Le sentier de l’initiation

  • 4
    Partages

 

 

La révolution accoucheuse de l’humain s’origine

dans la mise en place de la relation de personne

qui postule la révolte contre le père tout-puissant

qui réifie l’être humain et

la promotion de l’autorité de la loi garante

l’imprescriptibilité de son essence.

Cette démocratie dont les hommes rêvent

ne verra pas le jour si chaque homme réifié

ne règle pas ses comptes

avec le père tout-puissant

substitut mâle de la Grande Mère des origines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme l’homme primitif non structuré

le père tout-puissant d’aujourd’hui

ne fait pas la différence entre ses frères

ses enfants et ses moutons

qu’il considère comme ses possessions.

L’apparition de l’être humain postule

la révolte contre le père tout-puissant

et la médiatisation des contacts

par la loi.

Le projet humain

s’initie au sein de la famille primitive !

 

 

L’homme noir qui a fait dans son exil occidental

l’expérience de l’altérité et du racisme

et qui décide de retourner dans milieu d’origine

afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer

au développement de son pays

est condamné à périr

sous les coups de ses « frères de race » jaloux.

Les exemples de Panda et de Amos sont là pour

convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné

est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme potentiel ne devient réel que par

la structuration symbolique de ses pulsions

structuration au terme de laquelle il accède

au statut d’ « être de parole ».

L’activité plastique créatrice

de formes préverbales

est la voie qui conduit le « créateur » qui

les intériorise par l’activité verbalisante

au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.

 

 

 

Nous vivons à une époque où tout se passe

comme si les pulsions érotiques étaient

neutralisées par les pulsions sadiques

et comme si le monde entier était

régenté par celles-ci.

D’où l’impression de mort

et de désespoir qui

enveloppe le monde entier.

Mon Dieu quelle nouvelle technique

(qui initie à la « maitrise symbolique »

des pulsions sadiques)

sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?

 

 

 

 

Ce que le philosophe Henri Bergson désignait

sous les termes de « double-frénésie »

(pour parler de l’alternance in-éluctable entre

l’état de guerre et l’état de paix)

est sans doute la perception philosophique de

la pathologie obsessionnelle des occidentaux

qui s’efforcent en vain de neutraliser

les pulsions persécutrices de leurs génitrix

en les déplaçant

(sur d’autres hommes substituts de celles-ci).

Il est incontestable que les guerres « toujours

recommencées » ont leur fondement dans

tentatives  d’auto-libération   des êtres-phallu

Tuer la mère toute-puissante (persécutrice)

est l’obsession de l’enfant-phallus.

Cet impossible désir de mettre

la mère persécutrice hors d’état de nuire

ne trouve satisfaction qu’à être déplacée

sous le substitut de pulsions de meurtre

dans le champ de la métaphore pour être

mis en formes symboliques par l’activité

artistique qui ne crée qu’après avoir détruit.

Le Langage est le résultat de la mise à mort

et de la transmutation symbolique de la mère.

 

 

 

 

L’ « enfant-phallus » de la mère toute-puissante

dont le comportement obsessionnel

est le produit de l’oscillation

entre l’angoisse de fusion et

l’angoisse de séparation

(qui ne connait de rémission

que dans le renoncement à la lutte

du mort-vivant)

ne survit que dans l’état d’agonie permanente

où la mère apparait comme la « persécutrice ».

 

 

 

 

Ce sont ceux qui n’ont pas obtenu

par la voie de l’initiation

leur droit d’insertion à la société

qui ignorent que la Loi

est son fondement incontournable.

Et s’il fallait après la revisitation

de l’Histoire

trouver un argument décisif pour

prouver la primauté de la Culture

négro-africaine

les contempteurs du Noir

le trouveraient dans cet argument.

 

 

 

 

Les hommes se comportent comme des animaux

parce  qu’ils ne sont pas initiés à la Loi qui

interdit formellement ce qui est injuste.

La  paix objet de désir universel

et la cohésion sociale postulent l’initiation

à la Loi que

les grands prophètes ont captée et « sécularisée ».

 

 

 

Les hommes vivent les affres de l’existence

comme des punitions des dieux

pour avoir l’audace d’être-là et

c’est pour détourner le châtiment suprême

qu’ils sacrifient leurs semblables (en dépit

de la loi de substitution prescrite par Dieu

à Abraham pour préserver la vie d’Issac).

Le monde est un lieu sinistre où l’homme

sacrifie l’homme pour complaire aux dieux.

 

 

 

Les autorités qui assistent indifférents au

phénomène d’occupation anarchique

des terres en friches par les allogènes ou

à la vente illicite des terres familiales par

des individus irresponsables

sont des autorités qui sèment le désordre

soit par incompétence ou par idéologie !

 

 

 

 

C’est un tort de croire qu’il suffit de s’emparer

d’une terre en friches et de la légaliser

pour devenir son propriétaire légitime

car les conflits fonciers naissent de

ce subterfuge dont

les autorités sociales sont complices.

La réconciliation postule également

la réparation du viol de la propriété foncière.

 

 

Ce qui s’impose sans le sous-tien du Verbe

relève du désir et triomphe par la force qui

évoque les temps barbares.

Seule la médiation du Verbe est garante de

vérité et de justice : révélatrices de

la société fondée sur le droit des personnes.

 

 

 

Affrontée aux forces sadiques de la Nature

primitive

la mère des origines (réduite en déchet)

se défendit sans doute de la dérision de

sa présence au sein de la Nature-mère

toute-puissante

en se positionnant com

Une assemblée générale de la grande famille

est nécessaire pour identifier

les terres et les propriétaires

car dans la tradition

la propriété foncière individuelle existait.

Tout partage ou toute appropriation hors

d’une assemblée générale est illégitime et

grosse de conflits pour la cohésion familiale

voire villageoise.

L’Etat et les despotes familiaux

doivent savoir qu’ils ont des responsabilités.

 

 

 

Pour-quoi l’homme « tout-puissant » est-il

contraint de se cramponner à celui qu’il

appelle « faible » et qu’il méprise ?

N’est-ce pas pour donner l’illusion

de « surabondance de vie »

en masquant sa dépendance foncière ?

Ce monde est

un monde de faux-semblant ou mascarade !

 

 

 

Les savoirs des hommes dont ils se prévalent

pour inférioriser  leurs semblables et

prétendre à la domination de leurs personnes

ne sont la plupart du temps que les résultats

des réactions compensatoires à leur « vécu »

de dés-être mortifiant.

La société des hommes non structurés

est d’abord un espace de lutte idéologique

avant d’être une aire d’affrontement armée

pour la réification de l’homme par l’homme.

 

 

 

 

Il est temps de parler des problèmes de société

et de relation entre les hommes en se référant

à l’Humanité « une et in-divisible »

et non en les évoquant par le prisme

des « catégories raciales »

empreintes de préjugés :

nous savons aujourd’hui

que l’homme est l’homme

et la domination la domination qui

le réifie et l’instrumentalise sans état d’âme !

 

 

L’espoir se trouve du côté du démuni qui

cherche à compenser son manque

par le savoir et la compréhension.

C’est faire acte de sorcellerie

que de s’acharner à inculquer

la croyance aliénante

selon laquelle les fauteurs de

la désespérance des hommes

sont ceux qui sauveront leurs victimes !

 

 

 

 

Ce sont les êtres dé-structurés ayant perdu

leur dernière « défense » : l’illusion d’être

protégés par la Providence

qui s’autorisent tout pour survivre

et parviennent à dominer sans état d’âme

leurs semblables.

C’est pourquoi l’espoir de changement

n’est pas à attendre de ceux

qui tirent le profit maximum du système.

 

 

 

 

 

Le devoir de l’homme noir porteur

de Verbe

qui survit sous la domination

de son frère de race

est de maitriser l’état de désespoir

et de déréliction qui l’oppressent

pour affronter (et éradiquer)

sur le mode symbolique

la domination de l’homme

qui « instrumentalise » l’homme

il n’y a pas d’alternative logique !

 

 

 

 

 

 

Il n’existe pas de différence qualitative

entre les dominations :

dominer un homme c’est toujours

le réifier pour l’instrumentaliser.

C’est pourquoi il est insensé

de penser que la domination

de l’homme noir par l’homme blanc

est plus détestable que la domination

de l’homme noir par l’homme noir.

La domination

de l’homme par l’homme

c’est un « crime contre l’Humanité ».

 

 

 

 

 

 

Les êtres non structurés ont recours

au mensonge pour justifier

les actes de violence

ou de ruse

par lesquels ils s’emparent

de ce qui appartient à leurs frères.

Il en résulte que le discours

de ces êtres en mal de jouissance

relève d’un délire révélateur de

la fragilité de leur organisation

et de leur désir tout-puissant

de persévérer dans leur « être-là ».

 

 

 

 

 

La Loi de la Nature veut que l’animal occupe

une partie de celle-ci dont

il tire sa subsistance et

qu’il défend mordicus

contre l’envahissement

de ses congénères.

Au contraire de l’animal

l’homme ne fait pas qu’occuper une partie

de la Nature et

se l’approprier en y répandant ses déjections :

son activité laborieuse est à l’origine

la propriété de l’être social.

Comme l’animal qui défend son territoire

jusqu’à la mort

l’homme doit défendre sa propriété au risque

de perdre ses moyens d’existence et sa liberté.

C’est le vaincu à la guerre qui devient sorcier

en se retournant contre les siens qu’il sacrifie !

 

 

 

 

 

On parle d’un homme qui avait l’habitude

d’emprunter l’argent pour satisfaire

les démunis qui venaient de

toute l’Afrique pour solliciter son aide.

Ô combien je comprends ce monsieur !

devant tant de misère

et tant de sollicitations on a envie de

sacrifier sa vie pour que les morts-vivants

recouvrent la plénitude de leur vie anémiée !

 

 

L’état de détresse prédispose l’être

non-structuré

à halluciner son frère démuni

comme un être fortuné sur qui

il s’acharne pour exiger de lui

ce qu’il n’a pas : l’argent

le mobile des « crimes gratuits ».

 

 

 

 

Les produits du grattage ne sont pas des saletés

à ramasser et à jeter et à mettre à la poubelle.

ce sont les produits de la castration symbolique

(les substituts du prépuce ou du clitoris)

à réunir pour être enterrés dans les environs de

l’atelier de psychart-thérapie.

Procéder ainsi c’est signifier

la castration symbolique du patient et favoriser

son entrée dans le système symbolique où il est

condamné à poursuivre son initiation par

la recherche sans fin assignable de son prépuce

ou de son clitoris arrachés

inexorablement à sa « complétude » imaginaire.

 

 

La psychart-thérapie est une initiation où

le patient-impétrant est invité à projeter

ses pulsions orales-sadiques

(médiatisées par les matières picturales)

sur un support qui devient de ce fait

la métaphore de l’être primitif bisexuel

Soumettre ensuite ce support « souillé »

de substituts de déjections

à des activités de grattage de frottage

de déchirage autrement-dit : (infliger

des blessures au support barbouillé)

c’est opérer la castration symbolique

du patient dont la métaphore

du corps indéterminé est le support

maculé des substituts de ses matières.

La psychart-thérapie est donc le mode

contemporain de l’initiation primitive

où les produits du grattage

représentent le prépuce ou le clitoris

et le « beau-reste » préservé constitue

la représentation symbolique

du corps déterminé grâce auquel

le patient-impétrant fait son entrée dans

le système symbolique « humanogène ».

 

 

 

 

C’est pour se « défendre » des dangers

inhérents à l’attitude d’empathie

à savoir le transfert inconscient

de  pathologie

que les thérapies classiques

préconisent la relation distanciée

où le thérapeute  et le patient sont

séparés par le mur de l’objectivité

qui réifie le patient et fait obstacle

à son entrée dans

le champ symbolique : humanogène.

 

 

 

Le patient immature qui ne parvient pas

à résoudre son problème

par la technique de symbolisation

de ses pulsions pathogènes

a recours à la projection de

celles-ci

dans la personne du thérapeute

à la manière de l’enfant qui

se débarrasse de ses déjections

sur la personne bienveillante.

On est fondé à parler de transfert

inconscient de pathologie

dans les prises en charge où

le thérapeute fait appel à l’empathie.

 

La « production » de l’être social

(par la voie de l’initiation)

est une entreprise difficultueuse

qui culmine à des ratés.

L’impétrant

qui préserve des beaux-restes

est le type d’homme existant

parmi les monstres dévorants.

 

 

 

 

 

Les êtres humains ont en commun la haine

qui oppose et divise

pas l’amour : principe d’unité phagocyté

par la haine.

Il en résulte que celui qui parle d’amour

sans fournir les preuves qu’il a opéré

la maitrise symbolique de

ses pulsions de haine par

la préservation d’un « beau-reste »

est un dangereux mystificateur dont

il convient de s’éloigner sans état d’âme.

 

 

 

 

C’est le fait de faire son entrée dans

la relation symbolique

mise en place par le thérapeute et

d’être traité comme une personne

qui produit l’effet de guérison

dans le patient intégré.

Le thérapeute qui désire

guérir l’être désocialisé

doit renoncer aux pulsions de

plus-de-jouir et profit maximum.

 

 

 

 

La  préservation des « beaux-restes » postule

la maitrise des pulsions orales-anales et

la représentation interne du sein (imago).

Le beau-reste est le produit de

la projection et de la matérialisation de

l’imago du sein  sur le support artistique

processus qui exige un porteur de Verbe.

Le créateur du système de Langage dont

les beaux-restes sont les constituants

s’avèrent le principe d’humanisation

de l’enfant-personne de la mère structurée.

 

 

 

 

Dans ce « circuit oral-anal » régit

par les pulsions de dévoration

l’existant (l’initié) se présente

sous l’apparence du survivant

qui se distingue par

le « beau-reste » qu’il a préservé.

Le beau-reste :

substitut de la « peau de léopard ».

 

 

 

 

Le Langage initié par l’activité plastique

créatrice de formes préverbales qui

s’avèrent ses constituants

est la voie qui mène dans la  société

structurée par le système symbolique.

C’est dire que l’être porteur de Verbe

est le messager de celui-ci dont

la mission est de promouvoir la société.

 

 

 

 

Dans cette « société sans initiation »

nous survivons contre la volonté

des êtres déstructurés

(tout-puissants)

qui nous entourent et qui veulent

que nous soyons leur instrument.

Tout homme est ici en lien avec

des êtres tout-puissants

qui s’acharnent à le « chosifier ».

Le survivant conscient de soi

créateur de « beau-reste » est

le statut digne que peut atteindre

le porteur de Verbe égaré parmi

les êtres dévorants qui l’entourent.

 

 

 

 

 

La fonction de père porteur de Verbe

est d’affronter le lien qui « attache »

l’enfant à la mère toute-puissante

de le briser et de le structurer

afin de favoriser la naissance

de l’ enfant-fétiche à l’Humanité.

La non médiation d’un tiers dans

l’unité-duelle mère-enfant

est fatale à celui-ci et le condamne

au statut infâme d’ « être-fétiche ».

 

 

 

L’œuvre d’art est la forme symbolique de soi

résultat de l’effort produit pour émerger

du chaos informe et se poser à la surface.

L’œuvre d’art est un miroir symbolique

grâce auquel le créateur s’appréhende et

prend conscience de soi.

La création princeps de l’être humain

c’est l’ « imago » de la mère symbolique.

 

 

 

Ce n’est pas de propos délibéré et conscient

de ses responsabilités

que le « mélangeur » sème le désordre

et la confusion dans les esprits :

il est lui-même mélangé et dés-humanisé.

C’est un irresponsable (un fou) qui sème

le désordre et la confusion dans les esprits

parce qu’il n’est pas structuré

par l’imago d’un « père porteur de Verbe » !

 

 

 

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas

« en excès »

qu’on ne doit pas venir en aide

à ceux qui sont dans le besoin.

On donne dans un élan

d’identification fraternelle

(par compassion).

Donner ce n’est pas humilier

mais se « castrer » soi-même

afin que l’Humanité advienne.

 

Dans les « sociétés sans initiation »

les hommes taraudés par

l’angoisse de mort permanente

s’entre-dévorent en espérant

par l’illusion de toute-puissance

échapper à la condition humaine.

Les hommes sont alors objet de

la culpabilité d’être cannibales et

de ne pas réaliser leurs potentialités.

 

 

 

 

La Loi commande que chaque homme vive

des produits de son activité

ce qui postule

la maitrise symbolique de

ses pulsions de jouissance.

Tout se passe comme si le « produit » était

l’essence du producteur mise en forme :

il n’existe pas pas d’objet de jouissance élu.

 

 

 

 

 

Les hommes qui croient qu’ils peuvent s’autoriser

tout pourvu que les gendarmes

ne les prennent pas en « flagrant délit »

sont des primitifs anachroniques car ils n’ont pas

conscience de l’omniprésence et l’omnipotence

de la Loi qui règne sur le monde.

Ces êtres tout-puissants d’ignorer la Loi

sont à la vérité

des « fous en liberté » dans une société malade.

 

 

 

 

Les hommes sont ainsi constitués que personne

ne pardonne même à son prochain d’être

porteur de phallus.

La Loi de l’existence est

le « conflit oedipien » : passion absurde

qui est résolue grâce à la médiation

de la psychart-thérapie qui favorise

l’émergence de la capacité

d’appréhender la Loi et de se soumettre

sans être bloqué par l’envie du « porteur ».

Non initiés

les humains sont condamnés au conflit oedipien.

 

 

 

L’objet de désir frustrant qui suscite la haine est

le substitut du sein « mauvaise » de la mère :

la frustration orale précoce qui laisse des

empreintes indélébiles dans le psychisme

à la l’origine

de la fureur meurtrière de la haine

lorsque l’attente de satisfaction est déçue.

L’évacuation sur un « support artistique »

des pulsions orales-sadiques

et l’activité artistique créatrice de

formes préverbales chainons constituants

du Langage structurant

ont le pouvoir salutaire

d’éradiquer la haine et ses effets destructeurs.

 

 

 

La cause de la haine est in-consciente et

s’origine dans les frustrations

orales-sadiques précoces

avec une mère toute-puissante.

L’enfant frustré oral précoce

« vomit » la mère frustrante

et désire la détruire pour

éteindre le foyer des pulsions

qui le consument.

Pour éradiquer la haine il faut

symboliser les pulsions orales sadiques.

 

 

 

Faut-il laisser les hommes à leur « croyance mythique »

selon lequel  il suffit de dire : « pardon » pour que

les crimes les plus odieux soient effacés comme

s’ils n’avaient jamais existé

(nul n’ignore pourtant qu’il n’en est rien et que

les empreintes du crime demeurent indélébiles

dans le cœur de la victime et du bourreau que

nous avons tous été un jour).

Sachant que nous aspirons tous à être délivrés

de l’aiguillon de haine qui empoisonne nos vies

nous souhaitons la découverte de la technique de

guérison de la haine et de la compulsion à la revanche.

 

 

 

 

Il est nécessaire de se pardonner après la guerre

pour préserver la survie de la société menacée

par la haine et les règlements de compte.

Mais il ne faut pas pour autant occulter

le préalable d’importance capitale à savoir :

quel destin réserver aux pulsions de revanche

qui n’attendent que l’occasion favorable pour

re-surgir et revendiquer justice ?

Il est incontestable que la paix réelle postule

que ce préalable soit pris en compte

et satisfait

si possible avec l’apport de la psychart-thérapie.

 

 

 

C’est à identifier une figure humaine

dans le chaos où il est immergé

que le producteur du chaos émerge

et se pose sur la scène du monde.

La surface du carton blessé est

un lieu sacré où le Langages

s ’articule autour du visage humain.

 

 

 

La conduite conforme à la Loi postule

l’activité destructrice préalable pour

évacuer le « contingent » qui masque

la « lisibilité » de la Loi.

Telle la fonction assignée à la phase

propédeutique de la psychart-thérapie

qui crée les conditions nécessaires

de la conduite respectueuse de la Loi.

 

 

 

 

Si le respect de la Loi a le pouvoir

de structurer l’ « être de pulsions »

et de lui procurer la paix

c’est que la Loi est le fondement

de l’homme.

Ne suffit-il pas à l’homme de

de savoir  par la pratique que

la Loi est le fondement

et que les spéculations

même si elles sont nécessaires

ne constituent pas  l’Essentiel ?

 

 

 

 

 

 

La fonction de la mère symbolique est

de gratifier du « sentiment d’être »

l’enfant

et celle du père de pointer l’idéal

et d’exiger le « dépassement de soi »

sans lesquels il n’y a pas d’existence.

C’est ainsi que la mère symbolique

et le père porteur de Verbe

favorisent l’entrée humanisante de

l’enfant dans le système symbolique

qui structure la société des hommes !

 

 

 

 

Si le monde est « inconnaissable » à ceux

qui cherchent à percer son mystère :

les philosophes

du moins tout homme a-t-il

à sa portée la Loi qui prescrit

de faire le Bien à savoir : éviter

de commettre le profit maximum

et le plus-de-jouir.

L’homme respectueux de la Loi

est convaincu qu’il fonde son existence.

 

 

 

 

Le sentiment d’insécurité est l’état d’angoisse de mort

permanent

de l’être non structuré par le système symbolique

(produit de l’activité créatrice du Verbe-Oiseau

en état de capture dans le système des pulsions

qu’il utilise pour construire son « Nid »).

L’homme structuré est donc l’habitacle sacré

du Verbe à qui il doit son sentiment de sécurité.

Au contraire l’être non structuré pénétré par

le vécu de son inconsistance et de sa précarité

vit en permanence dans l’atmosphère délétère

du sentiment d’insécurité :signal que

la  mort le guette et que son être-là est « en sursis ».

 

 

 

 

 

La résistance passive de l’être « pétrifié » est le camouflage

que revêtent les êtres non structurés (êtres-déchet)

réduits dans leurs derniers retranchements

pour se « défendre » de l’agression. des puissants du jour.

Lorsque la pierre (camouflage) cède à la toute-puissance

cela génère le phénomène du délire

par lequel l’être  « morcelé » tente de se reconstruire.

La pétrification est le résultat du déni de la position

anale-passive

du petit autre ex-posé à la toute-puissance du grand Autre.

 

 

 

 

 

Aujourd’hui les hommes ne reconnaissent plus que

les contrats écrits et signés devant notaire

considérant comme « nuls et de nul effet »

les contrats informels que sont

les liens de naissance les liens affectifs

les liens que créent les services rendus

et les engagements verbaux.

Mais il est certain que ce n’est pas parce

qu’on les ignore que les contrats tacites

n’existent pas : les charges d’obligation

qu’ils tirent de la « Loi non écrite »

continuent à produire leurs effets

(à l’insu) des personnes ingrates.

N’est-ce pas la raison assignable

à la mauvaise conscience

qui pourrit   les rapports des hommes en société ?

 

 

L’enfant qui voit le jour avec un « poids faible »

dans une famille en détresse de surcroit

est un être non favorisé par le destin

qui vit sous la pression permanente

de l’angoisse de mort qu’il s’efforce

d’exorciser par une demande de sein

et de soins primaires constants.

Ceux-ci vont culminer inéluctablement

à l’appropriation imaginaire du sein dont

la finalité est d’assurer la protection absolue

de l’enfant contre les frustrations inévitables.

Ainsi vient au monde l’enfant doté d’un sein

imaginaire dont il se délecte à volonté :

origine de sa déconnection de la réalité.

Mais le sein imaginaire ne nourrit pas et

pour assurer sa survie l’enfant dévorant

est contraint de fréquentes incursions

dans la réalité où il s’empare

par des « passages à l’acte »

de sein d’autrui identifié à sa mère

au risque de s’exposer à la rigueur de la Loi.

Tel est l’enfer de l’enfant frustré oral précoce.

 

 

 

 

 

 

 

Le besoin de détente coextensif à l’être « fini »

en l’obligeant à « baisser sa garde »

le livre à la castration inéluctable

de ses semblables qui l’entourent.

Par définition l’existant est

un être exposé à la castration de

ses semblables qui n’ont de cesse

de lui rappeler la singularité de sa personne .

 

 

 

La solitude révèle à l’être non-structuré sa « finitude »

et le contraint à se réfugier auprès de son semblable

pour exorciser l’angoisse de mort qu’elle lui inflige.

L’être structuré au contraire se mobilise

dans la solitude

et comme Job lance le Cri d’appel au Père ab-sent

pour qu’il le sous-tienne et

l’aide à se re-lier à la société des hommes solidaires.

L’œuvre d’art est le lien-fondateur de la vie sociale.

 

 

 

L’être « sous-tendu » par des pulsions de mort

n’éprouve pas le besoin de créer

mais de détruire :

la création postule le déblayage

des pulsions de mort pour tracer

l’ornière symbolique qui

conduit au système symbolique.

La destruction est le préalable à la création

 

 

 

Confier un conflit irréductible à Dieu

c’est déposer plainte contre celui

qui vous a causé un tort

(qu’il refuse de réparer)

et le livrer à sa justice maintenant.

En général les hommes craignent

plus le recours à Dieu

que la justice des hommes

(qu’ils peuvent corrompre)

ou l’affrontement

à tort appelé « jugement de Dieu » !

 

 

La fonction du savoir qui

est de révéler le monde

postule la structuration

des pulsions

(créatrice de langage)

par le porteur de Verbe.

C’est grâce au savoir

que le sujet-parlant

se situe dans le monde

et existe : responsable !

 

 

 

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que

la sage résolution de

de le confier à Dieu

comme le recommande

la « tradition kémite » :

la seule voie de

se libérer de la tension

que le conflit génère et

de renouer avec la vie.

La Loi veut que Dieu

soit le « Juge suprême »

des conflits sans issue entre hommes.

 

 

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que le fauteur refuse

d’assumer et de réparer que

de le confier à Dieu comme

le conseille la tradition négro-africaine.

C’est la seule manière de se libérer de

la tension et de renouer

dans la sérénité avec la vie quotidienne.

 

 

En partant à la retraite dans un coin du monde

inconnu des hommes

Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de

comprendre sa création et se l’approprier.

Aussi malgré les efforts que déploie pour

percer  le voile de mystère qui enveloppe

le monde où il est « abandonné »

à l’instar d’Œdipe dans la Forêt

l’initié demeure t-il frustré et comme

dans un état de contingence radicale.

C’est la conscience de

ne nuire à personne et

d’être secourable à ses semblables

qui favorise la sérénité de l’homme

dans les pires épreuves de l’existence.

 

 

Vecteurs de la jouissance stérile

les pulsions orales-anales sont

inaptes à la création

de la société et de la culture :

l’aptitude à la création

postule la « castration » qui

en est la condition nécessaire.

C’est dire que la créativité est

la qualité distinctive de l’initié.

 

 

« Fixé » au stade oral de développement

l’homme hallucine son semblable

comme un sein idéal à dévorer.

Les rapports entre les hommes

sont des rapports cannibaliques

métaphorisés

par l’activité productrice.

La Culture à l’origine de

la production sociale

est le legs de la « société d’initiation ».

 

 

L’argent est le « pouvoir d’achat »

et de jouissance orale-anale que

les hommes ont pris pour

la « fin en soi ».

L’objectif du Capital n’est pas

le développement intégral

de l’Humanité

mais la jouissance des instincts.

 

 

Les hommes même les puissants se comportent

comme s’ils avaient été soumis à d’intolérables

frustrations orales précoces qu’ils cherchent

à surcompenser par la  jouissance de détruire

le sein frustrateur dont la métaphore

est l’Humanité.

La vie de l’Humanité est la « curée »

où chacun identifie ses semblables

au « Sein  idéal » qu’il s’acharne à dévorer

tout en pérorant sur la fraternité universelle.

 

 

Il est stupéfiant de savoir à quel point la relation au sein

est d’importance capitale pour l’enfant d’Homme

et conditionne l’avenir de l’Humanité.

Les privations orales « diabolisent »

et le condamnent à des comportements asociaux

dans la recherche furieuse de la jouissance orale

qu’il hallucine dans ses relations dévorantes.

L’Humanité ?

C’est un immense Sein idéal pour l’être « fixé oral ».

 

 

Les hommes qui n’ont pas la maitrise symbolique

de leurs pulsions

sont naturellement portés à humilier les autres

voire à exercer la cruauté mentale sur ceux-ci

pour se venger des privations orales

que leurs mères leur ont fait subir.

L’état calamiteux du monde est tributaire de

la fureur vengeresse in-consciente des hommes.

 

 

L’objet emblématique de la Grande Mère étant

le « bloc de  qui interdit » l’affrontement

et exige la soumission totale du galet au pied

du bloc de pierre

afin de s’épargner les (vaines) meurtrissures

la voie de sortie de l’impasse qui s’offre est

de trouver le substitut de la pierre : l’argile

qui se plie à la manipulation

et à la mise en formes symboliques.

 

 

L’imago de la Grande Mère des origines imprimée

la psychè des hommes primitifs

dans est transmise à postérité sur le mode

phylogénétique

et poursuit sans relâche son œuvre

de domination et « zombification »

des êtres humains.

C’est (incontestablement) pourquoi

toutes les tentatives de révolution

échouent inexorablement à ignorer

la toute-puissance de la Grande Mère (refoulée).

 

 

La première forme de Paix que les hommes ont

connue avant la promotion de l’initiation

(dont les formes de Paix dans l’Histoire

sont les métaphores)

fut la Paix entre la mère toute puissante

et l’enfant-phallus contraint à renoncer

à sa différence en herbe

pour survivre (comme un « zombie »)

aux pulsions de domination  absolue

de sa génitrice.

Il en résulte que la lutte authentique

de libération est celle qui est menée

au plan psychologique

contre la mère possessive et ses métaphores.

 

 

La différence entre nos figures identificatoires

et nos squatters

c’est que les premiers soutiennent

notre volonté de développement

et d’épanouissement

tandis que les deuxièmes

nous dévorent et

contrarient notre marche en avant.

La lutte de libération de notre être

postule l’évacuation des squatters

dont le colon est la partie du système connue !

 

 

Les hommes non structurés ne se sentent

importants qu’en ayant des esclaves

à leur service.

C’est pourquoi ils consacrent

leur temps à la chasse à l’esclave

dont une modalité insoupçonnée

est le « squatt » où

le maitre s’avère l’esclave de l’esclave.

 

 

L’être non structuré n’existe pas

c’est un esprit errant en quête

d’une personne structurée

à squatter et à dominer.

Dans la vie quotidienne

l’être qui se prévaut

d’être libre et autonome

est l’esclave de squatters

qui s’acharnent à l’exploiter.

 

 

 

Le maitre tout-puissant dont « la vie animale »

est conditionnée par l’exploitation

du travail de ses semblables

n’existe pas véritablement

car selon la Loi

l’existence est auto-productrice.

Le maitre tout-puissant est

le substitut de l’enfant-fétiche de

la mère-servante : « génitrix » des esclaves.

 

 

L’esclave c’est l’« homme-fétiche » créé par

des êtres immatures

fixés au « Royaume d’enfance » où

la mère-servante était toute entière

à leur service et leur procurait tout

ce qu’il désirait :

l’esclave est le substitut de la mère-servante.

 

 

Lorsque Dieu vivait encore parmi les hommes ceux-ci

abdiquaient leur autonomie et harcelaient Dieu pour

qu’Il fasse tout à leur place.

Le premier esclave de l’Humanité fut Dieu

et c’est lorsque Dieu se retira dans un coin

du monde inconnu des hommes

pour favoriser leur autonomisation que par peur

d’assumer leur existence les hommes

se tournèrent vers d’autres hommes pour qu’ils

servent de substitut à Dieu c’est à dire d’esclaves.

Le problème prioritaire que les hommes actuels

devraient résoudre pour accéder à l’autonomie

(garante de la fraternité dans la société)

est la résolution de la question du Trou laissé par

le départ de Dieu à la retraite dans un lieu inconnu.

Telle fut la préoccupation des Pères-fondateurs qui

firent de l’initiation la propédeutique à la vie sociale.

 

 

Le sentiment d’être précède la conscience

de l’ « avoir » pour l’homme en société :

c’est sur le fondement solide

du sentiment d’être

que l’être qui aspire

à une vie sociale épanouie

prend ses appuis pour déployer

l’activité économique.

C’est pourquoi la « castration »

et la structuration symboliques

(l’initiation)

constituent la priorité pour l’être social.

 

 

Tout se passe comme si par leur attitude de

démission

les pères négro-africains abandonnaient

leurs enfants à la capture

des esclavagistes qui parcourent le monde

avec l’aide des auxiliaires négro-africains.

Le vécu dominant du négro-africain c’est

le vécu de castration et l’angoisse

de vivre à perpétuité aliéné à l’Humanité !

 

 

La gratitude est un acte de reconnaissance qui é-mer-ge

du cœur de l’être structuré envers son bienfaiteur.

Il faut être autonomisé pour assumer le statut

d’obligé et la « dette de reconnaissance »

qui en résulte : c’est à ce prix que celui

qui reçoit égale celui qui donne.

Au contraire l’être non structuré

qui se confond avec son bienfaiteur

est inapte à la reconnaissance dont le lieu

est l’Ouverture du « donner et recevoir ».

Comme l’infans inconscient de l’altérité

consomme le sein de la mère

il dispose de ce qui lui est donné

en le considérant comme le sien

dans sa logique selon laquelle l’ « Autre c’est Moi ».

Notre société déstructurée est une société où

les hommes ignorants de la relation de solidarité

ne connaissent que le rapport de

dévoration et de fuite de peur d’être dévorés à leur tour.

 

 

 

Les affres de la souffrance ce sont

les dards de la mort qui

arrachent l’homme au monde

et le situent dans l’ Ouverture

de la transcendance

dans l’attitude

de l’être « fini ».

La souffrance est le résultat

de la privation infligée par

le père porteur de Verbe

(créateur de l’être humain)

dont le déni aliène

au monde imaginaire des dieux.

 

 

Nul ne peut accéder à l’existence (réelle)

sans payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société

par la castration symboligène qui

crée les conditions nécessaires

à l’é-mer-gence

du système symbolique et

de la structuration de l’être initié.

« Les petits malins » qui refusent

de payer leur Dette symbolique

au Père fondateur

sont condamnés

(sans doute) au simulacre d’existence.

 

 

Les parents non structurés privés

du « sentiment d’être »

font des enfants pour

exorciser l’angoisse de mort

qui sans cesse les persécute.

C’est pourquoi ils squattent

leurs propres enfants

afin qu’ils les comblent

comme le phallus dont

la privation les torture.

L’enfant squatté

par la mère le père la fratrie

voire la « famille élargie »

n’accède à  l’existence que

par le meurtre symbolique

de ces squatters qui le minent !

 

 

Personne ne peut squatter un autre

sans le consentement inconscient

de celui-ci :

c’est à revêtir le masque

de notre objet de désir

que le squatter s’infiltre

au cœur de notre « moi » dont

il se veut le maitre tout-puissant.

L’existence authentique postule

une lutte in-cessante

contre la volonté des squatters

à nous bouter hors de notre moi.

 

 

Lorsqu’un être non structuré se trouve

dans un état de détresse matérielle

il n’a pas d’autre recours

que de squatter un être mieux loti

pour le nourrir par incubation

comme une « mère porteuse ».

Pour jouir de l’existence désaliénée

l’homme squatté est obligé de lutter

désespérément

contre ses squatters qui s’accrochent.

 

 

Seul le passage par les « fourches caudines »

de l’initiation

a conféré le cachet « symbolique »

aux paroles qu’on débite.

A priori il n’y a pas de critère

pour distinguer la parole vraie

de son simulacre : le mensonge.

C’est pourquoi

la sagesse conseille de ne jamais

donner toute notre adhésion au discours

des beaux parleurs qui courent le monde

mais toujours de garder quelque réserve

afin de laisser le temps à

l’ « épreuve de réalité » de faire son œuvre.

 

 

Ce qui encourage les hommes tout-puissants

à persévérer sans état d’âme dans la cruauté

c’est la réaction des faibles qui se défendent

du désespoir et de la mort inéluctables

en niant l’affrontement et en convertissant

leur réponse appropriée en son contraire :

la réaction masochiste dont

le versant religieux est sans doute la pitié.

Sous l’apparence d’humanité accomplie

la société sans initiation est une jungle

où les hommes s’affrontent et se dévorent.

 

 

Il n’y a pas de relation entre les hommes

dans cette société en régression

où toute tentative de relation s’aliène

dans un rapport de forces qui contraint

au statut d’esclave.

C’est pour éviter l’affrontement que

la plupart des hommes se replient sur

eux-mêmes et

se pétrifient comme des pierres levées.

La société est morte et malheur à celui

qui éprouve encore le désir de relations.

 

 

 

Ce n’est pas parce qu’ils ont fait par le « fer et le sang »

la conquête de la terre entière que les impérialistes

ont réalisé l’unité de l’humanité.

Bien au contraire la conséquence de la domination

impérialiste est la division de l’Humanité en races

d’esclaves et de maitres.

A l’opposé il faut savoir apprécier la révolution

du système symbolique qui par la mise en place

du mécanisme de la métaphore a étendu le filet

du système symbolique (familial) aux limites

de l’Humanité toute entière voire du règne vivant

en faisant de l’animal ou de la plante qui a rendu

service un père (totem) interdit de consommation.

Le mécanisme de la métaphore est l’instrument

de lutte symbolique contre les forces de division

pour la consolidation des forces de cohésion et de paix .

 

 

Les êtres « possédés » par la fureur de vivre

qui les pousse à dévorer tout sans

préserver de « beaux-restes »

se privent de ce fait du fondement

nécessaire

à l’authentification de l’existence.

C’est justement ce fondement

sans lequel il n’y a pas d’existence

qu’ils cherchent en vain dans leur errance.

Le renoncement à la jouissance par respect

de la Loi est

le « prix symbolique » à payer pour exister.

 

 

Les ennemis masqués qui nous squattent

et que nous aimons comme nous-mêmes

sont la cause de la destructivité qui fait

rage dans notre monde intérieur et

nous empêchent d’être créatifs.

La réappropriation de nous-mêmes

exige la neutralisation et l’évacuation

des êtes destructeurs

qui squattent notre organisme :

par la technique de la psychart-thérapie.

 

 

Aucun changement qualitatif ne peut intervenir

sans le désir de changement qui suppose

« déphasage » de la réalité :

c’est par la faille de la nostalgie

que l’être in-satisfait du présent

part à la recherche

de quelque chose de meilleur

sur le sentier symbolique qui

mène au séjour des ancêtres.

La Refondation postule la réminiscence

de la société oubliée des Pères-glorieux

et la volonté in-ébranlable de favoriser

leur retour de ceux-ci parmi les vivants

grâce à la médiation

de l’activité créatrice d’artistes « possédés ».

 

 

La fonction de l’analyse psychologique

est de dé-voiler et d’identifier

les esprits errants qui

squattent notre personnalité

et c’est celle de l’activité artistique de

bouter ces montres dévorants masqués

hors de notre moi et de notre territoire.

 

 

A raison les Pères initiés imputaient les pathologies

mentales et physiques voire les calamités sociales

au courroux des ancêtres qui exigent d’être

pris en charge pour re-venir dans le monde

des vivants afin de poursuivre leur fonction

de Guides de la société menacée de « fossilation ».

La Passion pour l’Argent et l’Oubli des ancêtres

sont les causes assignables au déclin de la société.

 

 

L’œuvre d’art est l’Esprit des Pères-fondateurs

qui revient dans la société grâce à

l’activité d’artistes « possédés » :

l’œuvre d’art est donc sacrée parce qu’elle est

le résultat de la « matiérisation » d’un ancêtre

revenu dans la société dont il fut

un des fondateurs

pour poursuivre sa fonction de Guide éclairé.

Les artistes possédés sont les bâtisseurs de

pont symbolique entre ce monde et l’Autre

sans lesquels la société se fossilise et meurt.

 

 

Le rapport de forces inégalitaire

est la source

des pathologies mentales

car dans la durée il cesse

d’être extérieur et

devient l’organisateur pervers

des « personnalités-duelles ».

Le sorcier est le tout-puissant

le maitre du monde qui règne

sur la vie

sociale et mentale des hommes.

 

 

Les Noirs aliénés sont convaincus

que la Culture

négro-africaine a fait « long feu »

et que le folklore est

la « forme-fossile » sous laquelle

elle est tolérée à cette heure

où la supposée cuture occidentale

triomphante

a conquis sans conteste le monde.

 

 

A la vérité il n’y a qu’une Culture

dont le pervertissement a

donné naissance à son simulacre

et dont l’extinction sera fatale

à la survie de la Civilisation.

Les Noirs aliénés ne savent pas

que la Culture négro-africaine

constitue la Culture de référence.

 

 

La révolution accoucheuse de l’humain s’origine

dans la mise en place de la relation de personne

qui postule la révolte contre le père tout-puissant

qui réifie l’être humain et

la promotion de l’autorité de la loi garante

l’imprescriptibilité de son essence.

Cette démocratie dont les hommes rêvent

ne verra pas le jour si chaque homme réifié

ne règle pas ses comptes

avec le père tout-puissant

substitut mâle de la Grande Mère des origines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme l’homme primitif non structuré

le père tout-puissant d’aujourd’hui

ne fait pas la différence entre ses frères

ses enfants et ses moutons

qu’il considère comme ses possessions.

L’apparition de l’être humain postule

la révolte contre le père tout-puissant

et la médiatisation des contacts

par la loi.

Le projet humain

s’initie au sein de la famille primitive !

 

 

L’homme noir qui a fait dans son exil occidental

l’expérience de l’altérité et du racisme

et qui décide de retourner dans milieu d’origine

afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer

au développement de son pays

est condamné à périr

sous les coups de ses « frères de race » jaloux.

Les exemples de Panda et de Amos sont là pour

convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné

est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme potentiel ne devient réel que par

la structuration symbolique de ses pulsions

structuration au terme de laquelle il accède

au statut d’ « être de parole ».

L’activité plastique créatrice

de formes préverbales

est la voie qui conduit le « créateur » qui

les intériorise par l’activité verbalisante

au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.

 

 

 

Nous vivons à une époque où tout se passe

comme si les pulsions érotiques étaient

neutralisées par les pulsions sadiques

et comme si le monde entier était

régenté par celles-ci.

D’où l’impression de mort

et de désespoir qui

enveloppe le monde entier.

Mon Dieu quelle nouvelle technique

(qui initie à la « maitrise symbolique »

des pulsions sadiques)

sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?

 

 

 

 

Ce que le philosophe Henri Bergson désignait

sous les termes de « double-frénésie »

(pour parler de l’alternance in-éluctable entre

l’état de guerre et l’état de paix)

est sans doute la perception philosophique de

la pathologie obsessionnelle des occidentaux

qui s’efforcent en vain de neutraliser

les pulsions persécutrices de leurs génitrix

en les déplaçant

(sur d’autres hommes substituts de celles-ci).

Il est incontestable que les guerres « toujours

recommencées » ont leur fondement dans

tentatives  d’auto-libération   des êtres-phallu

Tuer la mère toute-puissante (persécutrice)

est l’obsession de l’enfant-phallus.

Cet impossible désir de mettre

la mère persécutrice hors d’état de nuire

ne trouve satisfaction qu’à être déplacée

sous le substitut de pulsions de meurtre

dans le champ de la métaphore pour être

mis en formes symboliques par l’activité

artistique qui ne crée qu’après avoir détruit.

Le Langage est le résultat de la mise à mort

et de la transmutation symbolique de la mère.

 

 

 

 

L’ « enfant-phallus » de la mère toute-puissante

dont le comportement obsessionnel

est le produit de l’oscillation

entre l’angoisse de fusion et

l’angoisse de séparation

(qui ne connait de rémission

que dans le renoncement à la lutte

du mort-vivant)

ne survit que dans l’état d’agonie permanente

où la mère apparait comme la « persécutrice ».

 

 

 

 

Ce sont ceux qui n’ont pas obtenu

par la voie de l’initiation

leur droit d’insertion à la société

qui ignorent que la Loi

est son fondement incontournable.

Et s’il fallait après la revisitation

de l’Histoire

trouver un argument décisif pour

prouver la primauté de la Culture

négro-africaine

les contempteurs du Noir

le trouveraient dans cet argument.

 

 

 

 

Les hommes se comportent comme des animaux

parce  qu’ils ne sont pas initiés à la Loi qui

interdit formellement ce qui est injuste.

La  paix objet de désir universel

et la cohésion sociale postulent l’initiation

à la Loi que

les grands prophètes ont captée et « sécularisée ».

 

 

 

Les hommes vivent les affres de l’existence

comme des punitions des dieux

pour avoir l’audace d’être-là et

c’est pour détourner le châtiment suprême

qu’ils sacrifient leurs semblables (en dépit

de la loi de substitution prescrite par Dieu

à Abraham pour préserver la vie d’Issac).

Le monde est un lieu sinistre où l’homme

sacrifie l’homme pour complaire aux dieux.

 

 

 

Les autorités qui assistent indifférents au

phénomène d’occupation anarchique

des terres en friches par les allogènes ou

à la vente illicite des terres familiales par

des individus irresponsables

sont des autorités qui sèment le désordre

soit par incompétence ou par idéologie !

 

 

 

 

C’est un tort de croire qu’il suffit de s’emparer

d’une terre en friches et de la légaliser

pour devenir son propriétaire légitime

car les conflits fonciers naissent de

ce subterfuge dont

les autorités sociales sont complices.

La réconciliation postule également

la réparation du viol de la propriété foncière.

 

 

Ce qui s’impose sans le sous-tien du Verbe

relève du désir et triomphe par la force qui

évoque les temps barbares.

Seule la médiation du Verbe est garante de

vérité et de justice : révélatrices de

la société fondée sur le droit des personnes.

 

 

 

Affrontée aux forces sadiques de la Nature

primitive

la mère des origines (réduite en déchet)

se défendit sans doute de la dérision de

sa présence au sein de la Nature-mère

toute-puissante

en se positionnant com

Une assemblée générale de la grande famille

est nécessaire pour identifier

les terres et les propriétaires

car dans la tradition

la propriété foncière individuelle existait.

Tout partage ou toute appropriation hors

d’une assemblée générale est illégitime et

grosse de conflits pour la cohésion familiale

voire villageoise.

L’Etat et les despotes familiaux

doivent savoir qu’ils ont des responsabilités.

 

 

 

Pour-quoi l’homme « tout-puissant » est-il

contraint de se cramponner à celui qu’il

appelle « faible » et qu’il méprise ?

N’est-ce pas pour donner l’illusion

de « surabondance de vie »

en masquant sa dépendance foncière ?

Ce monde est

un monde de faux-semblant ou mascarade !

 

 

 

Les savoirs des hommes dont ils se prévalent

pour inférioriser  leurs semblables et

prétendre à la domination de leurs personnes

ne sont la plupart du temps que les résultats

des réactions compensatoires à leur « vécu »

de dés-être mortifiant.

La société des hommes non structurés

est d’abord un espace de lutte idéologique

avant d’être une aire d’affrontement armée

pour la réification de l’homme par l’homme.

 

 

 

 

Il est temps de parler des problèmes de société

et de relation entre les hommes en se référant

à l’Humanité « une et in-divisible »

et non en les évoquant par le prisme

des « catégories raciales »

empreintes de préjugés :

nous savons aujourd’hui

que l’homme est l’homme

et la domination la domination qui

le réifie et l’instrumentalise sans état d’âme !

 

 

L’espoir se trouve du côté du démuni qui

cherche à compenser son manque

par le savoir et la compréhension.

C’est faire acte de sorcellerie

que de s’acharner à inculquer

la croyance aliénante

selon laquelle les fauteurs de

la désespérance des hommes

sont ceux qui sauveront leurs victimes !

 

 

 

 

Ce sont les êtres dé-structurés ayant perdu

leur dernière « défense » : l’illusion d’être

protégés par la Providence

qui s’autorisent tout pour survivre

et parviennent à dominer sans état d’âme

leurs semblables.

C’est pourquoi l’espoir de changement

n’est pas à attendre de ceux

qui tirent le profit maximum du système.

 

 

 

 

 

Le devoir de l’homme noir porteur

de Verbe

qui survit sous la domination

de son frère de race

est de maitriser l’état de désespoir

et de déréliction qui l’oppressent

pour affronter (et éradiquer)

sur le mode symbolique

la domination de l’homme

qui « instrumentalise » l’homme

il n’y a pas d’alternative logique !

 

 

 

 

 

 

Il n’existe pas de différence qualitative

entre les dominations :

dominer un homme c’est toujours

le réifier pour l’instrumentaliser.

C’est pourquoi il est insensé

de penser que la domination

de l’homme noir par l’homme blanc

est plus détestable que la domination

de l’homme noir par l’homme noir.

La domination

de l’homme par l’homme

c’est un « crime contre l’Humanité ».

 

 

 

 

 

 

Les êtres non structurés ont recours

au mensonge pour justifier

les actes de violence

ou de ruse

par lesquels ils s’emparent

de ce qui appartient à leurs frères.

Il en résulte que le discours

de ces êtres en mal de jouissance

relève d’un délire révélateur de

la fragilité de leur organisation

et de leur désir tout-puissant

de persévérer dans leur « être-là ».

 

 

 

 

 

La Loi de la Nature veut que l’animal occupe

une partie de celle-ci dont

il tire sa subsistance et

qu’il défend mordicus

contre l’envahissement

de ses congénères.

Au contraire de l’animal

l’homme ne fait pas qu’occuper une partie

de la Nature et

se l’approprier en y répandant ses déjections :

son activité laborieuse est à l’origine

la propriété de l’être social.

Comme l’animal qui défend son territoire

jusqu’à la mort

l’homme doit défendre sa propriété au risque

de perdre ses moyens d’existence et sa liberté.

C’est le vaincu à la guerre qui devient sorcier

en se retournant contre les siens qu’il sacrifie !

 

 

 

 

 

On parle d’un homme qui avait l’habitude

d’emprunter l’argent pour satisfaire

les démunis qui venaient de

toute l’Afrique pour solliciter son aide.

Ô combien je comprends ce monsieur !

devant tant de misère

et tant de sollicitations on a envie de

sacrifier sa vie pour que les morts-vivants

recouvrent la plénitude de leur vie anémiée !

 

 

L’état de détresse prédispose l’être

non-structuré

à halluciner son frère démuni

comme un être fortuné sur qui

il s’acharne pour exiger de lui

ce qu’il n’a pas : l’argent

le mobile des « crimes gratuits ».

 

 

 

 

Les produits du grattage ne sont pas des saletés

à ramasser et à jeter et à mettre à la poubelle.

ce sont les produits de la castration symbolique

(les substituts du prépuce ou du clitoris)

à réunir pour être enterrés dans les environs de

l’atelier de psychart-thérapie.

Procéder ainsi c’est signifier

la castration symbolique du patient et favoriser

son entrée dans le système symbolique où il est

condamné à poursuivre son initiation par

la recherche sans fin assignable de son prépuce

ou de son clitoris arrachés

inexorablement à sa « complétude » imaginaire.

 

 

La psychart-thérapie est une initiation où

le patient-impétrant est invité à projeter

ses pulsions orales-sadiques

(médiatisées par les matières picturales)

sur un support qui devient de ce fait

la métaphore de l’être primitif bisexuel

Soumettre ensuite ce support « souillé »

de substituts de déjections

à des activités de grattage de frottage

de déchirage autrement-dit : (infliger

des blessures au support barbouillé)

c’est opérer la castration symbolique

du patient dont la métaphore

du corps indéterminé est le support

maculé des substituts de ses matières.

La psychart-thérapie est donc le mode

contemporain de l’initiation primitive

où les produits du grattage

représentent le prépuce ou le clitoris

et le « beau-reste » préservé constitue

la représentation symbolique

du corps déterminé grâce auquel

le patient-impétrant fait son entrée dans

le système symbolique « humanogène ».

 

 

 

 

C’est pour se « défendre » des dangers

inhérents à l’attitude d’empathie

à savoir le transfert inconscient

de  pathologie

que les thérapies classiques

préconisent la relation distanciée

où le thérapeute  et le patient sont

séparés par le mur de l’objectivité

qui réifie le patient et fait obstacle

à son entrée dans

le champ symbolique : humanogène.

 

 

 

Le patient immature qui ne parvient pas

à résoudre son problème

par la technique de symbolisation

de ses pulsions pathogènes

a recours à la projection de

celles-ci

dans la personne du thérapeute

à la manière de l’enfant qui

se débarrasse de ses déjections

sur la personne bienveillante.

On est fondé à parler de transfert

inconscient de pathologie

dans les prises en charge où

le thérapeute fait appel à l’empathie.

 

La « production » de l’être social

(par la voie de l’initiation)

est une entreprise difficultueuse

qui culmine à des ratés.

L’impétrant

qui préserve des beaux-restes

est le type d’homme existant

parmi les monstres dévorants.

 

 

 

 

 

Les êtres humains ont en commun la haine

qui oppose et divise

pas l’amour : principe d’unité phagocyté

par la haine.

Il en résulte que celui qui parle d’amour

sans fournir les preuves qu’il a opéré

la maitrise symbolique de

ses pulsions de haine par

la préservation d’un « beau-reste »

est un dangereux mystificateur dont

il convient de s’éloigner sans état d’âme.

 

 

 

 

C’est le fait de faire son entrée dans

la relation symbolique

mise en place par le thérapeute et

d’être traité comme une personne

qui produit l’effet de guérison

dans le patient intégré.

Le thérapeute qui désire

guérir l’être désocialisé

doit renoncer aux pulsions de

plus-de-jouir et profit maximum.

 

 

 

 

La  préservation des « beaux-restes » postule

la maitrise des pulsions orales-anales et

la représentation interne du sein (imago).

Le beau-reste est le produit de

la projection et de la matérialisation de

l’imago du sein  sur le support artistique

processus qui exige un porteur de Verbe.

Le créateur du système de Langage dont

les beaux-restes sont les constituants

s’avèrent le principe d’humanisation

de l’enfant-personne de la mère structurée.

 

 

 

 

Dans ce « circuit oral-anal » régit

par les pulsions de dévoration

l’existant (l’initié) se présente

sous l’apparence du survivant

qui se distingue par

le « beau-reste » qu’il a préservé.

Le beau-reste :

substitut de la « peau de léopard ».

 

 

 

 

Le Langage initié par l’activité plastique

créatrice de formes préverbales qui

s’avèrent ses constituants

est la voie qui mène dans la  société

structurée par le système symbolique.

C’est dire que l’être porteur de Verbe

est le messager de celui-ci dont

la mission est de promouvoir la société.

 

 

 

 

Dans cette « société sans initiation »

nous survivons contre la volonté

des êtres déstructurés

(tout-puissants)

qui nous entourent et qui veulent

que nous soyons leur instrument.

Tout homme est ici en lien avec

des êtres tout-puissants

qui s’acharnent à le « chosifier ».

Le survivant conscient de soi

créateur de « beau-reste » est

le statut digne que peut atteindre

le porteur de Verbe égaré parmi

les êtres dévorants qui l’entourent.

 

 

 

 

 

La fonction de père porteur de Verbe

est d’affronter le lien qui « attache »

l’enfant à la mère toute-puissante

de le briser et de le structurer

afin de favoriser la naissance

de l’ enfant-fétiche à l’Humanité.

La non médiation d’un tiers dans

l’unité-duelle mère-enfant

est fatale à celui-ci et le condamne

au statut infâme d’ « être-fétiche ».

 

 

 

L’œuvre d’art est la forme symbolique de soi

résultat de l’effort produit pour émerger

du chaos informe et se poser à la surface.

L’œuvre d’art est un miroir symbolique

grâce auquel le créateur s’appréhende et

prend conscience de soi.

La création princeps de l’être humain

c’est l’ « imago » de la mère symbolique.

 

 

 

Ce n’est pas de propos délibéré et conscient

de ses responsabilités

que le « mélangeur » sème le désordre

et la confusion dans les esprits :

il est lui-même mélangé et dés-humanisé.

C’est un irresponsable (un fou) qui sème

le désordre et la confusion dans les esprits

parce qu’il n’est pas structuré

par l’imago d’un « père porteur de Verbe » !

 

 

 

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas

« en excès »

qu’on ne doit pas venir en aide

à ceux qui sont dans le besoin.

On donne dans un élan

d’identification fraternelle

(par compassion).

Donner ce n’est pas humilier

mais se « castrer » soi-même

afin que l’Humanité advienne.

 

Dans les « sociétés sans initiation »

les hommes taraudés par

l’angoisse de mort permanente

s’entre-dévorent en espérant

par l’illusion de toute-puissance

échapper à la condition humaine.

Les hommes sont alors objet de

la culpabilité d’être cannibales et

de ne pas réaliser leurs potentialités.

 

 

 

 

La Loi commande que chaque homme vive

des produits de son activité

ce qui postule

la maitrise symbolique de

ses pulsions de jouissance.

Tout se passe comme si le « produit » était

l’essence du producteur mise en forme :

il n’existe pas pas d’objet de jouissance élu.

 

 

 

 

 

Les hommes qui croient qu’ils peuvent s’autoriser

tout pourvu que les gendarmes

ne les prennent pas en « flagrant délit »

sont des primitifs anachroniques car ils n’ont pas

conscience de l’omniprésence et l’omnipotence

de la Loi qui règne sur le monde.

Ces êtres tout-puissants d’ignorer la Loi

sont à la vérité

des « fous en liberté » dans une société malade.

 

 

 

 

Les hommes sont ainsi constitués que personne

ne pardonne même à son prochain d’être

porteur de phallus.

La Loi de l’existence est

le « conflit oedipien » : passion absurde

qui est résolue grâce à la médiation

de la psychart-thérapie qui favorise

l’émergence de la capacité

d’appréhender la Loi et de se soumettre

sans être bloqué par l’envie du « porteur ».

Non initiés

les humains sont condamnés au conflit oedipien.

 

 

 

L’objet de désir frustrant qui suscite la haine est

le substitut du sein « mauvaise » de la mère :

la frustration orale précoce qui laisse des

empreintes indélébiles dans le psychisme

à la l’origine

de la fureur meurtrière de la haine

lorsque l’attente de satisfaction est déçue.

L’évacuation sur un « support artistique »

des pulsions orales-sadiques

et l’activité artistique créatrice de

formes préverbales chainons constituants

du Langage structurant

ont le pouvoir salutaire

d’éradiquer la haine et ses effets destructeurs.

 

 

 

La cause de la haine est in-consciente et

s’origine dans les frustrations

orales-sadiques précoces

avec une mère toute-puissante.

L’enfant frustré oral précoce

« vomit » la mère frustrante

et désire la détruire pour

éteindre le foyer des pulsions

qui le consument.

Pour éradiquer la haine il faut

symboliser les pulsions orales sadiques.

 

 

 

Faut-il laisser les hommes à leur « croyance mythique »

selon lequel  il suffit de dire : « pardon » pour que

les crimes les plus odieux soient effacés comme

s’ils n’avaient jamais existé

(nul n’ignore pourtant qu’il n’en est rien et que

les empreintes du crime demeurent indélébiles

dans le cœur de la victime et du bourreau que

nous avons tous été un jour).

Sachant que nous aspirons tous à être délivrés

de l’aiguillon de haine qui empoisonne nos vies

nous souhaitons la découverte de la technique de

guérison de la haine et de la compulsion à la revanche.

 

 

 

 

Il est nécessaire de se pardonner après la guerre

pour préserver la survie de la société menacée

par la haine et les règlements de compte.

Mais il ne faut pas pour autant occulter

le préalable d’importance capitale à savoir :

quel destin réserver aux pulsions de revanche

qui n’attendent que l’occasion favorable pour

re-surgir et revendiquer justice ?

Il est incontestable que la paix réelle postule

que ce préalable soit pris en compte

et satisfait

si possible avec l’apport de la psychart-thérapie.

 

 

 

C’est à identifier une figure humaine

dans le chaos où il est immergé

que le producteur du chaos émerge

et se pose sur la scène du monde.

La surface du carton blessé est

un lieu sacré où le Langages

s ’articule autour du visage humain.

 

 

 

La conduite conforme à la Loi postule

l’activité destructrice préalable pour

évacuer le « contingent » qui masque

la « lisibilité » de la Loi.

Telle la fonction assignée à la phase

propédeutique de la psychart-thérapie

qui crée les conditions nécessaires

de la conduite respectueuse de la Loi.

 

 

 

 

Si le respect de la Loi a le pouvoir

de structurer l’ « être de pulsions »

et de lui procurer la paix

c’est que la Loi est le fondement

de l’homme.

Ne suffit-il pas à l’homme de

de savoir  par la pratique que

la Loi est le fondement

et que les spéculations

même si elles sont nécessaires

ne constituent pas  l’Essentiel ?

 

 

 

 

 

 

La fonction de la mère symbolique est

de gratifier du « sentiment d’être »

l’enfant

et celle du père de pointer l’idéal

et d’exiger le « dépassement de soi »

sans lesquels il n’y a pas d’existence.

C’est ainsi que la mère symbolique

et le père porteur de Verbe

favorisent l’entrée humanisante de

l’enfant dans le système symbolique

qui structure la société des hommes !

 

 

 

 

Si le monde est « inconnaissable » à ceux

qui cherchent à percer son mystère :

les philosophes

du moins tout homme a-t-il

à sa portée la Loi qui prescrit

de faire le Bien à savoir : éviter

de commettre le profit maximum

et le plus-de-jouir.

L’homme respectueux de la Loi

est convaincu qu’il fonde son existence.

 

 

 

 

Le sentiment d’insécurité est l’état d’angoisse de mort

permanent

de l’être non structuré par le système symbolique

(produit de l’activité créatrice du Verbe-Oiseau

en état de capture dans le système des pulsions

qu’il utilise pour construire son « Nid »).

L’homme structuré est donc l’habitacle sacré

du Verbe à qui il doit son sentiment de sécurité.

Au contraire l’être non structuré pénétré par

le vécu de son inconsistance et de sa précarité

vit en permanence dans l’atmosphère délétère

du sentiment d’insécurité :signal que

la  mort le guette et que son être-là est « en sursis ».

 

 

 

 

 

La résistance passive de l’être « pétrifié » est le camouflage

que revêtent les êtres non structurés (êtres-déchet)

réduits dans leurs derniers retranchements

pour se « défendre » de l’agression. des puissants du jour.

Lorsque la pierre (camouflage) cède à la toute-puissance

cela génère le phénomène du délire

par lequel l’être  « morcelé » tente de se reconstruire.

La pétrification est le résultat du déni de la position

anale-passive

du petit autre ex-posé à la toute-puissance du grand Autre.

 

 

 

 

 

Aujourd’hui les hommes ne reconnaissent plus que

les contrats écrits et signés devant notaire

considérant comme « nuls et de nul effet »

les contrats informels que sont

les liens de naissance les liens affectifs

les liens que créent les services rendus

et les engagements verbaux.

Mais il est certain que ce n’est pas parce

qu’on les ignore que les contrats tacites

n’existent pas : les charges d’obligation

qu’ils tirent de la « Loi non écrite »

continuent à produire leurs effets

(à l’insu) des personnes ingrates.

N’est-ce pas la raison assignable

à la mauvaise conscience

qui pourrit   les rapports des hommes en société ?

 

 

L’enfant qui voit le jour avec un « poids faible »

dans une famille en détresse de surcroit

est un être non favorisé par le destin

qui vit sous la pression permanente

de l’angoisse de mort qu’il s’efforce

d’exorciser par une demande de sein

et de soins primaires constants.

Ceux-ci vont culminer inéluctablement

à l’appropriation imaginaire du sein dont

la finalité est d’assurer la protection absolue

de l’enfant contre les frustrations inévitables.

Ainsi vient au monde l’enfant doté d’un sein

imaginaire dont il se délecte à volonté :

origine de sa déconnection de la réalité.

Mais le sein imaginaire ne nourrit pas et

pour assurer sa survie l’enfant dévorant

est contraint de fréquentes incursions

dans la réalité où il s’empare

par des « passages à l’acte »

de sein d’autrui identifié à sa mère

au risque de s’exposer à la rigueur de la Loi.

Tel est l’enfer de l’enfant frustré oral précoce.

 

 

 

 

 

 

 

Le besoin de détente coextensif à l’être « fini »

en l’obligeant à « baisser sa garde »

le livre à la castration inéluctable

de ses semblables qui l’entourent.

Par définition l’existant est

un être exposé à la castration de

ses semblables qui n’ont de cesse

de lui rappeler la singularité de sa personne .

 

 

 

La solitude révèle à l’être non-structuré sa « finitude »

et le contraint à se réfugier auprès de son semblable

pour exorciser l’angoisse de mort qu’elle lui inflige.

L’être structuré au contraire se mobilise

dans la solitude

et comme Job lance le Cri d’appel au Père ab-sent

pour qu’il le sous-tienne et

l’aide à se re-lier à la société des hommes solidaires.

L’œuvre d’art est le lien-fondateur de la vie sociale.

 

 

 

L’être « sous-tendu » par des pulsions de mort

n’éprouve pas le besoin de créer

mais de détruire :

la création postule le déblayage

des pulsions de mort pour tracer

l’ornière symbolique qui

conduit au système symbolique.

La destruction est le préalable à la création

 

 

 

Confier un conflit irréductible à Dieu

c’est déposer plainte contre celui

qui vous a causé un tort

(qu’il refuse de réparer)

et le livrer à sa justice maintenant.

En général les hommes craignent

plus le recours à Dieu

que la justice des hommes

(qu’ils peuvent corrompre)

ou l’affrontement

à tort appelé « jugement de Dieu » !

 

 

La fonction du savoir qui

est de révéler le monde

postule la structuration

des pulsions

(créatrice de langage)

par le porteur de Verbe.

C’est grâce au savoir

que le sujet-parlant

se situe dans le monde

et existe : responsable !

 

 

 

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que

la sage résolution de

de le confier à Dieu

comme le recommande

la « tradition kémite » :

la seule voie de

se libérer de la tension

que le conflit génère et

de renouer avec la vie.

La Loi veut que Dieu

soit le « Juge suprême »

des conflits sans issue entre hommes.

 

 

Il n’existe pas de voie plus humaine pour

résoudre un conflit que le fauteur refuse

d’assumer et de réparer que

de le confier à Dieu comme

le conseille la tradition négro-africaine.

C’est la seule manière de se libérer de

la tension et de renouer

dans la sérénité avec la vie quotidienne.

 

 

En partant à la retraite dans un coin du monde

inconnu des hommes

Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de

comprendre sa création et se l’approprier.

Aussi malgré les efforts que déploie pour

percer  le voile de mystère qui enveloppe

le monde où il est « abandonné »

à l’instar d’Œdipe dans la Forêt

l’initié demeure t-il frustré et comme

dans un état de contingence radicale.

C’est la conscience de

ne nuire à personne et

d’être secourable à ses semblables

qui favorise la sérénité de l’homme

dans les pires épreuves de l’existence.

 

 

Vecteurs de la jouissance stérile

les pulsions orales-anales sont

inaptes à la création

de la société et de la culture :

l’aptitude à la création

postule la « castration » qui

en est la condition nécessaire.

C’est dire que la créativité est

la qualité distinctive de l’initié.

 

 

« Fixé » au stade oral de développement

l’homme hallucine son semblable

comme un sein idéal à dévorer.

Les rapports entre les hommes

sont des rapports cannibaliques

métaphorisés

par l’activité productrice.

La Culture à l’origine de

la production sociale

est le legs de la « société d’initiation ».

 

 

L’argent est le « pouvoir d’achat »

et de jouissance orale-anale que

les hommes ont pris pour

la « fin en soi ».

L’objectif du Capital n’est pas

le développement intégral

de l’Humanité

mais la jouissance des instincts.

 

 

Les hommes même les puissants se comportent

comme s’ils avaient été soumis à d’intolérables

frustrations orales précoces qu’ils cherchent

à surcompenser par la  jouissance de détruire

le sein frustrateur dont la métaphore

est l’Humanité.

La vie de l’Humanité est la « curée »

où chacun identifie ses semblables

au « Sein  idéal » qu’il s’acharne à dévorer

tout en pérorant sur la fraternité universelle.

 

 

Il est stupéfiant de savoir à quel point la relation au sein

est d’importance capitale pour l’enfant d’Homme

et conditionne l’avenir de l’Humanité.

Les privations orales « diabolisent »

et le condamnent à des comportements asociaux

dans la recherche furieuse de la jouissance orale

qu’il hallucine dans ses relations dévorantes.

L’Humanité ?

C’est un immense Sein idéal pour l’être « fixé oral ».

 

 

Les hommes qui n’ont pas la maitrise symbolique

de leurs pulsions

sont naturellement portés à humilier les autres

voire à exercer la cruauté mentale sur ceux-ci

pour se venger des privations orales

que leurs mères leur ont fait subir.

L’état calamiteux du monde est tributaire de

la fureur vengeresse in-consciente des hommes.

 

 

L’objet emblématique de la Grande Mère étant

le « bloc de  qui interdit » l’affrontement

et exige la soumission totale du galet au pied

du bloc de pierre

afin de s’épargner les (vaines) meurtrissures

la voie de sortie de l’impasse qui s’offre est

de trouver le substitut de la pierre : l’argile

qui se plie à la manipulation

et à la mise en formes symboliques.

 

 

L’imago de la Grande Mère des origines imprimée

la psychè des hommes primitifs

dans est transmise à postérité sur le mode

phylogénétique

et poursuit sans relâche son œuvre

de domination et « zombification »

des êtres humains.

C’est (incontestablement) pourquoi

toutes les tentatives de révolution

échouent inexorablement à ignorer

la toute-puissance de la Grande Mère (refoulée).

 

 

La première forme de Paix que les hommes ont

connue avant la promotion de l’initiation

(dont les formes de Paix dans l’Histoire

sont les métaphores)

fut la Paix entre la mère toute puissante

et l’enfant-phallus contraint à renoncer

à sa différence en herbe

pour survivre (comme un « zombie »)

aux pulsions de domination  absolue

de sa génitrice.

Il en résulte que la lutte authentique

de libération est celle qui est menée

au plan psychologique

contre la mère possessive et ses métaphores.

 

 

La différence entre nos figures identificatoires

et nos squatters

c’est que les premiers soutiennent

notre volonté de développement

et d’épanouissement

tandis que les deuxièmes

nous dévorent et

contrarient notre marche en avant.

La lutte de libération de notre être

postule l’évacuation des squatters

dont le colon est la partie du système connue !

 

 

Les hommes non structurés ne se sentent

importants qu’en ayant des esclaves

à leur service.

C’est pourquoi ils consacrent

leur temps à la chasse à l’esclave

dont une modalité insoupçonnée

est le « squatt » où

le maitre s’avère l’esclave de l’esclave.

 

 

L’être non structuré n’existe pas

c’est un esprit errant en quête

d’une personne structurée

à squatter et à dominer.

Dans la vie quotidienne

l’être qui se prévaut

d’être libre et autonome

est l’esclave de squatters

qui s’acharnent à l’exploiter.

 

 

 

Le maitre tout-puissant dont « la vie animale »

est conditionnée par l’exploitation

du travail de ses semblables

n’existe pas véritablement

car selon la Loi

l’existence est auto-productrice.

Le maitre tout-puissant est

le substitut de l’enfant-fétiche de

la mère-servante : « génitrix » des esclaves.

 

 

L’esclave c’est l’« homme-fétiche » créé par

des êtres immatures

fixés au « Royaume d’enfance » où

la mère-servante était toute entière

à leur service et leur procurait tout

ce qu’il désirait :

l’esclave est le substitut de la mère-servante.

 

 

Lorsque Dieu vivait encore parmi les hommes ceux-ci

abdiquaient leur autonomie et harcelaient Dieu pour

qu’Il fasse tout à leur place.

Le premier esclave de l’Humanité fut Dieu

et c’est lorsque Dieu se retira dans un coin

du monde inconnu des hommes

pour favoriser leur autonomisation que par peur

d’assumer leur existence les hommes

se tournèrent vers d’autres hommes pour qu’ils

servent de substitut à Dieu c’est à dire d’esclaves.

Le problème prioritaire que les hommes actuels

devraient résoudre pour accéder à l’autonomie

(garante de la fraternité dans la société)

est la résolution de la question du Trou laissé par

le départ de Dieu à la retraite dans un lieu inconnu.

Telle fut la préoccupation des Pères-fondateurs qui

firent de l’initiation la propédeutique à la vie sociale.

 

 

Le sentiment d’être précède la conscience

de l’ « avoir » pour l’homme en société :

c’est sur le fondement solide

du sentiment d’être

que l’être qui aspire

à une vie sociale épanouie

prend ses appuis pour déployer

l’activité économique.

C’est pourquoi la « castration »

et la structuration symboliques

(l’initiation)

constituent la priorité pour l’être social.

 

 

Tout se passe comme si par leur attitude de

démission

les pères négro-africains abandonnaient

leurs enfants à la capture

des esclavagistes qui parcourent le monde

avec l’aide des auxiliaires négro-africains.

Le vécu dominant du négro-africain c’est

le vécu de castration et l’angoisse

de vivre à perpétuité aliéné à l’Humanité !

 

 

La gratitude est un acte de reconnaissance qui é-mer-ge

du cœur de l’être structuré envers son bienfaiteur.

Il faut être autonomisé pour assumer le statut

d’obligé et la « dette de reconnaissance »

qui en résulte : c’est à ce prix que celui

qui reçoit égale celui qui donne.

Au contraire l’être non structuré

qui se confond avec son bienfaiteur

est inapte à la reconnaissance dont le lieu

est l’Ouverture du « donner et recevoir ».

Comme l’infans inconscient de l’altérité

consomme le sein de la mère

il dispose de ce qui lui est donné

en le considérant comme le sien

dans sa logique selon laquelle l’ « Autre c’est Moi ».

Notre société déstructurée est une société où

les hommes ignorants de la relation de solidarité

ne connaissent que le rapport de

dévoration et de fuite de peur d’être dévorés à leur tour.

 

 

 

Les affres de la souffrance ce sont

les dards de la mort qui

arrachent l’homme au monde

et le situent dans l’ Ouverture

de la transcendance

dans l’attitude

de l’être « fini ».

La souffrance est le résultat

de la privation infligée par

le père porteur de Verbe

(créateur de l’être humain)

dont le déni aliène

au monde imaginaire des dieux.

 

 

Nul ne peut accéder à l’existence (réelle)

sans payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société

par la castration symboligène qui

crée les conditions nécessaires

à l’é-mer-gence

du système symbolique et

de la structuration de l’être initié.

« Les petits malins » qui refusent

de payer leur Dette symbolique

au Père fondateur

sont condamnés

(sans doute) au simulacre d’existence.

 

 

Les parents non structurés privés

du « sentiment d’être »

font des enfants pour

exorciser l’angoisse de mort

qui sans cesse les persécute.

C’est pourquoi ils squattent

leurs propres enfants

afin qu’ils les comblent

comme le phallus dont

la privation les torture.

L’enfant squatté

par la mère le père la fratrie

voire la « famille élargie »

n’accède à  l’existence que

par le meurtre symbolique

de ces squatters qui le minent !

 

 

Personne ne peut squatter un autre

sans le consentement inconscient

de celui-ci :

c’est à revêtir le masque

de notre objet de désir

que le squatter s’infiltre

au cœur de notre « moi » dont

il se veut le maitre tout-puissant.

L’existence authentique postule

une lutte in-cessante

contre la volonté des squatters

à nous bouter hors de notre moi.

 

 

Lorsqu’un être non structuré se trouve

dans un état de détresse matérielle

il n’a pas d’autre recours

que de squatter un être mieux loti

pour le nourrir par incubation

comme une « mère porteuse ».

Pour jouir de l’existence désaliénée

l’homme squatté est obligé de lutter

désespérément

contre ses squatters qui s’accrochent.

 

 

Seul le passage par les « fourches caudines »

de l’initiation

a conféré le cachet « symbolique »

aux paroles qu’on débite.

A priori il n’y a pas de critère

pour distinguer la parole vraie

de son simulacre : le mensonge.

C’est pourquoi

la sagesse conseille de ne jamais

donner toute notre adhésion au discours

des beaux parleurs qui courent le monde

mais toujours de garder quelque réserve

afin de laisser le temps à

l’ « épreuve de réalité » de faire son œuvre.

 

 

Ce qui encourage les hommes tout-puissants

à persévérer sans état d’âme dans la cruauté

c’est la réaction des faibles qui se défendent

du désespoir et de la mort inéluctables

en niant l’affrontement et en convertissant

leur réponse appropriée en son contraire :

la réaction masochiste dont

le versant religieux est sans doute la pitié.

Sous l’apparence d’humanité accomplie

la société sans initiation est une jungle

où les hommes s’affrontent et se dévorent.

 

 

Il n’y a pas de relation entre les hommes

dans cette société en régression

où toute tentative de relation s’aliène

dans un rapport de forces qui contraint

au statut d’esclave.

C’est pour éviter l’affrontement que

la plupart des hommes se replient sur

eux-mêmes et

se pétrifient comme des pierres levées.

La société est morte et malheur à celui

qui éprouve encore le désir de relations.

 

 

 

Ce n’est pas parce qu’ils ont fait par le « fer et le sang »

la conquête de la terre entière que les impérialistes

ont réalisé l’unité de l’humanité.

Bien au contraire la conséquence de la domination

impérialiste est la division de l’Humanité en races

d’esclaves et de maitres.

A l’opposé il faut savoir apprécier la révolution

du système symbolique qui par la mise en place

du mécanisme de la métaphore a étendu le filet

du système symbolique (familial) aux limites

de l’Humanité toute entière voire du règne vivant

en faisant de l’animal ou de la plante qui a rendu

service un père (totem) interdit de consommation.

Le mécanisme de la métaphore est l’instrument

de lutte symbolique contre les forces de division

pour la consolidation des forces de cohésion et de paix .

 

 

Les êtres « possédés » par la fureur de vivre

qui les pousse à dévorer tout sans

préserver de « beaux-restes »

se privent de ce fait du fondement

nécessaire

à l’authentification de l’existence.

C’est justement ce fondement

sans lequel il n’y a pas d’existence

qu’ils cherchent en vain dans leur errance.

Le renoncement à la jouissance par respect

de la Loi est

le « prix symbolique » à payer pour exister.

 

 

Les ennemis masqués qui nous squattent

et que nous aimons comme nous-mêmes

sont la cause de la destructivité qui fait

rage dans notre monde intérieur et

nous empêchent d’être créatifs.

La réappropriation de nous-mêmes

exige la neutralisation et l’évacuation

des êtes destructeurs

qui squattent notre organisme :

par la technique de la psychart-thérapie.

 

 

Aucun changement qualitatif ne peut intervenir

sans le désir de changement qui suppose

« déphasage » de la réalité :

c’est par la faille de la nostalgie

que l’être in-satisfait du présent

part à la recherche

de quelque chose de meilleur

sur le sentier symbolique qui

mène au séjour des ancêtres.

La Refondation postule la réminiscence

de la société oubliée des Pères-glorieux

et la volonté in-ébranlable de favoriser

leur retour de ceux-ci parmi les vivants

grâce à la médiation

de l’activité créatrice d’artistes « possédés ».

 

 

La fonction de l’analyse psychologique

est de dé-voiler et d’identifier

les esprits errants qui

squattent notre personnalité

et c’est celle de l’activité artistique de

bouter ces montres dévorants masqués

hors de notre moi et de notre territoire.

 

 

A raison les Pères initiés imputaient les pathologies

mentales et physiques voire les calamités sociales

au courroux des ancêtres qui exigent d’être

pris en charge pour re-venir dans le monde

des vivants afin de poursuivre leur fonction

de Guides de la société menacée de « fossilation ».

La Passion pour l’Argent et l’Oubli des ancêtres

sont les causes assignables au déclin de la société.

 

 

L’œuvre d’art est l’Esprit des Pères-fondateurs

qui revient dans la société grâce à

l’activité d’artistes « possédés » :

l’œuvre d’art est donc sacrée parce qu’elle est

le résultat de la « matiérisation » d’un ancêtre

revenu dans la société dont il fut

un des fondateurs

pour poursuivre sa fonction de Guide éclairé.

Les artistes possédés sont les bâtisseurs de

pont symbolique entre ce monde et l’Autre

sans lesquels la société se fossilise et meurt.

 

 

Le rapport de forces inégalitaire

est la source

des pathologies mentales

car dans la durée il cesse

d’être extérieur et

devient l’organisateur pervers

des « personnalités-duelles ».

Le sorcier est le tout-puissant

le maitre du monde qui règne

sur la vie

sociale et mentale des hommes.

 

 

Les Noirs aliénés sont convaincus

que la Culture

négro-africaine a fait « long feu »

et que le folklore est

la « forme-fossile » sous laquelle

elle est tolérée à cette heure

où la supposée cuture occidentale

triomphante

a conquis sans conteste le monde.

 

 

A la vérité il n’y a qu’une Culture

dont le pervertissement a

donné naissance à son simulacre

et dont l’extinction sera fatale

à la survie de la Civilisation.

Les Noirs aliénés ne savent pas

que la Culture négro-africaine

constitue la Culture de référence.

 

 

La psychart-thérapie offre l’occasion de réaliser

en imagination sur un support tous les désirs

que la société répressive interdit

et lorsqu’on se sent « comblé »

d’accepter de leur donner

une satisfaction symbolique

par l’activité artistique créatrice de formes

préverbales qui réconcilient avec la société.

La psychart-thérapie est

une technique d’initiation à la vie en société.

 

 

Dans les épreuves les hommes disparaissent

de notre vie en laissant un Vide

où Dieu émerge pour nous consoler

et nous gratifier de joie de vivre.

Comparée à la compagnie de Dieu

l a compagnie des hommes

est l’enfer où les hommes affamés

s’empiffrent des hommes réduits en déchet.

 

 

Dieu est le Père « abandonné » par

ses enfants

qui pensent qu’ils le trompent par

leurs prières prononcées sans âme

dans l’intention de le manipuler.

La foi de l’initié se « sous-tient »

de la pitié pour Dieu et

œuvre à l’imitation de son Œuvre.

 

 

Une famille dont l’enfant entre dans une secte

l’a « perdu » même s’il revient

de temps en temps à la maison

avec des problèmes car

les sectes ne sont pas partageuses.

A la vérité les familles deviennent

les squatts de leurs enfants aliénés aux sectes.

 

 

 

Vérité est l’Essence du monde constituée

par le système des essences particulières.

C’est pourquoi pour régner sur le monde

le sorcier baptise le mensonge la Vérité

et aliène ceux qui le croient.

Il suffit donc à l’homme de vérité

de percer le mensonge du sorcier

et de dénoncer

pour qu’il perde sa puissance imaginaire.

 

 

Les hommes se moquent de Dieu lui-même :

Dieu a eu raison de se retirer dans un coin

du monde inconnu des hommes.

Tout ce que méritent les hommes

c’est qu’on les laisse face à face

avec eux-mêmes

pour qu’ils apprennent enfin à s’assumer !

 

 

Le Commandement de Jésus selon lequel il faut

s’aimer-vous les uns les autres

ne suffit pas comme on le voit

les hommes continuant à se haïr et à se détruire.

Il fallait donc chercher les voies et moyens

d’obtempérer au Commandement du prophète.

La psychart-thérapie est

la technique de maitrise des pulsions de haine

grâce à laquelle l’être non structuré acquiert

la capacité d’obtempérer

à l’impératif divin de s’aimer les uns les autres.

 

 

 

Aux fins d’éviter qu’un homme égorge son semblable

pour exorciser l’angoisse de mort qui l’étreint

le prophète a institué

le « Rituel de substitution du mouton » que

Dieu ordonna à Abraham pour qu’il épargne

à son fils Isaac le sacrifice par égorgement

en attachement

à l’expression païenne  de « piété divine ».

Mais tout se passe de nos jours comme si

les hommes actuels n’étaient pas satisfaits

du Rituel de substitution du mouton et

demeuraient compulsivement « fixés »

au sacrifice de l’homme.

A l’origine des difficultés des hommes

à accéder Symbolique et à s’ humaniser

il y a le haine viscérale de l’homme pour l’homme.

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique originale

qui favorise la mise en formes symboliques

des pulsions de haine destructrice de

l’homme pour l’homme et

l’agrément de l’objet de substitution

grâce à l’évacuation des pulsions mortifères

qui ouvre la voie à l’émergence de l’activité

artistique créatrice du système symbolique :

milieu approprié aux équations symboliques.

L’absence de structuration symbolique

est à l’origine des difficultés à « symboliser ».

 

 

 

Le mythe de la bisexualité et le sentiment de

toute-puissance qui l’accompagne

relève de la réaction-de-défense

de l’homme « faible et démuni »

face à l’immensité de la Nature

infestée de vecteurs de mort.

La fonction de l’ignorance originaire c’est

de protéger l’homme par le déni de réalité

cette « cataracte psychique » qui empêche

l’homme de savoir ce qu’il a sous les yeux.

Le mérite exceptionnel de l’initiation

c’est d’ouvrir les yeux à l’homme

et de l’engager dans le processus

sans fin d’accumulation de savoir

qui culmine à la foi en la fusion avec l’Un.

 

 

 

C’est l’amour qui « castre »

la femme et la contraint

à donner le pouvoir

(sur elle)

à l’homme qu’elle aime.

La relation sexuelle sans

l’accord de la femme est

un viol qui crie châtiment !

 

 

 

 

 

La tradition initiatique enseigne que l’initiation

fut introduite par la mère de l’Humanité qui

eut la force d’âme d’assumer

et de tirer les conséquences bénéfiques de

l’amputation accidentelle de son clitoris :

son « petit-pénis ».

Elle trouva que son nouvel état favorisait

les relations sexuelles satisfaisantes et

la genèse dans la paix de la vie en société.

C’est pourquoi elle exigea la circoncision

de son partenaire avec lequel elle fonda

la première famille

prototype de la société des initiés de qui

les hommes actuels ont reçu en héritage

le Langage et toutes les formes de la Culture.

On est fondé à dire que la Crise actuelle

que connait la Civilisation impérialiste

est structurelle

et que le Refus de l’initiation en est  la cause.

 

 

 

Soumettre un être mal-structuré

à des privations inexorables

c’est couper le lien ténu qui

le lie à la société humaine

et le basculer dans

l’Illusion de l’Imaginaire où

il s’autogratifie de bon-sein

c’est à dire le sein réel idéalisé.

D’où l’in-conscience des êtres

qui dévorent leurs semblables

hallucinés comme bons-seins.

 

 

 

Nul ne peut faire son entrée dans le champ

symbolique humanisant

sans avoir subi la « castration ».

En effet c’est par la « césure »

de la castration que le Verbe

du maitre d’initiation pénètre

dans le corps de l’impétrant

et structure ses pulsions pour

générer le système symbolique

à l’origine de la promotion de l’humain.

 

 

 

Afin d’élaborer un imago de bon-sein

dont la fonction princeps

est d’initier l’activité de structuration :

condition d’é-mer-gence de l’humain

l’enfant exige de sa mère la maitrise

des ses  pulsions orales sadiques

comme le fit la Grande Mère qui

renonça à la toute-puissance

par le sacrifice humanogène de

son « pénis imaginaire » ou clitoris.

En effet l’imago du bon-sein postule

la castration symbolique de la mère !

 

 

 

Les réactions de contrariété voire les éclats de voix

de la mère aux demandes de l’enfant en mal

de gratification

révèlent à celui-ci la faiblesse fondamentale

de celle sur qui lui sert de « tuteur » et

le jette dans la panique et le désespoir

défavorables à la création de l’imago

du bon-sein : fondement de la structuration

de la personnalité.

D’où le bien-fondé de l’initiation qui crée

les conditions nécessaires à la structuration

de la mère premier partenaire social de l’enfant.

 

 

 

La structuration de l’enfant à la faveur de la « création »

de l’imago du bon-sein

postule que la mère  résiste aux pulsions dévorantes

et aux « malaises » de l’enfant dont

l’organisme est sous-tendu par les pulsions

anales sadiques génératrices d’angoisse de mort.

C’est la « compréhension » de la mère grâce à

sa capacité de maitrise symbolique qui favorise

l’apparition de la confiance chez l’enfant

et l’émergence de l’imago

du bon sein condition nécessaire à sa structuration. .

 

 

 

Si une mère a peur d’être « bouffée » par son enfant

celui-ci ressentira cette peur et

pour assurer sa survie

il basculera dans la dévoration.

La mère structurée

qui ne craint pas d’être bouffée

est la mère qui favorise

l’élosion de l’imago du bon-sein

autour duquel s’opère la structuration.

D’où l’importance capitale que revêt

le stade oral pour l’accomplissement de l’humain.

 

 

 

On entend répéter comme une évidence

qu’un être bon ne vit pas longtemps.

Pourquoi ? Tout simplement parce que

dans ce monde déstructuré en détresse   

l’être bon est halluciné comme

le bon-sein sur lequel les frustrés oraux

s’acharnent en espérant qu’il résistera

à la fureur de leurs pulsions.

Les hommes déstructurés actuels

se comportent comme des enfants

qui testent l’amour de leur mère

par la dévoration

pour savoir si elle résiste à l’épreuve !

 

 

 

C’est une relation de haine destructrice

qui « lie » l’enfant au sein frustrant

une relation de haine dévorante

que l’enfant identifie à

un Foyer incandescent

dont il phantasme l’extinction

comme une réduction en cendres.

L’enfant frustré oral précoce est

le « suppôt » des pulsions de mort.

Et si les guerres destructrices qui

ravagent actuellement monde

étaient imputables à l’ « ire »

des enfants frustrés oral précoces ?

 

 

Les privations orales précoces culminent

à la non structuration de l’enfant

pour qui les êtres qui l’entourent

des substituts du bon-sein offerts

à sa dévoration.

L’instabilité des êtres sociaux tire

son origine de leur fixation au stade oral.

 

 

Aristote écrivait que si le travail que

font les esclaves

« pouvait se faire tout seul »

on n’aurait pas besoin d’esclave

et que le recours aux esclavages

est une nécessité.

On pourrait rétorquer à Aristote

que  si le travail est prescrit

aux êtres « finis »par la Loi

il incombe à chaque homme

de s’y soumettre

et que le recours à des esclaves

pour assurer son être-au-monde

est un acte qui pervertit l’humain.

 

 

Un homme qui violente son semblable

et le réduit en esclavage pour qu’il

médiatise ses relations avec la Nature

commet le Crime contre l’Humanité.

C’est un monstre :

le maitre que les êtres aliénés admirent.

 

 

Créer c’est « dé-poser » une forme sur un support.

Dans l’état de contingence

l’objet créé court le risque

d’être détruit ou conservé

par son auteur

C’est par le discours dont

elle est l’objet que

la création est appropriée

et devient principe de structuration du créateur.

 

 

Le « bon Sein » est le Sein imaginaire créé par

les êtres qui ont souffert à l’âge précoce

de sévères frustrations orales.

Le mérycisme est l’attitude compensatoire de

ces êtres dévorants dé-connectés de la réalité

gardée jalousement par la mère monstrueuse.

La fonction de la psychart-thérapie

est de structurer le patient

afin qu’il re-descende dans la réalité sociale.

 

 

Un obstacle majeur se dresse sur la voie

qui mène à l’accomplissement de

l’Humanité :

le fait que les hommes soient

formatés dès la naissance par

les mères toutes-puissantes

à la relation maitre-esclave.

Telle est la raison pour laquelle

« être humain »

est perçu comme un aveu de faiblesse !

 

 

Dans la lutte des contraires pour la primauté

la domination absolue est pourvoyeuse de

la « Paix romaine » : condition nécessaire

au développement tel qu’il est

phantasmé par le maitre tout-puissant.

Les pays négro-africains constituent

la preuve incontestable selon laquelle

le développement authentique postule

une société structurée par le Symbolique.

 

 

Le porteur de la Loi a le courage exceptionnel

de s’interposer dans le conflit-duel indécis

et sans fin assignable

pour «casser » son ressort et le structurer

sur le mode triangulaire et

faire émerger une structure symbolique.

En conséquence le système symbolique

ne saurait exister (quoi qu’on prétende)

dans la société sans initiation

quel que soit le nombre d’institutions

dont elle est dotée.

Aussi bien est-on fondé à dire que

c’est toujours l’Imaginaire qui gouverne

dans les sociétés dites « sur-développées ».

 

 

La lutte aveugle des contraires pour la primauté

ne trouve d’issue que dans la victoire absolue

pourvoyeuse de la Paix

préalable nécessaire au « Développement »

tel que le phantasme le maitre tout-puissant.

Les sociétés « sous le contrôle » d’un tyran

sont le modèle de la stérilité

du système fondé sur la « relation-duelle ».

Le développement ?

C’est le privilège de la structure symbolique !

 

 

L’initié ne s’accroche pas à la foi comme

le naufragé à la « bouée ».

La foi de l’initié postule

le Savoir selon lequel la Loi

est le Fondement universel

de toutes choses.

La « sérénité du Bouddha »

substitut de la foi de l’initié

résulte du respect de la Loi universelle.

 

 

En partant à la retraite dans un coin du monde

inconnu des hommes

Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de

comprendre sa création et se l’approprier.

Aussi malgré les efforts que déploie pour

percer  le voile de mystère qui enveloppe

le monde où il est « abandonné »

à l’instar d’Œdipe dans la Forêt

l’initié demeure t-il frustré et comme

dans un état de contingence radicale.

C’est la conscience de

ne nuire à personne et

d’être secourable à ses semblables

qui favorise la sérénité de l’homme

dans les pires épreuves de l’existence.

 

 

 

La démarche prioritaire de l’homme soucieux

de l’ « Etre » plutôt que de l’ « Avoir »

est de s’efforcer de récupérer son moi

« en souffrance » dans l’état de fusion.

En effet

le moi est le fondement de l’existence

ce processus sans fin de la quête de

l’Etre sanctionnée par la foi de l’initié

que perd irrémédiablement l’obsédé

de l’Avoir

dans le processus d’accumulation du capital :

« faux absolu » dans lequel

s’aliène la course effrénée de l’impérialisme.

 

 

 

La plupart des êtres que nous prenons

pour nos « figures identificatoires »

et que nous aimons

comme nous-mêmes

sont à la vérité des ennemis qui ont

réussi à « tromper notre vigilance »

en chaussant le masque de l’ami

et qui squattent notre personnalité.

Le « je » est une organisation minée :

sans cohésion et sans existence réelle.

 

 

 

L’homme qui veut vivre sans frustration

bien qu’un « sein dévorant » ait présidé

à sa naissance

ne parvient à ses fins que par le recours

à l’attitude magique qui lui permet de

se projeter dans un autre

de le « squatter » afin de

lui faire admettre (en exerçant

force pressions sur sa volonté)

qu’il est le Bon-Sein qu’il hallucine.

Tel est le mode opératoire

de certains êtres « dia-bolisés »

de cette société actuelle sans initiation.

 

 

 

Le phantasme de « Bon-Sein » est

le « chiffon rouge » qui tient

l’être non structuré

en ex-stase au-dessus du Vide.

L’accès à l’existence postule

la maitrise symbolique

des pulsions de jouissance et

la promotion de Beaux-restes .

« filet de protection » tendu sous

les pieds de l’existant-funambule.

 

 

 

Du point de vue génétique la primauté

du bon-Sein est incontestable car

le bon-Sein est la Source-de-vie

sans laquelle il n’y a pas d’existence.

Pour survivre les êtres non structurés

(inaptes au travail) sont condamnés

à halluciner leur semblable comme

le bon-Sein et à le « squatter » pour

exorciser les persécutions du sein réel.

 

 

 

Pour se poser  au-dessus du Vide

les êtres non structurés

hallucinent

le bon-Sein et le projettent sur

un de leurs qu’ils phantasment

comme un objet d’épiphanie.

Tel est le fondement

du rituel délirant de dévoration.

 

 

 

La complétude que phantasment les êtres

(non structurés)

est la fusion de la bouche et du sein

dont la métaphore

est la fusion du vagin et du pénis.

La séparation est l’Horreur

que les êtres non structurés

insupportent et qui suscite

leurs pulsions destructrices.

Il en résulte que l’existence est

« sous-tendue » par la volonté

de retour à ses origines indifférenciées.

 

 

 

Les hommes furent sans doute des enfants

frustrés par une mère dévorante

c’est pourquoi irrésistiblement

ils aspirent à la « complétude » :

par l’activité hallucinatoire du bon-Sein.

Non structuré  l’homme est un halluciné

qui projette son phantasme de bon-Sein

sur son semblable afin de le dévorer.

Telle est la cause assignable à la relation

de dévoration (qui lie les hommes) dont

les conflits endémiques sont les modalités.

 

 

 

Le rapport-duel mère-enfant est un rapport

de dévoration soumis à la loi d’alternance

où la mère dévore l’enfant-sein et l’évacue

sous la pression de l’angoisse psychotique

pour payer ensuite sa « punition »

en se mettant à son tour dans la position

du bon-Sein

à la disposition de l’enfant dévorant.

Tel est le fondement

de la lutte de Domination  maitre-esclave.

 

 

 

Jésus est le bon-Sein que les hommes

dévorent sans le moindre scrupule

sachant que Jésus lui-même avait

offert son sang à boire et sa chair

à consommer.

Le christianisme fondé sur

l’idéalisation des pulsions orales

a partie liée avec la sorcellerie où

l’homme bon est l’objet partiel oral.

 

 

 

Les hommes sont des « créatures-anales »

(générées par une mère toute-puissante)

en mal d’une mère symbolique

pour accomplir leur éducation

(sphinctérienne)

et favoriser leur entrée

dans le système symbolique

ce lieu approprié à leur humanisation.

C’est une mère symbolique : capable

de favoriser leur structuration

qu’exigent ces êtres violents

qui s’acharnent sur leurs semblables !

 

 

 

L’être non-structuré regarde le monde

avec la vision syncrétique

de la mère toute-puissante :

dans la méconnaissance de l’altérité.

L’entrée dans le champ de l’humain

postule la castration symbolique

qui produit l’effet épistémologique

d’enlever la « cataracte congénitale ».

Le monde est une jungle remplie

d’êtres tout-puissants parce qu’il

est privé d’un système d’initiation

pour infliger la castration symbolique.

 

 

 

L’homme non structuré est sans autonomie

et ne survit que par l’être squatté

qu’il hallucine comme sont Tout

dont il exige la satisfaction

de tous ses besoins.

Dans cette société déstructurée

les hommes-squatt

sont liés par un rapport de concaténation.

 

 

 

La grande stratégie que les hommes actuels

ont en commun dans la lutte pour la survie

c’est de « squatter » d’autres hommes :

« Art de guerre »

où ils investissent toutes leurs énergies !

L’ « homme-squatt » idéal s’avère celui

qui ne sait pas qu’il est squatté

ou qu’il squatte

et se prévaut d’une autonomie imaginaire.

 

 

 

La relation de solidarité initiée par

le porteur de Verbe

est à l’origine de la promotion

du « filet de protection »

tendu sous les êtres sociaux

qu’il empêche de basculer

dans le « Chaos-vide » de

la Nature.

Le principe de solidarité

est constituant de l’ « humain ».

 

 

 

Le « méga-colon » est le Squatter des squatters

qui a rendu possible le squatt de notre être

en « castrant » le représentant légitime

des  Pères-fondateurs

de la société négro-africaine ce qui a pour

effet de créer les conditions d’abandon de

l’enfant à la toute-puissance de la Mère.

La Renaissance de l’homme noir postule

la Quête couronnée de succès du phallus

des Pères-inégalables des temps primordiaux.

 

 

 

La création en psychart-thérapie est l’activité

plastique du patient pour rendre visible

sur le support les effets de destruction

des pulsions de mort

qui oeuvrent au sein de son organisme

et produisent des pathologies.

La guérison est le résultat salutaire de

la projection des pulsions de mort sur

un support

et leur maitrise symbolique

dans les formes préverbales

constituants du « défilé du Langage ».

La pathologie est un état de désordre

qui cesse de perturber

avec l’entrée dans l’ « Ordre du Langage ».

 

 

 

Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique :

les scansions dans le processus

d’accumulation du savoir étant

révélatrices des figures successives du Père.

Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves

le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».

 

 

 

Les traditions initiatiques négro-africaines

nous enseignent que c’est en commettant

le meurtre symbolique

du monstre dévorant(Ngakola)

par la technique de l’initiation

que nos ancêtres firent la promotion

des formes préverbales constituants

du Langage appelé à servir

de structure à la société des hommes

(à la faveur de l’activité plastique

fécondée  par la médiation du Verbe)

N’est-ce pas cette voie initiatique

montrée par les Pères fondateurs

qu’auraient dû logiquement emprunter

les « petits-pères » de la Reconstruction

au lieu de prendre à l’imitation du maître

la « voie sans issue » du profit maximum ?

 

 

 

L’humanité d’un homme se jauge

à sa sensibilité à l’injustice.

Le constat de la mort psychique

se fait sur son indifférence à

l’injustice que subit le faible.

La justice (la Maat) est

le fondement de l’être humain.

 

 

 

L’injustice devient une monstruosité

coupable de sanction suprême

(la psychose)

lorsqu’un homme s’arroge le droit

de prendre la vie de son semblable

pour devenir tout-puissant

car le Destin a gratifié

chacun d’une essence inaliénable.

 

 

 

Les « fous » qui peuplent le monde croient

qu’il est permis à qui le veut

le droit d’en faire à sa tête :

voler violer tuer détruire.

Ils ne savent pas que

la Loi existe

qui interdit l’injustice.

Respecter la Loi n’est

Pas un signe de faiblesse

comme l’a pensé Nietzsche

bien au contraire c’est un signe de force.

 

 

Il existe des êtres qui fuient leur identité pour

se réfugier dans la vôtre (dont vous

leur avez ouvert la porte

dans un « mouvement d’empathie »)

et qui s’acharnent à vous expulser

de votre propre « maison ».

Cela a pour effet  désastreux

de vous contraindre à endosser

leur identité dont ils ne veulent plus

et à basculer dans le « trou » de la psychose.

C’est le « sous-tien » de l’imago des parents

et la structure psychique qui en résulte qui

confèrent le sentiment de permanence au

au vécu d’identité de la personne et

empêche celle-ci de basculer dans la psychose.

 

 

 

Le capitalisme est un système obsessionnel

« sous-tendu » par le désir in-satisfait

de retour au Magma originaire

sans doute pour refuser

de symboliser ce désir

dans l’activité plastique médiatisée

par l’ « affrontement anal-sadique »

dans la technique de la psychart-thérapie.

 

 

 

Le désir de retour au Magma originaire

« travaille » en profondeur

l’être mal attaché à l’existence

par la structuration symbolique.

C’est la fonction de la technique

de la psychart-thérapie de créer

les conditions favorables

de retour au Magma originaire :

producteur de l’effet-ressourcement.

 

 

 

Le patient qui a satisfait son désir de

retour dans le Magma originaire

et s’est ressourcé

acquiert l’aptitude à s’affronter

avec la Grande Mère des origines

pour se libérer de son Etreinte et

et revenir dans l’existence

par les « traces » re-constituées

en formes préverbales :

éléments constituants du Langage

Tel est le « Pélérinage » à la source

qui permet à l’existant de

se réconcilier avec la vie en société.

 

 

Une famille non structurée par

le système symbolique

n’est pas une famille mais

un système qui se dévore

elle-même comme

un « monstre autophage ».

La structuration symbolique

est constitutive de la famille

ce lieu d’éclosion

et d’épanouissement de

la graine de l’être l’humain !

 

 

Pour éviter de chuter dans le trou noir

de la psychose

l’être non-structuré est forcé

de phantasmer continûment

la jouissance orale

sur le mode de l’ex-stase.

Le « fading » de l’objet phantasmé

est à l’origine des passages à l’acte

qui déchirent la société des hommes.

 

 

 

A laisser courir bride abattue ses pulsions sadiques

l’homme bascule dans le phantasme aliénant

d’être tout-puissant.

C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame

dans la forêt dense il fonce sur les faibles

et les piétine sans le moindre scrupule

au risque de basculer dans le trou :

piège posé sous ses  yeux malvoyants.

L’espoir du faible et l’alternance sont

inscrits comme un châtiment inéluctable

dans les comportements même de l’être sadique.

 

 

 

Confiné dans les bas-fonds de la société

où il se confond avec les détritus

la victime du tribalisme n’existe pas

pour ses promoteurs « enivrés » par

le sentiment de toute-puissance.

Et c’est sans espoir d’être reconnu

qu’il consacre ses forces de survie

à l’activité plastique centrée

sur l’art de sauver des « beaux-restes ».

 

 

 

C’est hallucinée par la vision du pénis

qu’elle prend pour le phallus

que la femme s’acharne sur

l’homme pour le déposséder.

Il n’y a donc pas de délit constitué

pour la femme non initiée

qui revendique le phallus.

En revanche il n’y a de culpabilité

que pour le porteur de phallus qui

n’accomplit pas son devoir à savoir :

« maitriser » la femme phallique et

sauver l’enfant de sa fureur envieuse.

 

 

 

L’état de déréliction postule que les métaphores

(du père) constitutives de l’être-au-monde

soient non pas détruites mais désinvesties

et  l’homme se sente dans un état d’abandon :

livré à la terreur comme le nourrisson Œdipe

posé sur une pierre nue dans la Forêt.

Le bûcheron qui sauve le nourrisson Œdipe

(l’homme en déréliction)

c’est le bon Samaritain ou « Dieu de passage ».

 

 

 

La lutte pour l’équilibration des rapports

est une lutte pour la Justice

une lutte donc légitime qu’il n’y a pas

de faute à initier et à poursuivre.

La lutte des sexes pour l’égalité

est le modèle des luttes sociaux

où la Justice est le noble objectif visé.

Il n’existe pas d’autre alternative pour

empêcher le « fétichisation » de l’enfant.

 

 

 

Un être « fini » que sa conscience

n’interpelle pas et ne juge pas

un être fini

qui vit dans confort moral

se comportant comme

s’il n’avait pas de « faille » :

un homme mort à l’existence.

La conscience est

l’imago du père porteur de Verbe.

 

 

 

Tout père digne de ce nom devrait se sentir

coupable de laisser sa femme réduire

l’enfant à l’état infâme de « fétiche ».

L’instrumentalisation de l’enfant

est le symptôme de la castration

et de l’humiliation du père.

C’est en entrant dans la voie de

l’édification et de la réparation que

le père a le réssenti de se réhabiliter

devant sa conscience : le « juge intérieur » .

 

 

 

Les gestes de circoncision et d’excision ont

une valeur essentiellement symbolique :

ils servent à illustrer l’idée selon laquelle

le prépuce et le clitoris sont

des excroissances superflues

pour la vie sexuelle de l’être social :

c’est à faire l’économie de cette pratique

que la psychanalyse a fait la promotion

du concept de « castration symbolique ».

où prévaut

le principe de la nécessité de la privation.

 

 

 

La Nature est le Lieu où la Volonté se réfracte

en volontés individuelles

et se perçoit comme dans un « miroir brisé »

aliénation dont elle tente de se délivrer

par la lutte pour la domination absolue

des volontés les unes contre les autres

lutte qui s’est soldée par

la « mutation génétique » d’une volonté qui

a donné le Verbe comme acquit avantageux.

En effet sans la puissance créatrice du Verbe

la nécessité de la technique d’initiation

n’aurait pas été perçue par son promoteur et

la société structurée par le système symbolique

n’aurait pas émergé du chaos.

Le Verbe fut donc bien un acquit avantageux

pour l’é-mer-gence de l’Humanité

et non comme Nietzsche et les Nazis l’ont cru

un handicap pour la prétendue race supérieure.

 

 

 

La fonction du « principe de raison »

ou Verbe

consiste à structurer la volonté

(dont les éléments constituants

sont les pulsions)

qui règne dans la Nature

pour créer des formes préverbales

chainons du « défilé » du langage

et mettre au  monde un être humain.

 

 

 

Le principe de causalité ou de raison selon lequel

toute cause produit un effet

(et réciproquement que tout effet une cause)

gouverne la société des hommes.

L’homme s’humanise en étant structuré par

le principe de causalité ou de raison et

il déroge à l’Humanité

par la forclusion du principe de raison

dont le père porteur de Verbe est le vecteur.

C’est pourquoi il n’est pas pertinent de prêter

le principe de raison aux êtres qui n’ont pas

accédé à la structuration symbolique grâce

à l’intériorisation

de la représentation du père (porteur de Verbe).

 

 

Qu’est ce que cela fait que vos efforts

pour la fraternité humaine

ne soient pas reconnus par les autres

qui n’ont pas fait le travail nécessaire

à la structuration de leur personnalité ?

A la vérité vous avez fait votre part

si votre conduite est en conformité

avec l’injonction de la Loi qui règne !

 

 

 

Dire que les hommes dans le monde actuel

ont perdu leur repères

c’est reconnaitre que la lumière

des valeurs fondatrices s’est éteinte et

que plongés dans l’Obscurité

les hommes sont désemparés

et confrontés  à la déréliction.

Le temps fatidique semble venu pour

le surgissement des porteurs de valeurs

afin que l’Humanité

tel le Phénix « renaisse de ses cendres ».

 

 

 

Les artistes « originaux » des temps inauguraux

ont posé les fondements de la société humaine

en faisant le sacrifice de leur jouissance

pour la promotion

de la Culture structure de l’être humain.

C’est pourquoi il est pertinent de dire

que l’addiction au jouir qui va de pair

avec le mépris de la Culture

est l’Acte imaginaire de mise à mort du Père

(l’artiste original)

annonciateur du retour à la barbarie primitive.

 

 

 

Les problèmes que les hommes ne peuvent pas

résoudre par leurs propres moyens

ils les évacuent sur leurs semblables comme

le « tout-petit » évacue sur sa mère son caca.

La société serait une « fosse d’aisance » s’il

n’existait pas des êtres porteurs de Verbe

pour faire l’ « éducation sphinctérienne »

des hommes au stade anal-sadique et

favoriser la promotion du système symbolique.

 

 

 

Un système de valeurs sans porteurs

pour les incarner

mais dont se prévaut un groupe

qui se proclame élu pour civiliser

est un système de valeurs mortes

destinées à tromper les non initiés.

A la vérité

ce sont les Barbares « masqués »

qui ont pris possession

de la société qu’ils n’ont pas créée.

 

 

L’ « acte gratuit » et sans conséquences

est le phantasme dominant

des êtres non structurés qui

voudraient se laisser au gré

de leurs motions pulsionnelles

sans se soucier de

la responsabilité de leurs actes.

Les êtres qui tentent de vivre

« au de-là du bien et du mal »

ne sont pas de vrais hommes

mais des hommes potentiels.

Car l’homme accompli c’est

celui qui assume ses responsabilités.

 

 

 

Au moins si les tout-puissants étaient les seuls

à êtres « possédés » par les pulsions de jouir

mais il se trouve que les faibles le sont aussi

et revendiquent la jouissance (masochiste).

C’est par leur complicité dans la jouissance

que tout-puissants et faibles font opposition

au règne de la Loi dans la société des hommes.

Telle est la cause

assignable à l’exclusion psychogène de la Loi !

 

 

 

Sous la fascination des pulsions de jouir

les hommes fonctionnent comme

des puissances à réduire

les autres à l’état d’instruments

de production et de jouissance

au  détriment des exigences de

la Loi souveraine.

C’est ainsi que la personne est

sacrifiée et

que le monde est plein d’êtres-déchet.

 

 

 

La preuve que la primauté revient à la Loi

c’est que la relation à l’Autre

(en mal de jouissance)

est nécessairement frustrante

et que la satisfaction du sujet

est le résultat du vécu d’avoir

agi en conformité avec

les exigences de la Loi.

Dans les relations humaines

le respect de la Loi est ce qui

doit être l’objectif : non « plus-de-jouir ».

 

 

 

La capacité de dé-voiler la Loi souveraine par

la maitrise symbolique des pulsions du jouir

est le souverain Bien : garante de l’existence

et de la foi-de-l’initié dans la transcendance.

Ce sont les êtres destructurés

et en déréliction qui

désespérés sèment la mort et la désolation.

La lutte pour l’ « accumulation du capital »

est la parodie de la Quête du souverain Bien.

 

 

 

C’est parce que les hommes non initiés

à la souveraineté de la Loi

commettent des in-justices et refusent

de les réparer sur le mode symbolique

qu’interviennent

les guerres « toujours recommencées »

comme moyen inhumain de résolution

qui remettent en cause

l’existence même de l’espèce humaine.

Le bon sens recommande la promotion

de l’initiation qui « ouvre » les yeux

de l’esprit des hommes du monde entier

sur la souveraineté irréfragable de la Loi.

 

 

 

La quintessence de l’esprit kamite façonné par

à l’ Enseignement d’Hermès Trimesgistre

(sans doute un des Pères inégalable connu)

réside dans le précepte :

« remet-en  à Dieu en dernière Instance

lorsque tu es victime d’une injustice que

son auteur refuse d’admettre et de réparer.

Telle est la seule voie qui s’offre à l’homme

victime d’une injustice déniée

pour retrouver la paix de l’âme et continuer

d’œuvrer à l’accomplissement de sa destinée.

En effet pour le Kamite (croyant dans l’âme)

le « Tribunal d’Osiris » est l’Instance suprême.

 

 

 

Les puissants donnent l’illusion qu’ils

sont au-dessus de la Loi.

A la vérité non structurés

par le système symbolique

(généré par l’imago du père)

ils sont dans l’incapacité d’être

affectés par la Loi et

de consentir à être son « instrument ».

Aliénés par l’ivresse de la jouissance

c’est à leur insu

que les puissants transgressent la Loi.

 

 

 

Pour éviter d’être ouvert à toutes influences

et d’exposer notre vie aux dangers

du monde extérieur

l’idéal serait d’organiser notre personnalité

comme un château fort du moyen âge dont

le portail ne serait ouvert

(aux fins de sacrifier à la communication)

qu’aux êtres accrédités de bonnes intentions.

Malheureusement

la clôture hermétique de la personnalité

et l’identification rigoureuse des vrais amis

sont impossibles à réaliser

et l’être le plus organisé et le plus vigilant

est condamné à l’infiltration et au « squatt ».

 

 

 

Si la Loi existait sans Dieu

qu’est-ce que ça changerait

l’essentiel n’est-il pas que

le monde ne soit pas livré

au désordre et que

l’impunité ne règne pas ?

 

 

 

Tout n’est pas permis : point n’est besoin

de la présence dissuasive du gendarme

pour s’en convaincre.

La Loi est l’absolu invisible aux yeux

(qui règne sans partage sur l’Univers)

dont la transgression est

fatale au contrevenant qui ne le sait pas.

C’est pourquoi l’exigence d’initiation

s’impose aux candidats à la vie sociale.

 

 

 

Surgi un moment de Crise où s’effondre

la structure de parenté dont

vous vous « sous-teniez »

et que vous vous sentiez

seul dans le vaste monde.

La foi de l’initié qui résulte

du respect de la Loi

est ce qui évite à l’homme

en déréliction

de basculer dans le « trou ».

 

 

L’investissement de la Loi

qui stipule la préservation

des « beaux-restes »

est le fondement intangible de la foi.

 

 

 

La forme signifiante qui é-mer-ge

de la matière agressée

dans un combat amoureux

c’est le soleil qui point

illumine les ténèbres

et fait surgir l’existant

dans l’Espace social.

L’activité créatrice de

formes préverbales

chainons du langage :

la voie originale que

le porteur de Verbe trace

pour s’affranchir

du « système clos » de la Nature.

 

 

 

La mère symbolique de l’Humanité fut un être

d’exception : visitée par le Verbe elle perçut

la nécessité de mettre en place la société

en faisant la promotion de

la détermination des sexes

(par l’excision et la circoncision)

aux fins de favoriser leur relation pour

la satisfaction sexuelle des partenaires.

Le discours de la maitresse ou

du maitre d’initiation

(censé pénétrer dans la psyché

par l’ouverture de la « coupure »)

selon lequel le circoncis et l’excisée

cessent d’être des êtres bisexuels et

deviennent des personnes

sexuellement déterminés

joue un rôle capital dans

la production des êtres sociaux car

il contraint à renoncer à l’auto-érotisme

et ouvre l’ère de la formation des couples

préliminaire à l’é-mer-gence de la famille

sans laquelle il n’existe pas de société.

Quant aux liens sociaux et à la culture

ils furent élaborés

avec la libido liée au prépuce et au clitoris.

 

 

 

Tant que les être tout-puissant n’auront pas appris

à symboliser

leurs pulsions anales-sadiques

la société restera telle qu’il est :

un système concentrationnaire

où le porteur de verbe est

contraint à édifier des liens que

détruisent les pulsions de jouissance du maitre.

 

 

 

La société des hommes non-initiés est une aire

d’affrontements anal-sadiques où

l’être « plombé » par le verbe est

contraint à transformer en formes

préverbales

les déchets de l’être tout-puissant

afin d’aménager

un espace symbolique où «  il fait bon vivre ».

 

 

 

Faute d’être pourvus de l’aptitude à l’activité

plastique créatrice de formes préverbales

(constituants du système du Langage)

dont la fonction consiste à assurer

la maitrise symbolique purifiante

des pulsions anales-sadiques

les êtres non structurés résolvent

leur problème de propreté et

d’insertion sociale en évacuant sur

d’autres hommes leurs pulsions anales

en attendant que leur éducation anale soit

faite par le substitut de la mère symbolique.

 

 

 

D’un être non structuré inapte à l’activité

symbolique

saisi d’une fureur dévorante

qui phantasme qu’il dévore

son semblable trans-formé

en objet « hallucinatoire de son désir ».

Tel est le mécanisme de la sorcellerie

cette pathologie des collectivités

en détresse matérielle et psychique qui

les rendent in-aptes à la symbolisation.

 

 

 

A un certain degré de privation les hommes

cessent d’être des hommes qui espèrent

et régressent à l’état anté-social

sous la domination des pulsions

de survie qui les déstructurent

et rendent leur compagnie dévorante.

La sorcellerie est une pathologie qui

prend sa source

dans la détresse matérielle et psychique !

 

 

La preuve incontestable que l’initiation est

à l’origine de la société des homme :

supports des pulsions de destruction

les êtres non initiés s’avèrent incapables

de la maitrise symbolique de celles-ci

pour la conservation de la société qu’ils

n’ont pas créée.

Ces « êtres-de-pulsions » sont

des irresponsables à qui il ne faut pas

se fier pour le maintenance de la société.

 

 

 

Les enfants des mères non structurées s’avèrent

des êtres-déchets envoyés

en mission de destruction par leurs génitrices.

Telle est la raison pertinente pour laquelle

les Pères-fondateurs instituèrent l’interdit

des rapports sexuels et de l’accès à des postes

de responsabilité sociale aux êtres non initiés.

En effet ceux-ci

sont les supports des pulsions de destruction.

 

 

 

La philo-sophie occidentale est basée sur l’exaltation

des pulsions et leur idéalisation qui culmine au plan

intellectuel au Savoir absolu.

Alors que la philo-sophie négro-africaine

qui postule la doctrine de l’initiation

est fondée sur la maitrise de la souffrance

(dont la  maitrise de la  douleur générée

par la circoncision est le modèle)

et la création de formes préverbales constituants

du système de Langage : instrument nécessaire

à l’activité de Quête de

« Savoir qui sait qu’il sait » sans fin assignable.

Le Savoir absolu « ici et maintenant »

et l’identification à Dieu ne sont pas

(comme cela semble

le cas pour le philo-sophe occidental)

l’Objet de la Quête de l’initiation négro-africaine

mais plutôt la Foi qui résiste à toutes épreuves

en « union avec Dieu » après la vie dans ce monde.

 

 

 

Libéré des liens structurels fondateurs de la « socialité »

par les exactions sadiques infligées aux « supports »

l’Esprit absolu enveloppe les hommes déstructurés

redevenus des primitifs en proie à la déréliction

à l’origine des symptômes supposés de civilisation.

Les guerres de destruction ont fait long feu

et sont devenues anachroniques :

le temps est venu de se laisser féconder par l’Esprit

pour la reconstruction d’un monde nouveau fondé

sur l’initiation de la communauté humaine entière

et non plus comme ce fut le cas

à la période inaugurale de l’ « Aventure humaine »

d’une initiation limitée à un groupe humain particulier.

 

 

 

 

L’Esprit absolu élut domicile dans les Pères-fondateurs

de la Culture et de la Civilisation matérielle

pour se manifester dans le monde :

il n’existe pas une autre lignée de Pères-fondateurs

mais une progéniture oedipienne qui s’acharne

à combattre et à anéantir les pères-fondateurs

pour se substituer à eux.

Chose faite aujourd’hui

qui provoque le retour aux ténèbres originaires

où les hommes ne sont plus des hommes mais

des loups qui s’affrontent pour le « plus-de-jouir. »

 

 

 

La doctrine hobbesienne selon laquelle « l’homme

est un loup pour l’homme »

il faut la relativiser et dire qu’elle est révélatrice

du « savoir spéculaire » du Barbare qui n’a pas

atteint l’état de structuration symbolique de

l’initié qualifié pour appréhender

l’essence de l’homme : le divin en état de chute.

Dire que se sont ces vécus du Barbare qui sont

enseignés comme des « Vérités éternelles »

par la philosophie dans les universités !

autant dire que l’Université est l’appareil

à re-produire le système de barbarie dominant !

 

 

Le « Léviathan » de Hobbes est le mythe

fondateur du système libéro-capitaliste

selon lequel

l’ « homme est un loup pour l’homme »

c’est-à-dire que l’homme puissant

est le prédateur faible :

une justification de l’esclavage comme

l’état de choses conforme à la Nature

sauf que la société n’est pas la Nature !

Telle est la différence radicale entre

la philosophie ce mythe qui se croit

« révélateur des Vérités éternelles »

et l’initiation en tant que

processus du Savoir qui sait qu’il sait.

 

 

 

Lorsque c’est à son avantage l’être de jouissance

croit en l’unité de l’Humanité :

le plus naturellement du monde il s’identifie

à l’Autre en prenant son histoire patronyme

son histoire ses créations etc

quitte à préconiser la différence absolue

(l’apartheid)

lorsque c’est celle-ci qui fait son affaire

en lui garantissant la jouissance sans partage

L’être de jouissance ne connait pas

l’ « Interdit » fondateur de l’homme accompli.

 

 

 

L’excision et la circoncision symboliques

constituent les actes fondateurs qui ont

favorisé l’ é-mer-gence

les formes langagières anticipatrices

du système de Langage qui

à structurer l’homme primitif ont permis

le surgissement de l’ « être de Langage »

créateur de la société des hommes

C’est pourquoi on est fondé à (pré)-dire

que le retour au mythe de la bisexualité

sera fatal à l’existence de l’être humain

que l’initiation a créé

car il suscitera la négation du Langage

et le retour à l’état de barbarie originaire.

 

 

 

La mère toute-puissante et l’enfant-phallus

constituent une unité-duelle enfermée

dans une « Bulle » qui exclut tiers.

L’Angoisse du couple déconnecté

étant d’être « mutilés »

et jetés dans la société mortifère

la démarche humanogène du père

porteur de Verbe

doit consister à inspirer confiance

à l’ unité-duelle dans la Bulle et

à trouver l’art de percer celle-ci

afin de la pénétrer pour séparer

et structurer l’ enfant-phallus et sa Mère.

 

 

 

La subversion symbolique basée sur

la recherche initiatique de la Vérité

telle est la démarche de

la technique de la psychart-thérapie

qui préconise le retour au principe

de l’activité physique sous-tendue

par le Verbe

sur l’ activité intellectuelle aliénée.

C’est pourquoi la psychart-thérapie

a choisi comme logo le scarabée

qui ajoute (sans penser) des formes

aux formes produites par la Nature.

 

 

 

L’humanité est malade de la pathologie

de la mère qui dénie sa « castration »

et phantasme qu’elle est

la Déesse toute-puissante qui règne

sur les êtres-déchets qu’elle a générés.

L’Humanité est

aliénée d’être incapable de soumettre

l’Imaginaire à la maitrise symbolique.

 

 

Les Pères-fondateurs que les civilisés

auto-proclamés

se plaisent à qualifier « primitifs »

étaient en fait ceux

qui ont introduit la civilisation.

Et comme sur d’autres points

ils avaient raison lorsqu’ils

enseignèrent que

l’être immature (non initié) doit

se tenir éloigné du plaisir sexuel

et se garder de faire des enfants

car il n’a pas conscience

de ses obligations envers la société.

 

 

 

Pour éviter de faire émerger la flamme

de l’ humain dans une région du globe

(ce qui aurait pour effet de reproduire

la situation originaire qui suscita

envie et conflits d’accaparement)

il faudrait à défaut d’institutionnaliser

les sociétés d’initiation

favoriser la promotion des ateliers de

psychart-thérapie

pour la  manipulation et l’évacuation

des pulsions anales qui sous-tendent

le désir de manipuler

de l’enfant ce pervers

présent en tout adulte non initié

(dont les pulsions sont soumises

(à la maitrise symbolique par

la mise en formes langagières

de la pâte d’argile par exemple.)

Tel est l’espoir

d’amélioration sans violence de

la société perverse libéro-capitaliste.

 

 

 

Ne doit-on pas voir dans le capitaliste l’enfant

qui a réussi à maquiller son désir

de manipuler sa mère métaphore de son caca

à le déplacer sur des hommes

« instrumentalisés »

en « facteurs » de production

et d’accumulation du Capital ?

La société libéro-capitaliste n’est-elle pas

le lieu où les êtres sociaux sont contraints

de se manipuler les uns les autres

sous l’orchestration du patron tout-puissant ?

 

 

L’enfant étant un pervers (Freud) qui désire

manipuler sa mère ou son substitut

(comme la métaphore de son caca)

pour socialiser l’enfant

il est nécessaire de lui permettre

de satisfaire son phantasme par

la manipulation

de la pâte d’argile par exemple

afin que « comblé » et détendu

il soit dans l’ état de disponibilité

favorable pour recevoir

les enseignements du père sévère

nécessaires à sa structuration symbolique.

 

 

Pour avoir la Paix l’enfant persécuté

de la mère toute-puissante

finit par tout céder et

par se laisser absorber.

L’enfant de cette mère

finit par s’identifier à elle

pour devenir sa réplication

en sacrifiant la position d’altérité.

C’est pourquoi il a été dit qu’ « il

n’existe pas d’autre pour l’Autre ».

 

 

Le « Circuit oral-anal » où se réalise

la « réduction fécale »

dont l’homme primitif est l’objet

constitue le fondement de la Nature

qui empêche l’accès à la Culture :

structure de la société des hommes.

Pour neutraliser cette « puissance »

à l’origine de la rétention de

l’être humain dans la Nature

il a fallu la promotion de l’initiation.

 

 

La Mère toute-puissante qui phantasme

l’enfant d’Homme

comme son phallus de substitution et

le prive de sa qualité de « personne »

est à l’origine de l’esclavage

voire de tous comportements

qui instrumentalisent l’être humain.

C’est pour-quoi l’initiation constitue

l’activité fondatrice de la vie sociale .

 

 

Le devenir de la Nature est un mouvement de

d’é-mer-gence et de destruction de formes

générées par le Verbe immanent à la Nature.

C’est aussi l’expérience que fait l’artiste

qui voit les formes surgir de son activité

manipulatrice de la matière et

se réengloutir comme l’alevin dans la mer.

Du point de vue humain

le créateur est l’être porteur de Verbe

qui s’assigne la fonction de (re)pêcher

des formes-alevins et de les élever au statut

d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.

 

 

 

Créer une œuvre ce n’est pas seulement

assurer sa mise en forme et la signer

c’est aussi la sauver de la destruction

et se dépenser pour sa pérennité.

Que de chefs-d’œuvre sont laissés

à l’abandon et retournent au néant

Le véritable « père » d’une œuvre

ce n’est pas celui qui l’a fait surgir

dans l’espace culturel

mais celui qui l’aime

au point de consentir le sacrifice

de sa jouissance pour sa conservation.

 

 

 

Le « je » désigne pour chaque locuteur

son état de structuration symbolique

plus ou moins avancée.

Pour beaucoup ce vocable (je) est

emprunté au langage et renvoie à

l’état d’organisation-duelle en deçà

de la structuration symbolique.

D’où le désaccord dans les actes

des hommes qui ont crû que

leurs discours étaient en harmonie.

 

 

Si une mère non-structurée et saturée par

les phantasmes de jouissance

s’avère réfractaire au porteur

de Verbe

et fait opposition à son entrée

dans le binôme mère-enfant

il  n’y a plus qu’un espoir :

favoriser la sublimation

des pulsions de jouissance

et leur mise en formes langagières.

En se réappropriant ces dernières

la mère non structurée

ouvre à la métaphore du Verbe

la voie d’entrée dans le binôme:

condition nécessaire à sa structuration

à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.

 

 

 

La psychart-thérapie est un mode d’initiation

qui à l’instar de l’initiation des « primitifs »

se donne pour l’objectif de

faire la promotion du système symbolique

dont la fonction est de structurer le patient.

Aux fins d’ atteindre cet objectif

la psychart-thérapie

à l’imitation de sa devancière

a recours à l’activité plastique

créatrice de formes préverbales

constituants du « système du langage ».

La différence entre la psychanalyse et

la psychart-thérapie réside dans le fait

que la psychanalyse se satisfait de

la parole-vide reçue des Pères-fondateurs

à faire l’ économie de l’activité plastique

génératrice des constituants du Langage

D’où l’inefficacité thérapeutique de

la psychanalyse dont la parole-vide

s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »

 

 

 

La psychart-thérapie est l’art de « faire parler »

la matière en faisant é-mer- ger à la faveur

de la manipulation de la matière informe

des embryons de formes « nommables ».

Le processus d’appropriation

de ces formes préverbales est à l’origine

de l’apparition de l’ « être de Langage ».

La psychart-thérapie étant une initiation

dont la fonction consiste à produire

des êtres de langage

il parait pertinent de penser que

le psychart-thérapeute est un substitut

de l’homo-sapiens promoteur du Langage.

 

 

 

L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque

devant la matière protoplasmique ou

devant la matière manipulée (l’argile)

il parvient à déceler une forme « nommable »

représentative du visage humain (de sa mère)

C’est à déceler et à nommer la représentation

(spéculaire) du visage humain que l’enfant

« fait son entrée » dans le champ du langage.

 

 

 

La genèse et l’accouchement se réalisent

dans la douleur pour la mère et l’enfant :

l ’enfant qui nait triomphe des obstacles

sur le sentier qui mène dans le monde.

La vie humaine

depuis l’état fœtal jusqu’à la mort :

une suite d’épreuves initiatiques

auxquelles le prétendant est confronté.

L’existence authentique est une gageure.

 

 

 

La mère symbiotique (structurée) favorise

l’intégration du père porteur de Verbe

à la relation symbiotique mère-enfant

condition nécessaire de la promotion

de la relation triangulaire ou symbolique.

En effet au contraire de la mère adhésive

la mère symbiotique n’est pas « fermée »

mais réceptive au père porteur de Verbe !

 

 

 

La négation de Dieu creuse un Trou

qui libère les pulsions de jouissance

et génère l’angoisse de mort

fatale à l’existence humaine.

La foi est une nécessité dont

le refus est à l’origine

du désespoir des êtres

qui n’ont pas d’autre

solution  que le refuge

dans le plus-de-jouir stérile

ou dans le processus absurde

de l’ « accumulation du Capital. »

 

 

 

Pour l’être porteur de Verbe consigné

dans un milieu primaire

traversé de part en part de pulsions

anales-sadiques

l’occupation ordinaire consiste

à mettre en formes préverbales

la colline sur laquelle se tient

debout son être en déréliction

à mettre ensuite en mots

les formes préverbales

à mettre les mots en phrases

enfin à mettre ces dernières

en discours qui sait qu’il sait.

L’existant est l’être-parlant qui

surgit de la « maitrise verbale »

du milieu primaire dans lequel il vit.

 

 

 

Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage

maternel

sont des êtres sans « couverture » narcissique

poussés à l’errance c’est à dire à la recherche

de l’objet d’amour

qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde.

C’est en effet l’expérience d’union avec

une mère symbiotique (narcissisme)

qui est à l’origine de la confiance en soi

et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour.

La mère symbiotique est le « viatique »

dont se sous-tient

l’être humain dans sa traversée du Désert.

 

 

 

Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie

et à une catastrophique crise de civilisation

lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens)

non touchée par le processus de mutation génétique

au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens

pour compenser son handicap

s’en « défend » par le recours à l’idéalisation

de son organisation pulsionnelle pour glorifier

la personnalité non mutante de sa « race » prétendue.

N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands

(singulièrement Nietzsche)

qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu

en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ?

Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !

 

 

 

En infligeant la castration symbolique : condition

nécessaire à la création des formes préverbales

et à la structuration symbolique qui permet

l’apparition de l’ « être de langage »

la technique de l’initiation humanise

l’homme primitif sadique par essence et

du même coup soumet l’homme accompli

(créateur de la société)

à la domination réifiante de la horde de Brutes.

Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir »

c’est pourquoi ils avaient en horreur

la Culture supposée castrer le Barbare.

Ce ne fut donc pas le goût du secret mais

l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.

 

 

 

Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude

de mettre ses pulsions en formes langagières

au moyen de l’activité artistique créatrice

et d’accéder à la structuration symbolique

qui culmine à l’é-mer-gence de

l’ « être-de-langage ».

Le refus d’initiation est la conséquence de

la « fixation » au système des pulsions qui

sont la caractéristique de l’homme primitif .

 

 

 

Les hommes restés primitifs (non initiés)

n’assument pas l’état de « finitude »

et pour le transcender ils ont recours

à la métaphore du cannibalisme :

la réification

et l’exploitation de leurs semblables.

Les hommes non initiés hallucinent

qu’ils sont des dieux tout-puissants

et c’est sans état d’âme

qu’ils dénient les droits de leurs frères.

 

 

 

C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie

au père la vision synoptique de la famille

dont il a la gestion et

la capacité  de remplir sa fonction

dans l’esprit d’équité.

Non porteur de Verbe

un représentant n’est pas un père

mais un tyran qui en semant l’injustice

travaille au pervertissement destructeur

de son peuple qu’il a la chargé de protéger.

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique créée par

le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit)

pour désintoxiquer le patient « colonisé » par

les pulsions de mort (dont le « gougnon »

est suppôt)

au moyen du transfert de celles-ci

sur un support artistique.

L’impétrant en psychart-thérapie

est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié

par la « visibilisation » de sa personnalité

assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer

par la mise à mort symbolique de ce substitut

et sa reconstitution sur le mode

des formes préverbales : constituants de

la « mise en forme » structurante du patient.

La psychart-thérapie

est la technique de « socialisation » du patient.

 

 

 

 

L’homme potentiel accomplit ses potentialités

grâce à la maitrise symbolique des pulsions

(créatrice de formes préverbales)

au moyen de l’activité artistique

de l’être porteur de la loi.

L’homme accompli : l’homme structuré par

les formes préverbales chainons du Langage.

 

 

 

Avant la promotion de l’initiation à l’origine de

la structuration symbolique

il n’y avait pas d’homme accompli mais

un hominidé sous-tendu par des pulsions.

Lorsque disparait la structure symbolique

sous la sape des pulsions de jouissance

il faut craindre la « mort » de l’homme

dans une société qui a « perdu son âme » .

Le système libéro-capitaliste :

le système qui accomplit la fin de l’homme ?

 

 

 

La Voie de la Justice est celle qui conduit

l’impétrant au cœur du Cosmos

pour l’ union avec Dieu :

principe de la Totalité parfaite.

L’homme avide de jouissance

est condamné à l’errance dans

la Spirale infernale

du plus-de-jouir et du profit-maximum.

 

 

 

Ce n’est parce qu’il désire être reconnu

par l’Autre aveugle et rongé d’envie

que le porteur de Verbe

passe son temps à créer

mais pour la conquête du Savoir

et la Foi en l’« union avec Dieu ».

En effet la fusion avec l’ Autre

ce « singe de Dieu »

est à l’origine de l’aliénation

que le porteur de Verbe a en horreur.

 

 

 

Il n’y a pas de satisfaction plus grande

que celle de l’impétrant engagé dans

le dévoilement du mystère du monde.

In-commensurable est la joie

de l’initié « sous-tendu » par

la foi d’airain d’ « union avec Dieu ».

La foi d’airain d’union en Dieu qui

couronne le Savoir initiatique

est l’Objectif assignable

à l’Errance des hommes dans la Nuit.

 

 

 

 

Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait

plus souffrir que lorsqu’on la connait

parce que la souffrance indéterminée

est plus douloureuse que

la souffrance dont la cause est connue car

on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon

un remède du moins une raison d’espérer.

Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même

c’est pourquoi

infliger des souffrances à un enfant

est la chose la plus monstrueuse du monde !

 

 

 

Le savoir authentique : moment de la recherche

de la Vérité

postule l’ascèse purificatrice de la jouissance

(orale anale et oedipienne).

Produit de l’activité discursive médiatisée

par la Loi

le savoir authentique (qui sait qu’il sait)

a pour lieu privilégié le système symbolique.

C’est pourquoi le « savoir universitaire »

reçu sans ascèse préalable (par biberonnage)

ne saurait constituer l’instrument adéquat

pour la Recherche dans la perspective de

la philo-sophia : « amour de la Vérité ».

Les systèmes philosophiques ne sont que

les produits spécieux de la spéculation sur

le savoir universitaire reçu par biberonnage.

 

 

 

Comme les Stars du spectacle

jouent à être heureux

ainsi les dirigeants politiques

se veulent-ils rassurants

même au bord du « gouffre ».

C’est de leur capacité de déni

que ces hommes (objets

d’admiration universelle)

tirent l’art de duper les autres.

 

 

 

La cécité psychique de l’être « tout-puissant »

est telle que devant un danger menaçant

il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise

la situation :

c’est sans le soupçonner que

l’être tout-puissant bascule dans néant.

La magie du déni est la « défense » de

l’être tout-puissant dans les pires situations.

 

 

 

La mère toute-puissante qui a fait de

son enfant son phallus

ne tolère pas que celui-ci soit

arraché à son emprise par le père

pour l’initiation personnalisante.

En effet cette mère « phallique »

vit la séparation et

l’éducation de l’enfant comme

une « castration sèche » et

pour l’empêcher elle est résolue

à perpétrer le meurtre du médiateur.

 

 

 

Le développement harmonieux du fœtus postule

une mère dotée  d’une structuration symbolique

En effet la structure symbolique fonctionne

comme une structure médiatrice destinée

à protéger le fœtus contre

les réactions affectives de la future mère

pendant les neuf mois de gestation

et les premiers mois de la naissance.

Il est permis de postuler que

ce sont les fœtus

exposés sans protection aux réactions

affectives et libidinales de la gestante

qui font ces enfants « hypersensibles »

les autistes que la non « myélinisation »

de leur système nerveux

rend fortement intolérants aux sensations

et in-aptes à l’acquisition du langage humain.

 

 

 

La détermination des sexes par l’initiation

précède et conditionne les autres.

C’est pourquoi

dans les sociétés sans initiation

nul  n’assume la « finitude humaine »

et les catégories sociales dont il participe

ce qui a pour conséquence de générer

un état social où les êtres envieux passent

leur temps dans les « luttes de castration ».

 

 

 

Avec une mère « envieuse » le désir

de reconnaissance sexuel

de l’enfant

n’est jamais satisfait

ce qui a pour effet de le condamner

lui aussi à l’état d’indifférenciation

aussi bien sexuelle que sociale

incompatibles avec la socialisation.

L’origine des difficultés d’insertion

est à chercher

dans la question d’identité sexuelle.

 

 

 

En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet

et soumettre ensuite celui-ci

à l’activité médiatisée par le Verbe

créateur de de formes préverbales

« constituantes » de la structure du langage

le porteur de verbe démontre la primat du Verbe.

La sublimation la maitrise symbolique de l’objet

et la création du langage

sont les éléments de preuve du primat du Verbe.

Le langage étant le produit de

de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore

l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.

 

 

 

La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche

l’existant sur la Mer démontée.

Sans la Loi

il n’y a pas d’espoir et

les jouissants sont

des épaves qui flottent.

L’existant : le porteur d’espoir

du monde des possédants et des dé-munis.

 

 

 

 

L’important pour l’être humain ce n’est pas

de combler son manque afin d’ éviter

les affres de la frustration

mais d’avoir les moyens culturels de

symboliser ses pulsions persécutrices

toujours renaissantes ; la satisfaction

de celles-ci n’est jamais définitive et

après la jouissance viennent toujours

les affres de la frustration

dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.

 

 

 

Ce qui est façonné avec force et terreur

est illusoire et

résiste pas à l’épreuve de la réalité :

le Verbe est le principe de la création.

C’est pourquoi le tyran qui s’acharne

à bâtir par la force et la terreur

mérite d’ être

considéré comme le « Singe de Dieu ».

 

 

 

A force de contourner la Loi le pervers

la vide de son contenu et

se croit en droit de proclamer que

la Loi n’existe pas et

que c’est son Désir qui est la Loi.

C’est ainsi que le pervers prépare

sa chute dans le « trou » où

il bascule inexorablement lorsque

son désir de toute-puissance bute

sur un obstacle in-surmontable et

qu’il perd son phantasme de grandeur.

 

 

 

Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance

de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement

la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu

pour combler son manque

L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont

les pulsions basiques que la femme et l’homme

à l’état primitifs (immatures)

doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.

 

 

 

La Loi instrumente l’être « possédé » pour

créer la société des hommes en faisant

la promotion de l’initiation pour

infliger la castration symbolique

à l’être bisexuel originaire

et mettre les produits de celle-ci

l’homme et la femme

dans la relation de différence dans l’unité.

C’est parce que l’être non initié constitue

une redoutable menace pour la société

que les Pères-fondateurs ont préconisé

la marginalisation des êtres non initiés

voire la mise à mort

de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.

 

 

 

Les dirigeants des Nations prédatrices qui

sacrifient sous des prétextes fallacieux

des vies humaines à l’intérêt de celles-ci

différent-ils dans le fond des dirigeants

des petits pays  qui

immolent des enfants dans des « rituels »

pour accéder ou se maintenir au pouvoir ?

C’est le désir hallucinatoire d’apothéose

qui « sous-tend » (inexorablement)

l’exerce de la « magistrature suprême » !

 

 

 

Le terroriste est un homme en qui la violence

a atteint un niveau tel qu’il

n’éprouve plus le besoin de la justifier

par des raisons fallacieuses :

le terrorisme est la forme spectaculaire

du « passage à l’acte ».

De ce point de vue on est fondé à dire

que l’être tout-puissant qui

dirige le monde est un terroriste « honteux ».

 

 

 

Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre

le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance

pour la domination du monde.

L’émergence de la société

et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe

du porteur de phallus qui a mis sur pied

le système d’initiation pour favoriser

la détermination des sexes et

la structuration symbolique du primitif

de l’homme primitif

à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ».

Actuellement c’est par

la déstructuration de l’homme « fasciné » par

le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance

assure sa domination dans la société des hommes.

 

 

Si la mère (par définition) « possessive »

ne dispose pas d’outils nécessaires

pour soumettre à l’activité symbolique

les pulsions qui l’attachent à l’enfant

celui-ci court le risque d’être captivé

et réduit à l’état infâme de « fétiche ».

La fonction assignée au père

est de sauver l’enfant de l’abjection.

 

 

La fonction « castratrice » assignée au père

s’interposer dans le contact

enfant-mère symbolique

et de favoriser la création

des conditions favorables

à la « socialisation ».

Le père pusillanime

qui manque à ce devoir

et condamne l’enfant à

à la dévoration de la mère

est coupable de « crime contre l’Humanité ».

 

 

 

Les hommes que l’éducation a privé

du Souverain Bien : la conscience

sont mal dans leur peau et cherchent

l’ « objet manquant » dans l’activité

d’ accumulation effrénée du Capital

qui débouche

sur la « conscience malheureuse »

ce vécu de rage qu’on a d’avoir

passé à côté de l’essentiel.

Le capitaliste est

accapareur parce qu’il sait que

« l’argent ne fait pas le Bonheur ».

 

 

 

 

La Loi est le principe plus ou moins conscient

de tous ce qui existe : l’astre la plante

l’animal et l’homme à plus forte raison.

C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi

à certaines personnes supposées au-dessus

ou au-dessous de la Loi

parce qu’elles sont dotées la capacité

de « noyer » leur conscience dans le jouir

ou la suractivité qui leur permet

de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.

 

 

 

Les gens ont plusieurs manières de se « défendre »

contre les tourments de la conscience coupable

dont l’une des plus usitées est

le refuge dans la suractivité.

Ce sont les êtres activistes qui donnent

l’impression de surabondance de vie et

font croire que la Loi est

un leurre qui n’existe pas.

La fonction assignée de la suractivité est donc

de noyer les tourments la mauvaise conscience.

 

 

 

 

Quand on a vu la catastrophe (le nazisme)

à laquelle le mépris de

la médiation du Verbe

a pu conduire les êtres humains

on est effaré et on se demande

ce qu’il convient de faire pour

éviter cette monstruosité et

on se convainc du bien-fondé

de l’initiation accoucheuse

de la relation de personnes.

L’initiation est la loi

fondatrice à laquelle

les descendants des hommes

traumatisés par les privations

demeurent inexorablement réfractaires.

 

 

 

La philosophie occidentale est le résultat

de la subsomption de la vision du monde

indo-européenne

sous la forme du Langage

dont l’appropriation exige

le paiement de la «Dette »

aux ancêtres-fondateurs kémites.

Vision du monde

« sous-tendue » en conséquence

par le Désir de toute-puissance

consubstantiel à l’état de nature.

C’est le désir de toute-puissance

non soumise  à la castration symbolique

qui est re-baptisé sous les terminologies

de « Volonté d’être » par Schopenhauer

« Volonté de puissance » par Nietzsche

« Volonté de la Volonté » par Heidegger.

 

 

 

L’infiltration continue et la fureur conquérante

des foyers de la civilisation

ont dispensé les Barbares de s’acquitter de

leur « dette symbolique » à savoir

la circoncision

l’excision symboligène

aux Ancêtres fondateurs de la société.

C’est ainsi que les « nouveaux civilisés »

grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils

n’avaient pas créés

croient naïvement que les Actes fondateurs

(l’excision et la circoncision) sont inutiles

et les méprisent en tant que « mutilations

des parties génitales »

et  atteinte à l’intégrité de la personne qui

n’existe pas avant l’initiation structurante.

 

 

 

Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige

que les hordes de Barbares

envahissent les régions prospères

de s’emparent des produits

patiemment élaborés et accumulés de

leurs activités productrices.

Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent

de cette pratique atavique des Aryens

comme si elle constituait

une plus-value apportée à la Nature.

En fait les peuples prédateurs sont

attachés à l’état de nature parce que

la poussée pulsionnelle leur permet

d’envahir les peuples socialisés par

l’initiation structurante

et de les dé-posséder des produits

de leurs activités productrices

mais en violation flagrante de la Loi.

 

 

 

N’est-ce pas le phantasme régnant

selon lequel l’intérêt du puissant

(dont la transposition

au plan économique

est la Règle du profit maximum)

veut qu’il s’approprie le sous-sol

et les produits du labeur du faible

qui présida à la conception de

la Loi de l’Histoire selon Hegel ?

Dans ces conditions la notion de

« droit des Nations » : un leurre ?

 

 

 

La philosophie : sentier de la Quête du Savoir

et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre)

a pour vecteur le Langage structuré par

les formes préverbales

elles-mêmes créations

de l’activité plastique

« sous-tendue » par le Verbe.

La philosophie postule donc

le meurtre symbolique de la Nature-Mère

par l’activité initiatique.

C’est pourquoi

il est faux et mystifiant de prétendre que

la philosophie a fait son apparition en Grèce

( la philosophie est grecque a dit Heidegger)

qui ne connaissait pas la « coupure » avec

la Nature par la circoncision et l’excision

autrement-dit : par la castration symbolique.

 

 

 

Alors que le désir de « fusion avec Dieu »

mobilise l’impétrant et le contraint

au dépassement de soi

par la Quête incessante

la Volonté de toute-puissance jette

l’« être de pulsions »

dans les affrontements meurtriers

qui le confrontent à la culpabilité

ainsi qu’au vécu mortifiant

de déchéance mortifiant.

La culpabilité de l’« être-là »

et la « sommation » d’exister

ne sont à la vérité que leurres

de philo-sophe en mal de justification.

 

 

 

Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité)

passèrent de la Nature à l’état social à la faveur

de la médiation de la technique d’initiation

dont les Acte fondateurs

furent la circoncision et l’excision :

castration symbolique sans laquelle

il n’y a pas d’activité symboligène

pour compenser la perte.

C’est ce passage non négociable

au primitif qui aspire à l’état social

que pour le malheur de l’Humanité

les migrants hyperboréens méconnurent

dans leur ardeur conquérante de la civilisation.

L’absence d’initiation et d’activité symbolique

sont incontestablement les raisons assignables

à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.

 

 

 

Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire

« sous-tendu » par

le plus-de-jouir dont

le profit maximum est

le versant économique.

L’activité philosophique

elle-même

qui se veut désintéressée

non médiatisée par

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire et

n’a pas de point de contact avec la réalité

dont la structure symbolique est le vecteur.

 

 

L’homme accomplit son humanité

en se mettant sa vie au service

de la Vérité :

le réputé « grand penseur »

qui déforme la Vérité pour

des raisons de narcissisme

se disqualifie

et se prive lui-même de ce titre.

« Penser » c’est servir la Vérité.

 

 

 

C’est sur le terrain de l’anthropologie où

le narcissisme se glisse en contrebande

qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui

respecte la Vérité

que le sophiste n’hésite pas à

sacrifier aux exigences du narcissisme.

ainsi les « grands philosophes » Kant

Nietzsche Hegel Heidegger

En donnant dans le racisme qui dénie

à l’homme noir son rôle fondateur de

l’Histoire

sont-ils en dernier ressort disqualifiés

comme philosophes

autrement-dit : amoureux de la Vérité.

 

 

 

Dans la Turquie actuelle région qui fit partie

de la Mésopotamie : proto-civilisation qui

disputa longtemps la primauté à l’Egypte

l’anthropologue français Bernard Holas

d’origine juive n’hésita pas

à voir l’habitat originaire du peuple bété.

Or des archéologues ont fait la découverte

depuis un certain temps d’un site au nom

curieux et éloquent pour l’homme Bété :

« Gobèclitapè » la plus vieille civilisation

peut-être avec ses 12000 ans d’âge.

On peut décomposer Gobèclitapè

comme suit : gobè (cuillère)

cli (courbé) tapè (calebasse)

et le reconstituer comme suit :

(la cité) de la cuillère courbée

recouverte (en dôme) d’une calebasse

appellation que corrobore la topographie !

(Pour l’exposé des fouilles

consulter le site :www. afrikhepri.org)

 

 

La Vie est la graine de pô : vide

de contenu

elle laisse sur leur faim

les hommes affamés de

plénitude d’être.

Ce sont le désespoir et

la révolte qui « sous-tendent »

les affrontements des hommes.

 

 

 

C’est parce que la libido liée au prépuce

et au clitoris

n’est plus détournée par l’initiation

dans la création des liens sociaux

et de la culture authentiques

que les hommes attachés

à la bisexualité mythique

s’investissent dans le plus-de-jouir

et la lutte pour le profit maximum.

La mépris du principe fondateur

(la détermination

des sexes et leur structuration par

la « parole forte » de l’initiateur)

est  la cause assignable au retour

à la barbarie des temps préinitiatiques.

 

 

 

L’activité créatrice est la propédeutique

au renoncement à la jouissance

par l’activité symboligène.

Nul ne peut « maitriser »

la jouissance sans la médiation

de l’activité créatrice et symboligène

qui constituent les « ouvertures » sur

la transcendance :

lieu atopique des béatitudes postulées.

La fonction de la foi en l’éternité c’est

de dis-qualifier la jouissance du corps !

 

 

 

Alors que dans la névrose obsessionnelle

la trace anale est ce qui qui fait fonction

de « garde-fou » et

qui empêche de basculer

dans la « fosse anale »

dans l’état normal

ce qui préserve de

l’interdit de jouir

et de la psychose

c’est le « beau-reste »

ou forme préverbale

chainon du Langage.

C’est pourquoi

le rituel compulsif  est

est la manifestation de

la névrose obsessionnelle

alors que l’état normal  se « sous-tient »

de la capacité déterminative du Langage !

 

 

 

Les hommes qui refusent obstinément l’initiation

se condamnent à demeurer dans l’état primitif

en se privant de la structuration symbolique

que leur avidité juge superflue.

En effet contraints à idéaliser leurs pulsions

afin d’ éviter des blessures

à leur narcissisme primaire

ces prédateurs humains sont

condamnés à l’insatisfaction

dont se nourrit leur

compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.

 

 

 

Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas

acquis et laisse insatisfait :

le prédateur en a la preuve par le vécu

même s’il s’évertue

à « donner le change » en affichant

l’apparence du Bonheur à faire envie.

La satisfaction est la sanction du mérite.

 

 

 

C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité

transformatrice de la matière et

échangée sur le marché contre

celle d’un autre

qui est objet de consommation

de l’être structuré par le système symbolique.

Le prédateur est un être non structuré

donc un être avide qui pour tenter

d’exorciser son angoisse de mort

s’empare par violence de la vie d’un autre.

Un primitif anachronique

l’homme « possédé » par la fureur de vivre

qui ne connait pas l’ activité transformatrice.

 

 

 

 

 

La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence

et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne

à la lui arracher et à se l’approprier

en phantasmant la toute-puissance.

La plupart des hommes donnent l’impression

d’abandonner leur vie au prédateur : illusion.

L’aliénation est la technique d’ hibernation

par laquelle l’homme faible se « défend »

quitte à ranimer la flamme de sa personnalité

lorsque les circonstances favorables se présentent.

Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus »

de céder à la fureur du prédateur

et résistent par l’activité créatrice originale pour

non seulement revendiquer leur survie en corps

mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence

à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».

 

 

 

 

Une femme exceptionnelle comprit que l’illusion de

bisexualité était à l’origine des affrontements qui

réduisaient à rien les tentatives de fonder

des familles « cellules de base » de la vie sociale

et elle conçut la technique d’initiation sexuelle

fondement du couple préalable à l’é-mer-gence

de la famille et de la société.

C’est pourquoi il est pertinent de dire que

parler de civilisation dans une société sans initiation

c’est bluffer et donner le change à d’autres hommes

dans l’objectif  d’ asseoir une domination matérielle

dont les « fondamentaux »

sont empruntés à la civilisation (kémite) fondatrice.

 

 

 

Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer

le modèle universel pas seulement pour

la technique de faire du profit maximum

ou ce qui concerne les manières de table

mais surtout faire fonction

de référence morale à ceux

qui ne sont pas parvenus à

ce sommet de l’Evolution.

Sinon cela reviendrait

à réduire le mode de vie

de l’homme civilisé

à un «  jeu d’hypocrisie »

dommageable à l’idéal de l’ Humanité.

Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.

 

 

 

La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée

par les différences dans le monde

dont la différence des sexes est fondatrice

est l’origine  de l’activité culturelle par

les sentiers hors du champ de la Nature.

C’est ainsi que l’initiation nous apprend

que par essence les dieux sont parfaits

par conséquent bisexuels

et que la détermination des sexes est

nécessaire à la différence

et à la complémentarité dans l’égalité

des partenaires sociaux.

Telle est donc la Vérité

sur laquelle doit reposer les relations

non seulement sexuelles mais sociales aussi.

 

 

 

Jésus tel que nous le connaissons par les écrits de

ses disciples :

un des plus grands initiés qui soient

n’a certainement pas pu dire :

« aimez-vous les uns autres »

mais « ayez pitié les uns des autres

parce que vous ne savez pas ce que vous faites ».

En effet tout initié sait comme le Bouddha que

la pitié est le sentiment qu’inspirent les hommes.

Il faut sans doute voir un défaut d’interprétation

ou de la malignité dans cette phrase prêtée à Jésus.

 

 

 

Le « choc » de surprendre la mère dans sa nudité

et d’être confronté à la vision de la vulve

engendre chez le petit garçon

l’ « angoisse de castration »

qui le contraint à se détourner

de la réalité par la sublimation

qui consiste à habiller celle-ci

de formes satisfaisantes pour l’esprit.

Ainsi émerge le champ de la culture

qui enferme l’homme dans les formes

et le contraint à appréhender la réalité

à travers le langage des formes qu’il a créé.

Les êtres inaptes à la sublimation s’avèrent

les enfants de la mère fusionnelle qui

n’ont pas accédé à la structuration symbolique.

 

 

 

La préservation des « beaux-restes » postule

la castration symbolique

(substituts de la circoncision

et de l’excision symboliques.)

C’est par la voie des « beaux-restes »

que l’homme primitif fait son entrée

dans le système symbolique

et acquiert le « droit à l’insertion sociale »

 

 

 

C’est par la préservation des « beaux-restes »

que l’homme primitif é-mer-ge

du système clos de la Nature pour faire

son entrée dans la société des hommes

structurée par le système symbolique.

Les beaux-restes constituent le prix de

la « Dette symbolique »

au Père inégalable de la société des hommes.

 

 

 

Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de

fonder son « être-là » par la préservation de

« beaux-restes » : traces parlantes appelées

à témoigner de son passage sur terre.

Les beaux-restes sont des signes

dont la fonction est de permettre

à l’être-là de payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société des hommes.

 

 

 

La société libéro-capitaliste n’est pas propice

à la préservation de « beaux-restes »

bien au contraire la société libéro-capitaliste

est fondée sur la négation des beaux-restes

et la revendication du « profit maximum »

ou de la jouissance sans tabou.

L’émergence des beaux-restes    

dans le système destructeur libéro-capitaliste

est un signe porteur du désir de Refondation.

 

 

Les êtres socialisés développent l’aptitude

à l’interaction

(prémisse de la relation sociale)

dans le contact précoce

avec une mère symbiotique

aptitude que la mère fusionnelle étouffe.

C’est pourquoi

l’être qui s’est identifié à cette dernière

(le pervers narcissique)

est « réfractaire » à toutes médiations

et privé de la capacité d’insertion sociale.

 

 

La constitution et le développement

d’une nation

postule la mise en place de

conditions favorables à

l’é-mer-gence

des familles structurées

par le système symbolique

générateur de paix sociale

et du sentiment de sécurité

sans lesquels il n’y a pas

une nation d’hommes accomplis.

 

 

 

La fonction du système symbolique

est de maîtriser les pulsions

d’apaiser l’être naissant et

de créer les conditions favorables

à son développement harmonieux.

Le système symbolique constitue

la Serre de la graine de l’Homme.

 

 

 

Une famille non structurée par

le système symbolique

n’est pas une famille mais

un système qui se dévore

elle-même comme

un « monstre autophage ».

La structuration symbolique

est constitutive de la famille

ce lieu d’éclosion

et d’épanouissement de

la graine de l’être l’humain !

 

 

Pour éviter de chuter dans le trou noir

de la psychose

l’être non-structuré est forcé

de phantasmer continûment

la jouissance orale

sur le mode de l’ex-stase.

Le « fading » de l’objet phantasmé

est à l’origine des passages à l’acte

qui déchirent la société des hommes.

 

 

L’existence des hommes qui n’ont pas

accédé à la structuration symbolique

est déterminée par

la réminiscence du sein de la mère

auquel ils aspirent à se raccrocher

(à travers ses figures substitutives)

afin échapper

aux poinçons de la frustration.

C’est pourquoi l’existence

des hommes non structurés

est ponctuée de passages à l’acte.

 

 

L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques

bascule et s’aliène

dans le vécu de toute-puissance.

C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame

dans la forêt dense il fonce sur les faibles

et les piétine sans le moindre scrupule

au risque de basculer dans le trou :

piège posé sous ses  yeux malvoyants.

L’espoir du faible et l’alternance sont

inscrits comme un châtiment inéluctable

dans les comportements de l’être anal-sadique.

 

 

Le monde est régi par l’Economie basée

sur la règle sacro-sainte

du profit maximum qui

exclut la morale et la fraternité humaine.

Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est

le comportement sadique des dominants

qui ignore la Loi : principe du monde

dont la transgression est fatale à l’agent.

 

 

 

Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau

d’initiation qui sépare l’enfant-phallus

de la mère toute-puissante

et favorise le processus

de son humanisation

par l’activité artistique

créatrice du système symbolique dont

l’appropriation culmine

à l’é-mer-gence de l’ « être de langage »

L’initiation est

la voie de la quête sans fin  du Savoir

 

 

 

L’angoisse de mort non maîtrisée

dans une activité symboligène

et vécue sur le mode imaginaire

est responsable de bien de maux

plus ou moins graves imputables

au manque de système d’initiation.

 

 

 

Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas

exorciser l’angoisse de mort qui le taraude

pour être inapte à symboliser

les pulsions de destruction qui la génèrent

il est condamné à commettre un crime réel

ou imaginaire qui consiste à se jeter dans

dans un rapport de jouissance

où le partenaire est halluciné

comme une personne

sacrifiée dans un « délire de dévoration ».

 

 

 

C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe

capable de résister à la fascination de la jouissance

qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère

que l’homme de la « jouissance sans tabou »

est condamné à remplir.

C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner

notre Humanité en souffrance est sans doute

la quête du « Savoir initiatique » pour assurer

la « délivrance » de l’Humanité

« objet de captation » de la mère toute-puissante !

 

 

 

Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant

que la colère de la femme substitut de la mère

jette dans l’effroi

ce qui pousse l’homme à faire tout pour

éviter de s’exposer à l’ire

du substitut de sa mère.

C’est pourquoi l’homme

reste soumis à la femme

et collabore dans la perversion sexuelle

au risque de sacrifier les droits de l’enfant.

Telle est sans doute la raison pour laquelle

l’Humanité demeure dans l’état de gestation.

 

 

S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris

que la circoncision et l’excision symboliques retirent

au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum

(qui réduisent l’être humain à l’état d’objet)

pour l’investir

dans la promotion des relations sociales

et dans la création d’oeuvres culturelles

on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas

originale mais relève de l’ « imitation de la Nature »

selon la théorie aristotélicienne

et de la réadaptation des oeuvres originales créées

par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée.

D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau »

de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.

 

 

 

A l’origine des guerres « toujours recommencées »

il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme

porteur de Verbe qui

renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri

de la fureur de la femme revendicative

à se laisser enfermer dans la clôture de

la perversion sexuelle.

Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante

mais l’homme qui se castre pour lui complaire !

 

 

Quand les hommes seront lassés des guerres

pour le profit maximum et le plus-de-jouir

ils aspireront à la paix

afin de sauver les « beaux-restes »

fondements sacrés de l’Humanité.

Il est clair que ce qui est imposé

n’a aucune chance de prospérer :

on ne prend conscience de

la valeur d’une chose qu’on aime

que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.

 

 

 

Pour qu’une « famille humaine » : structurée

par le système symbolique

émerge de la lutte originaire des sexes

il est nécessaire que l’homme et

la femme bisexuels

aspirent à la « paix des braves »

et à cette fin consentent à renoncer

à leur deuxième sexe

et souhaitent la médiation

d’un être porteur de Verbe.

Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix

et de renoncement à la Jouissance pour

la satisfaction sexuelle partagée

la détermination des sexes et

leur relations complémentaires

génératrices de la famille sont impossibles.

 

 

 

La politique de l’assimilation était

une tentative d’aliénation

car elle visait à arracher

par la force et la ruse

une personne à sa mère

pour lui offrir une autre

civilisée et blanche.

Cette politique est

vouée à l’échec

pour méconnaître

le fondement narcissique

sur lequel repose la personnalité.

 

 

La mère est le premier amour de l’enfant et

le fondement du narcissisme.

L’amour

de l’enfant pour la mère est inconditionnel

et le narcissisme ne se négocie pas.

Il est imprescriptible

même s’il donne l’impression de se renier

dans certaines pathologies (perversions).

C’est pourquoi on est fondé à dire

de ces gens qui foulent aux pieds

le narcissisme des autres (faibles)

ou qui s’acharnent à les assimiler

qu’ils ont des problèmes avec

leur propre « moi » en fusion

avec une mère non symbiotique.

Le narcissisme est

le fondement sûr de l’existence humaine.

 

 

 

Le danger des hommes porteurs de l’illusion

de toute-puissance

est la fureur des pulsions sadiques qui

éteint la lumière de leur conscience et

les bascule inéluctablement.

dans le « délire de grandeurs » fatal

aux faibles qu’ils réduisent en déchet.

Aucun homme n’émerge

là où l’être tout-puissant règne en maître.

 

 

 

L’impétrant qui est attentif à ses états sait

que l’être investi par les pulsions

de puissance et de possession

est exposé au délire de grandeurs.

C’est pourquoi il a la sagesse de

les évacuer sur un Support et de

les transformer en formes pré-verbales

éléments constituants du Langage dont

la fonction est de structurer

l’être qui aspire à la toute-puissance et

d’humaniser son « désir d’apothéose »

qui le contraint à sacrifier son prochain

aux plans imaginaire symbolique et réel.

 

 

 

Quand l’homme a perdu sa structure

il lui reste l’argent

auquel il s’accroche

comme le bousier au crottin.

En effet privé d’argent

l’ « être-de-pulsions »

bascule i-né-luc-ta-ble-ment

dans le « trou noir de la psychose ».

 

 

 

En conseillant à leurs clients de faire

des sacrifices humains pour devenir

tout-puissants et riches

dans la jungle où nous  survivons

les marabouts veulent sans doute

signifier que l’option du travail

est aride et sans issue

et que la voie royale qui mène

à la puissance et à la richesse

auxquelles les hommes aspirent

est le sacrifice humain qui

étouffe l’empathie de l’homme et

le rend cruel envers son prochain.

En effet puissance et richesse

sont incompatibles avec l’humain.

 

 

 

Si « Polémos est la Mère de toutes choses »

et si elle a donné naissance

aux statuts du maître et de l’esclave

(éléments organisateurs de la société)

comme l’a théorisé le philosophe Hegel

on doit toutefois préciser que ce postulat

n’est vrai et vérifiable que pour

l’homme aryen dont la vision du monde

est d’essence dualiste à la différence

de la vision du monde Kémite

caractérisée par un principe médiateur

En effet c’est à « Polémos » que

les Barbares indo-européens doivent

la conquête de la société kémite dont

la circoncision symbolique est à l’origine.

 

 

A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui

se réfugient dans le monde idéal

en affirmant qu’ils sont

ce qu’ils voudraient être

ainsi certains adultes

et collectivités

ont-ils la propension à se doter de qualités

dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser

leurs propres défauts dans les autres.

C’est la fonction assignée à l’initiation de

désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et

de les ramener dans la dure réalité

qu’ils fuient « à tire d’ailes »

Le monde est ce qu’il est

parce que ce travail n’est pas fait

par manque d’un système d’initiation idoine.

 

 

 

Afin de exorciser les affres du Manque inhérent

à l’ « être-au-monde »

l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable

en se berçant de l’illusion

d’échapper à la fatalité : la mort

après s’être identifié au sacrifié

par le subterfuge de

la « magie de substitution. »

La finalité phantasmatique

assignée au sacrifice humain :

se ressourcer à la source vivifiante de l’Un

en niant la différence entre le Moi et l’Autre !

 

 

 

En considérant la récurrence des crimes rituels

singulièrement en temps de crise sociale

on est fondé à croire que le simple fait

de transférer ses pulsions sadiques sur

un animal (le mouton) et de l’égorger

ne suffit pour apaiser l’être taraudé

par l’angoisse de mort.

Autrement-dit :

le rituel de sacrifice d’un animal

ne constitue pas en soi une thérapie.

Il faut avoir le courage de le clamer :

les « beaux-restes » en psychart-thérapie

ont un pouvoir thérapique autrement plus

libérateur que les rituels magiques primitifs.

 

 

 

Les Barbares à l’Imaginaire débordant de

pulsions de toute-puissance

surgirent et balayèrent sur

leur passage

la petite société des hommes structurés

par le système symbolique

et subsumèrent leurs pulsions sadiques

sous la « peau de léopard » des vaincus.

Tel est le secret de cette société

caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »

 

 

 

L’homme non structuré est un infans qui dévore

(en imagination la mère frustrante) pour

exorciser le vécu de mort qui le taraude

et jouir du « sentiment d’être ».

De la même manière l’homme

rongé par l’angoisse de dés-être

est contraint à sacrifier son semblable

afin de garantir son « être-au-monde ».

Il faut juguler la paranoïa

pathologie congénitale de l’Homme :

en  faisant la promotion

d’un système d’initiation

dont la fonction serait de produire

des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.

 

 

 

Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui

non-structuré par le système symbolique

phantasme l’accomplissement de son être

comme le résultat du sacrifice de l’Autre.

Il est illusoire de parler d’existant authentique .

 

 

 

Lorsqu’on démystifie le discours trompeur

dont les idéologues l’affublent

on découvre que l’Humanité

n’est pas ce groupe

d’hommes qu’on croit

affranchis de la Nature

mais une sorte de termites

qui au contraire des autres

se divisent

en dévorants et dévorés.

Il faut sauver l’Humanité de

sa pathologie actuelle de schizophrène.

 

 

Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle

nous confronte à des souffrances inouïes que

nous devons nous laisser-aller à phantasmer

le retour de Dieu « parti à la retraite » dans

un endroit de l’Univers inconnu des hommes

(selon le témoignage des ancêtres)

pour nous dé-charger sur Lui

des exigences de l’existence.

Nous sommes contraints à

l’obligation de travail pour

assurer notre subsistance.

En partant à la retraite

Dieu a veillé à imprimer

en l’Homme le Verbe pour

éclairer ses pas dans la Jungle du monde.

 

 

 

Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes)

ont perdu le sens du mérite et ont régressé

aux périodes de la cueillette où le travail

n’existait pas encore

et où il recevait tout de la Nature-mère.

C’est ainsi que « pour les besoins de la cause »

la société s’est divisée

en deux groupes distincts et complémentaires :

celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont

sustentés comme des enfants.

L’humanité actuelle est fascinée par le modèle

de la « vierge à l’enfant » dans

une vision phantasmatique qui l’aliène à la réalité.

 

 

 

C’est un fait que malgré les beaux discours sur

le « droit des gens »

les sociétés humaines sont encore régies par

l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges

(primitifs) enfouie au fond de l’inconscient.

Non structuré par le système symbolique

chaque homme aborde encore son semblable

« sous-tendu » par les pulsions

de le contraindre à devenir son « bon objet ».

Et c’est toujours le rapport de forces inégales

et non le droit

qui décide du statut social de l’homme faible.

Est-ce à dire que mystifier est la fonction

des beaux discours sur les droits des gens ?

En effet sans une technique d’initiation

pour s’approprier les valeurs sociales

leur mise en pratique reste une vaine illusion.

 

 

 

Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence

du système symbolique : fondement

de la société des hommes

qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne).

L’Histoire nous apprend que comme ce fut

le cas pour l’appropriation du feu

les hommes primitifs se livrèrent

à des invasions répétées

pour s’emparer sans initiation de

ce feu symbolique qui finalement

élut domicile à Rome

avant de se répandre dans le reste du monde

vidé de son contenu : les « traces » parlantes

que l’impétrant reçoit de la transcendance

sur le mode de l’épiphanie.

Telle est la cause assignable à l’aliénation de

l’Humanité privée de structure symbolique

qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens

qui rayonne encore du Langage  vide que

les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.

 

 

Si une mère refuse la castration symbolique

et si elle phantasme son enfant

comme son phallus imaginaire

elle n’acceptera pas

la médiation castratrice du Père .

Il est nécessaire que la mère bisexuelle

se soumette à la castration symbolique

pour dire oui

à la médiation structurante du Père

« accoucheuse » de l’Humanité accomplie.

 

 

 

Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas

la castration symbolique : condition

nécessaire au désir du phallus

et à la compensation du « manque »

par l’activité créatrice de substituts

du phallus

l’ « envie de pénis »

qui la travaille au corps

ne sera pas résorbée et

l’enfant d’homme sera

sacrifié pour tenir lieu

de substitut imaginaire du phallus.

L’initiation est

l’activité productrice de l’être social.

 

 

 

Le refus de soumission est vécu par l’homme

aliéné à l’illusion de toute-puissance

comme une mutilation de son être

qui exige une sanction exemplaire

dont l’objectif est de briser

toutes résistance.

C’est pourquoi là où règne

un être mégalo-maniaque

il n’y a pas d’humains mais des zombies.

 

 

 

Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique :

les scansions dans le processus

d’accumulation du savoir étant

révélatrices des figures successives du Père.

Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves

le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».

 

 

 

Les sociétés sans initiation sont des sociétés

dans lesquelles la mère toute-puissante

a castré le Père et dévoré son phallus.

D’où la nécessité pour favoriser

l’émergence des sociétés à initiation

de soumettre la mère toute-puissante

à la « castration »

afin que son substitut symbolique

dans une relation symbiotique

ouvre la voie à l’apparition d’êtres

pourvus d’une structuration symbolique.

 

 

 

Les gens qui refusent l’initiation

non seulement n’ont pas de Père

mais n’en désirent pas

car c’est l’initiation

qui gratifie d’un Père.

Le problème des sociétés sans

initiation

est celui des sociétés sans Père..

 

 

 

L’humanité est la progéniture de la mère androgyne

qui en s’auto-castrant transféra son phallus

sur un de ses fils dont la fonction fut de

tenir lieu de Père.

Il est donc pertinent de dire que le Père porteur

de phallus est à l’état potentiel

dans le sein de la mère toute-puissante

et qu’il sera délivré

à la faveur de la castration symbolique

de la mère dans un processus d’initiation sans fin.

 

 

 

 

La société négro-africaine : du sommet (les politiciens)

à la base (le peuple)

en passant par la classe moyenne (les intellectuels)

tout le monde aspire à se « couler » dans le moule

de la civilisation

et à devenir blanc sous le masque noir.

Nul ne s’inquiète de l’envahissement

de la culture négro-africaine basée

sur le principe de la solidarité

par la culture européenne

régie par l’égoïsme

et le « profit maximum ».

Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue

par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.

 

 

 

Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire

avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au

renversement du vécu de chacun (substitution)

sans que pour autant la Loi fondatrice change.

Il y a eu simple adaptation d’un partenaire

à l’évolution circonstancielle de l’autre comme

c’est le cas dans la perversion sado-masochiste

où la position sadique peut se renverser

en masochiste et inversement (alternance des positions).

La vrai changement postule

la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».

 

 

 

Il existe des hommes qui fuient leur identité pour

se réfugier dans la vôtre

(dont vous leur avez ouvert la porte

dans un « mouvement d’empathie »)

et qui s’acharnent à vous expulser

de votre propre « maison ».

Cela a pour effet  désastreux

de vous contraindre à endosser

leur identité dont ils ne veulent plus

et à basculer dans le trou noir de la psychose.

C’est le « sous-tien » de l’imago des parents

et la structure psychique qui en résulte

qui confèrent le sentiment de permanence au

vécu d’identité de la personne

et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.

 

 

 

Si les fondements de la civilisation sont sapés

et si l’Humanité est confrontée

à une crise structurelle

il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier

les agents de la destruction les neutraliser

et les contraindre à collaborer

à la reconstruction.

Cela ne sert à rien

de se lamenter et de chercher

des boucs émissaires par monts et par vaux .

 

 

 

Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance

se sont posés en créateur originaux de la civilisation

et mis les promoteurs historiques à la place de ceux

qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire »

ne nous livrent pas le secret de cette civilisation

dont ils se disent les garants

si bien que nous sommes obligés de les considérer

comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  »

Aliénée l’Humanité est

la victime de la force matérielle et du bluff associés.

 

 

 

Si nous vivions dans un monde civilisé

comme ils le chantent tous les jours

nous n’assisterions pas à ce spectacle

où les puissants

s’acharnent sur les faibles

foulent aux pieds leurs droits et

les utilisent comme objet

de production et de jouissance.

La civilisation postule la maîtrise

des pulsions et l’adhésion

au principe de la production de

ses propres moyens d’existence.

Autrement dit :  l’autonomie de

la personne et l’acceptation de l’autre.

 

 

 

C’est en voulant sauver sa vie de la captation

du grand Autre

et réaliser ses potentialités

que l’être porteur de Verbe

peut la perdre dans le conflit

et non parce qu’il désire sacrifier son être

à l’instar de l’ « hypnotisé »

qui est floué de son essence en cherchant

la toute-puissance par l’absorption-fusion..

Pour l’homme

une mort n’est pas identique à une autre :

mourir  en se battant pour l’ex-sistence

n’est pas la même chose que

la perdre dans la poursuite de la jouissance.

 

 

 

Même le sacrifice de leur dignité que font

les hommes (en devenant des déchets)

aux fins de satisfaire

le désir de toute-puissance du maître

ne comble pas celui-ci.

Devant son « repoussoir » volontaire

le maître a le vécu d’être une dupe et

fait une crise paranoïaque

où il accuse la victime

d’être son persécuteur !

Peut être avons-nous tort de faire

le sacrifice de notre dignité

dans l’espoir de combler le maître

afin qu’il nous « laisse tranquille »

dans notre déchéance.

Et si finalement ce que veut le maître

était de recevoir les sanctions méritées ?

 

 

 

Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet »

au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif

le tyran entre en fureur et « fabrique »

des comploteurs tapis dans le peuple

réduit en déchet.

Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas

un système d’initiation pour

lui infliger à la castration symbolique

Finalement

la tyrannie doit être considérée comme

une exigence d’ « opposition » inébranlable.

 

 

 

Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant

est qu’il exige un amour oblatif

de sa victime qu’il s’acharne à agresser

et à humilier.

L’être qui aspire à la toute-puissance

n’atteint son objectif

que dans la relation sado-masochiste

où la victime aliénée se délecte

du « bonheur dans l’esclavage »

en baisant avec reconnaissance

les mains augustes du Maître tout-puissant.

 

 

 

L’homme est un « pauvre hère » qui

naît dans la Décharge publique

et qui ne survit

qu’en se nourrissant

de restes comestibles.

Toute sa vie l’homme la passe

marqué au poinçon indélébile

de sa détresse originaire qu’il

s’efforce (en vain) de masquer.

Sous ses airs de « grandiosité »

l’homme reste un être en détresse.

 

 

 

Le Verbe est principe de structuration

des pulsions en formes préverbales

dont la fonction est d’ « inter-dire »

La non appropriation de

ces constituants du Langage

faute de relations précoces

avec une mère symbiotique

condamne au

comportement transgressif

de l’homme  promis à la  psychose.

 

 

 

Non soutenu par une structure symbolique

l’être confronté au désir de toute-puissance

basculera facilement dans la perversion

sado-masochiste et

se délectera du bonheur dans l’esclavage .

C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé

les esclaves noirs du naufrage absolu

dans le sado-masochisme

et qui a offert au monde ces « héros »

afro-américains que nous connaissons.

 

 

 

Tout se passe comme si un principe créateur

immanent à la Nature et se prolongeant

dans les artistes inspirés

était à l’origine de ces traces parlantes .

Tel est le mode genèse de la conception

du Langage conçu comme une épiphanie .

 

 

 

Le père porteur de Verbe c’est

la « bête noire » à abattre

et dont le nom

doit être effacé

de toutes les consciences

pour assurer le règne

de la jouissance dans

cette société gynécocratique.

 

 

 

La fonction de la structuration symbolique

initiée par la mère symbiotique

et poursuivie par le père porteur de Verbe

est d’édifier une barrière protectrice entre

la graine de l’humain et les pulsions

afin d’assurer son développement normal

dans un terrain propice à ses potentialités.

Privé d’une structuration symbolique

la graine de l’humain est

livrée à la fureur destructrice des pulsions.

 

 

 

La psychart-thérapie est l’affrontement anal-sadique

(dont les scansions sont les grattages les griffures

les agressions de toutes sortes) que l’enfant inflige

à la mère toute-puissante

afin qu’elle livre le Nom du Père absent.

Les traces qui apparaissent en filigrane

sur le support artistique enduit de

matière picturale

sont les larmes que la mère coule :

signes précurseurs de son entrée

dans le Symbolique par la voie

des formes préverbales reconstituées.

Le Langage don de la mère « castrée »

est le Nom du Père

dont se « sous-tient » l’enfant pour s’humaniser.

 

 

 

 

La mère symbiotique donne le Langage

à l’enfant

alors que la mère toute-puissante

vit avec l’enfant

dans son univers phantasmatique.

Le destin de l’enfant est inscrit

dans l’état psychique

« structuré » ou non de la mère.

Le père  est le représentant de

la société dont la fonction est

de recevoir bon-gré mal-gré

l’enfant créé à l’ « image de la mère. »

 

 

 

Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et

phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris

elle se comportera comme un homme et s’acharnera

à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels.

L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité

a son fondement dans le « monde » phantasmatique

du déni de la perception.

L’initiation sexuelle qui

fait la promotion de la détermination des sexes

est le préalable in-contournable à la vie en société.

 

 

 

 

La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation

précède et conditionne toutes les autres sociales :

un homme sexuellement indéterminé est un être

confronté aux problèmes d’identité

qui ne favorisent pas son insertion dans la société.

Telle est incontestablement

l’origine des perturbations  (identitaires)

des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».

 

 

 

Aucune société humaine ne peut é-mer-ger

sans l’intervention de la technique de

la détermination des sexes

à la faveur de l’excision et

de la circoncision symboliques

c’est à dire la castration symbolique ?

L’existence de la société des hommes

postule la détermination des sexes :

n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence

qui est à l’origine du chaos qui menace

d’emporter la société des pères-fondateurs ?

 

 

 

Les hommes de cette société sans initiation

phantasment qu’ils sont des dieux-vivants

parcourent la société des  Pères fondateurs

pillant saccageant détruisant tout ce

que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos.

La société et les valeurs qui la constituent

sont les « produits » de l’activité initiatique.

 

 

 

L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas

seulement de libérer l’énergie des  patients

des blocages pathogènes et

de favoriser la renaissance des zombies

mais aussi et surtout de « déciller »

ces hippopotames à qui on donne la vie

afin qu’ils agissent en étant conscients

des conséquences de leurs actes.

L’objectif de la psychart-thérapie c’est

de faire la promotion d’ « êtres sociaux »

conscients de leurs actes et responsables.

 

 

 

Lorsqu’on n’est pas structuré on est assiégé par

l’ « angoisse sans nom » qui

prive du sentiment d’être :

telle est la raison de la lutte

impitoyable pour la survie

qui pousse l »homme

à étrangler ses semblables

dans l’affrontement économique sous-tendu

par la règle sacro-sainte du profit maximum.

 

 

 

La vie est un voyage solitaire

où l’on côtoie d’autres

voyageurs qui

cherchent à vous distraire

et à vous détourner

de votre destination.

La société est le carrefour

des itinéraires personnels.

Mourir c’est

poursuivre son voyage seul

chargé du poids de ses actes.

 

 

 

L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation

est une perte inutile d’énergie dont il faut

se garder si on veut s’en prendre aux faibles

et les réduire à sa merci par la voie obscure

de la domination mentale : en leur assénant

sa volonté toute-puissante.

Se taire

pour l’expert en sorcellerie

c’est emmagasiner l’énergie utile

pour la destruction de ses proies

par la voie obscure de

la toute-puissance de la volonté.

Mais l’initié sait

sait que la puissance de la volonté aveugle

ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.

 

 

 

L’homme primitif mutant (porteur de Verbe)

a démontré le primat du Verbe sur la matière

en utilisant celle-ci pour créer

des formes préverbales : signes

de l’instrumentalisation

de la matière informe par le Verbe créateur.

Le Verbe est le phallus dont la détention

confère le primat à la femme ou à l’homme.

 

 

 

 

 

Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est

un être naïf et  vulnérable qui hallucine

qu’il « donne le change » pour arborer

un masque de sagesse ou de saint que

sa malignité dote de toute-puissance.

Il n’existe pas de satisfaction

plus délectable que celle que procure

le geste symbolique de « dé-voiler »

la nature hideuse du sorcier et

de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.

 

 

 

L’activité initiatique ça consiste dans

la mise en ordre du chaos intérieur

générateur d’angoisse de mort

par l’activité créatrice (pacifiante)

de « beaux-restes » autrement-dit

de formes préverbales dont

la finalité est de doter l’impétrant

d’une structure symbolique

fondement de sa qualité d’homme.

L’être humain

accomplit sa destinée par l’initiation.

 

 

 

La famille non structurée autour de

l’imago d’une mère et d’un père

habités par le Verbe

est un système clos :

sans ouverture sur

le monde extérieur

dont les membres

sont des réplications

de la mère dévorante

« sous-tendues » par

le désir de toute-puissance

qui les maintient dans l’état

de conflits abortifs à l’origine

de la croyance selon laquelle

la famille non structurée

est la maison fermée de sorciers.

 

 

 

L’ex-sistant qui s’est as-sujetti au Verbe

et reste serein dans la tourmente

nourrit l’espoir de réaliser

l’union post-mortem avec l’Etre.

La foi est le fondement de l’ex-sistant

qui a triomphé de toutes les épreuves

et laissé au monde

des beaux-restes traces de son passage.

 

 

L’accès à l’existence « authentique » postule

la capacité d’assumer l’angoisse d’être-là

et par dessus le marché l’horreur de la mort

que la plupart des hommes (singulièrement

l’homme du libéro-capitalisme)  fuit

dans la vaine recherche de toute-puissance.

 

 

L’ex-sistant c’est l’impétrant engagé

dans la recherche sans fin de l’Être

recherche inlassable qui

ne s’achève qu’au seuil de la mort

dans l’ « intime conviction » que

l’Etre « Est ».

L’initié est l’impétrant dont

la quête est couronnée par la Foi !

 

 

 

Le monde c’est le Vide radical

rempli d’illusions aliénantes

où l’ex-sistant cet impétrant

mène sa quête de l’Etre

munit de la lampe-torche

de la Foi à toute épreuve».

La mort est le lieu de

l’absorption-fusion avec l’Etre.

 

 

Le fait de savoir qu’il est destiné à la mort est

une perspective dés-agréable qui

empoisonne le plaisir

d’être au monde de l’être humain.

Et si à cette privation intolérable

viennent s’ajouter les exigences

et les exactions

de la société libéro-capitaliste

alors il faut le dire :

c’est l’enfer sur terre

pour l’être dé-muni !

En effet le capitaliste

ne supporte le fait de devoir

mourir un jour

qu’à faire payer au pauvre sa fureur d’exister.

 

 

 

En politique (dit-on) « la morale n’intervient pas »

et l’intérêt supérieur de la Nation prime :

elle justifie toutes les atrocités

que l’on commet pour sa grandeur

sur d’autres collectivités humaines.

Les victimes qui ne partagent pas

cette vision du monde

la combattent avec l’énergie du désespoir

et lui opposent le caractère l’irréductible de

la Loi morale qui nécessairement

médiatise les relations humaines.

Pour quelle Raison serait-il permis

de sacrifier une partie de l’Humanité

à la grandeur d’une autre partie de cette dernière ?

 

 

 

Les grandes démocraties ne veulent pas que

leur nom soit cité dans les sales affaires

où leur rôle est pourtant déterminant :

elles exigent qu’on ne retienne d’eux

que ce que leur constitution stipule.

C’est ainsi que

les grandes démocraties s’avèrent

aliénantes pour l’Humanité

en lui interdisant de voir la Vérité

et en la contraignant à recourir au

vieux procédé du « bouc-émissaire ».

les grandes démocraties se comportent

comme si elles étaient au dessus de la Loi.

 

 

 

Le porteur de Verbe qui

œuvre à sauver

les « beaux-restes »

de la fureur des forces

de destruction

est l’initié qui connaît

la Puissance absolue

des forces de création.

Les beaux-restes sont

le fondement de la foi.

 

 

 

Ceux-là qui pensent que la « castration »

et l’initiation sont bonnes pour les autres

et qui sont accrochés

au « bénéfice secondaire » que procure

l’état de narcissisme primaire

sont à l’origine de la division

de la société

en hommes assujettis aux Barbares

pris eux-mêmes en otages par leurs

pulsions de domination et de jouissance.

Pour être harmonieuse

la société commande l’initiation de tous.

 

 

 

Si tout le monde (du sommet à la base)

ne s’initie pas à la technique de

de la maîtrise symbolique des pulsions

l’émergence de la société des hommes

sera problématique

et l’aspiration des « êtres-de-pulsions »

au « vivre-ensemble »

demeurera à l’état de pur phantasme.

En effet il n’y a de paix et

de « plaisir de vivre »

que dans une société

d’hommes structurés par

le système symbolique.

L’initiation dont

les Barbares conquérants

s’obstinent à « faire l’économie » :

une exigence absolue de l’être social.

 

 

 

Ce monde déchiré entre les forces de création et

les forces de destruction

pose incontestablement la question de

l’existence d’un Principe transcendant : garant

du triomphe final des forces de création.

Fort de sa propre puissance créatrice

l’homme structuré par le système symbolique

en homme de foi

ne doute pas un seul instant de la Puissance

des forces de création

à triompher finalement des forces de destruction.

 

 

 

L’expérience de la solitude apprend que celle-ci

est habitée par un monstre hideux qui é-mer-ge

des profondeurs du Vide et cherche à s’emparer

de l’être esseulé.

C’est aux fins d’échapper à l’horreur d’être

capturé par le monstre hideux et dévoré

que le solitaire novice fuit et se réfugie

dans les relations sociales improvisées !

L’intérêt que présente la psychart-thérapie :

elle offre un moyen efficace d’évacuer sur

un support artistique les pulsions constitutives

du monstre imaginaire avec qui

le solitaire cohabite dans le Vide de la solitude

l’effet salutaire qui résulte de l’opération étant

de familiariser le solitaire novice

avec les apparitions angoissantes du monstre

et finalement d’acquérir le moyen de le tuer :

en le capturant dans les « filets »

des formes préverbales chaînons du Langage.

L’initié est le solitaire qui « tue » le monstre et

le ressuscite sous l’aspect de la forme préverbale.

 

 

 

A présent que les états négro-africains sont

officiellement indépendants

(et qu’ils siègent en tant que tels

dans les Instances internationales)

leurs représentants qui savent qu’ils

sont en charge d’hommes à reconstruire

devraient se souvenir

de l’enseignement de leurs ancêtres

selon lequel l’être humain est

le produit de l’initiation

et que tenter développer une société

sans ce préalable

c’est inéluctablement condamné à l’échec.

 

 

 

Les traditions initiatiques négro-africaines

nous enseignent que c’est en commettant

le meurtre symbolique

du monstre dévorant(Ngakola)

par la technique de l’initiation

que nos ancêtres firent la promotion

des formes préverbales constituants

du Langage appelé à servir

de structure à la société des hommes

(à la faveur de l’activité plastique

fécondée  par la médiation du Verbe)

N’est-ce pas cette voie initiatique

montrée par les Pères fondateurs

qu’auraient dû logiquement emprunter

les « petits-pères » de la Reconstruction

au lieu de prendre à l’imitation du maître

la « voie sans issue » du profit maximum ?

 

 

 

L’humanité d’un homme se jauge

à sa sensibilité à l’injustice.

Le constat de la mort psychique

se fait sur son indifférence à

l’injustice que subit le faible.

La justice (la Maat) est

le fondement de l’être humain.

 

 

L’injustice devient une monstruosité

coupable de sanction suprême

(la psychose)

lorsqu’un homme s’arroge le droit

de prendre la vie de son semblable

pour devenir tout-puissant

car le Destin a gratifié

chacun d’une essence inaliénable.

 

 

Les « fous » qui peuplent le monde croient

qu’il est permis à qui le veut

le droit d’en faire à sa tête :

voler violer tuer détruire.

Ils ne savent pas que la Loi

existe et interdit l’injustice.

Respecter la Loi n’est pas

un signe de faiblesse

comme l’a pensé Nietzsche

bien au contraire c’est un signe de force.

 

 

Il faut se trouver dans l’état de détresse

hallucinatoire

pour croire que dans cette société

libéro-capitaliste

où la propriété individuelle est

sacro-sainte

il soit permis de s’emparer par

la force la ruse ou au moyen

de subtilités juridiques

de ce qui appartient à autrui

voire de son corps lui-même.

L’« accomplissement » humain

postule l’initiation

des êtres sociaux au respect de la Loi.

 

 

 

Grâce à la psychart-thérapie les hommes

ont la possibilité de transférer sur

un espace neutre (support artistique)

toute la cruauté que la Nature

(la mauvaise mère)nous inflige

par l’intermédiaire des pulsions.

La psychart-thérapie nous permet

de nous ouvrir à la Nature

pour recevoir ses pulsions

et les maîtriser

dans l’activité créatrice

des formes préverbales :

portes d’entrée dans le Langage

structure constituante de la société.

La psychart-thérapie est

la technique initiatrice à la vie sociale.

 

 

 

Constituée d’hommes qui avaient aliéné

leur désir de toute puissance

en le transférant sur un Chef

la famille primitive n’était pas la cellule

de base de la société d’hommes (initiés)

mais un lieu de refoulement de pulsions

qui devait faire obstacle à l’é-mer-gence

de la société d’êtres humains.

L’obsession de ceux qui sont enfer-més

dans un système de dictature

est de commettre le meurtre

du Chef tout-puissant et de lutter

sans merci pour prendre sa place.

On sort de la dictature

des pulsions de la Nature par l’initiation.

 

 

 

 

Selon la gravité de la crise qui frappe la société

les hommes régressent à un niveau antérieur de

leur développement et perdent leurs acquis .

C’est ce qui explique le retour « du refoulé » :

la barbarie qui suit le triomphalisme

des périodes fastes d’intense créativité

comme ce fut le cas de l’épisode nazi après

un épanouissement culturel sans précédent

et le resurgissement actuel de la « Bête »

coloniale.

On est donc fondé à dire que la civilisation

qui postule la maîtrise symbolique

des pulsions même en temps de crise

est une mystification qui n’existe pas

et que nous sommes les dupes des malins

qui parce qu’ils sont revêtus

de la « peau de léopard » des pères morts

veulent nous faire croire qu’ils sont civilisés.

 

 

 

La Terre est la Colline sacrée qui a é-mer-gé

de Noun : la Mer originaire.

Androgyne la génitrice de l’espèce humaine

est venue après que la Colline sacrée

se soit recouverte de végétaux et peuplée

d’animaux sortis de la Mer originaire.

La phase de la bisexualité a précédé

celle de la bisexualité des sexes

introduite par la génitrice auto-castrée.

La société des hommes structurés par

le système symbolique

et vivant dans le respect de la Loi

est la finalité de l’Evolution de la Nature.

 

 

 

Comme la Nature et tout ce qui s’y trouve

les végétaux les animaux et les hommes

étaient la propriété de la grande Mère

ainsi le pays

et tout ce qui s’y trouve les habitants

et les produits de leurs activités

sont-ils censés appartenir au Prince

qui en use comme bon lui semble

dans la modernité

le monde le plus primitif survit encore.

 

 

C’est en étant habitée par l’imago de

père structuré par le Verbe

que la mère symbiotique s’unit

à l’enfant dans une relation qui

préserve la personnalité de celui-ci

à la différence de la mère phallique

pour laquelle l’enfant est le produit

de la réalisation

de son désir de posséder le phallus.

La mère symbiotique

est la mère sociale de l’être humain.

 

 

La mère se rassure elle-même en investissant

son enfant de toute sa confiance :

celui-ci est phantasmé comme

le phallus do

nt elle se sous-tient.

L’enfant-phallus sait

intuitivement qu’il n’a pas droit

à la faiblesse

et tient pour plaire à la mère

la fonction de phallus qu’elle

impose in-consciemment et

qui l’oblige à refouler son vécu de castration.

 

 

 

Les enfants sont le résultat du mécanisme

de personnification du désir de phallus

de leur mère

ou celle de la réalité de leur castration

qu’elle s’efforce en vain de conjurer

et relativement auquel elle éprouve

un vécu de persécution permanent.

De toutes les façons nul n’échappe

à l’organisation psychique de sa génitrice.

 

 

 

Le narcissisme grâce auquel l’enfant s’approprie

la représentation de la mère symbiotique

et s’en « sous-tient » inconsciemment

fait de la représentation intériorisée

de la mère symbiotique

sa propriété princeps à l’origine

de toutes possessions et fondement

de sa confiance dans le monde.

Le narcissisme secondaire qui postule

la capacité de supporter la séparation

est à l’origine de

la tolérance à la perte de certains êtres

pour avoir confiance en leur capacité

de re-trouver l’objet perdu

dans le défilé sans fin des substituts.

Privé de cette perspective d’espoir

l’enfant de la mère toute-puissante

s’accroche et survit

dans l’ « angoisse sans nom » de séparation.

 

 

 

L’être non structuré par le système symbolique

est un « chaos-vide » qui aspire en vain

à la plénitude de l’Etre

par l’incorporation de tous les hommes.

Impossible à combler la faim de l’Etre

fait de l’homme non structuré cet être

persécuté et délirant :

non responsable des actes qu’il pose.

Les malheurs de l’Humanité sont donc

le résultat de son refus sans appel d’initiation.

 

 

 

L’enfant de la mère toute-puissante est

une personne broyée et « fécalisée »

sous l’effet de l’emprise possessive

et réduite à l’état d’objet anal

en état de rétention par la mère.

Autrement dit le fétiche

de la mère-enfant dont

le substitut social est

l’homme-chose

c’est à dire l’esclave.

La société basée sur

la propriété privée est

sans doute le produit de la relation

de possession de l’enfant par la mère.

 

 

 

Quand on dit qu’un pays est divisé et qu’il

a besoin d’être réconcilié avec lui-même

on ne veut pas dire seulement que ce pays

est coupé en deux et qu’il est nécessaire

de remettre les deux parties ensemble

par respect de convenance diplomatique.

La division d’un pays implique que

la partie en position de domination

écrase celle qu’elle assujettit

et en fait l’objet de sa jouissance

à la manière

du monstre dévorant sa victime.

La division d’un pays le conduit

à l’état pathologique du schizophrène

qui « prend son pied » à s’auto-dévorer.

 

 

La sagesse conduit souvent l’homme

à l’état pathologique de

conscience universelle

qui contemple(détaché) le spectacle

du monde « schizophrénisé » où

une partie de l’Humanité dévore

l’Autre sans état d’âme.

L’ex-sistant est le sage qui se délivre

en se mettant de la partie à s’efforcer

d ‘éveiller

la conscience des êtres dévorants par

le savoir initiatique qui sait qu’il sait.

 

 

 

Le devenir de la Nature est un mouvement de

d’é-mer-gence et de destruction de formes

générées par le Verbe immanent à la Nature.

C’est aussi l’expérience que fait l’artiste

qui voit les formes surgir de son activité

manipulatrice de la matière et

se réengloutir comme l’alevin dans la mer.

Du point de vue humain

le créateur est l’être porteur de Verbe

qui s’assigne la fonction de (re)pêcher

des formes-alevins et de les élever au statut

d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.

 

 

 

Créer une œuvre ce n’est pas seulement

assurer sa mise en forme et la signer

c’est aussi la sauver de la destruction

et se dépenser pour sa pérennité.

Que de chefs-d’œuvre sont laissés

à l’abandon et retournent au néant

Le véritable « père » d’une œuvre

ce n’est pas celui qui l’a fait surgir

dans l’espace culturel

mais celui qui l’aime

au point de consentir le sacrifice

de sa jouissance pour sa conservation.

 

 

 

Le « je » désigne pour chaque locuteur

son état de structuration symbolique

plus ou moins avancée.

Pour beaucoup ce vocable (je) est

emprunté au langage et renvoie à

l’état d’organisation-duelle en deçà

de la structuration symbolique.

D’où le désaccord dans les actes

des hommes qui ont crû que

leurs discours étaient en harmonie.

 

 

Si une mère non-structurée et saturée par

les phantasmes de jouissance

s’avère réfractaire au porteur

de Verbe

et fait opposition à son entrée

dans le binôme mère-enfant

il  n’y a plus qu’un espoir :

favoriser la sublimation

des pulsions de jouissance

et leur mise en formes langagières.

En se réappropriant ces dernières

la mère non structurée

ouvre à la métaphore du Verbe

la voie d’entrée dans le binôme:

condition nécessaire à sa structuration

à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.

 

 

 

La psychart-thérapie est un mode d’initiation

qui à l’instar de l’initiation des « primitifs »

se donne pour l’objectif de

faire la promotion du système symbolique

dont la fonction est de structurer le patient.

Aux fins d’ atteindre cet objectif

la psychart-thérapie

à l’imitation de sa devancière

a recours à l’activité plastique

créatrice de formes préverbales

constituants du « système du langage ».

La différence entre la psychanalyse et

la psychart-thérapie réside dans le fait

que la psychanalyse se satisfait de

la parole-vide reçue des Pères-fondateurs

à faire l’ économie de l’activité plastique

génératrice des constituants du Langage

D’où l’inefficacité thérapeutique de

la psychanalyse dont la parole-vide

s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »

 

 

 

La psychart-thérapie est l’art de « faire parler »

la matière en faisant é-mer- ger à la faveur

de la manipulation de la matière informe

des embryons de formes « nommables ».

Le processus d’appropriation

de ces formes préverbales est à l’origine

de l’apparition de l’ « être de Langage ».

La psychart-thérapie étant une initiation

dont la fonction consiste à produire

des êtres de langage

il parait pertinent de penser que

le psychart-thérapeute est un substitut

de l’homo-sapiens promoteur du Langage.

 

 

 

L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque

devant la matière protoplasmique ou

devant la matière manipulée (l’argile)

il parvient à déceler une forme « nommable »

représentative du visage humain (de sa mère)

C’est à déceler et à nommer la représentation

(spéculaire) du visage humain que l’enfant

« fait son entrée » dans le champ du langage.

 

 

 

La genèse et l’accouchement se réalisent

dans la douleur pour la mère et l’enfant :

l ’enfant qui nait triomphe des obstacles

sur le sentier qui mène dans le monde.

La vie humaine

depuis l’état fœtal jusqu’à la mort :

une suite d’épreuves initiatiques

auxquelles le prétendant est confronté.

L’existence authentique est une gageure.

 

 

 

La mère symbiotique (structurée) favorise

l’intégration du père porteur de Verbe

à la relation symbiotique mère-enfant

condition nécessaire de la promotion

de la relation triangulaire ou symbolique.

En effet au contraire de la mère adhésive

la mère symbiotique n’est pas « fermée »

mais réceptive au père porteur de Verbe !

 

 

 

La négation de Dieu creuse un Trou

qui libère les pulsions de jouissance

et génère l’angoisse de mort

fatale à l’existence humaine.

La foi est une nécessité dont

le refus est à l’origine

du désespoir des êtres

qui n’ont pas d’autre

solution  que le refuge

dans le plus-de-jouir stérile

ou dans le processus absurde

de l’ « accumulation du Capital. »

 

 

 

Pour l’être porteur de Verbe consigné

dans un milieu primaire

traversé de part en part de pulsions

anales-sadiques

l’occupation ordinaire consiste

à mettre en formes préverbales

la colline sur laquelle se tient

debout son être en déréliction

à mettre ensuite en mots

les formes préverbales

à mettre les mots en phrases

enfin à mettre ces dernières

en discours qui sait qu’il sait.

L’existant est l’être-parlant qui

surgit de la « maitrise verbale »

du milieu primaire dans lequel il vit.

 

 

 

Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage

maternel

sont des êtres sans « couverture » narcissique

poussés à l’errance c’est à dire à la recherche

de l’objet d’amour

qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde.

C’est en effet l’expérience d’union avec

une mère symbiotique (narcissisme)

qui est à l’origine de la confiance en soi

et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour.

La mère symbiotique est le « viatique »

dont se sous-tient

l’être humain dans sa traversée du Désert.

 

 

 

Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie

et à une catastrophique crise de civilisation

lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens)

non touchée par le processus de mutation génétique

au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens

pour compenser son handicap

s’en « défend » par le recours à l’idéalisation

de son organisation pulsionnelle pour glorifier

la personnalité non mutante de sa « race » prétendue.

N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands

(singulièrement Nietzsche)

qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu

en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ?

Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !

 

 

 

 

En infligeant la castration symbolique : condition

nécessaire à la création des formes préverbales

et à la structuration symbolique qui permet

l’apparition de l’ « être de langage »

la technique de l’initiation humanise

l’homme primitif sadique par essence et

du même coup soumet l’homme accompli

(créateur de la société)

à la domination réifiante de la horde de Brutes.

Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir »

c’est pourquoi ils avaient en horreur

la Culture supposée castrer le Barbare.

Ce ne fut donc pas le goût du secret mais

l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.

 

 

 

Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude

de mettre ses pulsions en formes langagières

au moyen de l’activité artistique créatrice

et d’accéder à la structuration symbolique

qui culmine à l’é-mer-gence de

l’ « être-de-langage ».

Le refus d’initiation est la conséquence de

la « fixation » au système des pulsions qui

sont la caractéristique de l’homme primitif .

 

 

 

Les hommes restés primitifs (non initiés)

n’assument pas l’état de « finitude »

et pour le transcender ils ont recours

à la métaphore du cannibalisme :

la réification

et l’exploitation de leurs semblables.

Les hommes non initiés hallucinent

qu’ils sont des dieux tout-puissants

et c’est sans état d’âme

qu’ils dénient les droits de leurs frères.

 

 

 

C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie

au père la vision synoptique de la famille

dont il a la gestion et

la capacité  de remplir sa fonction

dans l’esprit d’équité.

Non porteur de Verbe

un représentant n’est pas un père

mais un tyran qui en semant l’injustice

travaille au pervertissement destructeur

de son peuple qu’il a la chargé de protéger.

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique créée par

le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit)

pour désintoxiquer le patient « colonisé » par

les pulsions de mort (dont le « gougnon »

est suppôt)

au moyen du transfert de celles-ci

sur un support artistique.

L’impétrant en psychart-thérapie

est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié

par la « visibilisation » de sa personnalité

assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer

par la mise à mort symbolique de ce substitut

et sa reconstitution sur le mode

des formes préverbales : constituants de

la « mise en forme » structurante du patient.

La psychart-thérapie

est la technique de « socialisation » du patient.

 

 

L’homme potentiel accomplit ses potentialités

grâce à la maitrise symbolique des pulsions

(créatrice de formes préverbales)

au moyen de l’activité artistique

de l’être porteur de la loi.

L’homme accompli : l’homme structuré par

les formes préverbales chainons du Langage.

 

 

 

Avant la promotion de l’initiation à l’origine de

la structuration symbolique

il n’y avait pas d’homme accompli mais

un hominidé sous-tendu par des pulsions.

Lorsque disparait la structure symbolique

sous la sape des pulsions de jouissance

il faut craindre la « mort » de l’homme

dans une société qui a « perdu son âme » .

Le système libéro-capitaliste :

le système qui accomplit la fin de l’homme ?

 

 

 

La Voie de la Justice est celle qui conduit

l’impétrant au cœur du Cosmos

pour l’ union avec Dieu :

principe de la Totalité parfaite.

L’homme avide de jouissance

est condamné à l’errance dans

la Spirale infernale

du plus-de-jouir et du profit-maximum.

 

 

 

Ce n’est parce qu’il désire être reconnu

par l’Autre aveugle et rongé d’envie

que le porteur de Verbe

passe son temps à créer

mais pour la conquête du Savoir

et la Foi en l’« union avec Dieu ».

En effet la fusion avec l’ Autre

ce « singe de Dieu »

est à l’origine de l’aliénation

que le porteur de Verbe a en horreur.

 

 

 

Il n’y a pas de satisfaction plus grande

que celle de l’impétrant engagé dans

le dévoilement du mystère du monde.

In-commensurable est la joie

de l’initié « sous-tendu » par

la foi d’airain d’ « union avec Dieu ».

La foi d’airain d’union en Dieu qui

couronne le Savoir initiatique

est l’Objectif assignable

à l’Errance des hommes dans la Nuit.

 

 

 

Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait

plus souffrir que lorsqu’on la connait

parce que la souffrance indéterminée

est plus douloureuse que

la souffrance dont la cause est connue car

on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon

un remède du moins une raison d’espérer.

Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même

c’est pourquoi

infliger des souffrances à un enfant

est la chose la plus monstrueuse du monde !

 

 

 

Le savoir authentique : moment de la recherche

de la Vérité

postule l’ascèse purificatrice de la jouissance

(orale anale et oedipienne).

Produit de l’activité discursive médiatisée

par la Loi

le savoir authentique (qui sait qu’il sait)

a pour lieu privilégié le système symbolique.

C’est pourquoi le « savoir universitaire »

reçu sans ascèse préalable (par biberonnage)

ne saurait constituer l’instrument adéquat

pour la Recherche dans la perspective de

la philo-sophia : « amour de la Vérité ».

Les systèmes philosophiques ne sont que

les produits spécieux de la spéculation sur

le savoir universitaire reçu par biberonnage.

 

 

 

Comme les Stars du spectacle

jouent à être heureux

ainsi les dirigeants politiques

se veulent-ils rassurants

même au bord du « gouffre ».

C’est de leur capacité de déni

que ces hommes (objets

d’admiration universelle)

tirent l’art de duper les autres.

 

 

 

La cécité psychique de l’être « tout-puissant »

est telle que devant un danger menaçant

il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise

la situation :

c’est sans le soupçonner que

l’être tout-puissant bascule dans néant.

La magie du déni est la « défense » de

l’être tout-puissant dans les pires situations.

 

 

 

La mère toute-puissante qui a fait de

son enfant son phallus

ne tolère pas que celui-ci soit

arraché à son emprise par le père

pour l’initiation personnalisante.

En effet cette mère « phallique »

vit la séparation et

l’éducation de l’enfant comme

une « castration sèche » et

pour l’empêcher elle est résolue

à perpétrer le meurtre du médiateur.

 

 

 

La détermination des sexes par l’initiation

précède et conditionne les autres.

C’est pourquoi

dans les sociétés sans initiation

nul  n’assume la « finitude humaine »

et les catégories sociales dont il participe

ce qui a pour conséquence de générer

un état social où les êtres envieux passent

leur temps dans les « luttes de castration ».

 

 

Avec une mère « envieuse » le désir

de reconnaissance sexuel

de l’enfant

n’est jamais satisfait

ce qui a pour effet de le condamner

lui aussi à l’état d’indifférenciation

aussi bien sexuelle que sociale

incompatibles avec la socialisation.

L’origine des difficultés d’insertion

est à chercher

dans la question d’identité sexuelle.

 

 

 

En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet

et soumettre ensuite celui-ci

à l’activité médiatisée par le Verbe

créateur de de formes préverbales

« constituantes » de la structure du langage

le porteur de verbe démontre la primat du Verbe.

La sublimation la maitrise symbolique de l’objet

et la création du langage

sont les éléments de preuve du primat du Verbe.

Le langage étant le produit de

de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore

l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.

 

 

 

 

La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche

l’existant sur la Mer démontée.

Sans la Loi

il n’y a pas d’espoir et

les jouissants sont

des épaves qui flottent.

L’existant : le porteur d’espoir

du monde des possédants et des dé-munis.

 

 

 

L’important pour l’être humain ce n’est pas

de combler son manque afin d’ éviter

les affres de la frustration

mais d’avoir les moyens culturels de

symboliser ses pulsions persécutrices

toujours renaissantes ; la satisfaction

de celles-ci n’est jamais définitive et

après la jouissance viennent toujours

les affres de la frustration

dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.

 

 

 

Ce qui est façonné avec force et terreur

est illusoire et

résiste pas à l’épreuve de la réalité :

le Verbe est le principe de la création.

C’est pourquoi le tyran qui s’acharne

à bâtir par la force et la terreur

mérite d’ être

considéré comme le « Singe de Dieu ».

 

 

 

A force de contourner la Loi le pervers

la vide de son contenu et

se croit en droit de proclamer que

la Loi n’existe pas et

que c’est son Désir qui est la Loi.

C’est ainsi que le pervers prépare

sa chute dans le « trou » où

il bascule inexorablement lorsque

son désir de toute-puissance bute

sur un obstacle in-surmontable et

qu’il perd son phantasme de grandeur.

 

 

 

Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance

de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement

la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu

pour combler son manque

L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont

les pulsions basiques que la femme et l’homme

à l’état primitifs (immatures)

doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.

 

 

 

La Loi instrumente l’être « possédé » pour

créer la société des hommes en faisant

la promotion de l’initiation pour

infliger la castration symbolique

à l’être bisexuel originaire

et mettre les produits de celle-ci

l’homme et la femme

dans la relation de différence dans l’unité.

C’est parce que l’être non initié constitue

une redoutable menace pour la société

que les Pères-fondateurs ont préconisé

la marginalisation des êtres non initiés

voire la mise à mort

de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.

 

 

 

Les dirigeants des Nations prédatrices qui

sacrifient sous des prétextes fallacieux

des vies humaines à l’intérêt de celles-ci

différent-ils dans le fond des dirigeants

des petits pays  qui

immolent des enfants dans des « rituels »

pour accéder ou se maintenir au pouvoir ?

C’est le désir hallucinatoire d’apothéose

qui « sous-tend » (inexorablement)

l’exerce de la « magistrature suprême » !

 

 

 

Le terroriste est un homme en qui la violence

a atteint un niveau tel qu’il

n’éprouve plus le besoin de la justifier

par des raisons fallacieuses :

le terrorisme est la forme spectaculaire

du « passage à l’acte ».

De ce point de vue on est fondé à dire

que l’être tout-puissant qui

dirige le monde est un terroriste « honteux ».

 

 

 

Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre

le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance

pour la domination du monde.

L’émergence de la société

et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe

du porteur de phallus qui a mis sur pied

le système d’initiation pour favoriser

la détermination des sexes et

la structuration symbolique du primitif

de l’homme primitif

à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ».

Actuellement c’est par

la déstructuration de l’homme « fasciné » par

le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance

assure sa domination dans la société des hommes.

 

 

Si la mère (par définition) « possessive »

ne dispose pas d’outils nécessaires

pour soumettre à l’activité symbolique

les pulsions qui l’attachent à l’enfant

celui-ci court le risque d’être captivé

et réduit à l’état infâme de « fétiche ».

La fonction assignée au père

est de sauver l’enfant de l’abjection.

 

La fonction « castratrice » assignée au père

s’interposer dans le contact

enfant-mère symbolique

et de favoriser la création

des conditions favorables

à la « socialisation ».

Le père pusillanime

qui manque à ce devoir

et condamne l’enfant à

à la dévoration de la mère

est coupable de « crime contre l’Humanité ».

 

 

 

Les hommes que l’éducation a privé

du Souverain Bien : la conscience

sont mal dans leur peau et cherchent

l’ « objet manquant » dans l’activité

d’ accumulation effrénée du Capital

qui débouche

sur la « conscience malheureuse »

ce vécu de rage qu’on a d’avoir

passé à côté de l’essentiel.

Le capitaliste est

accapareur parce qu’il sait que

« l’argent ne fait pas le Bonheur ».

 

 

 

La Loi est le principe plus ou moins conscient

de tous ce qui existe : l’astre la plante

l’animal et l’homme à plus forte raison.

C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi

à certaines personnes supposées au-dessus

ou au-dessous de la Loi

parce qu’elles sont dotées la capacité

de « noyer » leur conscience dans le jouir

ou la suractivité qui leur permet

de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.

 

 

 

Les gens ont plusieurs manières de se « défendre »

contre les tourments de la conscience coupable

dont l’une des plus usitées est

le refuge dans la suractivité.

Ce sont les êtres activistes qui donnent

l’impression de surabondance de vie et

font croire que la Loi est

un leurre qui n’existe pas.

La fonction assignée de la suractivité est donc

de noyer les tourments la mauvaise conscience.

 

 

 

Quand on a vu la catastrophe (le nazisme)

à laquelle le mépris de

la médiation du Verbe

a pu conduire les êtres humains

on est effaré et on se demande

ce qu’il convient de faire pour

éviter cette monstruosité et

on se convainc du bien-fondé

de l’initiation accoucheuse

de la relation de personnes.

L’initiation est la loi

fondatrice à laquelle

les descendants des hommes

traumatisés par les privations

demeurent inexorablement réfractaires.

 

 

 

La philosophie occidentale est le résultat

de la subsomption de la vision du monde

indo-européenne

sous la forme du Langage

dont l’appropriation exige

le paiement de la «Dette »

aux ancêtres-fondateurs kémites.

Vision du monde

« sous-tendue » en conséquence

par le Désir de toute-puissance

consubstantiel à l’état de nature.

C’est le désir de toute-puissance

non soumise  à la castration symbolique

qui est re-baptisé sous les terminologies

de « Volonté d’être » par Schopenhauer

« Volonté de puissance » par Nietzsche

« Volonté de la Volonté » par Heidegger.

 

 

 

L’infiltration continue et la fureur conquérante

des foyers de la civilisation

ont dispensé les Barbares de s’acquitter de

leur « dette symbolique » à savoir

la circoncision

l’excision symboligène

aux Ancêtres fondateurs de la société.

C’est ainsi que les « nouveaux civilisés »

grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils

n’avaient pas créés

croient naïvement que les Actes fondateurs

(l’excision et la circoncision) sont inutiles

et les méprisent en tant que « mutilations

des parties génitales »

et  atteinte à l’intégrité de la personne qui

n’existe pas avant l’initiation structurante.

 

 

 

Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige

que les hordes de Barbares

envahissent les régions prospères

de s’emparent des produits

patiemment élaborés et accumulés de

leurs activités productrices.

Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent

de cette pratique atavique des Aryens

comme si elle constituait

une plus-value apportée à la Nature.

En fait les peuples prédateurs sont

attachés à l’état de nature parce que

la poussée pulsionnelle leur permet

d’envahir les peuples socialisés par

l’initiation structurante

et de les dé-posséder des produits

de leurs activités productrices

mais en violation flagrante de la Loi.

 

 

 

N’est-ce pas le phantasme régnant

selon lequel l’intérêt du puissant

(dont la transposition

au plan économique

est la Règle du profit maximum)

veut qu’il s’approprie le sous-sol

et les produits du labeur du faible

qui présida à la conception de

la Loi de l’Histoire selon Hegel ?

Dans ces conditions la notion de

« droit des Nations » : un leurre ?

 

 

 

La philosophie : sentier de la Quête du Savoir

et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre)

a pour vecteur le Langage structuré par

les formes préverbales

elles-mêmes créations

de l’activité plastique

« sous-tendue » par le Verbe.

La philosophie postule donc

le meurtre symbolique de la Nature-Mère

par l’activité initiatique.

C’est pourquoi

il est faux et mystifiant de prétendre que

la philosophie a fait son apparition en Grèce

( la philosophie est grecque a dit Heidegger)

qui ne connaissait pas la « coupure » avec

la Nature par la circoncision et l’excision

autrement-dit : par la castration symbolique.

 

 

 

Alors que le désir de « fusion avec Dieu »

mobilise l’impétrant et le contraint

au dépassement de soi

par la Quête incessante

la Volonté de toute-puissance jette

l’« être de pulsions »

dans les affrontements meurtriers

qui le confrontent à la culpabilité

ainsi qu’au vécu mortifiant

de déchéance mortifiant.

La culpabilité de l’« être-là »

et la « sommation » d’exister

ne sont à la vérité que leurres

de philo-sophe en mal de justification.

 

 

 

Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité)

passèrent de la Nature à l’état social à la faveur

de la médiation de la technique d’initiation

dont les Acte fondateurs

furent la circoncision et l’excision :

castration symbolique sans laquelle

il n’y a pas d’activité symboligène

pour compenser la perte.

C’est ce passage non négociable

au primitif qui aspire à l’état social

que pour le malheur de l’Humanité

les migrants hyperboréens méconnurent

dans leur ardeur conquérante de la civilisation.

L’absence d’initiation et d’activité symbolique

sont incontestablement les raisons assignables

à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.

 

 

Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire

« sous-tendu » par

le plus-de-jouir dont

le profit maximum est

le versant économique.

L’activité philosophique

elle-même

qui se veut désintéressée

non médiatisée par

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire et

n’a pas de point de contact avec la réalité

dont la structure symbolique est le vecteur.

 

 

L’homme accomplit son humanité

en se mettant sa vie au service

de la Vérité :

le réputé « grand penseur »

qui déforme la Vérité pour

des raisons de narcissisme

se disqualifie

et se prive lui-même de ce titre.

« Penser » c’est servir la Vérité.

 

 

 

C’est sur le terrain de l’anthropologie où

le narcissisme se glisse en contrebande

qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui

respecte la Vérité

que le sophiste n’hésite pas à

sacrifier aux exigences du narcissisme.

ainsi les « grands philosophes » Kant

Nietzsche Hegel Heidegger

En donnant dans le racisme qui dénie

à l’homme noir son rôle fondateur de

l’Histoire

sont-ils en dernier ressort disqualifiés

comme philosophes

autrement-dit : amoureux de la Vérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Vie est la graine de pô : vide

de contenu

elle laisse sur leur faim

les hommes affamés de

plénitude d’être.

Ce sont le désespoir et

la révolte qui « sous-tendent »

les affrontements des hommes.

 

 

 

C’est parce que la libido liée au prépuce

et au clitoris

n’est plus détournée par l’initiation

dans la création des liens sociaux

et de la culture authentiques

que les hommes attachés

à la bisexualité mythique

s’investissent dans le plus-de-jouir

et la lutte pour le profit maximum.

La mépris du principe fondateur

(la détermination

des sexes et leur structuration par

la « parole forte » de l’initiateur)

est  la cause assignable au retour

à la barbarie des temps préinitiatiques.

 

 

 

 

L’activité créatrice est la propédeutique

au renoncement à la jouissance

par l’activité symboligène.

Nul ne peut « maitriser »

la jouissance sans la médiation

de l’activité créatrice et symboligène

qui constituent les « ouvertures » sur

la transcendance :

lieu atopique des béatitudes postulées.

La fonction de la foi en l’éternité c’est

de dis-qualifier la jouissance du corps !

 

 

 

Alors que dans la névrose obsessionnelle

la trace anale est ce qui qui fait fonction

de « garde-fou » et

qui empêche de basculer

dans la « fosse anale »

dans l’état normal

ce qui préserve de

l’interdit de jouir

et de la psychose

c’est le « beau-reste »

ou forme préverbale

chainon du Langage.

C’est pourquoi

le rituel compulsif  est

est la manifestation de

la névrose obsessionnelle

alors que l’état normal  se « sous-tient »

de la capacité déterminative du Langage !

 

 

 

Les hommes qui refusent obstinément l’initiation

se condamnent à demeurer dans l’état primitif

en se privant de la structuration symbolique

que leur avidité juge superflue.

En effet contraints à idéaliser leurs pulsions

afin d’ éviter des blessures

à leur narcissisme primaire

ces prédateurs humains sont

condamnés à l’insatisfaction

dont se nourrit leur

compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.

 

 

 

Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas

acquis et laisse insatisfait :

le prédateur en a la preuve par le vécu

même s’il s’évertue

à « donner le change » en affichant

l’apparence du Bonheur à faire envie.

La satisfaction est la sanction du mérite.

 

 

 

C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité

transformatrice de la matière et

échangée sur le marché contre

celle d’un autre

qui est objet de consommation

de l’être structuré par le système symbolique.

Le prédateur est un être non structuré

donc un être avide qui pour tenter

d’exorciser son angoisse de mort

s’empare par violence de la vie d’un autre.

Un primitif anachronique

l’homme « possédé » par la fureur de vivre

qui ne connait pas l’ activité transformatrice.

 

 

 

La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence

et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne

à la lui arracher et à se l’approprier

en phantasmant la toute-puissance.

La plupart des hommes donnent l’impression

d’abandonner leur vie au prédateur : illusion.

L’aliénation est la technique d’ hibernation

par laquelle l’homme faible se « défend »

quitte à ranimer la flamme de sa personnalité

lorsque les circonstances favorables se présentent.

Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus »

de céder à la fureur du prédateur

et résistent par l’activité créatrice originale pour

non seulement revendiquer leur survie en corps

mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence

à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».

 

 

Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer

le modèle universel pas seulement pour

la technique de faire du profit maximum

ou ce qui concerne les manières de table

mais surtout faire fonction

de référence morale à ceux

qui ne sont pas parvenus à

ce sommet de l’Evolution.

Sinon cela reviendrait

à réduire le mode de vie

de l’homme civilisé

à un «  jeu d’hypocrisie »

dommageable à l’idéal de l’ Humanité.

Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.

 

 

 

La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée

par les différences dans le monde

dont la différence des sexes est fondatrice

est l’origine  de l’activité culturelle par

les sentiers hors du champ de la Nature.

C’est ainsi que l’initiation nous apprend

que par essence les dieux sont parfaits

par conséquent bisexuels

et que la détermination des sexes est

nécessaire à la différence

et à la complémentarité dans l’égalité

des partenaires sociaux.

Telle est donc la Vérité

sur laquelle doit reposer les relations

non seulement sexuelles mais sociales aussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La préservation des « beaux-restes » postule

la castration symbolique

(substituts de la circoncision

et de l’excision symboliques.)

C’est par la voie des « beaux-restes »

que l’homme primitif fait son entrée

dans le système symbolique

et acquiert le « droit à l’insertion sociale »

 

 

 

C’est par la préservation des « beaux-restes »

que l’homme primitif é-mer-ge

du système clos de la Nature pour faire

son entrée dans la société des hommes

structurée par le système symbolique.

Les beaux-restes constituent le prix de

la « Dette symbolique »

au Père inégalable de la société des hommes.

 

 

 

Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de

fonder son « être-là » par la préservation de

« beaux-restes » : traces parlantes appelées

à témoigner de son passage sur terre.

Les beaux-restes sont des signes

dont la fonction est de permettre

à l’être-là de payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société des hommes.

 

 

 

 

 

La société libéro-capitaliste n’est pas propice

à la préservation de « beaux-restes »

bien au contraire la société libéro-capitaliste

est fondée sur la négation des beaux-restes

et la revendication du « profit maximum »

ou de la jouissance sans tabou.

L’émergence des beaux-restes    

dans le système destructeur libéro-capitaliste

est un signe porteur du désir de Refondation.

 

 

Les êtres socialisés développent l’aptitude

à l’interaction

(prémisse de la relation sociale)

dans le contact précoce

avec une mère symbiotique

aptitude que la mère fusionnelle étouffe.

C’est pourquoi

l’être qui s’est identifié à cette dernière

(le pervers narcissique)

est « réfractaire » à toutes médiations

et privé de la capacité d’insertion sociale.

 

 

La constitution et le développement

d’une nation

postule la mise en place de

conditions favorables à

l’é-mer-gence

des familles structurées

par le système symbolique

générateur de paix sociale

et du sentiment de sécurité

sans lesquels il n’y a pas

une nation d’hommes accomplis.

 

 

 

La fonction du système symbolique

est de maîtriser les pulsions

d’apaiser l’être naissant et

de créer les conditions favorables

à son développement harmonieux.

Le système symbolique constitue

la Serre de la graine de l’Homme.

 

 

 

Une famille non structurée par

le système symbolique

n’est pas une famille mais

un système qui se dévore

elle-même comme

un « monstre autophage ».

La structuration symbolique

est constitutive de la famille

ce lieu d’éclosion

et d’épanouissement de

la graine de l’être l’humain !

 

 

Pour éviter de chuter dans le trou noir

de la psychose

l’être non-structuré est forcé

de phantasmer continûment

la jouissance orale

sur le mode de l’ex-stase.

Le « fading » de l’objet phantasmé

est à l’origine des passages à l’acte

qui déchirent la société des hommes.

 

 

L’existence des hommes qui n’ont pas

accédé à la structuration symbolique

est déterminée par

la réminiscence du sein de la mère

auquel ils aspirent à se raccrocher

(à travers ses figures substitutives)

afin échapper

aux poinçons de la frustration.

C’est pourquoi l’existence

des hommes non structurés

est ponctuée de passages à l’acte.

 

 

 

L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques

bascule et s’aliène

dans le vécu de toute-puissance.

C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame

dans la forêt dense il fonce sur les faibles

et les piétine sans le moindre scrupule

au risque de basculer dans le trou :

piège posé sous ses  yeux malvoyants.

L’espoir du faible et l’alternance sont

inscrits comme un châtiment inéluctable

dans les comportements de l’être anal-sadique.

 

 

 

Le monde est régi par l’Economie basée

sur la règle sacro-sainte

du profit maximum qui

exclut la morale et la fraternité humaine.

Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est

le comportement sadique des dominants

qui ignore la Loi : principe du monde

dont la transgression est fatale à l’agent.

 

 

 

Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau

d’initiation qui sépare l’enfant-phallus

de la mère toute-puissante

et favorise le processus

de son humanisation

par l’activité artistique

créatrice du système symbolique dont

l’appropriation culmine

à l’é-mer-gence de l’ « être de langage »

L’initiation est

la voie de la quête sans fin  du Savoir

 

 

 

L’angoisse de mort non maîtrisée

dans une activité symboligène

et vécue sur le mode imaginaire

est responsable de bien de maux

plus ou moins graves imputables

au manque de système d’initiation.

 

 

 

 

Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas

exorciser l’angoisse de mort qui le taraude

pour être inapte à symboliser

les pulsions de destruction qui la génèrent

il est condamné à commettre un crime réel

ou imaginaire qui consiste à se jeter dans

dans un rapport de jouissance

où le partenaire est halluciné

comme une personne

sacrifiée dans un « délire de dévoration ».

 

 

 

C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe

capable de résister à la fascination de la jouissance

qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère

que l’homme de la « jouissance sans tabou »

est condamné à remplir.

C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner

notre Humanité en souffrance est sans doute

la quête du « Savoir initiatique » pour assurer

la « délivrance » de l’Humanité

« objet de captation » de la mère toute-puissante !

 

 

 

Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant

que la colère de la femme substitut de la mère

jette dans l’effroi

ce qui pousse l’homme à faire tout pour

éviter de s’exposer à l’ire

du substitut de sa mère.

C’est pourquoi l’homme

reste soumis à la femme

et collabore dans la perversion sexuelle

au risque de sacrifier les droits de l’enfant.

Telle est sans doute la raison pour laquelle

l’Humanité demeure dans l’état de gestation.

 

 

 

S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris

que la circoncision et l’excision symboliques retirent

au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum

(qui réduisent l’être humain à l’état d’objet)

pour l’investir

dans la promotion des relations sociales

et dans la création d’oeuvres culturelles

on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas

originale mais relève de l’ « imitation de la Nature »

selon la théorie aristotélicienne

et de la réadaptation des oeuvres originales créées

par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée.

D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau »

de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.

 

 

 

A l’origine des guerres « toujours recommencées »

il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme

porteur de Verbe qui

renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri

de la fureur de la femme revendicative

à se laisser enfermer dans la clôture de

la perversion sexuelle.

Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante

mais l’homme qui se castre pour lui complaire !

 

 

 

Quand les hommes seront lassés des guerres

pour le profit maximum et le plus-de-jouir

ils aspireront à la paix

afin de sauver les « beaux-restes »

fondements sacrés de l’Humanité.

Il est clair que ce qui est imposé

n’a aucune chance de prospérer :

on ne prend conscience de

la valeur d’une chose qu’on aime

que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.

 

 

 

Pour qu’une « famille humaine » : structurée

par le système symbolique

émerge de la lutte originaire des sexes

il est nécessaire que l’homme et

la femme bisexuels

aspirent à la « paix des braves »

et à cette fin consentent à renoncer

à leur deuxième sexe

et souhaitent la médiation

d’un être porteur de Verbe.

Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix

et de renoncement à la Jouissance pour

la satisfaction sexuelle partagée

la détermination des sexes et

leur relations complémentaires

génératrices de la famille sont impossibles.

 

 

 

La politique de l’assimilation était

une tentative d’aliénation

car elle visait à arracher

par la force et la ruse

une personne à sa mère

pour lui offrir une autre

civilisée et blanche.

Cette politique est

vouée à l’échec

pour méconnaître

le fondement narcissique

sur lequel repose la personnalité.

 

 

La mère est le premier amour de l’enfant et

le fondement du narcissisme.

L’amour

de l’enfant pour la mère est inconditionnel

et le narcissisme ne se négocie pas.

Il est imprescriptible

même s’il donne l’impression de se renier

dans certaines pathologies (perversions).

C’est pourquoi on est fondé à dire

de ces gens qui foulent aux pieds

le narcissisme des autres (faibles)

ou qui s’acharnent à les assimiler

qu’ils ont des problèmes avec

leur propre « moi » en fusion

avec une mère non symbiotique.

Le narcissisme est

le fondement sûr de l’existence humaine.

 

 

 

Le danger des hommes porteurs de l’illusion

de toute-puissance

est la fureur des pulsions sadiques qui

éteint la lumière de leur conscience et

les bascule inéluctablement.

dans le « délire de grandeurs » fatal

aux faibles qu’ils réduisent en déchet.

Aucun homme n’émerge

là où l’être tout-puissant règne en maître.

 

 

 

L’impétrant qui est attentif à ses états sait

que l’être investi par les pulsions

de puissance et de possession

est exposé au délire de grandeurs.

C’est pourquoi il a la sagesse de

les évacuer sur un Support et de

les transformer en formes pré-verbales

éléments constituants du Langage dont

la fonction est de structurer

l’être qui aspire à la toute-puissance et

d’humaniser son « désir d’apothéose »

qui le contraint à sacrifier son prochain

aux plans imaginaire symbolique et réel.

 

 

 

Quand l’homme a perdu sa structure

il lui reste l’argent

auquel il s’accroche

comme le bousier au crottin.

En effet privé d’argent

l’ « être-de-pulsions »

bascule i-né-luc-ta-ble-ment

dans le « trou noir de la psychose ».

 

 

En conseillant à leurs clients de faire

des sacrifices humains pour devenir

tout-puissants et riches

dans la jungle où nous  survivons

les marabouts veulent sans doute

signifier que l’option du travail

est aride et sans issue

et que la voie royale qui mène

à la puissance et à la richesse

auxquelles les hommes aspirent

est le sacrifice humain qui

étouffe l’empathie de l’homme et

le rend cruel envers son prochain.

En effet puissance et richesse

sont incompatibles avec l’humain.

 

 

 

Si « Polémos est la Mère de toutes choses »

et si elle a donné naissance

aux statuts du maître et de l’esclave

(éléments organisateurs de la société)

comme l’a théorisé le philosophe Hegel

on doit toutefois préciser que ce postulat

n’est vrai et vérifiable que pour

l’homme aryen dont la vision du monde

est d’essence dualiste à la différence

de la vision du monde Kémite

caractérisée par un principe médiateur

En effet c’est à « Polémos » que

les Barbares indo-européens doivent

la conquête de la société kémite dont

la circoncision symbolique est à l’origine.

 

 

A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui

se réfugient dans le monde idéal

en affirmant qu’ils sont

ce qu’ils voudraient être

ainsi certains adultes

et collectivités

ont-ils la propension à se doter de qualités

dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser

leurs propres défauts dans les autres.

C’est la fonction assignée à l’initiation de

désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et

de les ramener dans la dure réalité

qu’ils fuient « à tire d’ailes »

Le monde est ce qu’il est

parce que ce travail n’est pas fait

par manque d’un système d’initiation idoine.

 

 

 

 

Afin de exorciser les affres du Manque inhérent

à l’ « être-au-monde »

l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable

en se berçant de l’illusion

d’échapper à la fatalité : la mort

après s’être identifié au sacrifié

par le subterfuge de

la « magie de substitution. »

La finalité phantasmatique

assignée au sacrifice humain :

se ressourcer à la source vivifiante de l’Un

en niant la différence entre le Moi et l’Autre !

 

 

 

En considérant la récurrence des crimes rituels

singulièrement en temps de crise sociale

on est fondé à croire que le simple fait

de transférer ses pulsions sadiques sur

un animal (le mouton) et de l’égorger

ne suffit pour apaiser l’être taraudé

par l’angoisse de mort.

Autrement-dit :

le rituel de sacrifice d’un animal

ne constitue pas en soi une thérapie.

Il faut avoir le courage de le clamer :

les « beaux-restes » en psychart-thérapie

ont un pouvoir thérapique autrement plus

libérateur que les rituels magiques primitifs.

 

 

 

Les Barbares à l’Imaginaire débordant de

pulsions de tout-puissance

surgirent et balayèrent sur

leur passage

la petite société des hommes structurés

par le système symbolique

et subsumèrent leurs pulsions sadiques

sous la « peau de léopard » des vaincus.

Tel est le secret de cette société

caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »

 

 

 

L’homme non structuré est un infans qui dévore

(en imagination la mère frustrante) pour

exorciser le vécu de mort qui le taraude

et jouir du « sentiment d’être ».

De la même manière l’homme

rongé par l’angoisse de dés-être

est contraint à sacrifier son semblable

afin de garantir son « être-au-monde ».

Il faut juguler la paranoïa

pathologie congénitale de l’Homme :

en  faisant la promotion

d’un système d’initiation

dont la fonction serait de produire

des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.

 

 

 

Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui

non-structuré par le système symbolique

phantasme l’accomplissement de son être

comme le résultat du sacrifice de l’Autre.

Il est illusoire de parler d’existant authentique .

 

 

 

Lorsqu’on démystifie le discours trompeur

dont les idéologues l’affublent

on découvre que l’Humanité

n’est pas ce groupe

d’hommes qu’on croit

affranchis de la Nature

mais une sorte de termites

qui au contraire des autres

se divisent

en dévorants et dévorés.

Il faut sauver l’Humanité de

sa pathologie actuelle de schizophrène.

 

 

Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle

nous confronte à des souffrances inouïes que

nous devons nous laisser-aller à phantasmer

le retour de Dieu « parti à la retraite » dans

un endroit de l’Univers inconnu des hommes

(selon le témoignage des ancêtres)

pour nous dé-charger sur Lui

des exigences de l’existence.

Nous sommes contraints à

l’obligation de travail pour

assurer notre subsistance.

En partant à la retraite

Dieu a veillé à imprimer

en l’Homme le Verbe pour

éclairer ses pas dans la Jungle du monde.

 

 

 

Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes)

ont perdu le sens du mérite et ont régressé

aux périodes de la cueillette où le travail

n’existait pas encore

et où il recevait tout de la Nature-mère.

C’est ainsi que « pour les besoins de la cause »

la société s’est divisée

en deux groupes distincts et complémentaires :

celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont

sustentés comme des enfants.

L’humanité actuelle est fascinée par le modèle

de la « vierge à l’enfant » dans

une vision phantamatique qui l’aliène à la réalité.

 

 

 

C’est un fait que malgré les beaux discours sur

le « droit des gens »

les sociétés humaines sont encore régies par

l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges

(primitifs) enfouie au fond de l’inconscient.

Non structuré par le système symbolique

chaque homme aborde encore son semblable

« sous-tendu » par les pulsions

de le contraindre à devenir son « bon objet ».

Et c’est toujours le rapport de forces inégales

et non le droit

qui décide du statut social de l’homme faible.

Est-ce à dire que mystifier est la fonction

des beaux discours sur les droits des gens ?

En effet sans une technique d’initiation

pour s’approprier les valeurs sociales

leur mise en pratique reste une vaine illusion.

 

 

 

 

Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence

du système symbolique : fondement

de la société des hommes

qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne).

L’Histoire nous apprend que comme ce fut

le cas pour l’appropriation du feu

les hommes primitifs se livrèrent

à des invasions répétées

pour s’emparer sans initiation de

ce feu symbolique qui finalement

élut domicile à Rome

avant de se répandre dans le reste du monde

vidé de son contenu : les « traces » parlantes

que l’impétrant reçoit de la transcendance

sur le mode de l’épiphanie.

Telle est la cause assignable à l’aliénation de

l’Humanité privée de structure symbolique

qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens

qui rayonne encore du Langage  vide que

les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.

 

 

Si une mère refuse la castration symbolique

et si elle phantasme son enfant

comme son phallus imaginaire

elle n’acceptera pas

la médiation castratrice du Père .

Il est nécessaire que la mère bisexuelle

se soumette à la castration symbolique

pour dire oui

à la médiation structurante du Père

« accoucheuse » de l’Humanité accomplie.

 

 

Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas

la castration symbolique : condition

nécessaire au désir du phallus

et à la compensation du « manque »

par l’activité créatrice de substituts

du phallus

l’ « envie de pénis »

qui la travaille au corps

ne sera pas résorbée et

l’enfant d’homme sera

sacrifié pour tenir lieu

de substitut imaginaire du phallus.

L’initiation est

l’activité productrice de l’être social.

 

 

 

Le refus de soumission est vécu par l’homme

aliéné à l’illusion de toute-puissance

comme une mutilation de son être

qui exige une sanction exemplaire

dont l’objectif est de briser

toutes résistance.

C’est pourquoi là où règne

un être mégalo-maniaque

il n’y a pas d’humains mais des zombies.

 

 

 

Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique :

les scansions dans le processus

d’accumulation du savoir étant

révélatrices des figures successives du Père.

Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves

le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».

 

 

 

Les sociétés sans initiation sont des sociétés

dans lesquelles la mère toute-puissante

a castré le Père et dévoré son phallus.

D’où la nécessité pour favoriser

l’émergence des sociétés à initiation

de soumettre la mère toute-puissante

à la « castration »

afin que son substitut symbolique

dans une relation symbiotique

ouvre la voie à l’apparition d’êtres

pourvus d’une structuration symbolique.

 

 

 

Les gens qui refusent l’initiation

non seulement n’ont pas de Père

mais n’en désirent pas

car c’est l’initiation

qui gratifie d’un Père.

Le problème des sociétés sans

initiation

est celui des sociétés sans Père..

 

 

 

L’humanité est la progéniture de la mère androgyne

qui en s’auto-castrant transféra son phallus

sur un de ses fils dont la fonction fut de

tenir lieu de Père.

Il est donc pertinent de dire que le Père porteur

de phallus est à l’état potentiel

dans le sein de la mère toute-puissante

et qu’il sera délivré

à la faveur de la castration symbolique

de la mère dans un processus d’initiation sans fin.

 

 

 

La société négro-africaine : du sommet (les politiciens)

à la base (le peuple)

en passant par la classe moyenne (les intellectuels)

tout le monde aspire à se « couler » dans le moule

de la civilisation

et à devenir blanc sous le masque noir.

Nul ne s’inquiète de l’envahissement

de la culture négro-africaine basée

sur le principe de la solidarité

par la culture européenne

régie par l’égoïsme

et le « profit maximum ».

Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue

par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.

 

 

 

Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire

avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au

renversement du vécu de chacun (substitution)

sans que pour autant la Loi fondatrice change.

Il y a eu simple adaptation d’un partenaire

à l’évolution circonstancielle de l’autre comme

c’est le cas dans la perversion sado-masochiste

où la position sadique peut se renverser

en masochiste et inversement (alternance des positions).

La vrai changement postule

la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».

 

 

Il existe des hommes qui fuient leur identité pour

se réfugier dans la vôtre

(dont vous leur avez ouvert la porte

dans un « mouvement d’empathie »)

et qui s’acharnent à vous expulser

de votre propre « maison ».

Cela a pour effet  désastreux

de vous contraindre à endosser

leur identité dont ils ne veulent plus

et à basculer dans le trou noir de la psychose.

C’est le « sous-tien » de l’imago des parents

et la structure psychique qui en résulte

qui confèrent le sentiment de permanence au

vécu d’identité de la personne

et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.

 

 

 

Si les fondements de la civilisation sont sapés

et si l’Humanité est confrontée

à une crise structurelle

il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier

les agents de la destruction les neutraliser

et les contraindre à collaborer

à la reconstruction.

Cela ne sert à rien

de se lamenter et de chercher

des boucs émissaires par monts et par vaux .

 

 

 

Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance

se sont posés en créateur originaux de la civilisation

et mis les promoteurs historiques à la place de ceux

qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire »

ne nous livrent pas le secret de cette civilisation

dont ils se disent les garants

si bien que nous sommes obligés de les considérer

comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  »

Aliénée l’Humanité est

la victime de la force matérielle et du bluff associés.

 

 

 

Si nous vivions dans un monde civilisé

comme ils le chantent tous les jours

nous n’assisterions pas à ce spectacle

où les puissants

s’acharnent sur les faibles

foulent aux pieds leurs droits et

les utilisent comme objet

de production et de jouissance.

La civilisation postule la maîtrise

des pulsions et l’adhésion

au principe de la production de

ses propres moyens d’existence.

Autrement dit :  l’autonomie de

la personne et l’acceptation de l’autre.

 

 

 

C’est en voulant sauver sa vie de la captation

du grand Autre

et réaliser ses potentialités

que l’être porteur de Verbe

peut la perdre dans le conflit

et non parce qu’il désire sacrifier son être

à l’instar de l’ « hypnotisé »

qui est floué de son essence en cherchant

la toute-puissance par l’absorption-fusion..

Pour l’homme

une mort n’est pas identique à une autre :

mourir  en se battant pour l’ex-sistence

n’est pas la même chose que

la perdre dans la poursuite de la jouissance.

 

 

 

Même le sacrifice de leur dignité que font

les hommes (en devenant des déchets)

aux fins de satisfaire

le désir de toute-puissance du maître

ne comble pas celui-ci.

Devant son « repoussoir » volontaire

le maître a le vécu d’être une dupe et

fait une crise paranoïaque

où il accuse la victime

d’être son persécuteur !

Peut être avons-nous tort de faire

le sacrifice de notre dignité

dans l’espoir de combler le maître

afin qu’il nous « laisse tranquille »

dans notre déchéance.

Et si finalement ce que veut le maître

était de recevoir les sanctions méritées ?

 

 

 

Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet »

au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif

le tyran entre en fureur et « fabrique »

des comploteurs tapis dans le peuple

réduit en déchet.

Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas

un système d’initiation pour

lui infliger à la castration symbolique

Finalement

la tyrannie doit être considérée comme

une exigence d’ « opposition » inébranlable.

 

 

Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant

est qu’il exige un amour oblatif

de sa victime qu’il s’acharne à agresser

et à humilier.

L’être qui aspire à la toute-puissance

n’atteint son objectif

que dans la relation sado-masochiste

où la victime aliénée se délecte

du « bonheur dans l’esclavage »

en baisant avec reconnaissance

les mains augustes du Maître tout-puissant.

 

 

 

L’homme est un « pauvre hère » qui

naît dans la Décharge publique

et qui ne survit

qu’en se nourrissant

de restes comestibles.

Toute sa vie l’homme la passe

marqué au poinçon indélébile

de sa détresse originaire qu’il

s’efforce (en vain) de masquer.

Sous ses airs de « grandiosité »

l’homme reste un être en détresse.

 

 

 

Le Verbe est principe de structuration

des pulsions en formes préverbales

dont la fonction est d’ « inter-dire »

La non appropriation de

ces constituants du Langage

faute de relations précoces

avec une mère symbiotique

condamne au

comportement transgressif

de l’homme  promis à la  psychose.

 

 

 

Non soutenu par une structure symbolique

l’être confronté au désir de toute-puissance

basculera facilement dans la perversion

sado-masochiste et

se délectera du bonheur dans l’esclavage .

C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé

les esclaves noirs du naufrage absolu

dans le sado-masochisme

et qui a offert au monde ces « héros »

afro-américains que nous connaissons.

 

 

 

Tout se passe comme si un principe créateur

immanent à la Nature et se prolongeant

dans les artistes inspirés

était à l’origine de ces traces parlantes .

Tel est le mode genèse de la conception

du Langage conçu comme une épiphanie .

 

 

 

Il faut être aliéné et délirant pour croire

que l’autre homme est votre propriété

et s’acharner à le traiter comme tel.

Ce qui enferre ce paranoïaque

dans son délire

c’est qu’il y ait des hommes pour

adhérer à son délire de grandeur.

Tout se passe comme si

l’Humanité était sous hypnose :

aliénée au phantasme

de jouissance sado-masochiste

pour « forclusion du Nom-du-père ! »

 

 

 

Imagine t-on la situation d’un fœtus

enfermé sans ouverture symbolique

dans les entrailles

d’une mère toute-puissante : livré

à la fureur des phantasmes

« sous-tendus »

par les pulsions anales-sadiques ?

Pénétré par celles-ci il est voué

à devenir le phallus de sa Mère

à qui la porte d’entrée

dans la société des hommes

est définitivement interdite.

Tel est le mode de reproduction de

la société actuelle (sans initiation).

 

 

 

 

 

L’avenir de l’humanité se joue dans

les relations précoces de l’enfant

voire dans le mode de gestation

d’une mère initiée ou non.

L’aptitude à l’humanisation

postule une mère symbiotique

et un père porteur de Verbe

pour collaborer dans l »harmonie

au cours du « processus éducatif. »

 

 

 

La fonction de la structuration symbolique

initiée par la mère symbiotique

et poursuivie par le père porteur de Verbe

est d’édifier une barrière protectrice entre

la graine de l’humain et les pulsions

afin d’assurer son développement normal

dans un terrain propice à ses potentialités.

Privé d’une structuration symbolique

la graine de l’humain est

livrée à la fureur destructrice des pulsions.

 

 

 

Créer c’est verser des larmes symboliques

sur le triste sort de l’Humanité souffrante

en espérant que

le tyran ne comprendra pas la métaphore

car il ne veut pas qu’on

pleure lorsqu’il inflige les pires exactions

mais qu’on affiche le masque du Bonheur

pour lui épargner la mauvaise conscience.

Le tyran c’est le « double-masculin »

de la Grande Mère des origines qui

par la terreur

maintient l’Humanité « en souffrance ».

 

 

 

 

 

La mère symbiotique donne le Langage

à l’enfant

alors que la mère toute-puissante

vit avec l’enfant

dans son univers phantasmatique.

Le destin de l’enfant est inscrit

dans l’état psychique

« structuré » ou non de la mère.

Le père  est le représentant de

la société dont la fonction est

de recevoir bon-gré mal-gré

l’enfant créé à l’ « image de la mère. »

 

 

 

Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et

phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris

elle se comportera comme un homme et s’acharnera

à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels.

L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité

a son fondement dans le « monde » phantasmatique

du déni de la perception.

L’initiation sexuelle qui

fait la promotion de la détermination des sexes

est le préalable in-contournable à la vie en société.

 

 

 

 

La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation

précède et conditionne toutes les autres sociales :

un homme sexuellement indéterminé est un être

confronté aux problèmes d’identité

qui ne favorisent pas son insertion dans la société.

Telle est incontestablement

l’origine des perturbations  (identitaires)

des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».

 

 

Aucune société humaine ne peut é-mer-ger

sans l’intervention de la technique de

la détermination des sexes

à la faveur de l’excision et

de la circoncision symboliques

c’est à dire la castration symbolique ?

L’existence de la société des hommes

postule la détermination des sexes :

n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence

qui est à l’origine du chaos qui menace

d’emporter la société des pères-fondateurs ?

 

 

 

Les hommes de cette société sans initiation

phantasment qu’ils sont des dieux-vivants

parcourent la société des  Pères fondateurs

pillant saccageant détruisant tout ce

que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos.

La société et les valeurs qui la constituent

sont les « produits » de l’activité initiatique.

 

 

 

L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas

seulement de libérer l’énergie des  patients

des blocages pathogènes et

de favoriser la renaissance des zombies

mais aussi et surtout de « déciller »

ces hippopotames à qui on donne la vie

afin qu’ils agissent en étant conscients

des conséquences de leurs actes.

L’objectif de la psychart-thérapie c’est

de faire la promotion d’ « êtres sociaux »

conscients de leurs actes et responsables.

 

 

 

 

 

L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation

est une perte inutile d’énergie dont il faut

se garder si on veut s’en prendre aux faibles

et les réduire à sa merci par la voie obscure

de la domination mentale : en leur assénant

sa volonté toute-puissante.

Se taire

pour l’expert en sorcellerie

c’est emmagasiner l’énergie utile

pour la destruction de ses proies

par la voie obscure de

la toute-puissance de la volonté.

Mais l’initié sait

sait que la puissance de la volonté aveugle

ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.

 

 

 

L’homme primitif mutant (porteur de Verbe)

a démontré le primat du Verbe sur la matière

en utilisant celle-ci pour créer

des formes préverbales : signes

de l’instrumentalisation

de la matière informe par le Verbe créateur.

Le Verbe est le phallus dont la détention

confère le primat à la femme ou à l’homme.

 

 

 

 

 

A l’origine le masque était un habit

une jupe de raphia que

la femme mutante

habitée par le Verbe

inventa pour cacher

son sexe la vulve que

l’ignorance congénitale considère

comme le résultat de la castration.

C’est plus tard que le cache-sexe

s’est déplacé sur le visage

(sous l’aspect du masque)

pour suggérer la croyance

aux esprits cachés sous le masque.

Sans  nul doute le désir de cacher

la Nature sous l’artifice fut-elle

à l’origine

de la promotion des masques.

C’est pourquoi la quête du savoir

postule la capacité de dé-masquer.

 

 

 

Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est

un être naïf et  vulnérable qui hallucine

qu’il « donne le change » pour arborer

un masque de sagesse ou de saint que

sa malignité dote de toute-puissance.

Il n’existe pas de satisfaction

plus délectable que celle que procure

le geste symbolique de « dé-voiler »

la nature hideuse du sorcier et

de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.

 

 

 

L’activité initiatique ça consiste dans

la mise en ordre du chaos intérieur

générateur d’angoisse de mort

par l’activité créatrice (pacifiante)

de « beaux-restes » autrement-dit

de formes préverbales dont

la finalité est de doter l’impétrant

d’une structure symbolique

fondement de sa qualité d’homme.

L’être humain

accomplit sa destinée par l’initiation.

 

 

 

La famille non structurée autour de

l’imago d’une mère et d’un père

habités par le Verbe

est un système clos :

sans ouverture sur

le monde extérieur

dont les membres

sont des réplications

de la mère dévorante

« sous-tendues » par

le désir de toute-puissance

qui les maintient dans l’état

de conflits abortifs à l’origine

de la croyance selon laquelle

la famille non structurée

est la maison fermée de sorciers.

 

 

 

 

Le sentier de l’initiation

 

 

La psychart-thérapie offre l’occasion de réaliser

en imagination sur un support tous les désirs

que la société répressive interdit

et lorsqu’on se sent « comblé »

d’accepter de leur donner

une satisfaction symbolique

par l’activité artistique créatrice de formes

préverbales qui réconcilient avec la société.

La psychart-thérapie est

une technique d’initiation à la vie en société.

 

 

Dans les épreuves les hommes disparaissent

de notre vie en laissant un Vide

où Dieu émerge pour nous consoler

et nous gratifier de joie de vivre.

Comparée à la compagnie de Dieu

l a compagnie des hommes

est l’enfer où les hommes affamés

s’empiffrent des hommes réduits en déchet.

 

 

Dieu est le Père « abandonné » par

ses enfants

qui pensent qu’ils le trompent par

leurs prières prononcées sans âme

dans l’intention de le manipuler.

La foi de l’initié se « sous-tient »

de la pitié pour Dieu et

œuvre à l’imitation de son Œuvre.

 

 

Une famille dont l’enfant entre dans une secte

l’a « perdu » même s’il revient

de temps en temps à la maison

avec des problèmes car

les sectes ne sont pas partageuses.

A la vérité les familles deviennent

les squatts de leurs enfants aliénés aux sectes.

 

 

 

Vérité est l’Essence du monde constituée

par le système des essences particulières.

C’est pourquoi pour régner sur le monde

le sorcier baptise le mensonge la Vérité

et aliène ceux qui le croient.

Il suffit donc à l’homme de vérité

de percer le mensonge du sorcier

et de dénoncer

pour qu’il perde sa puissance imaginaire.

 

 

Les hommes se moquent de Dieu lui-même :

Dieu a eu raison de se retirer dans un coin

du monde inconnu des hommes.

Tout ce que méritent les hommes

c’est qu’on les laisse face à face

avec eux-mêmes

pour qu’ils apprennent enfin à s’assumer !

 

 

Le Commandement de Jésus selon lequel il faut

s’aimer-vous les uns les autres

ne suffit pas comme on le voit

les hommes continuant à se haïr et à se détruire.

Il fallait donc chercher les voies et moyens

d’obtempérer au Commandement du prophète.

La psychart-thérapie est

la technique de maitrise des pulsions de haine

grâce à laquelle l’être non structuré acquiert

la capacité d’obtempérer

à l’impératif divin de s’aimer les uns les autres.

 

 

 

Aux fins d’éviter qu’un homme égorge son semblable

pour exorciser l’angoisse de mort qui l’étreint

le prophète a institué

le « Rituel de substitution du mouton » que

Dieu ordonna à Abraham pour qu’il épargne

à son fils Isaac le sacrifice par égorgement

en attachement

à l’expression païenne  de « piété divine ».

Mais tout se passe de nos jours comme si

les hommes actuels n’étaient pas satisfaits

du Rituel de substitution du mouton et

demeuraient compulsivement « fixés »

au sacrifice de l’homme.

A l’origine des difficultés des hommes

à accéder Symbolique et à s’ humaniser

il y a le haine viscérale de l’homme pour l’homme.

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique originale

qui favorise la mise en formes symboliques

des pulsions de haine destructrice de

l’homme pour l’homme et

l’agrément de l’objet de substitution

grâce à l’évacuation des pulsions mortifères

qui ouvre la voie à l’émergence de l’activité

artistique créatrice du système symbolique :

milieu approprié aux équations symboliques.

L’absence de structuration symbolique

est à l’origine des difficultés à « symboliser ».

 

 

 

Le mythe de la bisexualité et le sentiment de

toute-puissance qui l’accompagne

relève de la réaction-de-défense

de l’homme « faible et démuni »

face à l’immensité de la Nature

infestée de vecteurs de mort.

La fonction de l’ignorance originaire c’est

de protéger l’homme par le déni de réalité

cette « cataracte psychique » qui empêche

l’homme de savoir ce qu’il a sous les yeux.

Le mérite exceptionnel de l’initiation

c’est d’ouvrir les yeux à l’homme

et de l’engager dans le processus

sans fin d’accumulation de savoir

qui culmine à la foi en la fusion avec l’Un.

 

 

 

C’est l’amour qui « castre »

la femme et la contraint

à donner le pouvoir

(sur elle)

à l’homme qu’elle aime.

La relation sexuelle sans

l’accord de la femme est

un viol qui crie châtiment !

 

 

 

 

 

La tradition initiatique enseigne que l’initiation

fut introduite par la mère de l’Humanité qui

eut la force d’âme d’assumer

et de tirer les conséquences bénéfiques de

l’amputation accidentelle de son clitoris :

son « petit-pénis ».

Elle trouva que son nouvel état favorisait

les relations sexuelles satisfaisantes et

la genèse dans la paix de la vie en société.

C’est pourquoi elle exigea la circoncision

de son partenaire avec lequel elle fonda

la première famille

prototype de la société des initiés de qui

les hommes actuels ont reçu en héritage

le Langage et toutes les formes de la Culture.

On est fondé à dire que la Crise actuelle

que connait la Civilisation impérialiste

est structurelle

et que le Refus de l’initiation en est  la cause.

 

 

 

Soumettre un être mal-structuré

à des privations inexorables

c’est couper le lien ténu qui

le lie à la société humaine

et le basculer dans

l’Illusion de l’Imaginaire où

il s’autogratifie de bon-sein

c’est à dire le sein réel idéalisé.

D’où l’in-conscience des êtres

qui dévorent leurs semblables

hallucinés comme bons-seins.

 

 

 

Nul ne peut faire son entrée dans le champ

symbolique humanisant

sans avoir subi la « castration ».

En effet c’est par la « césure »

de la castration que le Verbe

du maitre d’initiation pénètre

dans le corps de l’impétrant

et structure ses pulsions pour

générer le système symbolique

à l’origine de la promotion de l’humain.

 

 

 

Afin d’élaborer un imago de bon-sein

dont la fonction princeps

est d’initier l’activité de structuration :

condition d’é-mer-gence de l’humain

l’enfant exige de sa mère la maitrise

des ses  pulsions orales sadiques

comme le fit la Grande Mère qui

renonça à la toute-puissance

par le sacrifice humanogène de

son « pénis imaginaire » ou clitoris.

En effet l’imago du bon-sein postule

la castration symbolique de la mère !

 

 

 

Les réactions de contrariété voire les éclats de voix

de la mère aux demandes de l’enfant en mal

de gratification

révèlent à celui-ci la faiblesse fondamentale

de celle sur qui lui sert de « tuteur » et

le jette dans la panique et le désespoir

défavorables à la création de l’imago

du bon-sein : fondement de la structuration

de la personnalité.

D’où le bien-fondé de l’initiation qui crée

les conditions nécessaires à la structuration

de la mère premier partenaire social de l’enfant.

 

 

 

La structuration de l’enfant à la faveur de la « création »

de l’imago du bon-sein

postule que la mère  résiste aux pulsions dévorantes

et aux « malaises » de l’enfant dont

l’organisme est sous-tendu par les pulsions

anales sadiques génératrices d’angoisse de mort.

C’est la « compréhension » de la mère grâce à

sa capacité de maitrise symbolique qui favorise

l’apparition de la confiance chez l’enfant

et l’émergence de l’imago

du bon sein condition nécessaire à sa structuration. .

 

 

 

Si une mère a peur d’être « bouffée » par son enfant

celui-ci ressentira cette peur et

pour assurer sa survie

il basculera dans la dévoration.

La mère structurée

qui ne craint pas d’être bouffée

est la mère qui favorise

l’élosion de l’imago du bon-sein

autour duquel s’opère la structuration.

D’où l’importance capitale que revêt

le stade oral pour l’accomplissement de l’humain.

 

 

 

On entend répéter comme une évidence

qu’un être bon ne vit pas longtemps.

Pourquoi ? Tout simplement parce que

dans ce monde déstructuré en détresse   

l’être bon est halluciné comme

le bon-sein sur lequel les frustrés oraux

s’acharnent en espérant qu’il résistera

à la fureur de leurs pulsions.

Les hommes déstructurés actuels

se comportent comme des enfants

qui testent l’amour de leur mère

par la dévoration

pour savoir si elle résiste à l’épreuve !

 

 

 

C’est une relation de haine destructrice

qui « lie » l’enfant au sein frustrant

une relation de haine dévorante

que l’enfant identifie à

un Foyer incandescent

dont il phantasme l’extinction

comme une réduction en cendres.

L’enfant frustré oral précoce est

le « suppôt » des pulsions de mort.

Et si les guerres destructrices qui

ravagent actuellement monde

étaient imputables à l’ « ire »

des enfants frustrés oral précoces ?

 

 

Les privations orales précoces culminent

à la non structuration de l’enfant

pour qui les êtres qui l’entourent

des substituts du bon-sein offerts

à sa dévoration.

L’instabilité des êtres sociaux tire

son origine de leur fixation au stade oral.

 

 

Aristote écrivait que si le travail que

font les esclaves

« pouvait se faire tout seul »

on n’aurait pas besoin d’esclave

et que le recours aux esclavages

est une nécessité.

On pourrait rétorquer à Aristote

que  si le travail est prescrit

aux êtres « finis »par la Loi

il incombe à chaque homme

de s’y soumettre

et que le recours à des esclaves

pour assurer son être-au-monde

est un acte qui pervertit l’humain.

 

 

Un homme qui violente son semblable

et le réduit en esclavage pour qu’il

médiatise ses relations avec la Nature

commet le Crime contre l’Humanité.

C’est un monstre :

le maitre que les êtres aliénés admirent.

 

 

Créer c’est « dé-poser » une forme sur un support.

Dans l’état de contingence

l’objet créé court le risque

d’être détruit ou conservé

par son auteur

C’est par le discours dont

elle est l’objet que

la création est appropriée

et devient principe de structuration du créateur.

 

 

Le « bon Sein » est le Sein imaginaire créé par

les êtres qui ont souffert à l’âge précoce

de sévères frustrations orales.

Le mérycisme est l’attitude compensatoire de

ces êtres dévorants dé-connectés de la réalité

gardée jalousement par la mère monstrueuse.

La fonction de la psychart-thérapie

est de structurer le patient

afin qu’il re-descende dans la réalité sociale.

 

 

Un obstacle majeur se dresse sur la voie

qui mène à l’accomplissement de

l’Humanité :

le fait que les hommes soient

formatés dès la naissance par

les mères toutes-puissantes

à la relation maitre-esclave.

Telle est la raison pour laquelle

« être humain »

est perçu comme un aveu de faiblesse !

 

 

Dans la lutte des contraires pour la primauté

la domination absolue est pourvoyeuse de

la « Paix romaine » : condition nécessaire

au développement tel qu’il est

phantasmé par le maitre tout-puissant.

Les pays négro-africains constituent

la preuve incontestable selon laquelle

le développement authentique postule

une société structurée par le Symbolique.

 

 

Le porteur de la Loi a le courage exceptionnel

de s’interposer dans le conflit-duel indécis

et sans fin assignable

pour «casser » son ressort et le structurer

sur le mode triangulaire et

faire émerger une structure symbolique.

En conséquence le système symbolique

ne saurait exister (quoi qu’on prétende)

dans la société sans initiation

quel que soit le nombre d’institutions

dont elle est dotée.

Aussi bien est-on fondé à dire que

c’est toujours l’Imaginaire qui gouverne

dans les sociétés dites « sur-développées ».

 

 

La lutte aveugle des contraires pour la primauté

ne trouve d’issue que dans la victoire absolue

pourvoyeuse de la Paix

préalable nécessaire au « Développement »

tel que le phantasme le maitre tout-puissant.

Les sociétés « sous le contrôle » d’un tyran

sont le modèle de la stérilité

du système fondé sur la « relation-duelle ».

Le développement ?

C’est le privilège de la structure symbolique !

 

 

L’initié ne s’accroche pas à la foi comme

le naufragé à la « bouée ».

La foi de l’initié postule

le Savoir selon lequel la Loi

est le Fondement universel

de toutes choses.

La « sérénité du Bouddha »

substitut de la foi de l’initié

résulte du respect de la Loi universelle.

 

 

En partant à la retraite dans un coin du monde

inconnu des hommes

Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de

comprendre sa création et se l’approprier.

Aussi malgré les efforts que déploie pour

percer  le voile de mystère qui enveloppe

le monde où il est « abandonné »

à l’instar d’Œdipe dans la Forêt

l’initié demeure t-il frustré et comme

dans un état de contingence radicale.

C’est la conscience de

ne nuire à personne et

d’être secourable à ses semblables

qui favorise la sérénité de l’homme

dans les pires épreuves de l’existence.

 

 

 

La démarche prioritaire de l’homme soucieux

de l’ « Etre » plutôt que de l’ « Avoir »

est de s’efforcer de récupérer son moi

« en souffrance » dans l’état de fusion.

En effet

le moi est le fondement de l’existence

ce processus sans fin de la quête de

l’Etre sanctionnée par la foi de l’initié

que perd irrémédiablement l’obsédé

de l’Avoir

dans le processus d’accumulation du capital :

« faux absolu » dans lequel

s’aliène la course effrénée de l’impérialisme.

 

 

 

La plupart des êtres que nous prenons

pour nos « figures identificatoires »

et que nous aimons

comme nous-mêmes

sont à la vérité des ennemis qui ont

réussi à « tromper notre vigilance »

en chaussant le masque de l’ami

et qui squattent notre personnalité.

Le « je » est une organisation minée :

sans cohésion et sans existence réelle.

 

 

 

L’homme qui veut vivre sans frustration

bien qu’un « sein dévorant » ait présidé

à sa naissance

ne parvient à ses fins que par le recours

à l’attitude magique qui lui permet de

se projeter dans un autre

de le « squatter » afin de

lui faire admettre (en exerçant

force pressions sur sa volonté)

qu’il est le Bon-Sein qu’il hallucine.

Tel est le mode opératoire

de certains êtres « dia-bolisés »

de cette société actuelle sans initiation.

 

 

 

Le phantasme de « Bon-Sein » est

le « chiffon rouge » qui tient

l’être non structuré

en ex-stase au-dessus du Vide.

L’accès à l’existence postule

la maitrise symbolique

des pulsions de jouissance et

la promotion de Beaux-restes .

« filet de protection » tendu sous

les pieds de l’existant-funambule.

 

 

 

Du point de vue génétique la primauté

du bon-Sein est incontestable car

le bon-Sein est la Source-de-vie

sans laquelle il n’y a pas d’existence.

Pour survivre les êtres non structurés

(inaptes au travail) sont condamnés

à halluciner leur semblable comme

le bon-Sein et à le « squatter » pour

exorciser les persécutions du sein réel.

 

 

 

Pour se poser  au-dessus du Vide

les êtres non structurés

hallucinent

le bon-Sein et le projettent sur

un de leurs qu’ils phantasment

comme un objet d’épiphanie.

Tel est le fondement

du rituel délirant de dévoration.

 

 

 

La complétude que phantasment les êtres

(non structurés)

est la fusion de la bouche et du sein

dont la métaphore

est la fusion du vagin et du pénis.

La séparation est l’Horreur

que les êtres non structurés

insupportent et qui suscite

leurs pulsions destructrices.

Il en résulte que l’existence est

« sous-tendue » par la volonté

de retour à ses origines indifférenciées.

 

 

 

Les hommes furent sans doute des enfants

frustrés par une mère dévorante

c’est pourquoi irrésistiblement

ils aspirent à la « complétude » :

par l’activité hallucinatoire du bon-Sein.

Non structuré  l’homme est un halluciné

qui projette son phantasme de bon-Sein

sur son semblable afin de le dévorer.

Telle est la cause assignable à la relation

de dévoration (qui lie les hommes) dont

les conflits endémiques sont les modalités.

 

 

 

Le rapport-duel mère-enfant est un rapport

de dévoration soumis à la loi d’alternance

où la mère dévore l’enfant-sein et l’évacue

sous la pression de l’angoisse psychotique

pour payer ensuite sa « punition »

en se mettant à son tour dans la position

du bon-Sein

à la disposition de l’enfant dévorant.

Tel est le fondement

de la lutte de Domination  maitre-esclave.

 

 

 

Jésus est le bon-Sein que les hommes

dévorent sans le moindre scrupule

sachant que Jésus lui-même avait

offert son sang à boire et sa chair

à consommer.

Le christianisme fondé sur

l’idéalisation des pulsions orales

a partie liée avec la sorcellerie où

l’homme bon est l’objet partiel oral.

 

 

 

Les hommes sont des « créatures-anales »

(générées par une mère toute-puissante)

en mal d’une mère symbolique

pour accomplir leur éducation

(sphinctérienne)

et favoriser leur entrée

dans le système symbolique

ce lieu approprié à leur humanisation.

C’est une mère symbolique : capable

de favoriser leur structuration

qu’exigent ces êtres violents

qui s’acharnent sur leurs semblables !

 

 

 

L’être non-structuré regarde le monde

avec la vision syncrétique

de la mère toute-puissante :

dans la méconnaissance de l’altérité.

L’entrée dans le champ de l’humain

postule la castration symbolique

qui produit l’effet épistémologique

d’enlever la « cataracte congénitale ».

Le monde est une jungle remplie

d’êtres tout-puissants parce qu’il

est privé d’un système d’initiation

pour infliger la castration symbolique.

 

 

 

L’homme non structuré est sans autonomie

et ne survit que par l’être squatté

qu’il hallucine comme sont Tout

dont il exige la satisfaction

de tous ses besoins.

Dans cette société déstructurée

les hommes-squatt

sont liés par un rapport de concaténation.

 

 

 

La grande stratégie que les hommes actuels

ont en commun dans la lutte pour la survie

c’est de « squatter » d’autres hommes :

« Art de guerre »

où ils investissent toutes leurs énergies !

L’ « homme-squatt » idéal s’avère celui

qui ne sait pas qu’il est squatté

ou qu’il squatte

et se prévaut d’une autonomie imaginaire.

 

 

 

La relation de solidarité initiée par

le porteur de Verbe

est à l’origine de la promotion

du « filet de protection »

tendu sous les êtres sociaux

qu’il empêche de basculer

dans le « Chaos-vide » de

la Nature.

Le principe de solidarité

est constituant de l’ « humain ».

 

 

 

Le « méga-colon » est le Squatter des squatters

qui a rendu possible le squatt de notre être

en « castrant » le représentant légitime

des  Pères-fondateurs

de la société négro-africaine ce qui a pour

effet de créer les conditions d’abandon de

l’enfant à la toute-puissance de la Mère.

La Renaissance de l’homme noir postule

la Quête couronnée de succès du phallus

des Pères-inégalables des temps primordiaux.

 

 

 

La création en psychart-thérapie est l’activité

plastique du patient pour rendre visible

sur le support les effets de destruction

des pulsions de mort

qui oeuvrent au sein de son organisme

et produisent des pathologies.

La guérison est le résultat salutaire de

la projection des pulsions de mort sur

un support

et leur maitrise symbolique

dans les formes préverbales

constituants du « défilé du Langage ».

La pathologie est un état de désordre

qui cesse de perturber

avec l’entrée dans l’ « Ordre du Langage ».

 

 

 

Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique :

les scansions dans le processus

d’accumulation du savoir étant

révélatrices des figures successives du Père.

Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves

le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».

 

 

 

Les traditions initiatiques négro-africaines

nous enseignent que c’est en commettant

le meurtre symbolique

du monstre dévorant(Ngakola)

par la technique de l’initiation

que nos ancêtres firent la promotion

des formes préverbales constituants

du Langage appelé à servir

de structure à la société des hommes

(à la faveur de l’activité plastique

fécondée  par la médiation du Verbe)

N’est-ce pas cette voie initiatique

montrée par les Pères fondateurs

qu’auraient dû logiquement emprunter

les « petits-pères » de la Reconstruction

au lieu de prendre à l’imitation du maître

la « voie sans issue » du profit maximum ?

 

 

 

L’humanité d’un homme se jauge

à sa sensibilité à l’injustice.

Le constat de la mort psychique

se fait sur son indifférence à

l’injustice que subit le faible.

La justice (la Maat) est

le fondement de l’être humain.

 

 

 

L’injustice devient une monstruosité

coupable de sanction suprême

(la psychose)

lorsqu’un homme s’arroge le droit

de prendre la vie de son semblable

pour devenir tout-puissant

car le Destin a gratifié

chacun d’une essence inaliénable.

 

 

 

Les « fous » qui peuplent le monde croient

qu’il est permis à qui le veut

le droit d’en faire à sa tête :

voler violer tuer détruire.

Ils ne savent pas que

la Loi existe

qui interdit l’injustice.

Respecter la Loi n’est

Pas un signe de faiblesse

comme l’a pensé Nietzsche

bien au contraire c’est un signe de force.

 

 

Il existe des êtres qui fuient leur identité pour

se réfugier dans la vôtre (dont vous

leur avez ouvert la porte

dans un « mouvement d’empathie »)

et qui s’acharnent à vous expulser

de votre propre « maison ».

Cela a pour effet  désastreux

de vous contraindre à endosser

leur identité dont ils ne veulent plus

et à basculer dans le « trou » de la psychose.

C’est le « sous-tien » de l’imago des parents

et la structure psychique qui en résulte qui

confèrent le sentiment de permanence au

au vécu d’identité de la personne et

empêche celle-ci de basculer dans la psychose.

 

 

 

Le capitalisme est un système obsessionnel

« sous-tendu » par le désir in-satisfait

de retour au Magma originaire

sans doute pour refuser

de symboliser ce désir

dans l’activité plastique médiatisée

par l’ « affrontement anal-sadique »

dans la technique de la psychart-thérapie.

 

 

 

Le désir de retour au Magma originaire

« travaille » en profondeur

l’être mal attaché à l’existence

par la structuration symbolique.

C’est la fonction de la technique

de la psychart-thérapie de créer

les conditions favorables

de retour au Magma originaire :

producteur de l’effet-ressourcement.

 

 

 

Le patient qui a satisfait son désir de

retour dans le Magma originaire

et s’est ressourcé

acquiert l’aptitude à s’affronter

avec la Grande Mère des origines

pour se libérer de son Etreinte et

et revenir dans l’existence

par les « traces » re-constituées

en formes préverbales :

éléments constituants du Langage

Tel est le « Pélérinage » à la source

qui permet à l’existant de

se réconcilier avec la vie en société.

 

 

Une famille non structurée par

le système symbolique

n’est pas une famille mais

un système qui se dévore

elle-même comme

un « monstre autophage ».

La structuration symbolique

est constitutive de la famille

ce lieu d’éclosion

et d’épanouissement de

la graine de l’être l’humain !

 

 

Pour éviter de chuter dans le trou noir

de la psychose

l’être non-structuré est forcé

de phantasmer continûment

la jouissance orale

sur le mode de l’ex-stase.

Le « fading » de l’objet phantasmé

est à l’origine des passages à l’acte

qui déchirent la société des hommes.

 

 

 

A laisser courir bride abattue ses pulsions sadiques

l’homme bascule dans le phantasme aliénant

d’être tout-puissant.

C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame

dans la forêt dense il fonce sur les faibles

et les piétine sans le moindre scrupule

au risque de basculer dans le trou :

piège posé sous ses  yeux malvoyants.

L’espoir du faible et l’alternance sont

inscrits comme un châtiment inéluctable

dans les comportements même de l’être sadique.

 

 

 

Confiné dans les bas-fonds de la société

où il se confond avec les détritus

la victime du tribalisme n’existe pas

pour ses promoteurs « enivrés » par

le sentiment de toute-puissance.

Et c’est sans espoir d’être reconnu

qu’il consacre ses forces de survie

à l’activité plastique centrée

sur l’art de sauver des « beaux-restes ».

 

 

 

C’est hallucinée par la vision du pénis

qu’elle prend pour le phallus

que la femme s’acharne sur

l’homme pour le déposséder.

Il n’y a donc pas de délit constitué

pour la femme non initiée

qui revendique le phallus.

En revanche il n’y a de culpabilité

que pour le porteur de phallus qui

n’accomplit pas son devoir à savoir :

« maitriser » la femme phallique et

sauver l’enfant de sa fureur envieuse.

 

 

 

L’état de déréliction postule que les métaphores

(du père) constitutives de l’être-au-monde

soient non pas détruites mais désinvesties

et  l’homme se sente dans un état d’abandon :

livré à la terreur comme le nourrisson Œdipe

posé sur une pierre nue dans la Forêt.

Le bûcheron qui sauve le nourrisson Œdipe

(l’homme en déréliction)

c’est le bon Samaritain ou « Dieu de passage ».

 

 

 

La lutte pour l’équilibration des rapports

est une lutte pour la Justice

une lutte donc légitime qu’il n’y a pas

de faute à initier et à poursuivre.

La lutte des sexes pour l’égalité

est le modèle des luttes sociaux

où la Justice est le noble objectif visé.

Il n’existe pas d’autre alternative pour

empêcher le « fétichisation » de l’enfant.

 

 

 

Un être « fini » que sa conscience

n’interpelle pas et ne juge pas

un être fini

qui vit dans confort moral

se comportant comme

s’il n’avait pas de « faille » :

un homme mort à l’existence.

La conscience est

l’imago du père porteur de Verbe.

 

 

 

Tout père digne de ce nom devrait se sentir

coupable de laisser sa femme réduire

l’enfant à l’état infâme de « fétiche ».

L’instrumentalisation de l’enfant

est le symptôme de la castration

et de l’humiliation du père.

C’est en entrant dans la voie de

l’édification et de la réparation que

le père a le réssenti de se réhabiliter

devant sa conscience : le « juge intérieur » .

 

 

 

Les gestes de circoncision et d’excision ont

une valeur essentiellement symbolique :

ils servent à illustrer l’idée selon laquelle

le prépuce et le clitoris sont

des excroissances superflues

pour la vie sexuelle de l’être social :

c’est à faire l’économie de cette pratique

que la psychanalyse a fait la promotion

du concept de « castration symbolique ».

où prévaut

le principe de la nécessité de la privation.

 

 

 

La Nature est le Lieu où la Volonté se réfracte

en volontés individuelles

et se perçoit comme dans un « miroir brisé »

aliénation dont elle tente de se délivrer

par la lutte pour la domination absolue

des volontés les unes contre les autres

lutte qui s’est soldée par

la « mutation génétique » d’une volonté qui

a donné le Verbe comme acquit avantageux.

En effet sans la puissance créatrice du Verbe

la nécessité de la technique d’initiation

n’aurait pas été perçue par son promoteur et

la société structurée par le système symbolique

n’aurait pas émergé du chaos.

Le Verbe fut donc bien un acquit avantageux

pour l’é-mer-gence de l’Humanité

et non comme Nietzsche et les Nazis l’ont cru

un handicap pour la prétendue race supérieure.

 

 

 

La fonction du « principe de raison »

ou Verbe

consiste à structurer la volonté

(dont les éléments constituants

sont les pulsions)

qui règne dans la Nature

pour créer des formes préverbales

chainons du « défilé » du langage

et mettre au  monde un être humain.

 

 

 

Le principe de causalité ou de raison selon lequel

toute cause produit un effet

(et réciproquement que tout effet une cause)

gouverne la société des hommes.

L’homme s’humanise en étant structuré par

le principe de causalité ou de raison et

il déroge à l’Humanité

par la forclusion du principe de raison

dont le père porteur de Verbe est le vecteur.

C’est pourquoi il n’est pas pertinent de prêter

le principe de raison aux êtres qui n’ont pas

accédé à la structuration symbolique grâce

à l’intériorisation

de la représentation du père (porteur de Verbe).

 

 

Qu’est ce que cela fait que vos efforts

pour la fraternité humaine

ne soient pas reconnus par les autres

qui n’ont pas fait le travail nécessaire

à la structuration de leur personnalité ?

A la vérité vous avez fait votre part

si votre conduite est en conformité

avec l’injonction de la Loi qui règne !

 

 

 

Dire que les hommes dans le monde actuel

ont perdu leur repères

c’est reconnaitre que la lumière

des valeurs fondatrices s’est éteinte et

que plongés dans l’Obscurité

les hommes sont désemparés

et confrontés  à la déréliction.

Le temps fatidique semble venu pour

le surgissement des porteurs de valeurs

afin que l’Humanité

tel le Phénix « renaisse de ses cendres ».

 

 

 

Les artistes « originaux » des temps inauguraux

ont posé les fondements de la société humaine

en faisant le sacrifice de leur jouissance

pour la promotion

de la Culture structure de l’être humain.

C’est pourquoi il est pertinent de dire

que l’addiction au jouir qui va de pair

avec le mépris de la Culture

est l’Acte imaginaire de mise à mort du Père

(l’artiste original)

annonciateur du retour à la barbarie primitive.

 

 

 

Les problèmes que les hommes ne peuvent pas

résoudre par leurs propres moyens

ils les évacuent sur leurs semblables comme

le « tout-petit » évacue sur sa mère son caca.

La société serait une « fosse d’aisance » s’il

n’existait pas des êtres porteurs de Verbe

pour faire l’ « éducation sphinctérienne »

des hommes au stade anal-sadique et

favoriser la promotion du système symbolique.

 

 

 

Un système de valeurs sans porteurs

pour les incarner

mais dont se prévaut un groupe

qui se proclame élu pour civiliser

est un système de valeurs mortes

destinées à tromper les non initiés.

A la vérité

ce sont les Barbares « masqués »

qui ont pris possession

de la société qu’ils n’ont pas créée.

 

 

L’ « acte gratuit » et sans conséquences

est le phantasme dominant

des êtres non structurés qui

voudraient se laisser au gré

de leurs motions pulsionnelles

sans se soucier de

la responsabilité de leurs actes.

Les êtres qui tentent de vivre

« au de-là du bien et du mal »

ne sont pas de vrais hommes

mais des hommes potentiels.

Car l’homme accompli c’est

celui qui assume ses responsabilités.

 

 

 

Au moins si les tout-puissants étaient les seuls

à êtres « possédés » par les pulsions de jouir

mais il se trouve que les faibles le sont aussi

et revendiquent la jouissance (masochiste).

C’est par leur complicité dans la jouissance

que tout-puissants et faibles font opposition

au règne de la Loi dans la société des hommes.

Telle est la cause

assignable à l’exclusion psychogène de la Loi !

 

 

 

Sous la fascination des pulsions de jouir

les hommes fonctionnent comme

des puissances à réduire

les autres à l’état d’instruments

de production et de jouissance

au  détriment des exigences de

la Loi souveraine.

C’est ainsi que la personne est

sacrifiée et

que le monde est plein d’êtres-déchet.

 

 

 

La preuve que la primauté revient à la Loi

c’est que la relation à l’Autre

(en mal de jouissance)

est nécessairement frustrante

et que la satisfaction du sujet

est le résultat du vécu d’avoir

agi en conformité avec

les exigences de la Loi.

Dans les relations humaines

le respect de la Loi est ce qui

doit être l’objectif : non « plus-de-jouir ».

 

 

 

La capacité de dé-voiler la Loi souveraine par

la maitrise symbolique des pulsions du jouir

est le souverain Bien : garante de l’existence

et de la foi-de-l’initié dans la transcendance.

Ce sont les êtres destructurés

et en déréliction qui

désespérés sèment la mort et la désolation.

La lutte pour l’ « accumulation du capital »

est la parodie de la Quête du souverain Bien.

 

 

 

C’est parce que les hommes non initiés

à la souveraineté de la Loi

commettent des in-justices et refusent

de les réparer sur le mode symbolique

qu’interviennent

les guerres « toujours recommencées »

comme moyen inhumain de résolution

qui remettent en cause

l’existence même de l’espèce humaine.

Le bon sens recommande la promotion

de l’initiation qui « ouvre » les yeux

de l’esprit des hommes du monde entier

sur la souveraineté irréfragable de la Loi.

 

 

 

La quintessence de l’esprit kamite façonné par

à l’ Enseignement d’Hermès Trimesgistre

(sans doute un des Pères inégalable connu)

réside dans le précepte :

« remet-en  à Dieu en dernière Instance

lorsque tu es victime d’une injustice que

son auteur refuse d’admettre et de réparer.

Telle est la seule voie qui s’offre à l’homme

victime d’une injustice déniée

pour retrouver la paix de l’âme et continuer

d’œuvrer à l’accomplissement de sa destinée.

En effet pour le Kamite (croyant dans l’âme)

le « Tribunal d’Osiris » est l’Instance suprême.

 

 

 

Les puissants donnent l’illusion qu’ils

sont au-dessus de la Loi.

A la vérité non structurés

par le système symbolique

(généré par l’imago du père)

ils sont dans l’incapacité d’être

affectés par la Loi et

de consentir à être son « instrument ».

Aliénés par l’ivresse de la jouissance

c’est à leur insu

que les puissants transgressent la Loi.

 

 

 

Pour éviter d’être ouvert à toutes influences

et d’exposer notre vie aux dangers

du monde extérieur

l’idéal serait d’organiser notre personnalité

comme un château fort du moyen âge dont

le portail ne serait ouvert

(aux fins de sacrifier à la communication)

qu’aux êtres accrédités de bonnes intentions.

Malheureusement

la clôture hermétique de la personnalité

et l’identification rigoureuse des vrais amis

sont impossibles à réaliser

et l’être le plus organisé et le plus vigilant

est condamné à l’infiltration et au « squatt ».

 

 

 

Si la Loi existait sans Dieu

qu’est-ce que ça changerait

l’essentiel n’est-il pas que

le monde ne soit pas livré

au désordre et que

l’impunité ne règne pas ?

 

 

 

Tout n’est pas permis : point n’est besoin

de la présence dissuasive du gendarme

pour s’en convaincre.

La Loi est l’absolu invisible aux yeux

(qui règne sans partage sur l’Univers)

dont la transgression est

fatale au contrevenant qui ne le sait pas.

C’est pourquoi l’exigence d’initiation

s’impose aux candidats à la vie sociale.

 

 

 

Surgi un moment de Crise où s’effondre

la structure de parenté dont

vous vous « sous-teniez »

et que vous vous sentiez

seul dans le vaste monde.

La foi de l’initié qui résulte

du respect de la Loi

est ce qui évite à l’homme

en déréliction

de basculer dans le « trou ».

 

 

L’investissement de la Loi

qui stipule la préservation

des « beaux-restes »

est le fondement intangible de la foi.

 

 

 

La forme signifiante qui é-mer-ge

de la matière agressée

dans un combat amoureux

c’est le soleil qui point

illumine les ténèbres

et fait surgir l’existant

dans l’Espace social.

L’activité créatrice de

formes préverbales

chainons du langage :

la voie originale que

le porteur de Verbe trace

pour s’affranchir

du « système clos » de la Nature.

 

 

 

La mère symbolique de l’Humanité fut un être

d’exception : visitée par le Verbe elle perçut

la nécessité de mettre en place la société

en faisant la promotion de

la détermination des sexes

(par l’excision et la circoncision)

aux fins de favoriser leur relation pour

la satisfaction sexuelle des partenaires.

Le discours de la maitresse ou

du maitre d’initiation

(censé pénétrer dans la psyché

par l’ouverture de la « coupure »)

selon lequel le circoncis et l’excisée

cessent d’être des êtres bisexuels et

deviennent des personnes

sexuellement déterminés

joue un rôle capital dans

la production des êtres sociaux car

il contraint à renoncer à l’auto-érotisme

et ouvre l’ère de la formation des couples

préliminaire à l’é-mer-gence de la famille

sans laquelle il n’existe pas de société.

Quant aux liens sociaux et à la culture

ils furent élaborés

avec la libido liée au prépuce et au clitoris.

 

 

 

Tant que les être tout-puissant n’auront pas appris

à symboliser

leurs pulsions anales-sadiques

la société restera telle qu’il est :

un système concentrationnaire

où le porteur de verbe est

contraint à édifier des liens que

détruisent les pulsions de jouissance du maitre.

 

 

 

La société des hommes non-initiés est une aire

d’affrontements anal-sadiques où

l’être « plombé » par le verbe est

contraint à transformer en formes

préverbales

les déchets de l’être tout-puissant

afin d’aménager

un espace symbolique où «  il fait bon vivre ».

 

 

 

Faute d’être pourvus de l’aptitude à l’activité

plastique créatrice de formes préverbales

(constituants du système du Langage)

dont la fonction consiste à assurer

la maitrise symbolique purifiante

des pulsions anales-sadiques

les êtres non structurés résolvent

leur problème de propreté et

d’insertion sociale en évacuant sur

d’autres hommes leurs pulsions anales

en attendant que leur éducation anale soit

faite par le substitut de la mère symbolique.

 

 

 

D’un être non structuré inapte à l’activité

symbolique

saisi d’une fureur dévorante

qui phantasme qu’il dévore

son semblable trans-formé

en objet « hallucinatoire de son désir ».

Tel est le mécanisme de la sorcellerie

cette pathologie des collectivités

en détresse matérielle et psychique qui

les rendent in-aptes à la symbolisation.

 

 

 

A un certain degré de privation les hommes

cessent d’être des hommes qui espèrent

et régressent à l’état anté-social

sous la domination des pulsions

de survie qui les déstructurent

et rendent leur compagnie dévorante.

La sorcellerie est une pathologie qui

prend sa source

dans la détresse matérielle et psychique !

 

 

La preuve incontestable que l’initiation est

à l’origine de la société des homme :

supports des pulsions de destruction

les êtres non initiés s’avèrent incapables

de la maitrise symbolique de celles-ci

pour la conservation de la société qu’ils

n’ont pas créée.

Ces « êtres-de-pulsions » sont

des irresponsables à qui il ne faut pas

se fier pour le maintenance de la société.

 

 

 

Les enfants des mères non structurées s’avèrent

des êtres-déchets envoyés

en mission de destruction par leurs génitrices.

Telle est la raison pertinente pour laquelle

les Pères-fondateurs instituèrent l’interdit

des rapports sexuels et de l’accès à des postes

de responsabilité sociale aux êtres non initiés.

En effet ceux-ci

sont les supports des pulsions de destruction.

 

 

 

La philo-sophie occidentale est basée sur l’exaltation

des pulsions et leur idéalisation qui culmine au plan

intellectuel au Savoir absolu.

Alors que la philo-sophie négro-africaine

qui postule la doctrine de l’initiation

est fondée sur la maitrise de la souffrance

(dont la  maitrise de la  douleur générée

par la circoncision est le modèle)

et la création de formes préverbales constituants

du système de Langage : instrument nécessaire

à l’activité de Quête de

« Savoir qui sait qu’il sait » sans fin assignable.

Le Savoir absolu « ici et maintenant »

et l’identification à Dieu ne sont pas

(comme cela semble

le cas pour le philo-sophe occidental)

l’Objet de la Quête de l’initiation négro-africaine

mais plutôt la Foi qui résiste à toutes épreuves

en « union avec Dieu » après la vie dans ce monde.

 

 

 

Libéré des liens structurels fondateurs de la « socialité »

par les exactions sadiques infligées aux « supports »

l’Esprit absolu enveloppe les hommes déstructurés

redevenus des primitifs en proie à la déréliction

à l’origine des symptômes supposés de civilisation.

Les guerres de destruction ont fait long feu

et sont devenues anachroniques :

le temps est venu de se laisser féconder par l’Esprit

pour la reconstruction d’un monde nouveau fondé

sur l’initiation de la communauté humaine entière

et non plus comme ce fut le cas

à la période inaugurale de l’ « Aventure humaine »

d’une initiation limitée à un groupe humain particulier.

 

 

 

 

L’Esprit absolu élut domicile dans les Pères-fondateurs

de la Culture et de la Civilisation matérielle

pour se manifester dans le monde :

il n’existe pas une autre lignée de Pères-fondateurs

mais une progéniture oedipienne qui s’acharne

à combattre et à anéantir les pères-fondateurs

pour se substituer à eux.

Chose faite aujourd’hui

qui provoque le retour aux ténèbres originaires

où les hommes ne sont plus des hommes mais

des loups qui s’affrontent pour le « plus-de-jouir. »

 

 

 

La doctrine hobbesienne selon laquelle « l’homme

est un loup pour l’homme »

il faut la relativiser et dire qu’elle est révélatrice

du « savoir spéculaire » du Barbare qui n’a pas

atteint l’état de structuration symbolique de

l’initié qualifié pour appréhender

l’essence de l’homme : le divin en état de chute.

Dire que se sont ces vécus du Barbare qui sont

enseignés comme des « Vérités éternelles »

par la philosophie dans les universités !

autant dire que l’Université est l’appareil

à re-produire le système de barbarie dominant !

 

 

Le « Léviathan » de Hobbes est le mythe

fondateur du système libéro-capitaliste

selon lequel

l’ « homme est un loup pour l’homme »

c’est-à-dire que l’homme puissant

est le prédateur faible :

une justification de l’esclavage comme

l’état de choses conforme à la Nature

sauf que la société n’est pas la Nature !

Telle est la différence radicale entre

la philosophie ce mythe qui se croit

« révélateur des Vérités éternelles »

et l’initiation en tant que

processus du Savoir qui sait qu’il sait.

 

 

 

Lorsque c’est à son avantage l’être de jouissance

croit en l’unité de l’Humanité :

le plus naturellement du monde il s’identifie

à l’Autre en prenant son histoire patronyme

son histoire ses créations etc

quitte à préconiser la différence absolue

(l’apartheid)

lorsque c’est celle-ci qui fait son affaire

en lui garantissant la jouissance sans partage

L’être de jouissance ne connait pas

l’ « Interdit » fondateur de l’homme accompli.

 

 

 

L’excision et la circoncision symboliques

constituent les actes fondateurs qui ont

favorisé l’ é-mer-gence

les formes langagières anticipatrices

du système de Langage qui

à structurer l’homme primitif ont permis

le surgissement de l’ « être de Langage »

créateur de la société des hommes

C’est pourquoi on est fondé à (pré)-dire

que le retour au mythe de la bisexualité

sera fatal à l’existence de l’être humain

que l’initiation a créé

car il suscitera la négation du Langage

et le retour à l’état de barbarie originaire.

 

 

 

La mère toute-puissante et l’enfant-phallus

constituent une unité-duelle enfermée

dans une « Bulle » qui exclut tiers.

L’Angoisse du couple déconnecté

étant d’être « mutilés »

et jetés dans la société mortifère

la démarche humanogène du père

porteur de Verbe

doit consister à inspirer confiance

à l’ unité-duelle dans la Bulle et

à trouver l’art de percer celle-ci

afin de la pénétrer pour séparer

et structurer l’ enfant-phallus et sa Mère.

 

 

 

La subversion symbolique basée sur

la recherche initiatique de la Vérité

telle est la démarche de

la technique de la psychart-thérapie

qui préconise le retour au principe

de l’activité physique sous-tendue

par le Verbe

sur l’ activité intellectuelle aliénée.

C’est pourquoi la psychart-thérapie

a choisi comme logo le scarabée

qui ajoute (sans penser) des formes

aux formes produites par la Nature.

 

 

 

L’humanité est malade de la pathologie

de la mère qui dénie sa « castration »

et phantasme qu’elle est

la Déesse toute-puissante qui règne

sur les êtres-déchets qu’elle a générés.

L’Humanité est

aliénée d’être incapable de soumettre

l’Imaginaire à la maitrise symbolique.

 

 

Les Pères-fondateurs que les civilisés

auto-proclamés

se plaisent à qualifier « primitifs »

étaient en fait ceux

qui ont introduit la civilisation.

Et comme sur d’autres points

ils avaient raison lorsqu’ils

enseignèrent que

l’être immature (non initié) doit

se tenir éloigné du plaisir sexuel

et se garder de faire des enfants

car il n’a pas conscience

de ses obligations envers la société.

 

 

 

Pour éviter de faire émerger la flamme

de l’ humain dans une région du globe

(ce qui aurait pour effet de reproduire

la situation originaire qui suscita

envie et conflits d’accaparement)

il faudrait à défaut d’institutionnaliser

les sociétés d’initiation

favoriser la promotion des ateliers de

psychart-thérapie

pour la  manipulation et l’évacuation

des pulsions anales qui sous-tendent

le désir de manipuler

de l’enfant ce pervers

présent en tout adulte non initié

(dont les pulsions sont soumises

(à la maitrise symbolique par

la mise en formes langagières

de la pâte d’argile par exemple.)

Tel est l’espoir

d’amélioration sans violence de

la société perverse libéro-capitaliste.

 

 

 

Ne doit-on pas voir dans le capitaliste l’enfant

qui a réussi à maquiller son désir

de manipuler sa mère métaphore de son caca

à le déplacer sur des hommes

« instrumentalisés »

en « facteurs » de production

et d’accumulation du Capital ?

La société libéro-capitaliste n’est-elle pas

le lieu où les êtres sociaux sont contraints

de se manipuler les uns les autres

sous l’orchestration du patron tout-puissant ?

 

 

L’enfant étant un pervers (Freud) qui désire

manipuler sa mère ou son substitut

(comme la métaphore de son caca)

pour socialiser l’enfant

il est nécessaire de lui permettre

de satisfaire son phantasme par

la manipulation

de la pâte d’argile par exemple

afin que « comblé » et détendu

il soit dans l’ état de disponibilité

favorable pour recevoir

les enseignements du père sévère

nécessaires à sa structuration symbolique.

 

 

Pour avoir la Paix l’enfant persécuté

de la mère toute-puissante

finit par tout céder et

par se laisser absorber.

L’enfant de cette mère

finit par s’identifier à elle

pour devenir sa réplication

en sacrifiant la position d’altérité.

C’est pourquoi il a été dit qu’ « il

n’existe pas d’autre pour l’Autre ».

 

 

Le « Circuit oral-anal » où se réalise

la « réduction fécale »

dont l’homme primitif est l’objet

constitue le fondement de la Nature

qui empêche l’accès à la Culture :

structure de la société des hommes.

Pour neutraliser cette « puissance »

à l’origine de la rétention de

l’être humain dans la Nature

il a fallu la promotion de l’initiation.

 

 

La Mère toute-puissante qui phantasme

l’enfant d’Homme

comme son phallus de substitution et

le prive de sa qualité de « personne »

est à l’origine de l’esclavage

voire de tous comportements

qui instrumentalisent l’être humain.

C’est pour-quoi l’initiation constitue

l’activité fondatrice de la vie sociale .

 

 

Le devenir de la Nature est un mouvement de

d’é-mer-gence et de destruction de formes

générées par le Verbe immanent à la Nature.

C’est aussi l’expérience que fait l’artiste

qui voit les formes surgir de son activité

manipulatrice de la matière et

se réengloutir comme l’alevin dans la mer.

Du point de vue humain

le créateur est l’être porteur de Verbe

qui s’assigne la fonction de (re)pêcher

des formes-alevins et de les élever au statut

d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.

 

 

 

Créer une œuvre ce n’est pas seulement

assurer sa mise en forme et la signer

c’est aussi la sauver de la destruction

et se dépenser pour sa pérennité.

Que de chefs-d’œuvre sont laissés

à l’abandon et retournent au néant

Le véritable « père » d’une œuvre

ce n’est pas celui qui l’a fait surgir

dans l’espace culturel

mais celui qui l’aime

au point de consentir le sacrifice

de sa jouissance pour sa conservation.

 

 

 

Le « je » désigne pour chaque locuteur

son état de structuration symbolique

plus ou moins avancée.

Pour beaucoup ce vocable (je) est

emprunté au langage et renvoie à

l’état d’organisation-duelle en deçà

de la structuration symbolique.

D’où le désaccord dans les actes

des hommes qui ont crû que

leurs discours étaient en harmonie.

 

 

Si une mère non-structurée et saturée par

les phantasmes de jouissance

s’avère réfractaire au porteur

de Verbe

et fait opposition à son entrée

dans le binôme mère-enfant

il  n’y a plus qu’un espoir :

favoriser la sublimation

des pulsions de jouissance

et leur mise en formes langagières.

En se réappropriant ces dernières

la mère non structurée

ouvre à la métaphore du Verbe

la voie d’entrée dans le binôme:

condition nécessaire à sa structuration

à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.

 

 

 

La psychart-thérapie est un mode d’initiation

qui à l’instar de l’initiation des « primitifs »

se donne pour l’objectif de

faire la promotion du système symbolique

dont la fonction est de structurer le patient.

Aux fins d’ atteindre cet objectif

la psychart-thérapie

à l’imitation de sa devancière

a recours à l’activité plastique

créatrice de formes préverbales

constituants du « système du langage ».

La différence entre la psychanalyse et

la psychart-thérapie réside dans le fait

que la psychanalyse se satisfait de

la parole-vide reçue des Pères-fondateurs

à faire l’ économie de l’activité plastique

génératrice des constituants du Langage

D’où l’inefficacité thérapeutique de

la psychanalyse dont la parole-vide

s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »

 

 

 

La psychart-thérapie est l’art de « faire parler »

la matière en faisant é-mer- ger à la faveur

de la manipulation de la matière informe

des embryons de formes « nommables ».

Le processus d’appropriation

de ces formes préverbales est à l’origine

de l’apparition de l’ « être de Langage ».

La psychart-thérapie étant une initiation

dont la fonction consiste à produire

des êtres de langage

il parait pertinent de penser que

le psychart-thérapeute est un substitut

de l’homo-sapiens promoteur du Langage.

 

 

 

L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque

devant la matière protoplasmique ou

devant la matière manipulée (l’argile)

il parvient à déceler une forme « nommable »

représentative du visage humain (de sa mère)

C’est à déceler et à nommer la représentation

(spéculaire) du visage humain que l’enfant

« fait son entrée » dans le champ du langage.

 

 

 

La genèse et l’accouchement se réalisent

dans la douleur pour la mère et l’enfant :

l ’enfant qui nait triomphe des obstacles

sur le sentier qui mène dans le monde.

La vie humaine

depuis l’état fœtal jusqu’à la mort :

une suite d’épreuves initiatiques

auxquelles le prétendant est confronté.

L’existence authentique est une gageure.

 

 

 

La mère symbiotique (structurée) favorise

l’intégration du père porteur de Verbe

à la relation symbiotique mère-enfant

condition nécessaire de la promotion

de la relation triangulaire ou symbolique.

En effet au contraire de la mère adhésive

la mère symbiotique n’est pas « fermée »

mais réceptive au père porteur de Verbe !

 

 

 

La négation de Dieu creuse un Trou

qui libère les pulsions de jouissance

et génère l’angoisse de mort

fatale à l’existence humaine.

La foi est une nécessité dont

le refus est à l’origine

du désespoir des êtres

qui n’ont pas d’autre

solution  que le refuge

dans le plus-de-jouir stérile

ou dans le processus absurde

de l’ « accumulation du Capital. »

 

 

 

Pour l’être porteur de Verbe consigné

dans un milieu primaire

traversé de part en part de pulsions

anales-sadiques

l’occupation ordinaire consiste

à mettre en formes préverbales

la colline sur laquelle se tient

debout son être en déréliction

à mettre ensuite en mots

les formes préverbales

à mettre les mots en phrases

enfin à mettre ces dernières

en discours qui sait qu’il sait.

L’existant est l’être-parlant qui

surgit de la « maitrise verbale »

du milieu primaire dans lequel il vit.

 

 

 

Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage

maternel

sont des êtres sans « couverture » narcissique

poussés à l’errance c’est à dire à la recherche

de l’objet d’amour

qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde.

C’est en effet l’expérience d’union avec

une mère symbiotique (narcissisme)

qui est à l’origine de la confiance en soi

et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour.

La mère symbiotique est le « viatique »

dont se sous-tient

l’être humain dans sa traversée du Désert.

 

 

 

Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie

et à une catastrophique crise de civilisation

lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens)

non touchée par le processus de mutation génétique

au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens

pour compenser son handicap

s’en « défend » par le recours à l’idéalisation

de son organisation pulsionnelle pour glorifier

la personnalité non mutante de sa « race » prétendue.

N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands

(singulièrement Nietzsche)

qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu

en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ?

Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !

 

 

 

En infligeant la castration symbolique : condition

nécessaire à la création des formes préverbales

et à la structuration symbolique qui permet

l’apparition de l’ « être de langage »

la technique de l’initiation humanise

l’homme primitif sadique par essence et

du même coup soumet l’homme accompli

(créateur de la société)

à la domination réifiante de la horde de Brutes.

Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir »

c’est pourquoi ils avaient en horreur

la Culture supposée castrer le Barbare.

Ce ne fut donc pas le goût du secret mais

l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.

 

 

 

Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude

de mettre ses pulsions en formes langagières

au moyen de l’activité artistique créatrice

et d’accéder à la structuration symbolique

qui culmine à l’é-mer-gence de

l’ « être-de-langage ».

Le refus d’initiation est la conséquence de

la « fixation » au système des pulsions qui

sont la caractéristique de l’homme primitif .

 

 

 

Les hommes restés primitifs (non initiés)

n’assument pas l’état de « finitude »

et pour le transcender ils ont recours

à la métaphore du cannibalisme :

la réification

et l’exploitation de leurs semblables.

Les hommes non initiés hallucinent

qu’ils sont des dieux tout-puissants

et c’est sans état d’âme

qu’ils dénient les droits de leurs frères.

 

 

 

C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie

au père la vision synoptique de la famille

dont il a la gestion et

la capacité  de remplir sa fonction

dans l’esprit d’équité.

Non porteur de Verbe

un représentant n’est pas un père

mais un tyran qui en semant l’injustice

travaille au pervertissement destructeur

de son peuple qu’il a la chargé de protéger.

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique créée par

le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit)

pour désintoxiquer le patient « colonisé » par

les pulsions de mort (dont le « gougnon »

est suppôt)

au moyen du transfert de celles-ci

sur un support artistique.

L’impétrant en psychart-thérapie

est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié

par la « visibilisation » de sa personnalité

assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer

par la mise à mort symbolique de ce substitut

et sa reconstitution sur le mode

des formes préverbales : constituants de

la « mise en forme » structurante du patient.

La psychart-thérapie

est la technique de « socialisation » du patient.

 

 

 

 

L’homme potentiel accomplit ses potentialités

grâce à la maitrise symbolique des pulsions

(créatrice de formes préverbales)

au moyen de l’activité artistique

de l’être porteur de la loi.

L’homme accompli : l’homme structuré par

les formes préverbales chainons du Langage.

 

 

 

Avant la promotion de l’initiation à l’origine de

la structuration symbolique

il n’y avait pas d’homme accompli mais

un hominidé sous-tendu par des pulsions.

Lorsque disparait la structure symbolique

sous la sape des pulsions de jouissance

il faut craindre la « mort » de l’homme

dans une société qui a « perdu son âme » .

Le système libéro-capitaliste :

le système qui accomplit la fin de l’homme ?

 

 

 

La Voie de la Justice est celle qui conduit

l’impétrant au cœur du Cosmos

pour l’ union avec Dieu :

principe de la Totalité parfaite.

L’homme avide de jouissance

est condamné à l’errance dans

la Spirale infernale

du plus-de-jouir et du profit-maximum.

 

 

 

Ce n’est parce qu’il désire être reconnu

par l’Autre aveugle et rongé d’envie

que le porteur de Verbe

passe son temps à créer

mais pour la conquête du Savoir

et la Foi en l’« union avec Dieu ».

En effet la fusion avec l’ Autre

ce « singe de Dieu »

est à l’origine de l’aliénation

que le porteur de Verbe a en horreur.

 

 

 

Il n’y a pas de satisfaction plus grande

que celle de l’impétrant engagé dans

le dévoilement du mystère du monde.

In-commensurable est la joie

de l’initié « sous-tendu » par

la foi d’airain d’ « union avec Dieu ».

La foi d’airain d’union en Dieu qui

couronne le Savoir initiatique

est l’Objectif assignable

à l’Errance des hommes dans la Nuit.

 

 

 

 

Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait

plus souffrir que lorsqu’on la connait

parce que la souffrance indéterminée

est plus douloureuse que

la souffrance dont la cause est connue car

on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon

un remède du moins une raison d’espérer.

Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même

c’est pourquoi

infliger des souffrances à un enfant

est la chose la plus monstrueuse du monde !

 

 

 

Le savoir authentique : moment de la recherche

de la Vérité

postule l’ascèse purificatrice de la jouissance

(orale anale et oedipienne).

Produit de l’activité discursive médiatisée

par la Loi

le savoir authentique (qui sait qu’il sait)

a pour lieu privilégié le système symbolique.

C’est pourquoi le « savoir universitaire »

reçu sans ascèse préalable (par biberonnage)

ne saurait constituer l’instrument adéquat

pour la Recherche dans la perspective de

la philo-sophia : « amour de la Vérité ».

Les systèmes philosophiques ne sont que

les produits spécieux de la spéculation sur

le savoir universitaire reçu par biberonnage.

 

 

 

Comme les Stars du spectacle

jouent à être heureux

ainsi les dirigeants politiques

se veulent-ils rassurants

même au bord du « gouffre ».

C’est de leur capacité de déni

que ces hommes (objets

d’admiration universelle)

tirent l’art de duper les autres.

 

 

 

La cécité psychique de l’être « tout-puissant »

est telle que devant un danger menaçant

il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise

la situation :

c’est sans le soupçonner que

l’être tout-puissant bascule dans néant.

La magie du déni est la « défense » de

l’être tout-puissant dans les pires situations.

 

 

 

La mère toute-puissante qui a fait de

son enfant son phallus

ne tolère pas que celui-ci soit

arraché à son emprise par le père

pour l’initiation personnalisante.

En effet cette mère « phallique »

vit la séparation et

l’éducation de l’enfant comme

une « castration sèche » et

pour l’empêcher elle est résolue

à perpétrer le meurtre du médiateur.

 

 

 

Le développement harmonieux du fœtus postule

une mère dotée  d’une structuration symbolique

En effet la structure symbolique fonctionne

comme une structure médiatrice destinée

à protéger le fœtus contre

les réactions affectives de la future mère

pendant les neuf mois de gestation

et les premiers mois de la naissance.

Il est permis de postuler que

ce sont les fœtus

exposés sans protection aux réactions

affectives et libidinales de la gestante

qui font ces enfants « hypersensibles »

les autistes que la non « myélinisation »

de leur système nerveux

rend fortement intolérants aux sensations

et in-aptes à l’acquisition du langage humain.

 

 

 

La détermination des sexes par l’initiation

précède et conditionne les autres.

C’est pourquoi

dans les sociétés sans initiation

nul  n’assume la « finitude humaine »

et les catégories sociales dont il participe

ce qui a pour conséquence de générer

un état social où les êtres envieux passent

leur temps dans les « luttes de castration ».

 

 

 

Avec une mère « envieuse » le désir

de reconnaissance sexuel

de l’enfant

n’est jamais satisfait

ce qui a pour effet de le condamner

lui aussi à l’état d’indifférenciation

aussi bien sexuelle que sociale

incompatibles avec la socialisation.

L’origine des difficultés d’insertion

est à chercher

dans la question d’identité sexuelle.

 

 

 

En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet

et soumettre ensuite celui-ci

à l’activité médiatisée par le Verbe

créateur de de formes préverbales

« constituantes » de la structure du langage

le porteur de verbe démontre la primat du Verbe.

La sublimation la maitrise symbolique de l’objet

et la création du langage

sont les éléments de preuve du primat du Verbe.

Le langage étant le produit de

de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore

l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.

 

 

 

La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche

l’existant sur la Mer démontée.

Sans la Loi

il n’y a pas d’espoir et

les jouissants sont

des épaves qui flottent.

L’existant : le porteur d’espoir

du monde des possédants et des dé-munis.

 

 

 

 

L’important pour l’être humain ce n’est pas

de combler son manque afin d’ éviter

les affres de la frustration

mais d’avoir les moyens culturels de

symboliser ses pulsions persécutrices

toujours renaissantes ; la satisfaction

de celles-ci n’est jamais définitive et

après la jouissance viennent toujours

les affres de la frustration

dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.

 

 

 

Ce qui est façonné avec force et terreur

est illusoire et

résiste pas à l’épreuve de la réalité :

le Verbe est le principe de la création.

C’est pourquoi le tyran qui s’acharne

à bâtir par la force et la terreur

mérite d’ être

considéré comme le « Singe de Dieu ».

 

 

 

A force de contourner la Loi le pervers

la vide de son contenu et

se croit en droit de proclamer que

la Loi n’existe pas et

que c’est son Désir qui est la Loi.

C’est ainsi que le pervers prépare

sa chute dans le « trou » où

il bascule inexorablement lorsque

son désir de toute-puissance bute

sur un obstacle in-surmontable et

qu’il perd son phantasme de grandeur.

 

 

 

Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance

de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement

la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu

pour combler son manque

L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont

les pulsions basiques que la femme et l’homme

à l’état primitifs (immatures)

doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.

 

 

 

La Loi instrumente l’être « possédé » pour

créer la société des hommes en faisant

la promotion de l’initiation pour

infliger la castration symbolique

à l’être bisexuel originaire

et mettre les produits de celle-ci

l’homme et la femme

dans la relation de différence dans l’unité.

C’est parce que l’être non initié constitue

une redoutable menace pour la société

que les Pères-fondateurs ont préconisé

la marginalisation des êtres non initiés

voire la mise à mort

de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.

 

 

 

Les dirigeants des Nations prédatrices qui

sacrifient sous des prétextes fallacieux

des vies humaines à l’intérêt de celles-ci

différent-ils dans le fond des dirigeants

des petits pays  qui

immolent des enfants dans des « rituels »

pour accéder ou se maintenir au pouvoir ?

C’est le désir hallucinatoire d’apothéose

qui « sous-tend » (inexorablement)

l’exerce de la « magistrature suprême » !

 

 

 

Le terroriste est un homme en qui la violence

a atteint un niveau tel qu’il

n’éprouve plus le besoin de la justifier

par des raisons fallacieuses :

le terrorisme est la forme spectaculaire

du « passage à l’acte ».

De ce point de vue on est fondé à dire

que l’être tout-puissant qui

dirige le monde est un terroriste « honteux ».

 

 

 

Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre

le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance

pour la domination du monde.

L’émergence de la société

et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe

du porteur de phallus qui a mis sur pied

le système d’initiation pour favoriser

la détermination des sexes et

la structuration symbolique du primitif

de l’homme primitif

à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ».

Actuellement c’est par

la déstructuration de l’homme « fasciné » par

le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance

assure sa domination dans la société des hommes.

 

 

Si la mère (par définition) « possessive »

ne dispose pas d’outils nécessaires

pour soumettre à l’activité symbolique

les pulsions qui l’attachent à l’enfant

celui-ci court le risque d’être captivé

et réduit à l’état infâme de « fétiche ».

La fonction assignée au père

est de sauver l’enfant de l’abjection.

 

 

La fonction « castratrice » assignée au père

s’interposer dans le contact

enfant-mère symbolique

et de favoriser la création

des conditions favorables

à la « socialisation ».

Le père pusillanime

qui manque à ce devoir

et condamne l’enfant à

à la dévoration de la mère

est coupable de « crime contre l’Humanité ».

 

 

 

Les hommes que l’éducation a privé

du Souverain Bien : la conscience

sont mal dans leur peau et cherchent

l’ « objet manquant » dans l’activité

d’ accumulation effrénée du Capital

qui débouche

sur la « conscience malheureuse »

ce vécu de rage qu’on a d’avoir

passé à côté de l’essentiel.

Le capitaliste est

accapareur parce qu’il sait que

« l’argent ne fait pas le Bonheur ».

 

 

 

 

La Loi est le principe plus ou moins conscient

de tous ce qui existe : l’astre la plante

l’animal et l’homme à plus forte raison.

C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi

à certaines personnes supposées au-dessus

ou au-dessous de la Loi

parce qu’elles sont dotées la capacité

de « noyer » leur conscience dans le jouir

ou la suractivité qui leur permet

de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.

 

 

 

Les gens ont plusieurs manières de se « défendre »

contre les tourments de la conscience coupable

dont l’une des plus usitées est

le refuge dans la suractivité.

Ce sont les êtres activistes qui donnent

l’impression de surabondance de vie et

font croire que la Loi est

un leurre qui n’existe pas.

La fonction assignée de la suractivité est donc

de noyer les tourments la mauvaise conscience.

 

 

 

 

Quand on a vu la catastrophe (le nazisme)

à laquelle le mépris de

la médiation du Verbe

a pu conduire les êtres humains

on est effaré et on se demande

ce qu’il convient de faire pour

éviter cette monstruosité et

on se convainc du bien-fondé

de l’initiation accoucheuse

de la relation de personnes.

L’initiation est la loi

fondatrice à laquelle

les descendants des hommes

traumatisés par les privations

demeurent inexorablement réfractaires.

 

 

 

La philosophie occidentale est le résultat

de la subsomption de la vision du monde

indo-européenne

sous la forme du Langage

dont l’appropriation exige

le paiement de la «Dette »

aux ancêtres-fondateurs kémites.

Vision du monde

« sous-tendue » en conséquence

par le Désir de toute-puissance

consubstantiel à l’état de nature.

C’est le désir de toute-puissance

non soumise  à la castration symbolique

qui est re-baptisé sous les terminologies

de « Volonté d’être » par Schopenhauer

« Volonté de puissance » par Nietzsche

« Volonté de la Volonté » par Heidegger.

 

 

 

L’infiltration continue et la fureur conquérante

des foyers de la civilisation

ont dispensé les Barbares de s’acquitter de

leur « dette symbolique » à savoir

la circoncision

l’excision symboligène

aux Ancêtres fondateurs de la société.

C’est ainsi que les « nouveaux civilisés »

grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils

n’avaient pas créés

croient naïvement que les Actes fondateurs

(l’excision et la circoncision) sont inutiles

et les méprisent en tant que « mutilations

des parties génitales »

et  atteinte à l’intégrité de la personne qui

n’existe pas avant l’initiation structurante.

 

 

 

Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige

que les hordes de Barbares

envahissent les régions prospères

de s’emparent des produits

patiemment élaborés et accumulés de

leurs activités productrices.

Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent

de cette pratique atavique des Aryens

comme si elle constituait

une plus-value apportée à la Nature.

En fait les peuples prédateurs sont

attachés à l’état de nature parce que

la poussée pulsionnelle leur permet

d’envahir les peuples socialisés par

l’initiation structurante

et de les dé-posséder des produits

de leurs activités productrices

mais en violation flagrante de la Loi.

 

 

 

N’est-ce pas le phantasme régnant

selon lequel l’intérêt du puissant

(dont la transposition

au plan économique

est la Règle du profit maximum)

veut qu’il s’approprie le sous-sol

et les produits du labeur du faible

qui présida à la conception de

la Loi de l’Histoire selon Hegel ?

Dans ces conditions la notion de

« droit des Nations » : un leurre ?

 

 

 

La philosophie : sentier de la Quête du Savoir

et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre)

a pour vecteur le Langage structuré par

les formes préverbales

elles-mêmes créations

de l’activité plastique

« sous-tendue » par le Verbe.

La philosophie postule donc

le meurtre symbolique de la Nature-Mère

par l’activité initiatique.

C’est pourquoi

il est faux et mystifiant de prétendre que

la philosophie a fait son apparition en Grèce

( la philosophie est grecque a dit Heidegger)

qui ne connaissait pas la « coupure » avec

la Nature par la circoncision et l’excision

autrement-dit : par la castration symbolique.

 

 

 

Alors que le désir de « fusion avec Dieu »

mobilise l’impétrant et le contraint

au dépassement de soi

par la Quête incessante

la Volonté de toute-puissance jette

l’« être de pulsions »

dans les affrontements meurtriers

qui le confrontent à la culpabilité

ainsi qu’au vécu mortifiant

de déchéance mortifiant.

La culpabilité de l’« être-là »

et la « sommation » d’exister

ne sont à la vérité que leurres

de philo-sophe en mal de justification.

 

 

 

Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité)

passèrent de la Nature à l’état social à la faveur

de la médiation de la technique d’initiation

dont les Acte fondateurs

furent la circoncision et l’excision :

castration symbolique sans laquelle

il n’y a pas d’activité symboligène

pour compenser la perte.

C’est ce passage non négociable

au primitif qui aspire à l’état social

que pour le malheur de l’Humanité

les migrants hyperboréens méconnurent

dans leur ardeur conquérante de la civilisation.

L’absence d’initiation et d’activité symbolique

sont incontestablement les raisons assignables

à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.

 

 

 

Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire

« sous-tendu » par

le plus-de-jouir dont

le profit maximum est

le versant économique.

L’activité philosophique

elle-même

qui se veut désintéressée

non médiatisée par

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire et

n’a pas de point de contact avec la réalité

dont la structure symbolique est le vecteur.

 

 

L’homme accomplit son humanité

en se mettant sa vie au service

de la Vérité :

le réputé « grand penseur »

qui déforme la Vérité pour

des raisons de narcissisme

se disqualifie

et se prive lui-même de ce titre.

« Penser » c’est servir la Vérité.

 

 

 

C’est sur le terrain de l’anthropologie où

le narcissisme se glisse en contrebande

qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui

respecte la Vérité

que le sophiste n’hésite pas à

sacrifier aux exigences du narcissisme.

ainsi les « grands philosophes » Kant

Nietzsche Hegel Heidegger

En donnant dans le racisme qui dénie

à l’homme noir son rôle fondateur de

l’Histoire

sont-ils en dernier ressort disqualifiés

comme philosophes

autrement-dit : amoureux de la Vérité.

 

 

 

Dans la Turquie actuelle région qui fit partie

de la Mésopotamie : proto-civilisation qui

disputa longtemps la primauté à l’Egypte

l’anthropologue français Bernard Holas

d’origine juive n’hésita pas

à voir l’habitat originaire du peuple bété.

Or des archéologues ont fait la découverte

depuis un certain temps d’un site au nom

curieux et éloquent pour l’homme Bété :

« Gobèclitapè » la plus vieille civilisation

peut-être avec ses 12000 ans d’âge.

On peut décomposer Gobèclitapè

comme suit : gobè (cuillère)

cli (courbé) tapè (calebasse)

et le reconstituer comme suit :

(la cité) de la cuillère courbée

recouverte (en dôme) d’une calebasse

appellation que corrobore la topographie !

(Pour l’exposé des fouilles

consulter le site :www. afrikhepri.org)

 

 

La Vie est la graine de pô : vide

de contenu

elle laisse sur leur faim

les hommes affamés de

plénitude d’être.

Ce sont le désespoir et

la révolte qui « sous-tendent »

les affrontements des hommes.

 

 

 

C’est parce que la libido liée au prépuce

et au clitoris

n’est plus détournée par l’initiation

dans la création des liens sociaux

et de la culture authentiques

que les hommes attachés

à la bisexualité mythique

s’investissent dans le plus-de-jouir

et la lutte pour le profit maximum.

La mépris du principe fondateur

(la détermination

des sexes et leur structuration par

la « parole forte » de l’initiateur)

est  la cause assignable au retour

à la barbarie des temps préinitiatiques.

 

 

 

L’activité créatrice est la propédeutique

au renoncement à la jouissance

par l’activité symboligène.

Nul ne peut « maitriser »

la jouissance sans la médiation

de l’activité créatrice et symboligène

qui constituent les « ouvertures » sur

la transcendance :

lieu atopique des béatitudes postulées.

La fonction de la foi en l’éternité c’est

de dis-qualifier la jouissance du corps !

 

 

 

Alors que dans la névrose obsessionnelle

la trace anale est ce qui qui fait fonction

de « garde-fou » et

qui empêche de basculer

dans la « fosse anale »

dans l’état normal

ce qui préserve de

l’interdit de jouir

et de la psychose

c’est le « beau-reste »

ou forme préverbale

chainon du Langage.

C’est pourquoi

le rituel compulsif  est

est la manifestation de

la névrose obsessionnelle

alors que l’état normal  se « sous-tient »

de la capacité déterminative du Langage !

 

 

 

Les hommes qui refusent obstinément l’initiation

se condamnent à demeurer dans l’état primitif

en se privant de la structuration symbolique

que leur avidité juge superflue.

En effet contraints à idéaliser leurs pulsions

afin d’ éviter des blessures

à leur narcissisme primaire

ces prédateurs humains sont

condamnés à l’insatisfaction

dont se nourrit leur

compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.

 

 

 

Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas

acquis et laisse insatisfait :

le prédateur en a la preuve par le vécu

même s’il s’évertue

à « donner le change » en affichant

l’apparence du Bonheur à faire envie.

La satisfaction est la sanction du mérite.

 

 

 

C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité

transformatrice de la matière et

échangée sur le marché contre

celle d’un autre

qui est objet de consommation

de l’être structuré par le système symbolique.

Le prédateur est un être non structuré

donc un être avide qui pour tenter

d’exorciser son angoisse de mort

s’empare par violence de la vie d’un autre.

Un primitif anachronique

l’homme « possédé » par la fureur de vivre

qui ne connait pas l’ activité transformatrice.

 

 

 

 

 

La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence

et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne

à la lui arracher et à se l’approprier

en phantasmant la toute-puissance.

La plupart des hommes donnent l’impression

d’abandonner leur vie au prédateur : illusion.

L’aliénation est la technique d’ hibernation

par laquelle l’homme faible se « défend »

quitte à ranimer la flamme de sa personnalité

lorsque les circonstances favorables se présentent.

Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus »

de céder à la fureur du prédateur

et résistent par l’activité créatrice originale pour

non seulement revendiquer leur survie en corps

mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence

à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».

 

 

 

 

Une femme exceptionnelle comprit que l’illusion de

bisexualité était à l’origine des affrontements qui

réduisaient à rien les tentatives de fonder

des familles « cellules de base » de la vie sociale

et elle conçut la technique d’initiation sexuelle

fondement du couple préalable à l’é-mer-gence

de la famille et de la société.

C’est pourquoi il est pertinent de dire que

parler de civilisation dans une société sans initiation

c’est bluffer et donner le change à d’autres hommes

dans l’objectif  d’ asseoir une domination matérielle

dont les « fondamentaux »

sont empruntés à la civilisation (kémite) fondatrice.

 

 

 

Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer

le modèle universel pas seulement pour

la technique de faire du profit maximum

ou ce qui concerne les manières de table

mais surtout faire fonction

de référence morale à ceux

qui ne sont pas parvenus à

ce sommet de l’Evolution.

Sinon cela reviendrait

à réduire le mode de vie

de l’homme civilisé

à un «  jeu d’hypocrisie »

dommageable à l’idéal de l’ Humanité.

Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.

 

 

 

La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée

par les différences dans le monde

dont la différence des sexes est fondatrice

est l’origine  de l’activité culturelle par

les sentiers hors du champ de la Nature.

C’est ainsi que l’initiation nous apprend

que par essence les dieux sont parfaits

par conséquent bisexuels

et que la détermination des sexes est

nécessaire à la différence

et à la complémentarité dans l’égalité

des partenaires sociaux.

Telle est donc la Vérité

sur laquelle doit reposer les relations

non seulement sexuelles mais sociales aussi.

 

 

 

Jésus tel que nous le connaissons par les écrits de

ses disciples :

un des plus grands initiés qui soient

n’a certainement pas pu dire :

« aimez-vous les uns autres »

mais « ayez pitié les uns des autres

parce que vous ne savez pas ce que vous faites ».

En effet tout initié sait comme le Bouddha que

la pitié est le sentiment qu’inspirent les hommes.

Il faut sans doute voir un défaut d’interprétation

ou de la malignité dans cette phrase prêtée à Jésus.

 

 

 

Le « choc » de surprendre la mère dans sa nudité

et d’être confronté à la vision de la vulve

engendre chez le petit garçon

l’ « angoisse de castration »

qui le contraint à se détourner

de la réalité par la sublimation

qui consiste à habiller celle-ci

de formes satisfaisantes pour l’esprit.

Ainsi émerge le champ de la culture

qui enferme l’homme dans les formes

et le contraint à appréhender la réalité

à travers le langage des formes qu’il a créé.

Les êtres inaptes à la sublimation s’avèrent

les enfants de la mère fusionnelle qui

n’ont pas accédé à la structuration symbolique.

 

 

 

La préservation des « beaux-restes » postule

la castration symbolique

(substituts de la circoncision

et de l’excision symboliques.)

C’est par la voie des « beaux-restes »

que l’homme primitif fait son entrée

dans le système symbolique

et acquiert le « droit à l’insertion sociale »

 

 

 

C’est par la préservation des « beaux-restes »

que l’homme primitif é-mer-ge

du système clos de la Nature pour faire

son entrée dans la société des hommes

structurée par le système symbolique.

Les beaux-restes constituent le prix de

la « Dette symbolique »

au Père inégalable de la société des hommes.

 

 

 

Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de

fonder son « être-là » par la préservation de

« beaux-restes » : traces parlantes appelées

à témoigner de son passage sur terre.

Les beaux-restes sont des signes

dont la fonction est de permettre

à l’être-là de payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société des hommes.

 

 

 

La société libéro-capitaliste n’est pas propice

à la préservation de « beaux-restes »

bien au contraire la société libéro-capitaliste

est fondée sur la négation des beaux-restes

et la revendication du « profit maximum »

ou de la jouissance sans tabou.

L’émergence des beaux-restes    

dans le système destructeur libéro-capitaliste

est un signe porteur du désir de Refondation.

 

 

Les êtres socialisés développent l’aptitude

à l’interaction

(prémisse de la relation sociale)

dans le contact précoce

avec une mère symbiotique

aptitude que la mère fusionnelle étouffe.

C’est pourquoi

l’être qui s’est identifié à cette dernière

(le pervers narcissique)

est « réfractaire » à toutes médiations

et privé de la capacité d’insertion sociale.

 

 

La constitution et le développement

d’une nation

postule la mise en place de

conditions favorables à

l’é-mer-gence

des familles structurées

par le système symbolique

générateur de paix sociale

et du sentiment de sécurité

sans lesquels il n’y a pas

une nation d’hommes accomplis.

 

 

 

La fonction du système symbolique

est de maîtriser les pulsions

d’apaiser l’être naissant et

de créer les conditions favorables

à son développement harmonieux.

Le système symbolique constitue

la Serre de la graine de l’Homme.

 

 

 

Une famille non structurée par

le système symbolique

n’est pas une famille mais

un système qui se dévore

elle-même comme

un « monstre autophage ».

La structuration symbolique

est constitutive de la famille

ce lieu d’éclosion

et d’épanouissement de

la graine de l’être l’humain !

 

 

Pour éviter de chuter dans le trou noir

de la psychose

l’être non-structuré est forcé

de phantasmer continûment

la jouissance orale

sur le mode de l’ex-stase.

Le « fading » de l’objet phantasmé

est à l’origine des passages à l’acte

qui déchirent la société des hommes.

 

 

L’existence des hommes qui n’ont pas

accédé à la structuration symbolique

est déterminée par

la réminiscence du sein de la mère

auquel ils aspirent à se raccrocher

(à travers ses figures substitutives)

afin échapper

aux poinçons de la frustration.

C’est pourquoi l’existence

des hommes non structurés

est ponctuée de passages à l’acte.

 

 

L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques

bascule et s’aliène

dans le vécu de toute-puissance.

C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame

dans la forêt dense il fonce sur les faibles

et les piétine sans le moindre scrupule

au risque de basculer dans le trou :

piège posé sous ses  yeux malvoyants.

L’espoir du faible et l’alternance sont

inscrits comme un châtiment inéluctable

dans les comportements de l’être anal-sadique.

 

 

Le monde est régi par l’Economie basée

sur la règle sacro-sainte

du profit maximum qui

exclut la morale et la fraternité humaine.

Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est

le comportement sadique des dominants

qui ignore la Loi : principe du monde

dont la transgression est fatale à l’agent.

 

 

 

Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau

d’initiation qui sépare l’enfant-phallus

de la mère toute-puissante

et favorise le processus

de son humanisation

par l’activité artistique

créatrice du système symbolique dont

l’appropriation culmine

à l’é-mer-gence de l’ « être de langage »

L’initiation est

la voie de la quête sans fin  du Savoir

 

 

 

L’angoisse de mort non maîtrisée

dans une activité symboligène

et vécue sur le mode imaginaire

est responsable de bien de maux

plus ou moins graves imputables

au manque de système d’initiation.

 

 

 

Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas

exorciser l’angoisse de mort qui le taraude

pour être inapte à symboliser

les pulsions de destruction qui la génèrent

il est condamné à commettre un crime réel

ou imaginaire qui consiste à se jeter dans

dans un rapport de jouissance

où le partenaire est halluciné

comme une personne

sacrifiée dans un « délire de dévoration ».

 

 

 

C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe

capable de résister à la fascination de la jouissance

qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère

que l’homme de la « jouissance sans tabou »

est condamné à remplir.

C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner

notre Humanité en souffrance est sans doute

la quête du « Savoir initiatique » pour assurer

la « délivrance » de l’Humanité

« objet de captation » de la mère toute-puissante !

 

 

 

Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant

que la colère de la femme substitut de la mère

jette dans l’effroi

ce qui pousse l’homme à faire tout pour

éviter de s’exposer à l’ire

du substitut de sa mère.

C’est pourquoi l’homme

reste soumis à la femme

et collabore dans la perversion sexuelle

au risque de sacrifier les droits de l’enfant.

Telle est sans doute la raison pour laquelle

l’Humanité demeure dans l’état de gestation.

 

 

S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris

que la circoncision et l’excision symboliques retirent

au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum

(qui réduisent l’être humain à l’état d’objet)

pour l’investir

dans la promotion des relations sociales

et dans la création d’oeuvres culturelles

on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas

originale mais relève de l’ « imitation de la Nature »

selon la théorie aristotélicienne

et de la réadaptation des oeuvres originales créées

par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée.

D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau »

de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.

 

 

 

A l’origine des guerres « toujours recommencées »

il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme

porteur de Verbe qui

renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri

de la fureur de la femme revendicative

à se laisser enfermer dans la clôture de

la perversion sexuelle.

Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante

mais l’homme qui se castre pour lui complaire !

 

 

Quand les hommes seront lassés des guerres

pour le profit maximum et le plus-de-jouir

ils aspireront à la paix

afin de sauver les « beaux-restes »

fondements sacrés de l’Humanité.

Il est clair que ce qui est imposé

n’a aucune chance de prospérer :

on ne prend conscience de

la valeur d’une chose qu’on aime

que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.

 

 

 

Pour qu’une « famille humaine » : structurée

par le système symbolique

émerge de la lutte originaire des sexes

il est nécessaire que l’homme et

la femme bisexuels

aspirent à la « paix des braves »

et à cette fin consentent à renoncer

à leur deuxième sexe

et souhaitent la médiation

d’un être porteur de Verbe.

Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix

et de renoncement à la Jouissance pour

la satisfaction sexuelle partagée

la détermination des sexes et

leur relations complémentaires

génératrices de la famille sont impossibles.

 

 

 

La politique de l’assimilation était

une tentative d’aliénation

car elle visait à arracher

par la force et la ruse

une personne à sa mère

pour lui offrir une autre

civilisée et blanche.

Cette politique est

vouée à l’échec

pour méconnaître

le fondement narcissique

sur lequel repose la personnalité.

 

 

La mère est le premier amour de l’enfant et

le fondement du narcissisme.

L’amour

de l’enfant pour la mère est inconditionnel

et le narcissisme ne se négocie pas.

Il est imprescriptible

même s’il donne l’impression de se renier

dans certaines pathologies (perversions).

C’est pourquoi on est fondé à dire

de ces gens qui foulent aux pieds

le narcissisme des autres (faibles)

ou qui s’acharnent à les assimiler

qu’ils ont des problèmes avec

leur propre « moi » en fusion

avec une mère non symbiotique.

Le narcissisme est

le fondement sûr de l’existence humaine.

 

 

 

Le danger des hommes porteurs de l’illusion

de toute-puissance

est la fureur des pulsions sadiques qui

éteint la lumière de leur conscience et

les bascule inéluctablement.

dans le « délire de grandeurs » fatal

aux faibles qu’ils réduisent en déchet.

Aucun homme n’émerge

là où l’être tout-puissant règne en maître.

 

 

 

L’impétrant qui est attentif à ses états sait

que l’être investi par les pulsions

de puissance et de possession

est exposé au délire de grandeurs.

C’est pourquoi il a la sagesse de

les évacuer sur un Support et de

les transformer en formes pré-verbales

éléments constituants du Langage dont

la fonction est de structurer

l’être qui aspire à la toute-puissance et

d’humaniser son « désir d’apothéose »

qui le contraint à sacrifier son prochain

aux plans imaginaire symbolique et réel.

 

 

 

Quand l’homme a perdu sa structure

il lui reste l’argent

auquel il s’accroche

comme le bousier au crottin.

En effet privé d’argent

l’ « être-de-pulsions »

bascule i-né-luc-ta-ble-ment

dans le « trou noir de la psychose ».

 

 

 

En conseillant à leurs clients de faire

des sacrifices humains pour devenir

tout-puissants et riches

dans la jungle où nous  survivons

les marabouts veulent sans doute

signifier que l’option du travail

est aride et sans issue

et que la voie royale qui mène

à la puissance et à la richesse

auxquelles les hommes aspirent

est le sacrifice humain qui

étouffe l’empathie de l’homme et

le rend cruel envers son prochain.

En effet puissance et richesse

sont incompatibles avec l’humain.

 

 

 

Si « Polémos est la Mère de toutes choses »

et si elle a donné naissance

aux statuts du maître et de l’esclave

(éléments organisateurs de la société)

comme l’a théorisé le philosophe Hegel

on doit toutefois préciser que ce postulat

n’est vrai et vérifiable que pour

l’homme aryen dont la vision du monde

est d’essence dualiste à la différence

de la vision du monde Kémite

caractérisée par un principe médiateur

En effet c’est à « Polémos » que

les Barbares indo-européens doivent

la conquête de la société kémite dont

la circoncision symbolique est à l’origine.

 

 

A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui

se réfugient dans le monde idéal

en affirmant qu’ils sont

ce qu’ils voudraient être

ainsi certains adultes

et collectivités

ont-ils la propension à se doter de qualités

dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser

leurs propres défauts dans les autres.

C’est la fonction assignée à l’initiation de

désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et

de les ramener dans la dure réalité

qu’ils fuient « à tire d’ailes »

Le monde est ce qu’il est

parce que ce travail n’est pas fait

par manque d’un système d’initiation idoine.

 

 

 

Afin de exorciser les affres du Manque inhérent

à l’ « être-au-monde »

l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable

en se berçant de l’illusion

d’échapper à la fatalité : la mort

après s’être identifié au sacrifié

par le subterfuge de

la « magie de substitution. »

La finalité phantasmatique

assignée au sacrifice humain :

se ressourcer à la source vivifiante de l’Un

en niant la différence entre le Moi et l’Autre !

 

 

 

En considérant la récurrence des crimes rituels

singulièrement en temps de crise sociale

on est fondé à croire que le simple fait

de transférer ses pulsions sadiques sur

un animal (le mouton) et de l’égorger

ne suffit pour apaiser l’être taraudé

par l’angoisse de mort.

Autrement-dit :

le rituel de sacrifice d’un animal

ne constitue pas en soi une thérapie.

Il faut avoir le courage de le clamer :

les « beaux-restes » en psychart-thérapie

ont un pouvoir thérapique autrement plus

libérateur que les rituels magiques primitifs.

 

 

 

Les Barbares à l’Imaginaire débordant de

pulsions de toute-puissance

surgirent et balayèrent sur

leur passage

la petite société des hommes structurés

par le système symbolique

et subsumèrent leurs pulsions sadiques

sous la « peau de léopard » des vaincus.

Tel est le secret de cette société

caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »

 

 

 

L’homme non structuré est un infans qui dévore

(en imagination la mère frustrante) pour

exorciser le vécu de mort qui le taraude

et jouir du « sentiment d’être ».

De la même manière l’homme

rongé par l’angoisse de dés-être

est contraint à sacrifier son semblable

afin de garantir son « être-au-monde ».

Il faut juguler la paranoïa

pathologie congénitale de l’Homme :

en  faisant la promotion

d’un système d’initiation

dont la fonction serait de produire

des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.

 

 

 

Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui

non-structuré par le système symbolique

phantasme l’accomplissement de son être

comme le résultat du sacrifice de l’Autre.

Il est illusoire de parler d’existant authentique .

 

 

 

Lorsqu’on démystifie le discours trompeur

dont les idéologues l’affublent

on découvre que l’Humanité

n’est pas ce groupe

d’hommes qu’on croit

affranchis de la Nature

mais une sorte de termites

qui au contraire des autres

se divisent

en dévorants et dévorés.

Il faut sauver l’Humanité de

sa pathologie actuelle de schizophrène.

 

 

Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle

nous confronte à des souffrances inouïes que

nous devons nous laisser-aller à phantasmer

le retour de Dieu « parti à la retraite » dans

un endroit de l’Univers inconnu des hommes

(selon le témoignage des ancêtres)

pour nous dé-charger sur Lui

des exigences de l’existence.

Nous sommes contraints à

l’obligation de travail pour

assurer notre subsistance.

En partant à la retraite

Dieu a veillé à imprimer

en l’Homme le Verbe pour

éclairer ses pas dans la Jungle du monde.

 

 

 

Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes)

ont perdu le sens du mérite et ont régressé

aux périodes de la cueillette où le travail

n’existait pas encore

et où il recevait tout de la Nature-mère.

C’est ainsi que « pour les besoins de la cause »

la société s’est divisée

en deux groupes distincts et complémentaires :

celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont

sustentés comme des enfants.

L’humanité actuelle est fascinée par le modèle

de la « vierge à l’enfant » dans

une vision phantasmatique qui l’aliène à la réalité.

 

 

 

C’est un fait que malgré les beaux discours sur

le « droit des gens »

les sociétés humaines sont encore régies par

l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges

(primitifs) enfouie au fond de l’inconscient.

Non structuré par le système symbolique

chaque homme aborde encore son semblable

« sous-tendu » par les pulsions

de le contraindre à devenir son « bon objet ».

Et c’est toujours le rapport de forces inégales

et non le droit

qui décide du statut social de l’homme faible.

Est-ce à dire que mystifier est la fonction

des beaux discours sur les droits des gens ?

En effet sans une technique d’initiation

pour s’approprier les valeurs sociales

leur mise en pratique reste une vaine illusion.

 

 

 

Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence

du système symbolique : fondement

de la société des hommes

qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne).

L’Histoire nous apprend que comme ce fut

le cas pour l’appropriation du feu

les hommes primitifs se livrèrent

à des invasions répétées

pour s’emparer sans initiation de

ce feu symbolique qui finalement

élut domicile à Rome

avant de se répandre dans le reste du monde

vidé de son contenu : les « traces » parlantes

que l’impétrant reçoit de la transcendance

sur le mode de l’épiphanie.

Telle est la cause assignable à l’aliénation de

l’Humanité privée de structure symbolique

qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens

qui rayonne encore du Langage  vide que

les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.

 

 

Si une mère refuse la castration symbolique

et si elle phantasme son enfant

comme son phallus imaginaire

elle n’acceptera pas

la médiation castratrice du Père .

Il est nécessaire que la mère bisexuelle

se soumette à la castration symbolique

pour dire oui

à la médiation structurante du Père

« accoucheuse » de l’Humanité accomplie.

 

 

 

Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas

la castration symbolique : condition

nécessaire au désir du phallus

et à la compensation du « manque »

par l’activité créatrice de substituts

du phallus

l’ « envie de pénis »

qui la travaille au corps

ne sera pas résorbée et

l’enfant d’homme sera

sacrifié pour tenir lieu

de substitut imaginaire du phallus.

L’initiation est

l’activité productrice de l’être social.

 

 

 

Le refus de soumission est vécu par l’homme

aliéné à l’illusion de toute-puissance

comme une mutilation de son être

qui exige une sanction exemplaire

dont l’objectif est de briser

toutes résistance.

C’est pourquoi là où règne

un être mégalo-maniaque

il n’y a pas d’humains mais des zombies.

 

 

 

Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique :

les scansions dans le processus

d’accumulation du savoir étant

révélatrices des figures successives du Père.

Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves

le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».

 

 

 

Les sociétés sans initiation sont des sociétés

dans lesquelles la mère toute-puissante

a castré le Père et dévoré son phallus.

D’où la nécessité pour favoriser

l’émergence des sociétés à initiation

de soumettre la mère toute-puissante

à la « castration »

afin que son substitut symbolique

dans une relation symbiotique

ouvre la voie à l’apparition d’êtres

pourvus d’une structuration symbolique.

 

 

 

Les gens qui refusent l’initiation

non seulement n’ont pas de Père

mais n’en désirent pas

car c’est l’initiation

qui gratifie d’un Père.

Le problème des sociétés sans

initiation

est celui des sociétés sans Père..

 

 

 

L’humanité est la progéniture de la mère androgyne

qui en s’auto-castrant transféra son phallus

sur un de ses fils dont la fonction fut de

tenir lieu de Père.

Il est donc pertinent de dire que le Père porteur

de phallus est à l’état potentiel

dans le sein de la mère toute-puissante

et qu’il sera délivré

à la faveur de la castration symbolique

de la mère dans un processus d’initiation sans fin.

 

 

 

 

La société négro-africaine : du sommet (les politiciens)

à la base (le peuple)

en passant par la classe moyenne (les intellectuels)

tout le monde aspire à se « couler » dans le moule

de la civilisation

et à devenir blanc sous le masque noir.

Nul ne s’inquiète de l’envahissement

de la culture négro-africaine basée

sur le principe de la solidarité

par la culture européenne

régie par l’égoïsme

et le « profit maximum ».

Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue

par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.

 

 

 

Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire

avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au

renversement du vécu de chacun (substitution)

sans que pour autant la Loi fondatrice change.

Il y a eu simple adaptation d’un partenaire

à l’évolution circonstancielle de l’autre comme

c’est le cas dans la perversion sado-masochiste

où la position sadique peut se renverser

en masochiste et inversement (alternance des positions).

La vrai changement postule

la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».

 

 

 

Il existe des hommes qui fuient leur identité pour

se réfugier dans la vôtre

(dont vous leur avez ouvert la porte

dans un « mouvement d’empathie »)

et qui s’acharnent à vous expulser

de votre propre « maison ».

Cela a pour effet  désastreux

de vous contraindre à endosser

leur identité dont ils ne veulent plus

et à basculer dans le trou noir de la psychose.

C’est le « sous-tien » de l’imago des parents

et la structure psychique qui en résulte

qui confèrent le sentiment de permanence au

vécu d’identité de la personne

et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.

 

 

 

Si les fondements de la civilisation sont sapés

et si l’Humanité est confrontée

à une crise structurelle

il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier

les agents de la destruction les neutraliser

et les contraindre à collaborer

à la reconstruction.

Cela ne sert à rien

de se lamenter et de chercher

des boucs émissaires par monts et par vaux .

 

 

 

Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance

se sont posés en créateur originaux de la civilisation

et mis les promoteurs historiques à la place de ceux

qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire »

ne nous livrent pas le secret de cette civilisation

dont ils se disent les garants

si bien que nous sommes obligés de les considérer

comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  »

Aliénée l’Humanité est

la victime de la force matérielle et du bluff associés.

 

 

 

Si nous vivions dans un monde civilisé

comme ils le chantent tous les jours

nous n’assisterions pas à ce spectacle

où les puissants

s’acharnent sur les faibles

foulent aux pieds leurs droits et

les utilisent comme objet

de production et de jouissance.

La civilisation postule la maîtrise

des pulsions et l’adhésion

au principe de la production de

ses propres moyens d’existence.

Autrement dit :  l’autonomie de

la personne et l’acceptation de l’autre.

 

 

 

C’est en voulant sauver sa vie de la captation

du grand Autre

et réaliser ses potentialités

que l’être porteur de Verbe

peut la perdre dans le conflit

et non parce qu’il désire sacrifier son être

à l’instar de l’ « hypnotisé »

qui est floué de son essence en cherchant

la toute-puissance par l’absorption-fusion..

Pour l’homme

une mort n’est pas identique à une autre :

mourir  en se battant pour l’ex-sistence

n’est pas la même chose que

la perdre dans la poursuite de la jouissance.

 

 

 

Même le sacrifice de leur dignité que font

les hommes (en devenant des déchets)

aux fins de satisfaire

le désir de toute-puissance du maître

ne comble pas celui-ci.

Devant son « repoussoir » volontaire

le maître a le vécu d’être une dupe et

fait une crise paranoïaque

où il accuse la victime

d’être son persécuteur !

Peut être avons-nous tort de faire

le sacrifice de notre dignité

dans l’espoir de combler le maître

afin qu’il nous « laisse tranquille »

dans notre déchéance.

Et si finalement ce que veut le maître

était de recevoir les sanctions méritées ?

 

 

 

Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet »

au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif

le tyran entre en fureur et « fabrique »

des comploteurs tapis dans le peuple

réduit en déchet.

Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas

un système d’initiation pour

lui infliger à la castration symbolique

Finalement

la tyrannie doit être considérée comme

une exigence d’ « opposition » inébranlable.

 

 

 

Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant

est qu’il exige un amour oblatif

de sa victime qu’il s’acharne à agresser

et à humilier.

L’être qui aspire à la toute-puissance

n’atteint son objectif

que dans la relation sado-masochiste

où la victime aliénée se délecte

du « bonheur dans l’esclavage »

en baisant avec reconnaissance

les mains augustes du Maître tout-puissant.

 

 

 

L’homme est un « pauvre hère » qui

naît dans la Décharge publique

et qui ne survit

qu’en se nourrissant

de restes comestibles.

Toute sa vie l’homme la passe

marqué au poinçon indélébile

de sa détresse originaire qu’il

s’efforce (en vain) de masquer.

Sous ses airs de « grandiosité »

l’homme reste un être en détresse.

 

 

 

Le Verbe est principe de structuration

des pulsions en formes préverbales

dont la fonction est d’ « inter-dire »

La non appropriation de

ces constituants du Langage

faute de relations précoces

avec une mère symbiotique

condamne au

comportement transgressif

de l’homme  promis à la  psychose.

 

 

 

Non soutenu par une structure symbolique

l’être confronté au désir de toute-puissance

basculera facilement dans la perversion

sado-masochiste et

se délectera du bonheur dans l’esclavage .

C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé

les esclaves noirs du naufrage absolu

dans le sado-masochisme

et qui a offert au monde ces « héros »

afro-américains que nous connaissons.

 

 

 

Tout se passe comme si un principe créateur

immanent à la Nature et se prolongeant

dans les artistes inspirés

était à l’origine de ces traces parlantes .

Tel est le mode genèse de la conception

du Langage conçu comme une épiphanie .

 

 

 

Le père porteur de Verbe c’est

la « bête noire » à abattre

et dont le nom

doit être effacé

de toutes les consciences

pour assurer le règne

de la jouissance dans

cette société gynécocratique.

 

 

 

La fonction de la structuration symbolique

initiée par la mère symbiotique

et poursuivie par le père porteur de Verbe

est d’édifier une barrière protectrice entre

la graine de l’humain et les pulsions

afin d’assurer son développement normal

dans un terrain propice à ses potentialités.

Privé d’une structuration symbolique

la graine de l’humain est

livrée à la fureur destructrice des pulsions.

 

 

 

La psychart-thérapie est l’affrontement anal-sadique

(dont les scansions sont les grattages les griffures

les agressions de toutes sortes) que l’enfant inflige

à la mère toute-puissante

afin qu’elle livre le Nom du Père absent.

Les traces qui apparaissent en filigrane

sur le support artistique enduit de

matière picturale

sont les larmes que la mère coule :

signes précurseurs de son entrée

dans le Symbolique par la voie

des formes préverbales reconstituées.

Le Langage don de la mère « castrée »

est le Nom du Père

dont se « sous-tient » l’enfant pour s’humaniser.

 

 

 

 

La mère symbiotique donne le Langage

à l’enfant

alors que la mère toute-puissante

vit avec l’enfant

dans son univers phantasmatique.

Le destin de l’enfant est inscrit

dans l’état psychique

« structuré » ou non de la mère.

Le père  est le représentant de

la société dont la fonction est

de recevoir bon-gré mal-gré

l’enfant créé à l’ « image de la mère. »

 

 

 

Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et

phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris

elle se comportera comme un homme et s’acharnera

à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels.

L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité

a son fondement dans le « monde » phantasmatique

du déni de la perception.

L’initiation sexuelle qui

fait la promotion de la détermination des sexes

est le préalable in-contournable à la vie en société.

 

 

 

 

La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation

précède et conditionne toutes les autres sociales :

un homme sexuellement indéterminé est un être

confronté aux problèmes d’identité

qui ne favorisent pas son insertion dans la société.

Telle est incontestablement

l’origine des perturbations  (identitaires)

des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».

 

 

 

Aucune société humaine ne peut é-mer-ger

sans l’intervention de la technique de

la détermination des sexes

à la faveur de l’excision et

de la circoncision symboliques

c’est à dire la castration symbolique ?

L’existence de la société des hommes

postule la détermination des sexes :

n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence

qui est à l’origine du chaos qui menace

d’emporter la société des pères-fondateurs ?

 

 

 

Les hommes de cette société sans initiation

phantasment qu’ils sont des dieux-vivants

parcourent la société des  Pères fondateurs

pillant saccageant détruisant tout ce

que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos.

La société et les valeurs qui la constituent

sont les « produits » de l’activité initiatique.

 

 

 

L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas

seulement de libérer l’énergie des  patients

des blocages pathogènes et

de favoriser la renaissance des zombies

mais aussi et surtout de « déciller »

ces hippopotames à qui on donne la vie

afin qu’ils agissent en étant conscients

des conséquences de leurs actes.

L’objectif de la psychart-thérapie c’est

de faire la promotion d’ « êtres sociaux »

conscients de leurs actes et responsables.

 

 

 

Lorsqu’on n’est pas structuré on est assiégé par

l’ « angoisse sans nom » qui

prive du sentiment d’être :

telle est la raison de la lutte

impitoyable pour la survie

qui pousse l »homme

à étrangler ses semblables

dans l’affrontement économique sous-tendu

par la règle sacro-sainte du profit maximum.

 

 

 

La vie est un voyage solitaire

où l’on côtoie d’autres

voyageurs qui

cherchent à vous distraire

et à vous détourner

de votre destination.

La société est le carrefour

des itinéraires personnels.

Mourir c’est

poursuivre son voyage seul

chargé du poids de ses actes.

 

 

 

L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation

est une perte inutile d’énergie dont il faut

se garder si on veut s’en prendre aux faibles

et les réduire à sa merci par la voie obscure

de la domination mentale : en leur assénant

sa volonté toute-puissante.

Se taire

pour l’expert en sorcellerie

c’est emmagasiner l’énergie utile

pour la destruction de ses proies

par la voie obscure de

la toute-puissance de la volonté.

Mais l’initié sait

sait que la puissance de la volonté aveugle

ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.

 

 

 

L’homme primitif mutant (porteur de Verbe)

a démontré le primat du Verbe sur la matière

en utilisant celle-ci pour créer

des formes préverbales : signes

de l’instrumentalisation

de la matière informe par le Verbe créateur.

Le Verbe est le phallus dont la détention

confère le primat à la femme ou à l’homme.

 

 

 

 

 

Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est

un être naïf et  vulnérable qui hallucine

qu’il « donne le change » pour arborer

un masque de sagesse ou de saint que

sa malignité dote de toute-puissance.

Il n’existe pas de satisfaction

plus délectable que celle que procure

le geste symbolique de « dé-voiler »

la nature hideuse du sorcier et

de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.

 

 

 

L’activité initiatique ça consiste dans

la mise en ordre du chaos intérieur

générateur d’angoisse de mort

par l’activité créatrice (pacifiante)

de « beaux-restes » autrement-dit

de formes préverbales dont

la finalité est de doter l’impétrant

d’une structure symbolique

fondement de sa qualité d’homme.

L’être humain

accomplit sa destinée par l’initiation.

 

 

 

La famille non structurée autour de

l’imago d’une mère et d’un père

habités par le Verbe

est un système clos :

sans ouverture sur

le monde extérieur

dont les membres

sont des réplications

de la mère dévorante

« sous-tendues » par

le désir de toute-puissance

qui les maintient dans l’état

de conflits abortifs à l’origine

de la croyance selon laquelle

la famille non structurée

est la maison fermée de sorciers.

 

 

 

L’ex-sistant qui s’est as-sujetti au Verbe

et reste serein dans la tourmente

nourrit l’espoir de réaliser

l’union post-mortem avec l’Etre.

La foi est le fondement de l’ex-sistant

qui a triomphé de toutes les épreuves

et laissé au monde

des beaux-restes traces de son passage.

 

 

L’accès à l’existence « authentique » postule

la capacité d’assumer l’angoisse d’être-là

et par dessus le marché l’horreur de la mort

que la plupart des hommes (singulièrement

l’homme du libéro-capitalisme)  fuit

dans la vaine recherche de toute-puissance.

 

 

L’ex-sistant c’est l’impétrant engagé

dans la recherche sans fin de l’Être

recherche inlassable qui

ne s’achève qu’au seuil de la mort

dans l’ « intime conviction » que

l’Etre « Est ».

L’initié est l’impétrant dont

la quête est couronnée par la Foi !

 

 

 

Le monde c’est le Vide radical

rempli d’illusions aliénantes

où l’ex-sistant cet impétrant

mène sa quête de l’Etre

munit de la lampe-torche

de la Foi à toute épreuve».

La mort est le lieu de

l’absorption-fusion avec l’Etre.

 

 

Le fait de savoir qu’il est destiné à la mort est

une perspective dés-agréable qui

empoisonne le plaisir

d’être au monde de l’être humain.

Et si à cette privation intolérable

viennent s’ajouter les exigences

et les exactions

de la société libéro-capitaliste

alors il faut le dire :

c’est l’enfer sur terre

pour l’être dé-muni !

En effet le capitaliste

ne supporte le fait de devoir

mourir un jour

qu’à faire payer au pauvre sa fureur d’exister.

 

 

 

En politique (dit-on) « la morale n’intervient pas »

et l’intérêt supérieur de la Nation prime :

elle justifie toutes les atrocités

que l’on commet pour sa grandeur

sur d’autres collectivités humaines.

Les victimes qui ne partagent pas

cette vision du monde

la combattent avec l’énergie du désespoir

et lui opposent le caractère l’irréductible de

la Loi morale qui nécessairement

médiatise les relations humaines.

Pour quelle Raison serait-il permis

de sacrifier une partie de l’Humanité

à la grandeur d’une autre partie de cette dernière ?

 

 

 

Les grandes démocraties ne veulent pas que

leur nom soit cité dans les sales affaires

où leur rôle est pourtant déterminant :

elles exigent qu’on ne retienne d’eux

que ce que leur constitution stipule.

C’est ainsi que

les grandes démocraties s’avèrent

aliénantes pour l’Humanité

en lui interdisant de voir la Vérité

et en la contraignant à recourir au

vieux procédé du « bouc-émissaire ».

les grandes démocraties se comportent

comme si elles étaient au dessus de la Loi.

 

 

 

Le porteur de Verbe qui

œuvre à sauver

les « beaux-restes »

de la fureur des forces

de destruction

est l’initié qui connaît

la Puissance absolue

des forces de création.

Les beaux-restes sont

le fondement de la foi.

 

 

 

Ceux-là qui pensent que la « castration »

et l’initiation sont bonnes pour les autres

et qui sont accrochés

au « bénéfice secondaire » que procure

l’état de narcissisme primaire

sont à l’origine de la division

de la société

en hommes assujettis aux Barbares

pris eux-mêmes en otages par leurs

pulsions de domination et de jouissance.

Pour être harmonieuse

la société commande l’initiation de tous.

 

 

 

Si tout le monde (du sommet à la base)

ne s’initie pas à la technique de

de la maîtrise symbolique des pulsions

l’émergence de la société des hommes

sera problématique

et l’aspiration des « êtres-de-pulsions »

au « vivre-ensemble »

demeurera à l’état de pur phantasme.

En effet il n’y a de paix et

de « plaisir de vivre »

que dans une société

d’hommes structurés par

le système symbolique.

L’initiation dont

les Barbares conquérants

s’obstinent à « faire l’économie » :

une exigence absolue de l’être social.

 

 

 

Ce monde déchiré entre les forces de création et

les forces de destruction

pose incontestablement la question de

l’existence d’un Principe transcendant : garant

du triomphe final des forces de création.

Fort de sa propre puissance créatrice

l’homme structuré par le système symbolique

en homme de foi

ne doute pas un seul instant de la Puissance

des forces de création

à triompher finalement des forces de destruction.

 

 

 

L’expérience de la solitude apprend que celle-ci

est habitée par un monstre hideux qui é-mer-ge

des profondeurs du Vide et cherche à s’emparer

de l’être esseulé.

C’est aux fins d’échapper à l’horreur d’être

capturé par le monstre hideux et dévoré

que le solitaire novice fuit et se réfugie

dans les relations sociales improvisées !

L’intérêt que présente la psychart-thérapie :

elle offre un moyen efficace d’évacuer sur

un support artistique les pulsions constitutives

du monstre imaginaire avec qui

le solitaire cohabite dans le Vide de la solitude

l’effet salutaire qui résulte de l’opération étant

de familiariser le solitaire novice

avec les apparitions angoissantes du monstre

et finalement d’acquérir le moyen de le tuer :

en le capturant dans les « filets »

des formes préverbales chaînons du Langage.

L’initié est le solitaire qui « tue » le monstre et

le ressuscite sous l’aspect de la forme préverbale.

 

 

 

A présent que les états négro-africains sont

officiellement indépendants

(et qu’ils siègent en tant que tels

dans les Instances internationales)

leurs représentants qui savent qu’ils

sont en charge d’hommes à reconstruire

devraient se souvenir

de l’enseignement de leurs ancêtres

selon lequel l’être humain est

le produit de l’initiation

et que tenter développer une société

sans ce préalable

c’est inéluctablement condamné à l’échec.

 

 

 

Les traditions initiatiques négro-africaines

nous enseignent que c’est en commettant

le meurtre symbolique

du monstre dévorant(Ngakola)

par la technique de l’initiation

que nos ancêtres firent la promotion

des formes préverbales constituants

du Langage appelé à servir

de structure à la société des hommes

(à la faveur de l’activité plastique

fécondée  par la médiation du Verbe)

N’est-ce pas cette voie initiatique

montrée par les Pères fondateurs

qu’auraient dû logiquement emprunter

les « petits-pères » de la Reconstruction

au lieu de prendre à l’imitation du maître

la « voie sans issue » du profit maximum ?

 

 

 

L’humanité d’un homme se jauge

à sa sensibilité à l’injustice.

Le constat de la mort psychique

se fait sur son indifférence à

l’injustice que subit le faible.

La justice (la Maat) est

le fondement de l’être humain.

 

 

L’injustice devient une monstruosité

coupable de sanction suprême

(la psychose)

lorsqu’un homme s’arroge le droit

de prendre la vie de son semblable

pour devenir tout-puissant

car le Destin a gratifié

chacun d’une essence inaliénable.

 

 

Les « fous » qui peuplent le monde croient

qu’il est permis à qui le veut

le droit d’en faire à sa tête :

voler violer tuer détruire.

Ils ne savent pas que la Loi

existe et interdit l’injustice.

Respecter la Loi n’est pas

un signe de faiblesse

comme l’a pensé Nietzsche

bien au contraire c’est un signe de force.

 

 

Il faut se trouver dans l’état de détresse

hallucinatoire

pour croire que dans cette société

libéro-capitaliste

où la propriété individuelle est

sacro-sainte

il soit permis de s’emparer par

la force la ruse ou au moyen

de subtilités juridiques

de ce qui appartient à autrui

voire de son corps lui-même.

L’« accomplissement » humain

postule l’initiation

des êtres sociaux au respect de la Loi.

 

 

 

Grâce à la psychart-thérapie les hommes

ont la possibilité de transférer sur

un espace neutre (support artistique)

toute la cruauté que la Nature

(la mauvaise mère)nous inflige

par l’intermédiaire des pulsions.

La psychart-thérapie nous permet

de nous ouvrir à la Nature

pour recevoir ses pulsions

et les maîtriser

dans l’activité créatrice

des formes préverbales :

portes d’entrée dans le Langage

structure constituante de la société.

La psychart-thérapie est

la technique initiatrice à la vie sociale.

 

 

 

Constituée d’hommes qui avaient aliéné

leur désir de toute puissance

en le transférant sur un Chef

la famille primitive n’était pas la cellule

de base de la société d’hommes (initiés)

mais un lieu de refoulement de pulsions

qui devait faire obstacle à l’é-mer-gence

de la société d’êtres humains.

L’obsession de ceux qui sont enfer-més

dans un système de dictature

est de commettre le meurtre

du Chef tout-puissant et de lutter

sans merci pour prendre sa place.

On sort de la dictature

des pulsions de la Nature par l’initiation.

 

 

 

 

Selon la gravité de la crise qui frappe la société

les hommes régressent à un niveau antérieur de

leur développement et perdent leurs acquis .

C’est ce qui explique le retour « du refoulé » :

la barbarie qui suit le triomphalisme

des périodes fastes d’intense créativité

comme ce fut le cas de l’épisode nazi après

un épanouissement culturel sans précédent

et le resurgissement actuel de la « Bête »

coloniale.

On est donc fondé à dire que la civilisation

qui postule la maîtrise symbolique

des pulsions même en temps de crise

est une mystification qui n’existe pas

et que nous sommes les dupes des malins

qui parce qu’ils sont revêtus

de la « peau de léopard » des pères morts

veulent nous faire croire qu’ils sont civilisés.

 

 

 

La Terre est la Colline sacrée qui a é-mer-gé

de Noun : la Mer originaire.

Androgyne la génitrice de l’espèce humaine

est venue après que la Colline sacrée

se soit recouverte de végétaux et peuplée

d’animaux sortis de la Mer originaire.

La phase de la bisexualité a précédé

celle de la bisexualité des sexes

introduite par la génitrice auto-castrée.

La société des hommes structurés par

le système symbolique

et vivant dans le respect de la Loi

est la finalité de l’Evolution de la Nature.

 

 

 

Comme la Nature et tout ce qui s’y trouve

les végétaux les animaux et les hommes

étaient la propriété de la grande Mère

ainsi le pays

et tout ce qui s’y trouve les habitants

et les produits de leurs activités

sont-ils censés appartenir au Prince

qui en use comme bon lui semble

dans la modernité

le monde le plus primitif survit encore.

 

 

C’est en étant habitée par l’imago de

père structuré par le Verbe

que la mère symbiotique s’unit

à l’enfant dans une relation qui

préserve la personnalité de celui-ci

à la différence de la mère phallique

pour laquelle l’enfant est le produit

de la réalisation

de son désir de posséder le phallus.

La mère symbiotique

est la mère sociale de l’être humain.

 

 

La mère se rassure elle-même en investissant

son enfant de toute sa confiance :

celui-ci est phantasmé comme

le phallus do

nt elle se sous-tient.

L’enfant-phallus sait

intuitivement qu’il n’a pas droit

à la faiblesse

et tient pour plaire à la mère

la fonction de phallus qu’elle

impose in-consciemment et

qui l’oblige à refouler son vécu de castration.

 

 

 

Les enfants sont le résultat du mécanisme

de personnification du désir de phallus

de leur mère

ou celle de la réalité de leur castration

qu’elle s’efforce en vain de conjurer

et relativement auquel elle éprouve

un vécu de persécution permanent.

De toutes les façons nul n’échappe

à l’organisation psychique de sa génitrice.

 

 

 

Le narcissisme grâce auquel l’enfant s’approprie

la représentation de la mère symbiotique

et s’en « sous-tient » inconsciemment

fait de la représentation intériorisée

de la mère symbiotique

sa propriété princeps à l’origine

de toutes possessions et fondement

de sa confiance dans le monde.

Le narcissisme secondaire qui postule

la capacité de supporter la séparation

est à l’origine de

la tolérance à la perte de certains êtres

pour avoir confiance en leur capacité

de re-trouver l’objet perdu

dans le défilé sans fin des substituts.

Privé de cette perspective d’espoir

l’enfant de la mère toute-puissante

s’accroche et survit

dans l’ « angoisse sans nom » de séparation.

 

 

 

L’être non structuré par le système symbolique

est un « chaos-vide » qui aspire en vain

à la plénitude de l’Etre

par l’incorporation de tous les hommes.

Impossible à combler la faim de l’Etre

fait de l’homme non structuré cet être

persécuté et délirant :

non responsable des actes qu’il pose.

Les malheurs de l’Humanité sont donc

le résultat de son refus sans appel d’initiation.

 

 

 

L’enfant de la mère toute-puissante est

une personne broyée et « fécalisée »

sous l’effet de l’emprise possessive

et réduite à l’état d’objet anal

en état de rétention par la mère.

Autrement dit le fétiche

de la mère-enfant dont

le substitut social est

l’homme-chose

c’est à dire l’esclave.

La société basée sur

la propriété privée est

sans doute le produit de la relation

de possession de l’enfant par la mère.

 

 

 

Quand on dit qu’un pays est divisé et qu’il

a besoin d’être réconcilié avec lui-même

on ne veut pas dire seulement que ce pays

est coupé en deux et qu’il est nécessaire

de remettre les deux parties ensemble

par respect de convenance diplomatique.

La division d’un pays implique que

la partie en position de domination

écrase celle qu’elle assujettit

et en fait l’objet de sa jouissance

à la manière

du monstre dévorant sa victime.

La division d’un pays le conduit

à l’état pathologique du schizophrène

qui « prend son pied » à s’auto-dévorer.

 

 

La sagesse conduit souvent l’homme

à l’état pathologique de

conscience universelle

qui contemple(détaché) le spectacle

du monde « schizophrénisé » où

une partie de l’Humanité dévore

l’Autre sans état d’âme.

L’ex-sistant est le sage qui se délivre

en se mettant de la partie à s’efforcer

d ‘éveiller

la conscience des êtres dévorants par

le savoir initiatique qui sait qu’il sait.

 

 

 

Le devenir de la Nature est un mouvement de

d’é-mer-gence et de destruction de formes

générées par le Verbe immanent à la Nature.

C’est aussi l’expérience que fait l’artiste

qui voit les formes surgir de son activité

manipulatrice de la matière et

se réengloutir comme l’alevin dans la mer.

Du point de vue humain

le créateur est l’être porteur de Verbe

qui s’assigne la fonction de (re)pêcher

des formes-alevins et de les élever au statut

d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.

 

 

 

Créer une œuvre ce n’est pas seulement

assurer sa mise en forme et la signer

c’est aussi la sauver de la destruction

et se dépenser pour sa pérennité.

Que de chefs-d’œuvre sont laissés

à l’abandon et retournent au néant

Le véritable « père » d’une œuvre

ce n’est pas celui qui l’a fait surgir

dans l’espace culturel

mais celui qui l’aime

au point de consentir le sacrifice

de sa jouissance pour sa conservation.

 

 

 

Le « je » désigne pour chaque locuteur

son état de structuration symbolique

plus ou moins avancée.

Pour beaucoup ce vocable (je) est

emprunté au langage et renvoie à

l’état d’organisation-duelle en deçà

de la structuration symbolique.

D’où le désaccord dans les actes

des hommes qui ont crû que

leurs discours étaient en harmonie.

 

 

Si une mère non-structurée et saturée par

les phantasmes de jouissance

s’avère réfractaire au porteur

de Verbe

et fait opposition à son entrée

dans le binôme mère-enfant

il  n’y a plus qu’un espoir :

favoriser la sublimation

des pulsions de jouissance

et leur mise en formes langagières.

En se réappropriant ces dernières

la mère non structurée

ouvre à la métaphore du Verbe

la voie d’entrée dans le binôme:

condition nécessaire à sa structuration

à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.

 

 

 

La psychart-thérapie est un mode d’initiation

qui à l’instar de l’initiation des « primitifs »

se donne pour l’objectif de

faire la promotion du système symbolique

dont la fonction est de structurer le patient.

Aux fins d’ atteindre cet objectif

la psychart-thérapie

à l’imitation de sa devancière

a recours à l’activité plastique

créatrice de formes préverbales

constituants du « système du langage ».

La différence entre la psychanalyse et

la psychart-thérapie réside dans le fait

que la psychanalyse se satisfait de

la parole-vide reçue des Pères-fondateurs

à faire l’ économie de l’activité plastique

génératrice des constituants du Langage

D’où l’inefficacité thérapeutique de

la psychanalyse dont la parole-vide

s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »

 

 

 

La psychart-thérapie est l’art de « faire parler »

la matière en faisant é-mer- ger à la faveur

de la manipulation de la matière informe

des embryons de formes « nommables ».

Le processus d’appropriation

de ces formes préverbales est à l’origine

de l’apparition de l’ « être de Langage ».

La psychart-thérapie étant une initiation

dont la fonction consiste à produire

des êtres de langage

il parait pertinent de penser que

le psychart-thérapeute est un substitut

de l’homo-sapiens promoteur du Langage.

 

 

 

L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque

devant la matière protoplasmique ou

devant la matière manipulée (l’argile)

il parvient à déceler une forme « nommable »

représentative du visage humain (de sa mère)

C’est à déceler et à nommer la représentation

(spéculaire) du visage humain que l’enfant

« fait son entrée » dans le champ du langage.

 

 

 

La genèse et l’accouchement se réalisent

dans la douleur pour la mère et l’enfant :

l ’enfant qui nait triomphe des obstacles

sur le sentier qui mène dans le monde.

La vie humaine

depuis l’état fœtal jusqu’à la mort :

une suite d’épreuves initiatiques

auxquelles le prétendant est confronté.

L’existence authentique est une gageure.

 

 

 

La mère symbiotique (structurée) favorise

l’intégration du père porteur de Verbe

à la relation symbiotique mère-enfant

condition nécessaire de la promotion

de la relation triangulaire ou symbolique.

En effet au contraire de la mère adhésive

la mère symbiotique n’est pas « fermée »

mais réceptive au père porteur de Verbe !

 

 

 

La négation de Dieu creuse un Trou

qui libère les pulsions de jouissance

et génère l’angoisse de mort

fatale à l’existence humaine.

La foi est une nécessité dont

le refus est à l’origine

du désespoir des êtres

qui n’ont pas d’autre

solution  que le refuge

dans le plus-de-jouir stérile

ou dans le processus absurde

de l’ « accumulation du Capital. »

 

 

 

Pour l’être porteur de Verbe consigné

dans un milieu primaire

traversé de part en part de pulsions

anales-sadiques

l’occupation ordinaire consiste

à mettre en formes préverbales

la colline sur laquelle se tient

debout son être en déréliction

à mettre ensuite en mots

les formes préverbales

à mettre les mots en phrases

enfin à mettre ces dernières

en discours qui sait qu’il sait.

L’existant est l’être-parlant qui

surgit de la « maitrise verbale »

du milieu primaire dans lequel il vit.

 

 

 

Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage

maternel

sont des êtres sans « couverture » narcissique

poussés à l’errance c’est à dire à la recherche

de l’objet d’amour

qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde.

C’est en effet l’expérience d’union avec

une mère symbiotique (narcissisme)

qui est à l’origine de la confiance en soi

et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour.

La mère symbiotique est le « viatique »

dont se sous-tient

l’être humain dans sa traversée du Désert.

 

 

 

Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie

et à une catastrophique crise de civilisation

lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens)

non touchée par le processus de mutation génétique

au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens

pour compenser son handicap

s’en « défend » par le recours à l’idéalisation

de son organisation pulsionnelle pour glorifier

la personnalité non mutante de sa « race » prétendue.

N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands

(singulièrement Nietzsche)

qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu

en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ?

Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !

 

 

 

 

En infligeant la castration symbolique : condition

nécessaire à la création des formes préverbales

et à la structuration symbolique qui permet

l’apparition de l’ « être de langage »

la technique de l’initiation humanise

l’homme primitif sadique par essence et

du même coup soumet l’homme accompli

(créateur de la société)

à la domination réifiante de la horde de Brutes.

Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir »

c’est pourquoi ils avaient en horreur

la Culture supposée castrer le Barbare.

Ce ne fut donc pas le goût du secret mais

l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.

 

 

 

Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude

de mettre ses pulsions en formes langagières

au moyen de l’activité artistique créatrice

et d’accéder à la structuration symbolique

qui culmine à l’é-mer-gence de

l’ « être-de-langage ».

Le refus d’initiation est la conséquence de

la « fixation » au système des pulsions qui

sont la caractéristique de l’homme primitif .

 

 

 

Les hommes restés primitifs (non initiés)

n’assument pas l’état de « finitude »

et pour le transcender ils ont recours

à la métaphore du cannibalisme :

la réification

et l’exploitation de leurs semblables.

Les hommes non initiés hallucinent

qu’ils sont des dieux tout-puissants

et c’est sans état d’âme

qu’ils dénient les droits de leurs frères.

 

 

 

C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie

au père la vision synoptique de la famille

dont il a la gestion et

la capacité  de remplir sa fonction

dans l’esprit d’équité.

Non porteur de Verbe

un représentant n’est pas un père

mais un tyran qui en semant l’injustice

travaille au pervertissement destructeur

de son peuple qu’il a la chargé de protéger.

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique créée par

le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit)

pour désintoxiquer le patient « colonisé » par

les pulsions de mort (dont le « gougnon »

est suppôt)

au moyen du transfert de celles-ci

sur un support artistique.

L’impétrant en psychart-thérapie

est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié

par la « visibilisation » de sa personnalité

assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer

par la mise à mort symbolique de ce substitut

et sa reconstitution sur le mode

des formes préverbales : constituants de

la « mise en forme » structurante du patient.

La psychart-thérapie

est la technique de « socialisation » du patient.

 

 

L’homme potentiel accomplit ses potentialités

grâce à la maitrise symbolique des pulsions

(créatrice de formes préverbales)

au moyen de l’activité artistique

de l’être porteur de la loi.

L’homme accompli : l’homme structuré par

les formes préverbales chainons du Langage.

 

 

 

Avant la promotion de l’initiation à l’origine de

la structuration symbolique

il n’y avait pas d’homme accompli mais

un hominidé sous-tendu par des pulsions.

Lorsque disparait la structure symbolique

sous la sape des pulsions de jouissance

il faut craindre la « mort » de l’homme

dans une société qui a « perdu son âme » .

Le système libéro-capitaliste :

le système qui accomplit la fin de l’homme ?

 

 

 

La Voie de la Justice est celle qui conduit

l’impétrant au cœur du Cosmos

pour l’ union avec Dieu :

principe de la Totalité parfaite.

L’homme avide de jouissance

est condamné à l’errance dans

la Spirale infernale

du plus-de-jouir et du profit-maximum.

 

 

 

Ce n’est parce qu’il désire être reconnu

par l’Autre aveugle et rongé d’envie

que le porteur de Verbe

passe son temps à créer

mais pour la conquête du Savoir

et la Foi en l’« union avec Dieu ».

En effet la fusion avec l’ Autre

ce « singe de Dieu »

est à l’origine de l’aliénation

que le porteur de Verbe a en horreur.

 

 

 

Il n’y a pas de satisfaction plus grande

que celle de l’impétrant engagé dans

le dévoilement du mystère du monde.

In-commensurable est la joie

de l’initié « sous-tendu » par

la foi d’airain d’ « union avec Dieu ».

La foi d’airain d’union en Dieu qui

couronne le Savoir initiatique

est l’Objectif assignable

à l’Errance des hommes dans la Nuit.

 

 

 

Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait

plus souffrir que lorsqu’on la connait

parce que la souffrance indéterminée

est plus douloureuse que

la souffrance dont la cause est connue car

on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon

un remède du moins une raison d’espérer.

Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même

c’est pourquoi

infliger des souffrances à un enfant

est la chose la plus monstrueuse du monde !

 

 

 

Le savoir authentique : moment de la recherche

de la Vérité

postule l’ascèse purificatrice de la jouissance

(orale anale et oedipienne).

Produit de l’activité discursive médiatisée

par la Loi

le savoir authentique (qui sait qu’il sait)

a pour lieu privilégié le système symbolique.

C’est pourquoi le « savoir universitaire »

reçu sans ascèse préalable (par biberonnage)

ne saurait constituer l’instrument adéquat

pour la Recherche dans la perspective de

la philo-sophia : « amour de la Vérité ».

Les systèmes philosophiques ne sont que

les produits spécieux de la spéculation sur

le savoir universitaire reçu par biberonnage.

 

 

 

Comme les Stars du spectacle

jouent à être heureux

ainsi les dirigeants politiques

se veulent-ils rassurants

même au bord du « gouffre ».

C’est de leur capacité de déni

que ces hommes (objets

d’admiration universelle)

tirent l’art de duper les autres.

 

 

 

La cécité psychique de l’être « tout-puissant »

est telle que devant un danger menaçant

il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise

la situation :

c’est sans le soupçonner que

l’être tout-puissant bascule dans néant.

La magie du déni est la « défense » de

l’être tout-puissant dans les pires situations.

 

 

 

La mère toute-puissante qui a fait de

son enfant son phallus

ne tolère pas que celui-ci soit

arraché à son emprise par le père

pour l’initiation personnalisante.

En effet cette mère « phallique »

vit la séparation et

l’éducation de l’enfant comme

une « castration sèche » et

pour l’empêcher elle est résolue

à perpétrer le meurtre du médiateur.

 

 

 

La détermination des sexes par l’initiation

précède et conditionne les autres.

C’est pourquoi

dans les sociétés sans initiation

nul  n’assume la « finitude humaine »

et les catégories sociales dont il participe

ce qui a pour conséquence de générer

un état social où les êtres envieux passent

leur temps dans les « luttes de castration ».

 

 

Avec une mère « envieuse » le désir

de reconnaissance sexuel

de l’enfant

n’est jamais satisfait

ce qui a pour effet de le condamner

lui aussi à l’état d’indifférenciation

aussi bien sexuelle que sociale

incompatibles avec la socialisation.

L’origine des difficultés d’insertion

est à chercher

dans la question d’identité sexuelle.

 

 

 

En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet

et soumettre ensuite celui-ci

à l’activité médiatisée par le Verbe

créateur de de formes préverbales

« constituantes » de la structure du langage

le porteur de verbe démontre la primat du Verbe.

La sublimation la maitrise symbolique de l’objet

et la création du langage

sont les éléments de preuve du primat du Verbe.

Le langage étant le produit de

de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore

l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.

 

 

 

 

La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche

l’existant sur la Mer démontée.

Sans la Loi

il n’y a pas d’espoir et

les jouissants sont

des épaves qui flottent.

L’existant : le porteur d’espoir

du monde des possédants et des dé-munis.

 

 

 

L’important pour l’être humain ce n’est pas

de combler son manque afin d’ éviter

les affres de la frustration

mais d’avoir les moyens culturels de

symboliser ses pulsions persécutrices

toujours renaissantes ; la satisfaction

de celles-ci n’est jamais définitive et

après la jouissance viennent toujours

les affres de la frustration

dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.

 

 

 

Ce qui est façonné avec force et terreur

est illusoire et

résiste pas à l’épreuve de la réalité :

le Verbe est le principe de la création.

C’est pourquoi le tyran qui s’acharne

à bâtir par la force et la terreur

mérite d’ être

considéré comme le « Singe de Dieu ».

 

 

 

A force de contourner la Loi le pervers

la vide de son contenu et

se croit en droit de proclamer que

la Loi n’existe pas et

que c’est son Désir qui est la Loi.

C’est ainsi que le pervers prépare

sa chute dans le « trou » où

il bascule inexorablement lorsque

son désir de toute-puissance bute

sur un obstacle in-surmontable et

qu’il perd son phantasme de grandeur.

 

 

 

Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance

de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement

la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu

pour combler son manque

L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont

les pulsions basiques que la femme et l’homme

à l’état primitifs (immatures)

doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.

 

 

 

La Loi instrumente l’être « possédé » pour

créer la société des hommes en faisant

la promotion de l’initiation pour

infliger la castration symbolique

à l’être bisexuel originaire

et mettre les produits de celle-ci

l’homme et la femme

dans la relation de différence dans l’unité.

C’est parce que l’être non initié constitue

une redoutable menace pour la société

que les Pères-fondateurs ont préconisé

la marginalisation des êtres non initiés

voire la mise à mort

de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.

 

 

 

Les dirigeants des Nations prédatrices qui

sacrifient sous des prétextes fallacieux

des vies humaines à l’intérêt de celles-ci

différent-ils dans le fond des dirigeants

des petits pays  qui

immolent des enfants dans des « rituels »

pour accéder ou se maintenir au pouvoir ?

C’est le désir hallucinatoire d’apothéose

qui « sous-tend » (inexorablement)

l’exerce de la « magistrature suprême » !

 

 

 

Le terroriste est un homme en qui la violence

a atteint un niveau tel qu’il

n’éprouve plus le besoin de la justifier

par des raisons fallacieuses :

le terrorisme est la forme spectaculaire

du « passage à l’acte ».

De ce point de vue on est fondé à dire

que l’être tout-puissant qui

dirige le monde est un terroriste « honteux ».

 

 

 

Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre

le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance

pour la domination du monde.

L’émergence de la société

et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe

du porteur de phallus qui a mis sur pied

le système d’initiation pour favoriser

la détermination des sexes et

la structuration symbolique du primitif

de l’homme primitif

à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ».

Actuellement c’est par

la déstructuration de l’homme « fasciné » par

le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance

assure sa domination dans la société des hommes.

 

 

Si la mère (par définition) « possessive »

ne dispose pas d’outils nécessaires

pour soumettre à l’activité symbolique

les pulsions qui l’attachent à l’enfant

celui-ci court le risque d’être captivé

et réduit à l’état infâme de « fétiche ».

La fonction assignée au père

est de sauver l’enfant de l’abjection.

 

La fonction « castratrice » assignée au père

s’interposer dans le contact

enfant-mère symbolique

et de favoriser la création

des conditions favorables

à la « socialisation ».

Le père pusillanime

qui manque à ce devoir

et condamne l’enfant à

à la dévoration de la mère

est coupable de « crime contre l’Humanité ».

 

 

 

Les hommes que l’éducation a privé

du Souverain Bien : la conscience

sont mal dans leur peau et cherchent

l’ « objet manquant » dans l’activité

d’ accumulation effrénée du Capital

qui débouche

sur la « conscience malheureuse »

ce vécu de rage qu’on a d’avoir

passé à côté de l’essentiel.

Le capitaliste est

accapareur parce qu’il sait que

« l’argent ne fait pas le Bonheur ».

 

 

 

La Loi est le principe plus ou moins conscient

de tous ce qui existe : l’astre la plante

l’animal et l’homme à plus forte raison.

C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi

à certaines personnes supposées au-dessus

ou au-dessous de la Loi

parce qu’elles sont dotées la capacité

de « noyer » leur conscience dans le jouir

ou la suractivité qui leur permet

de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.

 

 

 

Les gens ont plusieurs manières de se « défendre »

contre les tourments de la conscience coupable

dont l’une des plus usitées est

le refuge dans la suractivité.

Ce sont les êtres activistes qui donnent

l’impression de surabondance de vie et

font croire que la Loi est

un leurre qui n’existe pas.

La fonction assignée de la suractivité est donc

de noyer les tourments la mauvaise conscience.

 

 

 

Quand on a vu la catastrophe (le nazisme)

à laquelle le mépris de

la médiation du Verbe

a pu conduire les êtres humains

on est effaré et on se demande

ce qu’il convient de faire pour

éviter cette monstruosité et

on se convainc du bien-fondé

de l’initiation accoucheuse

de la relation de personnes.

L’initiation est la loi

fondatrice à laquelle

les descendants des hommes

traumatisés par les privations

demeurent inexorablement réfractaires.

 

 

 

La philosophie occidentale est le résultat

de la subsomption de la vision du monde

indo-européenne

sous la forme du Langage

dont l’appropriation exige

le paiement de la «Dette »

aux ancêtres-fondateurs kémites.

Vision du monde

« sous-tendue » en conséquence

par le Désir de toute-puissance

consubstantiel à l’état de nature.

C’est le désir de toute-puissance

non soumise  à la castration symbolique

qui est re-baptisé sous les terminologies

de « Volonté d’être » par Schopenhauer

« Volonté de puissance » par Nietzsche

« Volonté de la Volonté » par Heidegger.

 

 

 

L’infiltration continue et la fureur conquérante

des foyers de la civilisation

ont dispensé les Barbares de s’acquitter de

leur « dette symbolique » à savoir

la circoncision

l’excision symboligène

aux Ancêtres fondateurs de la société.

C’est ainsi que les « nouveaux civilisés »

grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils

n’avaient pas créés

croient naïvement que les Actes fondateurs

(l’excision et la circoncision) sont inutiles

et les méprisent en tant que « mutilations

des parties génitales »

et  atteinte à l’intégrité de la personne qui

n’existe pas avant l’initiation structurante.

 

 

 

Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige

que les hordes de Barbares

envahissent les régions prospères

de s’emparent des produits

patiemment élaborés et accumulés de

leurs activités productrices.

Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent

de cette pratique atavique des Aryens

comme si elle constituait

une plus-value apportée à la Nature.

En fait les peuples prédateurs sont

attachés à l’état de nature parce que

la poussée pulsionnelle leur permet

d’envahir les peuples socialisés par

l’initiation structurante

et de les dé-posséder des produits

de leurs activités productrices

mais en violation flagrante de la Loi.

 

 

 

N’est-ce pas le phantasme régnant

selon lequel l’intérêt du puissant

(dont la transposition

au plan économique

est la Règle du profit maximum)

veut qu’il s’approprie le sous-sol

et les produits du labeur du faible

qui présida à la conception de

la Loi de l’Histoire selon Hegel ?

Dans ces conditions la notion de

« droit des Nations » : un leurre ?

 

 

 

La philosophie : sentier de la Quête du Savoir

et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre)

a pour vecteur le Langage structuré par

les formes préverbales

elles-mêmes créations

de l’activité plastique

« sous-tendue » par le Verbe.

La philosophie postule donc

le meurtre symbolique de la Nature-Mère

par l’activité initiatique.

C’est pourquoi

il est faux et mystifiant de prétendre que

la philosophie a fait son apparition en Grèce

( la philosophie est grecque a dit Heidegger)

qui ne connaissait pas la « coupure » avec

la Nature par la circoncision et l’excision

autrement-dit : par la castration symbolique.

 

 

 

Alors que le désir de « fusion avec Dieu »

mobilise l’impétrant et le contraint

au dépassement de soi

par la Quête incessante

la Volonté de toute-puissance jette

l’« être de pulsions »

dans les affrontements meurtriers

qui le confrontent à la culpabilité

ainsi qu’au vécu mortifiant

de déchéance mortifiant.

La culpabilité de l’« être-là »

et la « sommation » d’exister

ne sont à la vérité que leurres

de philo-sophe en mal de justification.

 

 

 

Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité)

passèrent de la Nature à l’état social à la faveur

de la médiation de la technique d’initiation

dont les Acte fondateurs

furent la circoncision et l’excision :

castration symbolique sans laquelle

il n’y a pas d’activité symboligène

pour compenser la perte.

C’est ce passage non négociable

au primitif qui aspire à l’état social

que pour le malheur de l’Humanité

les migrants hyperboréens méconnurent

dans leur ardeur conquérante de la civilisation.

L’absence d’initiation et d’activité symbolique

sont incontestablement les raisons assignables

à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.

 

 

Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire

« sous-tendu » par

le plus-de-jouir dont

le profit maximum est

le versant économique.

L’activité philosophique

elle-même

qui se veut désintéressée

non médiatisée par

la castration symbolique

relève de l’Imaginaire et

n’a pas de point de contact avec la réalité

dont la structure symbolique est le vecteur.

 

 

L’homme accomplit son humanité

en se mettant sa vie au service

de la Vérité :

le réputé « grand penseur »

qui déforme la Vérité pour

des raisons de narcissisme

se disqualifie

et se prive lui-même de ce titre.

« Penser » c’est servir la Vérité.

 

 

 

C’est sur le terrain de l’anthropologie où

le narcissisme se glisse en contrebande

qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui

respecte la Vérité

que le sophiste n’hésite pas à

sacrifier aux exigences du narcissisme.

ainsi les « grands philosophes » Kant

Nietzsche Hegel Heidegger

En donnant dans le racisme qui dénie

à l’homme noir son rôle fondateur de

l’Histoire

sont-ils en dernier ressort disqualifiés

comme philosophes

autrement-dit : amoureux de la Vérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Vie est la graine de pô : vide

de contenu

elle laisse sur leur faim

les hommes affamés de

plénitude d’être.

Ce sont le désespoir et

la révolte qui « sous-tendent »

les affrontements des hommes.

 

 

 

C’est parce que la libido liée au prépuce

et au clitoris

n’est plus détournée par l’initiation

dans la création des liens sociaux

et de la culture authentiques

que les hommes attachés

à la bisexualité mythique

s’investissent dans le plus-de-jouir

et la lutte pour le profit maximum.

La mépris du principe fondateur

(la détermination

des sexes et leur structuration par

la « parole forte » de l’initiateur)

est  la cause assignable au retour

à la barbarie des temps préinitiatiques.

 

 

 

 

L’activité créatrice est la propédeutique

au renoncement à la jouissance

par l’activité symboligène.

Nul ne peut « maitriser »

la jouissance sans la médiation

de l’activité créatrice et symboligène

qui constituent les « ouvertures » sur

la transcendance :

lieu atopique des béatitudes postulées.

La fonction de la foi en l’éternité c’est

de dis-qualifier la jouissance du corps !

 

 

 

Alors que dans la névrose obsessionnelle

la trace anale est ce qui qui fait fonction

de « garde-fou » et

qui empêche de basculer

dans la « fosse anale »

dans l’état normal

ce qui préserve de

l’interdit de jouir

et de la psychose

c’est le « beau-reste »

ou forme préverbale

chainon du Langage.

C’est pourquoi

le rituel compulsif  est

est la manifestation de

la névrose obsessionnelle

alors que l’état normal  se « sous-tient »

de la capacité déterminative du Langage !

 

 

 

Les hommes qui refusent obstinément l’initiation

se condamnent à demeurer dans l’état primitif

en se privant de la structuration symbolique

que leur avidité juge superflue.

En effet contraints à idéaliser leurs pulsions

afin d’ éviter des blessures

à leur narcissisme primaire

ces prédateurs humains sont

condamnés à l’insatisfaction

dont se nourrit leur

compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.

 

 

 

Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas

acquis et laisse insatisfait :

le prédateur en a la preuve par le vécu

même s’il s’évertue

à « donner le change » en affichant

l’apparence du Bonheur à faire envie.

La satisfaction est la sanction du mérite.

 

 

 

C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité

transformatrice de la matière et

échangée sur le marché contre

celle d’un autre

qui est objet de consommation

de l’être structuré par le système symbolique.

Le prédateur est un être non structuré

donc un être avide qui pour tenter

d’exorciser son angoisse de mort

s’empare par violence de la vie d’un autre.

Un primitif anachronique

l’homme « possédé » par la fureur de vivre

qui ne connait pas l’ activité transformatrice.

 

 

 

La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence

et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne

à la lui arracher et à se l’approprier

en phantasmant la toute-puissance.

La plupart des hommes donnent l’impression

d’abandonner leur vie au prédateur : illusion.

L’aliénation est la technique d’ hibernation

par laquelle l’homme faible se « défend »

quitte à ranimer la flamme de sa personnalité

lorsque les circonstances favorables se présentent.

Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus »

de céder à la fureur du prédateur

et résistent par l’activité créatrice originale pour

non seulement revendiquer leur survie en corps

mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence

à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».

 

 

Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer

le modèle universel pas seulement pour

la technique de faire du profit maximum

ou ce qui concerne les manières de table

mais surtout faire fonction

de référence morale à ceux

qui ne sont pas parvenus à

ce sommet de l’Evolution.

Sinon cela reviendrait

à réduire le mode de vie

de l’homme civilisé

à un «  jeu d’hypocrisie »

dommageable à l’idéal de l’ Humanité.

Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.

 

 

 

La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée

par les différences dans le monde

dont la différence des sexes est fondatrice

est l’origine  de l’activité culturelle par

les sentiers hors du champ de la Nature.

C’est ainsi que l’initiation nous apprend

que par essence les dieux sont parfaits

par conséquent bisexuels

et que la détermination des sexes est

nécessaire à la différence

et à la complémentarité dans l’égalité

des partenaires sociaux.

Telle est donc la Vérité

sur laquelle doit reposer les relations

non seulement sexuelles mais sociales aussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La préservation des « beaux-restes » postule

la castration symbolique

(substituts de la circoncision

et de l’excision symboliques.)

C’est par la voie des « beaux-restes »

que l’homme primitif fait son entrée

dans le système symbolique

et acquiert le « droit à l’insertion sociale »

 

 

 

C’est par la préservation des « beaux-restes »

que l’homme primitif é-mer-ge

du système clos de la Nature pour faire

son entrée dans la société des hommes

structurée par le système symbolique.

Les beaux-restes constituent le prix de

la « Dette symbolique »

au Père inégalable de la société des hommes.

 

 

 

Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de

fonder son « être-là » par la préservation de

« beaux-restes » : traces parlantes appelées

à témoigner de son passage sur terre.

Les beaux-restes sont des signes

dont la fonction est de permettre

à l’être-là de payer sa « Dette symbolique »

au Père-fondateur de la société des hommes.

 

 

 

 

 

La société libéro-capitaliste n’est pas propice

à la préservation de « beaux-restes »

bien au contraire la société libéro-capitaliste

est fondée sur la négation des beaux-restes

et la revendication du « profit maximum »

ou de la jouissance sans tabou.

L’émergence des beaux-restes    

dans le système destructeur libéro-capitaliste

est un signe porteur du désir de Refondation.

 

 

Les êtres socialisés développent l’aptitude

à l’interaction

(prémisse de la relation sociale)

dans le contact précoce

avec une mère symbiotique

aptitude que la mère fusionnelle étouffe.

C’est pourquoi

l’être qui s’est identifié à cette dernière

(le pervers narcissique)

est « réfractaire » à toutes médiations

et privé de la capacité d’insertion sociale.

 

 

La constitution et le développement

d’une nation

postule la mise en place de

conditions favorables à

l’é-mer-gence

des familles structurées

par le système symbolique

générateur de paix sociale

et du sentiment de sécurité

sans lesquels il n’y a pas

une nation d’hommes accomplis.

 

 

 

La fonction du système symbolique

est de maîtriser les pulsions

d’apaiser l’être naissant et

de créer les conditions favorables

à son développement harmonieux.

Le système symbolique constitue

la Serre de la graine de l’Homme.

 

 

 

Une famille non structurée par

le système symbolique

n’est pas une famille mais

un système qui se dévore

elle-même comme

un « monstre autophage ».

La structuration symbolique

est constitutive de la famille

ce lieu d’éclosion

et d’épanouissement de

la graine de l’être l’humain !

 

 

Pour éviter de chuter dans le trou noir

de la psychose

l’être non-structuré est forcé

de phantasmer continûment

la jouissance orale

sur le mode de l’ex-stase.

Le « fading » de l’objet phantasmé

est à l’origine des passages à l’acte

qui déchirent la société des hommes.

 

 

L’existence des hommes qui n’ont pas

accédé à la structuration symbolique

est déterminée par

la réminiscence du sein de la mère

auquel ils aspirent à se raccrocher

(à travers ses figures substitutives)

afin échapper

aux poinçons de la frustration.

C’est pourquoi l’existence

des hommes non structurés

est ponctuée de passages à l’acte.

 

 

 

L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques

bascule et s’aliène

dans le vécu de toute-puissance.

C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame

dans la forêt dense il fonce sur les faibles

et les piétine sans le moindre scrupule

au risque de basculer dans le trou :

piège posé sous ses  yeux malvoyants.

L’espoir du faible et l’alternance sont

inscrits comme un châtiment inéluctable

dans les comportements de l’être anal-sadique.

 

 

 

Le monde est régi par l’Economie basée

sur la règle sacro-sainte

du profit maximum qui

exclut la morale et la fraternité humaine.

Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est

le comportement sadique des dominants

qui ignore la Loi : principe du monde

dont la transgression est fatale à l’agent.

 

 

 

Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau

d’initiation qui sépare l’enfant-phallus

de la mère toute-puissante

et favorise le processus

de son humanisation

par l’activité artistique

créatrice du système symbolique dont

l’appropriation culmine

à l’é-mer-gence de l’ « être de langage »

L’initiation est

la voie de la quête sans fin  du Savoir

 

 

 

L’angoisse de mort non maîtrisée

dans une activité symboligène

et vécue sur le mode imaginaire

est responsable de bien de maux

plus ou moins graves imputables

au manque de système d’initiation.

 

 

 

 

Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas

exorciser l’angoisse de mort qui le taraude

pour être inapte à symboliser

les pulsions de destruction qui la génèrent

il est condamné à commettre un crime réel

ou imaginaire qui consiste à se jeter dans

dans un rapport de jouissance

où le partenaire est halluciné

comme une personne

sacrifiée dans un « délire de dévoration ».

 

 

 

C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe

capable de résister à la fascination de la jouissance

qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère

que l’homme de la « jouissance sans tabou »

est condamné à remplir.

C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner

notre Humanité en souffrance est sans doute

la quête du « Savoir initiatique » pour assurer

la « délivrance » de l’Humanité

« objet de captation » de la mère toute-puissante !

 

 

 

Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant

que la colère de la femme substitut de la mère

jette dans l’effroi

ce qui pousse l’homme à faire tout pour

éviter de s’exposer à l’ire

du substitut de sa mère.

C’est pourquoi l’homme

reste soumis à la femme

et collabore dans la perversion sexuelle

au risque de sacrifier les droits de l’enfant.

Telle est sans doute la raison pour laquelle

l’Humanité demeure dans l’état de gestation.

 

 

 

S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris

que la circoncision et l’excision symboliques retirent

au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum

(qui réduisent l’être humain à l’état d’objet)

pour l’investir

dans la promotion des relations sociales

et dans la création d’oeuvres culturelles

on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas

originale mais relève de l’ « imitation de la Nature »

selon la théorie aristotélicienne

et de la réadaptation des oeuvres originales créées

par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée.

D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau »

de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.

 

 

 

A l’origine des guerres « toujours recommencées »

il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme

porteur de Verbe qui

renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri

de la fureur de la femme revendicative

à se laisser enfermer dans la clôture de

la perversion sexuelle.

Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante

mais l’homme qui se castre pour lui complaire !

 

 

 

Quand les hommes seront lassés des guerres

pour le profit maximum et le plus-de-jouir

ils aspireront à la paix

afin de sauver les « beaux-restes »

fondements sacrés de l’Humanité.

Il est clair que ce qui est imposé

n’a aucune chance de prospérer :

on ne prend conscience de

la valeur d’une chose qu’on aime

que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.

 

 

 

Pour qu’une « famille humaine » : structurée

par le système symbolique

émerge de la lutte originaire des sexes

il est nécessaire que l’homme et

la femme bisexuels

aspirent à la « paix des braves »

et à cette fin consentent à renoncer

à leur deuxième sexe

et souhaitent la médiation

d’un être porteur de Verbe.

Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix

et de renoncement à la Jouissance pour

la satisfaction sexuelle partagée

la détermination des sexes et

leur relations complémentaires

génératrices de la famille sont impossibles.

 

 

 

La politique de l’assimilation était

une tentative d’aliénation

car elle visait à arracher

par la force et la ruse

une personne à sa mère

pour lui offrir une autre

civilisée et blanche.

Cette politique est

vouée à l’échec

pour méconnaître

le fondement narcissique

sur lequel repose la personnalité.

 

 

La mère est le premier amour de l’enfant et

le fondement du narcissisme.

L’amour

de l’enfant pour la mère est inconditionnel

et le narcissisme ne se négocie pas.

Il est imprescriptible

même s’il donne l’impression de se renier

dans certaines pathologies (perversions).

C’est pourquoi on est fondé à dire

de ces gens qui foulent aux pieds

le narcissisme des autres (faibles)

ou qui s’acharnent à les assimiler

qu’ils ont des problèmes avec

leur propre « moi » en fusion

avec une mère non symbiotique.

Le narcissisme est

le fondement sûr de l’existence humaine.

 

 

 

Le danger des hommes porteurs de l’illusion

de toute-puissance

est la fureur des pulsions sadiques qui

éteint la lumière de leur conscience et

les bascule inéluctablement.

dans le « délire de grandeurs » fatal

aux faibles qu’ils réduisent en déchet.

Aucun homme n’émerge

là où l’être tout-puissant règne en maître.

 

 

 

L’impétrant qui est attentif à ses états sait

que l’être investi par les pulsions

de puissance et de possession

est exposé au délire de grandeurs.

C’est pourquoi il a la sagesse de

les évacuer sur un Support et de

les transformer en formes pré-verbales

éléments constituants du Langage dont

la fonction est de structurer

l’être qui aspire à la toute-puissance et

d’humaniser son « désir d’apothéose »

qui le contraint à sacrifier son prochain

aux plans imaginaire symbolique et réel.

 

 

 

Quand l’homme a perdu sa structure

il lui reste l’argent

auquel il s’accroche

comme le bousier au crottin.

En effet privé d’argent

l’ « être-de-pulsions »

bascule i-né-luc-ta-ble-ment

dans le « trou noir de la psychose ».

 

 

En conseillant à leurs clients de faire

des sacrifices humains pour devenir

tout-puissants et riches

dans la jungle où nous  survivons

les marabouts veulent sans doute

signifier que l’option du travail

est aride et sans issue

et que la voie royale qui mène

à la puissance et à la richesse

auxquelles les hommes aspirent

est le sacrifice humain qui

étouffe l’empathie de l’homme et

le rend cruel envers son prochain.

En effet puissance et richesse

sont incompatibles avec l’humain.

 

 

 

Si « Polémos est la Mère de toutes choses »

et si elle a donné naissance

aux statuts du maître et de l’esclave

(éléments organisateurs de la société)

comme l’a théorisé le philosophe Hegel

on doit toutefois préciser que ce postulat

n’est vrai et vérifiable que pour

l’homme aryen dont la vision du monde

est d’essence dualiste à la différence

de la vision du monde Kémite

caractérisée par un principe médiateur

En effet c’est à « Polémos » que

les Barbares indo-européens doivent

la conquête de la société kémite dont

la circoncision symbolique est à l’origine.

 

 

A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui

se réfugient dans le monde idéal

en affirmant qu’ils sont

ce qu’ils voudraient être

ainsi certains adultes

et collectivités

ont-ils la propension à se doter de qualités

dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser

leurs propres défauts dans les autres.

C’est la fonction assignée à l’initiation de

désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et

de les ramener dans la dure réalité

qu’ils fuient « à tire d’ailes »

Le monde est ce qu’il est

parce que ce travail n’est pas fait

par manque d’un système d’initiation idoine.

 

 

 

 

Afin de exorciser les affres du Manque inhérent

à l’ « être-au-monde »

l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable

en se berçant de l’illusion

d’échapper à la fatalité : la mort

après s’être identifié au sacrifié

par le subterfuge de

la « magie de substitution. »

La finalité phantasmatique

assignée au sacrifice humain :

se ressourcer à la source vivifiante de l’Un

en niant la différence entre le Moi et l’Autre !

 

 

 

En considérant la récurrence des crimes rituels

singulièrement en temps de crise sociale

on est fondé à croire que le simple fait

de transférer ses pulsions sadiques sur

un animal (le mouton) et de l’égorger

ne suffit pour apaiser l’être taraudé

par l’angoisse de mort.

Autrement-dit :

le rituel de sacrifice d’un animal

ne constitue pas en soi une thérapie.

Il faut avoir le courage de le clamer :

les « beaux-restes » en psychart-thérapie

ont un pouvoir thérapique autrement plus

libérateur que les rituels magiques primitifs.

 

 

 

Les Barbares à l’Imaginaire débordant de

pulsions de tout-puissance

surgirent et balayèrent sur

leur passage

la petite société des hommes structurés

par le système symbolique

et subsumèrent leurs pulsions sadiques

sous la « peau de léopard » des vaincus.

Tel est le secret de cette société

caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »

 

 

 

L’homme non structuré est un infans qui dévore

(en imagination la mère frustrante) pour

exorciser le vécu de mort qui le taraude

et jouir du « sentiment d’être ».

De la même manière l’homme

rongé par l’angoisse de dés-être

est contraint à sacrifier son semblable

afin de garantir son « être-au-monde ».

Il faut juguler la paranoïa

pathologie congénitale de l’Homme :

en  faisant la promotion

d’un système d’initiation

dont la fonction serait de produire

des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.

 

 

 

Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui

non-structuré par le système symbolique

phantasme l’accomplissement de son être

comme le résultat du sacrifice de l’Autre.

Il est illusoire de parler d’existant authentique .

 

 

 

Lorsqu’on démystifie le discours trompeur

dont les idéologues l’affublent

on découvre que l’Humanité

n’est pas ce groupe

d’hommes qu’on croit

affranchis de la Nature

mais une sorte de termites

qui au contraire des autres

se divisent

en dévorants et dévorés.

Il faut sauver l’Humanité de

sa pathologie actuelle de schizophrène.

 

 

Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle

nous confronte à des souffrances inouïes que

nous devons nous laisser-aller à phantasmer

le retour de Dieu « parti à la retraite » dans

un endroit de l’Univers inconnu des hommes

(selon le témoignage des ancêtres)

pour nous dé-charger sur Lui

des exigences de l’existence.

Nous sommes contraints à

l’obligation de travail pour

assurer notre subsistance.

En partant à la retraite

Dieu a veillé à imprimer

en l’Homme le Verbe pour

éclairer ses pas dans la Jungle du monde.

 

 

 

Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes)

ont perdu le sens du mérite et ont régressé

aux périodes de la cueillette où le travail

n’existait pas encore

et où il recevait tout de la Nature-mère.

C’est ainsi que « pour les besoins de la cause »

la société s’est divisée

en deux groupes distincts et complémentaires :

celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont

sustentés comme des enfants.

L’humanité actuelle est fascinée par le modèle

de la « vierge à l’enfant » dans

une vision phantamatique qui l’aliène à la réalité.

 

 

 

C’est un fait que malgré les beaux discours sur

le « droit des gens »

les sociétés humaines sont encore régies par

l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges

(primitifs) enfouie au fond de l’inconscient.

Non structuré par le système symbolique

chaque homme aborde encore son semblable

« sous-tendu » par les pulsions

de le contraindre à devenir son « bon objet ».

Et c’est toujours le rapport de forces inégales

et non le droit

qui décide du statut social de l’homme faible.

Est-ce à dire que mystifier est la fonction

des beaux discours sur les droits des gens ?

En effet sans une technique d’initiation

pour s’approprier les valeurs sociales

leur mise en pratique reste une vaine illusion.

 

 

 

 

Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence

du système symbolique : fondement

de la société des hommes

qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne).

L’Histoire nous apprend que comme ce fut

le cas pour l’appropriation du feu

les hommes primitifs se livrèrent

à des invasions répétées

pour s’emparer sans initiation de

ce feu symbolique qui finalement

élut domicile à Rome

avant de se répandre dans le reste du monde

vidé de son contenu : les « traces » parlantes

que l’impétrant reçoit de la transcendance

sur le mode de l’épiphanie.

Telle est la cause assignable à l’aliénation de

l’Humanité privée de structure symbolique

qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens

qui rayonne encore du Langage  vide que

les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.

 

 

Si une mère refuse la castration symbolique

et si elle phantasme son enfant

comme son phallus imaginaire

elle n’acceptera pas

la médiation castratrice du Père .

Il est nécessaire que la mère bisexuelle

se soumette à la castration symbolique

pour dire oui

à la médiation structurante du Père

« accoucheuse » de l’Humanité accomplie.

 

 

Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas

la castration symbolique : condition

nécessaire au désir du phallus

et à la compensation du « manque »

par l’activité créatrice de substituts

du phallus

l’ « envie de pénis »

qui la travaille au corps

ne sera pas résorbée et

l’enfant d’homme sera

sacrifié pour tenir lieu

de substitut imaginaire du phallus.

L’initiation est

l’activité productrice de l’être social.

 

 

 

Le refus de soumission est vécu par l’homme

aliéné à l’illusion de toute-puissance

comme une mutilation de son être

qui exige une sanction exemplaire

dont l’objectif est de briser

toutes résistance.

C’est pourquoi là où règne

un être mégalo-maniaque

il n’y a pas d’humains mais des zombies.

 

 

 

Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique :

les scansions dans le processus

d’accumulation du savoir étant

révélatrices des figures successives du Père.

Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves

le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».

 

 

 

Les sociétés sans initiation sont des sociétés

dans lesquelles la mère toute-puissante

a castré le Père et dévoré son phallus.

D’où la nécessité pour favoriser

l’émergence des sociétés à initiation

de soumettre la mère toute-puissante

à la « castration »

afin que son substitut symbolique

dans une relation symbiotique

ouvre la voie à l’apparition d’êtres

pourvus d’une structuration symbolique.

 

 

 

Les gens qui refusent l’initiation

non seulement n’ont pas de Père

mais n’en désirent pas

car c’est l’initiation

qui gratifie d’un Père.

Le problème des sociétés sans

initiation

est celui des sociétés sans Père..

 

 

 

L’humanité est la progéniture de la mère androgyne

qui en s’auto-castrant transféra son phallus

sur un de ses fils dont la fonction fut de

tenir lieu de Père.

Il est donc pertinent de dire que le Père porteur

de phallus est à l’état potentiel

dans le sein de la mère toute-puissante

et qu’il sera délivré

à la faveur de la castration symbolique

de la mère dans un processus d’initiation sans fin.

 

 

 

La société négro-africaine : du sommet (les politiciens)

à la base (le peuple)

en passant par la classe moyenne (les intellectuels)

tout le monde aspire à se « couler » dans le moule

de la civilisation

et à devenir blanc sous le masque noir.

Nul ne s’inquiète de l’envahissement

de la culture négro-africaine basée

sur le principe de la solidarité

par la culture européenne

régie par l’égoïsme

et le « profit maximum ».

Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue

par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.

 

 

 

Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire

avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au

renversement du vécu de chacun (substitution)

sans que pour autant la Loi fondatrice change.

Il y a eu simple adaptation d’un partenaire

à l’évolution circonstancielle de l’autre comme

c’est le cas dans la perversion sado-masochiste

où la position sadique peut se renverser

en masochiste et inversement (alternance des positions).

La vrai changement postule

la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».

 

 

Il existe des hommes qui fuient leur identité pour

se réfugier dans la vôtre

(dont vous leur avez ouvert la porte

dans un « mouvement d’empathie »)

et qui s’acharnent à vous expulser

de votre propre « maison ».

Cela a pour effet  désastreux

de vous contraindre à endosser

leur identité dont ils ne veulent plus

et à basculer dans le trou noir de la psychose.

C’est le « sous-tien » de l’imago des parents

et la structure psychique qui en résulte

qui confèrent le sentiment de permanence au

vécu d’identité de la personne

et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.

 

 

 

Si les fondements de la civilisation sont sapés

et si l’Humanité est confrontée

à une crise structurelle

il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier

les agents de la destruction les neutraliser

et les contraindre à collaborer

à la reconstruction.

Cela ne sert à rien

de se lamenter et de chercher

des boucs émissaires par monts et par vaux .

 

 

 

Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance

se sont posés en créateur originaux de la civilisation

et mis les promoteurs historiques à la place de ceux

qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire »

ne nous livrent pas le secret de cette civilisation

dont ils se disent les garants

si bien que nous sommes obligés de les considérer

comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  »

Aliénée l’Humanité est

la victime de la force matérielle et du bluff associés.

 

 

 

Si nous vivions dans un monde civilisé

comme ils le chantent tous les jours

nous n’assisterions pas à ce spectacle

où les puissants

s’acharnent sur les faibles

foulent aux pieds leurs droits et

les utilisent comme objet

de production et de jouissance.

La civilisation postule la maîtrise

des pulsions et l’adhésion

au principe de la production de

ses propres moyens d’existence.

Autrement dit :  l’autonomie de

la personne et l’acceptation de l’autre.

 

 

 

C’est en voulant sauver sa vie de la captation

du grand Autre

et réaliser ses potentialités

que l’être porteur de Verbe

peut la perdre dans le conflit

et non parce qu’il désire sacrifier son être

à l’instar de l’ « hypnotisé »

qui est floué de son essence en cherchant

la toute-puissance par l’absorption-fusion..

Pour l’homme

une mort n’est pas identique à une autre :

mourir  en se battant pour l’ex-sistence

n’est pas la même chose que

la perdre dans la poursuite de la jouissance.

 

 

 

Même le sacrifice de leur dignité que font

les hommes (en devenant des déchets)

aux fins de satisfaire

le désir de toute-puissance du maître

ne comble pas celui-ci.

Devant son « repoussoir » volontaire

le maître a le vécu d’être une dupe et

fait une crise paranoïaque

où il accuse la victime

d’être son persécuteur !

Peut être avons-nous tort de faire

le sacrifice de notre dignité

dans l’espoir de combler le maître

afin qu’il nous « laisse tranquille »

dans notre déchéance.

Et si finalement ce que veut le maître

était de recevoir les sanctions méritées ?

 

 

 

Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet »

au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif

le tyran entre en fureur et « fabrique »

des comploteurs tapis dans le peuple

réduit en déchet.

Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas

un système d’initiation pour

lui infliger à la castration symbolique

Finalement

la tyrannie doit être considérée comme

une exigence d’ « opposition » inébranlable.

 

 

Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant

est qu’il exige un amour oblatif

de sa victime qu’il s’acharne à agresser

et à humilier.

L’être qui aspire à la toute-puissance

n’atteint son objectif

que dans la relation sado-masochiste

où la victime aliénée se délecte

du « bonheur dans l’esclavage »

en baisant avec reconnaissance

les mains augustes du Maître tout-puissant.

 

 

 

L’homme est un « pauvre hère » qui

naît dans la Décharge publique

et qui ne survit

qu’en se nourrissant

de restes comestibles.

Toute sa vie l’homme la passe

marqué au poinçon indélébile

de sa détresse originaire qu’il

s’efforce (en vain) de masquer.

Sous ses airs de « grandiosité »

l’homme reste un être en détresse.

 

 

 

Le Verbe est principe de structuration

des pulsions en formes préverbales

dont la fonction est d’ « inter-dire »

La non appropriation de

ces constituants du Langage

faute de relations précoces

avec une mère symbiotique

condamne au

comportement transgressif

de l’homme  promis à la  psychose.

 

 

 

Non soutenu par une structure symbolique

l’être confronté au désir de toute-puissance

basculera facilement dans la perversion

sado-masochiste et

se délectera du bonheur dans l’esclavage .

C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé

les esclaves noirs du naufrage absolu

dans le sado-masochisme

et qui a offert au monde ces « héros »

afro-américains que nous connaissons.

 

 

 

Tout se passe comme si un principe créateur

immanent à la Nature et se prolongeant

dans les artistes inspirés

était à l’origine de ces traces parlantes .

Tel est le mode genèse de la conception

du Langage conçu comme une épiphanie .

 

 

 

Il faut être aliéné et délirant pour croire

que l’autre homme est votre propriété

et s’acharner à le traiter comme tel.

Ce qui enferre ce paranoïaque

dans son délire

c’est qu’il y ait des hommes pour

adhérer à son délire de grandeur.

Tout se passe comme si

l’Humanité était sous hypnose :

aliénée au phantasme

de jouissance sado-masochiste

pour « forclusion du Nom-du-père ! »

 

 

 

Imagine t-on la situation d’un fœtus

enfermé sans ouverture symbolique

dans les entrailles

d’une mère toute-puissante : livré

à la fureur des phantasmes

« sous-tendus »

par les pulsions anales-sadiques ?

Pénétré par celles-ci il est voué

à devenir le phallus de sa Mère

à qui la porte d’entrée

dans la société des hommes

est définitivement interdite.

Tel est le mode de reproduction de

la société actuelle (sans initiation).

 

 

 

 

 

L’avenir de l’humanité se joue dans

les relations précoces de l’enfant

voire dans le mode de gestation

d’une mère initiée ou non.

L’aptitude à l’humanisation

postule une mère symbiotique

et un père porteur de Verbe

pour collaborer dans l »harmonie

au cours du « processus éducatif. »

 

 

 

La fonction de la structuration symbolique

initiée par la mère symbiotique

et poursuivie par le père porteur de Verbe

est d’édifier une barrière protectrice entre

la graine de l’humain et les pulsions

afin d’assurer son développement normal

dans un terrain propice à ses potentialités.

Privé d’une structuration symbolique

la graine de l’humain est

livrée à la fureur destructrice des pulsions.

 

 

 

Créer c’est verser des larmes symboliques

sur le triste sort de l’Humanité souffrante

en espérant que

le tyran ne comprendra pas la métaphore

car il ne veut pas qu’on

pleure lorsqu’il inflige les pires exactions

mais qu’on affiche le masque du Bonheur

pour lui épargner la mauvaise conscience.

Le tyran c’est le « double-masculin »

de la Grande Mère des origines qui

par la terreur

maintient l’Humanité « en souffrance ».

 

 

 

 

 

La mère symbiotique donne le Langage

à l’enfant

alors que la mère toute-puissante

vit avec l’enfant

dans son univers phantasmatique.

Le destin de l’enfant est inscrit

dans l’état psychique

« structuré » ou non de la mère.

Le père  est le représentant de

la société dont la fonction est

de recevoir bon-gré mal-gré

l’enfant créé à l’ « image de la mère. »

 

 

 

Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et

phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris

elle se comportera comme un homme et s’acharnera

à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels.

L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité

a son fondement dans le « monde » phantasmatique

du déni de la perception.

L’initiation sexuelle qui

fait la promotion de la détermination des sexes

est le préalable in-contournable à la vie en société.

 

 

 

 

La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation

précède et conditionne toutes les autres sociales :

un homme sexuellement indéterminé est un être

confronté aux problèmes d’identité

qui ne favorisent pas son insertion dans la société.

Telle est incontestablement

l’origine des perturbations  (identitaires)

des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».

 

 

Aucune société humaine ne peut é-mer-ger

sans l’intervention de la technique de

la détermination des sexes

à la faveur de l’excision et

de la circoncision symboliques

c’est à dire la castration symbolique ?

L’existence de la société des hommes

postule la détermination des sexes :

n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence

qui est à l’origine du chaos qui menace

d’emporter la société des pères-fondateurs ?

 

 

 

Les hommes de cette société sans initiation

phantasment qu’ils sont des dieux-vivants

parcourent la société des  Pères fondateurs

pillant saccageant détruisant tout ce

que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos.

La société et les valeurs qui la constituent

sont les « produits » de l’activité initiatique.

 

 

 

L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas

seulement de libérer l’énergie des  patients

des blocages pathogènes et

de favoriser la renaissance des zombies

mais aussi et surtout de « déciller »

ces hippopotames à qui on donne la vie

afin qu’ils agissent en étant conscients

des conséquences de leurs actes.

L’objectif de la psychart-thérapie c’est

de faire la promotion d’ « êtres sociaux »

conscients de leurs actes et responsables.

 

 

 

 

 

L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation

est une perte inutile d’énergie dont il faut

se garder si on veut s’en prendre aux faibles

et les réduire à sa merci par la voie obscure

de la domination mentale : en leur assénant

sa volonté toute-puissante.

Se taire

pour l’expert en sorcellerie

c’est emmagasiner l’énergie utile

pour la destruction de ses proies

par la voie obscure de

la toute-puissance de la volonté.

Mais l’initié sait

sait que la puissance de la volonté aveugle

ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.

 

 

 

L’homme primitif mutant (porteur de Verbe)

a démontré le primat du Verbe sur la matière

en utilisant celle-ci pour créer

des formes préverbales : signes

de l’instrumentalisation

de la matière informe par le Verbe créateur.

Le Verbe est le phallus dont la détention

confère le primat à la femme ou à l’homme.

 

 

 

 

 

A l’origine le masque était un habit

une jupe de raphia que

la femme mutante

habitée par le Verbe

inventa pour cacher

son sexe la vulve que

l’ignorance congénitale considère

comme le résultat de la castration.

C’est plus tard que le cache-sexe

s’est déplacé sur le visage

(sous l’aspect du masque)

pour suggérer la croyance

aux esprits cachés sous le masque.

Sans  nul doute le désir de cacher

la Nature sous l’artifice fut-elle

à l’origine

de la promotion des masques.

C’est pourquoi la quête du savoir

postule la capacité de dé-masquer.

 

 

 

Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est

un être naïf et  vulnérable qui hallucine

qu’il « donne le change » pour arborer

un masque de sagesse ou de saint que

sa malignité dote de toute-puissance.

Il n’existe pas de satisfaction

plus délectable que celle que procure

le geste symbolique de « dé-voiler »

la nature hideuse du sorcier et

de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.

 

 

 

L’activité initiatique ça consiste dans

la mise en ordre du chaos intérieur

générateur d’angoisse de mort

par l’activité créatrice (pacifiante)

de « beaux-restes » autrement-dit

de formes préverbales dont

la finalité est de doter l’impétrant

d’une structure symbolique

fondement de sa qualité d’homme.

L’être humain

accomplit sa destinée par l’initiation.

 

 

 

La famille non structurée autour de

l’imago d’une mère et d’un père

habités par le Verbe

est un système clos :

sans ouverture sur

le monde extérieur

dont les membres

sont des réplications

de la mère dévorante

« sous-tendues » par

le désir de toute-puissance

qui les maintient dans l’état

de conflits abortifs à l’origine

de la croyance selon laquelle

la famille non structurée

est la maison fermée de sorciers.

 

 

 

 

 

Laissez un commentaire!