Published On: dim, Fév 19th, 2017

PEAU NOIRE, MASQUES BLANCS DE FRANTZ FANON

Peau noire, masques blancs est un ouvrage écrit par Frantz Fanon et publié au Seuil en 1952.

L’ouvrage s’ouvre sur une citation d’Aimé Césaire (Discours sur le colonialisme). Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme.

Il s’agit de faire une analyse, d’un point de vue psychologique de ce que le colonialisme a laissé en héritage à l’humanité, et ceci en partant du rapport entre le Noir et le Blanc. C’est tout un jeu de définitions qui se font par différenciation, et pour cela le premier chapitre pose des bases de linguistique. Fanon opère des va-et-vient entre d’une part les expériences qu’il a recueillies dans sa propre existence d’étudiant et de médecin ainsi que dans les témoignages littéraires contemporains (SenghorCésaireMayotte Capécia…), et d’autre part les analyses de philosophes (Sartre, mais aussi Michel LeirisGeorges Mounin,Marie BonaparteAlfred Adler). Sa thèse est que la colonisation a créé une névrose collective dont il faut se débarrasser. Il en décrit toutes les stratifications pour permettre une prise de conscience de la part des Antillais et, secondairement, des Noirs d’Afrique et des Français blancs. Cette courte œuvre aura peu de retentissement en France mais demeure importante dans la littérature anti-colonialiste. Elle est plus marquante pour la véracité du cri d’aliéné, notamment dans le chapitre 6 et dans la conclusion, semblable à la poésie de Léon Gontran Damas, que pour ses analyses linguistiques et psychiatriques qui seront développées avec plus d’ampleur et de méthode dans Le Discours antillais d’Edouard Glissant qui s’inspire de cette œuvre.

Dans ce livre, ce qui intéresse Fanon, c’est de procéder à la « destruction » de la « prise en masse d’un complexus psycho-existentiel », dû au fait de la « mise en présence des races blanche et noire »14 : en clair, il fait œuvre ici, de lecture et d’analyse des mécanismes d’aliénation qui cimentent la relation entre les blancs et les noirs ; de destruction des mythes qui alimentent le rapport colonial (y compris à travers certains travaux scientifiques de l’époque, par exemple lié au complexe d’infériorité qui est considéré même chez les scientifiques les plus progressistes comme essentialisé chez le « noir ») ; de compréhension des mécanismes de reproduction des hiérarchies qui président aux rapports de « races » tels qu’ils éclatent au grand jour à l’époque (et qui ont été enfouis de nos jours sous la pression bien pensante de la bien séance imposée par la doxa anti-raciste moralisatrice, mais qui n’ont pas réellement été éliminés, sous ce vernis).

Le livre, analyse l’impact du colonialisme et ses effets destructeurs : il a marqué fortement la prise de conscience d’alors pour les très nombreux mouvements des droits civiques, anti-coloniaux et des mouvements noirs par exemple états-uniens dans le monde entier.

Fanon met en avant le fait que le colonialisme « blanc » impose une annihilation de l’existence – sa dégradation–, à ses victimes (les « noirs »), dans la mesure où il exige qu’elles se conforment à ses valeurs déformées.

Les colonisés ne sont tout simplement pas vus par le colonialiste comme des être humains à part entière : c’est donc l’image que le colonisé est forcé d’accepter !

Il aborde également dans ce livre des questions qui sont très actuelles et que l’on retrouve dans les débats les plus récents : ceux portant sur la reconnaissance de l’esclavage, ou encore au cœur du débat portant sur la culpabilisation des « blancs » (débat sur les « sanglots de l’homme blanc » expression éponyme d’un ouvrage de Bruckner) ou bien sur la concurrence victimaire, etc.

Dans le livre on perçoit son sentiment profond face à ce qu’il vit et subit en tant que colonisé : malgré le fait que la situation s’impose à lui, il n’a pas choisi celle-ci dans laquelle il se retrouve enfermé et malgré ses aspirations à vivre « autrement » le combat et la lutte s’impose à lui et sont au final l’unique choix possible face à la « faillite de l’homme ». Ainsi, il y affirme avoir : « un seul devoir. Celui de ne pas renier [sa] liberté au travers de [ses] choix ».

Le rapport colonisateur/colonisé : un destin inséparable

Au début du livre « peau noire, masques blancs », il dresse une série de portraits : celui du « Noir » et plus particulièrement de l’Antillais dans son rapport au langage, mais aussi dans son rapport à l’image de la métropole ; de la « femme de couleur » ou de « l’homme de couleur » dans sa relation avec « l’homme blanc » ou la « femme blanche ».

Ils lui permettent ainsi de « balayer » les différents aspects de ces relations : le langage comme outil d’infériorisation (comme outil d’assignation et de hiérarchisation entre le « Blanc », et le « Noir » et les différents « intermédiaires possibles » : tant catégories raciales que socialement construites) ; les complexes d’infériorités qui structurent les attitudes des dominés et qui leur font aspirer à devenir « plus blancs que blancs », etc.

Il dégage des éléments de portrait du « noir » « effrayé, tremblant, humilié devant le seigneur blanc »17, etc., ou du « blanc » qui ne sont toutefois pas sans rappeler le travail d’A. Memmi (qui seront cependant plus systématiques chez ce dernier) et qui structurent l’opposition qu’il établie entre le « blanc » et le « noir » : le « blanc est enfermé dans sa blancheur » et le « noir enfermé dans sa noirceur ».

Le « nègre » c’est donc, à la fois, le « noir » dans les yeux du « blanc », et le « noir » qui cherche son image dans les yeux des « blancs » : et cherche donc à construire une image « blanchisée » de lui-même. Image qui se superpose à celle stéréotypée du « noir » construite par le « blanc ». Cette recherche ne peut conduire le « noir » qu’à cette place intermédiaire : en tentant de « s’élever » vers le « blanc », il ne peut atteindre qu’une place toujours inférieure ; et qui ne le conduira finalement qu’à une caricature de lui-même : c’est là un mécanisme sans fin (touchant au mythe de Sisyphe) qui ne le mène nulle part. C’est tout le processus qui conduit les Antillais à vouloir se rapprocher sans jamais pouvoir l’atteindre la figure du « blanc » en rejetant par la même la figure du « noir ».

Cette faillite de l’homme, entraîne dans sa chute la société colonisée par la destruction que « l’homme blanc » y opère pour imposer sa domination et de « l’homme noir », qui à travers le racisme qui lui retire toute identité propre, tente soit de se conformer et embrasse la main qui l’enchaîne, qui soit – contre les mécanismes qui l’assigne à une place donnée –, tente par tous les moyens se projeter et d’atteindre une « blancheur » jugée salvatrice mais irrémédiablement inaccessible.

Cette destruction porte en germe la destruction de la société colonisatrice même, thème qu’il développera par la suite dans le reste de son œuvre.

En définitive, il dégage ici les premiers éléments de ce qui sera au final une théorie de l’aliénation du colonisé, c’est-là le premier apport fondamental de Fanon : la colonisation ne pouvant fonctionner durablement que par l’intériorisation d’un complexe d’infériorité, d’un désespoir et d’un sentiment d’impuissance. Dès lors la colonisation ne peut fonctionner également que par l’intériorisation par le colonisateur d’un complexe de supériorité, d’un complexe de puissance qui se traduit le plus souvent par un complexe de condescendance marqué, par exemple, par la prégnance de l’importance de l’œuvre civilisatrice.

Dès lors, si on considère l’exemple de la décolonisation algérienne, la fin de la période coloniale effective n’a pu toutefois constituer la fin du rapport colonial en France et en Algérie. En effet la colonisation qui a été, durant 130 ans en Algérie, le ciment d’une relation entre « blancs » et « noirs » (terme à prendre comme désignation archétypale des colonisateurs versus des colonisés).

Comme nous l’avons déjà indiqué, pour le colonisé la production du rapport colonial c’est avant tout la « haine de soi », que Fanon a exprimé dans « peau noire, masques blancs » dans le cas de figure du rapport des antillais à la langue, à leur image et à celle de l’image du noir, à la volonté de ressemblance au blanc, etc. qui pousse au paroxysme ce processus par la place et l’histoire spécifique des Antillais dans le rapport « blancs » – « noirs ». Mais aussi dans les rapports qui s’établissent au sein des couples mixtes, où on assiste à une inversion des rapports de sexe entre l’homme noir et la Femme blanche par exemple.

Révolte du colonisé

Face à l’ordre raciste élaboré et maintenu par la domination coloniale, le colonisé a donc, comme précédemment indiqué, la possibilité de se conformer à l’image que donne de lui le Blanc, ou bien tenter de l’imiter lorsque les conditions objectives le lui permettent.

Ainsi il se conforme et cette conformité est productrice de soi, mais également destructrice de toute identité autonome, elle trouve son paroxysme dans l’attitude de se blanchir, ou bien encore d’apparaître invisible.

Il peut également faire le choix (inconsciemment ou bien avec une certaine prise de conscience : mais il reste malgré tout dans un rapport ou il demeure construit partiellement par la situation) de la violence. Celle-ci pouvant être retournée contre lui-même (dans un mécanisme d’autodestruction) ou bien tournée vers les autres (mais elle revient malgré tout partiellement à une autodestruction). La violence est donc la première forme de réaction et de refus de la place de dominé mais avec l’idée qu’aucune révolte n’est possible, c’est donc un premier niveau de prise de conscience mais sans espoir.

Il peut enfin faire le choix de la révolte conscientisée.  Dès lors il choisi un canal de révolte qui est politique, en affirmant que des solutions sont possibles, et la prise de conscience ne s’attaque pas ainsi non plus aux individus mais au système. Cette prise de conscience est un premier pas qui est essentiel mais qui peut encore être marqué par toutes les réussites, les erreurs ou tous les échecs possibles, mais elle marque le début d’un nouveau processus.

Le colonisé danse la liberté d’être qu’il n’a pas : celle qu’il aurait réellement s’il n’était pas dominé, la liberté de briser ces chaînes. Il joue et il rejoue l’acte symbolique et les conditions de la mort du dominant. Le « noir », à la fois dans la réalité de sa vie, la vie qu’il a vraiment, la vie qui est une mort, danse tout à la fois ces réalités, la faim, la misère, la violence, l’oppression, la frustration –il danse ainsi sa réalité qui est une folie– mais il danse également ses rêves et ses aspirations, sa liberté, ses désirs d’une vie meilleure, etc.

La danse est une réponse au traumatisme de la souffrance vécue par le colonisé. La danse c’est l’opération esthétique qui répond à la névrose, qui s’empare du corps du colonisé : c’est la réaction d’auto-défense, c’est la manifestation même de cette opération. La Danse est donc un espace de survie, parce qu’elle permet de sublimer le refoulement. Heidegger dit que la danse aménage un « séjour à l’être », parce qu’elle permet ainsi d’en prendre soin. Avec la danse le Noir peut habiter le monde, et l’habiter en tant qu’homme libre en dansant.

Finalement l’expression du corps, celle de la danse est une dialectique de la matérialisation, elle permet de refuser la disparition totale de l’être, la fin du colonisé, sa soumission, son aliénation et sa confirmation totale à l’ordre colonial.

Dès lors et pour finir sur ce point, de ces différentes attitudes et niveaux de réactions du colonisé face à son vécu, il s’agit de comprendre l’importance dans toute lutte anti-coloniale et dans la lutte contre le continuum colonial post-colonial des différents degrés de prises de conscience et de révolte possibles qui ne suffit pas toutefois à épuiser la question : d’où découle également l’importance  irréductible des savoirs mêmes des personnes assignées à leur origine coloniale (les « personnes issues de l’immigration coloniale », selon l’expression d’Abdelmalek Sayad), qui nécessite des espaces de conscientisation. Dès lors une vision marxiste restrictive et une analyse en terme orthodoxe de lutte des classes ne suffit pas et il faut mobiliser la proximité de différentes formes de dominations (de classes, de genre et coloniale) irréductibles les unes aux autres et donc également l’importance de distinguer des opprimés parmi les opprimés, etc.

Fanon dénonce, également par avance, et c’est son cinquième apport fondamental, le désastre qui consistera dans les nations post-coloniales africaines à se contenter de remplacer les maîtres blancs bourgeois par des bourgeois noirs et africains, l’oppression capitaliste demeurant alors .

De la malédiction de l’indépendance, il avancera ainsi vers une conception où finalement, les masses ne peuvent parvenir seules à rationaliser leur praxis : l’exemple des masses congolaises lui donnant ainsi des éléments pour affirmer que dans ce processus elles n’ont rien pu contre la complicité de l’ex-colonisateur et de certaines élites. 

Fanon c’est finalement l’éveilleur de la conscience des colonisés, celui qui révèle à tous l’étendue de la construction en système de la colonisation : celui qui montre le chemin (dans tout les sens du terme), mais qui l’emprunte avec eux…

Résumé

Introduction

Le sentiment de supériorité du Blanc sur le Noir (et son revers, celui d’infériorité du Noir) est toujours un fait dans les sociétés occidentales (en particulier dans les Antilles). Nous en étudierons les conséquences d’un point de vue psychologique: quelles sont les réactions du Noir face à une situation née du colonialisme? « Ce que nous voulons, c’est aider le Noir à se libérer de l’arsenal complexuel qui a germé au sein de la situation coloniale » (Ed du Seuil, p24)

1.Le Noir et le langage

Le Noir (martiniquais) qui fait un séjour en France (métropolitaine) subit un changement « génétique ». Il adopte la langue française et rejette le créole, contre l’idée d’un retournement des colonisés contre la langue française évoqué par Sartre dans Anthologie de la poésie nègre et malgache. Parler français, c’est devenir blanc, assimiler le monde du Blanc. Le Blanc à l’inverse utilise le petit-nègre quand il voit un Noir, même cultivé.

2.La femme de couleur et le Blanc

Mayotte Capécia dans son roman Je suis martiniquaise montre cette attirance naïve pour le Blanc parce qu’il est blanc. Il y a chez le Noir un phénomène de rétractation du moi (Anna Freud), « une incapacité à toute communion humaine qui le confinent dans une insularité intolérable » (p40) et qui ne se résout que dans l’union avec un Blanc. La mulâtresse va refuser d’épouser un Noir en prétextant d’abord son manque de finesse ou sa brutalité, mais, in fine, surtout pour sa couleur de peau.

3.L’homme de couleur et la Blanche

Dans le roman à caractère autobiographique de René Maran Un homme pareil aux autres, le jeune homme noir, Jean Veneuse, parvient à surcompenser son sentiment d’infériorité et d’isolement -puisqu’il a été « abandonné » en métropole par ses parents- par l’excellence scolaire mais n’ose pas commencer une relation avec une Blanche qui l’aime sans demander l’autorisation au frère de celle-ci qui est son meilleur ami. Au final, il se réfugie dans le rêve d’être « l’Autre », dans le mythe sexuel de posséder une Blanche; mais il ressentira alors toujours son infériorité et ne pourra sortir de sa névrose.

4.Du prétendu complexe de dépendance du colonisé

Dans les études de Mannoni, on parle du besoin d’être dirigé et du « germe d’infériorité » déjà présent chez le futur colonisé. Contre cela, il faut réaffirmer que l’origine de ce sentiment d’infériorité vient du racisme du colonisateur, malgré le discours officiel: « une société est raciste ou ne l’est pas. Tant qu’on n’aura pas saisi cette évidence, on laissera de côté un grand nombre de problèmes. Dire par exemple (…) que le racisme est l’oeuvre des subalternes, donc n’engage nullement l’élite, que la France est le pays le moins raciste du monde, est le fait d’hommes incapables de réfléchir correctement » (p69). « L’Europe a une structure raciste » (p74) et est responsable du racisme colonial. Les études de Mannoni, notamment sur les images récurrentes des rêves des Malgaches fait apparaître la figure du tirailleur sénégalais qui réprime les révoltes ou celle du commerçant blanc exploiteur.

5.L’expérience vécue du Noir

Voici la liste des expériences qui peuvent me faire comprendre que le racisme existe réellement: le regard des gens dans la rue et les remarques des enfants, les mythes sur le Noir (sauvagerie, cannibalisme etc), les justifications sur l’humanité de tout homme corrélées à des explications génétiques sur la nocivité des croisements de race, la découverte de la négritude avec Senghor avec cette complémentarité universelle de l’émotion noire et de la raison blanche. Les Blancs répondent rapidement à cela que l’émotion n’a été qu’un stade historique du monde occidental. Si je recherche l’antiquité de l’histoire de l’Afrique (FrobeniusWestermannDelafosse), les Blancs m’opposent l’avancement actuel de leur civilisation. Et au final, Sartre dans son Orphée noir dit que « la Négritude est pour se détruire, elle est passage et non un aboutissement, moyen et non fin dernière »

6.Le Nègre et la psychopathologie

Il y a une « catharsis » collective pour les habitants des Antilles à voir dans les films américains ou les BD françaises des héros blancs face à des Indiens ou des Noirs féroces. Le père est respecté : 97 % des enfants antillais ne développeront pas d’agressivité envers le père lors du stade du complexe d’Œdipe. Du côté des Blancs, les acquisitions intellectuelles se sont doublées du sentiment d’une perte du potentiel sexuel qu’ils ont dès lors attribué aux Noirs. Pour eux, « le nègre symbolise le biologique » (p135), d’où des comportements agressifs, masochistes (la femme rêve d’un Noir pour qu’il lui fasse mal) ou culpabilisés. Jung va plus loin, assimilant l’archétype du Noir aux aspects obscurs de l’âme chez le Blanc; cette analyse sur l’inconscient collectif n’est pas fausse. Comme les Juifs décrits par Sartre (Réflexions sur la question juive), on peut se faire antisémite pour éviter l’antisémitisme. « Comme je m’aperçois que le nègre est le symbole du péché, je me prends à haïr le nègre. Mais je constate que je suis un nègre. Pour échapper à ce conflit, deux solutions. Ou bien je demande aux autres de ne pas faire attention à ma peau; ou bien je veux qu’on s’en aperçoive » (p159). Mais ces 2 attitudes gardent la trace du jugement des Blancs. En conclusion, la seule attitude acceptable pour le Noir, c’est de passer au-delà de ces attitudes, de vouloir l’universalisme directement, et cela passe par le marxisme.

7.Le Nègre et la reconnaissance

Alfred Adler affirme des tempéraments nerveux qu’il faut en comprendre le but, l’orientation pour comprendre le psychisme. Cela s’applique aux Martiniquais, dont le but est l’Autre (cad le Blanc) et explique leur mentalité basée sur la valorisation de soi, la comparaison aux autres plutôt que la certitude intime de sa valeur. Du point de vue de l’histoire, le schéma thèse-antithèse-synthèse de Hegel qui fonctionne aux États-Unis où les Noirs luttent pour leurs droits est inapplicable en Martinique, puisque ce sont les Blancs qui ont décrété l’égalité des hommes et la libération des esclaves. La lutte est impossible.

En guise de conclusion:

Tous ces problèmes ne surgiront pas si l’on sait de manière forte ce qu’est l’humain et que nous le sommes tous.

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