Nous savons maintenant que les africains avaient découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb

Nous savons maintenant que les africains avaient découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb
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Décidément, l’histoire n’est pas une science, sinon celle du mensonge. En recoupant plusieurs sciences modernes, un universitaire montre que l’Amérique précolombienne était en partie… un continent africain. Voici comment l’occident a maquillé cette époustouflante vérité…

Pathé Diagne est professeur d’université aux Etats Unis et en Afrique de l’ouest.
Spécialiste des langues et cultures africaines, il étudie depuis longtemps les Amériques précolombiennes. Il a découvert des choses intéressantes. Pendant des millénaires, les populations africaines ont colonisé l’Amérique, qu’ils appelaient Tarana. Utilisant le couloir des alizés, les mool-mariniers d’Afrique de l’Ouest – pays des Yoroubas – ont hardiment traversé l’océan pour peupler Tarana.
 
Ils ont développé outre-atlantique des civilisations urbaines, agraires, spirituelles et artistiques. Cette colonisation africaine du continent américain s’est poursuivie suffisamment longtemps pour laisser des vestiges architecturaux, culturels, linguistiques, toponymiques et génétiques indiscutables. Dans un ouvrage énorme et touffu, l’universitaire accumule des similitudes entre noms de lieux, de villes, rituels, vocabulaire, croyances, et le lecteur vaincu se rend à l’évidence…
 
On a longtemps cru que les Africains n’étaient pas des navigateurs de haute mer. Par racisme, on les a cru incapables de traverser l’océan atlantique. Il est vrai que dans l’Antiquité la navigation hauturière était inconnue des marins d’Europe et de Méditerranée qui ne pratiquaient que le cabotage. Nos historiens en ont conclu que les Africains ne savaient pas non plus, et qu’ils ne l’avaient jamais su. C’est toujours ce fâcheux mythe du progrès linéaire qui nous met dedans.
 
Pourtant, en pleine préhistoire, on trouve trace de traversées transatlantiques : des instruments de navigation hauturière, des cartes transcontinentales très anciennes, et même les vestiges d’un navire sur les côtes brésiliennes. Nos lointains ancêtres ne portaient pas des slips en peau de bison, ils ne vivaient pas dans des grottes en
poussant des grognements gutturaux comme on nous l’a fourré dans la tête ; ils étaient beaucoup plus civilisés que les Romains ou les Grecs antiques.
 
On découvre aujourd’hui que la préhistoire, telle qu’on nous l’a dépeinte, doit être reculée dans un passé bien plus lointain. Une nouvelle période historique est venue s’intercaler entre l’histoire et la préhistoire : la protohistoire, l’histoire avant l’histoire. Elle ne ressemble à rien de connu. « Pendant des millénaires, durant la protohistoire, des populations natives africaines ont contribué au peuplement des Amériques, à côté des migrations océano-eurasiennes » écrit Pathé Diagne.
 
« Tout le lexique spirituel, géopolitique, culturel et artistique du continent américain renvoie aux communautés Yoruba, Fon, Mina, Lebu-Wolof, Bantu, Maratana, Mandeng-Soninké ou Akan Baoulé. » En effet, on retrouve le vocabulaire africain de Tarakasum/Alaska à Taragoni/Patagonie ; des Gaytimara du Guatemala et des Andoras du Honduras aux Gayrifunia de Californie. « L’Afrique nourrit la toponymie du Toro-Silla ou Pér
ou-Chili, du Baragwa/Paraguaï et du Burugwa/Urugwaï »
 
Diagne parle de « monarchies transatlantiques », véritables colonies de peuplement africain établies en Amérique. On voit émerger une sorte d’Afrique colonialiste, solidement établie dans ses possessions américaines, exerçant son autorité sur les populations indigènes rouges, avec lesquels les Noirs ont cohabité durant des millénaires… Ils ont maintes fois traversé l’Atlantique, et sont allés plus loin encore, puisqu’on retrouve la trace des mool-mariniers jusque sur la côte pacifique !
Le corridor nord-équatorial emprunté par Christophe Colomb était connu depuis toujours. Le roi africain Bakari II l’a utilisé plus d’un siècle avant Colomb… Au même moment que nos Templiers, donc… Pathé Diagne nous explique que ce corridor des alizés est marqué par l’empreinte des mool-mariniers Lebu nord-Bantu de l’ouest atlantique. Ces « peuples de la mer » (Geejawaay) ont construit l’un des plus grands réseaux portuaires qui couvrait les deux côtes de l’Atlantique et le Pacifique américain.
 
Le réseau part de Mennfari/Memphis, Salse/Saïs, Lebuta/Leptis, Tanisis-Tanit/Tunis, Kusta/Ceuta, Tingita/Tanger. Il associe Taratakas/Carthage et Taratakas/Caracas. Ce réseau portuaire fut la très antique réalisation de la civilisation noire nubo-égyptienne, responsable des portulans de Piri Reis et autres cartes marines d’origine inexpliquée… Les populations natives africaines urbanisées des Amériques se désignaient elles-mêmes comme des Mara, Maya ou Maura.
 
Elles se nommaient aussi les Marana ou Marroun, Maratana ou Maradona, des Maranayba ou Maranaïbo. « Etablies depuis des millénaires des deux côtés de l’océan, ces populations noires se sont vu contestées en tant qu’indigènes par les migrations européennes. L’état colonial les a marginalisées avec l’aide de l’Eglise et du Code Noir. L’état Euro-Américain raciste les traite avec condescendance à travers deux codes discriminatoires, le Code Noir et le Code Métèque dont l’objectif est de maintenir ces populations natives dans un état de sujétion par rapport à la race blanche, dominatrice de droit divin. » 
 

L’AMÉRIQUE AFRICAINE

La traite négrière est une des pages les plus injustes de notre histoire. Si tant d’Africains ont été déportés en terre d’Amérique, c’est parce que des noirs Africains y vivaient déjà, bien avant l’arrivée des Blancs.
Ils s’appelaient entre eux les Maranes, ou Marounes, ce qui a donné le qualificatif de Nègres Marrons. Alors s’instaura le commerce triangulaire, où les bateaux négriers quittaient Nantes, Bordeaux ou Saint-Malo pour emplir en Afrique leurs cales de « bois d’ébène » ; ainsi nommait-on les esclaves noirs. Les colons blancs du jeune continent ont usé et abusé de cette main d’oeuvre gratuite, corvéable à merci. 

L’Eglise de Rome lui apporte son concours actif. Pire encore, et c’est là que l’on peut parler de complot : les Noirs indigènes furent assimilés aux Noirs déportés d’Afrique par la traite des esclaves. Résultat : les Noirs d’Amérique, pourtant résidents libres et de plein droit de la terre américaine, furent assimilés aux esclaves et traités comme tels.

Les esclaves venus d’Afrique sont, pour la plupart, morts sans progéniture. Leur descendance peu nombreuse ne saurait expliquer à elle seule le pourcentage actuel de population noire, y compris dans des secteurs qui ne furent jamais concernés par la traite. Pathé Diagne enfonce le clou : les indigènes noirs américains s’appelaient eux-mêmes des Mara ou Marrounes et non des Noirs.

 » C’est leur nom, Mara ou Maya qui a nommé le peuple Maya. C’est leur nom, Marana ou Marroune, qui est à l’origine du terme de nègres marrouns ou nègres marrons. » J’ai appris au lycée, dans le Mallet et Isaac, que les nègres marrons étaient des esclaves évadés qui formaient des îlots de résistance où ils vivaient retranchés. Encore une invention pudique du Bon Blanc. Leur sort fut celui des Amérindiens, chassés de leurs terres, ensuite massacrés ou parqués dans des réserves.

Les Marrounes ou Mayas étaient des Africains, ils ont conquis ces terres qui étaient les leurs, ils y ont bâti des villes et fait prospérer plusieurs civilisations avancées, comme celle des Mara/Mayas, et celle des Toromagen/Olmèques. A preuve, les têtes géantes d’Africains, sans doute celles de monarques divinisés, qui sont le fleuron et la signature de la civilisation olmèque, réputée la plus ancienne du continent américain.

« Les Mara-Maya, les Taragen, Touareg ou Aztek ont fondé outre atlantique la culture Mehewa, Toromagen/Olmèque ou Mara-Maya. Ce sont les mêmes populations de culte ramanique qui des deux côtés de l’Atlantique ont fondé des métropoles aux mêmes noms. Elles ont bâti les mêmes permar ou pyramides que l’on identifie comme des Mbanu, elles ont sculpté le colosse de Memnon, œuvre nubo-égyptienne, et les têtes géantes olmèques, qui sont de même facture et se rapportent à une seule culture.La civilisation afro-américaine est antérieure de plusieurs millénaires à la naissance de la civilisation greco-romaine, et même antérieure à Sumer, le berceau supposé de nos cultures. Elle fut florissante à la fin de la première Egypte, celle des pharaons nubiens, noirs de peau. En ces temps-là l’Afrique était prospère et développée, grâce à ses colonies américaines. L’espace nilo-transatlantique est alors habité par les adeptes du dieu Ra ou Ro des Nubo-Egyptiens.
 

On retrouve les pyramides africaines nommés Mbanu, Torogale ou Teocali des deux côtés de l’atlantique : à Kulikuli, capitale du Jolof sénégambien, comme à Cuilicuili, métropole du Mehewa mexicain ; mais aussi à Warakas/Warhoh, autre métropole du Jolof, comme à Oaxaca/Warakas, autre métropole du Mehewa mexicain. » écrit Pathé Diagne. Je ne puis rendre ici les quelques mille pages de ses trois volumes.
 
En utilisant la génétique, l’onomastique et l’étude des esclaves de la traite, Pathé Diagne vient d’achever une trilogie érudite, magistrale, qui demande à être relayée et amplifiée par des auteurs plus accessibles. D’ores et déjà, grâce à ses recherches, nous savons qu’on nous a menti sur l’Amérique et son passé. Formons le vœu que grâce à ces racines nouvelles, autrement plus nobles que celles de la traite négrière, les populations noires américaines retrouvent une fierté légitime.
Les Maranes ou Mayas ont appartenu à une nation conquérante, hardis navigateurs, colons,
bâtisseurs. Leur vocation guerrière se lit assez sur les traits nobles des têtes olmèques. Même si l’état racialiste blanc a voulu brouiller les cartes, il était écrit que tôt ou tard justice leur serait rendue. L’élection du Président Obama participe de cette réhabilitation légitime. Si demain les Chinois, à leur tour, envahissent l’Amérique, s’appuieront-ils sur les anciens proprios, les Noirs, pour dominer les Blancs ? Tant il est vrai que l’histoire bégaie…

D’ailleurs, la notion d’indigène sur sa terre ancestrale a-t-elle encore du sens face à la mondialisation, au métissage racial et culturel ? Et la notion d’indigène comme primo-arrivant est une ânerie face à des millions d’années d’aventure humaine… Les pays ont été mille fois envahis par chaque race tour à tour. La notion de forêt primaire dénote le même ridicule. Primaire au sens de très ancienne, oui. Mais avant, à sa place, il y eut des mers, des sables, des cités brillantes, des cendres, des laves, encore des mers…(1)

 
Cela ne fait plus aucun doute : les bâtisseurs de civilisations précolombiennes sont également ceux à qui l’on doit la civilisation égyptienne. Autrement dit, ce furent des civilisations africaines.

Voici plusieurs similitudes troublantes qui confirment cette évidence. Il nous faut ré-écrire l’Histoire de l’Humanité. 
SOURCE: (1) Eden Saga

 

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