Le meurtre symbolique du monstre

Repos éternel-Zirignon GROBLI
5.0
04

Se représentant comme un héros mythique dans la modernité et la psychart-thérapie comme une quête initiatique, le patient-impétrant entreprend son « voyage » en projetant ses pulsions de mort, imaginées en « monstre dévorant », sur un support artistique, espace utopique où se déroule la lutte héroïque. Lutte gigantomachique au cours de laquelle, anéanti, le monstre renait sans cesse de ses déchets.

Cette première phase de l’activité psychart-thérapeutique enseigne à l’impétrant que l’affrontement sadique est de nature désespérante parce qu’on ne connait pas de fin assignable. Par définition la destruction est créatrice de nouvelles pulsions.

La deuxième phase de la psychart-thérapie est celle où l’impétrant, n’en pouvant plus mais, et anticipant sa propre mort, va en appeler à la sollicitude du Père transcendant afin qu’il médiatise son affrontement mortifère avec le monstre implacable. Cette phase où l’impétrant fait l’expérience de la finitude humaine et de la transcendance du Père est cruciale parce qu’elle inaugure le moment humanisant de la culpabilité et de la réparation symbolique, par la voie de l’activité artistique créatrice.

Appelée à offrir des satisfactions symboliques la psychart-thérapie est l’antidote de la lutte féroce pour le « consommer ».

GROBLI Zirignon

Quatrième de couverture de la Psychart-thérapie ( refondation du Langage) Ed Cycas 2013

Merci de réagir avec un émoticône et de partager l'article
Love
Haha
Wow
Sad
Angry
You have reacted on "Le meurtre symbolique du monstre" A few seconds ago

A lire aussi