

le capitaliste ne reverse t-il pas

sa fortune dans le Trésor public ?

Le grand cultivateur primitif qui

voulait démontrer sa capacité à créer

la richesse

consumait sa production devant tous

en signe de « potlach ».

Le système primitif du potlach avait   

le mérite de jouer honnêtement le jeu

et d’ignorer la règle inique du profit maximum !

La fonction essentielle du désir surgi du « Trou »

de la privation : confronter le désirant

à Energie cosmique

afin qu’il sculpte celle-ci et modèle

un objet idéogrammatique : fruit de

la maitrise symbolique de l’Energie

par le désirant.

L’activité créatrice ça consiste

à symboliser l’objet de désir et

à s’octroyer un motif de satisfaction

qui en se substituant à la jouissance

favorise l’é-mer-gence du processus

des formes préverbales constitutives

du système du Langage condition de

la structuration de la société des hommes initiés.

Avant la diversification de la Race-mère qui

était noire de peau

les Pères-fondateurs firent la promotion

du Langage primordial et de la culture

à la faveur du système d’initiation

et mis en place

la société le fruit de sa matérialisation.

Créations humaines dont

la « branche benjamine »

s’acharne à s’adjuger la primauté exclusive.

Telle est la « cause assignable » au racisme.

Ceux que la « fureur de vivre »

conduit au mépris de

l’initiation

finissent tôt ou tard

par s’apercevoir

qu’ils sont passés

à côté de l’existence :

l’essence de l’être humain !

Sans l’initiation les hommes

sont des bêtes brutes

dominés par la jouissance

qui les mènent à leur perte.

C’est initiation qui a sorti

l’Humanité du Néant et

qui assure sa conservation.

Lorsque la société inaugurale des initiés fut

conquise par les Barbares et

qu’un « bilakro » prit le commandement

la direction de la Barque sacrée tomba

entre les mains impies d’un être ignorant

sous-tendu par le désir de toute-puissance.

Depuis ce moment calamiteux

l’Humanité survit taraudée en permanence

par l’angoisse de disparaitre dans le Néant !

Il y a des moments où à force

d’être trompé

on ne fait plus confiance

au langage

surtout à celui du père

représentant le système

et qu’on est pris en capture

par l’anarchie des pulsions.

Le profit maximum est

l’ennemi mortel du langage.

La castration du père ouvre un « trou »

par lequel passent les pulsions

de destruction

pour dé-structurer la famille.

En effet

le père porteur de verbe est

le « point nodal » qui assure

la cohésion familiale

en organisant les liens de solidarité.  

Lorsque la structure familiale est détruite

par l’évolution de l’Histoire

et que le mot « famille »

n’est pas pour autant effacé

du champs langage

il fonctionne alors comme

un piège dont

se servent les escrocs

pour saigner les non-initiés.

Tel est le cas dans certaines

familles négro-africaines post-coloniales.

L’Autre voudrait que les autres

soient des moutons qu’il

sacrifierait

en holocauste

pour entretenir

sa toute-puissance.

Hélas les autres sont

des êtres humains qui

refusent

de se laisser sacrifier

comme des moutons !

D’où la fureur de l’Autre

qui prive les autres

du « pouvoir d’achat » et

les condamne à crever de faim!  

Une société qui ne ménage pas une part

du temps de son autoconservation

à l’activité structurante

par l’activité culturelle

est une société qui

condamne ses citoyens

au refoulement mortifère  

pour garantir la cohésion

phantasmée

comme la condition nécessaire

de la préservation de la paix sociale.

Les passages à l’acte et les jacqueries

constituent les démentis à cette vision.

C’est pour ne pas connaitre les « attaques »

ou des maladies psychosomatiques

que la violence est d’instinct

extériorisée au risque

de porter préjudice à la vie

et aux intérêts des autres hommes.

Le « bien-fondé » de la technique

de la psychart-thérapie

réside dans l’artéfact qui consiste

à évacuer les pulsions sadiques

(métaphorisées

par la matière artistique)

sur un support pour se libérer par

les décharges de leur dangerosité.

L’activité de décharges générateur

de gribouillis porteurs d’embryons

de formes préverbales constituants

du Langage structurant : un « don »

épiphanique qui « advient par sur-croit »

Se prévalant de la toute-puissance de

la Nature (système des pulsions)

à laquelle il s’identifie

l’Autre ne veut pas

qu’on le prenne pour

un homme « possédé »

qui doit être délivré par

le « Savoir qui sait qu’il sait »

la fonction de celui-ci étant de

le castrer de son phallus imaginaire.

Mais imprescriptible et in-aliénable

est le droit de la vérité sur l’illusion.

L’Autre est un homme « possédé »

(par les pulsions de destruction)

qui ignore son état d’aliénation

ce qui a pour conséquence de

l’amener à se prendre pour

le dieu du mal en personne.

Il ne faut pas se laisser aliéner

par l’attitude orgueilleuse

de ce « possédé »

et ne pas céder à la tentation

de le priver de son humanité.

Aliéné aux pulsions sadiques

l’Autre demeure un homme

qui a besoin d’être

« délivré » autant que les autres.

La toute-puissance de l’Autre est telle

qu’il parvient à convaincre les autres

qu’il exploite et réifie d’être

à l’origine des troubles sociaux

voire de les culpabiliser.

C’est cette relation aliénée qui

empêche le rétablissement de

la vérité condition nécessaire

à la dé-saliénation de l’Humanité

aliénée au régime libéro-capitaliste.

C’est un processus aliéné et aliénant qui pousse

à l’accumulation sans fin du Capital

et les « porteurs d’espoir » de l’Humanité sont

investis de la redoutable tâche de la désaliéner

et de la remettre sur la voie

de l’accomplissement par la démystification

du processus aliéné et aliénant de

l’accumulation sans fin assignable du Capital.

La tendance des patrons au profit maximum

pour l’accumulation (sans fin) du Capital

est la cause assignable à la guerre socio-

économique

où le rôle des salariés consiste à résister

au processus de réification 

afin de défendre leur dignité d’hommes.

La culpabilité de troubler la société doit

être imputée aux entrepreneurs engagés

dans le processus d’accumulation sans fin

qui met en danger la survie de l’Humanité.

L’Autre est le mort-vivant qui « pompe »

la substance vitale des autres

dans l’espoir de connaitre

le « sentiment d’être ».

L’Autre est l’ennemi

de l’existence différenciée

qui œuvre sans relâche

à faire prévaloir

le « Tout indifférencié ».

C’est pourquoi celui qui

veut exister

doit résister aux pressions

du désir de toute-puissance de l’Autre.

En termes clairs ce que l’Autre exige

de l’autre

c’est que celui-ci accepte

de fusionner avec lui

et de se laisser absorber

pour lui donner l’illusion

de toute puissance

et d’éternité grâce à son sacrifice.

Le monde est en guerre

parce que l’autre veut exister et

résiste aux pressions de l’Autre

pour qu’il renonce à sa différence.

La culpabilité qu’éprouve l’autre

est donc celle de l’Autre

qu’il dénie et projette sur l’autre

accusé d’être « révolutionnaire »

à vouloir persévérer dans son être.

Ah comme les choses seraient faciles

si la Loi

de la diversité des êtres n’existait pas !

Maintenant que Sery Bailly s’en est allé

en me laissant seul

en face des Ivoiriens

que je ne connais pas

quel intérêt y a-t-il

à vivre dans ce pays

« dépeuplé » ?

Désormais

avec qui échanger

après les départs

de Sery Bailly

Diégou Bailly

et Bernard Zadi ?

Ce qui « attache »

à un pays

ce sont les amis

devenus des « frères » par la culture.

Les morts qui sont chers à notre cœur

laissent en nous en partant

une empreinte si forte que

projetée dans le monde

nous croirions qu’ils

ne sont pas morts

et qu’ils continuent

à nous tenir compagnie.

Sery Bailly me suit partout :

dans mon sommeil au réveil

sous la douche

marchant dans la rue.

« Ils croient que je suis mort

mais toi le « zirignon »

tu sais que ce n’est pas vrai ».

Et moi rassuré :

« le rituel du foutou » continuera.

Le premier motif de désespoir et de révolte

(inconscient pour la plupart des hommes)

réside sans doute dans l’état de

privation radicale

de Connaissance sur le monde

et sur la destination finale

de l’être humain.

Il est bien évident que la lutte

des hommes pour persévérer

dans l’« être-au-monde » est

le résultat de  la privation de

Connaissance sur le monde et

sur la destination de l’homme.

La paix et la cohésion sociale

postulent la réduction de l’état

de contingence de l’homme dans le monde

par la technique d’initiation à la vie sociale.

Dire que des « frères de misère » ont pris soin

de retenir leur tour auprès de Séry Bailly pour

qu’il fasse leur oraison funèbre

le moment venu.

Séry Bailly et moi en avons ri cordialement :

« je leur jouerais un mauvais tour

si je mourais avant eux ».

Nul n’est à l’abri de la « chose »

dans les moments que nous vivons.

« Tu devras nous survivre car tu es

notre Bossuet national »

ai-je répliqué en toute assurance.

Rien ne présageait l’issue fatale

que nous déplorons aujourd’hui.

Tels furent nos derniers échanges

avant que je m’absente

pour une durée de trois mois.

C’est avec joie que je m’apprêtais

à le retrouver très bientôt

lorsque hélas je lus sur le «Mur »

l’affligeante information de sa disparition !

Les hommes ont le réflexe d’imputer

leur maux au manque d’argent

en excluant de leurs préoccupations

toute autre cause comme si le riche

ne souffrait pas aussi.

A la vérité l’homme est malade

de la mauvaise organisation

de la société sans initiation.

Car avec la technique de  

la structuration symbolique

des pulsions source d’angoisse

et de compulsion à l’ « avoir »

l’homme s’humanise par le partage.

Ce que le dernier des voyous n’aurait pas osé

la mort a eu l’audace de le faire :

elle s’en est pris à un respectable

professeur qui dispensait ses cours

à l’université devant ses étudiants sidérés.

La bêtise de la mort dépasse l’entendement

et on a tort de lui prêter un contenu latent.

La mort c’est l’Ouragan qui renverse tout

sur son passage sans

s’embarrasser de scrupules pour nos valeurs.

Ce sont bien nos larmes et nos pleurs

réprimés qui s’expriment par

les voies psychosomatiques

tels que les AVC et

autres pathologies.

Pleurons donc

versons des larmes

voire dansons nos peines

pour soulager notre cœur meurtri !

Séry Bailly a fait une attaque pendant qu’il

était à un colloque à l’université.

Séry Bailly est mort.

Mon cœur brûle et dans mes yeux

fait monter des larmes de sang

qui sur mes joues coulent.

Séry Bailly est mort.

Avec qui maintenant vais-je échanger

sur la refondation de la société ?

Séry Bailly est mort.

Suffit les symboles ! Mère-Afrique 

ouvre ton Sein et engloutis-nous tous !

Séry Bailly est mort.

Mon Dieu quelle catastrophe pour

la Côte d’Ivoire et l’Afrique toute entière !

En principe la fonction que s’assignent

les organisations sociales

c’est de défendre les hommes

contre l’intrusion de ce voleur

par la promotion de la culture

qui en structurant les humains

les protègent de l’angoisse

et la dévoration de la mort immonde !

Nos organisations sous-développées

sont-elles à la hauteur de leur fonction ?

En Côte d’Ivoire « pays phare »

d’Afrique noire

la mort a tué la vie

et les hommes cohabitent

avec la mort omniprésente :

expérience-limite s’il en fut

qui distingue la Côte d’Ivoire!

Le problème n’est pas que la mort

soit inéluctable

le problème est que la mort

est absurde dans les sociétés

négro-africaines singulièrement

où la mort frappe

n’importe quand et tout le temps!

La conscience de son existence

et de sa précarité de

son « être-là »     

font de l’existence

la Tragédie absolue

où l’existant s’efforce

de sauver son essence

de la Dérive de toutes choses.

Les grandes personnes sont aussi

des enfants qui ont besoin d’être

défendus de l’angoisse de mort

par la sollicitude des proches.

La solidarité est une nécessité

dont la fonction vitale est

de compenser

la « finitude » de l’Homme.

L’absence de solidarité :

la première cause de mortalité

dans nos sociétés déstructurées.

C’est parce que pour vivre

il nécessaire de tuer

que l’existant se sent

coupable de meurtre

et condamné à mort !

Mourir

c’est payer sa Dette

au « Tout indifférencié ».

Le lait est-il la cigüe que la mère

ou son substitut fait boire

(à son insu)

en croyant donner la vie?

Les personnes pessimistes

le certifient et pensent que

c’est la raison pour laquelle

l’existence est

une agonie qui finit avec la mort.

Il est temps que le système libéro-capitaliste

mette sur pied

une technique de réappropriation de la Loi

par tous les citoyens sans exception

afin que la société entière étant structurée

il n’y ait personne pour servir de support

à la règle sacro-sainte  du profit maximum.

Il est bien évident que le règne de la Loi

sera meilleur que celui du profit maximum.

L’homme dans les sociétés sans initiation

est contraint de surinvestir le matériel

dont l’argent est la métaphore sociale.

C’est par l’accumulation de l’argent

que l’homme des sociétés sans initiation

phantasme la toute-puissance de l’Etre

à qui rien ne manque.

Bien au contraire.

dans une société structurée

par le système symbolique

l’objet du désir de l’homme

est le Savoir dont l’accumulation le met

sur la voie de la quête de l’Etre sans fin.

Et c’est parce que la lutte sans merci

pour l’accumulation de l’argent s’avère

insatisfaisante que désillusionnés

les hommes des sociétés sans initiation

critiquent le système libéro-capitaliste

et se tournent de plus en plus

vers les systèmes d’initiation primitifs.

Ce que l’homme ne peut pas exprimer par la parole

parce qu’on est incapable d’assumer son contenu

doit être l’objet de l’expression artistique

qui se prête à une saisie inconsciente.

L’objet d’art parle et communique

sa vérité sans la médiation de la parole.

La fonction de l’expression verbale est

d’ex-pliciter devant l’autre ce que l’on sait déjà

et auquel on adhère d’une manière inconsciente.

C’est pourquoi l’expression artistique est

la voie de résolution des symptômes traumatiques.

Mourir c’est rendre à Mère-Nature les éléments

qu’elle nous a prêtés pour la composition

de notre corps.

Il faut espérer que ces éléments prêtés

qui ont servi à la composition de

notre corps sous l’Autorité

de la Loi dont l’âme est

l’expression individualisée

seront à nouveau prêtés un jour.

« Avoir la foi » c’est faire confiance

à Mère-Nature dont nous sommes les produits.

Les hommes sont attachés à leurs formes visuelles

et c’est du destin de celles-ci qu’ils se soucient :

les formes visuelles qui sont décomposées

par la mort

ressusciteront-elles un jour sans le support

des momies dont tous les  hommes

ne disposent pas

et qui n’échappent pas à la précarité ?

Ce n’est pas de l’éternité de leurs âmes dont

les hommes se soucient mais de celle leurs corps !

Paranoïaques les Nations puissantes sont occupées

à effrayer les autres et assurer leur pérennité.

Peine perdue car la société des hommes est

l’Esprit de Justice ou « Maat ».

Les sociétés ne connaissent pas la stabilité

et la guerre est endémique parce que

l’Esprit de Justice est banni par les hommes

qui préfèrent régler leurs problèmes par les armes.

Sans la Loi règnent la confusion et

l’angoisse d’aliénation

qui planent sur le monde

et sèment l’effroi

parmi les hommes déstructurés .

C’est fou que les hommes

veuillent la paix sans satisfaire

les conditions qu’elle nécessite.

La paix est le vécu d’harmonie

qui résulte d’un système de

relations entre êtres structurés

par la Loi

immanente au système symbolique.

Comme c’est le cas pour les animaux

les hommes se mettent en couple

et donnent leur nom après s’être

assurés de la fidélité 

de leurs épouses

pour « perpétuer leurs gènes ».

Mais la ruse du désir de la femme

et sa volonté de fausser les calculs

de l’homme qui aspire à l’éternité

sont tels que nul ne peut certifier

la transmission d’une généalogie.

Le patronyme est

frappé au sceau de l’incertitude :

c’est pourquoi le narcissisme

et l’orgueil patronymiques sont

trompeurs

et relèvent du « roman familial ». 

« Nul ne connait le Nom-du-père ».

Cette civilisation réfractaire à l’initiation

est responsable de la persistance

de la bisexualité mythique

qui contraint

les êtres non structurés à réduire

d’autres hommes au statut abject

d’ « hommes-phallus »

aliénation à laquelle est imputable

le non-accomplissement de l’Humanité.

L’aliénation des négro-africains émergents

est telle que

les frères restés au pays croient que ceux

qui sont partis se chercher à l’étranger

sont morts et anéantis.

C’est pourquoi (sans état d’âme)

ils dilapident le patrimoine

sans préserver la part des absents.

Pour que la renaissance de

l’homme négro-africain devienne réalité

il faudra nécessairement que

les négro-africains émergents retrouvent

l’espoir et comme le poète ils pensent que

« les morts ne sont pas morts »

et que c’est en collaboration avec eux que

les sociétés négro-africaines ressusciteront.

Si le capitaliste (l’être tout-puissant) est

un être qui  pour se « défendre » contre

l’angoisse torturante du Vide

est contraint d’instrumentaliser

les hommes afin d’accumuler en capital

les produits de leur activité productrice  

qu’il hallucine comme son phallus

ce n’est pas pour demain

la fin de l’aliénation de humanité qui

postule l’initiation sans fin assignable.

L’être non initié hallucine qu’il va échapper

à l’angoisse torturant du Vide

par la castration des autres et

l’accumulation des produits

de leur castration en capital.

Hélas ! le capital n’est pas le phallus

et le processus de son accumulation

n’est pas la voie de l’initiation.

C’est pourquoi

au contraire de l’initiation

la lutte pour le contrôle du capital

condamne à la « faim sans fin » qui

contraint à instrumentaliser les hommes.

L’expérience de la « vie en société »

placée sous le signe

de la castration inéluctable

enseigne que le capital qui

procure à l’Autre

le vécu de toute-puissance

est le produit accumulé

de la castration des autres.

Sans ce dernier

ce tout-puissant supposé

est le lieu inexorable de

l’ « angoisse labyrinthique ». 

D’où la fureur castratrice

qui le ronge dont la finalité

est d’éradiquer son vécu de Vide.

La représentation interne de la mère

allaitant l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

(sur sa petite personne)

est l’imago inséminant de l’être

jouissant d’une insertion réussie.

La mère qui allaite l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

sur sa petite personne

est au fondement de l’être humain !

Une mère qui donne le sein à l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

ne lui donne pas seulement le lait

elle lui donne aussi la parole :

l’union du lait et de la parole

c’est cela l’objet oral symbolique.

C’est ainsi que la bonne maman

qui parle à l’enfant en l’allaitant

l’introduit au système symbolique.

En soi le capital n’est pas la cause

de l’aliénation de cette société.

Celle-ci est le résultat funeste

de l’instrumentalisation de

l’être humain et

du partage des bénéfices

que le propriétaire du capital

accapare.

L’exemple de Robert Owen

propriétaire de capital anglais

qui lutta pour la dignité

des ouvriers (auxquels

il apprit à revendiquer

pour une bonne organisation

et une juste répartition

des fruits de la production)

est la preuve  qu’en soi le capital

n’est pas la cause de l’aliénation.

Parce que l’homme s’investit dans l’activité

qu’il commandite

le propriétaire du capital

à l’origine de l’instrumentalisation

de l’homme

est aussi aliéné que le travailleur

dans la société capitaliste créée.

Le propriétaire du capital qui  

commandite de l’activité aliénée

génératrice de la société capitaliste

est l’agent de l’aliénation de l’Humanité.

Le processus d’instrumentalisation

de l’homme par l’homme

pour l’accumulation du capital

a produit l’effet de briser le lien

qui lie l’homme à son semblable.

L’apparition du régime capitaliste

a sonné le glas

de la « mort de l’Homme » : aliéné.

Les hommes ne savent ce qu’il faut faire pour

sortir du chaos étouffant où ils sont enfermés

et ils phantasment que c’est en capturant

et en façonnant leur semblables

sur le mode du « miroir réfléchissant »

qu’ils y parviendront.

A la vérité la voie royale à suivre pour

obliger les hommes de bon sens à reconnaitre

votre existence réside dans l’activité créatrice

d’œuvres originales ou bien de « hauts-faits ».

On accède à l’existence humaine en s’imposant

à inscrire son image sur la rétine

de l’Autre qui ne veut rien savoir

de notre présence dans le monde.

L’existence n’est pas une donnée

mais marque de notre « moi »

imprimée en encre indélébile

dans l’Autre afin de l’obliger

à reconnaitre notre personne et à la respecter !

La Loi est l’Ordre cosmique que les grands prophètes

ces « possédés » majeurs

reçurent de la transcendance et qu’ils tentèrent

d’introduire dans la société primitive afin de

structurer et accomplir les hommes primitifs

par la médiation de l’organisation religieuse.

La lutte sans merci pour la « sécularisation »

dépouilla la Loi de son caractère sacré

sans pour autant

mettre en place les conditions nécessaires

à son appropriation par le peuple sans foi.

Pour assurer sa domination la maffia politique

s’est contentée de proclamer avec autorité que

« nul n’est censé ignorer la loi »

inscrite en lettres indélébiles dans le Journal officiel !

Enivré par le libre-jeu de ses pulsions sadiques

le grand Autre n’est pas conscient

de l’humanité du petit autre

et c’est sans s’en douter

qu’il prive ce dernier

de la jouissance de sa vie.

Pour faire la promotion de

la « relation de personnes »

il est nécessaire de soumettre

les candidats à la vie sociale

à une technique d’initiation

dont la fonction « humanogène »

est de les gratifier d’une structure symbolique.

L’inéluctabilité de la mort étant établie

le « malaise » dans les sociétés réside

non dans l’insuffisance de la richesse

matérielle

(qui provoquerait la lutte-pour-la-vie)

mais dans le déficit moral qui pousse

les hommes à s’affronter à mort pour

s’assurer a plus grande part

dans le partage du « gâteau ».

C’est pourquoi priorité doit

être donnée à la révolution morale

par la promotion d’une technique

d’ « initiation à la vie en société »

dont la fonction consiste à assurer

la structuration symbolique des sujets.

L’Humanité aliénée au désir de toute-puissance

reste dans l’état d’inachèvement

pour dénier le primat du Verbe.

Tout changement qualitatif                                                   

postule le renversement

de l’ordre illégitime  

et la remise à l’honneur

du primat du Verbe créateur

garant de l’accomplissement de l’Humanité.

La non structuration de l’« être de pulsions »

et le désir de toute-puissance qu’elle génère

sont à l’origine du renversement

des dimensions constituantes de

l’être humain :

le Verbe et la Matière.

C’est pourquoi la restitution de

l’Ordre légitime postule

la structuration symbolique qui confère

la maitrise des pulsions de toute-puissance.

La toute-puissance est le produit imaginaire

du « renversement en son contraire »

de l’impuissance radicale.

La toute-puissance est le résultat

d’une catastrophe traumatique

où la victime dénie la réalité par

une attitude de défense ultime

qui le bascule dans l’aliénation.

C’est pour tenter de  

se doter du « sentiment d’être » que

l’homme supposé tout-puissant est avide !

C’est parce que l’Humanité n’a pas

la maitrise symbolique

des pulsions de guerre

qu’elle se laisse l’entrainer

dans la spirale infernale

de la « Double-frénésie ».

Ce que l’Humanité actuelle

appelle paix n’est que répit

dans la furie de la guerre sans fin.

Par la force des choses le stock de pulsions

anales-sadiques

dont se sous-tiennent ceux qui ont

« surfé » le cataclysme de la guerre

et gèrent l’activité politico-économique

est phantasmé par les super-sadiques

comme le phallus qui doit imposer

un respect sacro-saint

dans l’espoir d’humaniser l’homme

« diabolisé » par les horreurs de la guerre.

On aurait cru que la guerre aurait pour effet

l’édification des survivants et l’amélioration

de l’Humanité.

C’est le contraire qui se produit :

la guerre divise les hommes en deux groupes

d’une part ceux dont elle renforce le sadisme

et ceux qu’elle façonne en « morts-vivants ».

C’est parce qu’après le traumatisme de

la guerre dévoreuse

les super-sadiques accèdent au pouvoir

que la situation du monde empire

et que l’Humanité qui refuse le Savoir

régresse vers la barbarie la plus ténébreuse.

La « Raison d’Etat » est l’Illusion suprême

au nom de laquelle les dirigeants

des grandes Puissances

commettent les crimes contre l’Humanité

sans être inquiétés par les Nations-Unies

ni interpellés par leur propre conscience

comme si les intérêts des grandes Nations

se confondaient avec celles de Dieu même.

Pourquoi ces dirigeants sont-ils

convaincus que le fait d’être puissants

élève « ipso facto » au-dessus de la Loi ?

L’évacuation de la conscience n’est-elle

pas la Cause assignable aux

malheurs des hommes ces « êtres finis » ?   

L’obsession de la mère traumatisée de guerre

cette « morte-vivante »

est de vivre en « union avec ses enfants »

pour les préserver du monde traumatisant

et de l’intrusion mortifère du père

qui s’est avéré in-capable de les défendre

contre l’horrible traumatisme de la guerre.

La vie en osmose de la mère traumatisée

a pour conséquence de nourrir ses enfants

à la source mortifiante de son propre ressenti.

Le faible qui subit la toute-puissance

fait l’expérience traumatisante

de son « moi » déstructuré 

et réduit en déchet .

Tel est le mode de genèse

des personnalités passives

qui imposent le sentiment

d’être réduites au statut de la chose.

La guerre déshumanise en détruisant

la structure symbolique

constituante de l’humain.

C’est une nécessité absolue

de reconstruire l’être humain

après les effets déstructurants

de la guerre.

On n’est pas homme une fois

on se reconstruit

et on s’humanise après les guerres.

Traumatisée de guerre et par conséquence

dans l’incapacité de reprendre

le cours de sa vie

la mère « morte-vivante » vit confinée

dans la clôture anale où elle phantasme

les jouissances interdites que

ses enfants ont la redoutable charge

de « réaliser » dans le mépris de la Loi.

Ainsi naissent les êtres aliénés au « jouir ». 

C’est le destin de l’être chosifié d’être

réduit à la passivité absolue

de celui qui reçoit

sans jamais rien donner en retours.

Cette absence absolue d’échanges

est incontestablement préjudiciable

à la personnalisation de l’enfant qui

se trouve frustré des bienfaits

de l’interaction dès la période fœtale.

Destructrice de la « graine » de l’humain

la guerre endémique

est le pire ennemi des hommes

qu’elle traumatise et divise

en choses et machines à tuer.

L’Humanité est

une espèce « morte-vivante »

qu’il urge de guérir

du traumatisme de la guerre endémique.

La famille fondée sur le triangle symbolique

est le Miroir où le Verbe se reconnait

et se contemple

dans une autosatisfaction narcissique.

Les sociétés structurées : les produits

de la réplication de la famille fondée

sur le triangle symbolique

dans lesquelles le Verbe trouverait

la pure satisfaction d’accomplir son Cycle

au terme de lutte des contraires surmontée

par le triomphe des tiers porteurs de Verb

Le malheur des familles qui n’ont pas

pour base le triangle symbolique

et qui ne se sont pas accomplies

(à défaut d’être structurées par

un père porteur de Verbe)

c’est qu’elles sont condamnées

à se « fixer » à la clôture anale

dans laquelle la vision

des membres est « aveugle » et

taraudée par l’angoisse psychotique.

La finalité de l’Evolution qui culmine

à la promotion de la famille

par un être porteur de Verbe

est l’apparition des personnes

fruits de la structuration symbolique.

La famille dont la base est constituée

par le « triangle symbolique »

est le Miroir primordial dans lequel

le Verbe se reconnait et se contemple.

Le père porteur de Verbe : organisateur

des aspirations individuelles à émerger

de leur « clôture anale » (pour

se structurer en système symbolique)

est le messager de la Volonté de

l’Absolu à l’existence dans le monde.

Le père est l’être d’exception

dont la fonction est de « séculariser »

le Verbe par

la promotion de la structure familiale

et des personnes qui le « manifestent ».

Ce sont les aspirations individuelles

à émerger de sa « clôture anale »

dont le « point nodal » se trouve

entre les mains

d’un être porteur de Verbe :

(par convention le père)

qui fondent la fraternité familiale.

Le père est le garant des liens de

solidarité dont la « carence » est

fatale à l’existence de la famille

et des personnes qui la constituent.

Si l’on désire refonder la Culture vidée

de ses constituants préverbaux

par les êtres non initiés qui  

l’ont accaparé et en ont fait

l’instrument pervers

de leur « plus-de-jouir »

il est nécessaire de retourner

aux origines de

l’activité créatrice des formes

élémentaires du Langage

fondement du système culturel :

l’activité de « décharges »

de l’être possédé par le Verbe

dont le scarabée est le « patron ».

C’est à dramatiser son désespoir

que l’homme primitif

a frayé la voie du Langage originaire.

En structurant la matière sans forme

l’être « possédé » par le Verbe

la rend apte à l’articulation verbale

et favorise le passage de l’homme

des rives de l’ineffable

à celles du nommable :

c’est ainsi que l’homme potentiel

s’accomplit.

La création des formes préverbales

à la faveur de l’activité manuelle

de l’être possédé par le Verbe

est la condition nécessaire de

son activité créatrice par le verbe .

L’artiste est le Père du philosophe.

Pour éviter de basculer dans les conflits

destructeurs de vies humaines

il est d’importance capitale

de suivre le conseil

du sage Hermès Trismégiste

en s’en remettant

à « Dieu le tout-puissant »

pour défendre votre cause.

En effet non structurés les hommes

sont réfractaires à la vérité et ont

tendance à entrainer leurs victimes

sur le terrain de l’aliénation

où la victime passe pour le bourreau.

L’enfant-phallus de la mère toute-puissante

étend l’esprit de possessivité à ses frères

à ses sœurs voire à son père.

Il constitue l’obstacle interne

à l’édification de la famille : 

cellule de base de la société

des hommes structurés

par le système symbolique.

L’avenir de l’Humanité réside

dans la promotion des familles

à la faveur d’une technique d’initiation

sous l’autorité d’un être porteur de Verbe.

Une famille régentée par le « pathos »

de la mère toute-puissante

n’est pas fondatrice

d’une société structurée et

humaine.

C’est un chaos organisé où

végètent des êtres indifférenciés

inaptes à servir de

cellule de base à la société humaine.

La fraternité est la fleur qui éclot

et prospère

dans le champ symbolique

grâce à l’activité créatrice

d’un père porteur de Verbe.

Dans le « marais fangeux »

de la mère toute-puissante

il n’y a pas de fraternité réelle.

La génitalité n’est pas

le fondement

de la fraternité.

Car l’Histoire

fait état de

frères ennemis.

Le fondement

de la fraternité

c’est le Savoir

qui rapproche et unit.

L’homme potentiel émerge dans le système imaginaire

de la mère

et y végète jusqu’à la mort

si la génitrice est une mère toute-puissante

(qui le considère comme son phallus).

L’accès à l’existence humaine postule

que la mère ait accédé

au système symbolique

et soit dotée de la capacité de permettre au

père l’entrée dans le système imaginaire

où elle vit « en symbiose » avec l’enfant

afin d’introduire ce dernier au système symbolique.

Que la mère soit structurée ou non est d’importance

capitale pour l’existence pour l’ « enfant d’Homme ».

Les pulsions de mort : moteurs de la « compulsion

à la répétition » qui condamne l’Humanité

à la « double frénésie » de l’état de guerre

et de l’état de paix

sont enfermées dans le noyau constitutif

de son équipement génétique.

Pour s’arracher à son destin funeste

l’homme doit soumettre ce noyau

à la destruction

afin de libérer les pulsions de mort

sur un support artistique

et s’inspirer de leur ordonnance

(à l’image du lanceur de cauris)

pour dégager des formations préverbales :

constitutives du «  système du Langage ».

C’est à être structuré par le Langage que

l’être humain

se libère de sa compulsion à l’auto-destruction.

L’arbre a mal et pleure

de voir ses branches

se séparer du tronc

à fin de vivre

« leur propre vie » ?

Mon Dieu

quelle histoire de fou !

où a-t-on jamais vu

des branches vivre

sans un tronc

et un tronc vivre

sans aucune branche ?

En regardant le tissu du Langage

se dérouler pendant que

le vieil homme parlait

le Barbare non initié

s’en empara

et s’y enroula comme

dans un linceul blanc.

La Parole-vide reçue

aliène l’homme à l’Humanité.

Ceux qui ont tué un homme et se glorifient

de l’avoir anéanti pour se trouver seuls

au Banquet de la jouissance

savent par le savoir de inconscient que

l’homme qui perd la « vie du corps »

ne meurt pas mais qu’il revendique

la résurrection symbolique

et le respect de son essence éternelle.

N’est-ce pas la raison pour laquelle

dans l’histoire des hommes les morts

sont divinisés ou

transmutés en démons persécuteurs

qui empoisonnent la vie anémiée

des survivants qui s’acharnent à

les réduire au silence pour créer

les conditions favorables au jouir ?

Hélas ! la Loi interdit que l’homme

soit un objet de jouissance de l’homme ! 

La « fureur de vivre » enseigne que

l’homme n’est pas l’animal

mais l’être dont la vie est

conditionnée par

la reconnaissance de ceux

qui ont renoncé au «  jouir »

voire de ceux qui ont sacrifié

leur propre vie pour que

leur postérité vive après eux.

Cette « dette symbolique »

à laquelle est soumis l’existant

remonte sans doute jusqu’aux

Pères-fondateurs de la vie sociale.

.

C’est un fait d’« expérience vécue » que

la relation aux morts

singulièrement aux victimes de guerre

est culpabilisante comme si

leur survivre était une haute Trahison.

La fonction des « rituels de deuil » est

de régler ses comptes avec les morts :

à les évoquer dans un état d’empathie

et de prendre acte de la nécessité

de la réparation symbolique dont

la finalité est de les faire revivre

en alter-égos dans notre mémoire.

Essentiellement édificatrice est donc

la fonction assignée aux rituels de deuil.

A l’origine des affrontements destructeurs qui

compromettent la survie de l’Humanité

il y a l’attachement viscéral de l’enfant

à la mère toute-puissante : « barrage »

à la médiation du père porteur de Verbe

condition nécessaire à la sublimation

des matières (métaphore de la mère)

et à leur mise en formes préverbales

chainons du défilé du Langage dont

l’appropriation favorise la structuration

qui a fait émerger l’ être-de-langage. 

Produit de comportement « fécalisant »

de la mère toute-puissante

l’être-phallus est l’objet anal personnifié

qui fonctionne sur le mode de

la réduction en déchet de ses semblables.

La « délivrance » de l’Humanité postule

la mise en place par le porteur de Verbe

des conditions favorables à la castration

et à la structuration symboliques de la mère.

Le tort de Freud a été de croire et de faire croire

à l’élite intellectuelle occidentale que

la révolution industrielle a été « accoucheuse »

de la révolution symbolique

et que la « famille restreinte » composée par

le père la mère et l’enfant

était ipso facto le lieu de la rivalité oedipienne

et de sa résolution grâce au triomphe de la Loi

dont le père est le représentant et l’exécuteur.

C’est à juste titre que Lacan a qualifié

le complexe d’Oedipe de phantasme de Freud

car réduit à l’état d’instrument de production

le père en société libéro-capitaliste n’est pas

le gardien et l’exécuteur de la Loi en famille.

La stricte vérité est que la société capitaliste

vit sous la domination de l’Imaginaire

subsumé sous le Langage verbal qui impose

l’illusion qu’elle est régie par le Symbolique.

Le phénomène d’enfant harceleur doit être

interprété finalement comme le symptôme

d’une société qui n’a pas (loin de là)

la maitrise symbolique de ses pulsions anales.

L’enfant harceleur qui ne résiste pas à la pulsion

de couvrir d’injures dégradantes un autre

de le qualifier de déchet-humain qui

ne mérite pas de vivre

et finit par le pousser au suicide

(cet enfant) est le symptôme

d’une famille qui n’a pas accédé

au système symbolique et

qui vit sous la pression constante

des pulsions anales persécutrices.

Ce sont celles-ci qui poussent

l’enfant harceleur à les projeter

sur une victime pour s’en débarrasser

et pouvoir vivre en harmonie avec sa mère.

Telle est aussi la démarche et la motivation

de l’être raciste : purifier son milieu de vie

en choisissant le Noir comme « bouc émissaire ».

L’idéologie raciste est le « roman familial »

qu’un intellectuel narcissique

(l’idéologue) a la charge

de conter aux enfants blancs

pour les « gonfler à bloc » et

leur donner l’illusion

qu’ils sont les « meilleurs » et

les créateurs de la civilisation.

Le monde libéro-capitaliste

est sous-tendu

par le « déni idéologique » de la Vérité.

Il y a sans nul doute quelque chose

d’opaque et d’indigeste à l’esprit

dans l’Histoire (euro-centriste)

de la civilisation et

dans la société libéro-capitaliste

basée sur le « profit maximum »

à l’origine du « mal-vivre ».

Les êtres humains ne jouissent

que d’un bonheur fondé en raison.

Comme l’idéologie raciste dans un système social

demeuré au « stade anal »

exclut l’homme noir de la communauté humaine  

en l’animalisant et en faisant une marchandise

comme le Juif fut exclu des sociétés européennes

par l’idéologie antisémite

et confiné dans le ghetto pour être une vermine

avant d’être éliminé dans les « chambres à gaz »

comme le reste de l’Humanité est haï et privé

du droit de vivre par le terroriste « halluciné »

qui jette des bombes dans les lieux publics

ainsi dans les écoles d’aujourd’hui l’élève doté

de particularités

est-il un objet d’acharnement

et d’exclusion qui culminent au suicide.

Il n’y a pas de doute :

c’est toujours la même démarche

à visée magico-purificatrice fondée sur

le mythe du « bouc-émissaire » qui est

à l’œuvre dans cette société aliénée par

le « bénéfice secondaire » du profit matériel

et qui refuse d’accéder à ce qui est l’essentiel :

le système symbolique à la faveur de l’initiation.

L’homme noir est pris en otage par

la compulsion à l’autocastration

résultat du traumatisme colonial

qui l’a contraint au refoulement

de ses pulsions martiales.

La renaissance de l’homme noir

postule qu’il prenne conscience

de sa compulsion

à l’autocastration

et qu’il soumette

ces pulsions

à l’activité symboligène

refondatrice du Langage

principe de structuration

et d’humanisation.

La psychart-thérapie est  

la technique idoine pour

l’essor de la renaissance

de l’homme noir empêtré

dans les « filets » de la servilité.

Comme le nénuphar qui nait dans la mare

ainsi l’être-pensant voit-il le jour

dans l’état de déchéance

par explosion comme la graine

mise en terre qui ne pourrit pas.

Le dés-espoir est une bêtise car

nous ne savons rien de la vie et de la mort

Je me suis souvent demandé si

je ne devais pas

porter plainte contre X

car je me considère comme

un enfant-soldat

envoyé en France à 13 ans

pour étudier et

offrir un cadre à mon pays

colonisé et sous-développé.

Je suis resté au « front »

pendant plus de 25 ans

et je suis revenu pour

servir au pays

muni d’une spécialité

et « riche » d’expériences

dont mon pays n’a jamais

tiré le profit escompté.

Je voudrais porter plainte

contre ce pays pour avoir

« volé » mon adolescence

voire d’avoir « gâché » ma vie.

Celui qui a vu le Noir tout-puissant boucaner le Noir

ne doute pas un seul instant que

c’est bien le Noir tout-puissant

et non l’ex-colonisateur qui est

à l’origine des malheurs de la « race » noire

toujours dépendante après l’Indépendance.

On ne peut cependant s’empêcher de poser

la question lancinante : « pourquoi tout-puissant

le Noir se comporte t-il comme l’ex-colonisateur ? »

La Re-fondation du Langage que nous appelons

de nos vœux

postule le retour à la spontanéité du geste

promoteur des embryons de formes parlantes

découvertes dans des cavernes préhistoriques.

A juste raison Staline se plaignait

de la difficulté de renouveler le Langage

aliéné par les intérêts de la classe dominante.

Tout se passe comme si l’Humanité était

condamnée à l’auto-destruction et que

les efforts de ses héros pour

libérer le phallus du Père de

la captation de la Mère étaient

voués à l’échec.

Il s’avère nécessaire de dé-culpabiliser

l’entreprise de libération du phallus

et de ne pas se punir de transgresser

le Tabou de la Mère toute-puissante !

La psychart-thérapie est la technique initiatique

de résistance à la Volonté de l’Eunuque

(de la mère toute-puissante)

chargé de soumettre

l’Humanité à la castration réifiante :

l’objectif de la psychart-thérapie est

de libérer le phallus du Père de

la captation la Mère toute-puissante

et de créer les conditions favorables

à l’éclosion et à l’accomplissement

de l’Humanité.

Il faut dé-culpabiliser le Projet de

libération du phallus du Père : cause

des maladies liées au développement humain.

Si les hommes ont tant en horreur la violence

comme ils le prétendent

pourquoi donc ne militent-ils pas pour

l’émergence de la faculté symbolique

en n’étant pas sans savoir que

la « fixation anale »

est à l’origine de la violence ?

Il est incontestable que

l’éducation sphinctérienne bâclée est

l’obstacle à la « maitrise symbolique » qui

ouvre la voie  au « pouvoir » de symboliser.

Les guérisseurs négro-africains qui soumettaient

les patients au rituel

du vomissement et de défécation pour

expulser de l’organisme l’agent pathogène

avant de leur servir des paroles relatives à

la nécessité de rétablir l’équilibre social rompu

montraient qu’ils avaient un savoir anticipé de

la « persécution anale » et

de celle de se soumettre au rituel

de purification anale : préalable à

l’appropriation structurante du langage social.

La différence entre la technique de guérison

traditionnelle et celle de la psychart-thérapie

réside dans la technique psycho-plastique de

« conversion symbolique » du rituel oral-anal.

Très tôt le négro-africain a eu l’intuition que

la maitrise symbolique des pulsions anales

était nécessaire pour faire son entrée

dans le système symbolique « humanogène. »

Exister c’est éprouver le « vécu intense »

d’exister que gratifie l’activité créatrice .

L’existant est

le promoteur de « beaux-restes » qui

en compagnie des Pères inégalables

participe à la « Marche glorieuse »

du Langage

engagé dans la quête infinie de l’Etre.

Il n’existe pas d’autre mode d’existence.

C’est dans la quête sans fin

de la Vérité

que l’homme potentiel

existe d’une existence

fugitive.

Il n’y a pas d’autre

mode d’existence que

dans la quête sans fin

de la Vérité

fondement de l’existence.   

Aucune construction humaine ne résiste

si elle ne repose pas sur le fondement

de la Vérité

et ceux qui ont tenté de construire

sur le désir de toute-puissance

« en ont eu pour leur frais ».

C’est pourquoi à celui qui désire

l’existence accomplie s’impose

comme préalable la quête de la Vérité.

La psychart-thérapie est l’arme fatale

dont l’impétrant se sous-tient pour

tracer (par la technique créatrice

de formes préverbales chainons

du défilé du Langage)

le sentier en direction de la Vérité

fondatrice de l’existence.

Défilé sans fin du Langage

dont la marche est guidée

par le phare

de la Vérité sise à l’horizon.

La psychart-thérapie : la technique

de quête de la « plénitude d’Etre ».

Le meurtre du « Père porteur de Verbe »

et gardien du système symbolique

a causé la disparition du Langage

et semé la confusion entre

les êtres sociaux

retournés à l’état primitif.

L’ « Unique et sa propriété » ont

sombré dans le naufrage de la société

laissant la place au monstre dévorant.

Le sauvetage de l’Humanité postule

la renaissance d’une figure du Père

capable de réinventer le Langage par

la voie éprouvée de la création plastique.

Une figure du « Père porteur de Verbe »

castrée par la puissance conquérante

et contrainte à la collaboration

n’a pas d’autre alternative que

de refouler ses pulsions sadiques

et de s’identifier au conquérant

ce qui a pour effet l’aliénation à

ses enfants auxquels il fait subir

des exactions

(à l’imitation de l’Ennemi)

les contraignant à leur tour  

à refouler leurs pulsions sadiques

et à s’identifier au Conquistador.

Il n’y a plus de salut pour les enfants

lorsque le père lui-même s’avère castré. 

L’homme primitif est constitué par des pulsions

qui le poussent à s’approprier tout ce que

la Nature offre (même son semblable.)

La Nature est le lieu de l’Indifférence :

la différence fit son apparition

à la faveur de l’émergence du Langage 

avec l’aptitude à l’activité plastique

créatrice de formes langagières sur

les parois des grottes préhistoriques.

La médiation du Langage est à l’origine

de l’humanisation par la « castration » 

et la structuration symbolique du « primitif. »

Il y existe dans les hommes à l’état de nature

des pulsions perverses qui les poussent

 à vouloir dominer les autres

et  les réduire en déchet.

Aussi bien pour sauver sa dignité

le postulant à l’existence doit-il

accepter la lutte à mort qui s’impose.

En effet

« Polémos est la Mère de toutes choses. »

S’il n’y avait pas d’interdit d’exister

que serait la vie de l’être humain ?

Assurément la même que celle de

l’objet ou de l’animal !

Incontestablement

c’est l’interdit d’exister

qui confère

de la valeur à la vie de l’homme !

Il est formellement interdit de se libérer

de la domination qui « réifie »

pour exister dans la liberté

sous peine d’être mis à mort.

En sursis

l’existant combat la domination

et ce qu’on appelle « créations »

ce sont les rythmes qui scandent

sa lutte  

contre la domination qui réifie.

C’est en chantant et en dansant

que l’existant

mène la lutte pour la liberté d’exister.

La surface d’un carton sur laquelle nous avons évacué

la matière picturale métaphore des « matières »

et que nous avons agressé de toutes les façons

se présente comme la surface étale d’une eau

dans laquelle émergent des embryons de

figures mouvantes comme autant d’alevins.

Tout se passe comme si sur cette surface

métaphore de l’eau où baigne notre corps

nous avions  projeté notre monde intérieur.

La « psych-art » est le résultat de

la maitrise symbolique du chaos des pulsions anales.

Le « père » est celui qui prend conscience

de l’unité de la diversité d’individus issus

d’un même ancêtre

qui œuvre à la conservation et

au développement de ceux-ci.

S’agissant de l’Humanité le père c’ est

celui qui a conscience

de l’unité de la diversité des « races ».

Le père est donc le porteur du concept

de l’Humanité

et non cet être tout-puissant qui réifie

et tire un profit égoïste de

l’activité productrice de ses  « enfants. »

Dans sa lutte pour émerger du circuit (oral-anal)

des « Eaux sales originaires » où il baigne

l’être-déchet n’a pas d’autre moyen que

d’évacuer sur les autres les déchets qui

l’envahissent.

Les guerres contemporaines des gaz

et des armes de destruction massive

ont été précédées

par les guerres primitives des pets

et des jets des matières fécales et

c’est pour mettre fin à ses guerres

dévastatrices

qui compromettaient la conservation de

l’humanité que nos ancêtres inégalables

à Gobeklitape et à Gohitafla inventèrent

la technique de la destruction-création

qui par la manipulation de la matière

fait émerger des formes signifiantes

constituants du Langage primordial

pour signifier bien avant le Sphynx

l’effort d’é-mer-gence de l’Homme

de la Matière

Le didiga et la psychart-thérapie 

sont les rejetons contemporains

de la technique initiatique de nos ancêtres .

La société primitive est le lieu de l’affrontement

dans une « causalité circulaire » de l’action

et de la réaction qui fait de la société

un chaos stérile impropre

à l’éclosion et à l’épanouissement.

Pour assainir la société primitive

et favoriser l’apparition de l’être

structuré et parlant

il est nécessaire de passer

par le plan de la métaphore

à déplacer les pulsions anales-sadiques sur

un support où elles génèrent un gribouillis

représentant de la « masse anale »

dont le traitement par le porteur de Verbe

culmine à la promotion de « préverbaux »

chainons du défilé du Langage.

La réappropriation de celui-ci se trouve

à l’origine de l’émergence de l’ être humain.

Le « beau-reste » ou « reste-signifiant »

inaugural du « défilé » des chainons

du langage primordial

est l’imago

de la Mère toute-puissante « tuée »

sur le mode symbolique par la femme

ou l’homme porteur de Verbe.

Le langage est le produit merveilleux

du « meurtre » de la Mère des origines. 

Le psychothérapeute ne peut pas introduire

le patient à la Loi

et au système symbolique (humanogène)

s’il ne « tue » pas en lui-même

les pulsions de profit maximum

et n’éprouve pas de satisfaction

en lieu et place de la jouissance

à faire é-mer-ger la relation de personne.

Intégré au système le psychothérapeute

ne dispose d’aucun moyen de maitriser

le symptôme d’aliénation et d’ arracher

le patient à la pathologie de la perversion.

Un monstre doté de trois ouvertures dévorantes

habite le corps de l’être humain et le contraint

à détruire tout ce qu’il rencontre

même à se détruire lui-même.

La chance de l’homme est de  

trouver l’opportunité

de s’ouvrir au Verbe créateur

et de s’abandonner (confiant)

à sa destruction-création par

la technique originale de la psychart-thérapie.

Ainsi nait l’homme de foi ayant la capacité

d’affronter le monstre dévorant

et de « maîtriser » ses pulsions destructrices.

Les « « beaux-restes » préservés constituent

la représentation symbolique

de l’essence pensante de l’homme chanceux. 

L’idéologie est la démarche intellectuelle

qui justifie les pulsions d’appropriation

et de jouissance

autrement-dit :

un rituel de forclusion du Verbe

annonciateur de « mise à mort ».

Par exemple l’idéologie raciste

qui dénie l’humanité à la race noire

pour la « marchandiser »

est un appel au « meurtre » de celle-ci.

Gouverner les hommes pour leur bien

postule l’initiation qui enseigne

que leur diversité chatoyante

est sous-tendue

par le principe de leur unité.

Surgir des bois et revendiquer

la « magistrature suprême »

c’est se moquer des hommes  

en voulant par la ruse

imposer sa volonté toute-puissante.

A l’instar de l’Arbre de l’Humanité

l’arbre des généalogies familiales

finit aussi par exploser en branches

et s’aliéner en perdant leur souche.

C’est alors que nostalgique

l’homme en mal d’être s’en va

à la quête de l’unité fondatrice.

L’homme existe en se perdant

et en se retrouvant dans

le processus du voyage initiatique.

L’expérience initiatique est nécessaire

pour enseigner à l’homme

que l’homme est le même

sous la diversité

de son apparence sensible.

C’est alors seulement que

le « vivre-ensemble »

s’accomplit dans le monde humanisé. 

Si on n’a pas encore trouvé la loi

du « vivre-ensemble »

il importe d’éviter

la coexistence

sur un même site

des communautés différentes.

Toutefois les migrations étant

naturelles et incontrôlables

l’accent doit être mis sur

la recherche de la loi pour

leur coexistence plutôt que

de tenter d’empêcher celle-ci .

Il faut être objectif et reconnaitre que

le phénomène de migration est

porteur de problèmes épineux

dans la mesure où le migrant

n’est pas seulement en quête

d’un nouveau milieu humain

pour s’enraciner  et vivre.

Nostalgique de son passé

il est aussi « sous-tendu »

par le désir de reconstituer

sa communauté familiale et

ethnique au risque

de créer des conflits de coexistence !

Lors que la « grande Case » qui abritait

le lignage se brise sous le choc violent

des forces coloniales et néocoloniales

les membres de la grande famille

se dispersent et chacun va de son côté

à la quête de ses origines maternelles.

Telle est sans doute la cause

de l’errance des migrants noirs sans

enracinement familial ni destination.

C’est dé-responsabiliser l’homme noir

et singulièrement ses dirigeants

que de ressasser à satiété que

les dirigeants noirs

sont manipulés par

les ex-colonisateurs blancs.

On est fondé à dire

que si les dirigeants noirs

continuent de subir la volonté

des maitres qui les ont libérés

c’est en accord avec leurs aspirations.

L’enfant est pour la mère orale-anale

le substitut du sein qu’elle absorbe

par manipulation.

La médiation et l’intériorisation

de la représentation du père est

nécessaire pour personnaliser 

l’enfant-sein contraint de

se séparer de sa mère et

de lui trouver

un objet de substitution adéquat

(la pâte à modeler par exemple)

dont la manipulation et

la mise en formes langagières

qui intériorisées

vont culminer à l’émergence de

l’être-parlant autrement-dit humain. 

On a le vécu affligeant qu’en se retirant

les colonisateurs blancs ont donné

consigne aux dirigeants noirs de

soumettre leurs compatriotes

pour créer le scandale de

la colonisation des Noirs par les Noirs.

Les Noirs aussi sont des êtres avides

de jouissance et de domination qui

n’ont pas besoin d’être corrompus

(par les Blancs) pour être

« sous-tendus » par la pulsion de

coloniser leurs compatriotes.

La démonstration « pro-domo »

c’est ce qu’il est donné à voir

dans les pays tribalistes d’Afrique.

ex-colonisés d’Afrique noire

De Gaulle était un politicien chevronné

qui a fait semblant de dé-coloniser

l’Afrique noire

en retirant les colons pour les ramener

camouflés sous l’apparence trompeuse

de dirigeants noirs responsables

du destin de leurs peuples.

La Vérité finit toujours par triompher

c’est pourquoi l’initié ne s’étonne pas

que les choses aillent de « mal en pis ».

Le monde est rempli de fous potentiels qui

croient que le désir de toute-puissance

peut effacer la vérité sans laisser de traces

et la remplacer avantageusement par

le mensonge : ces malheureux sont

condamnés à finir dans un asile d’aliénés.

La vérité est le référent immortel du monde.

Comment peut-on jouer la victime

avec tant de perfection

qui subvertit la réalité

alors qu’on est le bourreau ?

L’imposteur consommé est celui

qui parvient à masquer la Vérité

et à générer un moment de folie !

Le tort du philosophe c’est qu’il ne voit pas

l’homme dans ses phases successives

(d’enfant et d’homme mature)

et qu’il parle

d’homme en général.

Le philosophe ne sait pas que

non structuré

par le système symbolique

l’homme (potentiel) n’est pas encore

l’homme c’est-à-dire l’humain accompli.

En guise de propédeutique à la reconstruction

tout enfant des pays ex-colonisés devrait avoir

droit à l’initiation artistique :

voie qui favorise la sublimation des pulsions

et permet la restructuration re-fondatrice

de l’homme désocialisé

ce qui (hélas !) ne semble pas être le cas

dans ces pays qui aspirent à l’é-mer-gence !

Sans l’activité de ses pulsions érotiques

sublimées

dans la création artistique

l’enfant s’accroche à sa mère

dans l’attitude hallucinatoire

du désir

à la manière de Saint-Antoine

persécuté par sa propre libido.

Ce qui a pour effet funeste de

lui barrer la voie

de l’initiation à la vie sociale intégrée.

Comment voulez-vous que l’enfant soit

distrait de la force de la libido

qui l’attache à sa mère

s’il ne s’interpose pas

entre lui et sa mère

une activité artistique

(créatrice 

de formes langagières)

qui lui permet de sublimer et

de structurer ses pulsions érotiques ?

L’acquisition du langage à la faveur

de la médiation paternelle

doit être prolongée par

sa métaphore culturelle :

l’activité artistique

pour arracher l’enfant

à la « glu » de la mère

et l’introduire sur la voie

de l’activité symbolique

ayant pour fonction de structurer.

L’amour de la mère bonne (pas trop)

est-ce qui introduit l’enfant

au système symbolique

lorsqu’ils sont séparés.

Le système symbolique est

l’espace où l’enfant attend

en jouant

le retour de la mère réelle

pour bénéficier de ses gratifications.

L’école (contraignante) ne suffit pas

a la formation du citoyen :

elle doit être accompagnée

par la pratique d’un art.

L’activité artistique qui

sublime les pulsions et

crée

des formes langagières

a pour l’effet salutaire

de structurer

et de socialiser l’homme potentiel.

Le chef de village devrait être le villageois qui  

connait la tradition et qui est ouvert

sur la modernité :

un « passeur » d’une structure à une autre.

Mais si la structure villageoise est

détruite par l’Ouragan colonial et

si la communauté villageoise

est devenue étrangère à elle-même

à quoi sert le chef de village aliéné

si ce n’est à relayer les ordres du Pouvoir

(assimilationniste)

comme aux temps obscurs de la colonisation ? 

Si des êtres humains voient leur village

devenir étranger par infiltration

des hommes venant d’ailleurs

et qu’ils demeurent indifférents

c’est qu’ils étaient déjà aliénés

et que la subversion

de leur milieu de vie

correspond

à leur chaos intérieur.

Même les animaux

risquent leur vie pour

la défense de leurs territoire menacé.

Il faut « tuer » la mère possessive sur le mode

symbolique :

la création des formes langagières pour

s’affranchir de son étreinte mortifiante  

et accéder à l’existence authentique.

C’est l’être non structuré qui confond

le symbolique et le réel

qui est inapte

à commettre le matricide symbolique :

pétrifié par la terreur de se suicider en réalité.

L’artiste « possédé » (zirignon) est le passeur

dont la fonction démiurgique est d’opérer

le passage de l’esprit d’un mort

de l’Autre monde dans celui-ci

à la faveur de la création

des formes préverbales.

Intérioriser celles-ci c’est

favoriser la réincarnation.

L’artiste original

est le « grand mort » revenu à la vie sociale.

Mère-Nature a mis beaucoup à la disposition

de ses enfants : les hommes

pour qu’ils vivent heureux.

Il n’y a donc pas de raison

à ce que les hommes

désespèrent et s’acharnent sur Mère-Nature.

L’Humanité est la responsable de son destin

et elle doit accepter de se prendre en charge !

A la vérité les religions et les sectes

sont les modalités de l’Idéologie.

Comme celle-ci

leur fonction est de conditionner

leurs adeptes à la soumission

au système libéro-capitaliste

afin d’assurer sa perpétuation.

Il n’existe pas dans notre monde

de religion ni de secte pure de

toute « préoccupation matérielle ». 

Pour les religions et les sectes garder

le contact avec l’âme des morts

et invoquer dans les dangers

celle des parents qui ont

accompagné nos premiers pas

(la piété filiale)

relève du « culte des morts » :

comportement païen répréhensible.

L’objectif pernicieux des religions

et des sectes

est de « couper » leurs adeptes de

leurs familles d’origine  

et de les posséder « corps et âme »

en d’autres termes : de les aliéner.

Entrer dans une religion

ou dans une secte c’est

se diluer dans l’« universel abstrait ».

Pour accéder au champ symbolique : lieu

d’humanisation de l’enfant

le contact de celui-ci avec la mère

doit être médiatisé

par un père « porteur de Verbe ».

L’enfant qui a un contact adhésif

avec sa mère

sera inapte à la métaphore

ainsi qu’à l’activité symboligène.

La relation directe qu’il entretient

avec la société

est la cause imputable aux

trans-gressions dont il se rend coupable.

Quand on a été exclu de la communauté

des hommes

on devait se sentir appelé à étonner

en accomplissant de ses potentialités

non en ayant l’ambition de s’adapter

à la « société de consommation »

sans en avoir les moyens financiers.

Il faut regarder la vérité en face :

les « pères-fondateurs »

ont passé à côté de l’aspiration

des sociétés noires « dé-colonisées ».

C’est à « fuir dans la normalité » que

les Noirs qui ne sont pas

complétement aliénés

par le traumatisme colonial

évitent d’aller en consultation

chez le psychiatre aux fins de

restaurer leur santé mentale

ébranlée par forces exactions

et endoctrinements.

La Renaissance noire postule

qu’on regarde en face la vérité

selon laquelle on ne peut pas

avoir été colonisé et rester normal.

Ce qu’il y a de pénible dans la mort qui
c’est séparation entre l’âme 
modalité du Verbe éternel
et le corps 
(composé des éléments
constituants de la Nature)
c’est qu’elle nous sépare 
de ceux que nous aimons 
pour les avoir investis de notre libido.
La mort est une séparation déchirante.


Le monde est le lieu où s’affrontent
éternellement
la Puissance du Verbe créateur et 
l’anarchie 
des forces de retour à l’inorganisé.
La stabilité du monde est précaire
c’est ce que tente de signifier
la technique de
préservation des « beaux-restes ».

L’âme compose et anime son corps

en empruntant des éléments

constituants de la Nature

en perpétuel devenir.

Le corps vivant est le nid

élaboré par l’âme-oiseau

modalité du Verbe.

A la destruction du nid

précaire par définition

l’âme-oiseau s’envole et

retourne à son origine : le Verbe.

Les familles négro-africaines particulièrement

défavorisées

n’ont pas bascule du jour au lendemain

dans le « trou » de l’aliénation

elles y ont été préparées par

les pères lignagers

aliénés par la violence coloniale

qui a désorganisé leurs sociétés

et rendu caduque la transmission .

A l’époque coloniale

si on y regarde bien

la famille négro-africaine était

fissurée et potentiellement aliénée.

Ce qu’on appelle toujours

la famille négro-africaine 

est la coexistence d’individus liés 

par un rapport de conflits sournois

non par la relation de solidarité légendaire.

Il est in-contestable que c’est

la haine torturante du père

castré par le Colon

qui pousse l’enfant errant

à cogner à la porte souriante

des temples des sectes

en se berçant du phantasme

de s’épanouir

dans un environnement sain.

Le remède réside sans doute

dans la restauration

de l’image dégradée du père.

L’essence de la thérapie réside dans

les épreuves qui contraignent

les dormants au réveil et

au « dépassement de soi »

pour la conquête jubilatoire

du vécu intense d’exister.

L’existence est sous-tendue

par le dilemme :

le dépassement de soi ou la mort.

Le retour à l’éducation fondée

sur l’esprit de justice

(la Maat)

et non sur le désir avide de

l’être-phallus élevé par

des parents sans structure

est la voie révolutionnaire

qui ramènera la fraternité

dans la jungle sociale

livrée à la fureur du « jouir. »

La graine de l’Injustice est plantée

dans le champ familial

lorsque les parents entérinent

la domination de l’enfant avide.

C’est donc confiant dans son droit

à régner selon son bon plaisir que

l’être avide

s’impose à la société toute entière.

Les hommes déplorent que la Justice ne soit pas

au pouvoir

et que la société soit livrée

au « bon plaisir » du Prince.

Mais il est important de savoir que

tout commence en famille

quand l’enfant avide foule aux pieds

les droits de ses frères et sœurs avec

la complicité passive des parents.

Avant de régner au sommet de l’Etat

l’injustice règne d’abord au sein de la famille.

Le succès « incroyable » que rencontrent

les sectes dans la société émergente

négro-africaine

est la conséquence du délitement

des liens familiaux traditionnels.

Les sectes sont

les substituts idéalisés de

la famille négro-africaine :

élargie et fondée sur la solidarité.

Les sectes s’avèrent les appareils

d’aliénation de l’homme négro-africain

dé-structuré par l’ « Ouragan » colonial.

Le corps (partie de la matière) est le réservoir

des pulsions primitives (agressivité) et

des « mauvais sentiments »

(haine  envie jalousie).

La fonction de l’activité artistique est

d’évacuer les pulsions primitives et

de générer des formes « parlantes. »

L’activité artistique est une « catharsis »

destinée à purifier l’homme potentiel et

à le socialiser.

La création artistique est donc 

une technique d’initiation à la vie en société.

La Renaissance des sociétés noires que

nous appelons de nos vœux fervents

postule l’exhumation des figures

« des Pères inégalables »

et la refondation de la famille

à la faveur du retour

au « culte des ancêtres »

religion primitive contemporaine

de l’institution de la société humaine.

Le frein au développement personnel est

d’abord à chercher au sein de la famille

dans les relations avec les parents et

dans les relations avec de la fratrie

avant de mener le combat au niveau

de la société

et de la communauté internationale.

Du reste l’homme est conditionné par

sa famille

et la place dans la société est   

le résultat du conditionnement familial.

L’homme a le sentiment de vivre

sous une « chappe de pierre »

qui lui défend d’aspirer

à l’existence et

l’impulsion irrésistible qui

le pousse à casser la pierre

(comme si sur le mode de

la métaphore

il transgressait l’Interdit)

lui apporte soulagement et

espoir d’ouvrir

la voie d’accès à l’ex-sistence.

L’espoir suscitée par la casse de la pierre

se traduit par le sentiment de puissance

qu’éprouve l’homme à manipuler

la métaphore de la pierre : l’argile

et à générer des formes successives

dont certaines (parlantes) évoquent

des préfigurations du langage

qui font penser

à une offrande (épiphanie) du langage.

La trans-gression de l’Interdit par sa métaphore

la casse de la pierre

a donné naissance au langage résultat de

la manipulation du substitut de la pierre :

l’argile génératrice d’ébauches de

formes plus ou moins parlantes

ainsi apparues par préfiguration

du langage vecteur de l’espoir de

socialisation des hommes investis par le  Verbe.

Depuis que la société a é-mer-gé de la Nature

en Egypte sous l’impulsion des initiés

il y a affrontement entre ceux qui

obéissent à l’Interdit d’exister et

ceux qui le transgressent

affrontement dont

les premiers sortirent vainqueurs.

Telle est la raison pour laquelle

depuis l’absorption de l’Egypte

la Société est gouvernée par des êtres

qui vivent sous le règne de la Nature

et répriment férocement

ceux qui aspirent à la lumière de l’existence.

L’ « être de pulsions » qui n’a pas passé par

les phases décisives de

la castration symbolique et la structuration

n’est pas une femme ou

un homme accompli car il n’est pas initié

aux valeurs fondatrices de la vie sociale.

C’est pourquoi les ancêtres

ont déconseillé avec pertinence

de les associer à la gestion de la société.

L’homme non humanisé par l’initiation

est l’ennemi de son frère qu’il hait

qu’il tue qu’il mange qu’il vend

pour assurer sa jouissance égoïste.

La réification

de l’homme par l’homme

est la loi de la jungle-sociale

par conséquence l’ethnocentrisme

et le racisme

sont des pratiques d’êtres non initiés.

Le Blancs se sont acharnés en vain de

réifier les Noirs par l’esclavage

mais comme aucune force au monde

ne peut réduire une essence

à une autre

les Noirs sont restés  êtres humains

au « grand dam » des tyrans blancs

qui ne comprend pas l’inaptitude 

de l’homme noir à se laisser réifier.

On a le sentiment d’être autorisé à être là comme

un être de la nature

et qu’il nous est interdit de tenter de donner

du sens au fait d’être là.

Etre au monde c’est donc être confronté au

dilemme : « vivre ou exister. »

L’existant c’est celui qui refuse sans appel

le statut infame d’ « être-là »

et qui au risque de la mort affronte l’Interdit

d’interpeller et de signifier qu’il trouve absurde.

Les chercheurs occidentaux venus « en mission »

en Côte d’Ivoire pour savoir si

la famille négro-africaine existait toujours

posèrent d’abord la question à leur hôte.

Celui-ci fut outragé par la question

et protesta vigoureusement pour laver

l’injure faite à l’Afrique : 

« avez-vous jamais vu un pays sans famille ? »

Les chercheurs occidentaux eux savaient

qu’après le passage de l’ « Ouragan »

et les politiques d’adaptation au système

libéro-capitaliste dominant

il ne pouvait plus y avoir de famille

dans ces sociétés acquises au profit maximum.

Il ne faut pas que le slogan « Développement »

cache les ruines laissées sur

son passage dévastateur par la colonisation 

qui en décapitant les sociétés

a détruit la « famille négro-africaine »

et conduit à la dispersion de ses membres.

Comment peut-on développer des sociétés

et leurs habitants en état de déstructuration

sans poser en préalable

la question de la quête du phallus du père ?

L’irruption dévastatrice des forces

coloniales

dans les sociétés négro-africaines

et l’adhésion des populations

ou fétiches du conquérant

ont été fatales

à la famille négro-africaine.

Telle est sans doute l’origine

de l’aliénation des ex-colonisés

qui vont errant à travers le monde

à la recherche du pays de cocagne.

Ce sont les « êtres de pulsions » avides de

jouissance et de reconnaissance

qui aliènent l’humanité

en volant ce qu’ils ne créent pas.

En effet il est évident que

pour créer il faut être doté

d’une structuration symbolique

qui confère la capacité de maitriser

ses pulsions et de les trans-former

en un produit matériel ou

une « œuvre de l’esprit »

utile à la conservation et

à l’épanouissement de l’Humanité.

C’est pourquoi pour décourager

les voleurs (ces parricides)

il est pertinent de dire que celui

qui prétend au statut de créateur

doit fournir les preuves de son initiation.

L’homme est un désir d’être in-corporé

dans la matière individuée :

l’homme n’a pas d’être.

Son essence réside dans

la quête perpétuelle d’être.

C’est pourquoi

dans sa quête sans Objet

il s’expose

à la négation de soi

c’est-à-dire du désir d’être

qui le constitue.

Réification qui

est une « défense » contre

la lassitude et l’angoisse

de cette quête sans fin assignable.

L’homme est un mystère insondable.

 

La Loi universelle a pris possession de

l’artiste des origines

et devenu son instrument fidèle

celui-ci a œuvré à l’élaboration

des formes langagières

à l’origine

de la structuration symbolique

du sujet gardien de la Loi.

L’artiste des origines est celui

qui a introduit la Loi dans la société.

Dans l’Absolu il n’existe pas de propriétaire

humain.

Tout appartient à tous et à chacun mais

dans la société où des hommes sont

assujettis à la Loi du travail

les choses produites ont un propriétaire

et le vol par  la ruse ou par la violence

est sévèrement puni conformément à

la Loi qui régit les hommes et l’univers.

C’est pourquoi

l’initiation est une nécessité incontournable.

L’homme qui a cherché sa race  

son l’ethnie et sa famille

et qui a cru les avoir

trouvés définitivement

est fondé à savoir que

ces catégorisations sont

aliénantes pour

l’homme cet impétrant

en quête perpétuelle

des « Eaux originaires »

fondement de son ex-sistence.

Ce qui confère la dignité à un homme

et « force au respect »

c’est la capacité de se reconnaitre

dans celui que son statut social

(d’intouchable)

confine dans l’isolement.

C’est la capacité de voir

l’homme dans l’homme

par delà les « cloisonnements »

des statuts sociaux  qui confère  

la dignité et la  valeur à un homme.

Penser c’est s’attaquer au primat

et aux privilèges du magicien

et triompher en conférant

le primat à l’activité initiatique.

A l’origine de

la révolution humanogène

il y a la mutation génétique qui

a fait surgir le pouvoir de penser.

A l’origine du « pouvoir » de penser

il y a la « mutation génétique » qui

a favorisé l’activité créatrice

des formes langagières 

qui ont émergé

avec l’art des cavernes

constituants du langage qui

sont les facteurs de structuration

et de fondation du « sujet pensant. » 

La mentalité primitive croit

que c’est le « penser » qui

crée les problèmes

et que ceux-ci 

n’émergeraient pas

si le penser n’existait pas.

La quête de savoir postule

une révolte radicale

contre les préjugés

de la mentalité primitive !

Les marabouts enseignent

que la meilleure manière

de conjurer

le mauvais sort

c’est de ne pas y penser

de cultiver la sérénité et

de vivre

comme si on était éternel.

Les hommes s’avèrent in-gouvernables

parce qu’ils ne sont pas socialisés

par une structure symbolique

acquise dans un parcours initiatique.

Les êtres qui désirent honnêtement

servir leurs compatriotes devraient

se faire le devoir de s’engager

dans une initiation rigoureuse.

Comment voulez- vous qu’un être

non initié

qui entre dans le champ politique

ne déçoive pas les espoirs  

de cohésion et de développement de

ses compatriotes crédules qui l’ont élu

en se fiant à ses paroles démagogiques ? 

C’est par l’activité plastique

que l’« Artiste divin »

fait émerger

des formes préverbales

de la matière informe et

c’est par la dation du nom

qu’il les introduit

dans le champ du langage

et leur confère l’existence

grâce à la médiation

d’un père porteur de Verbe.

N’existe pas ce qui n’a pas

reçu un  nom de la part

d’un Père porteur de Verbe.

A l’origine de la création de l’être

objet de structuration symbolique

il y a l’activité plastique créatrice

de formes préverbale plastiques :

chainons constituants du langage.

L’activité plastique est

l’activité démiurgique

créatrice de l’« être-de-langage. »

Dans la société précoloniale sans initiation

la valeur dominante était sans doute

la puissance ou la capacité de s’imposer

voire de tuer le plus d’ennemis possible

en temps de guerre.

Dans la société précoloniale prévalait

sans doute l’état de guerre permanent

visant à faire la promotion d’un ordre

hiérarchique fondé sur la force

tout comme dans les sociétés occidentales.

L’exigence actuelle de démocratie postule

la sublimation des pulsions de domination

et leur soumission à l’activité symboligène

afin de favoriser la structuration du citoyen.

Il est évident que ce mode de gestion primitif

de la famille moderne ne doit plus exister

à l’heure de l’exigence de la démocratie

qui postule le triomphe de la Loi.

Il résulte de ce raisonnement que

la révolution démocratique doit d’abord

s’initier au sein la famille

non pas déplacée directement au plan social.

Comme tous les primates le chef de lignage

chez les hommes

exerçait une domination absolue

sur les membres de leur groupe :

il avait la haute main sur les femmes et

jouissait de la propriété indivise des terres

du bétail des hommes auxquels il s’identifiait

à l’image de la « Grande Mère des origines ».

Celui qui avait l’audace de se rebeller contre

ce « dominant » humain était passible de mort.

Lorsque l’homme perd le système symbolique

qui fondait son humanité

il régresse inéluctablement au stade primitif

de l’ « être de pulsions » qui

parle un simulacre de langage sous-tendu

par les besoins auxquels sont étrangères

les notions de Loi de Justice et de Vérité.

Avant la mort par décomposition du corps

l’homme « rend l’âme » en se dé-structurant.

Dans ces temps crépusculaires où les hommes

déstructurés

sont à la recherche de boucs émissaires pour

porter le fardeau de leurs responsabilités

la Vérité n’est plus à chercher

dans les dialogues

mais dans la relation verticale

avec la conscience :

Médiatrice infaillible que le bon Dieu a

offert aux humains avant de partir à la retraite.

Le phantasme de voir l’Autre

castré découpé comme Osiris

et ses morceaux « fécalisés »

est le phantasme persécuteur

de l’être sadique en mal

de jouissance anale-sadique

qui trouve (opportunément)

ses moyens de réalisation

avec l’accession

à la  toute-puissance qui

réifie l’objet de jouissance.

Au lieu de faire des recherches sur la voie

de la renaissance

de leur sociétés déstructurées

les dirigeants négro-africains

conditionnés par le traumatisme colonial

choisissent une ethnie mal aimée par

le colonisateur

pour se décharger sur elle des exactions

que leur société et eux-mêmes ont subi

de la part de celui-ci.

Ainsi certaines villes et leurs habitants

sont-ils réduits en déchets par

les dirigeants substituts noirs des colons.

La politique ethnocentriste fonctionne

comme un simulacre de cure cathartique. 

Pour l’enfant la mère aimée est l’élue

entre toutes les femmes :

le modèle des femmes en lien avec

qui son être trouve son fondement.

Il résulte de cela que l’enfant fait

l’expérience de la mort à la faveur

de médiation du père et

ne ressuscite que par la formation

du triangle symbolique qui

inscrit l’enfant dans une famille.

C’est pourquoi la socialisation est  

une castration symbolique 

« sous-tendue »

par la quête passionnée de la mère

dans un processus initiatique sans fin.

L’enfant noir qui se trouve par nécessité

en état d’exil prolongé

sur les terres lointaines du colonisateur

ne résiste aux forces d’assimilation que

s’il a bénéficié

d’une structuration suffisante

grâce à une relation orale satisfaisante.

C’est la qualité de celle-ci qui permet

de s’accrocher à son milieu d’origine

et de persévérer dans son être.

L’adaptation : une aliénation

qui sanctionne

l’absence de structuration symbolique.

La mère aimée perdue dans la mort

ou la séparation cette autre mort

est à l’origine de la recherche :

s’initier c’est faire l’expérience

renouvelée de la mort et

la résurrection de la mère aimée.

L’amour d’une mère ou

de son substitut

est un lien indestructible

qui détermine la quête d’éternité ! 

Si on n’a pas trouvé la « formule » pour

maintenir dans la paix entre les êtres

non structurés appartenant

à la même ethnie

il faut résister à la tentation de faire

coexister sur un même site

des ethnies différentes non

structurées

afin d’éviter des conflits ethniques

appelés à générer des problèmes

« difficiles à résoudre » !

Telle est l’attitude de sagesse à adopter.

Le danger d’introduire subrepticement

une colonie d’allogènes

dans un site déjà occupé

réside certainement dans les conflits

susceptibles de dégénérer en guerre

pour le contrôle absolu du territoire.

N’est-ce pas la raison pour laquelle

les pays développés se méfient

des phantasmes communautarismes ?

C’est incontestable : il est dangereux de vouloir

effacer les disparités régionales traditionnelles

pour la cause de la fraternité raciale car

supprimer les disparités régionales c’est

faire perdre aux hommes leurs racines

au risque de les aliéner.

Même les occidentaux hyper développés

ont le sens du terroir et tiennent jalousement 

à préserver celui-ci : garant de leur différence.

Il y a quelque chose de psycho-pathologique

dans le mouvement actuel d’ « essaimage »

des populations négro-africaines à la recherche

(effrénée) du pays où « coulent le lait et le miel ».

Après l’indépendance de notre pays

mon père continuait d’appeler

les autorités politiques (noires)

des Blancs.

Lorsque je lui demandai pourquoi

il appelait Blancs les Noirs

il me répondit avec pertinence :

« les autorités noires

sont des Blancs mon fils

c’est l’esprit qu’il faut regarder

et non la couleur de la peau » !

Tu avais raison père

une domination est une domination !

Retourné dans mon village après seulement

deux ans d’absence forcée

je ne l’ai pas reconnu :

en lieu et place de mon beau village

j’ai trouvé une carrière de termitières

habitées par des hommes-déchet que

je n’ai pas identifiés.

Mon Dieu ! Quel esprit sadique a

détruit mon beau village et l’a réduit

à l’état répulsif de chaos sans âme qui vive ?

Les historiens rapportent que l’empereur

Auguste

apprenant que ses légions d’élite

avaient été décimées par les Barbares

pleura en criant

à l’endroit de  l’infortuné centurion :

« Marcus rends-moi mes légions » !

En retrouvant mon village submergé et

dé-figuré par les cabanes des allogènes

je ne résiste pas

à l’envie de pleurer et de m’écrier :

« émergence rends-moi mon village » !

Certes ! tout est impermanent et sujet

à l’anéantissement

mais l’évolution de la société devrait

être contrôlée par les Autorités légales !

L’activité créatrice originale

qui se sous-tient du Verbe

est une lutte acharnée

menée contre les pulsions

de destruction.

Préservés

les « beaux-restes » sont

les éléments constituants

du système symbolique :

structure éternelle de

la société des initiés vêtus 

de la « peau-de-léopard. »

L’activité créatrice originale est

la quête passionnée du Moi

aliéné dans la destruction

de la « Jérusalem terrestre »

ou village natal de l’artiste.

Les créations : « pierres vives »

pour la reconstruction

du Moi et du village nouveaux !

Nous sommes aussi des Juifs condamnés

à l’errance après la destruction

de notre beau Village.

Et nous voici engagés

dans la quête éperdue

de notre « Jérusalem céleste » !

Emergence pourquoi nous as-tu aliénés ?

Lorsque la structure symbolique fondatrice

de la famille disparait sous les coups

portés par l’agression coloniale

sa métaphore villageoise disparait aussi

en réduisant l’être humain à l’état infame

d’homme-déchet animé par les pulsions

vecteurs de besoins.

La déstructuration accomplie par

l’idéologie d’é-mer-gence après

le passage de la « mission civilisatrice »

a donc eu pour effet catastrophique de

favoriser la régression des humains

à l’état indigne de primates parlant

le langage impérieux des besoins qui

les engage dans des conflits perpétuels

évocateurs de la lutte primitive pour la vie.

Si la tradition qui liait il n’a pas long-temps

les frères lignagers et villageois

a disparu aujourd’hui sans que des liens de

substitution aient pris sa place

est-ce que honnêtement on peut

encore parler  de communauté fraternelle

pire si on a laissé

les allogènes envahir l’espace du village ?

Une émergence qui « tue » la tradition et

qui rend le frère étranger au frère

n’a-t-on pas raison de lui résister mordicus ? 

Au fondement de la « maladie du siècle »

le terrorisme

il y a peut être le refus d’initiation

c’est-à-dire de l’activité créatrice

dont la finalité est

de surcompenser la « coupure »

de l’homme avec la mère-Nature.

Le terroriste : un être sous-tendu

par les pulsions  sadiques qu’il refuse

de soumettre à l’activité  symboligène ?

Dans son essence la création culturelle

originale

est une réaction compensatoire

aux « blessures narcissiques »

infligée par le décalage introduit

entre la Nature et l’hominidé par

la « mutation génétique ».

En tant que telle

la Culture est la Thérapie essentielle.

que génèrent les sociétés

sous-tendues par l’ « instinct de vie ».

Ne pouvant pas se libérer par les armes 

de l’objet obsessionnel :

le tout-puissant colonisateur (Blanc)

au lieu de s’obstiner dans cette voie

ou de faire la résistance passive

qui confine à la résignation

les sociétés négro-africaines doivent

se tourner vers la voie symbolique

à savoir : les activités artistiques

créatrices d’un nouveau langage

appelées à les restructurer

comme elles l’ont tenté un moment

avec les créations  culturelles telles

le Polihet le Zouglou le Mapouka

le Coupé-décalé ou encore

au plan de la création plastique

comme le Vohou-vohou et la Psychart.

Le développement qui est l’obsession des sociétés

négro-africaines post coloniales

ne décolle pas parce qu’il n’est pas impulsé

par des êtres décolonisés au plan psychique

et structurés.

Le « gros cœur » ne suffit pas pour réaliser

un tel projet qui s’assimile à la « Refondation ».

Décapitées déstructurées « chaos-vides »

les sociétés négro-africaines

post-coloniales

se présentent comme des termitières

habitées par des hommes sans âme

obsédés par l’idée fixe 

de développement

exclusivement matériel

toujours en chantier

sans jamais « décoller »

n’étant pas conçues par

des hommes

reconstruits et structurés.

Si le fameux « mythe de Sisyphe »

n’avait pas existé il serait inventé

pour définir

l’homme négro-africain post-colonial.

Il est évident qu’il est plus aisé de libérer

son inconscient par la projection directe

de ses refoulés sur ses semblables

mais ce comportement anti-social

susciterait des réactions négatives.

C’est pourquoi il est plus pertinent

d’avoir recours aux techniques

de catharsis musculaires éprouvées

pour re-conquérir son essence aliénée.

Telle est la voie qui s’offre aux Noirs

« marchandisés »

pour se réapproprier leur essence aliénée.

L’obsession de tuer le maitre qui réifie

est à l’origine de l’immobilité

des sociétés négro-africaines

obnubilées toutefois par

l’im-possible développement.

S’il ne peut pas tuer le maitre

tout-puissant

que l’homme noir du moins

ait recours à la technique de

la psychart-thérapie  

en évacuant les pulsions sadiques et

en créant les conditions d’émergence

des formes préverbales constituantes

du Langage principe de structuration

et d’accès à la communauté humaine.

L’entrée dans le système symbolique

rachètera à coup sûr

l’homme noir de la déchéance actuelle

et maitrisera les pulsions de vengeance.

Contraint à refouler ses mauvais sentiments

par le maitre tout-puissant

l’homme noir en est réduit

à « broyer du Noir » 

en retournant sa haine contre

ses propres racines : telle est

l’origine de la haine du Noir

pour ses ancêtres qui 

furent les Pères fondateurs de la société.

Pour éviter l’auto destruction menaçante

la « race » noire doit  savoir qu’il existe

une technique éprouvée

qui aide à expulsion des pulsions sadiques.

Ce sont ceux qui ont perdu la lutte pour

se tailler une place au « soleil »

de la Nation

et qui sont disqualifiés en ville

qui se retirent au village :

ce trou d’où ils s’acharnent

à terroriser les citadins pour

pour les soumettre

aux exigences supposées des ancêtres.

A l’origine des difficultés à vivre  

des hommes qui habitent

dans les villes du pays

et à l’étranger

il n’y a pas seulement

l’exploitation inhumaine

du système libéro-capitaliste

il y a surtout la fureur dévorante

des organisations maffieuses

des villages

qui les terrorisent par les armes

ténébreuses de la sorcellerie et

et les contraint à des contributions.

Le village traditionnel n’existe plus :

il est devenu le refuge des estropiés

de la « lutte pour la vie »

minés par la jalousie et

la haine refoulées.

Ce que ces êtres refugiés au village

phantasment comme l’arme fatale

la sorcellerie

n’est que le vécu projeté sur autrui

de la jalousie et la haine refoulées.

Celles-ci constituent sans doute

les freins psychiques

à la Renaissance de l’homme noir !

La fureur de vivre « sous-tendue » par

les passions de la jalousie et la haine

telles sont les armes occultes usitées

par  les estropiés de la lutte pour la vie

qui ont trouvé refuge dans les villages.

Le vécu de sorcellerie est

l’effet de mort que produit sur l’être

(immature) le bain dans l’irrationnel !

C’est un fait avéré que les hommes noirs  

ont du mal à réintégrer l’homme noir

qui a longtemps séjourné en Occident

et a assimilé la culture occidentale :

ils le tiennent pour étranger

et l’appellent « blanc » pour marquer

la différence radicale qui les sépare

se privant ainsi de l’opportunité de  

s’initier aux valeurs du colonisateur

peut-être parce qu’étant déstructurés

ils ne disposent plus des moyens de

s’enrichir des apports de l’Autre

(dont ils se méfient à juste raison)

en préservant sa différence culturelle .  

Les « sauveurs » qui surgissent et s’évertuent

à développer des pays déstructurés et réduits

à l’état de chaos (par l’ouragan colonial)

ne savent pas ce qu’ils font.

En effet ils ignorent que la structuration

de la famille singulièrement de la mère

(première éducatrice des enfants)

est le préalable incontournable au

développement de la société des hommes.

S’engager dans un projet de développement

sans avoir rempli cette condition préalable

c’est in-contestablement « courir à l’échec » !

Dans les pays où le canon de la colonisation

a tonné et instauré la paix coloniale

il n’existe plus de structure familiale

après la décolonisation

mais un agrégat d’êtres

(taraudés par l’angoisse de mort) et

engagés dans des conflits permanents

dont la finalité est de promouvoir

un ordre hiérarchique parmi les ex-colonisés

ordre hiérarchique où le plus féroce est Chef.

C’est un nouveau « Père civilisateur »

qu’il faut pour la reconstruction des sociétés

négro-africaines retournées à l’état de chaos.

La révolution accoucheuse de l’humain s’origine

dans la mise en place de la relation de personne 

qui postule la révolte contre le père tout-puissant

qui réifie l’être humain et

la promotion de l’autorité de la loi garante  

l’imprescriptibilité de son essence.

Cette démocratie dont les hommes rêvent

ne verra pas le jour si chaque homme réifié

ne règle pas ses comptes

avec le père tout-puissant

substitut mâle de la Grande Mère des origines.

Comme l’homme primitif non structuré

le père tout-puissant d’aujourd’hui

ne fait pas la différence entre ses frères

ses enfants et ses moutons

qu’il considère comme ses possessions.

L’apparition de l’être humain postule 

la révolte contre le père tout-puissant 

et la médiatisation des contacts

par la loi.

Le projet humain

s’initie au sein de la famille primitive !

L’homme noir qui a fait dans son exil occidental

l’expérience de l’altérité et du racisme

et qui décide de retourner dans milieu d’origine

afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer

au développement de son pays

est condamné à périr

sous les coups de ses « frères de race » jaloux.  

Les exemples de Panda et de Amos sont là pour

convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné

est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .

L’homme potentiel ne devient réel que par

la structuration symbolique de ses pulsions

structuration au terme de laquelle il accède

au statut d’ « être de parole ».

L’activité plastique créatrice

de formes préverbales

est la voie qui conduit le « créateur » qui

les intériorise par l’activité verbalisante

au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.

Nous vivons à une époque où tout se passe

comme si les pulsions érotiques étaient

neutralisées par les pulsions sadiques

et comme si le monde entier était

régenté par celles-ci.

D’où l’impression de mort 

et de désespoir qui

enveloppe le monde entier.

Mon Dieu quelle nouvelle technique

(qui initie à la « maitrise symbolique »

des pulsions sadiques)

sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?

Ce que le philosophe Henri Bergson désignait

sous les termes de « double-frénésie »

(pour parler de l’alternance in-éluctable entre

l’état de guerre et l’état de paix)

est sans doute la perception philosophique de

la pathologie obsessionnelle des occidentaux

qui s’efforcent en vain de neutraliser

les pulsions persécutrices de leurs génitrix 

en les déplaçant

(sur d’autres hommes substituts de celles-ci).

Il est incontestable que les guerres « toujours

recommencées » ont leur fondement dans

tentatives  d’auto-libération   des êtres-phallus

Tuer la mère toute-puissante (persécutrice)

est l’obsession de l’enfant-phallus.

Cet impossible désir de mettre

la mère persécutrice hors d’état de nuire

ne trouve satisfaction qu’à être déplacée

sous le substitut de pulsions de meurtre

dans le champ de la métaphore pour être

mis en formes symboliques par l’activité

artistique qui ne crée qu’après avoir détruit.

Le Langage est le résultat de la mise à mort

et de la transmutation symbolique de la mère.

L’ « enfant-phallus » de la mère toute-puissante

dont le comportement obsessionnel

est le produit de l’oscillation

entre l’angoisse de fusion et

l’angoisse de séparation

(qui ne connait de rémission

que dans le renoncement à la lutte

du mort-vivant)

ne survit que dans l’état d’agonie permanente

où la mère apparait comme la « persécutrice ».

Ce sont ceux qui n’ont pas obtenu

par la voie de l’initiation

leur droit d’insertion à la société

qui ignorent que la Loi

est son fondement incontournable.

Et s’il fallait après la revisitation

de l’Histoire

trouver un argument décisif pour

prouver la primauté de la Culture

négro-africaine

les contempteurs du Noir

le trouveraient dans cet argument.

Les hommes se comportent comme des animaux

parce  qu’ils ne sont pas initiés à la Loi qui

interdit formellement ce qui est injuste.

La  paix objet de désir universel

et la cohésion sociale postulent l’initiation

à la Loi que

les grands prophètes ont captée et « sécularisée ».

Les hommes vivent les affres de l’existence

comme des punitions des dieux

pour avoir l’audace d’être-là et

c’est pour détourner le châtiment suprême

qu’ils sacrifient leurs semblables (en dépit

de la loi de substitution prescrite par Dieu

à Abraham pour préserver la vie d’Issac).

Le monde est un lieu sinistre où l’homme

sacrifie l’homme pour complaire aux dieux.

Les autorités qui assistent indifférents au

phénomène d’occupation anarchique

des terres en friches par les allogènes ou

à la vente illicite des terres familiales par

des individus irresponsables

sont des autorités qui sèment le désordre

soit par incompétence ou par idéologie !

C’est un tort de croire qu’il suffit de s’emparer

d’une terre en friches et de la légaliser

pour devenir son propriétaire légitime

car les conflits fonciers naissent de

ce subterfuge dont

les autorités sociales sont complices.

La réconciliation postule également

la réparation du viol de la propriété foncière.

Ce qui s’impose sans le sous-tien du Verbe

relève du désir et triomphe par la force qui

évoque les temps barbares.

Seule la médiation du Verbe est garante de

vérité et de justice : révélatrices de

la société fondée sur le droit des personnes.

Affrontée aux forces sadiques de la Nature

primitive

la mère des origines (réduite en déchet)

se défendit sans doute de la dérision de

sa présence au sein de la Nature-mère

toute-puissante

en se positionnant com

Une assemblée générale de la grande famille

est nécessaire pour identifier

les terres et les propriétaires

car dans la tradition

la propriété foncière individuelle existait.

Tout partage ou toute appropriation hors

d’une assemblée générale est illégitime et

grosse de conflits pour la cohésion familiale

voire villageoise.

L’Etat et les despotes familiaux

doivent savoir qu’ils ont des responsabilités.

Pour-quoi l’homme « tout-puissant » est-il

contraint de se cramponner à celui qu’il

appelle « faible » et qu’il méprise ?

N’est-ce pas pour donner l’illusion

de « surabondance de vie »

en masquant sa dépendance foncière ?

Ce monde est

un monde de faux-semblant ou mascarade !

Les savoirs des hommes dont ils se prévalent

pour inférioriser  leurs semblables et

prétendre à la domination de leurs personnes

ne sont la plupart du temps que les résultats

des réactions compensatoires à leur « vécu »

de dés-être mortifiant.

La société des hommes non structurés  

est d’abord un espace de lutte idéologique

avant d’être une aire d’affrontement armée

pour la réification de l’homme par l’homme.

Il est temps de parler des problèmes de société

et de relation entre les hommes en se référant

à l’Humanité « une et in-divisible »

et non en les évoquant par le prisme

des « catégories raciales »

empreintes de préjugés : 

nous savons aujourd’hui

que l’homme est l’homme

et la domination la domination qui

le réifie et l’instrumentalise sans état d’âme !

L’espoir se trouve du côté du démuni qui

cherche à compenser son manque 

par le savoir et la compréhension.

C’est faire acte de sorcellerie

que de s’acharner à inculquer

la croyance aliénante

selon laquelle les fauteurs de

la désespérance des hommes

sont ceux qui sauveront leurs victimes !

Ce sont les êtres dé-structurés ayant perdu

leur dernière « défense » : l’illusion d’être

protégés par la Providence

qui s’autorisent tout pour survivre

et parviennent à dominer sans état d’âme

leurs semblables.

C’est pourquoi l’espoir de changement

n’est pas à attendre de ceux

qui tirent le profit maximum du système.

Le devoir de l’homme noir porteur

de Verbe

qui survit sous la domination

de son frère de race

est de maitriser l’état de désespoir

et de déréliction qui l’oppressent

pour affronter (et éradiquer)

sur le mode symbolique

la domination de l’homme

qui « instrumentalise » l’homme

il n’y a pas d’alternative logique !

Il n’existe pas de différence qualitative

entre les dominations :

dominer un homme c’est toujours

le réifier pour l’instrumentaliser.

C’est pourquoi il est insensé

de penser que la domination

de l’homme noir par l’homme blanc

est plus détestable que la domination

de l’homme noir par l’homme noir.

La domination

de l’homme par l’homme

c’est un « crime contre l’Humanité ».

Les êtres non structurés ont recours

au mensonge pour justifier

les actes de violence

ou de ruse

par lesquels ils s’emparent

de ce qui appartient à leurs frères.

Il en résulte que le discours

de ces êtres en mal de jouissance

relève d’un délire révélateur de

la fragilité de leur organisation

et de leur désir tout-puissant

de persévérer dans leur « être-là ».

La Loi de la Nature veut que l’animal occupe

une partie de celle-ci dont

il tire sa subsistance et

qu’il défend mordicus

contre l’envahissement

de ses congénères.

Au contraire de l’animal

l’homme ne fait pas qu’occuper une partie

de la Nature et

se l’approprier en y répandant ses déjections :

son activité laborieuse est à l’origine

la propriété de l’être social.

Comme l’animal qui défend son territoire

jusqu’à la mort

l’homme doit défendre sa propriété au risque

de perdre ses moyens d’existence et sa liberté.

C’est le vaincu à la guerre qui devient sorcier

en se retournant contre les siens qu’il sacrifie !   

On parle d’un homme qui avait l’habitude

d’emprunter l’argent pour satisfaire

les démunis qui venaient de

toute l’Afrique pour solliciter son aide.

Ô combien je comprends ce monsieur !

devant tant de misère

et tant de sollicitations on a envie de

sacrifier sa vie pour que les morts-vivants

recouvrent la plénitude de leur vie anémiée !

L’état de détresse prédispose l’être

non-structuré

à halluciner son frère démuni

comme un être fortuné sur qui

il s’acharne pour exiger de lui

ce qu’il n’a pas : l’argent

le mobile des « crimes gratuits ». 

Les produits du grattage ne sont pas des saletés

à ramasser et à jeter et à mettre à la poubelle.

ce sont les produits de la castration symbolique

(les substituts du prépuce ou du clitoris)

à réunir pour être enterrés dans les environs de

l’atelier de psychart-thérapie.

Procéder ainsi c’est signifier

la castration symbolique du patient et favoriser

son entrée dans le système symbolique où il est

condamné à poursuivre son initiation par

la recherche sans fin assignable de son prépuce

ou de son clitoris arrachés

inexorablement à sa « complétude » imaginaire.

La psychart-thérapie est une initiation où

le patient-impétrant est invité à projeter

ses pulsions orales-sadiques

(médiatisées par les matières picturales)

sur un support qui devient de ce fait

la métaphore de l’être primitif bisexuel

Soumettre ensuite ce support « souillé »

de substituts de déjections

à des activités de grattage de frottage

de déchirage autrement-dit : (infliger

des blessures au support barbouillé)

c’est opérer la castration symbolique 

du patient dont la métaphore

du corps indéterminé est le support

maculé des substituts de ses matières.

La psychart-thérapie est donc le mode

contemporain de l’initiation primitive

où les produits du grattage

représentent le prépuce ou le clitoris

et le « beau-reste » préservé constitue

la représentation symbolique

du corps déterminé grâce auquel 

le patient-impétrant fait son entrée dans

le système symbolique « humanogène ».   

C’est pour se « défendre » des dangers

inhérents à l’attitude d’empathie

à savoir le transfert inconscient

de  pathologie

que les thérapies classiques

préconisent la relation distanciée

où le thérapeute  et le patient sont

séparés par le mur de l’objectivité 

qui réifie le patient et fait obstacle

à son entrée dans

le champ symbolique : humanogène.

Le patient immature qui ne parvient pas

à résoudre son problème

par la technique de symbolisation

de ses pulsions pathogènes

a recours à la projection de

celles-ci

dans la personne du thérapeute

à la manière de l’enfant qui

se débarrasse de ses déjections

sur la personne bienveillante.

On est fondé à parler de transfert

inconscient de pathologie

dans les prises en charge où

le thérapeute fait appel à l’empathie.

La « production » de l’être social

(par la voie de l’initiation)

est une entreprise difficultueuse

qui culmine à des ratés.

L’impétrant

qui préserve des beaux-restes 

est le type d’homme existant  

parmi les monstres dévorants.

Les êtres humains ont en commun la haine

qui oppose et divise

pas l’amour : principe d’unité phagocyté

par la haine.

Il en résulte que celui qui parle d’amour

sans fournir les preuves qu’il a opéré

la maitrise symbolique de

ses pulsions de haine par

la préservation d’un « beau-reste »

est un dangereux mystificateur dont

il convient de s’éloigner sans état d’âme.

C’est le fait de faire son entrée dans

la relation symbolique

mise en place par le thérapeute et

d’être traité comme une personne

qui produit l’effet de guérison

dans le patient intégré.

Le thérapeute qui désire

guérir l’être désocialisé

doit renoncer aux pulsions de

plus-de-jouir et profit maximum.

La  préservation des « beaux-restes » postule

la maitrise des pulsions orales-anales et

la représentation interne du sein (imago).

Le beau-reste est le produit de

la projection et de la matérialisation de

l’imago du sein  sur le support artistique

processus qui exige un porteur de Verbe.

Le créateur du système de Langage dont

les beaux-restes sont les constituants

s’avèrent le principe d’humanisation

de l’enfant-personne de la mère structurée.

Dans ce « circuit oral-anal » régit

par les pulsions de dévoration

l’existant (l’initié) se présente

sous l’apparence du survivant

qui se distingue par

le « beau-reste » qu’il a préservé.

Le beau-reste :

substitut de la « peau de léopard ».

Le Langage initié par l’activité plastique

créatrice de formes préverbales qui

s’avèrent ses constituants

est la voie qui mène dans la  société

structurée par le système symbolique.

C’est dire que l’être porteur de Verbe

est le messager de celui-ci dont

la mission est de promouvoir la société.

Dans cette « société sans initiation »

nous survivons contre la volonté

des êtres déstructurés

(tout-puissants)

qui nous entourent et qui veulent

que nous soyons leur instrument.

Tout homme est ici en lien avec

des êtres tout-puissants

qui s’acharnent à le « chosifier ».

Le survivant conscient de soi

créateur de « beau-reste » est

le statut digne que peut atteindre

le porteur de Verbe égaré parmi

les êtres dévorants qui l’entourent.  

La fonction de père porteur de Verbe

est d’affronter le lien qui « attache »

l’enfant à la mère toute-puissante

de le briser et de le structurer  

afin de favoriser la naissance

de l’ enfant-fétiche à l’Humanité.

La non médiation d’un tiers dans

l’unité-duelle mère-enfant

est fatale à celui-ci et le condamne

au statut infâme d’ « être-fétiche ».

L’œuvre d’art est la forme symbolique de soi

résultat de l’effort produit pour émerger

du chaos informe et se poser à la surface.

L’œuvre d’art est un miroir symbolique

grâce auquel le créateur s’appréhende et

prend conscience de soi.

La création princeps de l’être humain

c’est l’ « imago » de la mère symbolique.

Ce n’est pas de propos délibéré et conscient

de ses responsabilités

que le « mélangeur » sème le désordre

et la confusion dans les esprits :

il est lui-même mélangé et dés-humanisé.

C’est un irresponsable (un fou) qui sème

le désordre et la confusion dans les esprits

parce qu’il n’est pas structuré

par l’imago d’un « père porteur de Verbe » !

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas

« en excès »

qu’on ne doit pas venir en aide

à ceux qui sont dans le besoin.

On donne dans un élan

d’identification fraternelle 

(par compassion).

Donner ce n’est pas humilier

mais se « castrer » soi-même

afin que l’Humanité advienne.

Dans les « sociétés sans initiation »

les hommes taraudés par

l’angoisse de mort permanente

s’entre-dévorent en espérant

par l’illusion de toute-puissance

échapper à la condition humaine.

Les hommes sont alors objet de

la culpabilité d’être cannibales et

de ne pas réaliser leurs potentialités.

La Loi commande que chaque homme vive

des produits de son activité 

ce qui postule

la maitrise symbolique de

ses pulsions de jouissance.

Tout se passe comme si le « produit » était

l’essence du producteur mise en forme :

il n’existe pas pas d’objet de jouissance élu.

Les hommes qui croient qu’ils peuvent s’autoriser

tout pourvu que les gendarmes

ne les prennent pas en « flagrant délit »

sont des primitifs anachroniques car ils n’ont pas

conscience de l’omniprésence et l’omnipotence

de la Loi qui règne sur le monde.

Ces êtres tout-puissants d’ignorer la Loi

sont à la vérité

des « fous en liberté » dans une société malade.  

Les hommes sont ainsi constitués que personne

ne pardonne même à son prochain d’être

porteur de phallus.

La Loi de l’existence est

le « conflit oedipien » : passion absurde 

qui est résolue grâce à la médiation

de la psychart-thérapie qui favorise

l’émergence de la capacité

d’appréhender la Loi et de se soumettre

sans être bloqué par l’envie du « porteur ».

Non initiés

les humains sont condamnés au conflit oedipien.

L’objet de désir frustrant qui suscite la haine est

le substitut du sein « mauvaise » de la mère :

la frustration orale précoce qui laisse des

empreintes indélébiles dans le psychisme

à la l’origine

de la fureur meurtrière de la haine

lorsque l’attente de satisfaction est déçue.

L’évacuation sur un « support artistique »

des pulsions orales-sadiques  

et l’activité artistique créatrice de

formes préverbales chainons constituants

du Langage structurant

ont le pouvoir salutaire

d’éradiquer la haine et ses effets destructeurs.

La cause de la haine est in-consciente et

s’origine dans les frustrations

orales-sadiques précoces

avec une mère toute-puissante.

L’enfant frustré oral précoce

« vomit » la mère frustrante

et désire la détruire pour

éteindre le foyer des pulsions

qui le consument.

Pour éradiquer la haine il faut

symboliser les pulsions orales sadiques.

Faut-il laisser les hommes à leur « croyance mythique »

selon lequel  il suffit de dire : « pardon » pour que

les crimes les plus odieux soient effacés comme

s’ils n’avaient jamais existé

 (nul n’ignore pourtant qu’il n’en est rien et que 

les empreintes du crime demeurent indélébiles

dans le cœur de la victime et du bourreau que

nous avons tous été un jour).

Sachant que nous aspirons tous à être délivrés

de l’aiguillon de haine qui empoisonne nos vies

nous souhaitons la découverte de la technique de

guérison de la haine et de la compulsion à la revanche. 

Il est nécessaire de se pardonner après la guerre

pour préserver la survie de la société menacée

par la haine et les règlements de compte.

Mais il ne faut pas pour autant occulter

le préalable d’importance capitale à savoir :

quel destin réserver aux pulsions de revanche

qui n’attendent que l’occasion favorable pour

re-surgir et revendiquer justice ?

Il est incontestable que la paix réelle postule

que ce préalable soit pris en compte

et satisfait

si possible avec l’apport de la psychart-thérapie.

C’est à identifier une figure humaine

dans le chaos où il est immergé

que le producteur du chaos émerge

et se pose sur la scène du monde.

La surface du carton blessé est

un lieu sacré où le Langages

s ’articule autour du visage humain.

La conduite conforme à la Loi postule

l’activité destructrice préalable pour

évacuer le « contingent » qui masque

la « lisibilité » de la Loi.

Telle la fonction assignée à la phase

propédeutique de la psychart-thérapie

qui crée les conditions nécessaires

de la conduite respectueuse de la Loi.

Si le respect de la Loi a le pouvoir

de structurer l’ « être de pulsions »

et de lui procurer la paix

c’est que la Loi est le fondement

de l’homme.

Ne suffit-il pas à l’homme de

de savoir  par la pratique que

la Loi est le fondement   

et que les spéculations

même si elles sont nécessaires

ne constituent pas  l’Essentiel ?  

La fonction de la mère symbolique est

de gratifier du « sentiment d’être »

l’enfant

et celle du père de pointer l’idéal

et d’exiger le « dépassement de soi »

sans lesquels il n’y a pas d’existence.

C’est ainsi que la mère symbolique

et le père porteur de Verbe

favorisent l’entrée humanisante de

l’enfant dans le système symbolique

qui structure la société des hommes !

Si le monde est « inconnaissable » à ceux

qui cherchent à percer son mystère :

les philosophes

du moins tout homme a-t-il

à sa portée la Loi qui prescrit 

de faire le Bien à savoir : éviter

de commettre le profit maximum

et le plus-de-jouir.

L’homme respectueux de la Loi

est convaincu qu’il fonde son existence.

Le sentiment d’insécurité est l’état d’angoisse de mort

permanent

de l’être non structuré par le système symbolique

(produit de l’activité créatrice du Verbe-Oiseau

en état de capture dans le système des pulsions

qu’il utilise pour construire son « Nid »).

L’homme structuré est donc l’habitacle sacré

du Verbe à qui il doit son sentiment de sécurité.

Au contraire l’être non structuré pénétré par

le vécu de son inconsistance et de sa précarité

vit en permanence dans l’atmosphère délétère

du sentiment d’insécurité :signal que

la  mort le guette et que son être-là est « en sursis ». 

La résistance passive de l’être « pétrifié » est le camouflage

que revêtent les êtres non structurés (êtres-déchet)

réduits dans leurs derniers retranchements

pour se « défendre » de l’agression. des puissants du jour.

Lorsque la pierre (camouflage) cède à la toute-puissance

cela génère le phénomène du délire

par lequel l’être  « morcelé » tente de se reconstruire.

La pétrification est le résultat du déni de la position

anale-passive

du petit autre ex-posé à la toute-puissance du grand Autre.

Aujourd’hui les hommes ne reconnaissent plus que

les contrats écrits et signés devant notaire

considérant comme « nuls et de nul effet »

les contrats informels que sont

les liens de naissance les liens affectifs

les liens que créent les services rendus

et les engagements verbaux.

Mais il est certain que ce n’est pas parce

qu’on les ignore que les contrats tacites

 n’existent pas : les charges d’obligation

qu’ils tirent de la « Loi non écrite »

continuent à produire leurs effets

(à l’insu) des personnes ingrates.

N’est-ce pas la raison assignable

à la mauvaise conscience

qui pourrit   les rapports des hommes en société ?

L’enfant qui voit le jour avec un « poids faible »

dans une famille en détresse de surcroit

est un être non favorisé par le destin

qui vit sous la pression permanente

de l’angoisse de mort qu’il s’efforce

d’exorciser par une demande de sein

et de soins primaires constants.

Ceux-ci vont culminer inéluctablement

à l’appropriation imaginaire du sein dont

la finalité est d’assurer la protection absolue

de l’enfant contre les frustrations inévitables.

Ainsi vient au monde l’enfant doté d’un sein

imaginaire dont il se délecte à volonté :

origine de sa déconnection de la réalité.

Mais le sein imaginaire ne nourrit pas et

pour assurer sa survie l’enfant dévorant

est contraint de fréquentes incursions

dans la réalité où il s’empare

par des « passages à l’acte » 

de sein d’autrui identifié à sa mère 

au risque de s’exposer à la rigueur de la Loi.   

Tel est l’enfer de l’enfant frustré oral précoce.

Le besoin de détente coextensif à l’être « fini »

en l’obligeant à « baisser sa garde »

le livre à la castration inéluctable

de ses semblables qui l’entourent.

Par définition l’existant est

un être exposé à la castration de

ses semblables qui n’ont de cesse

de lui rappeler la singularité de sa personne .

La solitude révèle à l’être non-structuré sa « finitude »

et le contraint à se réfugier auprès de son semblable

pour exorciser l’angoisse de mort qu’elle lui inflige.

L’être structuré au contraire se mobilise

dans la solitude

et comme Job lance le Cri d’appel au Père ab-sent

pour qu’il le sous-tienne et

l’aide à se re-lier à la société des hommes solidaires.

L’œuvre d’art est le lien-fondateur de la vie sociale.

L’être « sous-tendu » par des pulsions de mort

n’éprouve pas le besoin de créer

mais de détruire :

la création postule le déblayage

des pulsions de mort pour tracer

l’ornière symbolique qui

conduit au système symbolique.

La destruction est le préalable à la création

Confier un conflit irréductible à Dieu

c’est déposer plainte contre celui

qui vous a causé un tort

(qu’il refuse de réparer)

et le livrer à sa justice maintenant.

En général les hommes craignent

plus le recours à Dieu

que la justice des hommes

(qu’ils peuvent corrompre)

ou l’affrontement

à tort appelé « jugement de Dieu » !

La fonction du savoir qui

est de révéler le monde

postule la structuration

des pulsions

(créatrice de langage)

par le porteur de Verbe.

C’est grâce au savoir

que le sujet-parlant

se situe dans le monde

et existe : responsable !

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que

la sage résolution de

de le confier à Dieu

comme le recommande

la « tradition kémite » :

la seule voie de

se libérer de la tension

que le conflit génère et

de renouer avec la vie.

La Loi veut que Dieu

soit le « Juge suprême »

des conflits sans issue entre hommes.

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que le fauteur refuse

d’assumer et de réparer que

de le confier à Dieu comme

le conseille la tradition négro-africaine.

C’est la seule manière de se libérer de

la tension et de renouer

dans la sérénité avec la vie quotidienne.      

En partant à la retraite dans un coin du monde

inconnu des hommes

Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de

comprendre sa création et se l’approprier.

Aussi malgré les efforts que déploie pour

percer  le voile de mystère qui enveloppe

le monde où il est « abandonné »

à l’instar d’Œdipe dans la Forêt

l’initié demeure t-il frustré et comme

dans un état de contingence radicale.

C’est la conscience de

ne nuire à personne et

d’être secourable à ses semblables

qui favorise la sérénité de l’homme

dans les pires épreuves de l’existence.

Vecteurs de la jouissance stérile

les pulsions orales-anales sont

inaptes à la création

de la société et de la culture :

l’aptitude à la création

postule la « castration » qui

en est la condition nécessaire.

C’est dire que la créativité est

la qualité distinctive de l’initié.

« Fixé » au stade oral de développement

l’homme hallucine son semblable

comme un sein idéal à dévorer.

Les rapports entre les hommes

sont des rapports cannibaliques

métaphorisés

par l’activité productrice.

La Culture à l’origine de

la production sociale

est le legs de la « société d’initiation ».  

L’argent est le « pouvoir d’achat »

et de jouissance orale-anale que

les hommes ont pris pour

la « fin en soi ».

L’objectif du Capital n’est pas

le développement intégral

de l’Humanité

mais la jouissance des instincts.

Les hommes même les puissants se comportent

comme s’ils avaient été soumis à d’intolérables

frustrations orales précoces qu’ils cherchent

à surcompenser par la  jouissance de détruire

le sein frustrateur dont la métaphore

est l’Humanité.

La vie de l’Humanité est la « curée »

où chacun identifie ses semblables

au « Sein  idéal » qu’il s’acharne à dévorer

tout en pérorant sur la fraternité universelle.

Il est stupéfiant de savoir à quel point la relation au sein

est d’importance capitale pour l’enfant d’Homme

et conditionne l’avenir de l’Humanité.

Les privations orales « diabolisent »

et le condamnent à des comportements asociaux

dans la recherche furieuse de la jouissance orale

qu’il hallucine dans ses relations dévorantes.

L’Humanité ?

C’est un immense Sein idéal pour l’être « fixé oral ».

Les hommes qui n’ont pas la maitrise symbolique

de leurs pulsions

sont naturellement portés à humilier les autres

voire à exercer la cruauté mentale sur ceux-ci

pour se venger des privations orales

que leurs mères leur ont fait subir.

L’état calamiteux du monde est tributaire de

la fureur vengeresse in-consciente des hommes.

L’objet emblématique de la Grande Mère étant

le « bloc de  qui interdit » l’affrontement

et exige la soumission totale du galet au pied

du bloc de pierre

afin de s’épargner les (vaines) meurtrissures

la voie de sortie de l’impasse qui s’offre est

de trouver le substitut de la pierre : l’argile

qui se plie à la manipulation

et à la mise en formes symboliques.

L’imago de la Grande Mère des origines imprimée

la psychè des hommes primitifs

dans est transmise à postérité sur le mode

phylogénétique

et poursuit sans relâche son œuvre

de domination et « zombification »

des êtres humains.

C’est (incontestablement) pourquoi

toutes les tentatives de révolution

échouent inexorablement à ignorer

la toute-puissance de la Grande Mère (refoulée).

La première forme de Paix que les hommes ont

connue avant la promotion de l’initiation

(dont les formes de Paix dans l’Histoire

sont les métaphores)

fut la Paix entre la mère toute puissante

et l’enfant-phallus contraint à renoncer

à sa différence en herbe

pour survivre (comme un « zombie »)

aux pulsions de domination  absolue

de sa génitrice.

Il en résulte que la lutte authentique

de libération est celle qui est menée

au plan psychologique

contre la mère possessive et ses métaphores.

La différence entre nos figures identificatoires

et nos squatters

c’est que les premiers soutiennent

notre volonté de développement

et d’épanouissement

tandis que les deuxièmes

nous dévorent et

contrarient notre marche en avant.

La lutte de libération de notre être

postule l’évacuation des squatters

dont le colon est la partie du système connue !

Les hommes non structurés ne se sentent

importants qu’en ayant des esclaves

à leur service.

C’est pourquoi ils consacrent  

leur temps à la chasse à l’esclave

dont une modalité insoupçonnée  

est le « squatt » où

le maitre s’avère l’esclave de l’esclave.

L’être non structuré n’existe pas

c’est un esprit errant en quête

d’une personne structurée

à squatter et à dominer.

Dans la vie quotidienne

l’être qui se prévaut

d’être libre et autonome

est l’esclave de squatters

qui s’acharnent à l’exploiter.

Le maitre tout-puissant dont « la vie animale »

est conditionnée par l’exploitation

du travail de ses semblables

n’existe pas véritablement

car selon la Loi

l’existence est auto-productrice.

Le maitre tout-puissant est

le substitut de l’enfant-fétiche de

la mère-servante : « génitrix » des esclaves.

L’esclave c’est l’« homme-fétiche » créé par

des êtres immatures

fixés au « Royaume d’enfance » où

la mère-servante était toute entière

à leur service et leur procurait tout

ce qu’il désirait :

l’esclave est le substitut de la mère-servante.

Lorsque Dieu vivait encore parmi les hommes ceux-ci

abdiquaient leur autonomie et harcelaient Dieu pour

qu’Il fasse tout à leur place.

Le premier esclave de l’Humanité fut Dieu 

et c’est lorsque Dieu se retira dans un coin

du monde inconnu des hommes  

pour favoriser leur autonomisation que par peur

d’assumer leur existence les hommes

se tournèrent vers d’autres hommes pour qu’ils

servent de substitut à Dieu c’est à dire d’esclaves.

Le problème prioritaire que les hommes actuels

devraient résoudre pour accéder à l’autonomie

(garante de la fraternité dans la société)

est la résolution de la question du Trou laissé par

le départ de Dieu à la retraite dans un lieu inconnu.

Telle fut la préoccupation des Pères-fondateurs qui

firent de l’initiation la propédeutique à la vie sociale.

Le sentiment d’être précède la conscience

de l’ « avoir » pour l’homme en société :

c’est sur le fondement solide

du sentiment d’être

que l’être qui aspire

à une vie sociale épanouie

prend ses appuis pour déployer

l’activité économique.

C’est pourquoi la « castration »

et la structuration symboliques

(l’initiation)

constituent la priorité pour l’être social.

Tout se passe comme si par leur attitude de

démission

les pères négro-africains abandonnaient

leurs enfants à la capture

des esclavagistes qui parcourent le monde

avec l’aide des auxiliaires négro-africains.

Le vécu dominant du négro-africain c’est

le vécu de castration et l’angoisse

de vivre à perpétuité aliéné à l’Humanité !

La gratitude est un acte de reconnaissance qui é-mer-ge

du cœur de l’être structuré envers son bienfaiteur.

Il faut être autonomisé pour assumer le statut

d’obligé et la « dette de reconnaissance »

qui en résulte : c’est à ce prix que celui

qui reçoit égale celui qui donne.

Au contraire l’être non structuré

qui se confond avec son bienfaiteur

est inapte à la reconnaissance dont le lieu

est l’Ouverture du « donner et recevoir ».

Comme l’infans inconscient de l’altérité

consomme le sein de la mère

il dispose de ce qui lui est donné

en le considérant comme le sien

dans sa logique selon laquelle l’ « Autre c’est Moi ».

Notre société déstructurée est une société où

les hommes ignorants de la relation de solidarité

ne connaissent que le rapport de

dévoration et de fuite de peur d’être dévorés à leur tour.

Les affres de la souffrance ce sont

les dards de la mort qui

arrachent l’homme au monde

et le situent dans l’ Ouverture 

de la transcendance

dans l’attitude

de l’être « fini ».

La souffrance est le résultat

de la privation infligée par

le père porteur de Verbe

(créateur de l’être humain)

dont le déni aliène

au monde imaginaire des dieux.

Nul ne peut accéder à l’existence (réelle)

sans payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société

par la castration symboligène qui

crée les conditions nécessaires

à l’é-mer-gence

du système symbolique et

de la structuration de l’être initié.

« Les petits malins » qui refusent

de payer leur Dette symbolique

au Père fondateur

sont condamnés

(sans doute) au simulacre d’existence.

Les parents non structurés privés

du « sentiment d’être »

font des enfants pour

exorciser l’angoisse de mort 

qui sans cesse les persécute.

C’est pourquoi ils squattent

leurs propres enfants

afin qu’ils les comblent

comme le phallus dont

la privation les torture.

L’enfant squatté

par la mère le père la fratrie

voire la « famille élargie »

n’accède à  l’existence que  

par le meurtre symbolique

de ces squatters qui le minent !

Personne ne peut squatter un autre

sans le consentement inconscient

de celui-ci :

c’est à revêtir le masque

de notre objet de désir

que le squatter s’infiltre

au cœur de notre « moi » dont

il se veut le maitre tout-puissant.

L’existence authentique postule

une lutte in-cessante

contre la volonté des squatters

à nous bouter hors de notre moi.

Lorsqu’un être non structuré se trouve

dans un état de détresse matérielle

il n’a pas d’autre recours

que de squatter un être mieux loti

pour le nourrir par incubation

comme une « mère porteuse ».

Pour jouir de l’existence désaliénée

l’homme squatté est obligé de lutter

désespérément

contre ses squatters qui s’accrochent.

Seul le passage par les « fourches caudines »

de l’initiation

a conféré le cachet « symbolique »

aux paroles qu’on débite.

A priori il n’y a pas de critère

pour distinguer la parole vraie

de son simulacre : le mensonge.

C’est pourquoi

la sagesse conseille de ne jamais

donner toute notre adhésion au discours

des beaux parleurs qui courent le monde

mais toujours de garder quelque réserve

afin de laisser le temps à

l’ « épreuve de réalité » de faire son œuvre.

Ce qui encourage les hommes tout-puissants

à persévérer sans état d’âme dans la cruauté

c’est la réaction des faibles qui se défendent

du désespoir et de la mort inéluctables

en niant l’affrontement et en convertissant

leur réponse appropriée en son contraire :

la réaction masochiste dont

le versant religieux est sans doute la pitié.

Sous l’apparence d’humanité accomplie

la société sans initiation est une jungle

où les hommes s’affrontent et se dévorent.

Il n’y a pas de relation entre les hommes

dans cette société en régression

où toute tentative de relation s’aliène

dans un rapport de forces qui contraint

au statut d’esclave.

C’est pour éviter l’affrontement que

la plupart des hommes se replient sur

eux-mêmes et

se pétrifient comme des pierres levées.

La société est morte et malheur à celui

qui éprouve encore le désir de relations.

Ce n’est pas parce qu’ils ont fait par le « fer et le sang »

la conquête de la terre entière que les impérialistes

ont réalisé l’unité de l’humanité.

Bien au contraire la conséquence de la domination

impérialiste est la division de l’Humanité en races

d’esclaves et de maitres.

A l’opposé il faut savoir apprécier la révolution

du système symbolique qui par la mise en place

du mécanisme de la métaphore a étendu le filet

du système symbolique (familial) aux limites

de l’Humanité toute entière voire du règne vivant

en faisant de l’animal ou de la plante qui a rendu

service un père (totem) interdit de consommation.

Le mécanisme de la métaphore est l’instrument

de lutte symbolique contre les forces de division

pour la consolidation des forces de cohésion et de paix .

Les êtres « possédés » par la fureur de vivre

qui les pousse à dévorer tout sans

préserver de « beaux-restes »

se privent de ce fait du fondement

nécessaire

à l’authentification de l’existence.

C’est justement ce fondement

sans lequel il n’y a pas d’existence    

qu’ils cherchent en vain dans leur errance.

Le renoncement à la jouissance par respect

de la Loi est

le « prix symbolique » à payer pour exister.

Les ennemis masqués qui nous squattent

et que nous aimons comme nous-mêmes

sont la cause de la destructivité qui fait

rage dans notre monde intérieur et

nous empêchent d’être créatifs.

La réappropriation de nous-mêmes

exige la neutralisation et l’évacuation

des êtes destructeurs

qui squattent notre organisme :

par la technique de la psychart-thérapie.

Aucun changement qualitatif ne peut intervenir

sans le désir de changement qui suppose

« déphasage » de la réalité :

c’est par la faille de la nostalgie

que l’être in-satisfait du présent

part à la recherche

de quelque chose de meilleur

sur le sentier symbolique qui

mène au séjour des ancêtres.

La Refondation postule la réminiscence 

de la société oubliée des Pères-glorieux

et la volonté in-ébranlable de favoriser

leur retour de ceux-ci parmi les vivants

grâce à la médiation

de l’activité créatrice d’artistes « possédés ».

La fonction de l’analyse psychologique

est de dé-voiler et d’identifier

les esprits errants qui

squattent notre personnalité

et c’est celle de l’activité artistique de

bouter ces montres dévorants masqués

hors de notre moi et de notre territoire.

A raison les Pères initiés imputaient les pathologies

mentales et physiques voire les calamités sociales

au courroux des ancêtres qui exigent d’être

pris en charge pour re-venir dans le monde

des vivants afin de poursuivre leur fonction

de Guides de la société menacée de « fossilation ».

La Passion pour l’Argent et l’Oubli des ancêtres

sont les causes assignables au déclin de la société.

L’œuvre d’art est l’Esprit des Pères-fondateurs

qui revient dans la société grâce à

l’activité d’artistes « possédés » :

l’œuvre d’art est donc sacrée parce qu’elle est

le résultat de la « matiérisation » d’un ancêtre

revenu dans la société dont il fut

un des fondateurs

pour poursuivre sa fonction de Guide éclairé.

Les artistes possédés sont les bâtisseurs de

pont symbolique entre ce monde et l’Autre

sans lesquels la société se fossilise et meurt.

Le rapport de forces inégalitaire

est la source

des pathologies mentales

car dans la durée il cesse

d’être extérieur et

devient l’organisateur pervers

des « personnalités-duelles ».

Le sorcier est le tout-puissant

le maitre du monde qui règne

sur la vie

sociale et mentale des hommes.

Les Noirs aliénés sont convaincus

que la Culture

négro-africaine a fait « long feu »

et que le folklore est

la « forme-fossile » sous laquelle

elle est tolérée à cette heure

où la supposée cuture occidentale

triomphante

a conquis sans conteste le monde.

A la vérité il n’y a qu’une Culture

dont le pervertissement a

donné naissance à son simulacre

et dont l’extinction sera fatale

à la survie de la Civilisation.

Les Noirs aliénés ne savent pas

que la Culture négro-africaine

constitue la Culture de référence.

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