La re-surrection de Kam

Masque rouge 1993 Zirignon GROBLI
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Nous ne pouvions pas laisser l’Humanité dans l’état où elle se trouve actuellement : elle court un danger imminent de régression et d’auto-destruction, résultat funeste de son incapacité à symboliser ses pulsions sadiques.

Il fallait poser un « cran d’arrêt » symbolique au processus de retour de l’état de barbarie, ce que nous avons essayé dans les fragments d’analyse que nous proposons ici, à nous efforcer de mettre à nu les ressorts cachés de la machine de la civilisation actuelle, « sous-tendus » par la « compulsion à la répétition » du meurtre du Père-fondateur, « négrophagie », que ses auteurs ont eu soin de soustraire à la connaissance des hommes non initiés aux secrets de l’Histoire : tel fut, sans doute, le mode de genèse du racisme, cette « plaie » qui infecte la civilisation de l’homme blanc.

En effet, en fixant notre attention sur les manifestations récurrentes du racisme, nous avons la révélation selon laquelle ce trait de la culture occidental est sous-tendu par la compulsion à déshumaniser la « race » noire, à la chosifier et à la maintenir dans l’état infame d’instrument de production de subsistance et des valeurs pour la gloire de la race blanche.

Comportement délirant qu’on ne peut pas ne pas lire en termes d’acharnement à aliéner le Noir pour l’éternité, pour s’adjuger la place de père qu’il occupait dans l’Humanité : à cet acharnement récurrent sur les kamites on ne saurait trouver d’explication plus pertinente.

La rationalisation et l’idéalisation du mode de comportement de la personnalité de l’indo-européen, telle est la voie magique qui s’imposa aux idéologues indo-européens , soucieux de faire réparation aux « blessures narcissiques » infligées par la primauté de la Culture noire.

Le moment euphorique de la société industrielle, point de départ du régime libéro-capitaliste, leur en offrit l’opportunité.

C’est ainsi que Hegel, pour laver son « complexe » de progéniture des derniers hommes blancs à faire son entrée dans le monde civilisé, après la chute de l’Empire romain, idéalise en connaissance métaphysique, la tendance de l’homme aryen à envahir d’autres populations, et à s’emparer des produits de leur activité laborieuse patiemment accumulés (La Raison dans l’Histoire).

Quant à Nietzsche, (pour la même raison), il est à l’origine de la glorifications des barbares qui méprisent le Verbe invention sémite supposée :  « bêtes blondes » ou encore les « oiseaux de proie », ils fondaient avant être vernis de culture, sur leurs victimes pour les déchirer sans se poser des questions d’ordre moral. Délirant ! Il n’est pas étonnant qu’en reconnaissance de sa perception volontariste de l’Histoire, Nietzsche reçut la visite d’Hitler à qui, geste hautement symbolique, il fit don de sa canne !

Il est incontestable que la philosophie aux accents prophétiques de l’auteur de « Ainsi parlait Zarathoustra » est à considérer comme un hymne à la « subversion » de la réalité historique  qui était marquée au sceau de la primauté incontestable de la Culture des Pères-fondateurs kamites.

Les travaux poursuivis en Histoire et en Linguistique dans la suite de Cheick Anta Diop et Théophile Obenga ont un intérêt incontestable ayant contribué à apporter les preuves supplémentaires de l’antériorité de la civilisation noire et à fonder définitivement les thèses du professeur Diop.

Mais il est évident que les voies historique et linguistique ne suffisent pas puisque, tout le monde le sait et le dit, l’intrusion de l’homme blanc dans la vie de l’homme noir a aussi opéré des traumatismes psychologiques et des distorsions dans la personnalité des kémites.

C’est pourquoi le temps est venu, selon nous, d’entreprendre des investigations psychologiques susceptible d’étendre notre libération au plan de l’esclavage mental.

Le programme de la Renaissance noire ne doit pas, s’il veut se donner toutes les chances de réussite, faire l’économie de la lutte pour la désaliénation psychologique qui fournit aux kamites les moyens idoines de se réapproprier leur histoire et leur place dans la communauté humaine.

La reconquête de l’homme noir de son humanité postule qu’il retrouve au moyen de la psychart-thérapie (technique originale qui combine les apports de la psychanalyse et de l’art-thérapie), la pleine autonomie de sa volonté aliénée à la volonté de l’homme blanc.

Il faut absolument que nous sortions de cette pathologie du larbin qui sait mais qui se comporte comme s’il ne savait pas, sous la contrainte inconsciente du traumatisme de la guerre raciale, à répéter compulsivement la relation raciste, fondatrice de la relation entre Noirs et Blancs : ces « frères ennemis » aliénés.

Grobli Zirignon

Psychart-thérapeute

« La re-surrection de Kam » Ed Cycas 2014 (préface et quatrième de couverture)

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