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Published On: ven, jan 9th, 2015

DISCOURS DE MARCUS GARVEY

DISCOURS DE MARCUS GARVEY 5.00/5 (100.00%) 1 vote
marcus-garvey-1Premier message de Marcus Garvey depuis la prison d’Atlanta, 10 Février 1925
J’ai le plaisir de vous apprendre que votre humble serviteur est aussi heureux de souffrir pour vous et notre cause qu’il est possible dans ces circonstances où je suis vicieusement outragé par un groupe de comploteurs en connivence, ne reculant devant rien pour vous humilier à travers moi dans le combat pour la vraie émancipation et la Rédemption Africaine.
Je suis convaincu que vous n’avez pas donné crédit aux mensonges vicieux des journaux blancs et ennemis et de ceux qui ont parlé en référence à ma reddition. Les menteurs ont comploté par tous les moyens pour faire croire que je n’étais pas prêt à me rendre à la cour.
Mon avocat m’a appris qu’aucun mandat ne serait lancé pendant dix ou quatorze jours, comme il est d’usage dans les cours de justice ; et cela m’aurait donné le temps d’honorer les engagements oraux que j’avais à Détroit, Cincinnati et Cleveland. Je n’avais pas quitté la ville depuis dix heures que déjà les menteurs répandirent la nouvelle que j’étais fugitif. C’étaient les nouvelles à faire circuler partout dans le monde pour démoraliser les millions de Nègres en Amérique, en Afrique, en Asie, dans les Antilles et en Amérique Centrale, mais les imbéciles doivent savoir dés maintenant qu’ils ne peuvent pas berner tous les Nègres en même temps.
Je ne veux pas écrire à ce moment quoi que ce soit qui vous mettrait en difficulté pour vous confronter à l’opposition de l’ennemi sans mon assistance. Contentons nous de dire que l’histoire de l’outrage formera un chapitre splendide dans l’histoire de l’Afrique rédimée, quand les hommes noirs ne souffriront plus jamais sous le talon des autres, mais auront une civilisation et un pays à eux.
L’affaire entière est une honte, et l’ensemble du monde noir le sait. Nous n’oublierons pas. Notre jour peut être dans cinquante, cent ou deux cent ans, mais regardons, travaillons et prions, car la civilisation de l’injustice est condamnée à s’effondrer et à amener la destruction sur la tête du méchant.
Les imbéciles croyaient qu’ils pouvaient m’humilier personnellement, mais là-dessus ils se sont trompés. Les minutes de souffrance sont comptées, et quand Dieu et l’Afrique reviendront et pèseront la rétribution, ces minutes seront multipliées par milliers pour les pécheurs. Nos amis Arabes et du Rif seront toujours vigilants, comme le reste de l’Afrique et nous même le seront. Soyez assurés que j’ai bien planté la graine du nationalisme Nègre qui ne peut pas être détruit, même par l’infamie petit jeu dont je fus la victime.
Continuez à prier pour moi et je serais toujours fidèle à mon devoir. Je veux que vous, peuples noirs du monde, sachiez que W.E.B. DuBois et cette organisation vicieuse qui haït les Nègres connue sous le nom d’Association pour l’Avancée des gens « de couleur » sont les plus grands ennemis que le peuple noir ait dans le monde. J’ai tant à faire des quelques minutes dont je dispose que je ne puis écrire en longueur là-dessus ou sur toute autre chose, mais méfiez vous de ces deux ennemis. Ne leur permettez pas de vous avoir avec des communiqués de presse, des discours et des livres salivants ; ils sont les vipères qui ont élaboré avec d’autres l’extinction de la race noire.
Mon travail ne fait que commencer, et quand l’histoire de ma souffrance sera achevée, alors les générations Nègres futures auront en mains le guide de la connaissance des « péchés » du vingtième siècle. Je crois dans le temps, et je sais que vous aussi, et nous attendrons patiemment pendant deux cent ans s’il le faut, pour faire face à nos ennemis à travers notre postérité.
Vous me réjouirez si vous en faites encore plus pour l’organisation que quand j’étais parmi vous. Épaulez ceux qui la font fonctionner. Aidez-les à bien faire, pour que le travail continue à s’étendre d’un pôle à l’autre.
Je lance aussi un appel de dernière minute pour le soutien de la Compagnie de Navigation et de Commerce de l’Étoile Noire (BLACK STAR LINE). Vous êtes priés de faire et d’envoyer vos dons afin de permettre aux directeurs de mener le travail avec succès.
Tout ce que j’ai-je vous l’ai donné. J’ai sacrifié ma maison et ma femme bien-aimée pour vous. Je vous la confie, pour que vous la protégiez et la défendiez pendant mon absence. C’est la petite femme la plus courageuse que je connaisse. Elle a souffert, s’est sacrifiée avec moi pour vous ; s’il vous plaît ne l’abandonnez pas en cette heure sinistre, quand elle se retrouve seule. Je l’ai laissée sans le sou et sans aide pour se confronter au monde, parce que je vous ai tout donné, mais son courage est immense, et je sais qu’elle tiendra bon pour vous et moi.
Quand mes ennemis seront satisfaits, dans la vie ou dans la mort je reviendrai à vous pour vous servir de la même manière que je vous ai servi avant. Vivant je serai le même ; dans la mort je serai une terreur pour les ennemis de la liberté Nègre. Si la mort a du pouvoir, alors comptez sur moi dans la mort pour être le vrai Marcus Garvey que j’aimerais être. Si je dois venir en tremblement de terre, ou en cyclone, ou en plaie, ou en pestilence, ou comme Dieu le veut, alors soyez sûrs que je ne vous abandonnerai jamais et ne laisserai jamais vos ennemis triompher sur vous. N’irai-je pas en enfer un million de fois pour vous ? N’hanterai-je pas la terre, comme le fantôme de Macbeth, pour toujours pour vous ? Ne perdrai-je pas le monde entier et l’éternité pour vous ? Ne pleurerai-je pas continuellement au marchepied du Seigneur Omnipotent pour vous ? Ne mourrai-je pas un million de fois pour vous ? Alors, pourquoi être tristes ? Réjouissez-vous, et soyez sûrs que si cela prend un million d’années, les péchés de nos ennemis visiterons la millionième génération de ceux qui nous entravent et nous oppressent.
Souvenez-vous que j’ai juré par vous et mon Dieu de servir jusqu’à la fin de tous les temps, l’effondrement de la matière et le fracas des mondes. Les ennemis pensent que j’ai été vaincu. Est-ce que les allemands ont vaincu la France en 1870 ? Est-ce que Napoléon a vraiment conquis l’Europe ? Si oui, alors j’ai perdu, mais je vous dis que le monde entendra parler de mes principes même deux mille ans après moi. Je suis déterminé à attendre ma satisfaction et la rétribution de mes ennemis. Observez mes ennemis et leurs enfants et postérité, et un jour vous verrez la rétribution s’installer chez eux.
Si je meurs à Atlanta mon travail ne fera que commencer, mais je vivrai, physiquement ou spirituellement pour voir le jour de la gloire de l’Afrique. Quand je suis mort enveloppez moi de la cape Rouge, Noir et Vert, car dans la nouvelle vie je me relèverai avec la grâce de Dieu et Ses bénédictions pour mener les millions jusqu’aux sommets du triomphe avec les couleurs que vous connaissez bien. Cherchez moi dans l’ouragan ou dans la tempête, cherchez moi tout autour de vous, car, avec la grâce de Dieu, je viendrai et amènerai avec moi les innombrables millions d’esclaves noirs qui sont morts en Amérique et dans les Antilles et les millions en Afrique pour vous aider dans le combat pour la Liberté, la Justice et la Vie.
La civilisation d’aujourd’hui est devenue ivre et folle avec ses pouvoirs, et par cela elle cherche à travers l’injustice, la fraude et le mensonge à broyer l’infortuné. Mais si je suis apparemment broyé par le système d’influence et de pouvoir corrompu, ma cause s’élèvera à nouveau pour harceler la conscience du perverti. Cela me satisfait et pour vous, je le répète, je suis content de souffrir et même de mourir. A nouveau, je le dis, réjouissez-vous, car de meilleurs jours sont à venir. J’écrirai l’histoire qui inspirera les millions qui viennent et je laisserai la postérité de nos ennemis comptabiliser avec la multitude pour les actes de leurs pères.
Avec les plus chères bénédictions de Dieu, Je vous quitte pour un moment.
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REINE D’AFRIQUE ET HÉROÏNE DE LA DIASPORA NOIRE 5.00/5 (100.00%) 1 vote

INTERVIEW DE SYLVIA SERBIN AUTEUR DU LIVRE REINE D’AFRIQUE ET HEROINE DE LA DIASPORA NOIRE

 

sylviaPOUVEZ-VOUS NOUS PARLER DE VOUS, QUI ETES VOUS ?

Je suis née à Saint Louis du SENEGAL il y a 56 ans, de parents antillais. J’ai grandi au Sénégal jusqu’à l’âge de 16 ans. Mon père était Inspecteur de l’Education Nationale et ma mère directrice d’école. Je n’ai pas vraiment vécu aux Antilles puisque nous n’allions en Martinique que lors de vacances scolaires. Ce qui nous prenait d’ailleurs un bon mois de traversée en mer, à l’époque, entre Dakar et Fort de France via Paris où nous nous arrêtions chaque année. Ma seule immersion un peu plus en profondeur dans les Antilles a été un séjour de trois ans en Guadeloupe où mes parents ont été nommés après le Sénégal. C’est là que j’ai passé mon baccalauréat avant de revenir en France effectuer mes études supérieures. Aujourd’hui je vis en région parisienne dans une petite commune près de Versailles, où je suis engagée dans la vie locale comme conseillère municipale.

QUEL EST VOTRE PARCOURS PROFESSIONNEL ?

Pour ce qui est de ma formation, j’ai mené un double cursus : des études d’histoire à l’Université de Paris 7 et un diplôme de journalisme et communication. Ensuite je suis entrée à l’ORTF (Office de radio et télévision français) à Paris, dans la rédaction internationale qui allait devenir quelques années plus tard RADIO France Internationale. J’ai été une des premières journalistes noires de la radio française. J’y suis restée 4 ans, de 1973 à 1977 et m’occupais essentiellement d’émissions culturelles. Mais l’Afrique me manquait. Alors je suis partie en Côte d’Ivoire où j’ai vécu 14 ans. Ce fut une des périodes les plus passionnantes de ma vie. En plus de mon activité de responsable de la communication institutionnelle de la compagnie nationale d’électricité, l’Energie Electrique de d’Ivoire, j’ai animé pendant quelques années une émission littéraire à succès à la télévision ivoirienne. A partir d’Abidjan, j’ai également eu la chance de voyager dans toute l’Afrique francophone, ainsi qu’au Ghana et au Kenya.

Puis j’ai dû revenir en France pour des raisons familiales et là, j’ai occupé diverses fonctions toujours dans le journalisme ou la communication : à l’Agence de la Francophonie dont j’ai eu en charge la communication, puis dans une structure de coopération internationale où j’ai été rédactrice en chef d’une revue spécialisée sur le développement des pays du Sud. Mais en dehors de mes occupations professionnelles, je m’intéressais aussi à des recherches historiques ou des collaborations d’écriture. Ainsi j’ai rédigé une contribution pour le volume 8 de l’Histoire générale de l’Afrique éditée par l’UNESCO. Maintenant, je me consacre surtout à l’écriture avec un retour vers l’histoire.

Depuis les années 75, en effet, j’avais entrepris des recherches sur des femmes noires qui ont marqué l’histoire de leur peuple. J’ai passé pas mal de temps à consulter des archives, mais aussi, lors de missions professionnelles ou de voyages d’agrément dans différents pays africains, à rencontrer des gens versés dans les traditions orales. J’étais en quête de personnages emblématiques féminins restés dans les mémoires collectives pour leur participation à des faits historiques. Et je notais religieusement tout ce que je découvrais, de plus en plus passionnée par cette remontée dans le passé.

C’est la première fois qu’un ouvrage s’intéresse aux femmes noires en tant qu’actrices historiques

VOUS ETES L’AUTEUR DU LIVRE REINE D’AFRIQUE ET HEROINES DE LA DIASPORA NOIRE, QU’EST-CE QUI VOUS A POUSSEE A ECRIRE CE LIVRE ? COMMENT VOUS EN EST VENUE L’IDEE?

J’ai toujours été frappée de l’absence des femmes noires dans la littérature historique, à l’exception des Afro-américaines qui ont su prendre en main la narration de leur histoire. L’histoire académique, d’influence occidentale, ne leur reconnaît aucun rôle alors qu’elle le fait pour des femmes d’autres sociétés humaines. De ce fait, les manuels scolaires n’évoquent jamais ces femmes noires qui ont pris part aux combats de leur société. Or de nombreuses traditions orales ont gardé trace de certaines d’entre elles. Ainsi, mon enfance au Sénégal a été bercée par les récits que nous faisaient les parents ou grands-parents de mes petits camarades ; des récits où il était question de royaumes, de grands chefs mais aussi de reines ou de valeureuses héroïnes.

Et puis un jour, alors que j’effectuais des recherches sur des archives militaires françaises du 19e siècle, je suis tombée par hasard sur le nom d’une reine qui, dans les années 1850, avait organisé la résistance de sa région contre les tentatives d’annexion de troupes françaises sur cette partie du Sénégal. Il s’agissait de Ndete YALLA dont je dresse le portrait dans mon livre. Elle a constitué une sorte de déclic car elle faisait partie de ces personnages retenus de mon enfance sénégalaise. Or à l’époque, les africanistes européens qui contrôlaient les études historiques n’accordaient aucun crédit aux sources orales dont on disait qu’elles ne véhiculaient que des mythes. Pour ces gens, seules les sources écrites (par eux évidemment) avaient un caractère scientifique puisque, selon eux, la notion d’histoire ne pouvait s’appliquer aux peuples de l’oralité qui ne possédaient pas l’écriture. Mais là, dans cette lettre d’un officier français à sa hiérarchie parisienne, était mentionné le nom de cette reine qui leur donnait du fil à retordre. Et j’ai pensé : « Si un Blanc atteste de son existence, c’est que son histoire n’est pas un mythe ! » Et cela m’a donné envie de pousser plus loin ma curiosité.

Pendant des années, en effectuant un minutieux travail de rapprochement entre sources écrites et témoignages oraux, j’ai réuni une documentation éparse mais suffisamment complète pour arriver à reconstituer certain parcours. Au départ cependant je ne pensais pas en faire une publication. C’est ma fille qui, d’une façon indirecte, m’y a poussée. Elle avait alors huit ans et revenait de voir Pocahontas, le célèbre dessin animé sur cette jeune princesse indienne. Le soir en rentrant à la maison, elle m’a dit d’un air étonnée : « Je ne comprends pas. Tous les grands pays ont des femmes célèbres, et pas les gens comme nous. Les Français ont Jeanne d’Arc, les Anglais, la reine Victoria, même les Indiens ont Pocahontas. Et nous, on n’existait pas avant ? ». Ce questionnement d’enfant m’a profondément troublée. Considéré comme le berceau de l’humanité, le continent noir, dont nous sommes issus, est le plus anciennement peuplé de cette terre, et voilà qu’aujourd’hui nos enfants, Afro-descendants, en sont à imaginer que si nous n’avons aucune place dans l’Histoire, c’est sans doute que nous sommes apparus après les autres humains !

C’est alors que j’ai décidé de faire partager à un public le plus large possible les informations dont je disposais et qui n’avaient jamais encore été traitées. Un tel livre pouvait offrir aux jeunes générations du monde entier, et pas seulement d’Afro-descendants, des références autres que ces éternels héros blancs, invariablement promus comme des modèles universels d’intelligence, de puissance, de courage – donc de supériorité -, par la littérature, les bandes dessinées, la télévision, l’école. Je pense qu’il est temps d’avoir sur l’histoire des peuples noirs un regard différent de la vision réductrice qu’en a jusqu’à présent forgée l’imagerie coloniale. C’est ainsi que fin 2004 est paru en France Reines d’Afrique et héroïnes de la Diaspora noire ; 22 portraits de femmes qui, de l’antiquité au début du 20e siècle, ont joué un rôle marquant dans l’histoire de leur pays. Le livre a suscité beaucoup d’intérêt car c’est la première fois qu’un tel thème était traité.

41NHWMTNVQL._COMPTEZ-VOUS ECRIRE UN AUTRE LIVRE SUR LES FEMMES NOIRES ?

J’effectue en ce moment des recherches – pas faciles – sur des pionnières noires du 20ème siècle dont j’aimerais publier des portraits. Après Reines d’Afrique, je souhaite donner un coup de projecteur à ces femmes engagées, artistes, femmes politiques, militantes ou simples mères de famille qui ont participé ou été témoins de revendications majeures ayant concerné les peuples noirs au cours du vingtième siècle, dans différentes régions du monde. C’est un travail de longue haleine mais qui s’avère passionnant !

QUEL EST VOTRE SENTIMENT SUR LA FAçON DONT EST PERCUE LA FEMME NOIRE EN FRANCE ? PENSEZ-VOUS QUE LES MENTALITES ONT EVOLUE VIS-A-VIS D’ELLE ?

Appartenant à un groupe humain déconsidéré dans ce pays, la femme noire n’est pas mise en avant et ses réalisations positives sont totalement occultées. Cela vaut aussi pour les hommes d’ailleurs. Les seules qui ont quelque chance d’accéder à une certaine visibilité ce sont les sportives ou les rappeuses parce que pour l’imaginaire collectif, elles illustrent facilement les clichés habituels sur le Noir qui court vite (donc proche de l’animalité), qui a le rythme dans le sang ou encore sur le Noir rigolard, si on se réfère à la percée de quelques humoristes. Il suffit de voir les qualificatifs animaliers ou renvoyant à la « nature sauvage » utilisés dans le langage courant et les medias pour désigner la femme noire « acceptable »: panthère noire, gazelle, corps de liane, belle plante… Par contre, ne surtout pas montrer de médecins, de chercheurs, d’enseignant(e)s, de cadres supérieurs, de Noir(e))s hautement qualifié(e)s. On préfère à la rigueur se rassurer avec une image de la femme noire comme victime infériorisée (excision, mariage forcé, pauvre migrante, prostitution, employée peu qualifié, etc.). On a tant dit que le Noir n’était pas capable de grandes choses. Alors celles qui par leur intelligence et leur effort personnel réussissent des parcours exigeants ou se distinguent dans des filières compétitives, sont priées de rester cachées. Au contraire des Nord-américains et des Britanniques qui exposent leurs exemples de réussite quelque en soit la couleur.

Pourtant la femme noire a une longue tradition de lutte et d’investissement dans les défis de sa société. L’histoire regorge de faits marquants où nos ancêtres se sont battues avec courage et dignité. Mais on n’en parle pas. Comme s’il était inimaginable aujourd’hui encore en France qu’une femme noire puisse incarner des valeurs d’excellence dans une société moderne. C’est pour cela que nous ne devons plus rester dans l’ombre mais affirmer davantage nos talents. C’est ainsi que nous trouverons notre place dans cette société qui est aussi la nôtre, mais qui peine tant à s’entrouvrir aux autres, malgré de timides efforts imposés par les lois européennes contre les discriminations. Il y a un travail en profondeur à faire et c’est à nous de nous valoriser à travers nos actes et nos réalisations. Ne restons plus en retrait. Alors Ils seront bien forcés de nous voir comme actrices économiques et comme citoyennes.

Sourcehttp://sithal.over-blog.com

Disponible ici : http://www.amazon.fr/Reines-dAfrique-héroïnes-diaspora-noire/dp/2842800826/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1401601219&sr=8-1&keywords=Reine+d%27Afrique+et+héroïne+de+la+diaspora+noire+de+Sylvia+Serbin

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DISCOURS DU ROI GBEHANZIN 5.00/5 (100.00%) 2 votes

behanzin_photoDiscours d’adieu du roi Gbéhanzin (20 Janvier 1894)

 

 » Compagnons d’infortune, derniers amis fidèles, vous savez dans quelles circonstances, lorsque les Français voulurent accaparer la terre de nos aïeux, nous avons décidé de lutter.

Nous avions alors la certitude de conduire notre armée à la victoire. Quand mes guerriers se levèrent par millier pour défendre le Danhomè et son roi, j’ai reconnu avec fierté la même bravoure que manifestaient ceux d’Agadja, de Tégbessou, de Ghézo et de Glèlè. Dans toutes les batailles j’étais à leurs côtés.
Malgré la justesse de notre cause, et notre vaillance, nos troupes compactes furent décimées en un instant. Elles n’ont pu défaire les ennemis blancs dont nous louons aussi le courage et la discipline. Et déjà ma voix éplorée n’éveille plus d’écho.
Où sont maintenant les ardentes amazones qu’enflammait une sainte colère ?
Où, leurs chefs indomptables : Goudémè, Yéwê, Kétungan ?
Où, leurs robustes capitaines : Godogbé, Chachabloukou, Godjila ?
Qui chantera leurs splendides sacrifices ? Qui dira leur générosité ?
Puisqu’ils ont scellé de leur sang le pacte de la suprême fidélité, comment accepterais-je sans eux une quelconque abdication ?
Comment oserais-je me présenter devant vous, braves guerriers, si je signais le papier du Général ?
Non ! A mon destin je ne tournerai plus le dos. Je ferai face et je marcherai. Car la plus belle victoire ne se remporte pas sur une armée ennemie ou des adversaires condamnés au silence du cachot. Est vraiment victorieux, l’homme resté seul et qui continue de lutter dans son cœur. Je ne veux pas qu’aux portes du pays des morts le douanier trouve des souillures à mes pieds. Quand je vous reverrai, je veux que mon ventre s’ouvre à la joie. Maintenant advienne de moi ce qui plaira à Dieu ! Qui suis-je pour que ma disparition soit une lacune sur la terre ?
Partez vous aussi, derniers compagnons vivants. Rejoignez Abomey où les nouveaux maîtres promettent une douce alliance, la vie sauve et, paraît-il, la liberté. Là-bas, on dit que déjà renaît la joie. Là-bas, il paraît que les Blancs vous seront aussi favorables que la pluie qui drape les flamboyants de velours rouge ou le soleil qui dore la barbe soyeuse des épis.
Compagnons disparus, héros inconnus d’une tragique épopée, voici l’offrande du souvenir : un peu d’huile, un peu de farine et du sang de taureau. Voici le pacte renouvelé avant le grand départ.
Adieu, soldats, adieu !…
Guédébé…reste debout, comme moi, comme un homme libre. Puisque le sang des soldats tués garantit la résurrection du Danhomè, il ne faut plus que coule le sang. Les ancêtres n’ont plus que faire de nos sacrifices. Ils goûteront mieux le pur hommage de ces cœurs fidèles unis pour la grandeur de la patrie.
C’est pour quoi j’accepte de m’engager dans la longue nuit de la patience où germent des clartés d’aurore.
Guédébé, comme le messager de la paix, va à Ghoho où campe le général Dodds.
Va dire au conquérant qu’il n’a pas harponner le requin.
Va lui dire que demain, dès la venue du jour, de mon plein gré, je me rends au village de Yégo.
Va lui dire que j’accepte, pour la survie de mon peuple, de rencontrer dans son pays, selon sa promesse, le président des Français. »

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LE MONDE SELON MONSANTO 5.00/5 (100.00%) 1 vote

51P6d9LJlRL._Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe). Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des  » sciences de la vie « , convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ? Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

Disponible ici : http://www.amazon.fr/monde-selon-Monsanto-Marie-Monique-ROBIN/dp/2707157031/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1401354976&sr=8-1&keywords=le+monde+selon+monsanto

 

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NOTRE POISON QUOTIDIEN 5.00/5 (100.00%) 1 vote

51hqWndD82L._Au cours des trente dernières années, le taux d’incidence du cancer a augmenté de 40 % (déduction faite du facteur de vieillissement de la population). Durant cette période, la progression des leucémies et des tumeurs cérébrales chez l’enfant a été d’environ 2 % par an. Et on constate une évolution similaire pour les maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer) et auto-immunes, ou pour les dysfonctionnements de la reproduction. Comment expliquer cette inquiétante épidémie, qui frappe particulièrement les pays dits  » développés  » ? C’est à cette question que répond Marie-Monique Robin dans ce nouveau livre choc, fruit d’une enquête de deux ans en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de chercheurs et de représentants des agences de réglementation, elle montre que la cause principale de l’épidémie est d’origine environnementale : elle est due aux dizaines de milliers de molécules chimiques qui ont envahi notre quotidien et notre alimentation depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour cela, l’auteure retrace le mode de production des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, à travers les exemples des pesticides, de l’aspartame ou du bisphénol A, et montre qu’il est totalement défaillant et inadapté. Surtout, elle raconte les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques.

Disponible ici : http://www.amazon.fr/Notre-poison-quotidien-Marie-Monique-ROBIN/dp/2707175838/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1400392698&sr=8-1&keywords=notre+poison+quotidien

 

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COMMENT PRÉPARER DU BOROKHE ? 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Nom : Borokhe
Origine : Mali, Sénégal, Guinée
Type de plat : Viande
Ingrédients : Bœuf / veau – Manioc – Pâte d’arachides – Huile de palme

 

Ingrédients

 

Préparation

Le borokhé est un plat traditionnel malien et guinéen.
Il est élaboré à base de feuilles de manioc, de pâte d’arachides et d’huile de palme.

A servir avec du riz blanc.

SOURCE: http://www.afrikathome.com/blog/9-borokhe

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PRÉSENCE « NOIRE » EN AMÉRIQUE DU SUD ET CENTRALE (PÉRIODE PRÉCOLOMBIENNE) 4.50/5 (90.00%) 8 votes

534629_459251867458960_339960368_nLa plus ancienne civilisation connue dans les Amériques a été olmèque, et elle était d’origine Africoid noir et prospéré sur une période de 5000 ans. Cette civilisation existait en Amérique avant l’arrivée des Peaux-Rouges. En fait, au moment de l’arrivée des Européens en Amérique centrale et en Amérique du Sud au 15ème siècle, les descendants des Olmèques noirs ont été nombreux dans toute cette région, en particulier au Mexique. À cet égard, le témoignage de Nicolas Leon est instructif sur la façon ancienne de la présence africaine était en Amérique. En fait, il dit que les Noirs étaient les premiers habitants de Mexico. « La disparition des nègres d’origine pendant la période de la conquête espagnole et les souvenirs d’eux dans les traditions les plus anciennes nous faire croire que les Noirs étaient les premiers habitants du Mexique.» ( Historia général De Mexico, Mexique, 1919 ).

Riva-Palacio, un érudit mexicain insiste sur ce point: «Il est incontestable que, dans des temps très anciens Mexicains rappeler un dieu nègre, Ixlilton, ce qui signifie visage noir . »
Les Africoids Noir olmèques ont été relié à la civilisation de l’Afrique vallée du Nil (Dr . Diop, Nations Nègres et Culture, , p. 116, Présence Africaine , Paris, 1955).
Les descendants des Olmèques qui vivaient en Amérique au moment de l’arrivée de Colomb étaient Wasschitaw Noir du Mississippi, Noir Mojave de Californie et le Jamassee de la Géorgie.
La civilisation olmèque a été connu pour son haut degré de mathématiques, des pyramides et du calendrier. Les scientifiques disent aujourd’hui Calendrier des Olmèques était plus précis que le calendrier grégorien moderne en cours d’utilisation (J. Jackson, l’homme, Dieu et la civilisation , citant le colonel Alexandre Braghine, The Shadow of Atlantis , EP Dutton & Co., New York, 1940; Dr . Diop, Nations Nègres et Culture, ibid, p 116).
Les têtes de pierre énormes de divinités olmèques, présentaient une physionomie incontestablement africaine, comme on peut facilement le voir dans les photographies et les dessins de ces sculptures massives.
Ainsi, l’Afrique a joué un rôle dans le développement de l’Amérique dans la période antérieure à l’arrivée de Colomb. Environ 500 BC ou plus tôt, les Africains ont donc navigué en Amérique et ont continué à le faire jusqu’à l’époque de Colomb…

Dr Wiercinski (1972) (http://en.metapedia.org/wiki/Andrzej_Wiercinski) affirme que l’une des Olmèques étaient d’origine africaine. Il appuie cette affirmation avec des preuves squelettique de plusieurs sites olmèques où il a trouvé des squelettes de type noir africain. Cette preuve squelettique explique la découverte de nombreuses tribus africaines au Mexique et en Amérique centrale où Christophe Colomb a découvert l’Amérique (de Quatrefages, 1836).

En conclusion, le peuple olmèque ont été appelés Xi. Ils parlaient ouest africaine, qui est la langue substrat pour de nombreuses langues mexicaines.

Les Olmèques venus de l’Afrique subsaharienne il y a 3200. Ils sont venus dans les bateaux,  en douze vagues migratoires, qui sont décrits dans la stèle Izapa n ° 5. Ces proto-Olmèques appartenaient à sept clans qui ont servi de base pour les populations olmèques.

Les Olmèques ont utilisé une écriture africaine pour inscrire leurs monuments et objets, ce qui montre clairement que les Africains étaient une partie prédominante de la population olmèque. Ces Olmèques ont construit les pyramides et de grands monuments sculptés pesant des tonnes. 

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LE CULTE DE MITHRA: ANALOGIES AVEC LE CHRISTIANISME 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Mithra est une divinité d’Asie Mineure dont les premières traces, un sceau représentant le dieu sacrifiant le taureau et deux traités de paix entre Mitanniens et Hittites, remontent au 14ème siècle  avant notre ère. Sous l’appellation culte de Chrestos il est introduit à Rome en 67 avant J.C. Ainsi Jésus-Christ serait un avatar de Mithra ou plus exactement de Chrestos.

Né d’une vierge le 25 décembre.
Après sa naissance, Mithra est adoré par des bergers.
Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
Mithra recevait les noms de La Lumière, La Vérité et Le Bon Berger.
Il était considéré comme « la Voie, la Vérité et la Lumière. »
Il était encore considéré comme « le Rédempteur, » « le Sauveur, » « le Messie. »
Il était identifié à la fois au Lion et à l’Agneau.
Le transitus (voyage de Mithra avec le taureau sur les épaules) rappelle le Via Crucis du récit évangélique.
Son jour sacré était le dimanche, le « jour du Seigneur »
Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
Il avait 12 compagnons ou disciples.
Il effectuait des miracles.
Il a été enterré dans un tombeau.
Après trois jours, il s’est relevé.
Sa résurrection était célébrée chaque année.
Sa religion comportait une eucharistie ou « dîner du Seigneur ».
Les paroles de la Cène sont empruntées à celle des sectateurs de Mithra.
Le mithraïsme était une religion de salut : le sacrifice de Mithra avait comme fin la rédemption du genre humain.
Les attributs du pater — niveau le plus important d’initiation au mithraïsme — étaient le bonnet phrygien, le bâton et l’anneau, très similaires à la mitre, la crosse et l’anneau des évêques chrétiens.

MITHRA, SOL INVICTUS

C’était un culte avec des épreuves initiatiques pour passer à la classe supérieure, réservé exclusivement à la gente masculine. 

Il possède sept degrés ou grades initiatiques et pratique la communion.

 Les 7 différents degré ou grades initiatiques sont:

  1. corbeau
  2. fiancé
  3. soldat
  4. lion
  5. perse
  6. courrier
  7. soleil
  8. père

Au premier grade son adepte découvre le baptême. C’est une noyade et une résurrection symboliques. L’homme pur ressuscité prête alors serment de tenir ses engagements. Il est consacré par l’onction et reconnu par Dieu pour fils et pour frère par les adeptes. Dans son épître aux Galates du Nouveau Testament, l’apôtre Paul, définit le baptême comme « une mort suivie d’une résurrection en Christ.» (Galates III.27). Après avoir été noyé et purifié le fils de l’homme reçoit l’onction. Il devient ainsi un christ (un oint), et, tel Jésus le jour de Pâques, ressuscite en fils de Dieu dans le Jourdain des fonds baptismaux. 

Cette cérémonie mithriaque marque le début d’un long voyage entrecoupé d’étapes. Chacune d’elles achève un parcours rempli d’embûches, de privations et de tentations, pour éprouver la résistance physique et morale de l’adepte. Si le voyageur triomphe des épreuves et parvient à l’étape il y reçoit le sacrement et découvre les mystères du grade auquel correspond le parcours.

Bien entendu, seuls les plus méritants connaissent l’initiation suprême et atteignent la septième et dernière marche du podium. Témoignage de leur succès : ils ressuscitent une fois encore et à leur trépas acquièrent la vie éternelle que rien ne distingue de la divinité.

La religion des Perses nous aide à comprendre ce cycle complet divinité ‐ homme ‐ divinité que représentent Mithra, l’Anneau, le Juste et le Phénix.

Héritiers des traditions de l’Orient, les Perses et les Grecs se transmettent des secrets magiques qui les aident dans leur cheminement vers la divinité.

Pour mériter le grade de Soldat, le Jeune Marié, qui évolue dans la pénombre à l’abri de la connaissance aveuglante, doit vaincre l’ambition de ceindre la couronne rayonnante, symbole de la divinité. Aussi, lors de la cérémonie, refuse‐t‐il celle que lui tend le Père pour éprouver sa vertu.

Tertullien révèle que le Jeune Marié promu Soldat reçoit un signe sur le front. « C’est, dit‐il, une marque semblable à celle qu’on applique aux recrues de l’armée avant qu’elles ne jurent fidélité à l’empereur.» Dans l’évangile de Jean, le Christ est, lui aussi, marqué du sceau de son Père (Jean 6, 27). C’est un symbole de reconnaissance divin.

Pour devenir Lion, quatrième grade, le Soldat jeté en pâture aux fauves, ses frères, est déchiré par leurs griffes et purifié par le feu. 

Le Perse, cinquième grade, correspond à une distinction particulière. Perse est le nom donné par les Grecs à des peuplades iraniennes. Hérodote aide à comprendre cette dénomination. « Les Grecs, écrit‐il, appelaient les Perses « Céphènes » car Persès, à qui ils doivent leur nom, était fils de Persée et d’Andromède, la fille du roi Céphée (Kepheus). Entre eux, précise‐t‐il, les Perses se reconnaissent comme des Artéens. »(livre VII,61) Ce mot vient du perse arta, la justice. Les Perses se désignaient, eux‐mêmes, comme les Justes. Kepheus s’apparente à Céphale qui, selon Hésiode, est l’amant d’Eos, l’étoile du matin, avec qui il eut pour fils Phaéton.

Chez les Perses, le Seigneur Sage est assisté de six archanges. Chacun d’eux est chargé de qualités spécifiques que symbolise un corps céleste appartenant à un groupe de sept sphères gigognes dont la Terre est le centre. La septième sphère est l’expression du divin. Dans le culte du Juste, le septième grade, celui de Père (Abba en araméen), confine à la divinité.

Selon la parole du Seigneur Sage de l’Avesta, la bible des Perses : « Quand l’homme est mort… Que les démons, les menteurs et les méchants l’ont partagé et anéanti, au troisième jour, à l’aurore, apparaît la divinité éblouissante (Eos) et Mithra se relève… » Comme dans de nombreuses mythologies antiques il convient d’avoir été mangé pour ressusciter. Le sarcophage (celui qui dévore la chair en grec) où les Egyptiens placent le défunt et le mythe de Pélops ne le démentent pas. Ceci est le prélude à la communion des Artéens dont l’office s’achève, comme dans le culte du Juste qui le perpétue, par un banquet rituel qui précède l’aurore et la résurrection.

Les Papyrus Magiques de Paris, rapportés d’Alexandrie, décrivent la cérémonie d’élévation au grade de Père. Simple planète, du grec planetos : vagabond, l’élu évolue telle une étoile dans le cosmos. Il y brille de l’éclat suprême de l’étoile du matin. Etoile du matin que, coïncidence étrange, sous la plume de Jean, Jésus prétend être, lui‐même, devenu dans l’Apocalypse du Nouveau Testament (Apocalypse XXII.16).

Comme il y a sept grades, il y a sept parcours, sept purifications, sept serments et sept sacrements. Chaque périple s’accompagne d’une instruction qui en explique le symbolisme et en révèle les secrets.

Une phase de préparation précède chacune de ces cérémonies. A cette occasion, le candidat est mis dans un cachot. Il s’y prépare à affronter les épreuves qui vont suivre selon un rite immuable.

Alors ! Est‐il fondé de prétendre  que le christianisme précède le culte de Mithra alors qu’il lui emprunte baptême, communion et résurrection? 

Non bien sur…

SOURCE:http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/01/20/2377656_jesus-christ-est-il-un-avatar-de-mithra.html

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FACEBOOK ET « LE TEMPS DE CERVEAU DISPONIBLE » 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Facebook1Si Internet était à vendre, y aurait-il un prince du Qatar ou une multinationale pour en faire l’acquisition ? Cette question incongrue est-elle déjà obsolète ? L’Internet qu’on croit connaître, neutre et ouvert, ne nous appartient peut-être plus. Devenu le nerf de nos sociétés modernes, Internet est né sur un principe génial : le réseau décentralisé. C’est-à-dire un réseau constitué de mille chemins, impossibles à bloquer ou à contrôler. Cette structure anticensure a révolutionné la liberté de publication. Or, l’emprise de multinationales impérialistes telles Google, Apple ou Facebook est en train de mettre à mal cette structure, et de sévèrement faire reculer la liberté de publication.
Prenons l’exemple de Facebook. On se souvient tous de la phrase de l’ancien PDG de TF1 expliquant que la mission de la chaîne était de «vendre du temps de cerveau disponible» à une marque de boisson gazeuse. Facebook, le TF1 d’Internet, est construit sur ce même principe. Il crée des services prétextes pour collecter les informations les plus précises possible sur vous, qu’il utilise pour cibler les messages des annonceurs.

Né comme réseau social, Facebook a d’abord créé votre profil de consommateur en utilisant vos données personnelles (âge, sexe, contenu des messages, amis…). L’étape suivante fut d’inciter les créateurs de contenus (journaux, marques, artistes, partis…) à construire des «espaces» à l’intérieur même de son réseau. Ce faisant, récoltant toujours plus de données, Facebook progresse dans sa stratégie de recréer sur sa propre plateforme une copie d’Internet, sous contrôle et monétisable. L’évolution suivante est bien plus pernicieuse : faire d’Internet un sous-réseau de Facebook, un réseau au service de Facebook. Le bouton «J’aime» symbolise cette stratégie. Le «J’aime» est apparu sur tous les sites grand public il y a quelques années. On pourrait croire que tout ce qu’il fait est d’indiquer à vos «amis» que vous «aimez» la page en question si, et seulement si, vous cliquez dessus. En réalité, ce «bouton», c’est un petit bout de Facebook qui enregistre votre visite lorsque vous chargez la page, que vous cliquiez dessus ou non, et que vous ayez un compte Facebook ou non ! Les créateurs de sites ayant massivement installé ce bouton, on est désormais pisté par Facebook partout où l’on navigue. De sous-réseau d’Internet, Facebook est en train de faire d’Internet son sous-réseau : si jusqu’ici il essayait de recréer les usages d’Internet sur ses pages, il institue désormais les règles que le reste d’Internet s’emploie à suivre.

Peu à peu, une entreprise comme Facebook détricote l’architecture d’un Internet libre : par son marketing et ses innovations technologiques, il crée un point de passage géant, sur lequel beaucoup d’individus et de sociétés construisent leur rapport à Internet. Dès lors qu’on visualise ce glissement d’un Internet constitué de milliards de points de passage, mis en place par des millions d’individus et de sociétés aux intérêts divers, vers un Internet constitué d’un très petit nombre de points de passage, contrôlés par des entreprises dont l’intérêt est strictement financier, on pressent les dangers qu’encourt le réseau : il est plus facile de contrôler, voire couper, une autoroute que mille chemins de traverse.

Cette menace qui pèse sur les fondements technologiques d’Internet est particulièrement sensible pour les créateurs de contenus. Le modèle que pousse Facebook (et d’autres mastodontes tels Apple ou Google), c’est l’installation d’intermédiaires intéressés et non neutres entre les créateurs de contenus et les internautes, compromettant leur autonomie aussi bien éditoriale que financière. Lesquels se transforment en simples fournisseurs de «contenus», perdant au passage le lien direct à leur propre audience. Seuls alors les contenus capables de franchir les «filtres» des géants du Net (règles d’usages, algorithmes, politique «éditoriale» et commerciale) seront vus. Le risque de censure est grand, celui d’autocensure plus encore.

Pourtant, en les laissant s’accaparer l’audience, ils abandonnent en même temps la possibilité d’en tirer profit, via la publicité par exemple. Sur ce point, la docilité des créateurs de contenus surprend. On a vu la presse mondiale plonger tête baissée dans le piège Apple qui, via l’iPad, s’est installé confortablement comme intermédiaire insatiable. On voit Google ou Facebook renforcer toujours plus leur position sans qu’aucune voix audible ne se lève contre.

Pour les créateurs de contenus, la question du rapport de force mérite d’être posée. Seuls, ils ne pèsent pas grand-chose. Ensemble, ils sont la poule aux œufs d’or de Facebook ou Google, et il serait temps qu’ils trouvent un moyen de parler d’une voix un peu plus unie pour réclamer leur part de ces énormes gâteaux que se sont constitués ces mastodontes sur leur propre sueur. Ici, la mise en place d’une charte du «fair usage» pourrait aider la communauté à aligner ses limites.

Concrètement, deux lignes directrices peuvent aider en ce sens : ne jamais installer les «boutons mouchards» ; ne jamais se retrouver en situation où son propre contenu est intégralement consulté depuis des espaces contrôlés par ces prédateurs d’Internet.

Pour les individus, il faut prendre conscience que Facebook est bien plus qu’un réseau social. Qu’en y créant un compte, on nourrit un monstre qui n’a d’autre objectif que d’engloutir goulûment Internet. Que ses services séduisants sont un filtre qui va s’épaissir toujours plus. Il existe des alternatives, comme le réseau social ouvert Diaspora.

Pour les médias, les Etats et les régulateurs d’Internet, il est temps de prendre conscience que l’absence totale de règles éthiques et supranationales sur le réseau Internet profite, une fois de plus, à l’appétit démesuré des multinationales du Net.

Ce qui se passe sous nos yeux, c’est la privatisation du Web : avec la participation passive, si ce n’est la bénédiction, de tous, quelques multinationales sont en train d’acheter Internet pour la somme de… zéro euro.

Par YOHAN BONIFACE Responsable de l’informatique éditoriale de Libération

 

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LE COUPLE KAMIT ET LE MARIAGE KAMIT 5.00/5 (100.00%) 2 votes

Mariage KmtPour nos ancêtres, dans le couple idéal, l’épouse, c’est à dire la femme doit remplir 3 fonctions vis a vis de son mari. Elle doit être pour son mari comme une mère (elle prend soin de lui a la manière dont la mère prend soin de son enfant), elle doit être pour lui comme une sœur (avoir des liens fraternels, des rapports sympathiques avec son mari comme le type de liens existant entre frères et sœurs) et enfin elle doit être une son amante, son amoureuse (partager sa vie intime).

C’est la même chose pour l’homme. dans le couple idéal pour nos ancêtres, l’homme doit remplir vis a vis de sa femme 3 fonctions :la fonction de père de frère, et d’époux (c’est-à-dire, d’amoureux, d’amant) exactement comme la femme. Donc pour nos ancêtres la femme d’un homme est en même temps sa mère, sa sœur et son épouse amoureuse, et le mari d’une femme doit être en même temps son père, son frère et son époux.

C’est pourquoi dans un couple Kamit, la femme par exemple ,peut appeler son mari « papa », ou l’homme peut appeler sa femme « maman », par exemple.
Qu’est ce que le mariage traditionnel Kamit ?

Tout d’abord pour pouvoir comprendre le mariage traditionnel Kamit, il faut savoir que pour nos ancêtres le créateur tout en étant unique, possède dans sa nature divine la double nature male et femelle qui fusionnent, ce qui lui permet de créer tous les êtres (humains végétaux, animaux, etc..) selon le modèle male et le modèle femelle.

Le mariage traditionnel Kamit c’est la fusion du principe male et du principe femelle pour ne former un seul corps, afin de reproduire la nature du créateur. En se mariant alors les humains (homme femme) reproduisent physiquement et aussi spirituellement cette unité male et femelle du créateur pour ne former qu’un seul corps, exactement comme le créateur qui est un tout en ayant la double nature (male et femelle). En réalisant cette unité du principe male et femelle, les humains peuvent comme le créateur « créer » (c’est-à-dire enfanter) de êtres male (garçon) et femelle (fille) exactement comme le créateur. Tout ceci explique pourquoi le mariage est sacré. Le couple ne formant qu’un a l’image du créateur qui est unique, il devient indivisible comme le créateur qui est un et indivisible. C’est pourquoi le divorce n’est pas une bonne option dans la vision kamit du couple.

Toutefois, en cas de force majeure , et si il n’y a pas d’autre solution que de divorcer, le couple peut divorcer.

la société traditionnelle Kamit, étant communautaire et non individualiste, le groupe prime sur l’individu. Et l’individu ne peut exister sans son groupe, sa famille. Ainsi, ceux qui se marient ne font pas que s’unir tous les deux, car étant donné qu’ils font partie d’un groupe (la famille), en se mariant (c’est-à-dire en s’unissant,) ils unissent aussi leurs familles. Une fois mariés, l’homme entre symboliquement dans la famille de la femme et la femme entre symboliquement dans la famille de l’homme.
Le mariage est scellé par un certain nombre de cérémonies, dont la plus importante est la Dot

Qu’est ce que la dot ? La dot ce n’est pas l’achat d’une femme par un homme comme l’ont imaginé ou caricaturé les occidentaux, qui ont longtemps véhiculé ce stéréotype. La dot c’est tout simplement le pacte ou le gage qui scelle l’alliance entre l’homme et la femme (mariage) et l’union entre les familles dont les enfants se marient.
Le fait que la dot est remise a la famille de la femme jusqu’à aujourd’hui encore, est un vestige de la tradition matriarcale de Kamit. La dot est remise à la famille de la femme aussi en raison de la place et du rôle important que joue la femme dans le couple et dans la famille kamit.
Dans le contexte actuel, pour les kamit le mariage traditionnel est et reste le plus important. il est fondamental et il n’a pas la même valeur que le mariage à la mairie ou a l’Église ou à la Mosquée.

C’est pourquoi même si vous etes marié a la mairie, a l’Église ou a la mosquée, les kamit insisteront pour que le mariage traditionnel soit fait en bonne et due forme.

par african history-histoire africaine

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QU’EST CE QUE L’AMOUR OU LE KIMUNTU 5.00/5 (100.00%) 2 votes

L’amour est une attitude conforme à une certaine ligne de conduite, ou que c’est tout acte qui va dans le sens d’une certaine ligne de conduite. 

Cette ligne de conduite peut se définir à travers les lois du Kimuntu (mina mia kumi), une bonne dizaine, que voici : 

1) Pratiquer l’amour à chaque fois vis à vis de tout le monde et de tout ce qui existe sur terre, toute la Création, la nature, les eaux, les poissons, les plantes, les animaux de toute sorte… Sans oublier les autres êtres humains bien sûr, cette pratique pouvant s’apprécier selon les autres lois qui suivent, tout ceci parce qu’il faut avoir sans cesse présent à l’esprit que le monde n’existe que parce que des humains y vivent (Hâta ba ntu) !

2) Vivre ou agir en étant toujours dans la vérité, de ceci découle l’honnêteté, sinon l’intégrité (Bukedika). 

3) Vivre en pardonnant toujours aux autres ce qu’ils peuvent nous faire de mal, de préjudiciable, de cette loi découle la compassion (Lembami oti mulemvo wa mutima).

4) Vivre ou agir toujours dans l’obéissance aux lois du Kimuntu (Tumamanu).

5) Vivre ou agir toujours dans la sagesse (Nduenga).

6) Vivre ou agir toujours dans la justice vis à vis de tous : dans la même situation, ne pas donner plus à l’un qu’à l’autre par exemple ; de ceci découle aussi l’esprit de partage, tout comme celui de solidarité pour ne pas donner plus à soi-même qu’à autrui (Budedede).

7) Vivre en ayant appris le sens du mal et décider de ne plus agir que dans le seul sens du bien, du Kimuntu et roncer définitivement au mal conscient (Mvilukulu).

8 ) Vivre en ayant la Connaissance, c’est à dire en connaissant toutes ces lois que je suis entrain d’énumérer ici (Luzabu). 

9) Faire ce qu’il faut quand il le faut, pas avant, pas après, c’est à dire laisser chaque chose en son temps (Ku tekela pele, ku landilandi pele). 

10) Vivre toujours avec le sens du discernement, en toute chose ou situation, faire ce qu’il faut, pas plus, pas moins (Nfonka). 

11) Enfin, j’oserais ajouter, ne pas vouloir attenter au libre-arbitre, donc à la liberté individuelle, d’autrui.

Par Luzolo Menga Ma Kongo

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