Le sentier de l’initiation

Le sentier de l’initiation
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    Le retour à l’éducation fondée sur l’esprit de justice (la Maat) et non sur le désir avide de l’être-phallus élevé par des parents sans structure est voie révolutionnaire qui ramènera la fraternité dans la jungle sociale livrée à la fureur du « jouir ».                             La graine de l’Injustice est plantée dans le champ familial lorsque les parents entérinent la domination de l’enfant avide. C’est donc confiant dans son droit à régner selon son bon plaisir que l’être avide s’impose à la société toute entière.       Les hommes déplorent que la Justice ne soit pas au pouvoir et que la société soit livrée au « bon plaisir » du Prince. Mais il est important de savoir que tout commence en famille quand l’enfant avide foule aux pieds les droits de ses frères et sœurs avec la complicité passive des parents. Avant de régner au sommet de l’Etat l’injustice règne d’abord au sein de la famille.               Le succès « incroyable » que rencontrent les sectes dans la société émergente négro-africaine est la conséquence du délitement des liens familiaux traditionnels. Les sectes sont les substituts idéalisés de la famille négro-africaine : élargie et fondée sur la solidarité. Les sectes s’avèrent les appareils d’aliénation de l’homme négro-africain dé-structuré par l’ « Ouragan » colonial.                                                                                                                 Le corps (partie de la matière) est le réservoir des pulsions primitives (agressivité) et des « mauvais sentiments » (haine  envie jalousie). La fonction de l’activité artistique est d’évacuer les pulsions primitives et de générer des formes « parlantes. » L’activité artistique est une « catharsis » destinée à purifier l’homme potentiel et à le socialiser. La création artistique est donc une technique d’initiation à la vie en société.               La Renaissance des sociétés noires que nous appelons de nos vœux fervents postule l’exhumation des figures « des Pères inégalables » et la refondation de la famille à la faveur du retour au « culte des ancêtres » religion primitive contemporaine de l’institution de la société humaine.                           Le frein au développement personnel sont d’abord à chercher au sein de la famille dans les relations avec les parents et dans les relations avec de la fratrie avant de mener le combat au niveau de la société et de la communauté internationale. Du reste l’homme est conditionné par sa famille et la place dans la société est le résultat du conditionnement familial.       L’homme a le sentiment de vivre sous une « chappe de pierre » qui lui défend d’aspirer à l’existence et l’impulsion irrésistible qui le pousse à casser la pierre (comme si sur le mode de la métaphore il transgressait l’Interdit) lui apporte soulagement et espoir d’ouvrir la voie d’accès à l’ex-sistence.     L’espoir suscitée par la casse de la pierre se traduit par le sentiment de puissance qu’éprouve l’homme à manipuler la métaphore de la pierre : l’argile et à générer des formes successives dont certaines (parlantes) évoquent des préfigurations du langage qui font penser à une offrande (épiphanie) du langage.     La trans-gression de l’Interdit par sa métaphore la casse de la pierre a donné naissance au langage résultat de la manipulation du substitut de la pierre : l’argile génératrice d’ébauches de formes plus ou moins parlantes ainsi apparues par préfiguration du langage vecteur de l’espoir de socialisation des hommes investis par le  Verbe.                               Depuis que la société a é-mer-gé de la Nature en Egypte sous l’impulsion des initiés il y a affrontement entre ceux qui obéissent à l’Interdit d’exister et ceux qui le transgressent affrontement dont les premiers sortirent vainqueurs. Telle est la raison pour laquelle depuis l’absorption de l’Egypte la Société est gouvernée par des êtres qui vivent sous le règne de la Nature et répriment férocement ceux qui aspirent à la lumière de l’existence.                           L’ « être de pulsions » qui n’a pas passé par les phases décisives de la castration symbolique et la structuration n’est pas une femme ou un homme accompli car il n’est pas initié aux valeurs fondatrices de la vie sociale. C’est pourquoi les ancêtres ont déconseillé avec pertinence de les associer à la gestion de la société.                                                             L’homme non humanisé par l’initiation est l’ennemi de son frère qu’il hait qu’il tue qu’il mange qu’il vend pour assurer sa jouissance égoïste. La réification de l’homme par l’homme est la loi de la jungle-sociale par conséquence l’ethnocentrisme et le racisme sont des pratiques d’êtres non initiés.                                 Le Blancs se sont acharnés en vain de réifier les Noirs par l’esclavage mais comme aucune force au monde ne peut réduire une essence à une autre les Noirs sont restés  êtres humains au « grand dam » des tyrans blancs qui ne comprend pas l’inaptitude de l’homme noir à se laisser réifier.                             On a le sentiment d’être autorisé à être là comme un être de la nature et qu’il nous est interdit de tenter de donner du sens au fait d’être là. Etre au monde c’est donc être confronté au dilemme : « vivre ou exister. » L’existant c’est celui qui refuse sans appel le statut infame d’ « être-là » et qui au risque de la mort affronte l’Interdit d’interpeller et de signifier qu’il trouve absurde.                             Les chercheurs occidentaux venus « en mission » en Côte d’Ivoire pour savoir si la famille négro-africaine existait toujours posèrent d’abord la question à leur hôte. Celui-ci fut outragé par la question et protesta vigoureusement pour laver l’injure faite à l’Afrique : « avez-vous jamais vu un pays sans famille ? » Les chercheurs occidentaux eux savaient qu’après le passage de l’ « Ouragan » et les politiques d’adaptation au système libéro-capitaliste dominant il ne pouvait plus y avoir de famille dans ces sociétés acquises au profit maximum.                 Il ne faut pas que le slogan « Développement » cache les ruines laissées sur son passage dévastateur par la colonisation qui en décapitant les sociétés a détruit la « famille négro-africaine » et conduit à la dispersion de ses membres. Comment peut-on développer des sociétés et leurs habitants en état de déstructuration sans poser en préalable la question de la quête du phallus du père ?                           L’irruption dévastatrice des forces coloniales dans les sociétés négro-africaines et l’adhésion des populations ou fétiches du conquérant ont été fatales à la famille négro-africaine. Telle est sans doute l’origine de l’aliénation des ex-colonisés qui vont errant à travers le monde à la recherche du pays de cocagne.         Ce sont les « êtres de pulsions » avides de jouissance et de reconnaissance qui aliènent l’humanité en volant ce qu’ils ne créent pas. En effet il est évident que pour créer il faut être doté d’une structuration symbolique qui confère la capacité de maitriser ses pulsions et de les trans-former en un produit matériel ou une « œuvre de l’esprit » utile à la conservation et à l’épanouissement de l’Humanité. C’est pourquoi pour décourager les voleurs (ces parricides) il est pertinent de dire que celui qui prétend au statut de créateur doit fournir les preuves de son initiation.           L’homme est un désir d’être in-corporé dans la matière individuée : l’homme n’a pas d’être. Son essence réside dans la quête perpétuelle d’être. C’est pourquoi dans sa quête sans Objet il s’expose à la négation de soi c’est-à-dire du désir d’être qui le constitue. Réification qui est une « défense » contre la lassitude et l’angoisse de cette quête sans fin assignable. L’homme est un mystère insondable.           La Loi universelle a pris possession de l’artiste des origines et devenu son instrument fidèle celui-ci a œuvré à l’élaboration des formes langagières à l’origine de la structuration symbolique du sujet gardien de la Loi. L’artiste des origines est celui qui a introduit la Loi dans la société.                           Dans l’Absolu il n’existe pas de propriétaire humain. Tout appartient à tous et à chacun mais dans la société où des hommes sont assujettis à la Loi du travail les choses produites ont un propriétaire et le vol par  la ruse ou par la violence est sévèrement puni conformément à la Loi qui régit les hommes et l’univers. C’est pourquoi l’initiation est une nécessité incontournable.                             L’homme qui a cherché sa race son l’ethnie et sa famille et qui a cru les avoir trouvés définitivement est fondé à savoir que ces catégorisations sont aliénantes pour l’homme cet impétrant en quête perpétuelle des « Eaux originaires » fondement de son ex-sistence.       Ce qui confère la dignité à un homme et « force au respect » c’est la capacité de se reconnaitre dans celui que son statut social (d’intouchable) confine dans l’isolement. C’est la capacité de voir l’homme dans l’homme par delà les « cloisonnements » des statuts sociaux  qui confère la dignité et la  valeur à un homme.                               Penser c’est s’attaquer au primat et aux privilèges du magicien et triompher en conférant le primat à l’activité initiatique. A l’origine de la révolution humanogène il y a la mutation génétique qui a fait surgir le pouvoir de penser.                 A l’origine du « pouvoir » de penser il y a la « mutation génétique » qui a favorisé l’activité créatrice des formes langagières qui ont émergé avec l’art des cavernes constituants du langage qui sont les facteurs de structuration et de fondation du « sujet pensant. »                               La mentalité primitive croit que c’est le « penser » qui crée les problèmes et que ceux-ci n’émergeraient pas si le penser n’existait pas. La quête de savoir postule une révolte radicale contre les préjugés de la mentalité primitive !     Les marabouts enseignent que la meilleure manière de conjurer le mauvais sort c’est de ne pas y penser de cultiver la sérénité et de vivre comme si on était éternel.         Les hommes s’avèrent in-gouvernables parce qu’ils ne sont pas socialisés par une structure symbolique acquise dans un parcours initiatique. Les êtres qui désirent honnêtement servir leurs compatriotes devraient se faire le devoir de s’engager dans une initiation rigoureuse. Comment voulez- vous qu’un être non initié qui entre dans le champ politique ne déçoive pas les espoirs de cohésion et de développement de ses compatriotes crédules qui l’ont élu en se fiant à ses paroles démagogiques ?         C’est par l’activité plastique que l’« Artiste divin » fait émerger des formes préverbales de la matière informe et c’est par la dation du nom qu’il les introduit dans le champ du langage et leur confère l’existence grâce à la médiation d’un père porteur de Verbe. N’existe pas ce qui n’a pas reçu un  nom de la part d’un Père porteur de Verbe.                             A l’origine de la création de l’être objet de structuration symbolique il y a l’activité plastique créatrice de formes préverbale plastiques : chainons constituants du langage. L’activité est l’activité démiurgique créatrice de l’« être-de-langage. »                             Dans la société précoloniale sans initiation la valeur dominante était sans doute la puissance ou la capacité de s’imposer voire de tuer le plus d’ennemis possible en temps de guerre. Dans la société précoloniale prévalait sans doute l’état de guerre permanent visant à faire la promotion d’un ordre hiérarchique fondé sur la force tout comme dans les sociétés occidentales. L’exigence actuelle de démocratie postule la sublimation des pulsions de domination et leur soumission à l’activité symboligène afin de favoriser la structuration. Il est évident que ce mode de gestion primitif de la famille moderne ne doit plus exister à l’heure de l’exigence de la démocratie qui postule le triomphe de la Loi. Il résulte de ce raisonnement que la révolution démocratique doit d’abord s’initier au sein la famille non pas déplacée directement au plan social.     Comme tous les primates le chef de lignage chez les hommes exerçait une domination absolue sur les membres de leur groupe : il avait la haute main sur les femmes et jouissait de la propriété indivise des terres du bétail des hommes auxquels il s’identifiait à l’image de la « Grande Mère des origines ». Celui qui avait l’audace de se rebeller contre ce « dominant » humain était passible de mort.                         Lorsque l’homme perd le système symbolique qui fondait son humanité il régresse inéluctablement au stade primitif de l’ « être de pulsions » qui parle un simulacre de langage sous-tendu par les besoins auxquels sont étrangères les notions de Loi de Justice et de Vérité. Avant la mort par décomposition du corps l’homme « rend l’âme » en se dé-structurant.       Dans ces temps crépusculaires où les hommes déstructurés sont à la recherche de boucs émissaires pour porter le fardeau de leurs responsabilités la Vérité n’est plus à chercher dans les dialogues mais dans la relation verticale avec la conscience : Médiatrice infaillible que le bon Dieu a offert aux humains avant de partir à la retraite.       Le phantasme de voir l’Autre castré découpé comme Osiris et ses morceaux « fécalisés » est le phantasme persécuteur de l’être sadique en mal de jouissance anale-sadique qui trouve (opportunément) ses moyens de réalisation avec l’accession à la  toute-puissance qui réifie l’objet de jouissance.                             Au lieu de faire des recherches sur la voie de la renaissance de leur sociétés déstructurées les dirigeants négro-africains conditionnés par le traumatisme colonial choisissent une ethnie mal aimée par le colonisateur pour se décharger sur elle des exactions que leur société et eux-mêmes ont subi de la part de celui-ci. Ainsi certaines villes et leurs habitants sont-ils réduits en déchets par les dirigeants substituts noirs des colons. La politique ethnocentriste fonctionne comme un simulacre de cure cathartique.                             Pour l’enfant la mère aimée est l’élue entre toutes les femmes : le modèle des femmes en lien avec qui son être trouve son fondement. Il résulte de cela que l’enfant fait l’expérience de la mort à la faveur de médiation du père et ne ressuscite que par la formation du triangle symbolique qui inscrit l’enfant dans une famille. C’est pourquoi la socialisation est une castration symbolique « sous-tendue » par la quête passionnée de la mère dans un processus initiatique sans fin.             L’enfant noir qui se trouve par nécessité en état d’exil prolongé sur les terres lointaines du colonisateur ne résiste aux forces d’assimilation que s’il a bénéficié d’une structuration suffisante grâce à une relation orale satisfaisante. C’est la qualité de celle-ci qui permet de s’accrocher à son milieu d’origine et de persévérer dans son être. L’adaptation : une aliénation qui sanctionne l’absence de structuration symbolique.       La mère aimée perdue dans la mort ou la séparation cette autre mort est à l’origine de la recherche : s’initier c’est faire l’expérience renouvelée de la mort et la résurrection de la mère aimée. L’amour d’une mère ou de son substitut est un lien indestructible qui détermine la quête d’éternité !                     Si on n’a pas trouvé la « formule » pour maintenir dans la paix entre les êtres non structurés appartenant à la même ethnie il faut résister à la tentation de faire coexister sur un même site des ethnies différentes non structurées afin d’éviter des conflits ethniques appelés à générer des problèmes « difficiles à résoudre » ! Telle est l’attitude de sagesse à adopter.       Le danger d’introduire subrepticement une colonie d’allogènes dans un site déjà occupé réside certainement dans les conflits susceptibles de dégénérer en guerre pour le contrôle absolu du territoire. N’est-ce pas la raison pour laquelle les pays développés se méfient des phantasmes communautarismes ?                           C’est incontestable : il est dangereux de vouloir effacer les disparités régionales traditionnelles pour la cause de la fraternité raciale car supprimer les disparités régionales c’est faire perdre aux hommes leurs racines au risque de les aliéner. Même les occidentaux hyper développés ont le sens du terroir et tiennent jalousement à préserver celui-ci : garant de leur différence. Il y a quelque chose de psycho-pathologique dans le mouvement actuel d’ « essaimage » des populations négro-africaines à la recherche (effrénée) du pays où « coulent le lait et le miel ».                                 Après l’indépendance de notre pays mon père continuait d’appeler les autorités politiques (noires) des Blancs. Lorsque je lui demandai pourquoi il appelait Blancs les Noirs il me répondit avec pertinence : « les autorités noires sont des Blancs mon fils c’est l’esprit qu’il faut regarder et non la couleur de la peau » ! Tu avais raison père une domination est une domination !                         Retourné dans mon village après seulement deux ans d’absence forcée je ne l’ai pas reconnu : en lieu et place de mon beau village j’ai trouvé une carrière de termitières habitées par des hommes-déchet que je n’ai pas identifiés. Mon Dieu ! Quel esprit sadique a détruit mon beau village et l’a réduit à l’état répulsif de chaos sans âme qui vive ?                       Les historiens rapportent que l’empereur Auguste apprenant que ses légions d’élite avaient été décimées par les Barbares pleura en criant à l’endroit de  l’infortuné centurion : « Marcus rends-moi mes légions » ! En retrouvant mon village submergé et dé-figuré par les cabanes des allogènes je ne résiste pas à l’envie de pleurer et de m’écrier : « émergence rends-moi mon village » ! Certes ! tout est impermanent et sujet à l’anéantissement mais l’évolution de la société devrait être contrôlée par les Autorités légales !                             L’activité créatrice originale qui se sous-tient du Verbe est une lutte acharnée menée conte les pulsions de destruction. Préservés les « beaux-restes » sont les éléments constituants du système symbolique : structure éternelle de la société des initiés vêtus de la Peau-de-léopard.                     L’activité créatrice originale est la quête passionnée du Moi aliéné dans la destruction de la « Jérusalem terrestre » ou village natal de l’artiste. Les créations : les pierres vives pour la reconstruction du Moi et du village nouveaux !                     Nous sommes aussi des Juifs condamnés à l’errance après la destruction de notre beau Village. Et nous voici engagés dans la quête éperdue de notre « Jérusalem céleste » ! Emergence pourquoi nous as-tu aliénés ?                                 Lorsque la structure symbolique fondatrice de la famille disparait sous les coups portés par l’agression coloniale sa métaphore villageoise disparait aussi en réduisant l’être humain à l’état infame d’homme-déchet animé par les pulsions vecteurs de besoins. La déstructuration accomplie par l’idéologie d’é-mer-gence après le passage de la « mission civilisatrice » a donc eu pour effet catastrophique de favoriser la régression des humains à l’état indigne de primates parlant le langage impérieux des besoins qui les engage dans des conflits perpétuels évocateurs de la lutte primitive pour la vie.                         Si la tradition qui liait il n’a pas long-temps les frères lignagers et villageois a disparu aujourd’hui sans que des liens de substitution aient pris sa place est-ce que honnêtement on peut encore parler  de communauté fraternelle pire si on a laissé les allogènes envahir l’espace du village ? Une émergence qui « tue » la tradition et qui rend le frère étranger au frère n’a-t-on pas raison de lui résister mordicus ?                                   Au fondement de la « maladie du siècle » le terrorisme il y a peut être le refus d’initiation c’est-à-dire de l’activité créatrice dont la finalité est de surcompenser la « coupure » de l’homme avec la mère-Nature. Le terroriste : un être sous-tendu par les pulsions  sadiques qu’il refuse de soumettre à l’activité  symboligène ?     Dans son essence la création culturelle originale est une réaction compensatoire aux « blessures narcissiques » infligée par le décalage introduit entre la Nature et l’hominidé par la « mutation génétique ». En tant que telle la Culture est la Thérapie essentielle. que génèrent les sociétés sous-tendues par l’ « instinct de vie ».     Ne pouvant pas se libérer par les armes de l’objet obsessionnel : le tout-puissant colonisateur (Blanc) au lieu de s’obstiner dans cette voie ou de faire la résistance passive qui confine à la résignation les sociétés négro-africaines doivent se tourner vers la voie symbolique à savoir : les activités artistiques créatrices d’un nouveau langage appelées à les restructurer comme elles l’ont tenté un moment avec les créations  culturelles telles le Polihet le Zouglou le Mapouka le Coupé-décalé ou encore au plan de la création plastique comme le Vohou-vohou et la Psychart.             Le développement qui est l’obsession des sociétés négro-africaines post coloniales ne décolle pas parce qu’il n’est pas impulsé par des êtres décolonisés au plan psychique et structurés. Le « gros cœur » ne suffit pas pour réaliser un tel projet qui s’assimile à la « Refondation ».       Décapitées déstructurées « chaos-vides » les sociétés négro-africaines post-coloniales se présentent comme des termitières habitées par des hommes sans âme obsédés par l’idée fixe de développement exclusivement matériel toujours en chantier sans jamais « décoller » n’étant pas conçues par des hommes reconstruits et structurés. Si le fameux « mythe de Sisyphe » n’avait pas existé il serait inventé pour définir l’homme négro-africain post-colonial.       Il est évident qu’il est plus aisé de libérer son inconscient par la projection directe de ses refoulés sur ses semblables mais ce comportement anti-social susciterait des réactions négatives. C’est pourquoi il est plus pertinent d’avoir recours aux techniques de catharsis musculaires éprouvées pour re-conquérir son essence aliénée. Telle est la voie qui s’offre aux Noirs « marchandisés » pour se réapproprier leur essence aliénée.         L’obsession de tuer le maitre qui réifie est à l’origine de l’immobilité des sociétés négro-africaines obnubilées toutefois par l’im-possible développement. S’il ne peut pas tuer le maitre tout-puissant que l’homme noir du moins ait recours à la technique de la psychart-thérapie en évacuant les pulsions sadiques et en créant les conditions d’émergence des formes préverbales constituantes du Langage principe de structuration et d’accès à la communauté humaine. L’entrée dans le système symbolique rachètera à coup sûr l’homme noir de la déchéance actuelle et maitrisera les pulsions de vengeance.                             Contraint à refouler ses mauvais sentiments par le maitre tout-puissant l’homme noir en est réduit à « broyer du Noir » en retournant sa haine contre ses propres racines : telle est l’origine de la haine du Noir pour ses ancêtres qui furent les Pères fondateurs de la société. Pour éviter l’auto destruction menaçante la « race » noire doit  savoir qu’il existe une technique éprouvée qui aide à expulsion des pulsions sadiques.                         Ce sont ceux qui ont perdu la lutte pour se tailler une place au « soleil » de la Nation et qui sont disqualifiés en ville qui se retirent au village : ce trou d’où ils s’acharnent à terroriser les citadins pour pour les soumettre aux exigences supposées des ancêtres.     A l’origine des difficultés à vivre des hommes qui habitent dans les villes du pays et à l’étranger il n’y a pas seulement l’exploitation inhumaine du système libéro-capitaliste il y a surtout la fureur dévorante des organisations maffieuses des villages qui les terrorisent par les armes ténébreuses de la sorcellerie et et les contraint à des contributions.     Le village traditionnel n’existe plus : il est devenu le refuge des estropiés de la « lutte pour la vie » minés par la jalousie et la haine refoulées. Ce que ces êtres refugiés au village phantasment comme l’arme fatale la sorcellerie n’est que le vécu projeté sur autrui de la jalousie et la haine refoulées. Celles-ci constituent sans doute les freins psychiques à la Renaissance de l’homme noir !     La fureur de vivre « sous-tendue » par les passions de la jalousie et la haine telles sont les armes occultes usitées par  les estropiés de la lutte pour la vie qui ont trouvé refuge dans les villages. Le vécu de sorcellerie est l’effet de mort que produit sur l’être (immature) le bain dans l’irrationnel !                                                     C’est un fait avéré que les hommes noirs ont du mal à réintégrer l’homme noir qui a longtemps séjourné en Occident et a assimilé la culture occidentale : ils le tiennent pour étranger et l’appellent « blanc » pour marquer la différence radicale qui les sépare se privant ainsi de l’opportunité de s’initier aux valeurs du colonisateur peut-être parce qu’étant déstructurés ils ne disposent plus des moyens de s’enrichir des apports de l’Autre (dont ils se méfient à juste raison) en préservant sa différence culturelle .                       Les « sauveurs » qui surgissent et s’évertuent à développer des pays déstructurés et réduits à l’état de chaos (par l’ouragan colonial) ne savent pas ce qu’ils font. En effet ils ignorent que la structuration de la famille singulièrement de la mère (première éducatrice des enfants) est le préalable incontournable au développement de la société des hommes. S’engager dans un projet de développement sans avoir rempli cette condition préalable c’est in-contestablement « courir à l’échec » !       Dans les pays où le canon de la colonisation a tonné et instauré la paix coloniale il n’existe plus de structure familiale après la décolonisation mais un agrégat d’êtres (taraudés par l’angoisse de mort) et engagés dans des conflits permanents dont la finalité est de promouvoir un ordre hiérarchique parmi les ex-colonisés ordre hiérarchique où le plus féroce est Chef. C’est un nouveau « Père civilisateur » qu’il faut pour la reconstruction des sociétés négro-africaines retournées à l’état de chaos.               La révolution accoucheuse de l’humain s’origine dans la mise en place de la relation de personne qui postule la révolte contre le père tout-puissant qui réifie l’être humain et la promotion de l’autorité de la loi garante l’imprescriptibilité de son essence. Cette démocratie dont les hommes rêvent ne verra pas le jour si chaque homme réifié ne règle pas ses comptes avec le père tout-puissant substitut mâle de la Grande Mère des origines.                         Comme l’homme primitif non structuré le père tout-puissant d’aujourd’hui ne fait pas la différence entre ses frères ses enfants et ses moutons qu’il considère comme ses possessions. L’apparition de l’être humain postule la révolte contre le père tout-puissant et la médiatisation des contacts par la loi. Le projet humain s’initie au sein de la famille primitive !     L’homme noir qui a fait dans son exil occidental l’expérience de l’altérité et du racisme et qui décide de retourner dans milieu d’origine afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer au développement de son pays est condamné à périr sous les coups de ses « frères de race » jaloux. Les exemples de Panda et de Amos sont là pour convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .                 L’homme potentiel ne devient réel que par la structuration symbolique de ses pulsions structuration au terme de laquelle il accède au statut d’ « être de parole ». L’activité plastique créatrice de formes préverbales est la voie qui conduit le « créateur » qui les intériorise par l’activité verbalisante au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.       Nous vivons à une époque où tout se passe comme si les pulsions érotiques étaient neutralisées par les pulsions sadiques et comme si le monde entier était régenté par celles-ci. D’où l’impression de mort et de désespoir qui enveloppe le monde entier. Mon Dieu quelle nouvelle technique (qui initie à la « maitrise symbolique » des pulsions sadiques) sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?         Le retour à l’éducation fondée sur l’esprit de justice (la Maat) et non sur le désir avide de l’être-phallus élevé par des parents sans structure est voie révolutionnaire qui ramènera la fraternité dans la jungle sociale livrée à la fureur du « jouir ».                             La graine de l’Injustice est plantée dans le champ familial lorsque les parents entérinent la domination de l’enfant avide. C’est donc confiant dans son droit à régner selon son bon plaisir que l’être avide s’impose à la société toute entière.       Les hommes déplorent que la Justice ne soit pas au pouvoir et que la société soit livrée au « bon plaisir » du Prince. Mais il est important de savoir que tout commence en famille quand l’enfant avide foule aux pieds les droits de ses frères et sœurs avec la complicité passive des parents. Avant de régner au sommet de l’Etat l’injustice règne d’abord au sein de la famille.               Le succès « incroyable » que rencontrent les sectes dans la société émergente négro-africaine est la conséquence du délitement des liens familiaux traditionnels. Les sectes sont les substituts idéalisés de la famille négro-africaine : élargie et fondée sur la solidarité. Les sectes s’avèrent les appareils d’aliénation de l’homme négro-africain dé-structuré par l’ « Ouragan » colonial.                                                                                                                 Le corps (partie de la matière) est le réservoir des pulsions primitives (agressivité) et des « mauvais sentiments » (haine  envie jalousie). La fonction de l’activité artistique est d’évacuer les pulsions primitives et de générer des formes « parlantes. » L’activité artistique est une « catharsis » destinée à purifier l’homme potentiel et à le socialiser. La création artistique est donc une technique d’initiation à la vie en société.               La Renaissance des sociétés noires que nous appelons de nos vœux fervents postule l’exhumation des figures « des Pères inégalables » et la refondation de la famille à la faveur du retour au « culte des ancêtres » religion primitive contemporaine de l’institution de la société humaine.                           Le frein au développement personnel sont d’abord à chercher au sein de la famille dans les relations avec les parents et dans les relations avec de la fratrie avant de mener le combat au niveau de la société et de la communauté internationale. Du reste l’homme est conditionné par sa famille et la place dans la société est le résultat du conditionnement familial.       L’homme a le sentiment de vivre sous une « chappe de pierre » qui lui défend d’aspirer à l’existence et l’impulsion irrésistible qui le pousse à casser la pierre (comme si sur le mode de la métaphore il transgressait l’Interdit) lui apporte soulagement et espoir d’ouvrir la voie d’accès à l’ex-sistence.     L’espoir suscitée par la casse de la pierre se traduit par le sentiment de puissance qu’éprouve l’homme à manipuler la métaphore de la pierre : l’argile et à générer des formes successives dont certaines (parlantes) évoquent des préfigurations du langage qui font penser à une offrande (épiphanie) du langage.     La trans-gression de l’Interdit par sa métaphore la casse de la pierre a donné naissance au langage résultat de la manipulation du substitut de la pierre : l’argile génératrice d’ébauches de formes plus ou moins parlantes ainsi apparues par préfiguration du langage vecteur de l’espoir de socialisation des hommes investis par le  Verbe.                               Depuis que la société a é-mer-gé de la Nature en Egypte sous l’impulsion des initiés il y a affrontement entre ceux qui obéissent à l’Interdit d’exister et ceux qui le transgressent affrontement dont les premiers sortirent vainqueurs. Telle est la raison pour laquelle depuis l’absorption de l’Egypte la Société est gouvernée par des êtres qui vivent sous le règne de la Nature et répriment férocement ceux qui aspirent à la lumière de l’existence.                           L’ « être de pulsions » qui n’a pas passé par les phases décisives de la castration symbolique et la structuration n’est pas une femme ou un homme accompli car il n’est pas initié aux valeurs fondatrices de la vie sociale. C’est pourquoi les ancêtres ont déconseillé avec pertinence de les associer à la gestion de la société.                                                             L’homme non humanisé par l’initiation est l’ennemi de son frère qu’il hait qu’il tue qu’il mange qu’il vend pour assurer sa jouissance égoïste. La réification de l’homme par l’homme est la loi de la jungle-sociale par conséquence l’ethnocentrisme et le racisme sont des pratiques d’êtres non initiés.                                 Le Blancs se sont acharnés en vain de réifier les Noirs par l’esclavage mais comme aucune force au monde ne peut réduire une essence à une autre les Noirs sont restés  êtres humains au « grand dam » des tyrans blancs qui ne comprend pas l’inaptitude de l’homme noir à se laisser réifier.                             On a le sentiment d’être autorisé à être là comme un être de la nature et qu’il nous est interdit de tenter de donner du sens au fait d’être là. Etre au monde c’est donc être confronté au dilemme : « vivre ou exister. » L’existant c’est celui qui refuse sans appel le statut infame d’ « être-là » et qui au risque de la mort affronte l’Interdit d’interpeller et de signifier qu’il trouve absurde.                             Les chercheurs occidentaux venus « en mission » en Côte d’Ivoire pour savoir si la famille négro-africaine existait toujours posèrent d’abord la question à leur hôte. Celui-ci fut outragé par la question et protesta vigoureusement pour laver l’injure faite à l’Afrique : « avez-vous jamais vu un pays sans famille ? » Les chercheurs occidentaux eux savaient qu’après le passage de l’ « Ouragan » et les politiques d’adaptation au système libéro-capitaliste dominant il ne pouvait plus y avoir de famille dans ces sociétés acquises au profit maximum.                 Il ne faut pas que le slogan « Développement » cache les ruines laissées sur son passage dévastateur par la colonisation qui en décapitant les sociétés a détruit la « famille négro-africaine » et conduit à la dispersion de ses membres. Comment peut-on développer des sociétés et leurs habitants en état de déstructuration sans poser en préalable la question de la quête du phallus du père ?                           L’irruption dévastatrice des forces coloniales dans les sociétés négro-africaines et l’adhésion des populations ou fétiches du conquérant ont été fatales à la famille négro-africaine. Telle est sans doute l’origine de l’aliénation des ex-colonisés qui vont errant à travers le monde à la recherche du pays de cocagne.         Ce sont les « êtres de pulsions » avides de jouissance et de reconnaissance qui aliènent l’humanité en volant ce qu’ils ne créent pas. En effet il est évident que pour créer il faut être doté d’une structuration symbolique qui confère la capacité de maitriser ses pulsions et de les trans-former en un produit matériel ou une « œuvre de l’esprit » utile à la conservation et à l’épanouissement de l’Humanité. C’est pourquoi pour décourager les voleurs (ces parricides) il est pertinent de dire que celui qui prétend au statut de créateur doit fournir les preuves de son initiation.           L’homme est un désir d’être in-corporé dans la matière individuée : l’homme n’a pas d’être. Son essence réside dans la quête perpétuelle d’être. C’est pourquoi dans sa quête sans Objet il s’expose à la négation de soi c’est-à-dire du désir d’être qui le constitue. Réification qui est une « défense » contre la lassitude et l’angoisse de cette quête sans fin assignable. L’homme est un mystère insondable.           La Loi universelle a pris possession de l’artiste des origines et devenu son instrument fidèle celui-ci a œuvré à l’élaboration des formes langagières à l’origine de la structuration symbolique du sujet gardien de la Loi. L’artiste des origines est celui qui a introduit la Loi dans la société.                           Dans l’Absolu il n’existe pas de propriétaire humain. Tout appartient à tous et à chacun mais dans la société où des hommes sont assujettis à la Loi du travail les choses produites ont un propriétaire et le vol par  la ruse ou par la violence est sévèrement puni conformément à la Loi qui régit les hommes et l’univers. C’est pourquoi l’initiation est une nécessité incontournable.                             L’homme qui a cherché sa race son l’ethnie et sa famille et qui a cru les avoir trouvés définitivement est fondé à savoir que ces catégorisations sont aliénantes pour l’homme cet impétrant en quête perpétuelle des « Eaux originaires » fondement de son ex-sistence.       Ce qui confère la dignité à un homme et « force au respect » c’est la capacité de se reconnaitre dans celui que son statut social (d’intouchable) confine dans l’isolement. C’est la capacité de voir l’homme dans l’homme par delà les « cloisonnements » des statuts sociaux  qui confère la dignité et la  valeur à un homme.                               Penser c’est s’attaquer au primat et aux privilèges du magicien et triompher en conférant le primat à l’activité initiatique. A l’origine de la révolution humanogène il y a la mutation génétique qui a fait surgir le pouvoir de penser.                 A l’origine du « pouvoir » de penser il y a la « mutation génétique » qui a favorisé l’activité créatrice des formes langagières qui ont émergé avec l’art des cavernes constituants du langage qui sont les facteurs de structuration et de fondation du « sujet pensant. »                               La mentalité primitive croit que c’est le « penser » qui crée les problèmes et que ceux-ci n’émergeraient pas si le penser n’existait pas. La quête de savoir postule une révolte radicale contre les préjugés de la mentalité primitive !     Les marabouts enseignent que la meilleure manière de conjurer le mauvais sort c’est de ne pas y penser de cultiver la sérénité et de vivre comme si on était éternel.         Les hommes s’avèrent in-gouvernables parce qu’ils ne sont pas socialisés par une structure symbolique acquise dans un parcours initiatique. Les êtres qui désirent honnêtement servir leurs compatriotes devraient se faire le devoir de s’engager dans une initiation rigoureuse. Comment voulez- vous qu’un être non initié qui entre dans le champ politique ne déçoive pas les espoirs de cohésion et de développement de ses compatriotes crédules qui l’ont élu en se fiant à ses paroles démagogiques ?         C’est par l’activité plastique que l’« Artiste divin » fait émerger des formes préverbales de la matière informe et c’est par la dation du nom qu’il les introduit dans le champ du langage et leur confère l’existence grâce à la médiation d’un père porteur de Verbe. N’existe pas ce qui n’a pas reçu un  nom de la part d’un Père porteur de Verbe.                             A l’origine de la création de l’être objet de structuration symbolique il y a l’activité plastique créatrice de formes préverbale plastiques : chainons constituants du langage. L’activité est l’activité démiurgique créatrice de l’« être-de-langage. »                             Dans la société précoloniale sans initiation la valeur dominante était sans doute la puissance ou la capacité de s’imposer voire de tuer le plus d’ennemis possible en temps de guerre. Dans la société précoloniale prévalait sans doute l’état de guerre permanent visant à faire la promotion d’un ordre hiérarchique fondé sur la force tout comme dans les sociétés occidentales. L’exigence actuelle de démocratie postule la sublimation des pulsions de domination et leur soumission à l’activité symboligène afin de favoriser la structuration du citoyen.                           Il est évident que ce mode de gestion primitif de la famille moderne ne doit plus exister à l’heure de l’exigence de la démocratie qui postule le triomphe de la Loi. Il résulte de ce raisonnement que la révolution démocratique doit d’abord s’initier au sein la famille non pas déplacée directement au plan social.     Comme tous les primates le chef de lignage chez les hommes exerçait une domination absolue sur les membres de leur groupe : il avait la haute main sur les femmes et jouissait de la propriété indivise des terres du bétail des hommes auxquels il s’identifiait à l’image de la « Grande Mère des origines ». Celui qui avait l’audace de se rebeller contre ce « dominant » humain était passible de mort.                         Lorsque l’homme perd le système symbolique qui fondait son humanité il régresse inéluctablement au stade primitif de l’ « être de pulsions » qui parle un simulacre de langage sous-tendu par les besoins auxquels sont étrangères les notions de Loi de Justice et de Vérité. Avant la mort par décomposition du corps l’homme « rend l’âme » en se dé-structurant.       Dans ces temps crépusculaires où les hommes déstructurés sont à la recherche de boucs émissaires pour porter le fardeau de leurs responsabilités la Vérité n’est plus à chercher dans les dialogues mais dans la relation verticale avec la conscience : Médiatrice infaillible que le bon Dieu a offert aux humains avant de partir à la retraite.       Le phantasme de voir l’Autre castré découpé comme Osiris et ses morceaux « fécalisés » est le phantasme persécuteur de l’être sadique en mal de jouissance anale-sadique qui trouve (opportunément) ses moyens de réalisation avec l’accession à la  toute-puissance qui réifie l’objet de jouissance.                             Au lieu de faire des recherches sur la voie de la renaissance de leur sociétés déstructurées les dirigeants négro-africains conditionnés par le traumatisme colonial choisissent une ethnie mal aimée par le colonisateur pour se décharger sur elle des exactions que leur société et eux-mêmes ont subi de la part de celui-ci. Ainsi certaines villes et leurs habitants sont-ils réduits en déchets par les dirigeants substituts noirs des colons. La politique ethnocentriste fonctionne comme un simulacre de cure cathartique.                             Pour l’enfant la mère aimée est l’élue entre toutes les femmes : le modèle des femmes en lien avec qui son être trouve son fondement. Il résulte de cela que l’enfant fait l’expérience de la mort à la faveur de médiation du père et ne ressuscite que par la formation du triangle symbolique qui inscrit l’enfant dans une famille. C’est pourquoi la socialisation est une castration symbolique « sous-tendue » par la quête passionnée de la mère dans un processus initiatique sans fin.             L’enfant noir qui se trouve par nécessité en état d’exil prolongé sur les terres lointaines du colonisateur ne résiste aux forces d’assimilation que s’il a bénéficié d’une structuration suffisante grâce à une relation orale satisfaisante. C’est la qualité de celle-ci qui permet de s’accrocher à son milieu d’origine et de persévérer dans son être. L’adaptation : une aliénation qui sanctionne l’absence de structuration symbolique.       La mère aimée perdue dans la mort ou la séparation cette autre mort est à l’origine de la recherche : s’initier c’est faire l’expérience renouvelée de la mort et la résurrection de la mère aimée. L’amour d’une mère ou de son substitut est un lien indestructible qui détermine la quête d’éternité !                     Si on n’a pas trouvé la « formule » pour maintenir dans la paix entre les êtres non structurés appartenant à la même ethnie il faut résister à la tentation de faire coexister sur un même site des ethnies différentes non structurées afin d’éviter des conflits ethniques appelés à générer des problèmes « difficiles à résoudre » ! Telle est l’attitude de sagesse à adopter.       Le danger d’introduire subrepticement une colonie d’allogènes dans un site déjà occupé réside certainement dans les conflits susceptibles de dégénérer en guerre pour le contrôle absolu du territoire. N’est-ce pas la raison pour laquelle les pays développés se méfient des phantasmes communautarismes ?                           C’est incontestable : il est dangereux de vouloir effacer les disparités régionales traditionnelles pour la cause de la fraternité raciale car supprimer les disparités régionales c’est faire perdre aux hommes leurs racines au risque de les aliéner. Même les occidentaux hyper développés ont le sens du terroir et tiennent jalousement à préserver celui-ci : garant de leur différence. Il y a quelque chose de psycho-pathologique dans le mouvement actuel d’ « essaimage » des populations négro-africaines à la recherche (effrénée) du pays où « coulent le lait et le miel ».                                 Après l’indépendance de notre pays mon père continuait d’appeler les autorités politiques (noires) des Blancs. Lorsque je lui demandai pourquoi il appelait Blancs les Noirs il me répondit avec pertinence : « les autorités noires sont des Blancs mon fils c’est l’esprit qu’il faut regarder et non la couleur de la peau » ! Tu avais raison père une domination est une domination !                         Retourné dans mon village après seulement deux ans d’absence forcée je ne l’ai pas reconnu : en lieu et place de mon beau village j’ai trouvé une carrière de termitières habitées par des hommes-déchet que je n’ai pas identifiés. Mon Dieu ! Quel esprit sadique a détruit mon beau village et l’a réduit à l’état répulsif de chaos sans âme qui vive ?                       Les historiens rapportent que l’empereur Auguste apprenant que ses légions d’élite avaient été décimées par les Barbares pleura en criant à l’endroit de  l’infortuné centurion : « Marcus rends-moi mes légions » ! En retrouvant mon village submergé et dé-figuré par les cabanes des allogènes je ne résiste pas à l’envie de pleurer et de m’écrier : « émergence rends-moi mon village » ! Certes ! tout est impermanent et sujet à l’anéantissement mais l’évolution de la société devrait être contrôlée par les Autorités légales !                             L’activité créatrice originale qui se sous-tient du Verbe est une lutte acharnée menée conte les pulsions de destruction. Préservés les « beaux-restes » sont les éléments constituants du système symbolique : structure éternelle de la société des initiés vêtus de la Peau-de-léopard.                     L’activité créatrice originale est la quête passionnée du Moi aliéné dans la destruction de la « Jérusalem terrestre » ou village natal de l’artiste. Les créations : les pierres vives pour la reconstruction du Moi et du village nouveaux !                     Nous sommes aussi des Juifs condamnés à l’errance après la destruction de notre beau Village. Et nous voici engagés dans la quête éperdue de notre « Jérusalem céleste » ! Emergence pourquoi nous as-tu aliénés ?                                 Lorsque la structure symbolique fondatrice de la famille disparait sous les coups portés par l’agression coloniale sa métaphore villageoise disparait aussi en réduisant l’être humain à l’état infame d’homme-déchet animé par les pulsions vecteurs de besoins. La déstructuration accomplie par l’idéologie d’é-mer-gence après le passage de la « mission civilisatrice » a donc eu pour effet catastrophique de favoriser la régression des humains à l’état indigne de primates parlant le langage impérieux des besoins qui les engage dans des conflits perpétuels évocateurs de la lutte primitive pour la vie.                         Si la tradition qui liait il n’a pas long-temps les frères lignagers et villageois a disparu aujourd’hui sans que des liens de substitution aient pris sa place est-ce que honnêtement on peut encore parler  de communauté fraternelle pire si on a laissé les allogènes envahir l’espace du village ? Une émergence qui « tue » la tradition et qui rend le frère étranger au frère n’a-t-on pas raison de lui résister mordicus ?                                   Au fondement de la « maladie du siècle » le terrorisme il y a peut être le refus d’initiation c’est-à-dire de l’activité créatrice dont la finalité est de surcompenser la « coupure » de l’homme avec la mère-Nature. Le terroriste : un être sous-tendu par les pulsions  sadiques qu’il refuse de soumettre à l’activité  symboligène ?     Dans son essence la création culturelle originale est une réaction compensatoire aux « blessures narcissiques » infligée par le décalage introduit entre la Nature et l’hominidé par la « mutation génétique ». En tant que telle la Culture est la Thérapie essentielle. que génèrent les sociétés sous-tendues par l’ « instinct de vie ».     Ne pouvant pas se libérer par les armes de l’objet obsessionnel : le tout-puissant colonisateur (Blanc) au lieu de s’obstiner dans cette voie ou de faire la résistance passive qui confine à la résignation les sociétés négro-africaines doivent se tourner vers la voie symbolique à savoir : les activités artistiques créatrices d’un nouveau langage appelées à les restructurer comme elles l’ont tenté un moment avec les créations  culturelles telles le Polihet le Zouglou le Mapouka le Coupé-décalé ou encore au plan de la création plastique comme le Vohou-vohou et la Psychart.             Le développement qui est l’obsession des sociétés négro-africaines post coloniales ne décolle pas parce qu’il n’est pas impulsé par des êtres décolonisés au plan psychique et structurés. Le « gros cœur » ne suffit pas pour réaliser un tel projet qui s’assimile à la « Refondation ».       Décapitées déstructurées « chaos-vides » les sociétés négro-africaines post-coloniales se présentent comme des termitières habitées par des hommes sans âme obsédés par l’idée fixe de développement exclusivement matériel toujours en chantier sans jamais « décoller » n’étant pas conçues par des hommes reconstruits et structurés. Si le fameux « mythe de Sisyphe » n’avait pas existé il serait inventé pour définir l’homme négro-africain post-colonial.       Il est évident qu’il est plus aisé de libérer son inconscient par la projection directe de ses refoulés sur ses semblables mais ce comportement anti-social susciterait des réactions négatives. C’est pourquoi il est plus pertinent d’avoir recours aux techniques de catharsis musculaires éprouvées pour re-conquérir son essence aliénée. Telle est la voie qui s’offre aux Noirs « marchandisés » pour se réapproprier leur essence aliénée.         L’obsession de tuer le maitre qui réifie est à l’origine de l’immobilité des sociétés négro-africaines obnubilées toutefois par l’im-possible développement. S’il ne peut pas tuer le maitre tout-puissant que l’homme noir du moins ait recours à la technique de la psychart-thérapie en évacuant les pulsions sadiques et en créant les conditions d’émergence des formes préverbales constituantes du Langage principe de structuration et d’accès à la communauté humaine. L’entrée dans le système symbolique rachètera à coup sûr l’homme noir de la déchéance actuelle et maitrisera les pulsions de vengeance.                             Contraint à refouler ses mauvais sentiments par le maitre tout-puissant l’homme noir en est réduit à « broyer du Noir » en retournant sa haine contre ses propres racines : telle est l’origine de la haine du Noir pour ses ancêtres qui furent les Pères fondateurs de la société. Pour éviter l’auto destruction menaçante la « race » noire doit  savoir qu’il existe une technique éprouvée qui aide à expulsion des pulsions sadiques.                         Ce sont ceux qui ont perdu la lutte pour se tailler une place au « soleil » de la Nation et qui sont disqualifiés en ville qui se retirent au village : ce trou d’où ils s’acharnent à terroriser les citadins pour pour les soumettre aux exigences supposées des ancêtres.     A l’origine des difficultés à vivre des hommes qui habitent dans les villes du pays et à l’étranger il n’y a pas seulement l’exploitation inhumaine du système libéro-capitaliste il y a surtout la fureur dévorante des organisations maffieuses des villages qui les terrorisent par les armes ténébreuses de la sorcellerie et et les contraint à des contributions.     Le village traditionnel n’existe plus : il est devenu le refuge des estropiés de la « lutte pour la vie » minés par la jalousie et la haine refoulées. Ce que ces êtres refugiés au village phantasment comme l’arme fatale la sorcellerie n’est que le vécu projeté sur autrui de la jalousie et la haine refoulées. Celles-ci constituent sans doute les freins psychiques à la Renaissance de l’homme noir !     La fureur de vivre « sous-tendue » par les passions de la jalousie et la haine telles sont les armes occultes usitées par  les estropiés de la lutte pour la vie qui ont trouvé refuge dans les villages. Le vécu de sorcellerie est l’effet de mort que produit sur l’être (immature) le bain dans l’irrationnel !                                                     C’est un fait avéré que les hommes noirs ont du mal à réintégrer l’homme noir qui a longtemps séjourné en Occident et a assimilé la culture occidentale : ils le tiennent pour étranger et l’appellent « blanc » pour marquer la différence radicale qui les sépare se privant ainsi de l’opportunité de s’initier aux valeurs du colonisateur peut-être parce qu’étant déstructurés ils ne disposent plus des moyens de s’enrichir des apports de l’Autre (dont ils se méfient à juste raison) en préservant sa différence culturelle .                       Les « sauveurs » qui surgissent et s’évertuent à développer des pays déstructurés et réduits à l’état de chaos (par l’ouragan colonial) ne savent pas ce qu’ils font. En effet ils ignorent que la structuration de la famille singulièrement de la mère (première éducatrice des enfants) est le préalable incontournable au développement de la société des hommes. S’engager dans un projet de développement sans avoir rempli cette condition préalable c’est in-contestablement « courir à l’échec » !       Dans les pays où le canon de la colonisation a tonné et instauré la paix coloniale il n’existe plus de structure familiale après la décolonisation mais un agrégat d’êtres (taraudés par l’angoisse de mort) et engagés dans des conflits permanents dont la finalité est de promouvoir un ordre hiérarchique parmi les ex-colonisés ordre hiérarchique où le plus féroce est Chef. C’est un nouveau « Père civilisateur » qu’il faut pour la reconstruction des sociétés négro-africaines retournées à l’état de chaos.               La révolution accoucheuse de l’humain s’origine dans la mise en place de la relation de personne qui postule la révolte contre le père tout-puissant qui réifie l’être humain et la promotion de l’autorité de la loi garante l’imprescriptibilité de son essence. Cette démocratie dont les hommes rêvent ne verra pas le jour si chaque homme réifié ne règle pas ses comptes avec le père tout-puissant substitut mâle de la Grande Mère des origines.                         Comme l’homme primitif non structuré le père tout-puissant d’aujourd’hui ne fait pas la différence entre ses frères ses enfants et ses moutons qu’il considère comme ses possessions. L’apparition de l’être humain postule la révolte contre le père tout-puissant et la médiatisation des contacts par la loi. Le projet humain s’initie au sein de la famille primitive !     L’homme noir qui a fait dans son exil occidental l’expérience de l’altérité et du racisme et qui décide de retourner dans milieu d’origine afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer au développement de son pays est condamné à périr sous les coups de ses « frères de race » jaloux. Les exemples de Panda et de Amos sont là pour convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .                 L’homme potentiel ne devient réel que par la structuration symbolique de ses pulsions structuration au terme de laquelle il accède au statut d’ « être de parole ». L’activité plastique créatrice de formes préverbales est la voie qui conduit le « créateur » qui les intériorise par l’activité verbalisante au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.       Nous vivons à une époque où tout se passe comme si les pulsions érotiques étaient neutralisées par les pulsions sadiques et comme si le monde entier était régenté par celles-ci. D’où l’impression de mort et de désespoir qui enveloppe le monde entier. Mon Dieu quelle nouvelle technique (qui initie à la « maitrise symbolique » des pulsions sadiques) sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?         La révolution accoucheuse de l’humain s’origine dans la mise en place de la relation de personne qui postule la révolte contre le père tout-puissant qui réifie l’être humain et la promotion de l’autorité de la loi garante l’imprescriptibilité de son essence. Cette démocratie dont les hommes rêvent ne verra pas le jour si chaque homme réifié ne règle pas ses comptes avec le père tout-puissant substitut mâle de la Grande Mère des origines.   Comme l’homme primitif non structuré le père tout-puissant d’aujourd’hui ne fait pas la différence entre ses frères ses enfants et ses moutons qu’il considère comme ses possessions. L’apparition de l’être humain postule la révolte contre le père tout-puissant et la médiatisation des contacts par la loi. Le projet humain s’initie au sein de la famille primitive !     L’homme noir qui a fait dans son exil occidental l’expérience de l’altérité et du racisme et qui décide de retourner dans milieu d’origine afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer au développement de son pays est condamné à périr sous les coups de ses « frères de race » jaloux. Les exemples de Panda et de Amos sont là pour convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .                 L’homme potentiel ne devient réel que par la structuration symbolique de ses pulsions structuration au terme de laquelle il accède au statut d’ « être de parole ». L’activité plastique créatrice de formes préverbales est la voie qui conduit le « créateur » qui les intériorise par l’activité verbalisante au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.       Nous vivons à une époque où tout se passe comme si les pulsions érotiques étaient neutralisées par les pulsions sadiques et comme si le monde entier était régenté par celles-ci. D’où l’impression de mort et de désespoir qui enveloppe le monde entier. Mon Dieu quelle nouvelle technique (qui initie à la « maitrise symbolique » des pulsions sadiques) sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?         Ce que le philosophe Henri Bergson désignait sous les termes de « double-frénésie » (pour parler de l’alternance in-éluctable entre l’état de guerre et l’état de paix) est sans doute la perception philosophique de la pathologie obsessionnelle des occidentaux qui s’efforcent en vain de neutraliser les pulsions persécutrices de leurs génitrix en les déplaçant (sur d’autres hommes substituts de celles-ci). Il est incontestable que les guerres « toujours recommencées » ont leur fondement dans tentatives  d’auto-libération   des êtres-phallu Tuer la mère toute-puissante (persécutrice) est l’obsession de l’enfant-phallus. Cet impossible désir de mettre la mère persécutrice hors d’état de nuire ne trouve satisfaction qu’à être déplacée sous le substitut de pulsions de meurtre dans le champ de la métaphore pour être mis en formes symboliques par l’activité artistique qui ne crée qu’après avoir détruit. Le Langage est le résultat de la mise à mort et de la transmutation symbolique de la mère.         L’ « enfant-phallus » de la mère toute-puissante dont le comportement obsessionnel est le produit de l’oscillation entre l’angoisse de fusion et l’angoisse de séparation (qui ne connait de rémission que dans le renoncement à la lutte du mort-vivant) ne survit que dans l’état d’agonie permanente où la mère apparait comme la « persécutrice ».         Ce sont ceux qui n’ont pas obtenu par la voie de l’initiation leur droit d’insertion à la société qui ignorent que la Loi est son fondement incontournable. Et s’il fallait après la revisitation de l’Histoire trouver un argument décisif pour prouver la primauté de la Culture négro-africaine les contempteurs du Noir le trouveraient dans cet argument.         Les hommes se comportent comme des animaux parce  qu’ils ne sont pas initiés à la Loi qui interdit formellement ce qui est injuste. La  paix objet de désir universel et la cohésion sociale postulent l’initiation à la Loi que les grands prophètes ont captée et « sécularisée ».       Les hommes vivent les affres de l’existence comme des punitions des dieux pour avoir l’audace d’être-là et c’est pour détourner le châtiment suprême qu’ils sacrifient leurs semblables (en dépit de la loi de substitution prescrite par Dieu à Abraham pour préserver la vie d’Isaac). Le monde est un lieu sinistre où l’homme sacrifie l’homme pour complaire aux dieux.       Les autorités qui assistent indifférents au phénomène d’occupation anarchique des terres en friches par les allogènes ou à la vente illicite des terres familiales par des individus irresponsables sont des autorités qui sèment le désordre soit par incompétence ou par idéologie !         C’est un tort de croire qu’il suffit de s’emparer d’une terre en friches et de la légaliser pour devenir son propriétaire légitime car les conflits fonciers naissent de ce subterfuge dont les autorités sociales sont complices. La réconciliation postule également la réparation du viol de la propriété foncière.     Ce qui s’impose sans le sous-tien du Verbe relève du désir et triomphe par la force qui évoque les temps barbares. Seule la médiation du Verbe est garante de vérité et de justice : révélatrices de la société fondée sur le droit des personnes.       Affrontée aux forces sadiques de la Nature primitive la mère des origines (réduite en déchet) se défendit sans doute de la dérision de sa présence au sein de la Nature-mère toute-puissante en se positionnant com Une assemblée générale de la grande famille est nécessaire pour identifier les terres et les propriétaires car dans la tradition la propriété foncière individuelle existait. Tout partage ou toute appropriation hors d’une assemblée générale est illégitime et grosse de conflits pour la cohésion familiale voire villageoise. L’Etat et les despotes familiaux doivent savoir qu’ils ont des responsabilités.       Pour-quoi l’homme « tout-puissant » est-il contraint de se cramponner à celui qu’il appelle « faible » et qu’il méprise ? N’est-ce pas pour donner l’illusion de « surabondance de vie » en masquant sa dépendance foncière ? Ce monde est un monde de faux-semblant ou mascarade !       Les savoirs des hommes dont ils se prévalent pour inférioriser  leurs semblables et prétendre à la domination de leurs personnes ne sont la plupart du temps que les résultats des réactions compensatoires à leur « vécu » de dés-être mortifiant. La société des hommes non structurés est d’abord un espace de lutte idéologique avant d’être une aire d’affrontement armée pour la réification de l’homme par l’homme.         Il est temps de parler des problèmes de société et de relation entre les hommes en se référant à l’Humanité « une et in-divisible » et non en les évoquant par le prisme des « catégories raciales » empreintes de préjugés : nous savons aujourd’hui que l’homme est l’homme et la domination la domination qui le réifie et l’instrumentalise sans état d’âme !     L’espoir se trouve du côté du démuni qui cherche à compenser son manque par le savoir et la compréhension. C’est faire acte de sorcellerie que de s’acharner à inculquer la croyance aliénante selon laquelle les fauteurs de la désespérance des hommes sont ceux qui sauveront leurs victimes !         Ce sont les êtres dé-structurés ayant perdu leur dernière « défense » : l’illusion d’être protégés par la Providence qui s’autorisent tout pour survivre et parviennent à dominer sans état d’âme leurs semblables. C’est pourquoi l’espoir de changement n’est pas à attendre de ceux qui tirent le profit maximum du système.           Le devoir de l’homme noir porteur de Verbe qui survit sous la domination de son frère de race est de maitriser l’état de désespoir et de déréliction qui l’oppressent pour affronter (et éradiquer) sur le mode symbolique la domination de l’homme qui « instrumentalise » l’homme il n’y a pas d’alternative logique !             Il n’existe pas de différence qualitative entre les dominations : dominer un homme c’est toujours le réifier pour l’instrumentaliser. C’est pourquoi il est insensé de penser que la domination de l’homme noir par l’homme blanc est plus détestable que la domination de l’homme noir par l’homme noir. La domination de l’homme par l’homme c’est un « crime contre l’Humanité ».             Les êtres non structurés ont recours au mensonge pour justifier les actes de violence ou de ruse par lesquels ils s’emparent de ce qui appartient à leurs frères. Il en résulte que le discours de ces êtres en mal de jouissance relève d’un délire révélateur de la fragilité de leur organisation et de leur désir tout-puissant de persévérer dans leur « être-là ».           La Loi de la Nature veut que l’animal occupe une partie de celle-ci dont il tire sa subsistance et qu’il défend mordicus contre l’envahissement de ses congénères. Au contraire de l’animal l’homme ne fait pas qu’occuper une partie de la Nature et se l’approprier en y répandant ses déjections : son activité laborieuse est à l’origine la propriété de l’être social. Comme l’animal qui défend son territoire jusqu’à la mort l’homme doit défendre sa propriété au risque de perdre ses moyens d’existence et sa liberté. C’est le vaincu à la guerre qui devient sorcier en se retournant contre les siens qu’il sacrifie !           On parle d’un homme qui avait l’habitude d’emprunter l’argent pour satisfaire les démunis qui venaient de toute l’Afrique pour solliciter son aide. Ô combien je comprends ce monsieur ! devant tant de misère et tant de sollicitations on a envie de sacrifier sa vie pour que les morts-vivants recouvrent la plénitude de leur vie anémiée !     L’état de détresse prédispose l’être non-structuré à halluciner son frère démuni comme un être fortuné sur qui il s’acharne pour exiger de lui ce qu’il n’a pas : l’argent le mobile des « crimes gratuits ».         Les produits du grattage ne sont pas des saletés à ramasser et à jeter et à mettre à la poubelle. ce sont les produits de la castration symbolique (les substituts du prépuce ou du clitoris) à réunir pour être enterrés dans les environs de l’atelier de psychart-thérapie. Procéder ainsi c’est signifier la castration symbolique du patient et favoriser son entrée dans le système symbolique où il est condamné à poursuivre son initiation par la recherche sans fin assignable de son prépuce ou de son clitoris arrachés inexorablement à sa « complétude » imaginaire.     La psychart-thérapie est une initiation où le patient-impétrant est invité à projeter ses pulsions orales-sadiques (médiatisées par les matières picturales) sur un support qui devient de ce fait la métaphore de l’être primitif bisexuel Soumettre ensuite ce support « souillé » de substituts de déjections à des activités de grattage de frottage de déchirage autrement-dit : (infliger des blessures au support barbouillé) c’est opérer la castration symbolique du patient dont la métaphore du corps indéterminé est le support maculé des substituts de ses matières. La psychart-thérapie est donc le mode contemporain de l’initiation primitive où les produits du grattage représentent le prépuce ou le clitoris et le « beau-reste » préservé constitue la représentation symbolique du corps déterminé grâce auquel le patient-impétrant fait son entrée dans le système symbolique « humanogène ».         C’est pour se « défendre » des dangers inhérents à l’attitude d’empathie à savoir le transfert inconscient de  pathologie que les thérapies classiques préconisent la relation distanciée où le thérapeute  et le patient sont séparés par le mur de l’objectivité qui réifie le patient et fait obstacle à son entrée dans le champ symbolique : humanogène.       Le patient immature qui ne parvient pas à résoudre son problème par la technique de symbolisation de ses pulsions pathogènes a recours à la projection de celles-ci dans la personne du thérapeute à la manière de l’enfant qui se débarrasse de ses déjections sur la personne bienveillante. On est fondé à parler de transfert inconscient de pathologie dans les prises en charge où le thérapeute fait appel à l’empathie.   La « production » de l’être social (par la voie de l’initiation) est une entreprise difficultueuse qui culmine à des ratés. L’impétrant qui préserve des beaux-restes est le type d’homme existant parmi les monstres dévorants.           Les êtres humains ont en commun la haine qui oppose et divise pas l’amour : principe d’unité phagocyté par la haine. Il en résulte que celui qui parle d’amour sans fournir les preuves qu’il a opéré la maitrise symbolique de ses pulsions de haine par la préservation d’un « beau-reste » est un dangereux mystificateur dont il convient de s’éloigner sans état d’âme.         C’est le fait de faire son entrée dans la relation symbolique mise en place par le thérapeute et d’être traité comme une personne qui produit l’effet de guérison dans le patient intégré. Le thérapeute qui désire guérir l’être désocialisé doit renoncer aux pulsions de plus-de-jouir et profit maximum.         La  préservation des « beaux-restes » postule la maitrise des pulsions orales-anales et la représentation interne du sein (imago). Le beau-reste est le produit de la projection et de la matérialisation de l’imago du sein  sur le support artistique processus qui exige un porteur de Verbe. Le créateur du système de Langage dont les beaux-restes sont les constituants s’avèrent le principe d’humanisation de l’enfant-personne de la mère structurée.         Dans ce « circuit oral-anal » régit par les pulsions de dévoration l’existant (l’initié) se présente sous l’apparence du survivant qui se distingue par le « beau-reste » qu’il a préservé. Le beau-reste : substitut de la « peau de léopard ».         Le Langage initié par l’activité plastique créatrice de formes préverbales qui s’avèrent ses constituants est la voie qui mène dans la  société structurée par le système symbolique. C’est dire que l’être porteur de Verbe est le messager de celui-ci dont la mission est de promouvoir la société.         Dans cette « société sans initiation » nous survivons contre la volonté des êtres déstructurés (tout-puissants) qui nous entourent et qui veulent que nous soyons leur instrument. Tout homme est ici en lien avec des êtres tout-puissants qui s’acharnent à le « chosifier ». Le survivant conscient de soi créateur de « beau-reste » est le statut digne que peut atteindre le porteur de Verbe égaré parmi les êtres dévorants qui l’entourent.           La fonction de père porteur de Verbe est d’affronter le lien qui « attache » l’enfant à la mère toute-puissante de le briser et de le structurer afin de favoriser la naissance de l’ enfant-fétiche à l’Humanité. La non médiation d’un tiers dans l’unité-duelle mère-enfant est fatale à celui-ci et le condamne au statut infâme d’ « être-fétiche ».       L’œuvre d’art est la forme symbolique de soi résultat de l’effort produit pour émerger du chaos informe et se poser à la surface. L’œuvre d’art est un miroir symbolique grâce auquel le créateur s’appréhende et prend conscience de soi. La création princeps de l’être humain c’est l’ « imago » de la mère symbolique.       Ce n’est pas de propos délibéré et conscient de ses responsabilités que le « mélangeur » sème le désordre et la confusion dans les esprits : il est lui-même mélangé et dés-humanisé. C’est un irresponsable (un fou) qui sème le désordre et la confusion dans les esprits parce qu’il n’est pas structuré par l’imago d’un « père porteur de Verbe » !       Ce n’est pas parce qu’on n’a pas « en excès » qu’on ne doit pas venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. On donne dans un élan d’identification fraternelle (par compassion). Donner ce n’est pas humilier mais se « castrer » soi-même afin que l’Humanité advienne.   Dans les « sociétés sans initiation » les hommes taraudés par l’angoisse de mort permanente s’entre-dévorent en espérant par l’illusion de toute-puissance échapper à la condition humaine. Les hommes sont alors objet de la culpabilité d’être cannibales et de ne pas réaliser leurs potentialités.         La Loi commande que chaque homme vive des produits de son activité ce qui postule la maitrise symbolique de ses pulsions de jouissance. Tout se passe comme si le « produit » était l’essence du producteur mise en forme : il n’existe pas pas d’objet de jouissance élu.           Les hommes qui croient qu’ils peuvent s’autoriser tout pourvu que les gendarmes ne les prennent pas en « flagrant délit » sont des primitifs anachroniques car ils n’ont pas conscience de l’omniprésence et l’omnipotence de la Loi qui règne sur le monde. Ces êtres tout-puissants d’ignorer la Loi sont à la vérité des « fous en liberté » dans une société malade.         Les hommes sont ainsi constitués que personne ne pardonne même à son prochain d’être porteur de phallus. La Loi de l’existence est le « conflit oedipien » : passion absurde qui est résolue grâce à la médiation de la psychart-thérapie qui favorise l’émergence de la capacité d’appréhender la Loi et de se soumettre sans être bloqué par l’envie du « porteur ». Non initiés les humains sont condamnés au conflit oedipien.       L’objet de désir frustrant qui suscite la haine est le substitut du sein « mauvaise » de la mère : la frustration orale précoce qui laisse des empreintes indélébiles dans le psychisme à la l’origine de la fureur meurtrière de la haine lorsque l’attente de satisfaction est déçue. L’évacuation sur un « support artistique » des pulsions orales-sadiques et l’activité artistique créatrice de formes préverbales chainons constituants du Langage structurant ont le pouvoir salutaire d’éradiquer la haine et ses effets destructeurs.       La cause de la haine est in-consciente et s’origine dans les frustrations orales-sadiques précoces avec une mère toute-puissante. L’enfant frustré oral précoce « vomit » la mère frustrante et désire la détruire pour éteindre le foyer des pulsions qui le consument. Pour éradiquer la haine il faut symboliser les pulsions orales sadiques.       Faut-il laisser les hommes à leur « croyance mythique » selon lequel  il suffit de dire : « pardon » pour que les crimes les plus odieux soient effacés comme s’ils n’avaient jamais existé (nul n’ignore pourtant qu’il n’en est rien et que les empreintes du crime demeurent indélébiles dans le cœur de la victime et du bourreau que nous avons tous été un jour). Sachant que nous aspirons tous à être délivrés de l’aiguillon de haine qui empoisonne nos vies nous souhaitons la découverte de la technique de guérison de la haine et de la compulsion à la revanche.         Il est nécessaire de se pardonner après la guerre pour préserver la survie de la société menacée par la haine et les règlements de compte. Mais il ne faut pas pour autant occulter le préalable d’importance capitale à savoir : quel destin réserver aux pulsions de revanche qui n’attendent que l’occasion favorable pour re-surgir et revendiquer justice ? Il est incontestable que la paix réelle postule que ce préalable soit pris en compte et satisfait si possible avec l’apport de la psychart-thérapie.       C’est à identifier une figure humaine dans le chaos où il est immergé que le producteur du chaos émerge et se pose sur la scène du monde. La surface du carton blessé est un lieu sacré où le Langages s ’articule autour du visage humain.       La conduite conforme à la Loi postule l’activité destructrice préalable pour évacuer le « contingent » qui masque la « lisibilité » de la Loi. Telle la fonction assignée à la phase propédeutique de la psychart-thérapie qui crée les conditions nécessaires de la conduite respectueuse de la Loi.         Si le respect de la Loi a le pouvoir de structurer l’ « être de pulsions » et de lui procurer la paix c’est que la Loi est le fondement de l’homme. Ne suffit-il pas à l’homme de de savoir  par la pratique que la Loi est le fondement et que les spéculations même si elles sont nécessaires ne constituent pas  l’Essentiel ?             La fonction de la mère symbolique est de gratifier du « sentiment d’être » l’enfant et celle du père de pointer l’idéal et d’exiger le « dépassement de soi » sans lesquels il n’y a pas d’existence. C’est ainsi que la mère symbolique et le père porteur de Verbe favorisent l’entrée humanisante de l’enfant dans le système symbolique qui structure la société des hommes !         Si le monde est « inconnaissable » à ceux qui cherchent à percer son mystère : les philosophes du moins tout homme a-t-il à sa portée la Loi qui prescrit de faire le Bien à savoir : éviter de commettre le profit maximum et le plus-de-jouir. L’homme respectueux de la Loi est convaincu qu’il fonde son existence.         Le sentiment d’insécurité est l’état d’angoisse de mort permanent de l’être non structuré par le système symbolique (produit de l’activité créatrice du Verbe-Oiseau en état de capture dans le système des pulsions qu’il utilise pour construire son « Nid »). L’homme structuré est donc l’habitacle sacré du Verbe à qui il doit son sentiment de sécurité. Au contraire l’être non structuré pénétré par le vécu de son inconsistance et de sa précarité vit en permanence dans l’atmosphère délétère du sentiment d’insécurité :signal que la  mort le guette et que son être-là est « en sursis ».           La résistance passive de l’être « pétrifié » est le camouflage que revêtent les êtres non structurés (êtres-déchet) réduits dans leurs derniers retranchements pour se « défendre » de l’agression. des puissants du jour. Lorsque la pierre (camouflage) cède à la toute-puissance cela génère le phénomène du délire par lequel l’être  « morcelé » tente de se reconstruire. La pétrification est le résultat du déni de la position anale-passive du petit autre ex-posé à la toute-puissance du grand Autre.           Aujourd’hui les hommes ne reconnaissent plus que les contrats écrits et signés devant notaire considérant comme « nuls et de nul effet » les contrats informels que sont les liens de naissance les liens affectifs les liens que créent les services rendus et les engagements verbaux. Mais il est certain que ce n’est pas parce qu’on les ignore que les contrats tacites n’existent pas : les charges d’obligation qu’ils tirent de la « Loi non écrite » continuent à produire leurs effets (à l’insu) des personnes ingrates. N’est-ce pas la raison assignable à la mauvaise conscience qui pourrit   les rapports des hommes en société ?     L’enfant qui voit le jour avec un « poids faible » dans une famille en détresse de surcroit est un être non favorisé par le destin qui vit sous la pression permanente de l’angoisse de mort qu’il s’efforce d’exorciser par une demande de sein et de soins primaires constants. Ceux-ci vont culminer inéluctablement à l’appropriation imaginaire du sein dont la finalité est d’assurer la protection absolue de l’enfant contre les frustrations inévitables. Ainsi vient au monde l’enfant doté d’un sein imaginaire dont il se délecte à volonté : origine de sa déconnection de la réalité. Mais le sein imaginaire ne nourrit pas et pour assurer sa survie l’enfant dévorant est contraint de fréquentes incursions dans la réalité où il s’empare par des « passages à l’acte » de sein d’autrui identifié à sa mère au risque de s’exposer à la rigueur de la Loi. Tel est l’enfer de l’enfant frustré oral précoce.               Le besoin de détente coextensif à l’être « fini » en l’obligeant à « baisser sa garde » le livre à la castration inéluctable de ses semblables qui l’entourent. Par définition l’existant est un être exposé à la castration de ses semblables qui n’ont de cesse de lui rappeler la singularité de sa personne .       La solitude révèle à l’être non-structuré sa « finitude » et le contraint à se réfugier auprès de son semblable pour exorciser l’angoisse de mort qu’elle lui inflige. L’être structuré au contraire se mobilise dans la solitude et comme Job lance le Cri d’appel au Père ab-sent pour qu’il le sous-tienne et l’aide à se re-lier à la société des hommes solidaires. L’œuvre d’art est le lien-fondateur de la vie sociale.       L’être « sous-tendu » par des pulsions de mort n’éprouve pas le besoin de créer mais de détruire : la création postule le déblayage des pulsions de mort pour tracer l’ornière symbolique qui conduit au système symbolique. La destruction est le préalable à la création       Confier un conflit irréductible à Dieu c’est déposer plainte contre celui qui vous a causé un tort (qu’il refuse de réparer) et le livrer à sa justice maintenant. En général les hommes craignent plus le recours à Dieu que la justice des hommes (qu’ils peuvent corrompre) ou l’affrontement à tort appelé « jugement de Dieu » !     La fonction du savoir qui est de révéler le monde postule la structuration des pulsions (créatrice de langage) par le porteur de Verbe. C’est grâce au savoir que le sujet-parlant se situe dans le monde et existe : responsable !       Il n’existe pas de voie plus humaine pour résoudre un conflit que la sage résolution de de le confier à Dieu comme le recommande la « tradition kémite » : la seule voie de se libérer de la tension que le conflit génère et de renouer avec la vie. La Loi veut que Dieu soit le « Juge suprême » des conflits sans issue entre hommes.     Il n’existe pas de voie plus humaine pour résoudre un conflit que le fauteur refuse d’assumer et de réparer que de le confier à Dieu comme le conseille la tradition négro-africaine. C’est la seule manière de se libérer de la tension et de renouer dans la sérénité avec la vie quotidienne.     En partant à la retraite dans un coin du monde inconnu des hommes Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de comprendre sa création et se l’approprier. Aussi malgré les efforts que déploie pour percer  le voile de mystère qui enveloppe le monde où il est « abandonné » à l’instar d’Œdipe dans la Forêt l’initié demeure t-il frustré et comme dans un état de contingence radicale. C’est la conscience de ne nuire à personne et d’être secourable à ses semblables qui favorise la sérénité de l’homme dans les pires épreuves de l’existence.     Vecteurs de la jouissance stérile les pulsions orales-anales sont inaptes à la création de la société et de la culture : l’aptitude à la création postule la « castration » qui en est la condition nécessaire. C’est dire que la créativité est la qualité distinctive de l’initié.     « Fixé » au stade oral de développement l’homme hallucine son semblable comme un sein idéal à dévorer. Les rapports entre les hommes sont des rapports cannibaliques métaphorisés par l’activité productrice. La Culture à l’origine de la production sociale est le legs de la « société d’initiation ».     L’argent est le « pouvoir d’achat » et de jouissance orale-anale que les hommes ont pris pour la « fin en soi ». L’objectif du Capital n’est pas le développement intégral de l’Humanité mais la jouissance des instincts.     Les hommes même les puissants se comportent comme s’ils avaient été soumis à d’intolérables frustrations orales précoces qu’ils cherchent à surcompenser par la  jouissance de détruire le sein frustrateur dont la métaphore est l’Humanité. La vie de l’Humanité est la « curée » où chacun identifie ses semblables au « Sein  idéal » qu’il s’acharne à dévorer tout en pérorant sur la fraternité universelle.     Il est stupéfiant de savoir à quel point la relation au sein est d’importance capitale pour l’enfant d’Homme et conditionne l’avenir de l’Humanité. Les privations orales « diabolisent » et le condamnent à des comportements asociaux dans la recherche furieuse de la jouissance orale qu’il hallucine dans ses relations dévorantes. L’Humanité ? C’est un immense Sein idéal pour l’être « fixé oral ».     Les hommes qui n’ont pas la maitrise symbolique de leurs pulsions sont naturellement portés à humilier les autres voire à exercer la cruauté mentale sur ceux-ci pour se venger des privations orales que leurs mères leur ont fait subir. L’état calamiteux du monde est tributaire de la fureur vengeresse in-consciente des hommes.     L’objet emblématique de la Grande Mère étant le « bloc de  qui interdit » l’affrontement et exige la soumission totale du galet au pied du bloc de pierre afin de s’épargner les (vaines) meurtrissures la voie de sortie de l’impasse qui s’offre est de trouver le substitut de la pierre : l’argile qui se plie à la manipulation et à la mise en formes symboliques.     L’imago de la Grande Mère des origines imprimée la psychè des hommes primitifs dans est transmise à postérité sur le mode phylogénétique et poursuit sans relâche son œuvre de domination et « zombification » des êtres humains. C’est (incontestablement) pourquoi toutes les tentatives de révolution échouent inexorablement à ignorer la toute-puissance de la Grande Mère (refoulée).     La première forme de Paix que les hommes ont connue avant la promotion de l’initiation (dont les formes de Paix dans l’Histoire sont les métaphores) fut la Paix entre la mère toute puissante et l’enfant-phallus contraint à renoncer à sa différence en herbe pour survivre (comme un « zombie ») aux pulsions de domination  absolue de sa génitrice. Il en résulte que la lutte authentique de libération est celle qui est menée au plan psychologique contre la mère possessive et ses métaphores.     La différence entre nos figures identificatoires et nos squatters c’est que les premiers soutiennent notre volonté de développement et d’épanouissement tandis que les deuxièmes nous dévorent et contrarient notre marche en avant. La lutte de libération de notre être postule l’évacuation des squatters dont le colon est la partie du système connue !     Les hommes non structurés ne se sentent importants qu’en ayant des esclaves à leur service. C’est pourquoi ils consacrent leur temps à la chasse à l’esclave dont une modalité insoupçonnée est le « squatt » où le maitre s’avère l’esclave de l’esclave.     L’être non structuré n’existe pas c’est un esprit errant en quête d’une personne structurée à squatter et à dominer. Dans la vie quotidienne l’être qui se prévaut d’être libre et autonome est l’esclave de squatters qui s’acharnent à l’exploiter.       Le maitre tout-puissant dont « la vie animale » est conditionnée par l’exploitation du travail de ses semblables n’existe pas véritablement car selon la Loi l’existence est auto-productrice. Le maitre tout-puissant est le substitut de l’enfant-fétiche de la mère-servante : « génitrix » des esclaves.     L’esclave c’est l’« homme-fétiche » créé par des êtres immatures fixés au « Royaume d’enfance » où la mère-servante était toute entière à leur service et leur procurait tout ce qu’il désirait : l’esclave est le substitut de la mère-servante.     Lorsque Dieu vivait encore parmi les hommes ceux-ci abdiquaient leur autonomie et harcelaient Dieu pour qu’Il fasse tout à leur place. Le premier esclave de l’Humanité fut Dieu et c’est lorsque Dieu se retira dans un coin du monde inconnu des hommes pour favoriser leur autonomisation que par peur d’assumer leur existence les hommes se tournèrent vers d’autres hommes pour qu’ils servent de substitut à Dieu c’est à dire d’esclaves. Le problème prioritaire que les hommes actuels devraient résoudre pour accéder à l’autonomie (garante de la fraternité dans la société) est la résolution de la question du Trou laissé par le départ de Dieu à la retraite dans un lieu inconnu. Telle fut la préoccupation des Pères-fondateurs qui firent de l’initiation la propédeutique à la vie sociale.     Le sentiment d’être précède la conscience de l’ « avoir » pour l’homme en société : c’est sur le fondement solide du sentiment d’être que l’être qui aspire à une vie sociale épanouie prend ses appuis pour déployer l’activité économique. C’est pourquoi la « castration » et la structuration symboliques (l’initiation) constituent la priorité pour l’être social.     Tout se passe comme si par leur attitude de démission les pères négro-africains abandonnaient leurs enfants à la capture des esclavagistes qui parcourent le monde avec l’aide des auxiliaires négro-africains. Le vécu dominant du négro-africain c’est le vécu de castration et l’angoisse de vivre à perpétuité aliéné à l’Humanité !     La gratitude est un acte de reconnaissance qui é-mer-ge du cœur de l’être structuré envers son bienfaiteur. Il faut être autonomisé pour assumer le statut d’obligé et la « dette de reconnaissance » qui en résulte : c’est à ce prix que celui qui reçoit égale celui qui donne. Au contraire l’être non structuré qui se confond avec son bienfaiteur est inapte à la reconnaissance dont le lieu est l’Ouverture du « donner et recevoir ». Comme l’infans inconscient de l’altérité consomme le sein de la mère il dispose de ce qui lui est donné en le considérant comme le sien dans sa logique selon laquelle l’ « Autre c’est Moi ». Notre société déstructurée est une société où les hommes ignorants de la relation de solidarité ne connaissent que le rapport de dévoration et de fuite de peur d’être dévorés à leur tour.       Les affres de la souffrance ce sont les dards de la mort qui arrachent l’homme au monde et le situent dans l’ Ouverture de la transcendance dans l’attitude de l’être « fini ». La souffrance est le résultat de la privation infligée par le père porteur de Verbe (créateur de l’être humain) dont le déni aliène au monde imaginaire des dieux.     Nul ne peut accéder à l’existence (réelle) sans payer sa « Dette symbolique » au Père-fondateur de la société par la castration symboligène qui crée les conditions nécessaires à l’é-mer-gence du système symbolique et de la structuration de l’être initié. « Les petits malins » qui refusent de payer leur Dette symbolique au Père fondateur sont condamnés (sans doute) au simulacre d’existence.     Les parents non structurés privés du « sentiment d’être » font des enfants pour exorciser l’angoisse de mort qui sans cesse les persécute. C’est pourquoi ils squattent leurs propres enfants afin qu’ils les comblent comme le phallus dont la privation les torture. L’enfant squatté par la mère le père la fratrie voire la « famille élargie » n’accède à  l’existence que par le meurtre symbolique de ces squatters qui le minent !     Personne ne peut squatter un autre sans le consentement inconscient de celui-ci : c’est à revêtir le masque de notre objet de désir que le squatter s’infiltre au cœur de notre « moi » dont il se veut le maitre tout-puissant. L’existence authentique postule une lutte in-cessante contre la volonté des squatters à nous bouter hors de notre moi.     Lorsqu’un être non structuré se trouve dans un état de détresse matérielle il n’a pas d’autre recours que de squatter un être mieux loti pour le nourrir par incubation comme une « mère porteuse ». Pour jouir de l’existence désaliénée l’homme squatté est obligé de lutter désespérément contre ses squatters qui s’accrochent.     Seul le passage par les « fourches caudines » de l’initiation a conféré le cachet « symbolique » aux paroles qu’on débite. A priori il n’y a pas de critère pour distinguer la parole vraie de son simulacre : le mensonge. C’est pourquoi la sagesse conseille de ne jamais donner toute notre adhésion au discours des beaux parleurs qui courent le monde mais toujours de garder quelque réserve afin de laisser le temps à l’ « épreuve de réalité » de faire son œuvre.     Ce qui encourage les hommes tout-puissants à persévérer sans état d’âme dans la cruauté c’est la réaction des faibles qui se défendent du désespoir et de la mort inéluctables en niant l’affrontement et en convertissant leur réponse appropriée en son contraire : la réaction masochiste dont le versant religieux est sans doute la pitié. Sous l’apparence d’humanité accomplie la société sans initiation est une jungle où les hommes s’affrontent et se dévorent.     Il n’y a pas de relation entre les hommes dans cette société en régression où toute tentative de relation s’aliène dans un rapport de forces qui contraint au statut d’esclave. C’est pour éviter l’affrontement que la plupart des hommes se replient sur eux-mêmes et se pétrifient comme des pierres levées. La société est morte et malheur à celui qui éprouve encore le désir de relations.       Ce n’est pas parce qu’ils ont fait par le « fer et le sang » la conquête de la terre entière que les impérialistes ont réalisé l’unité de l’humanité. Bien au contraire la conséquence de la domination impérialiste est la division de l’Humanité en races d’esclaves et de maitres. A l’opposé il faut savoir apprécier la révolution du système symbolique qui par la mise en place du mécanisme de la métaphore a étendu le filet du système symbolique (familial) aux limites de l’Humanité toute entière voire du règne vivant en faisant de l’animal ou de la plante qui a rendu service un père (totem) interdit de consommation. Le mécanisme de la métaphore est l’instrument de lutte symbolique contre les forces de division pour la consolidation des forces de cohésion et de paix .     Les êtres « possédés » par la fureur de vivre qui les pousse à dévorer tout sans préserver de « beaux-restes » se privent de ce fait du fondement nécessaire à l’authentification de l’existence. C’est justement ce fondement sans lequel il n’y a pas d’existence qu’ils cherchent en vain dans leur errance. Le renoncement à la jouissance par respect de la Loi est le « prix symbolique » à payer pour exister.     Les ennemis masqués qui nous squattent et que nous aimons comme nous-mêmes sont la cause de la destructivité qui fait rage dans notre monde intérieur et nous empêchent d’être créatifs. La réappropriation de nous-mêmes exige la neutralisation et l’évacuation des êtes destructeurs qui squattent notre organisme : par la technique de la psychart-thérapie.     Aucun changement qualitatif ne peut intervenir sans le désir de changement qui suppose « déphasage » de la réalité : c’est par la faille de la nostalgie que l’être in-satisfait du présent part à la recherche de quelque chose de meilleur sur le sentier symbolique qui mène au séjour des ancêtres. La Refondation postule la réminiscence de la société oubliée des Pères-glorieux et la volonté in-ébranlable de favoriser leur retour de ceux-ci parmi les vivants grâce à la médiation de l’activité créatrice d’artistes « possédés ».     La fonction de l’analyse psychologique est de dé-voiler et d’identifier les esprits errants qui squattent notre personnalité et c’est celle de l’activité artistique de bouter ces montres dévorants masqués hors de notre moi et de notre territoire.     A raison les Pères initiés imputaient les pathologies mentales et physiques voire les calamités sociales au courroux des ancêtres qui exigent d’être pris en charge pour re-venir dans le monde des vivants afin de poursuivre leur fonction de Guides de la société menacée de « fossilation ». La Passion pour l’Argent et l’Oubli des ancêtres sont les causes assignables au déclin de la société.     L’œuvre d’art est l’Esprit des Pères-fondateurs qui revient dans la société grâce à l’activité d’artistes « possédés » : l’œuvre d’art est donc sacrée parce qu’elle est le résultat de la « matiérisation » d’un ancêtre revenu dans la société dont il fut un des fondateurs pour poursuivre sa fonction de Guide éclairé. Les artistes possédés sont les bâtisseurs de pont symbolique entre ce monde et l’Autre sans lesquels la société se fossilise et meurt.     Le rapport de forces inégalitaire est la source des pathologies mentales car dans la durée il cesse d’être extérieur et devient l’organisateur pervers des « personnalités-duelles ». Le sorcier est le tout-puissant le maitre du monde qui règne sur la vie sociale et mentale des hommes.     Les Noirs aliénés sont convaincus que la Culture négro-africaine a fait « long feu » et que le folklore est la « forme-fossile » sous laquelle elle est tolérée à cette heure où la supposée cuture occidentale triomphante a conquis sans conteste le monde.     A la vérité il n’y a qu’une Culture dont le pervertissement a donné naissance à son simulacre et dont l’extinction sera fatale à la survie de la Civilisation. Les Noirs aliénés ne savent pas que la Culture négro-africaine constitue la Culture de référence.     La révolution accoucheuse de l’humain s’origine dans la mise en place de la relation de personne qui postule la révolte contre le père tout-puissant qui réifie l’être humain et la promotion de l’autorité de la loi garante l’imprescriptibilité de son essence. Cette démocratie dont les hommes rêvent ne verra pas le jour si chaque homme réifié ne règle pas ses comptes avec le père tout-puissant substitut mâle de la Grande Mère des origines.                         Comme l’homme primitif non structuré le père tout-puissant d’aujourd’hui ne fait pas la différence entre ses frères ses enfants et ses moutons qu’il considère comme ses possessions. L’apparition de l’être humain postule la révolte contre le père tout-puissant et la médiatisation des contacts par la loi. Le projet humain s’initie au sein de la famille primitive !     L’homme noir qui a fait dans son exil occidental l’expérience de l’altérité et du racisme et qui décide de retourner dans milieu d’origine afin de recouvrer sa dignité d’homme et œuvrer au développement de son pays est condamné à périr sous les coups de ses « frères de race » jaloux. Les exemples de Panda et de Amos sont là pour convaincre les sceptiques : l’homme noir aliéné est l’ennemi implacable de la Renaissance noire .                 L’homme potentiel ne devient réel que par la structuration symbolique de ses pulsions structuration au terme de laquelle il accède au statut d’ « être de parole ». L’activité plastique créatrice de formes préverbales est la voie qui conduit le « créateur » qui les intériorise par l’activité verbalisante au pic de l’Evolution qu’est l’être humain.       Nous vivons à une époque où tout se passe comme si les pulsions érotiques étaient neutralisées par les pulsions sadiques et comme si le monde entier était régenté par celles-ci. D’où l’impression de mort et de désespoir qui enveloppe le monde entier. Mon Dieu quelle nouvelle technique (qui initie à la « maitrise symbolique » des pulsions sadiques) sauvera notre Humanité de l’issue fatale ?         Ce que le philosophe Henri Bergson désignait sous les termes de « double-frénésie » (pour parler de l’alternance in-éluctable entre l’état de guerre et l’état de paix) est sans doute la perception philosophique de la pathologie obsessionnelle des occidentaux qui s’efforcent en vain de neutraliser les pulsions persécutrices de leurs génitrix en les déplaçant (sur d’autres hommes substituts de celles-ci). Il est incontestable que les guerres « toujours recommencées » ont leur fondement dans tentatives  d’auto-libération   des êtres-phallu Tuer la mère toute-puissante (persécutrice) est l’obsession de l’enfant-phallus. Cet impossible désir de mettre la mère persécutrice hors d’état de nuire ne trouve satisfaction qu’à être déplacée sous le substitut de pulsions de meurtre dans le champ de la métaphore pour être mis en formes symboliques par l’activité artistique qui ne crée qu’après avoir détruit. Le Langage est le résultat de la mise à mort et de la transmutation symbolique de la mère.         L’ « enfant-phallus » de la mère toute-puissante dont le comportement obsessionnel est le produit de l’oscillation entre l’angoisse de fusion et l’angoisse de séparation (qui ne connait de rémission que dans le renoncement à la lutte du mort-vivant) ne survit que dans l’état d’agonie permanente où la mère apparait comme la « persécutrice ».         Ce sont ceux qui n’ont pas obtenu par la voie de l’initiation leur droit d’insertion à la société qui ignorent que la Loi est son fondement incontournable. Et s’il fallait après la revisitation de l’Histoire trouver un argument décisif pour prouver la primauté de la Culture négro-africaine les contempteurs du Noir le trouveraient dans cet argument.         Les hommes se comportent comme des animaux parce  qu’ils ne sont pas initiés à la Loi qui interdit formellement ce qui est injuste. La  paix objet de désir universel et la cohésion sociale postulent l’initiation à la Loi que les grands prophètes ont captée et « sécularisée ».       Les hommes vivent les affres de l’existence comme des punitions des dieux pour avoir l’audace d’être-là et c’est pour détourner le châtiment suprême qu’ils sacrifient leurs semblables (en dépit de la loi de substitution prescrite par Dieu à Abraham pour préserver la vie d’Issac). Le monde est un lieu sinistre où l’homme sacrifie l’homme pour complaire aux dieux.       Les autorités qui assistent indifférents au phénomène d’occupation anarchique des terres en friches par les allogènes ou à la vente illicite des terres familiales par des individus irresponsables sont des autorités qui sèment le désordre soit par incompétence ou par idéologie !         C’est un tort de croire qu’il suffit de s’emparer d’une terre en friches et de la légaliser pour devenir son propriétaire légitime car les conflits fonciers naissent de ce subterfuge dont les autorités sociales sont complices. La réconciliation postule également la réparation du viol de la propriété foncière.     Ce qui s’impose sans le sous-tien du Verbe relève du désir et triomphe par la force qui évoque les temps barbares. Seule la médiation du Verbe est garante de vérité et de justice : révélatrices de la société fondée sur le droit des personnes.       Affrontée aux forces sadiques de la Nature primitive la mère des origines (réduite en déchet) se défendit sans doute de la dérision de sa présence au sein de la Nature-mère toute-puissante en se positionnant com Une assemblée générale de la grande famille est nécessaire pour identifier les terres et les propriétaires car dans la tradition la propriété foncière individuelle existait. Tout partage ou toute appropriation hors d’une assemblée générale est illégitime et grosse de conflits pour la cohésion familiale voire villageoise. L’Etat et les despotes familiaux doivent savoir qu’ils ont des responsabilités.       Pour-quoi l’homme « tout-puissant » est-il contraint de se cramponner à celui qu’il appelle « faible » et qu’il méprise ? N’est-ce pas pour donner l’illusion de « surabondance de vie » en masquant sa dépendance foncière ? Ce monde est un monde de faux-semblant ou mascarade !       Les savoirs des hommes dont ils se prévalent pour inférioriser  leurs semblables et prétendre à la domination de leurs personnes ne sont la plupart du temps que les résultats des réactions compensatoires à leur « vécu » de dés-être mortifiant. La société des hommes non structurés est d’abord un espace de lutte idéologique avant d’être une aire d’affrontement armée pour la réification de l’homme par l’homme.         Il est temps de parler des problèmes de société et de relation entre les hommes en se référant à l’Humanité « une et in-divisible » et non en les évoquant par le prisme des « catégories raciales » empreintes de préjugés : nous savons aujourd’hui que l’homme est l’homme et la domination la domination qui le réifie et l’instrumentalise sans état d’âme !     L’espoir se trouve du côté du démuni qui cherche à compenser son manque par le savoir et la compréhension. C’est faire acte de sorcellerie que de s’acharner à inculquer la croyance aliénante selon laquelle les fauteurs de la désespérance des hommes sont ceux qui sauveront leurs victimes !         Ce sont les êtres dé-structurés ayant perdu leur dernière « défense » : l’illusion d’être protégés par la Providence qui s’autorisent tout pour survivre et parviennent à dominer sans état d’âme leurs semblables. C’est pourquoi l’espoir de changement n’est pas à attendre de ceux qui tirent le profit maximum du système.           Le devoir de l’homme noir porteur de Verbe qui survit sous la domination de son frère de race est de maitriser l’état de désespoir et de déréliction qui l’oppressent pour affronter (et éradiquer) sur le mode symbolique la domination de l’homme qui « instrumentalise » l’homme il n’y a pas d’alternative logique !             Il n’existe pas de différence qualitative entre les dominations : dominer un homme c’est toujours le réifier pour l’instrumentaliser. C’est pourquoi il est insensé de penser que la domination de l’homme noir par l’homme blanc est plus détestable que la domination de l’homme noir par l’homme noir. La domination de l’homme par l’homme c’est un « crime contre l’Humanité ».             Les êtres non structurés ont recours au mensonge pour justifier les actes de violence ou de ruse par lesquels ils s’emparent de ce qui appartient à leurs frères. Il en résulte que le discours de ces êtres en mal de jouissance relève d’un délire révélateur de la fragilité de leur organisation et de leur désir tout-puissant de persévérer dans leur « être-là ».           La Loi de la Nature veut que l’animal occupe une partie de celle-ci dont il tire sa subsistance et qu’il défend mordicus contre l’envahissement de ses congénères. Au contraire de l’animal l’homme ne fait pas qu’occuper une partie de la Nature et se l’approprier en y répandant ses déjections : son activité laborieuse est à l’origine la propriété de l’être social. Comme l’animal qui défend son territoire jusqu’à la mort l’homme doit défendre sa propriété au risque de perdre ses moyens d’existence et sa liberté. C’est le vaincu à la guerre qui devient sorcier en se retournant contre les siens qu’il sacrifie !           On parle d’un homme qui avait l’habitude d’emprunter l’argent pour satisfaire les démunis qui venaient de toute l’Afrique pour solliciter son aide. Ô combien je comprends ce monsieur ! devant tant de misère et tant de sollicitations on a envie de sacrifier sa vie pour que les morts-vivants recouvrent la plénitude de leur vie anémiée !     L’état de détresse prédispose l’être non-structuré à halluciner son frère démuni comme un être fortuné sur qui il s’acharne pour exiger de lui ce qu’il n’a pas : l’argent le mobile des « crimes gratuits ».         Les produits du grattage ne sont pas des saletés à ramasser et à jeter et à mettre à la poubelle. ce sont les produits de la castration symbolique (les substituts du prépuce ou du clitoris) à réunir pour être enterrés dans les environs de l’atelier de psychart-thérapie. Procéder ainsi c’est signifier la castration symbolique du patient et favoriser son entrée dans le système symbolique où il est condamné à poursuivre son initiation par la recherche sans fin assignable de son prépuce ou de son clitoris arrachés inexorablement à sa « complétude » imaginaire.     La psychart-thérapie est une initiation où le patient-impétrant est invité à projeter ses pulsions orales-sadiques (médiatisées par les matières picturales) sur un support qui devient de ce fait la métaphore de l’être primitif bisexuel Soumettre ensuite ce support « souillé » de substituts de déjections à des activités de grattage de frottage de déchirage autrement-dit : (infliger des blessures au support barbouillé) c’est opérer la castration symbolique du patient dont la métaphore du corps indéterminé est le support maculé des substituts de ses matières. La psychart-thérapie est donc le mode contemporain de l’initiation primitive où les produits du grattage représentent le prépuce ou le clitoris et le « beau-reste » préservé constitue la représentation symbolique du corps déterminé grâce auquel le patient-impétrant fait son entrée dans le système symbolique « humanogène ».         C’est pour se « défendre » des dangers inhérents à l’attitude d’empathie à savoir le transfert inconscient de  pathologie que les thérapies classiques préconisent la relation distanciée où le thérapeute  et le patient sont séparés par le mur de l’objectivité qui réifie le patient et fait obstacle à son entrée dans le champ symbolique : humanogène.       Le patient immature qui ne parvient pas à résoudre son problème par la technique de symbolisation de ses pulsions pathogènes a recours à la projection de celles-ci dans la personne du thérapeute à la manière de l’enfant qui se débarrasse de ses déjections sur la personne bienveillante. On est fondé à parler de transfert inconscient de pathologie dans les prises en charge où le thérapeute fait appel à l’empathie.   La « production » de l’être social (par la voie de l’initiation) est une entreprise difficultueuse qui culmine à des ratés. L’impétrant qui préserve des beaux-restes est le type d’homme existant parmi les monstres dévorants.           Les êtres humains ont en commun la haine qui oppose et divise pas l’amour : principe d’unité phagocyté par la haine. Il en résulte que celui qui parle d’amour sans fournir les preuves qu’il a opéré la maitrise symbolique de ses pulsions de haine par la préservation d’un « beau-reste » est un dangereux mystificateur dont il convient de s’éloigner sans état d’âme.         C’est le fait de faire son entrée dans la relation symbolique mise en place par le thérapeute et d’être traité comme une personne qui produit l’effet de guérison dans le patient intégré. Le thérapeute qui désire guérir l’être désocialisé doit renoncer aux pulsions de plus-de-jouir et profit maximum.         La  préservation des « beaux-restes » postule la maitrise des pulsions orales-anales et la représentation interne du sein (imago). Le beau-reste est le produit de la projection et de la matérialisation de l’imago du sein  sur le support artistique processus qui exige un porteur de Verbe. Le créateur du système de Langage dont les beaux-restes sont les constituants s’avèrent le principe d’humanisation de l’enfant-personne de la mère structurée.         Dans ce « circuit oral-anal » régit par les pulsions de dévoration l’existant (l’initié) se présente sous l’apparence du survivant qui se distingue par le « beau-reste » qu’il a préservé. Le beau-reste : substitut de la « peau de léopard ».         Le Langage initié par l’activité plastique créatrice de formes préverbales qui s’avèrent ses constituants est la voie qui mène dans la  société structurée par le système symbolique. C’est dire que l’être porteur de Verbe est le messager de celui-ci dont la mission est de promouvoir la société.         Dans cette « société sans initiation » nous survivons contre la volonté des êtres déstructurés (tout-puissants) qui nous entourent et qui veulent que nous soyons leur instrument. Tout homme est ici en lien avec des êtres tout-puissants qui s’acharnent à le « chosifier ». Le survivant conscient de soi créateur de « beau-reste » est le statut digne que peut atteindre le porteur de Verbe égaré parmi les êtres dévorants qui l’entourent.           La fonction de père porteur de Verbe est d’affronter le lien qui « attache » l’enfant à la mère toute-puissante de le briser et de le structurer afin de favoriser la naissance de l’ enfant-fétiche à l’Humanité. La non médiation d’un tiers dans l’unité-duelle mère-enfant est fatale à celui-ci et le condamne au statut infâme d’ « être-fétiche ».       L’œuvre d’art est la forme symbolique de soi résultat de l’effort produit pour émerger du chaos informe et se poser à la surface. L’œuvre d’art est un miroir symbolique grâce auquel le créateur s’appréhende et prend conscience de soi. La création princeps de l’être humain c’est l’ « imago » de la mère symbolique.       Ce n’est pas de propos délibéré et conscient de ses responsabilités que le « mélangeur » sème le désordre et la confusion dans les esprits : il est lui-même mélangé et dés-humanisé. C’est un irresponsable (un fou) qui sème le désordre et la confusion dans les esprits parce qu’il n’est pas structuré par l’imago d’un « père porteur de Verbe » !       Ce n’est pas parce qu’on n’a pas « en excès » qu’on ne doit pas venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. On donne dans un élan d’identification fraternelle (par compassion). Donner ce n’est pas humilier mais se « castrer » soi-même afin que l’Humanité advienne.   Dans les « sociétés sans initiation » les hommes taraudés par l’angoisse de mort permanente s’entre-dévorent en espérant par l’illusion de toute-puissance échapper à la condition humaine. Les hommes sont alors objet de la culpabilité d’être cannibales et de ne pas réaliser leurs potentialités.         La Loi commande que chaque homme vive des produits de son activité ce qui postule la maitrise symbolique de ses pulsions de jouissance. Tout se passe comme si le « produit » était l’essence du producteur mise en forme : il n’existe pas pas d’objet de jouissance élu.           Les hommes qui croient qu’ils peuvent s’autoriser tout pourvu que les gendarmes ne les prennent pas en « flagrant délit » sont des primitifs anachroniques car ils n’ont pas conscience de l’omniprésence et l’omnipotence de la Loi qui règne sur le monde. Ces êtres tout-puissants d’ignorer la Loi sont à la vérité des « fous en liberté » dans une société malade.         Les hommes sont ainsi constitués que personne ne pardonne même à son prochain d’être porteur de phallus. La Loi de l’existence est le « conflit oedipien » : passion absurde qui est résolue grâce à la médiation de la psychart-thérapie qui favorise l’émergence de la capacité d’appréhender la Loi et de se soumettre sans être bloqué par l’envie du « porteur ». Non initiés les humains sont condamnés au conflit oedipien.       L’objet de désir frustrant qui suscite la haine est le substitut du sein « mauvaise » de la mère : la frustration orale précoce qui laisse des empreintes indélébiles dans le psychisme à la l’origine de la fureur meurtrière de la haine lorsque l’attente de satisfaction est déçue. L’évacuation sur un « support artistique » des pulsions orales-sadiques et l’activité artistique créatrice de formes préverbales chainons constituants du Langage structurant ont le pouvoir salutaire d’éradiquer la haine et ses effets destructeurs.       La cause de la haine est in-consciente et s’origine dans les frustrations orales-sadiques précoces avec une mère toute-puissante. L’enfant frustré oral précoce « vomit » la mère frustrante et désire la détruire pour éteindre le foyer des pulsions qui le consument. Pour éradiquer la haine il faut symboliser les pulsions orales sadiques.       Faut-il laisser les hommes à leur « croyance mythique » selon lequel  il suffit de dire : « pardon » pour que les crimes les plus odieux soient effacés comme s’ils n’avaient jamais existé (nul n’ignore pourtant qu’il n’en est rien et que les empreintes du crime demeurent indélébiles dans le cœur de la victime et du bourreau que nous avons tous été un jour). Sachant que nous aspirons tous à être délivrés de l’aiguillon de haine qui empoisonne nos vies nous souhaitons la découverte de la technique de guérison de la haine et de la compulsion à la revanche.         Il est nécessaire de se pardonner après la guerre pour préserver la survie de la société menacée par la haine et les règlements de compte. Mais il ne faut pas pour autant occulter le préalable d’importance capitale à savoir : quel destin réserver aux pulsions de revanche qui n’attendent que l’occasion favorable pour re-surgir et revendiquer justice ? Il est incontestable que la paix réelle postule que ce préalable soit pris en compte et satisfait si possible avec l’apport de la psychart-thérapie.       C’est à identifier une figure humaine dans le chaos où il est immergé que le producteur du chaos émerge et se pose sur la scène du monde. La surface du carton blessé est un lieu sacré où le Langages s ’articule autour du visage humain.       La conduite conforme à la Loi postule l’activité destructrice préalable pour évacuer le « contingent » qui masque la « lisibilité » de la Loi. Telle la fonction assignée à la phase propédeutique de la psychart-thérapie qui crée les conditions nécessaires de la conduite respectueuse de la Loi.         Si le respect de la Loi a le pouvoir de structurer l’ « être de pulsions » et de lui procurer la paix c’est que la Loi est le fondement de l’homme. Ne suffit-il pas à l’homme de de savoir  par la pratique que la Loi est le fondement et que les spéculations même si elles sont nécessaires ne constituent pas  l’Essentiel ?             La fonction de la mère symbolique est de gratifier du « sentiment d’être » l’enfant et celle du père de pointer l’idéal et d’exiger le « dépassement de soi » sans lesquels il n’y a pas d’existence. C’est ainsi que la mère symbolique et le père porteur de Verbe favorisent l’entrée humanisante de l’enfant dans le système symbolique qui structure la société des hommes !         Si le monde est « inconnaissable » à ceux qui cherchent à percer son mystère : les philosophes du moins tout homme a-t-il à sa portée la Loi qui prescrit de faire le Bien à savoir : éviter de commettre le profit maximum et le plus-de-jouir. L’homme respectueux de la Loi est convaincu qu’il fonde son existence.         Le sentiment d’insécurité est l’état d’angoisse de mort permanent de l’être non structuré par le système symbolique (produit de l’activité créatrice du Verbe-Oiseau en état de capture dans le système des pulsions qu’il utilise pour construire son « Nid »). L’homme structuré est donc l’habitacle sacré du Verbe à qui il doit son sentiment de sécurité. Au contraire l’être non structuré pénétré par le vécu de son inconsistance et de sa précarité vit en permanence dans l’atmosphère délétère du sentiment d’insécurité :signal que la  mort le guette et que son être-là est « en sursis ».           La résistance passive de l’être « pétrifié » est le camouflage que revêtent les êtres non structurés (êtres-déchet) réduits dans leurs derniers retranchements pour se « défendre » de l’agression. des puissants du jour. Lorsque la pierre (camouflage) cède à la toute-puissance cela génère le phénomène du délire par lequel l’être  « morcelé » tente de se reconstruire. La pétrification est le résultat du déni de la position anale-passive du petit autre ex-posé à la toute-puissance du grand Autre.           Aujourd’hui les hommes ne reconnaissent plus que les contrats écrits et signés devant notaire considérant comme « nuls et de nul effet » les contrats informels que sont les liens de naissance les liens affectifs les liens que créent les services rendus et les engagements verbaux. Mais il est certain que ce n’est pas parce qu’on les ignore que les contrats tacites n’existent pas : les charges d’obligation qu’ils tirent de la « Loi non écrite » continuent à produire leurs effets (à l’insu) des personnes ingrates. N’est-ce pas la raison assignable à la mauvaise conscience qui pourrit   les rapports des hommes en société ?     L’enfant qui voit le jour avec un « poids faible » dans une famille en détresse de surcroit est un être non favorisé par le destin qui vit sous la pression permanente de l’angoisse de mort qu’il s’efforce d’exorciser par une demande de sein et de soins primaires constants. Ceux-ci vont culminer inéluctablement à l’appropriation imaginaire du sein dont la finalité est d’assurer la protection absolue de l’enfant contre les frustrations inévitables. Ainsi vient au monde l’enfant doté d’un sein imaginaire dont il se délecte à volonté : origine de sa déconnection de la réalité. Mais le sein imaginaire ne nourrit pas et pour assurer sa survie l’enfant dévorant est contraint de fréquentes incursions dans la réalité où il s’empare par des « passages à l’acte » de sein d’autrui identifié à sa mère au risque de s’exposer à la rigueur de la Loi. Tel est l’enfer de l’enfant frustré oral précoce.               Le besoin de détente coextensif à l’être « fini » en l’obligeant à « baisser sa garde » le livre à la castration inéluctable de ses semblables qui l’entourent. Par définition l’existant est un être exposé à la castration de ses semblables qui n’ont de cesse de lui rappeler la singularité de sa personne .       La solitude révèle à l’être non-structuré sa « finitude » et le contraint à se réfugier auprès de son semblable pour exorciser l’angoisse de mort qu’elle lui inflige. L’être structuré au contraire se mobilise dans la solitude et comme Job lance le Cri d’appel au Père ab-sent pour qu’il le sous-tienne et l’aide à se re-lier à la société des hommes solidaires. L’œuvre d’art est le lien-fondateur de la vie sociale.       L’être « sous-tendu » par des pulsions de mort n’éprouve pas le besoin de créer mais de détruire : la création postule le déblayage des pulsions de mort pour tracer l’ornière symbolique qui conduit au système symbolique. La destruction est le préalable à la création       Confier un conflit irréductible à Dieu c’est déposer plainte contre celui qui vous a causé un tort (qu’il refuse de réparer) et le livrer à sa justice maintenant. En général les hommes craignent plus le recours à Dieu que la justice des hommes (qu’ils peuvent corrompre) ou l’affrontement à tort appelé « jugement de Dieu » !     La fonction du savoir qui est de révéler le monde postule la structuration des pulsions (créatrice de langage) par le porteur de Verbe. C’est grâce au savoir que le sujet-parlant se situe dans le monde et existe : responsable !       Il n’existe pas de voie plus humaine pour résoudre un conflit que la sage résolution de de le confier à Dieu comme le recommande la « tradition kémite » : la seule voie de se libérer de la tension que le conflit génère et de renouer avec la vie. La Loi veut que Dieu soit le « Juge suprême » des conflits sans issue entre hommes.     Il n’existe pas de voie plus humaine pour résoudre un conflit que le fauteur refuse d’assumer et de réparer que de le confier à Dieu comme le conseille la tradition négro-africaine. C’est la seule manière de se libérer de la tension et de renouer dans la sérénité avec la vie quotidienne.     En partant à la retraite dans un coin du monde inconnu des hommes Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de comprendre sa création et se l’approprier. Aussi malgré les efforts que déploie pour percer  le voile de mystère qui enveloppe le monde où il est « abandonné » à l’instar d’Œdipe dans la Forêt l’initié demeure t-il frustré et comme dans un état de contingence radicale. C’est la conscience de ne nuire à personne et d’être secourable à ses semblables qui favorise la sérénité de l’homme dans les pires épreuves de l’existence.     Vecteurs de la jouissance stérile les pulsions orales-anales sont inaptes à la création de la société et de la culture : l’aptitude à la création postule la « castration » qui en est la condition nécessaire. C’est dire que la créativité est la qualité distinctive de l’initié.     « Fixé » au stade oral de développement l’homme hallucine son semblable comme un sein idéal à dévorer. Les rapports entre les hommes sont des rapports cannibaliques métaphorisés par l’activité productrice. La Culture à l’origine de la production sociale est le legs de la « société d’initiation ».     L’argent est le « pouvoir d’achat » et de jouissance orale-anale que les hommes ont pris pour la « fin en soi ». L’objectif du Capital n’est pas le développement intégral de l’Humanité mais la jouissance des instincts.     Les hommes même les puissants se comportent comme s’ils avaient été soumis à d’intolérables frustrations orales précoces qu’ils cherchent à surcompenser par la  jouissance de détruire le sein frustrateur dont la métaphore est l’Humanité. La vie de l’Humanité est la « curée » où chacun identifie ses semblables au « Sein  idéal » qu’il s’acharne à dévorer tout en pérorant sur la fraternité universelle.     Il est stupéfiant de savoir à quel point la relation au sein est d’importance capitale pour l’enfant d’Homme et conditionne l’avenir de l’Humanité. Les privations orales « diabolisent » et le condamnent à des comportements asociaux dans la recherche furieuse de la jouissance orale qu’il hallucine dans ses relations dévorantes. L’Humanité ? C’est un immense Sein idéal pour l’être « fixé oral ».     Les hommes qui n’ont pas la maitrise symbolique de leurs pulsions sont naturellement portés à humilier les autres voire à exercer la cruauté mentale sur ceux-ci pour se venger des privations orales que leurs mères leur ont fait subir. L’état calamiteux du monde est tributaire de la fureur vengeresse in-consciente des hommes.     L’objet emblématique de la Grande Mère étant le « bloc de  qui interdit » l’affrontement et exige la soumission totale du galet au pied du bloc de pierre afin de s’épargner les (vaines) meurtrissures la voie de sortie de l’impasse qui s’offre est de trouver le substitut de la pierre : l’argile qui se plie à la manipulation et à la mise en formes symboliques.     L’imago de la Grande Mère des origines imprimée la psychè des hommes primitifs dans est transmise à postérité sur le mode phylogénétique et poursuit sans relâche son œuvre de domination et « zombification » des êtres humains. C’est (incontestablement) pourquoi toutes les tentatives de révolution échouent inexorablement à ignorer la toute-puissance de la Grande Mère (refoulée).     La première forme de Paix que les hommes ont connue avant la promotion de l’initiation (dont les formes de Paix dans l’Histoire sont les métaphores) fut la Paix entre la mère toute puissante et l’enfant-phallus contraint à renoncer à sa différence en herbe pour survivre (comme un « zombie ») aux pulsions de domination  absolue de sa génitrice. Il en résulte que la lutte authentique de libération est celle qui est menée au plan psychologique contre la mère possessive et ses métaphores.     La différence entre nos figures identificatoires et nos squatters c’est que les premiers soutiennent notre volonté de développement et d’épanouissement tandis que les deuxièmes nous dévorent et contrarient notre marche en avant. La lutte de libération de notre être postule l’évacuation des squatters dont le colon est la partie du système connue !     Les hommes non structurés ne se sentent importants qu’en ayant des esclaves à leur service. C’est pourquoi ils consacrent leur temps à la chasse à l’esclave dont une modalité insoupçonnée est le « squatt » où le maitre s’avère l’esclave de l’esclave.     L’être non structuré n’existe pas c’est un esprit errant en quête d’une personne structurée à squatter et à dominer. Dans la vie quotidienne l’être qui se prévaut d’être libre et autonome est l’esclave de squatters qui s’acharnent à l’exploiter.       Le maitre tout-puissant dont « la vie animale » est conditionnée par l’exploitation du travail de ses semblables n’existe pas véritablement car selon la Loi l’existence est auto-productrice. Le maitre tout-puissant est le substitut de l’enfant-fétiche de la mère-servante : « génitrix » des esclaves.     L’esclave c’est l’« homme-fétiche » créé par des êtres immatures fixés au « Royaume d’enfance » où la mère-servante était toute entière à leur service et leur procurait tout ce qu’il désirait : l’esclave est le substitut de la mère-servante.     Lorsque Dieu vivait encore parmi les hommes ceux-ci abdiquaient leur autonomie et harcelaient Dieu pour qu’Il fasse tout à leur place. Le premier esclave de l’Humanité fut Dieu et c’est lorsque Dieu se retira dans un coin du monde inconnu des hommes pour favoriser leur autonomisation que par peur d’assumer leur existence les hommes se tournèrent vers d’autres hommes pour qu’ils servent de substitut à Dieu c’est à dire d’esclaves. Le problème prioritaire que les hommes actuels devraient résoudre pour accéder à l’autonomie (garante de la fraternité dans la société) est la résolution de la question du Trou laissé par le départ de Dieu à la retraite dans un lieu inconnu. Telle fut la préoccupation des Pères-fondateurs qui firent de l’initiation la propédeutique à la vie sociale.     Le sentiment d’être précède la conscience de l’ « avoir » pour l’homme en société : c’est sur le fondement solide du sentiment d’être que l’être qui aspire à une vie sociale épanouie prend ses appuis pour déployer l’activité économique. C’est pourquoi la « castration » et la structuration symboliques (l’initiation) constituent la priorité pour l’être social.     Tout se passe comme si par leur attitude de démission les pères négro-africains abandonnaient leurs enfants à la capture des esclavagistes qui parcourent le monde avec l’aide des auxiliaires négro-africains. Le vécu dominant du négro-africain c’est le vécu de castration et l’angoisse de vivre à perpétuité aliéné à l’Humanité !     La gratitude est un acte de reconnaissance qui é-mer-ge du cœur de l’être structuré envers son bienfaiteur. Il faut être autonomisé pour assumer le statut d’obligé et la « dette de reconnaissance » qui en résulte : c’est à ce prix que celui qui reçoit égale celui qui donne. Au contraire l’être non structuré qui se confond avec son bienfaiteur est inapte à la reconnaissance dont le lieu est l’Ouverture du « donner et recevoir ». Comme l’infans inconscient de l’altérité consomme le sein de la mère il dispose de ce qui lui est donné en le considérant comme le sien dans sa logique selon laquelle l’ « Autre c’est Moi ». Notre société déstructurée est une société où les hommes ignorants de la relation de solidarité ne connaissent que le rapport de dévoration et de fuite de peur d’être dévorés à leur tour.       Les affres de la souffrance ce sont les dards de la mort qui arrachent l’homme au monde et le situent dans l’ Ouverture de la transcendance dans l’attitude de l’être « fini ». La souffrance est le résultat de la privation infligée par le père porteur de Verbe (créateur de l’être humain) dont le déni aliène au monde imaginaire des dieux.     Nul ne peut accéder à l’existence (réelle) sans payer sa « Dette symbolique » au Père-fondateur de la société par la castration symboligène qui crée les conditions nécessaires à l’é-mer-gence du système symbolique et de la structuration de l’être initié. « Les petits malins » qui refusent de payer leur Dette symbolique au Père fondateur sont condamnés (sans doute) au simulacre d’existence.     Les parents non structurés privés du « sentiment d’être » font des enfants pour exorciser l’angoisse de mort qui sans cesse les persécute. C’est pourquoi ils squattent leurs propres enfants afin qu’ils les comblent comme le phallus dont la privation les torture. L’enfant squatté par la mère le père la fratrie voire la « famille élargie » n’accède à  l’existence que par le meurtre symbolique de ces squatters qui le minent !     Personne ne peut squatter un autre sans le consentement inconscient de celui-ci : c’est à revêtir le masque de notre objet de désir que le squatter s’infiltre au cœur de notre « moi » dont il se veut le maitre tout-puissant. L’existence authentique postule une lutte in-cessante contre la volonté des squatters à nous bouter hors de notre moi.     Lorsqu’un être non structuré se trouve dans un état de détresse matérielle il n’a pas d’autre recours que de squatter un être mieux loti pour le nourrir par incubation comme une « mère porteuse ». Pour jouir de l’existence désaliénée l’homme squatté est obligé de lutter désespérément contre ses squatters qui s’accrochent.     Seul le passage par les « fourches caudines » de l’initiation a conféré le cachet « symbolique » aux paroles qu’on débite. A priori il n’y a pas de critère pour distinguer la parole vraie de son simulacre : le mensonge. C’est pourquoi la sagesse conseille de ne jamais donner toute notre adhésion au discours des beaux parleurs qui courent le monde mais toujours de garder quelque réserve afin de laisser le temps à l’ « épreuve de réalité » de faire son œuvre.     Ce qui encourage les hommes tout-puissants à persévérer sans état d’âme dans la cruauté c’est la réaction des faibles qui se défendent du désespoir et de la mort inéluctables en niant l’affrontement et en convertissant leur réponse appropriée en son contraire : la réaction masochiste dont le versant religieux est sans doute la pitié. Sous l’apparence d’humanité accomplie la société sans initiation est une jungle où les hommes s’affrontent et se dévorent.     Il n’y a pas de relation entre les hommes dans cette société en régression où toute tentative de relation s’aliène dans un rapport de forces qui contraint au statut d’esclave. C’est pour éviter l’affrontement que la plupart des hommes se replient sur eux-mêmes et se pétrifient comme des pierres levées. La société est morte et malheur à celui qui éprouve encore le désir de relations.       Ce n’est pas parce qu’ils ont fait par le « fer et le sang » la conquête de la terre entière que les impérialistes ont réalisé l’unité de l’humanité. Bien au contraire la conséquence de la domination impérialiste est la division de l’Humanité en races d’esclaves et de maitres. A l’opposé il faut savoir apprécier la révolution du système symbolique qui par la mise en place du mécanisme de la métaphore a étendu le filet du système symbolique (familial) aux limites de l’Humanité toute entière voire du règne vivant en faisant de l’animal ou de la plante qui a rendu service un père (totem) interdit de consommation. Le mécanisme de la métaphore est l’instrument de lutte symbolique contre les forces de division pour la consolidation des forces de cohésion et de paix .     Les êtres « possédés » par la fureur de vivre qui les pousse à dévorer tout sans préserver de « beaux-restes » se privent de ce fait du fondement nécessaire à l’authentification de l’existence. C’est justement ce fondement sans lequel il n’y a pas d’existence qu’ils cherchent en vain dans leur errance. Le renoncement à la jouissance par respect de la Loi est le « prix symbolique » à payer pour exister.     Les ennemis masqués qui nous squattent et que nous aimons comme nous-mêmes sont la cause de la destructivité qui fait rage dans notre monde intérieur et nous empêchent d’être créatifs. La réappropriation de nous-mêmes exige la neutralisation et l’évacuation des êtes destructeurs qui squattent notre organisme : par la technique de la psychart-thérapie.     Aucun changement qualitatif ne peut intervenir sans le désir de changement qui suppose « déphasage » de la réalité : c’est par la faille de la nostalgie que l’être in-satisfait du présent part à la recherche de quelque chose de meilleur sur le sentier symbolique qui mène au séjour des ancêtres. La Refondation postule la réminiscence de la société oubliée des Pères-glorieux et la volonté in-ébranlable de favoriser leur retour de ceux-ci parmi les vivants grâce à la médiation de l’activité créatrice d’artistes « possédés ».     La fonction de l’analyse psychologique est de dé-voiler et d’identifier les esprits errants qui squattent notre personnalité et c’est celle de l’activité artistique de bouter ces montres dévorants masqués hors de notre moi et de notre territoire.     A raison les Pères initiés imputaient les pathologies mentales et physiques voire les calamités sociales au courroux des ancêtres qui exigent d’être pris en charge pour re-venir dans le monde des vivants afin de poursuivre leur fonction de Guides de la société menacée de « fossilation ». La Passion pour l’Argent et l’Oubli des ancêtres sont les causes assignables au déclin de la société.     L’œuvre d’art est l’Esprit des Pères-fondateurs qui revient dans la société grâce à l’activité d’artistes « possédés » : l’œuvre d’art est donc sacrée parce qu’elle est le résultat de la « matiérisation » d’un ancêtre revenu dans la société dont il fut un des fondateurs pour poursuivre sa fonction de Guide éclairé. Les artistes possédés sont les bâtisseurs de pont symbolique entre ce monde et l’Autre sans lesquels la société se fossilise et meurt.     Le rapport de forces inégalitaire est la source des pathologies mentales car dans la durée il cesse d’être extérieur et devient l’organisateur pervers des « personnalités-duelles ». Le sorcier est le tout-puissant le maitre du monde qui règne sur la vie sociale et mentale des hommes.     Les Noirs aliénés sont convaincus que la Culture négro-africaine a fait « long feu » et que le folklore est la « forme-fossile » sous laquelle elle est tolérée à cette heure où la supposée cuture occidentale triomphante a conquis sans conteste le monde.     A la vérité il n’y a qu’une Culture dont le pervertissement a donné naissance à son simulacre et dont l’extinction sera fatale à la survie de la Civilisation. Les Noirs aliénés ne savent pas que la Culture négro-africaine constitue la Culture de référence.     La psychart-thérapie offre l’occasion de réaliser en imagination sur un support tous les désirs que la société répressive interdit et lorsqu’on se sent « comblé » d’accepter de leur donner une satisfaction symbolique par l’activité artistique créatrice de formes préverbales qui réconcilient avec la société. La psychart-thérapie est une technique d’initiation à la vie en société.     Dans les épreuves les hommes disparaissent de notre vie en laissant un Vide où Dieu émerge pour nous consoler et nous gratifier de joie de vivre. Comparée à la compagnie de Dieu l a compagnie des hommes est l’enfer où les hommes affamés s’empiffrent des hommes réduits en déchet.     Dieu est le Père « abandonné » par ses enfants qui pensent qu’ils le trompent par leurs prières prononcées sans âme dans l’intention de le manipuler. La foi de l’initié se « sous-tient » de la pitié pour Dieu et œuvre à l’imitation de son Œuvre.     Une famille dont l’enfant entre dans une secte l’a « perdu » même s’il revient de temps en temps à la maison avec des problèmes car les sectes ne sont pas partageuses. A la vérité les familles deviennent les squatts de leurs enfants aliénés aux sectes.       Vérité est l’Essence du monde constituée par le système des essences particulières. C’est pourquoi pour régner sur le monde le sorcier baptise le mensonge la Vérité et aliène ceux qui le croient. Il suffit donc à l’homme de vérité de percer le mensonge du sorcier et de dénoncer pour qu’il perde sa puissance imaginaire.     Les hommes se moquent de Dieu lui-même : Dieu a eu raison de se retirer dans un coin du monde inconnu des hommes. Tout ce que méritent les hommes c’est qu’on les laisse face à face avec eux-mêmes pour qu’ils apprennent enfin à s’assumer !     Le Commandement de Jésus selon lequel il faut s’aimer-vous les uns les autres ne suffit pas comme on le voit les hommes continuant à se haïr et à se détruire. Il fallait donc chercher les voies et moyens d’obtempérer au Commandement du prophète. La psychart-thérapie est la technique de maitrise des pulsions de haine grâce à laquelle l’être non structuré acquiert la capacité d’obtempérer à l’impératif divin de s’aimer les uns les autres.       Aux fins d’éviter qu’un homme égorge son semblable pour exorciser l’angoisse de mort qui l’étreint le prophète a institué le « Rituel de substitution du mouton » que Dieu ordonna à Abraham pour qu’il épargne à son fils Isaac le sacrifice par égorgement en attachement à l’expression païenne  de « piété divine ». Mais tout se passe de nos jours comme si les hommes actuels n’étaient pas satisfaits du Rituel de substitution du mouton et demeuraient compulsivement « fixés » au sacrifice de l’homme. A l’origine des difficultés des hommes à accéder Symbolique et à s’ humaniser il y a le haine viscérale de l’homme pour l’homme.       La psychart-thérapie est la technique originale qui favorise la mise en formes symboliques des pulsions de haine destructrice de l’homme pour l’homme et l’agrément de l’objet de substitution grâce à l’évacuation des pulsions mortifères qui ouvre la voie à l’émergence de l’activité artistique créatrice du système symbolique : milieu approprié aux équations symboliques. L’absence de structuration symbolique est à l’origine des difficultés à « symboliser ».       Le mythe de la bisexualité et le sentiment de toute-puissance qui l’accompagne relève de la réaction-de-défense de l’homme « faible et démuni » face à l’immensité de la Nature infestée de vecteurs de mort. La fonction de l’ignorance originaire c’est de protéger l’homme par le déni de réalité cette « cataracte psychique » qui empêche l’homme de savoir ce qu’il a sous les yeux. Le mérite exceptionnel de l’initiation c’est d’ouvrir les yeux à l’homme et de l’engager dans le processus sans fin d’accumulation de savoir qui culmine à la foi en la fusion avec l’Un.       C’est l’amour qui « castre » la femme et la contraint à donner le pouvoir (sur elle) à l’homme qu’elle aime. La relation sexuelle sans l’accord de la femme est un viol qui crie châtiment !           La tradition initiatique enseigne que l’initiation fut introduite par la mère de l’Humanité qui eut la force d’âme d’assumer et de tirer les conséquences bénéfiques de l’amputation accidentelle de son clitoris : son « petit-pénis ». Elle trouva que son nouvel état favorisait les relations sexuelles satisfaisantes et la genèse dans la paix de la vie en société. C’est pourquoi elle exigea la circoncision de son partenaire avec lequel elle fonda la première famille prototype de la société des initiés de qui les hommes actuels ont reçu en héritage le Langage et toutes les formes de la Culture. On est fondé à dire que la Crise actuelle que connait la Civilisation impérialiste est structurelle et que le Refus de l’initiation en est  la cause.       Soumettre un être mal-structuré à des privations inexorables c’est couper le lien ténu qui le lie à la société humaine et le basculer dans l’Illusion de l’Imaginaire où il s’autogratifie de bon-sein c’est à dire le sein réel idéalisé. D’où l’in-conscience des êtres qui dévorent leurs semblables hallucinés comme bons-seins.       Nul ne peut faire son entrée dans le champ symbolique humanisant sans avoir subi la « castration ». En effet c’est par la « césure » de la castration que le Verbe du maitre d’initiation pénètre dans le corps de l’impétrant et structure ses pulsions pour générer le système symbolique à l’origine de la promotion de l’humain.       Afin d’élaborer un imago de bon-sein dont la fonction princeps est d’initier l’activité de structuration : condition d’é-mer-gence de l’humain l’enfant exige de sa mère la maitrise des ses  pulsions orales sadiques comme le fit la Grande Mère qui renonça à la toute-puissance par le sacrifice humanogène de son « pénis imaginaire » ou clitoris. En effet l’imago du bon-sein postule

la castration symbolique de la mère !

      Les réactions de contrariété voire les éclats de voix de la mère aux demandes de l’enfant en mal de gratification révèlent à celui-ci la faiblesse fondamentale de celle sur qui lui sert de « tuteur » et le jette dans la panique et le désespoir défavorables à la création de l’imago du bon-sein : fondement de la structuration de la personnalité. D’où le bien-fondé de l’initiation qui crée les conditions nécessaires à la structuration de la mère premier partenaire social de l’enfant.       La structuration de l’enfant à la faveur de la « création » de l’imago du bon-sein postule que la mère  résiste aux pulsions dévorantes et aux « malaises » de l’enfant dont l’organisme est sous-tendu par les pulsions anales sadiques génératrices d’angoisse de mort. C’est la « compréhension » de la mère grâce à sa capacité de maitrise symbolique qui favorise l’apparition de la confiance chez l’enfant et l’émergence de l’imago du bon sein condition nécessaire à sa structuration. .       Si une mère a peur d’être « bouffée » par son enfant celui-ci ressentira cette peur et pour assurer sa survie il basculera dans la dévoration. La mère structurée qui ne craint pas d’être bouffée est la mère qui favorise l’élosion de l’imago du bon-sein autour duquel s’opère la structuration. D’où l’importance capitale que revêt le stade oral pour l’accomplissement de l’humain.       On entend répéter comme une évidence qu’un être bon ne vit pas longtemps. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans ce monde déstructuré en détresse    l’être bon est halluciné comme le bon-sein sur lequel les frustrés oraux s’acharnent en espérant qu’il résistera à la fureur de leurs pulsions. Les hommes déstructurés actuels se comportent comme des enfants qui testent l’amour de leur mère par la dévoration pour savoir si elle résiste à l’épreuve !       C’est une relation de haine destructrice qui « lie » l’enfant au sein frustrant une relation de haine dévorante que l’enfant identifie à un Foyer incandescent dont il phantasme l’extinction comme une réduction en cendres. L’enfant frustré oral précoce est le « suppôt » des pulsions de mort. Et si les guerres destructrices qui ravagent actuellement monde étaient imputables à l’ « ire » des enfants frustrés oral précoces ?     Les privations orales précoces culminent à la non structuration de l’enfant pour qui les êtres qui l’entourent des substituts du bon-sein offerts à sa dévoration. L’instabilité des êtres sociaux tire son origine de leur fixation au stade oral.     Aristote écrivait que si le travail que font les esclaves « pouvait se faire tout seul » on n’aurait pas besoin d’esclave et que le recours aux esclavages est une nécessité. On pourrait rétorquer à Aristote que  si le travail est prescrit aux êtres « finis »par la Loi il incombe à chaque homme de s’y soumettre et que le recours à des esclaves pour assurer son être-au-monde est un acte qui pervertit l’humain.     Un homme qui violente son semblable et le réduit en esclavage pour qu’il médiatise ses relations avec la Nature commet le Crime contre l’Humanité. C’est un monstre : le maitre que les êtres aliénés admirent.     Créer c’est « dé-poser » une forme sur un support. Dans l’état de contingence l’objet créé court le risque d’être détruit ou conservé par son auteur C’est par le discours dont elle est l’objet que la création est appropriée et devient principe de structuration du créateur.     Le « bon Sein » est le Sein imaginaire créé par les êtres qui ont souffert à l’âge précoce de sévères frustrations orales. Le mérycisme est l’attitude compensatoire de ces êtres dévorants dé-connectés de la réalité gardée jalousement par la mère monstrueuse. La fonction de la psychart-thérapie est de structurer le patient afin qu’il re-descende dans la réalité sociale.     Un obstacle majeur se dresse sur la voie qui mène à l’accomplissement de l’Humanité : le fait que les hommes soient formatés dès la naissance par les mères toutes-puissantes à la relation maitre-esclave. Telle est la raison pour laquelle « être humain » est perçu comme un aveu de faiblesse !     Dans la lutte des contraires pour la primauté la domination absolue est pourvoyeuse de la « Paix romaine » : condition nécessaire au développement tel qu’il est phantasmé par le maitre tout-puissant. Les pays négro-africains constituent la preuve incontestable selon laquelle le développement authentique postule une société structurée par le Symbolique.     Le porteur de la Loi a le courage exceptionnel de s’interposer dans le conflit-duel indécis et sans fin assignable pour «casser » son ressort et le structurer sur le mode triangulaire et faire émerger une structure symbolique. En conséquence le système symbolique ne saurait exister (quoi qu’on prétende) dans la société sans initiation quel que soit le nombre d’institutions dont elle est dotée. Aussi bien est-on fondé à dire que c’est toujours l’Imaginaire qui gouverne dans les sociétés dites « sur-développées ».     La lutte aveugle des contraires pour la primauté ne trouve d’issue que dans la victoire absolue pourvoyeuse de la Paix préalable nécessaire au « Développement » tel que le phantasme le maitre tout-puissant. Les sociétés « sous le contrôle » d’un tyran sont le modèle de la stérilité du système fondé sur la « relation-duelle ». Le développement ? C’est le privilège de la structure symbolique !     L’initié ne s’accroche pas à la foi comme le naufragé à la « bouée ». La foi de l’initié postule le Savoir selon lequel la Loi est le Fondement universel de toutes choses. La « sérénité du Bouddha » substitut de la foi de l’initié résulte du respect de la Loi universelle.     En partant à la retraite dans un coin du monde inconnu des hommes Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de comprendre sa création et se l’approprier. Aussi malgré les efforts que déploie pour percer  le voile de mystère qui enveloppe le monde où il est « abandonné » à l’instar d’Œdipe dans la Forêt l’initié demeure t-il frustré et comme dans un état de contingence radicale. C’est la conscience de ne nuire à personne et d’être secourable à ses semblables qui favorise la sérénité de l’homme dans les pires épreuves de l’existence.       La démarche prioritaire de l’homme soucieux de l’ « Etre » plutôt que de l’ « Avoir » est de s’efforcer de récupérer son moi « en souffrance » dans l’état de fusion. En effet le moi est le fondement de l’existence ce processus sans fin de la quête de l’Etre sanctionnée par la foi de l’initié que perd irrémédiablement l’obsédé de l’Avoir dans le processus d’accumulation du capital : « faux absolu » dans lequel s’aliène la course effrénée de l’impérialisme.       La plupart des êtres que nous prenons pour nos « figures identificatoires » et que nous aimons comme nous-mêmes sont à la vérité des ennemis qui ont réussi à « tromper notre vigilance » en chaussant le masque de l’ami et qui squattent notre personnalité. Le « je » est une organisation minée : sans cohésion et sans existence réelle.       L’homme qui veut vivre sans frustration bien qu’un « sein dévorant » ait présidé à sa naissance ne parvient à ses fins que par le recours à l’attitude magique qui lui permet de se projeter dans un autre de le « squatter » afin de lui faire admettre (en exerçant force pressions sur sa volonté) qu’il est le Bon-Sein qu’il hallucine. Tel est le mode opératoire de certains êtres « dia-bolisés » de cette société actuelle sans initiation.       Le phantasme de « Bon-Sein » est le « chiffon rouge » qui tient l’être non structuré en ex-stase au-dessus du Vide. L’accès à l’existence postule la maitrise symbolique des pulsions de jouissance et la promotion de Beaux-restes . « filet de protection » tendu sous les pieds de l’existant-funambule.       Du point de vue génétique la primauté du bon-Sein est incontestable car le bon-Sein est la Source-de-vie sans laquelle il n’y a pas d’existence. Pour survivre les êtres non structurés (inaptes au travail) sont condamnés à halluciner leur semblable comme le bon-Sein et à le « squatter » pour exorciser les persécutions du sein réel.       Pour se poser  au-dessus du Vide les êtres non structurés hallucinent le bon-Sein et le projettent sur un de leurs qu’ils phantasment comme un objet d’épiphanie. Tel est le fondement du rituel délirant de dévoration.       La complétude que phantasment les êtres (non structurés) est la fusion de la bouche et du sein dont la métaphore est la fusion du vagin et du pénis. La séparation est l’Horreur que les êtres non structurés insupportent et qui suscite leurs pulsions destructrices. Il en résulte que l’existence est « sous-tendue » par la volonté de retour à ses origines indifférenciées.       Les hommes furent sans doute des enfants frustrés par une mère dévorante c’est pourquoi irrésistiblement ils aspirent à la « complétude » : par l’activité hallucinatoire du bon-Sein. Non structuré  l’homme est un halluciné qui projette son phantasme de bon-Sein sur son semblable afin de le dévorer. Telle est la cause assignable à la relation de dévoration (qui lie les hommes) dont les conflits endémiques sont les modalités.       Le rapport-duel mère-enfant est un rapport de dévoration soumis à la loi d’alternance où la mère dévore l’enfant-sein et l’évacue sous la pression de l’angoisse psychotique pour payer ensuite sa « punition » en se mettant à son tour dans la position du bon-Sein à la disposition de l’enfant dévorant. Tel est le fondement de la lutte de Domination  maitre-esclave.       Jésus est le bon-Sein que les hommes dévorent sans le moindre scrupule sachant que Jésus lui-même avait offert son sang à boire et sa chair à consommer. Le christianisme fondé sur l’idéalisation des pulsions orales a partie liée avec la sorcellerie où l’homme bon est l’objet partiel oral.       Les hommes sont des « créatures-anales » (générées par une mère toute-puissante) en mal d’une mère symbolique pour accomplir leur éducation (sphinctérienne) et favoriser leur entrée dans le système symbolique ce lieu approprié à leur humanisation. C’est une mère symbolique : capable de favoriser leur structuration qu’exigent ces êtres violents qui s’acharnent sur leurs semblables !       L’être non-structuré regarde le monde avec la vision syncrétique de la mère toute-puissante : dans la méconnaissance de l’altérité. L’entrée dans le champ de l’humain postule la castration symbolique qui produit l’effet épistémologique d’enlever la « cataracte congénitale ». Le monde est une jungle remplie d’êtres tout-puissants parce qu’il est privé d’un système d’initiation pour infliger la castration symbolique.       L’homme non structuré est sans autonomie et ne survit que par l’être squatté qu’il hallucine comme sont Tout dont il exige la satisfaction de tous ses besoins. Dans cette société déstructurée les hommes-squatt sont liés par un rapport de concaténation.       La grande stratégie que les hommes actuels ont en commun dans la lutte pour la survie c’est de « squatter » d’autres hommes : « Art de guerre » où ils investissent toutes leurs énergies ! L’ « homme-squatt » idéal s’avère celui qui ne sait pas qu’il est squatté ou qu’il squatte et se prévaut d’une autonomie imaginaire.       La relation de solidarité initiée par le porteur de Verbe est à l’origine de la promotion du « filet de protection » tendu sous les êtres sociaux qu’il empêche de basculer dans le « Chaos-vide » de la Nature. Le principe de solidarité est constituant de l’ « humain ».       Le « méga-colon » est le Squatter des squatters qui a rendu possible le squatt de notre être en « castrant » le représentant légitime des  Pères-fondateurs de la société négro-africaine ce qui a pour effet de créer les conditions d’abandon de l’enfant à la toute-puissance de la Mère. La Renaissance de l’homme noir postule la Quête couronnée de succès du phallus des Pères-inégalables des temps primordiaux.       La création en psychart-thérapie est l’activité plastique du patient pour rendre visible sur le support les effets de destruction des pulsions de mort qui oeuvrent au sein de son organisme et produisent des pathologies. La guérison est le résultat salutaire de la projection des pulsions de mort sur un support et leur maitrise symbolique dans les formes préverbales constituants du « défilé du Langage ». La pathologie est un état de désordre qui cesse de perturber avec l’entrée dans l’ « Ordre du Langage ».       Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique : les scansions dans le processus d’accumulation du savoir étant révélatrices des figures successives du Père. Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».       Les traditions initiatiques négro-africaines nous enseignent que c’est en commettant le meurtre symbolique du monstre dévorant(Ngakola) par la technique de l’initiation que nos ancêtres firent la promotion des formes préverbales constituants du Langage appelé à servir de structure à la société des hommes (à la faveur de l’activité plastique fécondée  par la médiation du Verbe) N’est-ce pas cette voie initiatique montrée par les Pères fondateurs qu’auraient dû logiquement emprunter les « petits-pères » de la Reconstruction au lieu de prendre à l’imitation du maître la « voie sans issue » du profit maximum ?       L’humanité d’un homme se jauge à sa sensibilité à l’injustice. Le constat de la mort psychique se fait sur son indifférence à l’injustice que subit le faible. La justice (la Maat) est le fondement de l’être humain.       L’injustice devient une monstruosité coupable de sanction suprême (la psychose) lorsqu’un homme s’arroge le droit de prendre la vie de son semblable pour devenir tout-puissant car le Destin a gratifié chacun d’une essence inaliénable.       Les « fous » qui peuplent le monde croient qu’il est permis à qui le veut le droit d’en faire à sa tête : voler violer tuer détruire. Ils ne savent pas que la Loi existe qui interdit l’injustice. Respecter la Loi n’est Pas un signe de faiblesse comme l’a pensé Nietzsche bien au contraire c’est un signe de force.     Il existe des êtres qui fuient leur identité pour se réfugier dans la vôtre (dont vous leur avez ouvert la porte dans un « mouvement d’empathie ») et qui s’acharnent à vous expulser de votre propre « maison ». Cela a pour effet  désastreux de vous contraindre à endosser leur identité dont ils ne veulent plus et à basculer dans le « trou » de la psychose. C’est le « sous-tien » de l’imago des parents et la structure psychique qui en résulte qui confèrent le sentiment de permanence au au vécu d’identité de la personne et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.       Le capitalisme est un système obsessionnel « sous-tendu » par le désir in-satisfait de retour au Magma originaire sans doute pour refuser de symboliser ce désir dans l’activité plastique médiatisée par l’ « affrontement anal-sadique » dans la technique de la psychart-thérapie.       Le désir de retour au Magma originaire « travaille » en profondeur l’être mal attaché à l’existence par la structuration symbolique. C’est la fonction de la technique de la psychart-thérapie de créer les conditions favorables de retour au Magma originaire : producteur de l’effet-ressourcement.       Le patient qui a satisfait son désir de retour dans le Magma originaire et s’est ressourcé acquiert l’aptitude à s’affronter avec la Grande Mère des origines pour se libérer de son Etreinte et et revenir dans l’existence par les « traces » re-constituées en formes préverbales : éléments constituants du Langage Tel est le « Pélérinage » à la source qui permet à l’existant de se réconcilier avec la vie en société.     Une famille non structurée par le système symbolique n’est pas une famille mais un système qui se dévore elle-même comme un « monstre autophage ». La structuration symbolique est constitutive de la famille ce lieu d’éclosion et d’épanouissement de la graine de l’être l’humain !     Pour éviter de chuter dans le trou noir de la psychose l’être non-structuré est forcé de phantasmer continûment la jouissance orale sur le mode de l’ex-stase. Le « fading » de l’objet phantasmé est à l’origine des passages à l’acte qui déchirent la société des hommes.       A laisser courir bride abattue ses pulsions sadiques l’homme bascule dans le phantasme aliénant d’être tout-puissant. C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame dans la forêt dense il fonce sur les faibles et les piétine sans le moindre scrupule au risque de basculer dans le trou : piège posé sous ses  yeux malvoyants. L’espoir du faible et l’alternance sont inscrits comme un châtiment inéluctable dans les comportements même de l’être sadique.       Confiné dans les bas-fonds de la société où il se confond avec les détritus la victime du tribalisme n’existe pas pour ses promoteurs « enivrés » par le sentiment de toute-puissance. Et c’est sans espoir d’être reconnu qu’il consacre ses forces de survie à l’activité plastique centrée sur l’art de sauver des « beaux-restes ».       C’est hallucinée par la vision du pénis qu’elle prend pour le phallus que la femme s’acharne sur l’homme pour le déposséder. Il n’y a donc pas de délit constitué pour la femme non initiée qui revendique le phallus. En revanche il n’y a de culpabilité que pour le porteur de phallus qui n’accomplit pas son devoir à savoir : « maitriser » la femme phallique et sauver l’enfant de sa fureur envieuse.       L’état de déréliction postule que les métaphores (du père) constitutives de l’être-au-monde soient non pas détruites mais désinvesties et  l’homme se sente dans un état d’abandon : livré à la terreur comme le nourrisson Œdipe posé sur une pierre nue dans la Forêt. Le bûcheron qui sauve le nourrisson Œdipe (l’homme en déréliction) c’est le bon Samaritain ou « Dieu de passage ».       La lutte pour l’équilibration des rapports est une lutte pour la Justice une lutte donc légitime qu’il n’y a pas de faute à initier et à poursuivre. La lutte des sexes pour l’égalité est le modèle des luttes sociaux où la Justice est le noble objectif visé. Il n’existe pas d’autre alternative pour empêcher le « fétichisation » de l’enfant.       Un être « fini » que sa conscience n’interpelle pas et ne juge pas un être fini qui vit dans confort moral se comportant comme s’il n’avait pas de « faille » : un homme mort à l’existence. La conscience est l’imago du père porteur de Verbe.       Tout père digne de ce nom devrait se sentir coupable de laisser sa femme réduire l’enfant à l’état infâme de « fétiche ». L’instrumentalisation de l’enfant est le symptôme de la castration et de l’humiliation du père. C’est en entrant dans la voie de l’édification et de la réparation que le père a le réssenti de se réhabiliter devant sa conscience : le « juge intérieur » .       Les gestes de circoncision et d’excision ont une valeur essentiellement symbolique : ils servent à illustrer l’idée selon laquelle le prépuce et le clitoris sont des excroissances superflues pour la vie sexuelle de l’être social : c’est à faire l’économie de cette pratique que la psychanalyse a fait la promotion du concept de « castration symbolique ». où prévaut le principe de la nécessité de la privation.       La Nature est le Lieu où la Volonté se réfracte en volontés individuelles et se perçoit comme dans un « miroir brisé » aliénation dont elle tente de se délivrer par la lutte pour la domination absolue des volontés les unes contre les autres lutte qui s’est soldée par la « mutation génétique » d’une volonté qui a donné le Verbe comme acquit avantageux. En effet sans la puissance créatrice du Verbe la nécessité de la technique d’initiation n’aurait pas été perçue par son promoteur et la société structurée par le système symbolique n’aurait pas émergé du chaos. Le Verbe fut donc bien un acquit avantageux pour l’é-mer-gence de l’Humanité et non comme Nietzsche et les Nazis l’ont cru un handicap pour la prétendue race supérieure.       La fonction du « principe de raison » ou Verbe consiste à structurer la volonté (dont les éléments constituants sont les pulsions) qui règne dans la Nature pour créer des formes préverbales chainons du « défilé » du langage et mettre au  monde un être humain.       Le principe de causalité ou de raison selon lequel toute cause produit un effet (et réciproquement que tout effet une cause) gouverne la société des hommes. L’homme s’humanise en étant structuré par le principe de causalité ou de raison et il déroge à l’Humanité par la forclusion du principe de raison dont le père porteur de Verbe est le vecteur. C’est pourquoi il n’est pas pertinent de prêter le principe de raison aux êtres qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique grâce à l’intériorisation de la représentation du père (porteur de Verbe).     Qu’est ce que cela fait que vos efforts pour la fraternité humaine ne soient pas reconnus par les autres qui n’ont pas fait le travail nécessaire à la structuration de leur personnalité ? A la vérité vous avez fait votre part si votre conduite est en conformité avec l’injonction de la Loi qui règne !       Dire que les hommes dans le monde actuel ont perdu leur repères c’est reconnaitre que la lumière des valeurs fondatrices s’est éteinte et que plongés dans l’Obscurité les hommes sont désemparés et confrontés  à la déréliction. Le temps fatidique semble venu pour le surgissement des porteurs de valeurs afin que l’Humanité tel le Phénix « renaisse de ses cendres ».       Les artistes « originaux » des temps inauguraux ont posé les fondements de la société humaine en faisant le sacrifice de leur jouissance pour la promotion de la Culture structure de l’être humain. C’est pourquoi il est pertinent de dire que l’addiction au jouir qui va de pair avec le mépris de la Culture est l’Acte imaginaire de mise à mort du Père (l’artiste original) annonciateur du retour à la barbarie primitive.       Les problèmes que les hommes ne peuvent pas résoudre par leurs propres moyens ils les évacuent sur leurs semblables comme le « tout-petit » évacue sur sa mère son caca. La société serait une « fosse d’aisance » s’il n’existait pas des êtres porteurs de Verbe pour faire l’ « éducation sphinctérienne » des hommes au stade anal-sadique et favoriser la promotion du système symbolique.       Un système de valeurs sans porteurs pour les incarner mais dont se prévaut un groupe qui se proclame élu pour civiliser est un système de valeurs mortes destinées à tromper les non initiés. A la vérité ce sont les Barbares « masqués » qui ont pris possession de la société qu’ils n’ont pas créée.     L’ « acte gratuit » et sans conséquences est le phantasme dominant des êtres non structurés qui voudraient se laisser au gré de leurs motions pulsionnelles sans se soucier de la responsabilité de leurs actes. Les êtres qui tentent de vivre « au de-là du bien et du mal » ne sont pas de vrais hommes mais des hommes potentiels. Car l’homme accompli c’est celui qui assume ses responsabilités.       Au moins si les tout-puissants étaient les seuls à êtres « possédés » par les pulsions de jouir mais il se trouve que les faibles le sont aussi et revendiquent la jouissance (masochiste). C’est par leur complicité dans la jouissance que tout-puissants et faibles font opposition au règne de la Loi dans la société des hommes. Telle est la cause assignable à l’exclusion psychogène de la Loi !       Sous la fascination des pulsions de jouir les hommes fonctionnent comme des puissances à réduire les autres à l’état d’instruments de production et de jouissance au  détriment des exigences de la Loi souveraine. C’est ainsi que la personne est sacrifiée et que le monde est plein d’êtres-déchet.       La preuve que la primauté revient à la Loi c’est que la relation à l’Autre (en mal de jouissance) est nécessairement frustrante et que la satisfaction du sujet est le résultat du vécu d’avoir agi en conformité avec les exigences de la Loi. Dans les relations humaines le respect de la Loi est ce qui doit être l’objectif : non « plus-de-jouir ».       La capacité de dé-voiler la Loi souveraine par la maitrise symbolique des pulsions du jouir est le souverain Bien : garante de l’existence et de la foi-de-l’initié dans la transcendance. Ce sont les êtres destructurés et en déréliction qui désespérés sèment la mort et la désolation. La lutte pour l’ « accumulation du capital » est la parodie de la Quête du souverain Bien.       C’est parce que les hommes non initiés à la souveraineté de la Loi commettent des in-justices et refusent de les réparer sur le mode symbolique qu’interviennent les guerres « toujours recommencées » comme moyen inhumain de résolution qui remettent en cause l’existence même de l’espèce humaine. Le bon sens recommande la promotion de l’initiation qui « ouvre » les yeux de l’esprit des hommes du monde entier sur la souveraineté irréfragable de la Loi.       La quintessence de l’esprit kamite façonné par à l’ Enseignement d’Hermès Trimesgistre (sans doute un des Pères inégalable connu) réside dans le précepte : « remet-en  à Dieu en dernière Instance lorsque tu es victime d’une injustice que son auteur refuse d’admettre et de réparer. Telle est la seule voie qui s’offre à l’homme victime d’une injustice déniée pour retrouver la paix de l’âme et continuer d’œuvrer à l’accomplissement de sa destinée. En effet pour le Kamite (croyant dans l’âme) le « Tribunal d’Osiris » est l’Instance suprême.       Les puissants donnent l’illusion qu’ils sont au-dessus de la Loi. A la vérité non structurés par le système symbolique (généré par l’imago du père) ils sont dans l’incapacité d’être affectés par la Loi et de consentir à être son « instrument ». Aliénés par l’ivresse de la jouissance c’est à leur insu que les puissants transgressent la Loi.       Pour éviter d’être ouvert à toutes influences et d’exposer notre vie aux dangers du monde extérieur l’idéal serait d’organiser notre personnalité comme un château fort du moyen âge dont le portail ne serait ouvert (aux fins de sacrifier à la communication) qu’aux êtres accrédités de bonnes intentions. Malheureusement la clôture hermétique de la personnalité et l’identification rigoureuse des vrais amis sont impossibles à réaliser et l’être le plus organisé et le plus vigilant est condamné à l’infiltration et au « squatt ».       Si la Loi existait sans Dieu qu’est-ce que ça changerait l’essentiel n’est-il pas que le monde ne soit pas livré au désordre et que l’impunité ne règne pas ?       Tout n’est pas permis : point n’est besoin de la présence dissuasive du gendarme pour s’en convaincre. La Loi est l’absolu invisible aux yeux (qui règne sans partage sur l’Univers) dont la transgression est fatale au contrevenant qui ne le sait pas. C’est pourquoi l’exigence d’initiation s’impose aux candidats à la vie sociale.       Surgi un moment de Crise où s’effondre la structure de parenté dont vous vous « sous-teniez » et que vous vous sentiez seul dans le vaste monde. La foi de l’initié qui résulte du respect de la Loi est ce qui évite à l’homme en déréliction de basculer dans le « trou ».     L’investissement de la Loi qui stipule la préservation des « beaux-restes » est le fondement intangible de la foi.       La forme signifiante qui é-mer-ge de la matière agressée dans un combat amoureux c’est le soleil qui point illumine les ténèbres et fait surgir l’existant dans l’Espace social. L’activité créatrice de formes préverbales chainons du langage : la voie originale que le porteur de Verbe trace pour s’affranchir du « système clos » de la Nature.       La mère symbolique de l’Humanité fut un être d’exception : visitée par le Verbe elle perçut la nécessité de mettre en place la société en faisant la promotion de la détermination des sexes (par l’excision et la circoncision) aux fins de favoriser leur relation pour la satisfaction sexuelle des partenaires. Le discours de la maitresse ou du maitre d’initiation (censé pénétrer dans la psyché par l’ouverture de la « coupure ») selon lequel le circoncis et l’excisée cessent d’être des êtres bisexuels et deviennent des personnes sexuellement déterminés joue un rôle capital dans la production des êtres sociaux car il contraint à renoncer à l’auto-érotisme et ouvre l’ère de la formation des couples préliminaire à l’é-mer-gence de la famille sans laquelle il n’existe pas de société. Quant aux liens sociaux et à la culture ils furent élaborés avec la libido liée au prépuce et au clitoris.       Tant que les être tout-puissant n’auront pas appris à symboliser leurs pulsions anales-sadiques la société restera telle qu’il est : un système concentrationnaire où le porteur de verbe est contraint à édifier des liens que détruisent les pulsions de jouissance du maitre.       La société des hommes non-initiés est une aire d’affrontements anal-sadiques où l’être « plombé » par le verbe est contraint à transformer en formes préverbales les déchets de l’être tout-puissant afin d’aménager un espace symbolique où «  il fait bon vivre ».       Faute d’être pourvus de l’aptitude à l’activité plastique créatrice de formes préverbales (constituants du système du Langage) dont la fonction consiste à assurer la maitrise symbolique purifiante des pulsions anales-sadiques les êtres non structurés résolvent leur problème de propreté et d’insertion sociale en évacuant sur d’autres hommes leurs pulsions anales en attendant que leur éducation anale soit faite par le substitut de la mère symbolique.       D’un être non structuré inapte à l’activité symbolique saisi d’une fureur dévorante qui phantasme qu’il dévore son semblable trans-formé en objet « hallucinatoire de son désir ». Tel est le mécanisme de la sorcellerie cette pathologie des collectivités en détresse matérielle et psychique qui les rendent in-aptes à la symbolisation.       A un certain degré de privation les hommes cessent d’être des hommes qui espèrent et régressent à l’état anté-social sous la domination des pulsions de survie qui les déstructurent et rendent leur compagnie dévorante. La sorcellerie est une pathologie qui prend sa source dans la détresse matérielle et psychique !     La preuve incontestable que l’initiation est à l’origine de la société des homme : supports des pulsions de destruction les êtres non initiés s’avèrent incapables de la maitrise symbolique de celles-ci pour la conservation de la société qu’ils n’ont pas créée. Ces « êtres-de-pulsions » sont des irresponsables à qui il ne faut pas se fier pour le maintenance de la société.       Les enfants des mères non structurées s’avèrent des êtres-déchets envoyés en mission de destruction par leurs génitrices. Telle est la raison pertinente pour laquelle les Pères-fondateurs instituèrent l’interdit des rapports sexuels et de l’accès à des postes de responsabilité sociale aux êtres non initiés. En effet ceux-ci sont les supports des pulsions de destruction.       La philo-sophie occidentale est basée sur l’exaltation des pulsions et leur idéalisation qui culmine au plan intellectuel au Savoir absolu. Alors que la philo-sophie négro-africaine qui postule la doctrine de l’initiation est fondée sur la maitrise de la souffrance (dont la  maitrise de la  douleur générée par la circoncision est le modèle) et la création de formes préverbales constituants du système de Langage : instrument nécessaire à l’activité de Quête de « Savoir qui sait qu’il sait » sans fin assignable. Le Savoir absolu « ici et maintenant » et l’identification à Dieu ne sont pas (comme cela semble le cas pour le philo-sophe occidental) l’Objet de la Quête de l’initiation négro-africaine mais plutôt la Foi qui résiste à toutes épreuves en « union avec Dieu » après la vie dans ce monde.       Libéré des liens structurels fondateurs de la « socialité » par les exactions sadiques infligées aux « supports » l’Esprit absolu enveloppe les hommes déstructurés redevenus des primitifs en proie à la déréliction à l’origine des symptômes supposés de civilisation. Les guerres de destruction ont fait long feu et sont devenues anachroniques : le temps est venu de se laisser féconder par l’Esprit pour la reconstruction d’un monde nouveau fondé sur l’initiation de la communauté humaine entière et non plus comme ce fut le cas à la période inaugurale de l’ « Aventure humaine » d’une initiation limitée à un groupe humain particulier.         L’Esprit absolu élut domicile dans les Pères-fondateurs de la Culture et de la Civilisation matérielle pour se manifester dans le monde : il n’existe pas une autre lignée de Pères-fondateurs mais une progéniture oedipienne qui s’acharne à combattre et à anéantir les pères-fondateurs pour se substituer à eux. Chose faite aujourd’hui qui provoque le retour aux ténèbres originaires où les hommes ne sont plus des hommes mais des loups qui s’affrontent pour le « plus-de-jouir. »       La doctrine hobbesienne selon laquelle « l’homme est un loup pour l’homme » il faut la relativiser et dire qu’elle est révélatrice du « savoir spéculaire » du Barbare qui n’a pas atteint l’état de structuration symbolique de l’initié qualifié pour appréhender l’essence de l’homme : le divin en état de chute. Dire que se sont ces vécus du Barbare qui sont enseignés comme des « Vérités éternelles » par la philosophie dans les universités ! autant dire que l’Université est l’appareil à re-produire le système de barbarie dominant !     Le « Léviathan » de Hobbes est le mythe fondateur du système libéro-capitaliste selon lequel l’ « homme est un loup pour l’homme » c’est-à-dire que l’homme puissant est le prédateur faible : une justification de l’esclavage comme l’état de choses conforme à la Nature sauf que la société n’est pas la Nature ! Telle est la différence radicale entre la philosophie ce mythe qui se croit « révélateur des Vérités éternelles » et l’initiation en tant que processus du Savoir qui sait qu’il sait.       Lorsque c’est à son avantage l’être de jouissance croit en l’unité de l’Humanité : le plus naturellement du monde il s’identifie à l’Autre en prenant son histoire patronyme son histoire ses créations etc quitte à préconiser la différence absolue (l’apartheid) lorsque c’est celle-ci qui fait son affaire en lui garantissant la jouissance sans partage L’être de jouissance ne connait pas l’ « Interdit » fondateur de l’homme accompli.       L’excision et la circoncision symboliques constituent les actes fondateurs qui ont favorisé l’ é-mer-gence les formes langagières anticipatrices du système de Langage qui à structurer l’homme primitif ont permis le surgissement de l’ « être de Langage » créateur de la société des hommes C’est pourquoi on est fondé à (pré)-dire que le retour au mythe de la bisexualité sera fatal à l’existence de l’être humain que l’initiation a créé car il suscitera la négation du Langage et le retour à l’état de barbarie originaire.       La mère toute-puissante et l’enfant-phallus constituent une unité-duelle enfermée dans une « Bulle » qui exclut tiers. L’Angoisse du couple déconnecté étant d’être « mutilés » et jetés dans la société mortifère la démarche humanogène du père porteur de Verbe doit consister à inspirer confiance à l’ unité-duelle dans la Bulle et à trouver l’art de percer celle-ci afin de la pénétrer pour séparer et structurer l’ enfant-phallus et sa Mère.       La subversion symbolique basée sur la recherche initiatique de la Vérité telle est la démarche de la technique de la psychart-thérapie qui préconise le retour au principe de l’activité physique sous-tendue par le Verbe sur l’ activité intellectuelle aliénée. C’est pourquoi la psychart-thérapie a choisi comme logo le scarabée qui ajoute (sans penser) des formes aux formes produites par la Nature.       L’humanité est malade de la pathologie de la mère qui dénie sa « castration » et phantasme qu’elle est la Déesse toute-puissante qui règne sur les êtres-déchets qu’elle a générés. L’Humanité est aliénée d’être incapable de soumettre l’Imaginaire à la maitrise symbolique.     Les Pères-fondateurs que les civilisés auto-proclamés se plaisent à qualifier « primitifs » étaient en fait ceux qui ont introduit la civilisation. Et comme sur d’autres points ils avaient raison lorsqu’ils enseignèrent que l’être immature (non initié) doit se tenir éloigné du plaisir sexuel et se garder de faire des enfants car il n’a pas conscience de ses obligations envers la société.       Pour éviter de faire émerger la flamme de l’ humain dans une région du globe (ce qui aurait pour effet de reproduire la situation originaire qui suscita envie et conflits d’accaparement) il faudrait à défaut d’institutionnaliser les sociétés d’initiation favoriser la promotion des ateliers de psychart-thérapie pour la  manipulation et l’évacuation des pulsions anales qui sous-tendent le désir de manipuler de l’enfant ce pervers présent en tout adulte non initié (dont les pulsions sont soumises (à la maitrise symbolique par la mise en formes langagières de la pâte d’argile par exemple.) Tel est l’espoir d’amélioration sans violence de la société perverse libéro-capitaliste.       Ne doit-on pas voir dans le capitaliste l’enfant qui a réussi à maquiller son désir de manipuler sa mère métaphore de son caca à le déplacer sur des hommes « instrumentalisés » en « facteurs » de production et d’accumulation du Capital ? La société libéro-capitaliste n’est-elle pas le lieu où les êtres sociaux sont contraints de se manipuler les uns les autres sous l’orchestration du patron tout-puissant ?     L’enfant étant un pervers (Freud) qui désire manipuler sa mère ou son substitut (comme la métaphore de son caca) pour socialiser l’enfant il est nécessaire de lui permettre de satisfaire son phantasme par la manipulation de la pâte d’argile par exemple afin que « comblé » et détendu il soit dans l’ état de disponibilité favorable pour recevoir les enseignements du père sévère nécessaires à sa structuration symbolique.     Pour avoir la Paix l’enfant persécuté de la mère toute-puissante finit par tout céder et par se laisser absorber. L’enfant de cette mère finit par s’identifier à elle pour devenir sa réplication en sacrifiant la position d’altérité. C’est pourquoi il a été dit qu’ « il n’existe pas d’autre pour l’Autre ».     Le « Circuit oral-anal » où se réalise la « réduction fécale » dont l’homme primitif est l’objet constitue le fondement de la Nature qui empêche l’accès à la Culture : structure de la société des hommes. Pour neutraliser cette « puissance » à l’origine de la rétention de l’être humain dans la Nature il a fallu la promotion de l’initiation.     La Mère toute-puissante qui phantasme l’enfant d’Homme comme son phallus de substitution et le prive de sa qualité de « personne » est à l’origine de l’esclavage voire de tous comportements qui instrumentalisent l’être humain. C’est pour-quoi l’initiation constitue l’activité fondatrice de la vie sociale .     Le devenir de la Nature est un mouvement de d’é-mer-gence et de destruction de formes générées par le Verbe immanent à la Nature. C’est aussi l’expérience que fait l’artiste qui voit les formes surgir de son activité manipulatrice de la matière et se réengloutir comme l’alevin dans la mer. Du point de vue humain le créateur est l’être porteur de Verbe qui s’assigne la fonction de (re)pêcher des formes-alevins et de les élever au statut d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.       Créer une œuvre ce n’est pas seulement assurer sa mise en forme et la signer c’est aussi la sauver de la destruction et se dépenser pour sa pérennité. Que de chefs-d’œuvre sont laissés à l’abandon et retournent au néant Le véritable « père » d’une œuvre ce n’est pas celui qui l’a fait surgir dans l’espace culturel mais celui qui l’aime au point de consentir le sacrifice de sa jouissance pour sa conservation.       Le « je » désigne pour chaque locuteur son état de structuration symbolique plus ou moins avancée. Pour beaucoup ce vocable (je) est emprunté au langage et renvoie à l’état d’organisation-duelle en deçà de la structuration symbolique. D’où le désaccord dans les actes des hommes qui ont crû que leurs discours étaient en harmonie.     Si une mère non-structurée et saturée par les phantasmes de jouissance s’avère réfractaire au porteur de Verbe et fait opposition à son entrée dans le binôme mère-enfant il  n’y a plus qu’un espoir : favoriser la sublimation des pulsions de jouissance et leur mise en formes langagières. En se réappropriant ces dernières la mère non structurée ouvre à la métaphore du Verbe la voie d’entrée dans le binôme: condition nécessaire à sa structuration à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.       La psychart-thérapie est un mode d’initiation qui à l’instar de l’initiation des « primitifs » se donne pour l’objectif de faire la promotion du système symbolique dont la fonction est de structurer le patient. Aux fins d’ atteindre cet objectif la psychart-thérapie à l’imitation de sa devancière a recours à l’activité plastique créatrice de formes préverbales constituants du « système du langage ». La différence entre la psychanalyse et la psychart-thérapie réside dans le fait que la psychanalyse se satisfait de la parole-vide reçue des Pères-fondateurs à faire l’ économie de l’activité plastique génératrice des constituants du Langage D’où l’inefficacité thérapeutique de la psychanalyse dont la parole-vide s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »       La psychart-thérapie est l’art de « faire parler » la matière en faisant é-mer- ger à la faveur de la manipulation de la matière informe des embryons de formes « nommables ». Le processus d’appropriation de ces formes préverbales est à l’origine de l’apparition de l’ « être de Langage ». La psychart-thérapie étant une initiation dont la fonction consiste à produire des êtres de langage il parait pertinent de penser que le psychart-thérapeute est un substitut de l’homo-sapiens promoteur du Langage.       L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque devant la matière protoplasmique ou devant la matière manipulée (l’argile) il parvient à déceler une forme « nommable » représentative du visage humain (de sa mère) C’est à déceler et à nommer la représentation (spéculaire) du visage humain que l’enfant « fait son entrée » dans le champ du langage.       La genèse et l’accouchement se réalisent dans la douleur pour la mère et l’enfant : l ’enfant qui nait triomphe des obstacles sur le sentier qui mène dans le monde. La vie humaine depuis l’état fœtal jusqu’à la mort : une suite d’épreuves initiatiques auxquelles le prétendant est confronté. L’existence authentique est une gageure.       La mère symbiotique (structurée) favorise l’intégration du père porteur de Verbe à la relation symbiotique mère-enfant condition nécessaire de la promotion de la relation triangulaire ou symbolique. En effet au contraire de la mère adhésive la mère symbiotique n’est pas « fermée » mais réceptive au père porteur de Verbe !       La négation de Dieu creuse un Trou qui libère les pulsions de jouissance et génère l’angoisse de mort fatale à l’existence humaine. La foi est une nécessité dont le refus est à l’origine du désespoir des êtres qui n’ont pas d’autre solution  que le refuge dans le plus-de-jouir stérile ou dans le processus absurde de l’ « accumulation du Capital. »       Pour l’être porteur de Verbe consigné dans un milieu primaire traversé de part en part de pulsions anales-sadiques l’occupation ordinaire consiste à mettre en formes préverbales la colline sur laquelle se tient debout son être en déréliction à mettre ensuite en mots les formes préverbales à mettre les mots en phrases enfin à mettre ces dernières en discours qui sait qu’il sait. L’existant est l’être-parlant qui surgit de la « maitrise verbale » du milieu primaire dans lequel il vit.       Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage maternel sont des êtres sans « couverture » narcissique poussés à l’errance c’est à dire à la recherche de l’objet d’amour qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde. C’est en effet l’expérience d’union avec une mère symbiotique (narcissisme) qui est à l’origine de la confiance en soi et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour. La mère symbiotique est le « viatique » dont se sous-tient l’être humain dans sa traversée du Désert.       Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie et à une catastrophique crise de civilisation lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens) non touchée par le processus de mutation génétique au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens pour compenser son handicap s’en « défend » par le recours à l’idéalisation de son organisation pulsionnelle pour glorifier la personnalité non mutante de sa « race » prétendue. N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands (singulièrement Nietzsche) qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ? Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !       En infligeant la castration symbolique : condition nécessaire à la création des formes préverbales et à la structuration symbolique qui permet l’apparition de l’ « être de langage » la technique de l’initiation humanise l’homme primitif sadique par essence et du même coup soumet l’homme accompli (créateur de la société) à la domination réifiante de la horde de Brutes. Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir » c’est pourquoi ils avaient en horreur la Culture supposée castrer le Barbare. Ce ne fut donc pas le goût du secret mais l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.       Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude de mettre ses pulsions en formes langagières au moyen de l’activité artistique créatrice et d’accéder à la structuration symbolique qui culmine à l’é-mer-gence de l’ « être-de-langage ». Le refus d’initiation est la conséquence de la « fixation » au système des pulsions qui sont la caractéristique de l’homme primitif .       Les hommes restés primitifs (non initiés) n’assument pas l’état de « finitude » et pour le transcender ils ont recours à la métaphore du cannibalisme : la réification et l’exploitation de leurs semblables. Les hommes non initiés hallucinent qu’ils sont des dieux tout-puissants et c’est sans état d’âme qu’ils dénient les droits de leurs frères.       C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie au père la vision synoptique de la famille dont il a la gestion et la capacité  de remplir sa fonction dans l’esprit d’équité. Non porteur de Verbe un représentant n’est pas un père mais un tyran qui en semant l’injustice travaille au pervertissement destructeur de son peuple qu’il a la chargé de protéger.       La psychart-thérapie est la technique créée par le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit) pour désintoxiquer le patient « colonisé » par les pulsions de mort (dont le « gougnon » est suppôt) au moyen du transfert de celles-ci sur un support artistique. L’impétrant en psychart-thérapie est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié par la « visibilisation » de sa personnalité assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer par la mise à mort symbolique de ce substitut et sa reconstitution sur le mode des formes préverbales : constituants de la « mise en forme » structurante du patient. La psychart-thérapie est la technique de « socialisation » du patient.         L’homme potentiel accomplit ses potentialités grâce à la maitrise symbolique des pulsions (créatrice de formes préverbales) au moyen de l’activité artistique de l’être porteur de la loi. L’homme accompli : l’homme structuré par les formes préverbales chainons du Langage.       Avant la promotion de l’initiation à l’origine de la structuration symbolique il n’y avait pas d’homme accompli mais un hominidé sous-tendu par des pulsions. Lorsque disparait la structure symbolique sous la sape des pulsions de jouissance il faut craindre la « mort » de l’homme dans une société qui a « perdu son âme » . Le système libéro-capitaliste : le système qui accomplit la fin de l’homme ?       La Voie de la Justice est celle qui conduit l’impétrant au cœur du Cosmos pour l’ union avec Dieu : principe de la Totalité parfaite. L’homme avide de jouissance est condamné à l’errance dans la Spirale infernale du plus-de-jouir et du profit-maximum.       Ce n’est parce qu’il désire être reconnu par l’Autre aveugle et rongé d’envie que le porteur de Verbe passe son temps à créer mais pour la conquête du Savoir et la Foi en l’« union avec Dieu ». En effet la fusion avec l’ Autre ce « singe de Dieu » est à l’origine de l’aliénation que le porteur de Verbe a en horreur.       Il n’y a pas de satisfaction plus grande que celle de l’impétrant engagé dans le dévoilement du mystère du monde. In-commensurable est la joie de l’initié « sous-tendu » par la foi d’airain d’ « union avec Dieu ». La foi d’airain d’union en Dieu qui couronne le Savoir initiatique est l’Objectif assignable à l’Errance des hommes dans la Nuit.         Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait plus souffrir que lorsqu’on la connait parce que la souffrance indéterminée est plus douloureuse que la souffrance dont la cause est connue car on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon un remède du moins une raison d’espérer. Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même c’est pourquoi infliger des souffrances à un enfant est la chose la plus monstrueuse du monde !       Le savoir authentique : moment de la recherche de la Vérité postule l’ascèse purificatrice de la jouissance (orale anale et oedipienne). Produit de l’activité discursive médiatisée par la Loi le savoir authentique (qui sait qu’il sait) a pour lieu privilégié le système symbolique. C’est pourquoi le « savoir universitaire » reçu sans ascèse préalable (par biberonnage) ne saurait constituer l’instrument adéquat pour la Recherche dans la perspective de la philo-sophia : « amour de la Vérité ». Les systèmes philosophiques ne sont que les produits spécieux de la spéculation sur le savoir universitaire reçu par biberonnage.       Comme les Stars du spectacle jouent à être heureux ainsi les dirigeants politiques se veulent-ils rassurants même au bord du « gouffre ». C’est de leur capacité de déni que ces hommes (objets d’admiration universelle) tirent l’art de duper les autres.       La cécité psychique de l’être « tout-puissant » est telle que devant un danger menaçant il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise la situation : c’est sans le soupçonner que l’être tout-puissant bascule dans néant. La magie du déni est la « défense » de l’être tout-puissant dans les pires situations.       La mère toute-puissante qui a fait de son enfant son phallus ne tolère pas que celui-ci soit arraché à son emprise par le père pour l’initiation personnalisante. En effet cette mère « phallique » vit la séparation et l’éducation de l’enfant comme une « castration sèche » et pour l’empêcher elle est résolue à perpétrer le meurtre du médiateur.       Le développement harmonieux du fœtus postule une mère dotée  d’une structuration symbolique En effet la structure symbolique fonctionne comme une structure médiatrice destinée à protéger le fœtus contre les réactions affectives de la future mère pendant les neuf mois de gestation et les premiers mois de la naissance. Il est permis de postuler que ce sont les fœtus exposés sans protection aux réactions affectives et libidinales de la gestante qui font ces enfants « hypersensibles » les autistes que la non « myélinisation » de leur système nerveux rend fortement intolérants aux sensations et in-aptes à l’acquisition du langage humain.       La détermination des sexes par l’initiation précède et conditionne les autres. C’est pourquoi dans les sociétés sans initiation nul  n’assume la « finitude humaine » et les catégories sociales dont il participe ce qui a pour conséquence de générer un état social où les êtres envieux passent leur temps dans les « luttes de castration ».       Avec une mère « envieuse » le désir de reconnaissance sexuel de l’enfant n’est jamais satisfait ce qui a pour effet de le condamner lui aussi à l’état d’indifférenciation aussi bien sexuelle que sociale incompatibles avec la socialisation. L’origine des difficultés d’insertion est à chercher dans la question d’identité sexuelle.       En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet et soumettre ensuite celui-ci à l’activité médiatisée par le Verbe créateur de de formes préverbales « constituantes » de la structure du langage le porteur de verbe démontre la primat du Verbe. La sublimation la maitrise symbolique de l’objet et la création du langage sont les éléments de preuve du primat du Verbe. Le langage étant le produit de de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.       La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche l’existant sur la Mer démontée. Sans la Loi il n’y a pas d’espoir et les jouissants sont des épaves qui flottent. L’existant : le porteur d’espoir du monde des possédants et des dé-munis.         L’important pour l’être humain ce n’est pas de combler son manque afin d’ éviter les affres de la frustration mais d’avoir les moyens culturels de symboliser ses pulsions persécutrices toujours renaissantes ; la satisfaction de celles-ci n’est jamais définitive et après la jouissance viennent toujours les affres de la frustration dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.       Ce qui est façonné avec force et terreur est illusoire et résiste pas à l’épreuve de la réalité : le Verbe est le principe de la création. C’est pourquoi le tyran qui s’acharne à bâtir par la force et la terreur mérite d’ être considéré comme le « Singe de Dieu ».       A force de contourner la Loi le pervers la vide de son contenu et se croit en droit de proclamer que la Loi n’existe pas et que c’est son Désir qui est la Loi. C’est ainsi que le pervers prépare sa chute dans le « trou » où il bascule inexorablement lorsque son désir de toute-puissance bute sur un obstacle in-surmontable et qu’il perd son phantasme de grandeur.       Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu pour combler son manque L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont les pulsions basiques que la femme et l’homme à l’état primitifs (immatures) doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.       La Loi instrumente l’être « possédé » pour créer la société des hommes en faisant la promotion de l’initiation pour infliger la castration symbolique à l’être bisexuel originaire et mettre les produits de celle-ci l’homme et la femme dans la relation de différence dans l’unité. C’est parce que l’être non initié constitue une redoutable menace pour la société que les Pères-fondateurs ont préconisé la marginalisation des êtres non initiés voire la mise à mort de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.       Les dirigeants des Nations prédatrices qui sacrifient sous des prétextes fallacieux des vies humaines à l’intérêt de celles-ci différent-ils dans le fond des dirigeants des petits pays  qui immolent des enfants dans des « rituels » pour accéder ou se maintenir au pouvoir ? C’est le désir hallucinatoire d’apothéose qui « sous-tend » (inexorablement) l’exerce de la « magistrature suprême » !       Le terroriste est un homme en qui la violence a atteint un niveau tel qu’il n’éprouve plus le besoin de la justifier par des raisons fallacieuses : le terrorisme est la forme spectaculaire du « passage à l’acte ». De ce point de vue on est fondé à dire que l’être tout-puissant qui dirige le monde est un terroriste « honteux ».       Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance pour la domination du monde. L’émergence de la société et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe du porteur de phallus qui a mis sur pied le système d’initiation pour favoriser la détermination des sexes et la structuration symbolique du primitif de l’homme primitif à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ». Actuellement c’est par la déstructuration de l’homme « fasciné » par le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance assure sa domination dans la société des hommes.     Si la mère (par définition) « possessive » ne dispose pas d’outils nécessaires pour soumettre à l’activité symbolique les pulsions qui l’attachent à l’enfant celui-ci court le risque d’être captivé et réduit à l’état infâme de « fétiche ». La fonction assignée au père est de sauver l’enfant de l’abjection.     La fonction « castratrice » assignée au père s’interposer dans le contact enfant-mère symbolique et de favoriser la création des conditions favorables à la « socialisation ». Le père pusillanime qui manque à ce devoir et condamne l’enfant à à la dévoration de la mère est coupable de « crime contre l’Humanité ».       Les hommes que l’éducation a privé du Souverain Bien : la conscience sont mal dans leur peau et cherchent l’ « objet manquant » dans l’activité d’ accumulation effrénée du Capital qui débouche sur la « conscience malheureuse » ce vécu de rage qu’on a d’avoir passé à côté de l’essentiel. Le capitaliste est accapareur parce qu’il sait que « l’argent ne fait pas le Bonheur ».         La Loi est le principe plus ou moins conscient de tous ce qui existe : l’astre la plante l’animal et l’homme à plus forte raison. C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi à certaines personnes supposées au-dessus ou au-dessous de la Loi parce qu’elles sont dotées la capacité de « noyer » leur conscience dans le jouir ou la suractivité qui leur permet de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.       Les gens ont plusieurs manières de se « défendre » contre les tourments de la conscience coupable dont l’une des plus usitées est le refuge dans la suractivité. Ce sont les êtres activistes qui donnent l’impression de surabondance de vie et font croire que la Loi est un leurre qui n’existe pas. La fonction assignée de la suractivité est donc de noyer les tourments la mauvaise conscience.         Quand on a vu la catastrophe (le nazisme) à laquelle le mépris de la médiation du Verbe a pu conduire les êtres humains on est effaré et on se demande ce qu’il convient de faire pour éviter cette monstruosité et on se convainc du bien-fondé de l’initiation accoucheuse de la relation de personnes. L’initiation est la loi fondatrice à laquelle les descendants des hommes traumatisés par les privations demeurent inexorablement réfractaires.       La philosophie occidentale est le résultat de la subsomption de la vision du monde indo-européenne sous la forme du Langage dont l’appropriation exige le paiement de la «Dette » aux ancêtres-fondateurs kémites. Vision du monde « sous-tendue » en conséquence par le Désir de toute-puissance consubstantiel à l’état de nature. C’est le désir de toute-puissance non soumise  à la castration symbolique qui est re-baptisé sous les terminologies de « Volonté d’être » par Schopenhauer « Volonté de puissance » par Nietzsche « Volonté de la Volonté » par Heidegger.       L’infiltration continue et la fureur conquérante des foyers de la civilisation ont dispensé les Barbares de s’acquitter de leur « dette symbolique » à savoir la circoncision l’excision symboligène aux Ancêtres fondateurs de la société. C’est ainsi que les « nouveaux civilisés » grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils n’avaient pas créés croient naïvement que les Actes fondateurs (l’excision et la circoncision) sont inutiles et les méprisent en tant que « mutilations des parties génitales » et  atteinte à l’intégrité de la personne qui n’existe pas avant l’initiation structurante.       Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige que les hordes de Barbares envahissent les régions prospères de s’emparent des produits patiemment élaborés et accumulés de leurs activités productrices. Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent de cette pratique atavique des Aryens comme si elle constituait une plus-value apportée à la Nature. En fait les peuples prédateurs sont attachés à l’état de nature parce que la poussée pulsionnelle leur permet d’envahir les peuples socialisés par l’initiation structurante et de les dé-posséder des produits de leurs activités productrices mais en violation flagrante de la Loi.       N’est-ce pas le phantasme régnant selon lequel l’intérêt du puissant (dont la transposition au plan économique est la Règle du profit maximum) veut qu’il s’approprie le sous-sol et les produits du labeur du faible qui présida à la conception de la Loi de l’Histoire selon Hegel ? Dans ces conditions la notion de « droit des Nations » : un leurre ?       La philosophie : sentier de la Quête du Savoir et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre) a pour vecteur le Langage structuré par les formes préverbales elles-mêmes créations de l’activité plastique « sous-tendue » par le Verbe. La philosophie postule donc le meurtre symbolique de la Nature-Mère par l’activité initiatique. C’est pourquoi il est faux et mystifiant de prétendre que la philosophie a fait son apparition en Grèce ( la philosophie est grecque a dit Heidegger) qui ne connaissait pas la « coupure » avec la Nature par la circoncision et l’excision autrement-dit : par la castration symbolique.       Alors que le désir de « fusion avec Dieu » mobilise l’impétrant et le contraint au dépassement de soi par la Quête incessante la Volonté de toute-puissance jette l’« être de pulsions » dans les affrontements meurtriers qui le confrontent à la culpabilité ainsi qu’au vécu mortifiant de déchéance mortifiant. La culpabilité de l’« être-là » et la « sommation » d’exister ne sont à la vérité que leurres de philo-sophe en mal de justification.       Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité) passèrent de la Nature à l’état social à la faveur de la médiation de la technique d’initiation dont les Acte fondateurs furent la circoncision et l’excision : castration symbolique sans laquelle il n’y a pas d’activité symboligène pour compenser la perte. C’est ce passage non négociable au primitif qui aspire à l’état social que pour le malheur de l’Humanité les migrants hyperboréens méconnurent dans leur ardeur conquérante de la civilisation. L’absence d’initiation et d’activité symbolique sont incontestablement les raisons assignables à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.       Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de la castration symbolique relève de l’Imaginaire « sous-tendu » par le plus-de-jouir dont le profit maximum est le versant économique. L’activité philosophique elle-même qui se veut désintéressée non médiatisée par la castration symbolique relève de l’Imaginaire et n’a pas de point de contact avec la réalité dont la structure symbolique est le vecteur.     L’homme accomplit son humanité en se mettant sa vie au service de la Vérité : le réputé « grand penseur » qui déforme la Vérité pour des raisons de narcissisme se disqualifie et se prive lui-même de ce titre. « Penser » c’est servir la Vérité.       C’est sur le terrain de l’anthropologie où le narcissisme se glisse en contrebande qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui respecte la Vérité que le sophiste n’hésite pas à sacrifier aux exigences du narcissisme. ainsi les « grands philosophes » Kant Nietzsche Hegel Heidegger En donnant dans le racisme qui dénie à l’homme noir son rôle fondateur de l’Histoire sont-ils en dernier ressort disqualifiés comme philosophes autrement-dit : amoureux de la Vérité.       Dans la Turquie actuelle région qui fit partie de la Mésopotamie : proto-civilisation qui disputa longtemps la primauté à l’Egypte l’anthropologue français Bernard Holas d’origine juive n’hésita pas à voir l’habitat originaire du peuple bété. Or des archéologues ont fait la découverte depuis un certain temps d’un site au nom curieux et éloquent pour l’homme Bété : « Gobèclitapè » la plus vieille civilisation peut-être avec ses 12000 ans d’âge. On peut décomposer Gobèclitapè comme suit : gobè (cuillère) cli (courbé) tapè (calebasse) et le reconstituer comme suit : (la cité) de la cuillère courbée recouverte (en dôme) d’une calebasse appellation que corrobore la topographie ! (Pour l’exposé des fouilles consulter le site :www. afrikhepri.org)     La Vie est la graine de pô : vide de contenu elle laisse sur leur faim les hommes affamés de plénitude d’être. Ce sont le désespoir et la révolte qui « sous-tendent » les affrontements des hommes.       C’est parce que la libido liée au prépuce et au clitoris n’est plus détournée par l’initiation dans la création des liens sociaux et de la culture authentiques que les hommes attachés à la bisexualité mythique s’investissent dans le plus-de-jouir et la lutte pour le profit maximum. La mépris du principe fondateur (la détermination des sexes et leur structuration par la « parole forte » de l’initiateur) est  la cause assignable au retour à la barbarie des temps préinitiatiques.       L’activité créatrice est la propédeutique au renoncement à la jouissance par l’activité symboligène. Nul ne peut « maitriser » la jouissance sans la médiation de l’activité créatrice et symboligène qui constituent les « ouvertures » sur la transcendance : lieu atopique des béatitudes postulées. La fonction de la foi en l’éternité c’est de dis-qualifier la jouissance du corps !       Alors que dans la névrose obsessionnelle la trace anale est ce qui qui fait fonction de « garde-fou » et qui empêche de basculer dans la « fosse anale » dans l’état normal ce qui préserve de l’interdit de jouir et de la psychose c’est le « beau-reste » ou forme préverbale chainon du Langage. C’est pourquoi le rituel compulsif  est est la manifestation de la névrose obsessionnelle alors que l’état normal  se « sous-tient » de la capacité déterminative du Langage !       Les hommes qui refusent obstinément l’initiation se condamnent à demeurer dans l’état primitif en se privant de la structuration symbolique que leur avidité juge superflue. En effet contraints à idéaliser leurs pulsions afin d’ éviter des blessures à leur narcissisme primaire ces prédateurs humains sont condamnés à l’insatisfaction dont se nourrit leur compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.       Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas acquis et laisse insatisfait : le prédateur en a la preuve par le vécu même s’il s’évertue à « donner le change » en affichant l’apparence du Bonheur à faire envie. La satisfaction est la sanction du mérite.       C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité transformatrice de la matière et échangée sur le marché contre celle d’un autre qui est objet de consommation de l’être structuré par le système symbolique. Le prédateur est un être non structuré donc un être avide qui pour tenter d’exorciser son angoisse de mort s’empare par violence de la vie d’un autre. Un primitif anachronique l’homme « possédé » par la fureur de vivre qui ne connait pas l’ activité transformatrice.           La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne à la lui arracher et à se l’approprier en phantasmant la toute-puissance. La plupart des hommes donnent l’impression d’abandonner leur vie au prédateur : illusion. L’aliénation est la technique d’ hibernation par laquelle l’homme faible se « défend » quitte à ranimer la flamme de sa personnalité lorsque les circonstances favorables se présentent. Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus » de céder à la fureur du prédateur et résistent par l’activité créatrice originale pour non seulement revendiquer leur survie en corps mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».         Une femme exceptionnelle comprit que l’illusion de bisexualité était à l’origine des affrontements qui réduisaient à rien les tentatives de fonder des familles « cellules de base » de la vie sociale et elle conçut la technique d’initiation sexuelle fondement du couple préalable à l’é-mer-gence de la famille et de la société. C’est pourquoi il est pertinent de dire que parler de civilisation dans une société sans initiation c’est bluffer et donner le change à d’autres hommes dans l’objectif  d’ asseoir une domination matérielle dont les « fondamentaux » sont empruntés à la civilisation (kémite) fondatrice.       Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer le modèle universel pas seulement pour la technique de faire du profit maximum ou ce qui concerne les manières de table mais surtout faire fonction de référence morale à ceux qui ne sont pas parvenus à ce sommet de l’Evolution. Sinon cela reviendrait à réduire le mode de vie de l’homme civilisé à un «  jeu d’hypocrisie » dommageable à l’idéal de l’ Humanité. Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.       La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée par les différences dans le monde dont la différence des sexes est fondatrice est l’origine  de l’activité culturelle par les sentiers hors du champ de la Nature. C’est ainsi que l’initiation nous apprend que par essence les dieux sont parfaits par conséquent bisexuels et que la détermination des sexes est nécessaire à la différence et à la complémentarité dans l’égalité des partenaires sociaux. Telle est donc la Vérité sur laquelle doit reposer les relations non seulement sexuelles mais sociales aussi.       Jésus tel que nous le connaissons par les écrits de ses disciples : un des plus grands initiés qui soient n’a certainement pas pu dire : « aimez-vous les uns autres » mais « ayez pitié les uns des autres parce que vous ne savez pas ce que vous faites ». En effet tout initié sait comme le Bouddha que la pitié est le sentiment qu’inspirent les hommes. Il faut sans doute voir un défaut d’interprétation ou de la malignité dans cette phrase prêtée à Jésus.       Le « choc » de surprendre la mère dans sa nudité et d’être confronté à la vision de la vulve engendre chez le petit garçon l’ « angoisse de castration » qui le contraint à se détourner de la réalité par la sublimation qui consiste à habiller celle-ci de formes satisfaisantes pour l’esprit. Ainsi émerge le champ de la culture qui enferme l’homme dans les formes et le contraint à appréhender la réalité à travers le langage des formes qu’il a créé. Les êtres inaptes à la sublimation s’avèrent les enfants de la mère fusionnelle qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique.       La préservation des « beaux-restes » postule la castration symbolique (substituts de la circoncision et de l’excision symboliques.) C’est par la voie des « beaux-restes » que l’homme primitif fait son entrée dans le système symbolique et acquiert le « droit à l’insertion sociale »       C’est par la préservation des « beaux-restes » que l’homme primitif é-mer-ge du système clos de la Nature pour faire son entrée dans la société des hommes structurée par le système symbolique. Les beaux-restes constituent le prix de la « Dette symbolique » au Père inégalable de la société des hommes.       Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de fonder son « être-là » par la préservation de « beaux-restes » : traces parlantes appelées à témoigner de son passage sur terre. Les beaux-restes sont des signes dont la fonction est de permettre à l’être-là de payer sa « Dette symbolique » au Père-fondateur de la société des hommes.       La société libéro-capitaliste n’est pas propice à la préservation de « beaux-restes » bien au contraire la société libéro-capitaliste est fondée sur la négation des beaux-restes et la revendication du « profit maximum » ou de la jouissance sans tabou. L’émergence des beaux-restes     dans le système destructeur libéro-capitaliste est un signe porteur du désir de Refondation.     Les êtres socialisés développent l’aptitude à l’interaction (prémisse de la relation sociale) dans le contact précoce avec une mère symbiotique aptitude que la mère fusionnelle étouffe. C’est pourquoi l’être qui s’est identifié à cette dernière (le pervers narcissique) est « réfractaire » à toutes médiations et privé de la capacité d’insertion sociale.     La constitution et le développement d’une nation postule la mise en place de conditions favorables à l’é-mer-gence des familles structurées par le système symbolique générateur de paix sociale et du sentiment de sécurité sans lesquels il n’y a pas une nation d’hommes accomplis.       La fonction du système symbolique est de maîtriser les pulsions d’apaiser l’être naissant et de créer les conditions favorables à son développement harmonieux. Le système symbolique constitue la Serre de la graine de l’Homme.       Une famille non structurée par le système symbolique n’est pas une famille mais un système qui se dévore elle-même comme un « monstre autophage ». La structuration symbolique est constitutive de la famille ce lieu d’éclosion et d’épanouissement de la graine de l’être l’humain !     Pour éviter de chuter dans le trou noir de la psychose l’être non-structuré est forcé de phantasmer continûment la jouissance orale sur le mode de l’ex-stase. Le « fading » de l’objet phantasmé est à l’origine des passages à l’acte qui déchirent la société des hommes.     L’existence des hommes qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique est déterminée par la réminiscence du sein de la mère auquel ils aspirent à se raccrocher (à travers ses figures substitutives) afin échapper aux poinçons de la frustration. C’est pourquoi l’existence des hommes non structurés est ponctuée de passages à l’acte.     L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques bascule et s’aliène dans le vécu de toute-puissance. C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame dans la forêt dense il fonce sur les faibles et les piétine sans le moindre scrupule au risque de basculer dans le trou : piège posé sous ses  yeux malvoyants. L’espoir du faible et l’alternance sont inscrits comme un châtiment inéluctable dans les comportements de l’être anal-sadique.     Le monde est régi par l’Economie basée sur la règle sacro-sainte du profit maximum qui exclut la morale et la fraternité humaine. Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est le comportement sadique des dominants qui ignore la Loi : principe du monde dont la transgression est fatale à l’agent.       Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau d’initiation qui sépare l’enfant-phallus de la mère toute-puissante et favorise le processus de son humanisation par l’activité artistique créatrice du système symbolique dont l’appropriation culmine à l’é-mer-gence de l’ « être de langage » L’initiation est la voie de la quête sans fin  du Savoir       L’angoisse de mort non maîtrisée dans une activité symboligène et vécue sur le mode imaginaire est responsable de bien de maux plus ou moins graves imputables au manque de système d’initiation.       Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas exorciser l’angoisse de mort qui le taraude pour être inapte à symboliser les pulsions de destruction qui la génèrent il est condamné à commettre un crime réel ou imaginaire qui consiste à se jeter dans dans un rapport de jouissance où le partenaire est halluciné comme une personne sacrifiée dans un « délire de dévoration ».       C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe capable de résister à la fascination de la jouissance qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère que l’homme de la « jouissance sans tabou » est condamné à remplir. C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner notre Humanité en souffrance est sans doute la quête du « Savoir initiatique » pour assurer la « délivrance » de l’Humanité « objet de captation » de la mère toute-puissante !       Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant que la colère de la femme substitut de la mère jette dans l’effroi ce qui pousse l’homme à faire tout pour éviter de s’exposer à l’ire du substitut de sa mère. C’est pourquoi l’homme reste soumis à la femme et collabore dans la perversion sexuelle au risque de sacrifier les droits de l’enfant. Telle est sans doute la raison pour laquelle l’Humanité demeure dans l’état de gestation.     S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris que la circoncision et l’excision symboliques retirent au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum (qui réduisent l’être humain à l’état d’objet) pour l’investir dans la promotion des relations sociales et dans la création d’oeuvres culturelles on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas originale mais relève de l’ « imitation de la Nature » selon la théorie aristotélicienne et de la réadaptation des oeuvres originales créées par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée. D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau » de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.       A l’origine des guerres « toujours recommencées » il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme porteur de Verbe qui renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri de la fureur de la femme revendicative à se laisser enfermer dans la clôture de la perversion sexuelle. Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante mais l’homme qui se castre pour lui complaire !     Quand les hommes seront lassés des guerres pour le profit maximum et le plus-de-jouir ils aspireront à la paix afin de sauver les « beaux-restes » fondements sacrés de l’Humanité. Il est clair que ce qui est imposé n’a aucune chance de prospérer : on ne prend conscience de la valeur d’une chose qu’on aime que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.       Pour qu’une « famille humaine » : structurée par le système symbolique émerge de la lutte originaire des sexes il est nécessaire que l’homme et la femme bisexuels aspirent à la « paix des braves » et à cette fin consentent à renoncer à leur deuxième sexe et souhaitent la médiation d’un être porteur de Verbe. Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix et de renoncement à la Jouissance pour la satisfaction sexuelle partagée la détermination des sexes et leur relations complémentaires génératrices de la famille sont impossibles.       La politique de l’assimilation était une tentative d’aliénation car elle visait à arracher par la force et la ruse une personne à sa mère pour lui offrir une autre civilisée et blanche. Cette politique est vouée à l’échec pour méconnaître le fondement narcissique sur lequel repose la personnalité.     La mère est le premier amour de l’enfant et le fondement du narcissisme. L’amour de l’enfant pour la mère est inconditionnel et le narcissisme ne se négocie pas. Il est imprescriptible même s’il donne l’impression de se renier dans certaines pathologies (perversions). C’est pourquoi on est fondé à dire de ces gens qui foulent aux pieds le narcissisme des autres (faibles) ou qui s’acharnent à les assimiler qu’ils ont des problèmes avec leur propre « moi » en fusion avec une mère non symbiotique. Le narcissisme est le fondement sûr de l’existence humaine.       Le danger des hommes porteurs de l’illusion de toute-puissance est la fureur des pulsions sadiques qui éteint la lumière de leur conscience et les bascule inéluctablement. dans le « délire de grandeurs » fatal aux faibles qu’ils réduisent en déchet. Aucun homme n’émerge là où l’être tout-puissant règne en maître.       L’impétrant qui est attentif à ses états sait que l’être investi par les pulsions de puissance et de possession est exposé au délire de grandeurs. C’est pourquoi il a la sagesse de les évacuer sur un Support et de les transformer en formes pré-verbales éléments constituants du Langage dont la fonction est de structurer l’être qui aspire à la toute-puissance et d’humaniser son « désir d’apothéose » qui le contraint à sacrifier son prochain aux plans imaginaire symbolique et réel.       Quand l’homme a perdu sa structure il lui reste l’argent auquel il s’accroche comme le bousier au crottin. En effet privé d’argent l’ « être-de-pulsions » bascule i-né-luc-ta-ble-ment dans le « trou noir de la psychose ».       En conseillant à leurs clients de faire des sacrifices humains pour devenir tout-puissants et riches dans la jungle où nous  survivons les marabouts veulent sans doute signifier que l’option du travail est aride et sans issue et que la voie royale qui mène à la puissance et à la richesse auxquelles les hommes aspirent est le sacrifice humain qui étouffe l’empathie de l’homme et le rend cruel envers son prochain. En effet puissance et richesse sont incompatibles avec l’humain.       Si « Polémos est la Mère de toutes choses » et si elle a donné naissance aux statuts du maître et de l’esclave (éléments organisateurs de la société) comme l’a théorisé le philosophe Hegel on doit toutefois préciser que ce postulat n’est vrai et vérifiable que pour l’homme aryen dont la vision du monde est d’essence dualiste à la différence de la vision du monde Kémite caractérisée par un principe médiateur En effet c’est à « Polémos » que les Barbares indo-européens doivent la conquête de la société kémite dont la circoncision symbolique est à l’origine.     A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui se réfugient dans le monde idéal en affirmant qu’ils sont ce qu’ils voudraient être ainsi certains adultes et collectivités ont-ils la propension à se doter de qualités dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser leurs propres défauts dans les autres. C’est la fonction assignée à l’initiation de désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et de les ramener dans la dure réalité qu’ils fuient « à tire d’ailes » Le monde est ce qu’il est parce que ce travail n’est pas fait par manque d’un système d’initiation idoine.       Afin de exorciser les affres du Manque inhérent à l’ « être-au-monde » l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable en se berçant de l’illusion d’échapper à la fatalité : la mort après s’être identifié au sacrifié par le subterfuge de la « magie de substitution. » La finalité phantasmatique assignée au sacrifice humain : se ressourcer à la source vivifiante de l’Un en niant la différence entre le Moi et l’Autre !       En considérant la récurrence des crimes rituels singulièrement en temps de crise sociale on est fondé à croire que le simple fait de transférer ses pulsions sadiques sur un animal (le mouton) et de l’égorger ne suffit pour apaiser l’être taraudé par l’angoisse de mort. Autrement-dit : le rituel de sacrifice d’un animal ne constitue pas en soi une thérapie. Il faut avoir le courage de le clamer : les « beaux-restes » en psychart-thérapie ont un pouvoir thérapique autrement plus libérateur que les rituels magiques primitifs.       Les Barbares à l’Imaginaire débordant de pulsions de toute-puissance surgirent et balayèrent sur leur passage la petite société des hommes structurés par le système symbolique et subsumèrent leurs pulsions sadiques sous la « peau de léopard » des vaincus. Tel est le secret de cette société caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »       L’homme non structuré est un infans qui dévore (en imagination la mère frustrante) pour exorciser le vécu de mort qui le taraude et jouir du « sentiment d’être ». De la même manière l’homme rongé par l’angoisse de dés-être est contraint à sacrifier son semblable afin de garantir son « être-au-monde ». Il faut juguler la paranoïa pathologie congénitale de l’Homme : en  faisant la promotion d’un système d’initiation dont la fonction serait de produire des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.       Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui non-structuré par le système symbolique phantasme l’accomplissement de son être comme le résultat du sacrifice de l’Autre. Il est illusoire de parler d’existant authentique .       Lorsqu’on démystifie le discours trompeur dont les idéologues l’affublent on découvre que l’Humanité n’est pas ce groupe d’hommes qu’on croit affranchis de la Nature mais une sorte de termites qui au contraire des autres se divisent en dévorants et dévorés. Il faut sauver l’Humanité de sa pathologie actuelle de schizophrène.     Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle nous confronte à des souffrances inouïes que nous devons nous laisser-aller à phantasmer le retour de Dieu « parti à la retraite » dans un endroit de l’Univers inconnu des hommes (selon le témoignage des ancêtres) pour nous dé-charger sur Lui des exigences de l’existence. Nous sommes contraints à l’obligation de travail pour assurer notre subsistance. En partant à la retraite Dieu a veillé à imprimer en l’Homme le Verbe pour éclairer ses pas dans la Jungle du monde.       Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes) ont perdu le sens du mérite et ont régressé aux périodes de la cueillette où le travail n’existait pas encore et où il recevait tout de la Nature-mère. C’est ainsi que « pour les besoins de la cause » la société s’est divisée en deux groupes distincts et complémentaires : celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont sustentés comme des enfants. L’humanité actuelle est fascinée par le modèle de la « vierge à l’enfant » dans une vision phantasmatique qui l’aliène à la réalité.       C’est un fait que malgré les beaux discours sur le « droit des gens » les sociétés humaines sont encore régies par l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges (primitifs) enfouie au fond de l’inconscient. Non structuré par le système symbolique chaque homme aborde encore son semblable « sous-tendu » par les pulsions de le contraindre à devenir son « bon objet ». Et c’est toujours le rapport de forces inégales et non le droit qui décide du statut social de l’homme faible. Est-ce à dire que mystifier est la fonction des beaux discours sur les droits des gens ? En effet sans une technique d’initiation pour s’approprier les valeurs sociales leur mise en pratique reste une vaine illusion.       Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence du système symbolique : fondement de la société des hommes qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne). L’Histoire nous apprend que comme ce fut le cas pour l’appropriation du feu les hommes primitifs se livrèrent à des invasions répétées pour s’emparer sans initiation de ce feu symbolique qui finalement élut domicile à Rome avant de se répandre dans le reste du monde vidé de son contenu : les « traces » parlantes que l’impétrant reçoit de la transcendance sur le mode de l’épiphanie. Telle est la cause assignable à l’aliénation de l’Humanité privée de structure symbolique qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens qui rayonne encore du Langage  vide que les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.     Si une mère refuse la castration symbolique et si elle phantasme son enfant comme son phallus imaginaire elle n’acceptera pas la médiation castratrice du Père . Il est nécessaire que la mère bisexuelle se soumette à la castration symbolique pour dire oui à la médiation structurante du Père « accoucheuse » de l’Humanité accomplie.       Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas la castration symbolique : condition nécessaire au désir du phallus et à la compensation du « manque » par l’activité créatrice de substituts du phallus l’ « envie de pénis » qui la travaille au corps ne sera pas résorbée et l’enfant d’homme sera sacrifié pour tenir lieu de substitut imaginaire du phallus. L’initiation est l’activité productrice de l’être social.       Le refus de soumission est vécu par l’homme aliéné à l’illusion de toute-puissance comme une mutilation de son être qui exige une sanction exemplaire dont l’objectif est de briser toutes résistance. C’est pourquoi là où règne un être mégalo-maniaque il n’y a pas d’humains mais des zombies.       Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique : les scansions dans le processus d’accumulation du savoir étant révélatrices des figures successives du Père. Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».       Les sociétés sans initiation sont des sociétés dans lesquelles la mère toute-puissante a castré le Père et dévoré son phallus. D’où la nécessité pour favoriser l’émergence des sociétés à initiation de soumettre la mère toute-puissante à la « castration » afin que son substitut symbolique dans une relation symbiotique ouvre la voie à l’apparition d’êtres pourvus d’une structuration symbolique.       Les gens qui refusent l’initiation non seulement n’ont pas de Père mais n’en désirent pas car c’est l’initiation qui gratifie d’un Père. Le problème des sociétés sans initiation est celui des sociétés sans Père..       L’humanité est la progéniture de la mère androgyne qui en s’auto-castrant transféra son phallus sur un de ses fils dont la fonction fut de tenir lieu de Père. Il est donc pertinent de dire que le Père porteur de phallus est à l’état potentiel dans le sein de la mère toute-puissante et qu’il sera délivré à la faveur de la castration symbolique de la mère dans un processus d’initiation sans fin.         La société négro-africaine : du sommet (les politiciens) à la base (le peuple) en passant par la classe moyenne (les intellectuels) tout le monde aspire à se « couler » dans le moule de la civilisation et à devenir blanc sous le masque noir. Nul ne s’inquiète de l’envahissement de la culture négro-africaine basée sur le principe de la solidarité par la culture européenne régie par l’égoïsme et le « profit maximum ». Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.       Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au renversement du vécu de chacun (substitution) sans que pour autant la Loi fondatrice change. Il y a eu simple adaptation d’un partenaire à l’évolution circonstancielle de l’autre comme c’est le cas dans la perversion sado-masochiste où la position sadique peut se renverser en masochiste et inversement (alternance des positions). La vrai changement postule la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».       Il existe des hommes qui fuient leur identité pour se réfugier dans la vôtre (dont vous leur avez ouvert la porte dans un « mouvement d’empathie ») et qui s’acharnent à vous expulser de votre propre « maison ». Cela a pour effet  désastreux de vous contraindre à endosser leur identité dont ils ne veulent plus et à basculer dans le trou noir de la psychose. C’est le « sous-tien » de l’imago des parents et la structure psychique qui en résulte qui confèrent le sentiment de permanence au vécu d’identité de la personne et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.       Si les fondements de la civilisation sont sapés et si l’Humanité est confrontée à une crise structurelle il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier les agents de la destruction les neutraliser et les contraindre à collaborer à la reconstruction. Cela ne sert à rien de se lamenter et de chercher des boucs émissaires par monts et par vaux .       Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance se sont posés en créateur originaux de la civilisation et mis les promoteurs historiques à la place de ceux qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire » ne nous livrent pas le secret de cette civilisation dont ils se disent les garants si bien que nous sommes obligés de les considérer comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  » Aliénée l’Humanité est la victime de la force matérielle et du bluff associés.       Si nous vivions dans un monde civilisé comme ils le chantent tous les jours nous n’assisterions pas à ce spectacle où les puissants s’acharnent sur les faibles foulent aux pieds leurs droits et les utilisent comme objet de production et de jouissance. La civilisation postule la maîtrise des pulsions et l’adhésion au principe de la production de ses propres moyens d’existence. Autrement dit :  l’autonomie de la personne et l’acceptation de l’autre.       C’est en voulant sauver sa vie de la captation du grand Autre et réaliser ses potentialités que l’être porteur de Verbe peut la perdre dans le conflit et non parce qu’il désire sacrifier son être à l’instar de l’ « hypnotisé » qui est floué de son essence en cherchant la toute-puissance par l’absorption-fusion.. Pour l’homme une mort n’est pas identique à une autre : mourir  en se battant pour l’ex-sistence n’est pas la même chose que la perdre dans la poursuite de la jouissance.       Même le sacrifice de leur dignité que font les hommes (en devenant des déchets) aux fins de satisfaire le désir de toute-puissance du maître ne comble pas celui-ci. Devant son « repoussoir » volontaire le maître a le vécu d’être une dupe et fait une crise paranoïaque où il accuse la victime d’être son persécuteur ! Peut être avons-nous tort de faire le sacrifice de notre dignité dans l’espoir de combler le maître afin qu’il nous « laisse tranquille » dans notre déchéance. Et si finalement ce que veut le maître était de recevoir les sanctions méritées ?       Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet » au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif le tyran entre en fureur et « fabrique » des comploteurs tapis dans le peuple réduit en déchet. Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas un système d’initiation pour lui infliger à la castration symbolique Finalement la tyrannie doit être considérée comme une exigence d’ « opposition » inébranlable.       Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant est qu’il exige un amour oblatif de sa victime qu’il s’acharne à agresser et à humilier. L’être qui aspire à la toute-puissance n’atteint son objectif que dans la relation sado-masochiste où la victime aliénée se délecte du « bonheur dans l’esclavage » en baisant avec reconnaissance les mains augustes du Maître tout-puissant.       L’homme est un « pauvre hère » qui naît dans la Décharge publique et qui ne survit qu’en se nourrissant de restes comestibles. Toute sa vie l’homme la passe marqué au poinçon indélébile de sa détresse originaire qu’il s’efforce (en vain) de masquer. Sous ses airs de « grandiosité » l’homme reste un être en détresse.       Le Verbe est principe de structuration des pulsions en formes préverbales dont la fonction est d’ « inter-dire » La non appropriation de ces constituants du Langage faute de relations précoces avec une mère symbiotique condamne au comportement transgressif de l’homme  promis à la  psychose.       Non soutenu par une structure symbolique l’être confronté au désir de toute-puissance basculera facilement dans la perversion sado-masochiste et se délectera du bonheur dans l’esclavage . C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé les esclaves noirs du naufrage absolu dans le sado-masochisme et qui a offert au monde ces « héros » afro-américains que nous connaissons.       Tout se passe comme si un principe créateur immanent à la Nature et se prolongeant dans les artistes inspirés était à l’origine de ces traces parlantes . Tel est le mode genèse de la conception du Langage conçu comme une épiphanie .       Le père porteur de Verbe c’est la « bête noire » à abattre et dont le nom doit être effacé de toutes les consciences pour assurer le règne de la jouissance dans cette société gynécocratique.       La fonction de la structuration symbolique initiée par la mère symbiotique et poursuivie par le père porteur de Verbe est d’édifier une barrière protectrice entre la graine de l’humain et les pulsions afin d’assurer son développement normal dans un terrain propice à ses potentialités. Privé d’une structuration symbolique la graine de l’humain est livrée à la fureur destructrice des pulsions.       La psychart-thérapie est l’affrontement anal-sadique (dont les scansions sont les grattages les griffures les agressions de toutes sortes) que l’enfant inflige à la mère toute-puissante afin qu’elle livre le Nom du Père absent. Les traces qui apparaissent en filigrane sur le support artistique enduit de matière picturale sont les larmes que la mère coule : signes précurseurs de son entrée dans le Symbolique par la voie des formes préverbales reconstituées. Le Langage don de la mère « castrée » est le Nom du Père dont se « sous-tient » l’enfant pour s’humaniser.         La mère symbiotique donne le Langage à l’enfant alors que la mère toute-puissante vit avec l’enfant dans son univers phantasmatique. Le destin de l’enfant est inscrit dans l’état psychique « structuré » ou non de la mère. Le père  est le représentant de la société dont la fonction est de recevoir bon-gré mal-gré l’enfant créé à l’ « image de la mère. »       Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris elle se comportera comme un homme et s’acharnera à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels. L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité a son fondement dans le « monde » phantasmatique du déni de la perception. L’initiation sexuelle qui fait la promotion de la détermination des sexes est le préalable in-contournable à la vie en société.         La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation précède et conditionne toutes les autres sociales : un homme sexuellement indéterminé est un être confronté aux problèmes d’identité qui ne favorisent pas son insertion dans la société. Telle est incontestablement l’origine des perturbations  (identitaires) des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».       Aucune société humaine ne peut é-mer-ger sans l’intervention de la technique de la détermination des sexes à la faveur de l’excision et de la circoncision symboliques c’est à dire la castration symbolique ? L’existence de la société des hommes postule la détermination des sexes : n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence qui est à l’origine du chaos qui menace d’emporter la société des pères-fondateurs ?       Les hommes de cette société sans initiation phantasment qu’ils sont des dieux-vivants parcourent la société des  Pères fondateurs pillant saccageant détruisant tout ce que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos. La société et les valeurs qui la constituent sont les « produits » de l’activité initiatique.       L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas seulement de libérer l’énergie des  patients des blocages pathogènes et de favoriser la renaissance des zombies mais aussi et surtout de « déciller » ces hippopotames à qui on donne la vie afin qu’ils agissent en étant conscients des conséquences de leurs actes. L’objectif de la psychart-thérapie c’est de faire la promotion d’ « êtres sociaux » conscients de leurs actes et responsables.       Lorsqu’on n’est pas structuré on est assiégé par l’ « angoisse sans nom » qui prive du sentiment d’être : telle est la raison de la lutte impitoyable pour la survie qui pousse l »homme à étrangler ses semblables dans l’affrontement économique sous-tendu par la règle sacro-sainte du profit maximum.       La vie est un voyage solitaire où l’on côtoie d’autres voyageurs qui cherchent à vous distraire et à vous détourner de votre destination. La société est le carrefour des itinéraires personnels. Mourir c’est poursuivre son voyage seul chargé du poids de ses actes.       L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation est une perte inutile d’énergie dont il faut se garder si on veut s’en prendre aux faibles et les réduire à sa merci par la voie obscure de la domination mentale : en leur assénant sa volonté toute-puissante. Se taire pour l’expert en sorcellerie c’est emmagasiner l’énergie utile pour la destruction de ses proies par la voie obscure de la toute-puissance de la volonté. Mais l’initié sait sait que la puissance de la volonté aveugle ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.       L’homme primitif mutant (porteur de Verbe) a démontré le primat du Verbe sur la matière en utilisant celle-ci pour créer des formes préverbales : signes de l’instrumentalisation de la matière informe par le Verbe créateur. Le Verbe est le phallus dont la détention confère le primat à la femme ou à l’homme.           Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est un être naïf et  vulnérable qui hallucine qu’il « donne le change » pour arborer un masque de sagesse ou de saint que sa malignité dote de toute-puissance. Il n’existe pas de satisfaction plus délectable que celle que procure le geste symbolique de « dé-voiler » la nature hideuse du sorcier et de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.       L’activité initiatique ça consiste dans la mise en ordre du chaos intérieur générateur d’angoisse de mort par l’activité créatrice (pacifiante) de « beaux-restes » autrement-dit de formes préverbales dont la finalité est de doter l’impétrant d’une structure symbolique fondement de sa qualité d’homme. L’être humain accomplit sa destinée par l’initiation.       La famille non structurée autour de l’imago d’une mère et d’un père habités par le Verbe est un système clos : sans ouverture sur le monde extérieur dont les membres sont des réplications de la mère dévorante « sous-tendues » par le désir de toute-puissance qui les maintient dans l’état de conflits abortifs à l’origine de la croyance selon laquelle la famille non structurée est la maison fermée de sorciers.       L’ex-sistant qui s’est as-sujetti au Verbe et reste serein dans la tourmente nourrit l’espoir de réaliser l’union post-mortem avec l’Etre. La foi est le fondement de l’ex-sistant qui a triomphé de toutes les épreuves et laissé au monde des beaux-restes traces de son passage.     L’accès à l’existence « authentique » postule la capacité d’assumer l’angoisse d’être-là et par dessus le marché l’horreur de la mort que la plupart des hommes (singulièrement l’homme du libéro-capitalisme)  fuit dans la vaine recherche de toute-puissance.     L’ex-sistant c’est l’impétrant engagé dans la recherche sans fin de l’Être recherche inlassable qui ne s’achève qu’au seuil de la mort dans l’ « intime conviction » que l’Etre « Est ». L’initié est l’impétrant dont la quête est couronnée par la Foi !       Le monde c’est le Vide radical rempli d’illusions aliénantes où l’ex-sistant cet impétrant mène sa quête de l’Etre munit de la lampe-torche de la Foi à toute épreuve». La mort est le lieu de l’absorption-fusion avec l’Etre.     Le fait de savoir qu’il est destiné à la mort est une perspective dés-agréable qui empoisonne le plaisir d’être au monde de l’être humain. Et si à cette privation intolérable viennent s’ajouter les exigences et les exactions de la société libéro-capitaliste alors il faut le dire : c’est l’enfer sur terre pour l’être dé-muni ! En effet le capitaliste ne supporte le fait de devoir mourir un jour qu’à faire payer au pauvre sa fureur d’exister.       En politique (dit-on) « la morale n’intervient pas » et l’intérêt supérieur de la Nation prime : elle justifie toutes les atrocités que l’on commet pour sa grandeur sur d’autres collectivités humaines. Les victimes qui ne partagent pas cette vision du monde la combattent avec l’énergie du désespoir et lui opposent le caractère l’irréductible de la Loi morale qui nécessairement médiatise les relations humaines. Pour quelle Raison serait-il permis de sacrifier une partie de l’Humanité à la grandeur d’une autre partie de cette dernière ?       Les grandes démocraties ne veulent pas que leur nom soit cité dans les sales affaires où leur rôle est pourtant déterminant : elles exigent qu’on ne retienne d’eux que ce que leur constitution stipule. C’est ainsi que les grandes démocraties s’avèrent aliénantes pour l’Humanité en lui interdisant de voir la Vérité et en la contraignant à recourir au vieux procédé du « bouc-émissaire ». les grandes démocraties se comportent comme si elles étaient au dessus de la Loi.       Le porteur de Verbe qui œuvre à sauver les « beaux-restes » de la fureur des forces de destruction est l’initié qui connaît la Puissance absolue des forces de création. Les beaux-restes sont le fondement de la foi.       Ceux-là qui pensent que la « castration » et l’initiation sont bonnes pour les autres et qui sont accrochés au « bénéfice secondaire » que procure l’état de narcissisme primaire sont à l’origine de la division de la société en hommes assujettis aux Barbares pris eux-mêmes en otages par leurs pulsions de domination et de jouissance. Pour être harmonieuse la société commande l’initiation de tous.       Si tout le monde (du sommet à la base) ne s’initie pas à la technique de de la maîtrise symbolique des pulsions l’émergence de la société des hommes sera problématique et l’aspiration des « êtres-de-pulsions » au « vivre-ensemble » demeurera à l’état de pur phantasme. En effet il n’y a de paix et de « plaisir de vivre » que dans une société d’hommes structurés par le système symbolique. L’initiation dont les Barbares conquérants s’obstinent à « faire l’économie » : une exigence absolue de l’être social.       Ce monde déchiré entre les forces de création et les forces de destruction pose incontestablement la question de l’existence d’un Principe transcendant : garant du triomphe final des forces de création. Fort de sa propre puissance créatrice l’homme structuré par le système symbolique en homme de foi ne doute pas un seul instant de la Puissance des forces de création à triompher finalement des forces de destruction.       L’expérience de la solitude apprend que celle-ci est habitée par un monstre hideux qui é-mer-ge des profondeurs du Vide et cherche à s’emparer de l’être esseulé. C’est aux fins d’échapper à l’horreur d’être capturé par le monstre hideux et dévoré que le solitaire novice fuit et se réfugie dans les relations sociales improvisées ! L’intérêt que présente la psychart-thérapie : elle offre un moyen efficace d’évacuer sur un support artistique les pulsions constitutives du monstre imaginaire avec qui le solitaire cohabite dans le Vide de la solitude l’effet salutaire qui résulte de l’opération étant de familiariser le solitaire novice avec les apparitions angoissantes du monstre et finalement d’acquérir le moyen de le tuer : en le capturant dans les « filets » des formes préverbales chaînons du Langage. L’initié est le solitaire qui « tue » le monstre et le ressuscite sous l’aspect de la forme préverbale.       A présent que les états négro-africains sont officiellement indépendants (et qu’ils siègent en tant que tels dans les Instances internationales) leurs représentants qui savent qu’ils sont en charge d’hommes à reconstruire devraient se souvenir de l’enseignement de leurs ancêtres selon lequel l’être humain est le produit de l’initiation et que tenter développer une société sans ce préalable c’est inéluctablement condamné à l’échec.       Les traditions initiatiques négro-africaines nous enseignent que c’est en commettant le meurtre symbolique du monstre dévorant(Ngakola) par la technique de l’initiation que nos ancêtres firent la promotion des formes préverbales constituants du Langage appelé à servir de structure à la société des hommes (à la faveur de l’activité plastique fécondée  par la médiation du Verbe) N’est-ce pas cette voie initiatique montrée par les Pères fondateurs qu’auraient dû logiquement emprunter les « petits-pères » de la Reconstruction au lieu de prendre à l’imitation du maître la « voie sans issue » du profit maximum ?       L’humanité d’un homme se jauge à sa sensibilité à l’injustice. Le constat de la mort psychique se fait sur son indifférence à l’injustice que subit le faible. La justice (la Maat) est le fondement de l’être humain.     L’injustice devient une monstruosité coupable de sanction suprême (la psychose) lorsqu’un homme s’arroge le droit de prendre la vie de son semblable pour devenir tout-puissant car le Destin a gratifié chacun d’une essence inaliénable.     Les « fous » qui peuplent le monde croient qu’il est permis à qui le veut le droit d’en faire à sa tête : voler violer tuer détruire. Ils ne savent pas que la Loi existe et interdit l’injustice. Respecter la Loi n’est pas un signe de faiblesse comme l’a pensé Nietzsche bien au contraire c’est un signe de force.     Il faut se trouver dans l’état de détresse hallucinatoire pour croire que dans cette société libéro-capitaliste où la propriété individuelle est sacro-sainte il soit permis de s’emparer par la force la ruse ou au moyen de subtilités juridiques de ce qui appartient à autrui voire de son corps lui-même. L’« accomplissement » humain postule l’initiation des êtres sociaux au respect de la Loi.       Grâce à la psychart-thérapie les hommes ont la possibilité de transférer sur un espace neutre (support artistique) toute la cruauté que la Nature (la mauvaise mère)nous inflige par l’intermédiaire des pulsions. La psychart-thérapie nous permet de nous ouvrir à la Nature pour recevoir ses pulsions et les maîtriser dans l’activité créatrice des formes préverbales : portes d’entrée dans le Langage structure constituante de la société. La psychart-thérapie est la technique initiatrice à la vie sociale.       Constituée d’hommes qui avaient aliéné leur désir de toute puissance en le transférant sur un Chef la famille primitive n’était pas la cellule de base de la société d’hommes (initiés) mais un lieu de refoulement de pulsions qui devait faire obstacle à l’é-mer-gence de la société d’êtres humains. L’obsession de ceux qui sont enfer-més dans un système de dictature est de commettre le meurtre du Chef tout-puissant et de lutter sans merci pour prendre sa place. On sort de la dictature des pulsions de la Nature par l’initiation.         Selon la gravité de la crise qui frappe la société les hommes régressent à un niveau antérieur de leur développement et perdent leurs acquis . C’est ce qui explique le retour « du refoulé » : la barbarie qui suit le triomphalisme des périodes fastes d’intense créativité comme ce fut le cas de l’épisode nazi après un épanouissement culturel sans précédent et le resurgissement actuel de la « Bête » coloniale. On est donc fondé à dire que la civilisation qui postule la maîtrise symbolique des pulsions même en temps de crise est une mystification qui n’existe pas et que nous sommes les dupes des malins qui parce qu’ils sont revêtus de la « peau de léopard » des pères morts veulent nous faire croire qu’ils sont civilisés.       La Terre est la Colline sacrée qui a é-mer-gé de Noun : la Mer originaire. Androgyne la génitrice de l’espèce humaine est venue après que la Colline sacrée se soit recouverte de végétaux et peuplée d’animaux sortis de la Mer originaire. La phase de la bisexualité a précédé celle de la bisexualité des sexes introduite par la génitrice auto-castrée. La société des hommes structurés par le système symbolique et vivant dans le respect de la Loi est la finalité de l’Evolution de la Nature.       Comme la Nature et tout ce qui s’y trouve les végétaux les animaux et les hommes étaient la propriété de la grande Mère ainsi le pays et tout ce qui s’y trouve les habitants et les produits de leurs activités sont-ils censés appartenir au Prince qui en use comme bon lui semble dans la modernité le monde le plus primitif survit encore.     C’est en étant habitée par l’imago de père structuré par le Verbe que la mère symbiotique s’unit à l’enfant dans une relation qui préserve la personnalité de celui-ci à la différence de la mère phallique pour laquelle l’enfant est le produit de la réalisation de son désir de posséder le phallus. La mère symbiotique est la mère sociale de l’être humain.     La mère se rassure elle-même en investissant son enfant de toute sa confiance : celui-ci est phantasmé comme le phallus do nt elle se sous-tient. L’enfant-phallus sait intuitivement qu’il n’a pas droit à la faiblesse et tient pour plaire à la mère la fonction de phallus qu’elle impose in-consciemment et qui l’oblige à refouler son vécu de castration.       Les enfants sont le résultat du mécanisme de personnification du désir de phallus de leur mère ou celle de la réalité de leur castration qu’elle s’efforce en vain de conjurer et relativement auquel elle éprouve un vécu de persécution permanent. De toutes les façons nul n’échappe à l’organisation psychique de sa génitrice.       Le narcissisme grâce auquel l’enfant s’approprie la représentation de la mère symbiotique et s’en « sous-tient » inconsciemment fait de la représentation intériorisée de la mère symbiotique sa propriété princeps à l’origine de toutes possessions et fondement de sa confiance dans le monde. Le narcissisme secondaire qui postule la capacité de supporter la séparation est à l’origine de la tolérance à la perte de certains êtres pour avoir confiance en leur capacité de re-trouver l’objet perdu dans le défilé sans fin des substituts. Privé de cette perspective d’espoir l’enfant de la mère toute-puissante s’accroche et survit dans l’ « angoisse sans nom » de séparation.       L’être non structuré par le système symbolique est un « chaos-vide » qui aspire en vain à la plénitude de l’Etre par l’incorporation de tous les hommes. Impossible à combler la faim de l’Etre fait de l’homme non structuré cet être persécuté et délirant : non responsable des actes qu’il pose. Les malheurs de l’Humanité sont donc le résultat de son refus sans appel d’initiation.       L’enfant de la mère toute-puissante est une personne broyée et « fécalisée » sous l’effet de l’emprise possessive et réduite à l’état d’objet anal en état de rétention par la mère. Autrement dit le fétiche de la mère-enfant dont le substitut social est l’homme-chose c’est à dire l’esclave. La société basée sur la propriété privée est sans doute le produit de la relation de possession de l’enfant par la mère.       Quand on dit qu’un pays est divisé et qu’il a besoin d’être réconcilié avec lui-même on ne veut pas dire seulement que ce pays est coupé en deux et qu’il est nécessaire de remettre les deux parties ensemble par respect de convenance diplomatique. La division d’un pays implique que la partie en position de domination écrase celle qu’elle assujettit et en fait l’objet de sa jouissance à la manière du monstre dévorant sa victime. La division d’un pays le conduit à l’état pathologique du schizophrène qui « prend son pied » à s’auto-dévorer.     La sagesse conduit souvent l’homme à l’état pathologique de conscience universelle qui contemple(détaché) le spectacle du monde « schizophrénisé » où une partie de l’Humanité dévore l’Autre sans état d’âme. L’ex-sistant est le sage qui se délivre en se mettant de la partie à s’efforcer d ‘éveiller la conscience des êtres dévorants par le savoir initiatique qui sait qu’il sait.       Le devenir de la Nature est un mouvement de d’é-mer-gence et de destruction de formes générées par le Verbe immanent à la Nature. C’est aussi l’expérience que fait l’artiste qui voit les formes surgir de son activité manipulatrice de la matière et se réengloutir comme l’alevin dans la mer. Du point de vue humain le créateur est l’être porteur de Verbe qui s’assigne la fonction de (re)pêcher des formes-alevins et de les élever au statut d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.       Créer une œuvre ce n’est pas seulement assurer sa mise en forme et la signer c’est aussi la sauver de la destruction et se dépenser pour sa pérennité. Que de chefs-d’œuvre sont laissés à l’abandon et retournent au néant Le véritable « père » d’une œuvre ce n’est pas celui qui l’a fait surgir dans l’espace culturel mais celui qui l’aime au point de consentir le sacrifice de sa jouissance pour sa conservation.       Le « je » désigne pour chaque locuteur son état de structuration symbolique plus ou moins avancée. Pour beaucoup ce vocable (je) est emprunté au langage et renvoie à l’état d’organisation-duelle en deçà de la structuration symbolique. D’où le désaccord dans les actes des hommes qui ont crû que leurs discours étaient en harmonie.     Si une mère non-structurée et saturée par les phantasmes de jouissance s’avère réfractaire au porteur de Verbe et fait opposition à son entrée dans le binôme mère-enfant il  n’y a plus qu’un espoir : favoriser la sublimation des pulsions de jouissance et leur mise en formes langagières. En se réappropriant ces dernières la mère non structurée ouvre à la métaphore du Verbe la voie d’entrée dans le binôme: condition nécessaire à sa structuration à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.       La psychart-thérapie est un mode d’initiation qui à l’instar de l’initiation des « primitifs » se donne pour l’objectif de faire la promotion du système symbolique dont la fonction est de structurer le patient. Aux fins d’ atteindre cet objectif la psychart-thérapie à l’imitation de sa devancière a recours à l’activité plastique créatrice de formes préverbales constituants du « système du langage ». La différence entre la psychanalyse et la psychart-thérapie réside dans le fait que la psychanalyse se satisfait de la parole-vide reçue des Pères-fondateurs à faire l’ économie de l’activité plastique génératrice des constituants du Langage D’où l’inefficacité thérapeutique de la psychanalyse dont la parole-vide s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »       La psychart-thérapie est l’art de « faire parler » la matière en faisant é-mer- ger à la faveur de la manipulation de la matière informe des embryons de formes « nommables ». Le processus d’appropriation de ces formes préverbales est à l’origine de l’apparition de l’ « être de Langage ». La psychart-thérapie étant une initiation dont la fonction consiste à produire des êtres de langage il parait pertinent de penser que le psychart-thérapeute est un substitut de l’homo-sapiens promoteur du Langage.       L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque devant la matière protoplasmique ou devant la matière manipulée (l’argile) il parvient à déceler une forme « nommable » représentative du visage humain (de sa mère) C’est à déceler et à nommer la représentation (spéculaire) du visage humain que l’enfant « fait son entrée » dans le champ du langage.       La genèse et l’accouchement se réalisent dans la douleur pour la mère et l’enfant : l ’enfant qui nait triomphe des obstacles sur le sentier qui mène dans le monde. La vie humaine depuis l’état fœtal jusqu’à la mort : une suite d’épreuves initiatiques auxquelles le prétendant est confronté. L’existence authentique est une gageure.       La mère symbiotique (structurée) favorise l’intégration du père porteur de Verbe à la relation symbiotique mère-enfant condition nécessaire de la promotion de la relation triangulaire ou symbolique. En effet au contraire de la mère adhésive la mère symbiotique n’est pas « fermée » mais réceptive au père porteur de Verbe !       La négation de Dieu creuse un Trou qui libère les pulsions de jouissance et génère l’angoisse de mort fatale à l’existence humaine. La foi est une nécessité dont le refus est à l’origine du désespoir des êtres qui n’ont pas d’autre solution  que le refuge dans le plus-de-jouir stérile ou dans le processus absurde de l’ « accumulation du Capital. »       Pour l’être porteur de Verbe consigné dans un milieu primaire traversé de part en part de pulsions anales-sadiques l’occupation ordinaire consiste à mettre en formes préverbales la colline sur laquelle se tient debout son être en déréliction à mettre ensuite en mots les formes préverbales à mettre les mots en phrases enfin à mettre ces dernières en discours qui sait qu’il sait. L’existant est l’être-parlant qui surgit de la « maitrise verbale » du milieu primaire dans lequel il vit.       Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage maternel sont des êtres sans « couverture » narcissique poussés à l’errance c’est à dire à la recherche de l’objet d’amour qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde. C’est en effet l’expérience d’union avec une mère symbiotique (narcissisme) qui est à l’origine de la confiance en soi et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour. La mère symbiotique est le « viatique » dont se sous-tient l’être humain dans sa traversée du Désert.       Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie et à une catastrophique crise de civilisation lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens) non touchée par le processus de mutation génétique au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens pour compenser son handicap s’en « défend » par le recours à l’idéalisation de son organisation pulsionnelle pour glorifier la personnalité non mutante de sa « race » prétendue. N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands (singulièrement Nietzsche) qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ? Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !         En infligeant la castration symbolique : condition nécessaire à la création des formes préverbales et à la structuration symbolique qui permet l’apparition de l’ « être de langage » la technique de l’initiation humanise l’homme primitif sadique par essence et du même coup soumet l’homme accompli (créateur de la société) à la domination réifiante de la horde de Brutes. Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir » c’est pourquoi ils avaient en horreur la Culture supposée castrer le Barbare. Ce ne fut donc pas le goût du secret mais l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.       Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude de mettre ses pulsions en formes langagières au moyen de l’activité artistique créatrice et d’accéder à la structuration symbolique qui culmine à l’é-mer-gence de l’ « être-de-langage ». Le refus d’initiation est la conséquence de la « fixation » au système des pulsions qui sont la caractéristique de l’homme primitif .       Les hommes restés primitifs (non initiés) n’assument pas l’état de « finitude » et pour le transcender ils ont recours à la métaphore du cannibalisme : la réification et l’exploitation de leurs semblables. Les hommes non initiés hallucinent qu’ils sont des dieux tout-puissants et c’est sans état d’âme qu’ils dénient les droits de leurs frères.       C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie au père la vision synoptique de la famille dont il a la gestion et la capacité  de remplir sa fonction dans l’esprit d’équité. Non porteur de Verbe un représentant n’est pas un père mais un tyran qui en semant l’injustice travaille au pervertissement destructeur de son peuple qu’il a la chargé de protéger.       La psychart-thérapie est la technique créée par le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit) pour désintoxiquer le patient « colonisé » par les pulsions de mort (dont le « gougnon » est suppôt) au moyen du transfert de celles-ci sur un support artistique. L’impétrant en psychart-thérapie est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié par la « visibilisation » de sa personnalité assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer par la mise à mort symbolique de ce substitut et sa reconstitution sur le mode des formes préverbales : constituants de la « mise en forme » structurante du patient. La psychart-thérapie est la technique de « socialisation » du patient.     L’homme potentiel accomplit ses potentialités grâce à la maitrise symbolique des pulsions (créatrice de formes préverbales) au moyen de l’activité artistique de l’être porteur de la loi. L’homme accompli : l’homme structuré par les formes préverbales chainons du Langage.       Avant la promotion de l’initiation à l’origine de la structuration symbolique il n’y avait pas d’homme accompli mais un hominidé sous-tendu par des pulsions. Lorsque disparait la structure symbolique sous la sape des pulsions de jouissance il faut craindre la « mort » de l’homme dans une société qui a « perdu son âme » . Le système libéro-capitaliste : le système qui accomplit la fin de l’homme ?       La Voie de la Justice est celle qui conduit l’impétrant au cœur du Cosmos pour l’ union avec Dieu : principe de la Totalité parfaite. L’homme avide de jouissance est condamné à l’errance dans la Spirale infernale du plus-de-jouir et du profit-maximum.       Ce n’est parce qu’il désire être reconnu par l’Autre aveugle et rongé d’envie que le porteur de Verbe passe son temps à créer mais pour la conquête du Savoir et la Foi en l’« union avec Dieu ». En effet la fusion avec l’ Autre ce « singe de Dieu » est à l’origine de l’aliénation que le porteur de Verbe a en horreur.       Il n’y a pas de satisfaction plus grande que celle de l’impétrant engagé dans le dévoilement du mystère du monde. In-commensurable est la joie de l’initié « sous-tendu » par la foi d’airain d’ « union avec Dieu ». La foi d’airain d’union en Dieu qui couronne le Savoir initiatique est l’Objectif assignable à l’Errance des hommes dans la Nuit.       Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait plus souffrir que lorsqu’on la connait parce que la souffrance indéterminée est plus douloureuse que la souffrance dont la cause est connue car on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon un remède du moins une raison d’espérer. Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même c’est pourquoi infliger des souffrances à un enfant est la chose la plus monstrueuse du monde !       Le savoir authentique : moment de la recherche de la Vérité postule l’ascèse purificatrice de la jouissance (orale anale et oedipienne). Produit de l’activité discursive médiatisée par la Loi le savoir authentique (qui sait qu’il sait) a pour lieu privilégié le système symbolique. C’est pourquoi le « savoir universitaire » reçu sans ascèse préalable (par biberonnage) ne saurait constituer l’instrument adéquat pour la Recherche dans la perspective de la philo-sophia : « amour de la Vérité ». Les systèmes philosophiques ne sont que les produits spécieux de la spéculation sur le savoir universitaire reçu par biberonnage.       Comme les Stars du spectacle jouent à être heureux ainsi les dirigeants politiques se veulent-ils rassurants même au bord du « gouffre ». C’est de leur capacité de déni que ces hommes (objets d’admiration universelle) tirent l’art de duper les autres.       La cécité psychique de l’être « tout-puissant » est telle que devant un danger menaçant il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise la situation : c’est sans le soupçonner que l’être tout-puissant bascule dans néant. La magie du déni est la « défense » de l’être tout-puissant dans les pires situations.       La mère toute-puissante qui a fait de son enfant son phallus ne tolère pas que celui-ci soit arraché à son emprise par le père pour l’initiation personnalisante. En effet cette mère « phallique » vit la séparation et l’éducation de l’enfant comme une « castration sèche » et pour l’empêcher elle est résolue à perpétrer le meurtre du médiateur.       La détermination des sexes par l’initiation précède et conditionne les autres. C’est pourquoi dans les sociétés sans initiation nul  n’assume la « finitude humaine » et les catégories sociales dont il participe ce qui a pour conséquence de générer un état social où les êtres envieux passent leur temps dans les « luttes de castration ».     Avec une mère « envieuse » le désir de reconnaissance sexuel de l’enfant n’est jamais satisfait ce qui a pour effet de le condamner lui aussi à l’état d’indifférenciation aussi bien sexuelle que sociale incompatibles avec la socialisation. L’origine des difficultés d’insertion est à chercher dans la question d’identité sexuelle.       En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet et soumettre ensuite celui-ci à l’activité médiatisée par le Verbe créateur de de formes préverbales « constituantes » de la structure du langage le porteur de verbe démontre la primat du Verbe. La sublimation la maitrise symbolique de l’objet et la création du langage sont les éléments de preuve du primat du Verbe. Le langage étant le produit de de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.         La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche l’existant sur la Mer démontée. Sans la Loi il n’y a pas d’espoir et les jouissants sont des épaves qui flottent. L’existant : le porteur d’espoir du monde des possédants et des dé-munis.       L’important pour l’être humain ce n’est pas de combler son manque afin d’ éviter les affres de la frustration mais d’avoir les moyens culturels de symboliser ses pulsions persécutrices toujours renaissantes ; la satisfaction de celles-ci n’est jamais définitive et après la jouissance viennent toujours les affres de la frustration dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.       Ce qui est façonné avec force et terreur est illusoire et résiste pas à l’épreuve de la réalité : le Verbe est le principe de la création. C’est pourquoi le tyran qui s’acharne à bâtir par la force et la terreur mérite d’ être considéré comme le « Singe de Dieu ».       A force de contourner la Loi le pervers la vide de son contenu et se croit en droit de proclamer que la Loi n’existe pas et que c’est son Désir qui est la Loi. C’est ainsi que le pervers prépare sa chute dans le « trou » où il bascule inexorablement lorsque son désir de toute-puissance bute sur un obstacle in-surmontable et qu’il perd son phantasme de grandeur.       Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu pour combler son manque L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont les pulsions basiques que la femme et l’homme à l’état primitifs (immatures) doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.       La Loi instrumente l’être « possédé » pour créer la société des hommes en faisant la promotion de l’initiation pour infliger la castration symbolique à l’être bisexuel originaire et mettre les produits de celle-ci l’homme et la femme dans la relation de différence dans l’unité. C’est parce que l’être non initié constitue une redoutable menace pour la société que les Pères-fondateurs ont préconisé la marginalisation des êtres non initiés voire la mise à mort de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.       Les dirigeants des Nations prédatrices qui sacrifient sous des prétextes fallacieux des vies humaines à l’intérêt de celles-ci différent-ils dans le fond des dirigeants des petits pays  qui immolent des enfants dans des « rituels » pour accéder ou se maintenir au pouvoir ? C’est le désir hallucinatoire d’apothéose qui « sous-tend » (inexorablement) l’exerce de la « magistrature suprême » !       Le terroriste est un homme en qui la violence a atteint un niveau tel qu’il n’éprouve plus le besoin de la justifier par des raisons fallacieuses : le terrorisme est la forme spectaculaire du « passage à l’acte ». De ce point de vue on est fondé à dire que l’être tout-puissant qui dirige le monde est un terroriste « honteux ».       Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance pour la domination du monde. L’émergence de la société et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe du porteur de phallus qui a mis sur pied le système d’initiation pour favoriser la détermination des sexes et la structuration symbolique du primitif de l’homme primitif à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ». Actuellement c’est par la déstructuration de l’homme « fasciné » par le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance assure sa domination dans la société des hommes.     Si la mère (par définition) « possessive » ne dispose pas d’outils nécessaires pour soumettre à l’activité symbolique les pulsions qui l’attachent à l’enfant celui-ci court le risque d’être captivé et réduit à l’état infâme de « fétiche ». La fonction assignée au père est de sauver l’enfant de l’abjection.   La fonction « castratrice » assignée au père s’interposer dans le contact enfant-mère symbolique et de favoriser la création des conditions favorables à la « socialisation ». Le père pusillanime qui manque à ce devoir et condamne l’enfant à à la dévoration de la mère est coupable de « crime contre l’Humanité ».       Les hommes que l’éducation a privé du Souverain Bien : la conscience sont mal dans leur peau et cherchent l’ « objet manquant » dans l’activité d’ accumulation effrénée du Capital qui débouche sur la « conscience malheureuse » ce vécu de rage qu’on a d’avoir passé à côté de l’essentiel. Le capitaliste est accapareur parce qu’il sait que « l’argent ne fait pas le Bonheur ».       La Loi est le principe plus ou moins conscient de tous ce qui existe : l’astre la plante l’animal et l’homme à plus forte raison. C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi à certaines personnes supposées au-dessus ou au-dessous de la Loi parce qu’elles sont dotées la capacité de « noyer » leur conscience dans le jouir ou la suractivité qui leur permet de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.       Les gens ont plusieurs manières de se « défendre » contre les tourments de la conscience coupable dont l’une des plus usitées est le refuge dans la suractivité. Ce sont les êtres activistes qui donnent l’impression de surabondance de vie et font croire que la Loi est un leurre qui n’existe pas. La fonction assignée de la suractivité est donc de noyer les tourments la mauvaise conscience.       Quand on a vu la catastrophe (le nazisme) à laquelle le mépris de la médiation du Verbe a pu conduire les êtres humains on est effaré et on se demande ce qu’il convient de faire pour éviter cette monstruosité et on se convainc du bien-fondé de l’initiation accoucheuse de la relation de personnes. L’initiation est la loi fondatrice à laquelle les descendants des hommes traumatisés par les privations demeurent inexorablement réfractaires.       La philosophie occidentale est le résultat de la subsomption de la vision du monde indo-européenne sous la forme du Langage dont l’appropriation exige le paiement de la «Dette » aux ancêtres-fondateurs kémites. Vision du monde « sous-tendue » en conséquence par le Désir de toute-puissance consubstantiel à l’état de nature. C’est le désir de toute-puissance non soumise  à la castration symbolique qui est re-baptisé sous les terminologies de « Volonté d’être » par Schopenhauer « Volonté de puissance » par Nietzsche « Volonté de la Volonté » par Heidegger.       L’infiltration continue et la fureur conquérante des foyers de la civilisation ont dispensé les Barbares de s’acquitter de leur « dette symbolique » à savoir la circoncision l’excision symboligène aux Ancêtres fondateurs de la société. C’est ainsi que les « nouveaux civilisés » grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils n’avaient pas créés croient naïvement que les Actes fondateurs (l’excision et la circoncision) sont inutiles et les méprisent en tant que « mutilations des parties génitales » et  atteinte à l’intégrité de la personne qui n’existe pas avant l’initiation structurante.       Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige que les hordes de Barbares envahissent les régions prospères de s’emparent des produits patiemment élaborés et accumulés de leurs activités productrices. Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent de cette pratique atavique des Aryens comme si elle constituait une plus-value apportée à la Nature. En fait les peuples prédateurs sont attachés à l’état de nature parce que la poussée pulsionnelle leur permet d’envahir les peuples socialisés par l’initiation structurante et de les dé-posséder des produits de leurs activités productrices mais en violation flagrante de la Loi.       N’est-ce pas le phantasme régnant selon lequel l’intérêt du puissant (dont la transposition au plan économique est la Règle du profit maximum) veut qu’il s’approprie le sous-sol et les produits du labeur du faible qui présida à la conception de la Loi de l’Histoire selon Hegel ? Dans ces conditions la notion de « droit des Nations » : un leurre ?       La philosophie : sentier de la Quête du Savoir et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre) a pour vecteur le Langage structuré par les formes préverbales elles-mêmes créations de l’activité plastique « sous-tendue » par le Verbe. La philosophie postule donc le meurtre symbolique de la Nature-Mère par l’activité initiatique. C’est pourquoi il est faux et mystifiant de prétendre que la philosophie a fait son apparition en Grèce ( la philosophie est grecque a dit Heidegger) qui ne connaissait pas la « coupure » avec la Nature par la circoncision et l’excision autrement-dit : par la castration symbolique.       Alors que le désir de « fusion avec Dieu » mobilise l’impétrant et le contraint au dépassement de soi par la Quête incessante la Volonté de toute-puissance jette l’« être de pulsions » dans les affrontements meurtriers qui le confrontent à la culpabilité ainsi qu’au vécu mortifiant de déchéance mortifiant. La culpabilité de l’« être-là » et la « sommation » d’exister ne sont à la vérité que leurres de philo-sophe en mal de justification.       Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité) passèrent de la Nature à l’état social à la faveur de la médiation de la technique d’initiation dont les Acte fondateurs furent la circoncision et l’excision : castration symbolique sans laquelle il n’y a pas d’activité symboligène pour compenser la perte. C’est ce passage non négociable au primitif qui aspire à l’état social que pour le malheur de l’Humanité les migrants hyperboréens méconnurent dans leur ardeur conquérante de la civilisation. L’absence d’initiation et d’activité symbolique sont incontestablement les raisons assignables à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.     Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de la castration symbolique relève de l’Imaginaire « sous-tendu » par le plus-de-jouir dont le profit maximum est le versant économique. L’activité philosophique elle-même qui se veut désintéressée non médiatisée par la castration symbolique relève de l’Imaginaire et n’a pas de point de contact avec la réalité dont la structure symbolique est le vecteur.     L’homme accomplit son humanité en se mettant sa vie au service de la Vérité : le réputé « grand penseur » qui déforme la Vérité pour des raisons de narcissisme se disqualifie et se prive lui-même de ce titre. « Penser » c’est servir la Vérité.       C’est sur le terrain de l’anthropologie où le narcissisme se glisse en contrebande qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui respecte la Vérité que le sophiste n’hésite pas à sacrifier aux exigences du narcissisme. ainsi les « grands philosophes » Kant Nietzsche Hegel Heidegger En donnant dans le racisme qui dénie à l’homme noir son rôle fondateur de l’Histoire sont-ils en dernier ressort disqualifiés comme philosophes autrement-dit : amoureux de la Vérité.                             La Vie est la graine de pô : vide de contenu elle laisse sur leur faim les hommes affamés de plénitude d’être. Ce sont le désespoir et la révolte qui « sous-tendent » les affrontements des hommes.       C’est parce que la libido liée au prépuce et au clitoris n’est plus détournée par l’initiation dans la création des liens sociaux et de la culture authentiques que les hommes attachés à la bisexualité mythique s’investissent dans le plus-de-jouir et la lutte pour le profit maximum. La mépris du principe fondateur (la détermination des sexes et leur structuration par la « parole forte » de l’initiateur) est  la cause assignable au retour à la barbarie des temps préinitiatiques.         L’activité créatrice est la propédeutique au renoncement à la jouissance par l’activité symboligène. Nul ne peut « maitriser » la jouissance sans la médiation de l’activité créatrice et symboligène qui constituent les « ouvertures » sur la transcendance : lieu atopique des béatitudes postulées. La fonction de la foi en l’éternité c’est de dis-qualifier la jouissance du corps !       Alors que dans la névrose obsessionnelle la trace anale est ce qui qui fait fonction de « garde-fou » et qui empêche de basculer dans la « fosse anale » dans l’état normal ce qui préserve de l’interdit de jouir et de la psychose c’est le « beau-reste » ou forme préverbale chainon du Langage. C’est pourquoi le rituel compulsif  est est la manifestation de la névrose obsessionnelle alors que l’état normal  se « sous-tient » de la capacité déterminative du Langage !       Les hommes qui refusent obstinément l’initiation se condamnent à demeurer dans l’état primitif en se privant de la structuration symbolique que leur avidité juge superflue. En effet contraints à idéaliser leurs pulsions afin d’ éviter des blessures à leur narcissisme primaire ces prédateurs humains sont condamnés à l’insatisfaction dont se nourrit leur compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.       Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas acquis et laisse insatisfait : le prédateur en a la preuve par le vécu même s’il s’évertue à « donner le change » en affichant l’apparence du Bonheur à faire envie. La satisfaction est la sanction du mérite.       C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité transformatrice de la matière et échangée sur le marché contre celle d’un autre qui est objet de consommation de l’être structuré par le système symbolique. Le prédateur est un être non structuré donc un être avide qui pour tenter d’exorciser son angoisse de mort s’empare par violence de la vie d’un autre. Un primitif anachronique l’homme « possédé » par la fureur de vivre qui ne connait pas l’ activité transformatrice.       La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne à la lui arracher et à se l’approprier en phantasmant la toute-puissance. La plupart des hommes donnent l’impression d’abandonner leur vie au prédateur : illusion. L’aliénation est la technique d’ hibernation par laquelle l’homme faible se « défend » quitte à ranimer la flamme de sa personnalité lorsque les circonstances favorables se présentent. Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus » de céder à la fureur du prédateur et résistent par l’activité créatrice originale pour non seulement revendiquer leur survie en corps mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».     Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer le modèle universel pas seulement pour la technique de faire du profit maximum ou ce qui concerne les manières de table mais surtout faire fonction de référence morale à ceux qui ne sont pas parvenus à ce sommet de l’Evolution. Sinon cela reviendrait à réduire le mode de vie de l’homme civilisé à un «  jeu d’hypocrisie » dommageable à l’idéal de l’ Humanité. Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.       La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée par les différences dans le monde dont la différence des sexes est fondatrice est l’origine  de l’activité culturelle par les sentiers hors du champ de la Nature. C’est ainsi que l’initiation nous apprend que par essence les dieux sont parfaits par conséquent bisexuels et que la détermination des sexes est nécessaire à la différence et à la complémentarité dans l’égalité des partenaires sociaux. Telle est donc la Vérité sur laquelle doit reposer les relations non seulement sexuelles mais sociales aussi.                   La préservation des « beaux-restes » postule la castration symbolique (substituts de la circoncision et de l’excision symboliques.) C’est par la voie des « beaux-restes » que l’homme primitif fait son entrée dans le système symbolique et acquiert le « droit à l’insertion sociale »       C’est par la préservation des « beaux-restes » que l’homme primitif é-mer-ge du système clos de la Nature pour faire son entrée dans la société des hommes structurée par le système symbolique. Les beaux-restes constituent le prix de la « Dette symbolique » au Père inégalable de la société des hommes.       Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de fonder son « être-là » par la préservation de « beaux-restes » : traces parlantes appelées à témoigner de son passage sur terre. Les beaux-restes sont des signes dont la fonction est de permettre à l’être-là de payer sa « Dette symbolique » au Père-fondateur de la société des hommes.           La société libéro-capitaliste n’est pas propice à la préservation de « beaux-restes » bien au contraire la société libéro-capitaliste est fondée sur la négation des beaux-restes et la revendication du « profit maximum » ou de la jouissance sans tabou. L’émergence des beaux-restes     dans le système destructeur libéro-capitaliste est un signe porteur du désir de Refondation.     Les êtres socialisés développent l’aptitude à l’interaction (prémisse de la relation sociale) dans le contact précoce avec une mère symbiotique aptitude que la mère fusionnelle étouffe. C’est pourquoi l’être qui s’est identifié à cette dernière (le pervers narcissique) est « réfractaire » à toutes médiations et privé de la capacité d’insertion sociale.     La constitution et le développement d’une nation postule la mise en place de conditions favorables à l’é-mer-gence des familles structurées par le système symbolique générateur de paix sociale et du sentiment de sécurité sans lesquels il n’y a pas une nation d’hommes accomplis.       La fonction du système symbolique est de maîtriser les pulsions d’apaiser l’être naissant et de créer les conditions favorables à son développement harmonieux. Le système symbolique constitue la Serre de la graine de l’Homme.       Une famille non structurée par le système symbolique n’est pas une famille mais un système qui se dévore elle-même comme un « monstre autophage ». La structuration symbolique est constitutive de la famille ce lieu d’éclosion et d’épanouissement de la graine de l’être l’humain !     Pour éviter de chuter dans le trou noir de la psychose l’être non-structuré est forcé de phantasmer continûment la jouissance orale sur le mode de l’ex-stase. Le « fading » de l’objet phantasmé est à l’origine des passages à l’acte qui déchirent la société des hommes.     L’existence des hommes qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique est déterminée par la réminiscence du sein de la mère auquel ils aspirent à se raccrocher (à travers ses figures substitutives) afin échapper aux poinçons de la frustration. C’est pourquoi l’existence des hommes non structurés est ponctuée de passages à l’acte.       L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques bascule et s’aliène dans le vécu de toute-puissance. C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame dans la forêt dense il fonce sur les faibles et les piétine sans le moindre scrupule au risque de basculer dans le trou : piège posé sous ses  yeux malvoyants. L’espoir du faible et l’alternance sont inscrits comme un châtiment inéluctable dans les comportements de l’être anal-sadique.       Le monde est régi par l’Economie basée sur la règle sacro-sainte du profit maximum qui exclut la morale et la fraternité humaine. Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est le comportement sadique des dominants qui ignore la Loi : principe du monde dont la transgression est fatale à l’agent.       Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau d’initiation qui sépare l’enfant-phallus de la mère toute-puissante et favorise le processus de son humanisation par l’activité artistique créatrice du système symbolique dont l’appropriation culmine à l’é-mer-gence de l’ « être de langage » L’initiation est la voie de la quête sans fin  du Savoir       L’angoisse de mort non maîtrisée dans une activité symboligène et vécue sur le mode imaginaire est responsable de bien de maux plus ou moins graves imputables au manque de système d’initiation.         Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas exorciser l’angoisse de mort qui le taraude pour être inapte à symboliser les pulsions de destruction qui la génèrent il est condamné à commettre un crime réel ou imaginaire qui consiste à se jeter dans dans un rapport de jouissance où le partenaire est halluciné comme une personne sacrifiée dans un « délire de dévoration ».       C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe capable de résister à la fascination de la jouissance qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère que l’homme de la « jouissance sans tabou » est condamné à remplir. C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner notre Humanité en souffrance est sans doute la quête du « Savoir initiatique » pour assurer la « délivrance » de l’Humanité « objet de captation » de la mère toute-puissante !       Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant que la colère de la femme substitut de la mère jette dans l’effroi ce qui pousse l’homme à faire tout pour éviter de s’exposer à l’ire du substitut de sa mère. C’est pourquoi l’homme reste soumis à la femme et collabore dans la perversion sexuelle au risque de sacrifier les droits de l’enfant. Telle est sans doute la raison pour laquelle l’Humanité demeure dans l’état de gestation.       S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris que la circoncision et l’excision symboliques retirent au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum (qui réduisent l’être humain à l’état d’objet) pour l’investir dans la promotion des relations sociales et dans la création d’oeuvres culturelles on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas originale mais relève de l’ « imitation de la Nature » selon la théorie aristotélicienne et de la réadaptation des oeuvres originales créées par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée. D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau » de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.       A l’origine des guerres « toujours recommencées » il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme porteur de Verbe qui renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri de la fureur de la femme revendicative à se laisser enfermer dans la clôture de la perversion sexuelle. Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante mais l’homme qui se castre pour lui complaire !       Quand les hommes seront lassés des guerres pour le profit maximum et le plus-de-jouir ils aspireront à la paix afin de sauver les « beaux-restes » fondements sacrés de l’Humanité. Il est clair que ce qui est imposé n’a aucune chance de prospérer : on ne prend conscience de la valeur d’une chose qu’on aime que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.       Pour qu’une « famille humaine » : structurée par le système symbolique émerge de la lutte originaire des sexes il est nécessaire que l’homme et la femme bisexuels aspirent à la « paix des braves » et à cette fin consentent à renoncer à leur deuxième sexe et souhaitent la médiation d’un être porteur de Verbe. Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix et de renoncement à la Jouissance pour la satisfaction sexuelle partagée la détermination des sexes et leur relations complémentaires génératrices de la famille sont impossibles.       La politique de l’assimilation était une tentative d’aliénation car elle visait à arracher par la force et la ruse une personne à sa mère pour lui offrir une autre civilisée et blanche. Cette politique est vouée à l’échec pour méconnaître le fondement narcissique sur lequel repose la personnalité.     La mère est le premier amour de l’enfant et le fondement du narcissisme. L’amour de l’enfant pour la mère est inconditionnel et le narcissisme ne se négocie pas. Il est imprescriptible même s’il donne l’impression de se renier dans certaines pathologies (perversions). C’est pourquoi on est fondé à dire de ces gens qui foulent aux pieds le narcissisme des autres (faibles) ou qui s’acharnent à les assimiler qu’ils ont des problèmes avec leur propre « moi » en fusion avec une mère non symbiotique. Le narcissisme est le fondement sûr de l’existence humaine.       Le danger des hommes porteurs de l’illusion de toute-puissance est la fureur des pulsions sadiques qui éteint la lumière de leur conscience et les bascule inéluctablement. dans le « délire de grandeurs » fatal aux faibles qu’ils réduisent en déchet. Aucun homme n’émerge là où l’être tout-puissant règne en maître.       L’impétrant qui est attentif à ses états sait que l’être investi par les pulsions de puissance et de possession est exposé au délire de grandeurs. C’est pourquoi il a la sagesse de les évacuer sur un Support et de les transformer en formes pré-verbales éléments constituants du Langage dont la fonction est de structurer l’être qui aspire à la toute-puissance et d’humaniser son « désir d’apothéose » qui le contraint à sacrifier son prochain aux plans imaginaire symbolique et réel.       Quand l’homme a perdu sa structure il lui reste l’argent auquel il s’accroche comme le bousier au crottin. En effet privé d’argent l’ « être-de-pulsions » bascule i-né-luc-ta-ble-ment dans le « trou noir de la psychose ».     En conseillant à leurs clients de faire des sacrifices humains pour devenir tout-puissants et riches dans la jungle où nous  survivons les marabouts veulent sans doute signifier que l’option du travail est aride et sans issue et que la voie royale qui mène à la puissance et à la richesse auxquelles les hommes aspirent est le sacrifice humain qui étouffe l’empathie de l’homme et le rend cruel envers son prochain. En effet puissance et richesse sont incompatibles avec l’humain.       Si « Polémos est la Mère de toutes choses » et si elle a donné naissance aux statuts du maître et de l’esclave (éléments organisateurs de la société) comme l’a théorisé le philosophe Hegel on doit toutefois préciser que ce postulat n’est vrai et vérifiable que pour l’homme aryen dont la vision du monde est d’essence dualiste à la différence de la vision du monde Kémite caractérisée par un principe médiateur En effet c’est à « Polémos » que les Barbares indo-européens doivent la conquête de la société kémite dont la circoncision symbolique est à l’origine.     A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui se réfugient dans le monde idéal en affirmant qu’ils sont ce qu’ils voudraient être ainsi certains adultes et collectivités ont-ils la propension à se doter de qualités dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser leurs propres défauts dans les autres. C’est la fonction assignée à l’initiation de désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et de les ramener dans la dure réalité qu’ils fuient « à tire d’ailes » Le monde est ce qu’il est parce que ce travail n’est pas fait par manque d’un système d’initiation idoine.         Afin de exorciser les affres du Manque inhérent à l’ « être-au-monde » l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable en se berçant de l’illusion d’échapper à la fatalité : la mort après s’être identifié au sacrifié par le subterfuge de la « magie de substitution. » La finalité phantasmatique assignée au sacrifice humain : se ressourcer à la source vivifiante de l’Un en niant la différence entre le Moi et l’Autre !       En considérant la récurrence des crimes rituels singulièrement en temps de crise sociale on est fondé à croire que le simple fait de transférer ses pulsions sadiques sur un animal (le mouton) et de l’égorger ne suffit pour apaiser l’être taraudé par l’angoisse de mort. Autrement-dit : le rituel de sacrifice d’un animal ne constitue pas en soi une thérapie. Il faut avoir le courage de le clamer : les « beaux-restes » en psychart-thérapie ont un pouvoir thérapique autrement plus libérateur que les rituels magiques primitifs.       Les Barbares à l’Imaginaire débordant de pulsions de tout-puissance surgirent et balayèrent sur leur passage la petite société des hommes structurés par le système symbolique et subsumèrent leurs pulsions sadiques sous la « peau de léopard » des vaincus. Tel est le secret de cette société caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »       L’homme non structuré est un infans qui dévore (en imagination la mère frustrante) pour exorciser le vécu de mort qui le taraude et jouir du « sentiment d’être ». De la même manière l’homme rongé par l’angoisse de dés-être est contraint à sacrifier son semblable afin de garantir son « être-au-monde ». Il faut juguler la paranoïa pathologie congénitale de l’Homme : en  faisant la promotion d’un système d’initiation dont la fonction serait de produire des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.       Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui non-structuré par le système symbolique phantasme l’accomplissement de son être comme le résultat du sacrifice de l’Autre. Il est illusoire de parler d’existant authentique .       Lorsqu’on démystifie le discours trompeur dont les idéologues l’affublent on découvre que l’Humanité n’est pas ce groupe d’hommes qu’on croit affranchis de la Nature mais une sorte de termites qui au contraire des autres se divisent en dévorants et dévorés. Il faut sauver l’Humanité de sa pathologie actuelle de schizophrène.     Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle nous confronte à des souffrances inouïes que nous devons nous laisser-aller à phantasmer le retour de Dieu « parti à la retraite » dans un endroit de l’Univers inconnu des hommes (selon le témoignage des ancêtres) pour nous dé-charger sur Lui des exigences de l’existence. Nous sommes contraints à l’obligation de travail pour assurer notre subsistance. En partant à la retraite Dieu a veillé à imprimer en l’Homme le Verbe pour éclairer ses pas dans la Jungle du monde.       Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes) ont perdu le sens du mérite et ont régressé aux périodes de la cueillette où le travail n’existait pas encore et où il recevait tout de la Nature-mère. C’est ainsi que « pour les besoins de la cause » la société s’est divisée en deux groupes distincts et complémentaires : celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont sustentés comme des enfants. L’humanité actuelle est fascinée par le modèle de la « vierge à l’enfant » dans une vision phantamatique qui l’aliène à la réalité.       C’est un fait que malgré les beaux discours sur le « droit des gens » les sociétés humaines sont encore régies par l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges (primitifs) enfouie au fond de l’inconscient. Non structuré par le système symbolique chaque homme aborde encore son semblable « sous-tendu » par les pulsions de le contraindre à devenir son « bon objet ». Et c’est toujours le rapport de forces inégales et non le droit qui décide du statut social de l’homme faible. Est-ce à dire que mystifier est la fonction des beaux discours sur les droits des gens ? En effet sans une technique d’initiation pour s’approprier les valeurs sociales leur mise en pratique reste une vaine illusion.         Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence du système symbolique : fondement de la société des hommes qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne). L’Histoire nous apprend que comme ce fut le cas pour l’appropriation du feu les hommes primitifs se livrèrent à des invasions répétées pour s’emparer sans initiation de ce feu symbolique qui finalement élut domicile à Rome avant de se répandre dans le reste du monde vidé de son contenu : les « traces » parlantes que l’impétrant reçoit de la transcendance sur le mode de l’épiphanie. Telle est la cause assignable à l’aliénation de l’Humanité privée de structure symbolique qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens qui rayonne encore du Langage  vide que les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.     Si une mère refuse la castration symbolique et si elle phantasme son enfant comme son phallus imaginaire elle n’acceptera pas la médiation castratrice du Père . Il est nécessaire que la mère bisexuelle se soumette à la castration symbolique pour dire oui à la médiation structurante du Père « accoucheuse » de l’Humanité accomplie.     Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas la castration symbolique : condition nécessaire au désir du phallus et à la compensation du « manque » par l’activité créatrice de substituts du phallus l’ « envie de pénis » qui la travaille au corps ne sera pas résorbée et l’enfant d’homme sera sacrifié pour tenir lieu de substitut imaginaire du phallus. L’initiation est l’activité productrice de l’être social.       Le refus de soumission est vécu par l’homme aliéné à l’illusion de toute-puissance comme une mutilation de son être qui exige une sanction exemplaire dont l’objectif est de briser toutes résistance. C’est pourquoi là où règne un être mégalo-maniaque il n’y a pas d’humains mais des zombies.       Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique : les scansions dans le processus d’accumulation du savoir étant révélatrices des figures successives du Père. Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».       Les sociétés sans initiation sont des sociétés dans lesquelles la mère toute-puissante a castré le Père et dévoré son phallus. D’où la nécessité pour favoriser l’émergence des sociétés à initiation de soumettre la mère toute-puissante à la « castration » afin que son substitut symbolique dans une relation symbiotique ouvre la voie à l’apparition d’êtres pourvus d’une structuration symbolique.       Les gens qui refusent l’initiation non seulement n’ont pas de Père mais n’en désirent pas car c’est l’initiation qui gratifie d’un Père. Le problème des sociétés sans initiation est celui des sociétés sans Père..       L’humanité est la progéniture de la mère androgyne qui en s’auto-castrant transféra son phallus sur un de ses fils dont la fonction fut de tenir lieu de Père. Il est donc pertinent de dire que le Père porteur de phallus est à l’état potentiel dans le sein de la mère toute-puissante et qu’il sera délivré à la faveur de la castration symbolique de la mère dans un processus d’initiation sans fin.       La société négro-africaine : du sommet (les politiciens) à la base (le peuple) en passant par la classe moyenne (les intellectuels) tout le monde aspire à se « couler » dans le moule de la civilisation et à devenir blanc sous le masque noir. Nul ne s’inquiète de l’envahissement de la culture négro-africaine basée sur le principe de la solidarité par la culture européenne régie par l’égoïsme et le « profit maximum ». Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.       Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au renversement du vécu de chacun (substitution) sans que pour autant la Loi fondatrice change. Il y a eu simple adaptation d’un partenaire à l’évolution circonstancielle de l’autre comme c’est le cas dans la perversion sado-masochiste où la position sadique peut se renverser en masochiste et inversement (alternance des positions). La vrai changement postule la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».     Il existe des hommes qui fuient leur identité pour se réfugier dans la vôtre (dont vous leur avez ouvert la porte dans un « mouvement d’empathie ») et qui s’acharnent à vous expulser de votre propre « maison ». Cela a pour effet  désastreux de vous contraindre à endosser leur identité dont ils ne veulent plus et à basculer dans le trou noir de la psychose. C’est le « sous-tien » de l’imago des parents et la structure psychique qui en résulte qui confèrent le sentiment de permanence au vécu d’identité de la personne et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.       Si les fondements de la civilisation sont sapés et si l’Humanité est confrontée à une crise structurelle il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier les agents de la destruction les neutraliser et les contraindre à collaborer à la reconstruction. Cela ne sert à rien de se lamenter et de chercher des boucs émissaires par monts et par vaux .       Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance se sont posés en créateur originaux de la civilisation et mis les promoteurs historiques à la place de ceux qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire » ne nous livrent pas le secret de cette civilisation dont ils se disent les garants si bien que nous sommes obligés de les considérer comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  » Aliénée l’Humanité est la victime de la force matérielle et du bluff associés.       Si nous vivions dans un monde civilisé comme ils le chantent tous les jours nous n’assisterions pas à ce spectacle où les puissants s’acharnent sur les faibles foulent aux pieds leurs droits et les utilisent comme objet de production et de jouissance. La civilisation postule la maîtrise des pulsions et l’adhésion au principe de la production de ses propres moyens d’existence. Autrement dit :  l’autonomie de la personne et l’acceptation de l’autre.       C’est en voulant sauver sa vie de la captation du grand Autre et réaliser ses potentialités que l’être porteur de Verbe peut la perdre dans le conflit et non parce qu’il désire sacrifier son être à l’instar de l’ « hypnotisé » qui est floué de son essence en cherchant la toute-puissance par l’absorption-fusion.. Pour l’homme une mort n’est pas identique à une autre : mourir  en se battant pour l’ex-sistence n’est pas la même chose que la perdre dans la poursuite de la jouissance.       Même le sacrifice de leur dignité que font les hommes (en devenant des déchets) aux fins de satisfaire le désir de toute-puissance du maître ne comble pas celui-ci. Devant son « repoussoir » volontaire le maître a le vécu d’être une dupe et fait une crise paranoïaque où il accuse la victime d’être son persécuteur ! Peut être avons-nous tort de faire le sacrifice de notre dignité dans l’espoir de combler le maître afin qu’il nous « laisse tranquille » dans notre déchéance. Et si finalement ce que veut le maître était de recevoir les sanctions méritées ?       Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet » au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif le tyran entre en fureur et « fabrique » des comploteurs tapis dans le peuple réduit en déchet. Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas un système d’initiation pour lui infliger à la castration symbolique Finalement la tyrannie doit être considérée comme une exigence d’ « opposition » inébranlable.     Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant est qu’il exige un amour oblatif de sa victime qu’il s’acharne à agresser et à humilier. L’être qui aspire à la toute-puissance n’atteint son objectif que dans la relation sado-masochiste où la victime aliénée se délecte du « bonheur dans l’esclavage » en baisant avec reconnaissance les mains augustes du Maître tout-puissant.       L’homme est un « pauvre hère » qui naît dans la Décharge publique et qui ne survit qu’en se nourrissant de restes comestibles. Toute sa vie l’homme la passe marqué au poinçon indélébile de sa détresse originaire qu’il s’efforce (en vain) de masquer. Sous ses airs de « grandiosité » l’homme reste un être en détresse.       Le Verbe est principe de structuration des pulsions en formes préverbales dont la fonction est d’ « inter-dire » La non appropriation de ces constituants du Langage faute de relations précoces avec une mère symbiotique condamne au comportement transgressif de l’homme  promis à la  psychose.       Non soutenu par une structure symbolique l’être confronté au désir de toute-puissance basculera facilement dans la perversion sado-masochiste et se délectera du bonheur dans l’esclavage . C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé les esclaves noirs du naufrage absolu dans le sado-masochisme et qui a offert au monde ces « héros » afro-américains que nous connaissons.       Tout se passe comme si un principe créateur immanent à la Nature et se prolongeant dans les artistes inspirés était à l’origine de ces traces parlantes . Tel est le mode genèse de la conception du Langage conçu comme une épiphanie .       Il faut être aliéné et délirant pour croire que l’autre homme est votre propriété et s’acharner à le traiter comme tel. Ce qui enferre ce paranoïaque dans son délire c’est qu’il y ait des hommes pour adhérer à son délire de grandeur. Tout se passe comme si l’Humanité était sous hypnose : aliénée au phantasme de jouissance sado-masochiste pour « forclusion du Nom-du-père ! »       Imagine t-on la situation d’un fœtus enfermé sans ouverture symbolique dans les entrailles d’une mère toute-puissante : livré à la fureur des phantasmes « sous-tendus » par les pulsions anales-sadiques ? Pénétré par celles-ci il est voué à devenir le phallus de sa Mère à qui la porte d’entrée dans la société des hommes est définitivement interdite. Tel est le mode de reproduction de la société actuelle (sans initiation).           L’avenir de l’humanité se joue dans les relations précoces de l’enfant voire dans le mode de gestation d’une mère initiée ou non. L’aptitude à l’humanisation postule une mère symbiotique et un père porteur de Verbe pour collaborer dans l »harmonie au cours du « processus éducatif. »       La fonction de la structuration symbolique initiée par la mère symbiotique et poursuivie par le père porteur de Verbe est d’édifier une barrière protectrice entre la graine de l’humain et les pulsions afin d’assurer son développement normal dans un terrain propice à ses potentialités. Privé d’une structuration symbolique la graine de l’humain est livrée à la fureur destructrice des pulsions.       Créer c’est verser des larmes symboliques sur le triste sort de l’Humanité souffrante en espérant que le tyran ne comprendra pas la métaphore car il ne veut pas qu’on pleure lorsqu’il inflige les pires exactions mais qu’on affiche le masque du Bonheur pour lui épargner la mauvaise conscience. Le tyran c’est le « double-masculin » de la Grande Mère des origines qui par la terreur maintient l’Humanité « en souffrance ».           La mère symbiotique donne le Langage à l’enfant alors que la mère toute-puissante vit avec l’enfant dans son univers phantasmatique. Le destin de l’enfant est inscrit dans l’état psychique « structuré » ou non de la mère. Le père  est le représentant de la société dont la fonction est de recevoir bon-gré mal-gré l’enfant créé à l’ « image de la mère. »       Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris elle se comportera comme un homme et s’acharnera à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels. L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité a son fondement dans le « monde » phantasmatique du déni de la perception. L’initiation sexuelle qui fait la promotion de la détermination des sexes est le préalable in-contournable à la vie en société.         La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation précède et conditionne toutes les autres sociales : un homme sexuellement indéterminé est un être confronté aux problèmes d’identité qui ne favorisent pas son insertion dans la société. Telle est incontestablement l’origine des perturbations  (identitaires) des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».     Aucune société humaine ne peut é-mer-ger sans l’intervention de la technique de la détermination des sexes à la faveur de l’excision et de la circoncision symboliques c’est à dire la castration symbolique ? L’existence de la société des hommes postule la détermination des sexes : n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence qui est à l’origine du chaos qui menace d’emporter la société des pères-fondateurs ?       Les hommes de cette société sans initiation phantasment qu’ils sont des dieux-vivants parcourent la société des  Pères fondateurs pillant saccageant détruisant tout ce que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos. La société et les valeurs qui la constituent sont les « produits » de l’activité initiatique.       L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas seulement de libérer l’énergie des  patients des blocages pathogènes et de favoriser la renaissance des zombies mais aussi et surtout de « déciller » ces hippopotames à qui on donne la vie afin qu’ils agissent en étant conscients des conséquences de leurs actes. L’objectif de la psychart-thérapie c’est de faire la promotion d’ « êtres sociaux » conscients de leurs actes et responsables.           L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation est une perte inutile d’énergie dont il faut se garder si on veut s’en prendre aux faibles et les réduire à sa merci par la voie obscure de la domination mentale : en leur assénant sa volonté toute-puissante. Se taire pour l’expert en sorcellerie c’est emmagasiner l’énergie utile pour la destruction de ses proies par la voie obscure de la toute-puissance de la volonté. Mais l’initié sait sait que la puissance de la volonté aveugle ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.       L’homme primitif mutant (porteur de Verbe) a démontré le primat du Verbe sur la matière en utilisant celle-ci pour créer des formes préverbales : signes de l’instrumentalisation de la matière informe par le Verbe créateur. Le Verbe est le phallus dont la détention confère le primat à la femme ou à l’homme.           A l’origine le masque était un habit une jupe de raphia que la femme mutante habitée par le Verbe inventa pour cacher son sexe la vulve que l’ignorance congénitale considère comme le résultat de la castration. C’est plus tard que le cache-sexe s’est déplacé sur le visage (sous l’aspect du masque) pour suggérer la croyance aux esprits cachés sous le masque. Sans  nul doute le désir de cacher la Nature sous l’artifice fut-elle à l’origine de la promotion des masques. C’est pourquoi la quête du savoir postule la capacité de dé-masquer.       Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est un être naïf et  vulnérable qui hallucine qu’il « donne le change » pour arborer un masque de sagesse ou de saint que sa malignité dote de toute-puissance. Il n’existe pas de satisfaction plus délectable que celle que procure le geste symbolique de « dé-voiler » la nature hideuse du sorcier et de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.       L’activité initiatique ça consiste dans la mise en ordre du chaos intérieur générateur d’angoisse de mort par l’activité créatrice (pacifiante) de « beaux-restes » autrement-dit de formes préverbales dont la finalité est de doter l’impétrant d’une structure symbolique fondement de sa qualité d’homme. L’être humain accomplit sa destinée par l’initiation.       La famille non structurée autour de l’imago d’une mère et d’un père habités par le Verbe est un système clos : sans ouverture sur le monde extérieur dont les membres sont des réplications de la mère dévorante « sous-tendues » par le désir de toute-puissance qui les maintient dans l’état de conflits abortifs à l’origine de la croyance selon laquelle la famille non structurée est la maison fermée de sorciers.         Le sentier de l’initiation     La psychart-thérapie offre l’occasion de réaliser en imagination sur un support tous les désirs que la société répressive interdit et lorsqu’on se sent « comblé » d’accepter de leur donner une satisfaction symbolique par l’activité artistique créatrice de formes préverbales qui réconcilient avec la société. La psychart-thérapie est une technique d’initiation à la vie en société.     Dans les épreuves les hommes disparaissent de notre vie en laissant un Vide où Dieu émerge pour nous consoler et nous gratifier de joie de vivre. Comparée à la compagnie de Dieu l a compagnie des hommes est l’enfer où les hommes affamés s’empiffrent des hommes réduits en déchet.     Dieu est le Père « abandonné » par ses enfants qui pensent qu’ils le trompent par leurs prières prononcées sans âme dans l’intention de le manipuler. La foi de l’initié se « sous-tient » de la pitié pour Dieu et œuvre à l’imitation de son Œuvre.     Une famille dont l’enfant entre dans une secte l’a « perdu » même s’il revient de temps en temps à la maison avec des problèmes car les sectes ne sont pas partageuses. A la vérité les familles deviennent les squatts de leurs enfants aliénés aux sectes.       Vérité est l’Essence du monde constituée par le système des essences particulières. C’est pourquoi pour régner sur le monde le sorcier baptise le mensonge la Vérité et aliène ceux qui le croient. Il suffit donc à l’homme de vérité de percer le mensonge du sorcier et de dénoncer pour qu’il perde sa puissance imaginaire.     Les hommes se moquent de Dieu lui-même : Dieu a eu raison de se retirer dans un coin du monde inconnu des hommes. Tout ce que méritent les hommes c’est qu’on les laisse face à face avec eux-mêmes pour qu’ils apprennent enfin à s’assumer !     Le Commandement de Jésus selon lequel il faut s’aimer-vous les uns les autres ne suffit pas comme on le voit les hommes continuant à se haïr et à se détruire. Il fallait donc chercher les voies et moyens d’obtempérer au Commandement du prophète. La psychart-thérapie est la technique de maitrise des pulsions de haine grâce à laquelle l’être non structuré acquiert la capacité d’obtempérer à l’impératif divin de s’aimer les uns les autres.       Aux fins d’éviter qu’un homme égorge son semblable pour exorciser l’angoisse de mort qui l’étreint le prophète a institué le « Rituel de substitution du mouton » que Dieu ordonna à Abraham pour qu’il épargne à son fils Isaac le sacrifice par égorgement en attachement à l’expression païenne  de « piété divine ». Mais tout se passe de nos jours comme si les hommes actuels n’étaient pas satisfaits du Rituel de substitution du mouton et demeuraient compulsivement « fixés » au sacrifice de l’homme. A l’origine des difficultés des hommes à accéder Symbolique et à s’ humaniser il y a le haine viscérale de l’homme pour l’homme.       La psychart-thérapie est la technique originale qui favorise la mise en formes symboliques des pulsions de haine destructrice de l’homme pour l’homme et l’agrément de l’objet de substitution grâce à l’évacuation des pulsions mortifères qui ouvre la voie à l’émergence de l’activité artistique créatrice du système symbolique : milieu approprié aux équations symboliques. L’absence de structuration symbolique est à l’origine des difficultés à « symboliser ».       Le mythe de la bisexualité et le sentiment de toute-puissance qui l’accompagne relève de la réaction-de-défense de l’homme « faible et démuni » face à l’immensité de la Nature infestée de vecteurs de mort. La fonction de l’ignorance originaire c’est de protéger l’homme par le déni de réalité cette « cataracte psychique » qui empêche l’homme de savoir ce qu’il a sous les yeux. Le mérite exceptionnel de l’initiation c’est d’ouvrir les yeux à l’homme et de l’engager dans le processus sans fin d’accumulation de savoir qui culmine à la foi en la fusion avec l’Un.       C’est l’amour qui « castre » la femme et la contraint à donner le pouvoir (sur elle) à l’homme qu’elle aime. La relation sexuelle sans l’accord de la femme est un viol qui crie châtiment !           La tradition initiatique enseigne que l’initiation fut introduite par la mère de l’Humanité qui eut la force d’âme d’assumer et de tirer les conséquences bénéfiques de l’amputation accidentelle de son clitoris : son « petit-pénis ». Elle trouva que son nouvel état favorisait les relations sexuelles satisfaisantes et la genèse dans la paix de la vie en société. C’est pourquoi elle exigea la circoncision de son partenaire avec lequel elle fonda la première famille prototype de la société des initiés de qui les hommes actuels ont reçu en héritage le Langage et toutes les formes de la Culture. On est fondé à dire que la Crise actuelle que connait la Civilisation impérialiste est structurelle et que le Refus de l’initiation en est  la cause.       Soumettre un être mal-structuré à des privations inexorables c’est couper le lien ténu qui le lie à la société humaine et le basculer dans l’Illusion de l’Imaginaire où il s’autogratifie de bon-sein c’est à dire le sein réel idéalisé. D’où l’in-conscience des êtres qui dévorent leurs semblables hallucinés comme bons-seins.       Nul ne peut faire son entrée dans le champ symbolique humanisant sans avoir subi la « castration ». En effet c’est par la « césure » de la castration que le Verbe du maitre d’initiation pénètre dans le corps de l’impétrant et structure ses pulsions pour générer le système symbolique à l’origine de la promotion de l’humain.       Afin d’élaborer un imago de bon-sein dont la fonction princeps est d’initier l’activité de structuration : condition d’é-mer-gence de l’humain l’enfant exige de sa mère la maitrise des ses  pulsions orales sadiques comme le fit la Grande Mère qui renonça à la toute-puissance par le sacrifice humanogène de son « pénis imaginaire » ou clitoris. En effet l’imago du bon-sein postule

la castration symbolique de la mère !

      Les réactions de contrariété voire les éclats de voix de la mère aux demandes de l’enfant en mal de gratification révèlent à celui-ci la faiblesse fondamentale de celle sur qui lui sert de « tuteur » et le jette dans la panique et le désespoir défavorables à la création de l’imago du bon-sein : fondement de la structuration de la personnalité. D’où le bien-fondé de l’initiation qui crée les conditions nécessaires à la structuration de la mère premier partenaire social de l’enfant.       La structuration de l’enfant à la faveur de la « création » de l’imago du bon-sein postule que la mère  résiste aux pulsions dévorantes et aux « malaises » de l’enfant dont l’organisme est sous-tendu par les pulsions anales sadiques génératrices d’angoisse de mort. C’est la « compréhension » de la mère grâce à sa capacité de maitrise symbolique qui favorise l’apparition de la confiance chez l’enfant et l’émergence de l’imago du bon sein condition nécessaire à sa structuration. .       Si une mère a peur d’être « bouffée » par son enfant celui-ci ressentira cette peur et pour assurer sa survie il basculera dans la dévoration. La mère structurée qui ne craint pas d’être bouffée est la mère qui favorise l’élosion de l’imago du bon-sein autour duquel s’opère la structuration. D’où l’importance capitale que revêt le stade oral pour l’accomplissement de l’humain.       On entend répéter comme une évidence qu’un être bon ne vit pas longtemps. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans ce monde déstructuré en détresse    l’être bon est halluciné comme le bon-sein sur lequel les frustrés oraux s’acharnent en espérant qu’il résistera à la fureur de leurs pulsions. Les hommes déstructurés actuels se comportent comme des enfants qui testent l’amour de leur mère par la dévoration pour savoir si elle résiste à l’épreuve !       C’est une relation de haine destructrice qui « lie » l’enfant au sein frustrant une relation de haine dévorante que l’enfant identifie à un Foyer incandescent dont il phantasme l’extinction comme une réduction en cendres. L’enfant frustré oral précoce est le « suppôt » des pulsions de mort. Et si les guerres destructrices qui ravagent actuellement monde étaient imputables à l’ « ire » des enfants frustrés oral précoces ?     Les privations orales précoces culminent à la non structuration de l’enfant pour qui les êtres qui l’entourent des substituts du bon-sein offerts à sa dévoration. L’instabilité des êtres sociaux tire son origine de leur fixation au stade oral.     Aristote écrivait que si le travail que font les esclaves « pouvait se faire tout seul » on n’aurait pas besoin d’esclave et que le recours aux esclavages est une nécessité. On pourrait rétorquer à Aristote que  si le travail est prescrit aux êtres « finis »par la Loi il incombe à chaque homme de s’y soumettre et que le recours à des esclaves pour assurer son être-au-monde est un acte qui pervertit l’humain.     Un homme qui violente son semblable et le réduit en esclavage pour qu’il médiatise ses relations avec la Nature commet le Crime contre l’Humanité. C’est un monstre : le maitre que les êtres aliénés admirent.     Créer c’est « dé-poser » une forme sur un support. Dans l’état de contingence l’objet créé court le risque d’être détruit ou conservé par son auteur C’est par le discours dont elle est l’objet que la création est appropriée et devient principe de structuration du créateur.     Le « bon Sein » est le Sein imaginaire créé par les êtres qui ont souffert à l’âge précoce de sévères frustrations orales. Le mérycisme est l’attitude compensatoire de ces êtres dévorants dé-connectés de la réalité gardée jalousement par la mère monstrueuse. La fonction de la psychart-thérapie est de structurer le patient afin qu’il re-descende dans la réalité sociale.     Un obstacle majeur se dresse sur la voie qui mène à l’accomplissement de l’Humanité : le fait que les hommes soient formatés dès la naissance par les mères toutes-puissantes à la relation maitre-esclave. Telle est la raison pour laquelle « être humain » est perçu comme un aveu de faiblesse !     Dans la lutte des contraires pour la primauté la domination absolue est pourvoyeuse de la « Paix romaine » : condition nécessaire au développement tel qu’il est phantasmé par le maitre tout-puissant. Les pays négro-africains constituent la preuve incontestable selon laquelle le développement authentique postule une société structurée par le Symbolique.     Le porteur de la Loi a le courage exceptionnel de s’interposer dans le conflit-duel indécis et sans fin assignable pour «casser » son ressort et le structurer sur le mode triangulaire et faire émerger une structure symbolique. En conséquence le système symbolique ne saurait exister (quoi qu’on prétende) dans la société sans initiation quel que soit le nombre d’institutions dont elle est dotée. Aussi bien est-on fondé à dire que c’est toujours l’Imaginaire qui gouverne dans les sociétés dites « sur-développées ».     La lutte aveugle des contraires pour la primauté ne trouve d’issue que dans la victoire absolue pourvoyeuse de la Paix préalable nécessaire au « Développement » tel que le phantasme le maitre tout-puissant. Les sociétés « sous le contrôle » d’un tyran sont le modèle de la stérilité du système fondé sur la « relation-duelle ». Le développement ? C’est le privilège de la structure symbolique !     L’initié ne s’accroche pas à la foi comme le naufragé à la « bouée ». La foi de l’initié postule le Savoir selon lequel la Loi est le Fondement universel de toutes choses. La « sérénité du Bouddha » substitut de la foi de l’initié résulte du respect de la Loi universelle.     En partant à la retraite dans un coin du monde inconnu des hommes Dieu n’a pas laissé la clé pour permettre de comprendre sa création et se l’approprier. Aussi malgré les efforts que déploie pour percer  le voile de mystère qui enveloppe le monde où il est « abandonné » à l’instar d’Œdipe dans la Forêt l’initié demeure t-il frustré et comme dans un état de contingence radicale. C’est la conscience de ne nuire à personne et d’être secourable à ses semblables qui favorise la sérénité de l’homme dans les pires épreuves de l’existence.       La démarche prioritaire de l’homme soucieux de l’ « Etre » plutôt que de l’ « Avoir » est de s’efforcer de récupérer son moi « en souffrance » dans l’état de fusion. En effet le moi est le fondement de l’existence ce processus sans fin de la quête de l’Etre sanctionnée par la foi de l’initié que perd irrémédiablement l’obsédé de l’Avoir dans le processus d’accumulation du capital : « faux absolu » dans lequel s’aliène la course effrénée de l’impérialisme.       La plupart des êtres que nous prenons pour nos « figures identificatoires » et que nous aimons comme nous-mêmes sont à la vérité des ennemis qui ont réussi à « tromper notre vigilance » en chaussant le masque de l’ami et qui squattent notre personnalité. Le « je » est une organisation minée : sans cohésion et sans existence réelle.       L’homme qui veut vivre sans frustration bien qu’un « sein dévorant » ait présidé à sa naissance ne parvient à ses fins que par le recours à l’attitude magique qui lui permet de se projeter dans un autre de le « squatter » afin de lui faire admettre (en exerçant force pressions sur sa volonté) qu’il est le Bon-Sein qu’il hallucine. Tel est le mode opératoire de certains êtres « dia-bolisés » de cette société actuelle sans initiation.       Le phantasme de « Bon-Sein » est le « chiffon rouge » qui tient l’être non structuré en ex-stase au-dessus du Vide. L’accès à l’existence postule la maitrise symbolique des pulsions de jouissance et la promotion de Beaux-restes . « filet de protection » tendu sous les pieds de l’existant-funambule.       Du point de vue génétique la primauté du bon-Sein est incontestable car le bon-Sein est la Source-de-vie sans laquelle il n’y a pas d’existence. Pour survivre les êtres non structurés (inaptes au travail) sont condamnés à halluciner leur semblable comme le bon-Sein et à le « squatter » pour exorciser les persécutions du sein réel.       Pour se poser  au-dessus du Vide les êtres non structurés hallucinent le bon-Sein et le projettent sur un de leurs qu’ils phantasment comme un objet d’épiphanie. Tel est le fondement du rituel délirant de dévoration.       La complétude que phantasment les êtres (non structurés) est la fusion de la bouche et du sein dont la métaphore est la fusion du vagin et du pénis. La séparation est l’Horreur que les êtres non structurés insupportent et qui suscite leurs pulsions destructrices. Il en résulte que l’existence est « sous-tendue » par la volonté de retour à ses origines indifférenciées.       Les hommes furent sans doute des enfants frustrés par une mère dévorante c’est pourquoi irrésistiblement ils aspirent à la « complétude » : par l’activité hallucinatoire du bon-Sein. Non structuré  l’homme est un halluciné qui projette son phantasme de bon-Sein sur son semblable afin de le dévorer. Telle est la cause assignable à la relation de dévoration (qui lie les hommes) dont les conflits endémiques sont les modalités.       Le rapport-duel mère-enfant est un rapport de dévoration soumis à la loi d’alternance où la mère dévore l’enfant-sein et l’évacue sous la pression de l’angoisse psychotique pour payer ensuite sa « punition » en se mettant à son tour dans la position du bon-Sein à la disposition de l’enfant dévorant. Tel est le fondement de la lutte de Domination  maitre-esclave.       Jésus est le bon-Sein que les hommes dévorent sans le moindre scrupule sachant que Jésus lui-même avait offert son sang à boire et sa chair à consommer. Le christianisme fondé sur l’idéalisation des pulsions orales a partie liée avec la sorcellerie où l’homme bon est l’objet partiel oral.       Les hommes sont des « créatures-anales » (générées par une mère toute-puissante) en mal d’une mère symbolique pour accomplir leur éducation (sphinctérienne) et favoriser leur entrée dans le système symbolique ce lieu approprié à leur humanisation. C’est une mère symbolique : capable de favoriser leur structuration qu’exigent ces êtres violents qui s’acharnent sur leurs semblables !       L’être non-structuré regarde le monde avec la vision syncrétique de la mère toute-puissante : dans la méconnaissance de l’altérité. L’entrée dans le champ de l’humain postule la castration symbolique qui produit l’effet épistémologique d’enlever la « cataracte congénitale ». Le monde est une jungle remplie d’êtres tout-puissants parce qu’il est privé d’un système d’initiation pour infliger la castration symbolique.       L’homme non structuré est sans autonomie et ne survit que par l’être squatté qu’il hallucine comme sont Tout dont il exige la satisfaction de tous ses besoins. Dans cette société déstructurée les hommes-squatt sont liés par un rapport de concaténation.       La grande stratégie que les hommes actuels ont en commun dans la lutte pour la survie c’est de « squatter » d’autres hommes : « Art de guerre » où ils investissent toutes leurs énergies ! L’ « homme-squatt » idéal s’avère celui qui ne sait pas qu’il est squatté ou qu’il squatte et se prévaut d’une autonomie imaginaire.       La relation de solidarité initiée par le porteur de Verbe est à l’origine de la promotion du « filet de protection » tendu sous les êtres sociaux qu’il empêche de basculer dans le « Chaos-vide » de la Nature. Le principe de solidarité est constituant de l’ « humain ».       Le « méga-colon » est le Squatter des squatters qui a rendu possible le squatt de notre être en « castrant » le représentant légitime des  Pères-fondateurs de la société négro-africaine ce qui a pour effet de créer les conditions d’abandon de l’enfant à la toute-puissance de la Mère. La Renaissance de l’homme noir postule la Quête couronnée de succès du phallus des Pères-inégalables des temps primordiaux.       La création en psychart-thérapie est l’activité plastique du patient pour rendre visible sur le support les effets de destruction des pulsions de mort qui oeuvrent au sein de son organisme et produisent des pathologies. La guérison est le résultat salutaire de la projection des pulsions de mort sur un support et leur maitrise symbolique dans les formes préverbales constituants du « défilé du Langage ». La pathologie est un état de désordre qui cesse de perturber avec l’entrée dans l’ « Ordre du Langage ».       Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique : les scansions dans le processus d’accumulation du savoir étant révélatrices des figures successives du Père. Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».       Les traditions initiatiques négro-africaines nous enseignent que c’est en commettant le meurtre symbolique du monstre dévorant(Ngakola) par la technique de l’initiation que nos ancêtres firent la promotion des formes préverbales constituants du Langage appelé à servir de structure à la société des hommes (à la faveur de l’activité plastique fécondée  par la médiation du Verbe) N’est-ce pas cette voie initiatique montrée par les Pères fondateurs qu’auraient dû logiquement emprunter les « petits-pères » de la Reconstruction au lieu de prendre à l’imitation du maître la « voie sans issue » du profit maximum ?       L’humanité d’un homme se jauge à sa sensibilité à l’injustice. Le constat de la mort psychique se fait sur son indifférence à l’injustice que subit le faible. La justice (la Maat) est le fondement de l’être humain.       L’injustice devient une monstruosité coupable de sanction suprême (la psychose) lorsqu’un homme s’arroge le droit de prendre la vie de son semblable pour devenir tout-puissant car le Destin a gratifié chacun d’une essence inaliénable.       Les « fous » qui peuplent le monde croient qu’il est permis à qui le veut le droit d’en faire à sa tête : voler violer tuer détruire. Ils ne savent pas que la Loi existe qui interdit l’injustice. Respecter la Loi n’est Pas un signe de faiblesse comme l’a pensé Nietzsche bien au contraire c’est un signe de force.     Il existe des êtres qui fuient leur identité pour se réfugier dans la vôtre (dont vous leur avez ouvert la porte dans un « mouvement d’empathie ») et qui s’acharnent à vous expulser de votre propre « maison ». Cela a pour effet  désastreux de vous contraindre à endosser leur identité dont ils ne veulent plus et à basculer dans le « trou » de la psychose. C’est le « sous-tien » de l’imago des parents et la structure psychique qui en résulte qui confèrent le sentiment de permanence au au vécu d’identité de la personne et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.       Le capitalisme est un système obsessionnel « sous-tendu » par le désir in-satisfait de retour au Magma originaire sans doute pour refuser de symboliser ce désir dans l’activité plastique médiatisée par l’ « affrontement anal-sadique » dans la technique de la psychart-thérapie.       Le désir de retour au Magma originaire « travaille » en profondeur l’être mal attaché à l’existence par la structuration symbolique. C’est la fonction de la technique de la psychart-thérapie de créer les conditions favorables de retour au Magma originaire : producteur de l’effet-ressourcement.       Le patient qui a satisfait son désir de retour dans le Magma originaire et s’est ressourcé acquiert l’aptitude à s’affronter avec la Grande Mère des origines pour se libérer de son Etreinte et et revenir dans l’existence par les « traces » re-constituées en formes préverbales : éléments constituants du Langage Tel est le « Pélérinage » à la source qui permet à l’existant de se réconcilier avec la vie en société.     Une famille non structurée par le système symbolique n’est pas une famille mais un système qui se dévore elle-même comme un « monstre autophage ». La structuration symbolique est constitutive de la famille ce lieu d’éclosion et d’épanouissement de la graine de l’être l’humain !     Pour éviter de chuter dans le trou noir de la psychose l’être non-structuré est forcé de phantasmer continûment la jouissance orale sur le mode de l’ex-stase. Le « fading » de l’objet phantasmé est à l’origine des passages à l’acte qui déchirent la société des hommes.       A laisser courir bride abattue ses pulsions sadiques l’homme bascule dans le phantasme aliénant d’être tout-puissant. C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame dans la forêt dense il fonce sur les faibles et les piétine sans le moindre scrupule au risque de basculer dans le trou : piège posé sous ses  yeux malvoyants. L’espoir du faible et l’alternance sont inscrits comme un châtiment inéluctable dans les comportements même de l’être sadique.       Confiné dans les bas-fonds de la société où il se confond avec les détritus la victime du tribalisme n’existe pas pour ses promoteurs « enivrés » par le sentiment de toute-puissance. Et c’est sans espoir d’être reconnu qu’il consacre ses forces de survie à l’activité plastique centrée sur l’art de sauver des « beaux-restes ».       C’est hallucinée par la vision du pénis qu’elle prend pour le phallus que la femme s’acharne sur l’homme pour le déposséder. Il n’y a donc pas de délit constitué pour la femme non initiée qui revendique le phallus. En revanche il n’y a de culpabilité que pour le porteur de phallus qui n’accomplit pas son devoir à savoir : « maitriser » la femme phallique et sauver l’enfant de sa fureur envieuse.       L’état de déréliction postule que les métaphores (du père) constitutives de l’être-au-monde soient non pas détruites mais désinvesties et  l’homme se sente dans un état d’abandon : livré à la terreur comme le nourrisson Œdipe posé sur une pierre nue dans la Forêt. Le bûcheron qui sauve le nourrisson Œdipe (l’homme en déréliction) c’est le bon Samaritain ou « Dieu de passage ».       La lutte pour l’équilibration des rapports est une lutte pour la Justice une lutte donc légitime qu’il n’y a pas de faute à initier et à poursuivre. La lutte des sexes pour l’égalité est le modèle des luttes sociaux où la Justice est le noble objectif visé. Il n’existe pas d’autre alternative pour empêcher le « fétichisation » de l’enfant.       Un être « fini » que sa conscience n’interpelle pas et ne juge pas un être fini qui vit dans confort moral se comportant comme s’il n’avait pas de « faille » : un homme mort à l’existence. La conscience est l’imago du père porteur de Verbe.       Tout père digne de ce nom devrait se sentir coupable de laisser sa femme réduire l’enfant à l’état infâme de « fétiche ». L’instrumentalisation de l’enfant est le symptôme de la castration et de l’humiliation du père. C’est en entrant dans la voie de l’édification et de la réparation que le père a le réssenti de se réhabiliter devant sa conscience : le « juge intérieur » .       Les gestes de circoncision et d’excision ont une valeur essentiellement symbolique : ils servent à illustrer l’idée selon laquelle le prépuce et le clitoris sont des excroissances superflues pour la vie sexuelle de l’être social : c’est à faire l’économie de cette pratique que la psychanalyse a fait la promotion du concept de « castration symbolique ». où prévaut le principe de la nécessité de la privation.       La Nature est le Lieu où la Volonté se réfracte en volontés individuelles et se perçoit comme dans un « miroir brisé » aliénation dont elle tente de se délivrer par la lutte pour la domination absolue des volontés les unes contre les autres lutte qui s’est soldée par la « mutation génétique » d’une volonté qui a donné le Verbe comme acquit avantageux. En effet sans la puissance créatrice du Verbe la nécessité de la technique d’initiation n’aurait pas été perçue par son promoteur et la société structurée par le système symbolique n’aurait pas émergé du chaos. Le Verbe fut donc bien un acquit avantageux pour l’é-mer-gence de l’Humanité et non comme Nietzsche et les Nazis l’ont cru un handicap pour la prétendue race supérieure.       La fonction du « principe de raison » ou Verbe consiste à structurer la volonté (dont les éléments constituants sont les pulsions) qui règne dans la Nature pour créer des formes préverbales chainons du « défilé » du langage et mettre au  monde un être humain.       Le principe de causalité ou de raison selon lequel toute cause produit un effet (et réciproquement que tout effet une cause) gouverne la société des hommes. L’homme s’humanise en étant structuré par le principe de causalité ou de raison et il déroge à l’Humanité par la forclusion du principe de raison dont le père porteur de Verbe est le vecteur. C’est pourquoi il n’est pas pertinent de prêter le principe de raison aux êtres qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique grâce à l’intériorisation de la représentation du père (porteur de Verbe).     Qu’est ce que cela fait que vos efforts pour la fraternité humaine ne soient pas reconnus par les autres qui n’ont pas fait le travail nécessaire à la structuration de leur personnalité ? A la vérité vous avez fait votre part si votre conduite est en conformité avec l’injonction de la Loi qui règne !       Dire que les hommes dans le monde actuel ont perdu leur repères c’est reconnaitre que la lumière des valeurs fondatrices s’est éteinte et que plongés dans l’Obscurité les hommes sont désemparés et confrontés  à la déréliction. Le temps fatidique semble venu pour le surgissement des porteurs de valeurs afin que l’Humanité tel le Phénix « renaisse de ses cendres ».       Les artistes « originaux » des temps inauguraux ont posé les fondements de la société humaine en faisant le sacrifice de leur jouissance pour la promotion de la Culture structure de l’être humain. C’est pourquoi il est pertinent de dire que l’addiction au jouir qui va de pair avec le mépris de la Culture est l’Acte imaginaire de mise à mort du Père (l’artiste original) annonciateur du retour à la barbarie primitive.       Les problèmes que les hommes ne peuvent pas résoudre par leurs propres moyens ils les évacuent sur leurs semblables comme le « tout-petit » évacue sur sa mère son caca. La société serait une « fosse d’aisance » s’il n’existait pas des êtres porteurs de Verbe pour faire l’ « éducation sphinctérienne » des hommes au stade anal-sadique et favoriser la promotion du système symbolique.       Un système de valeurs sans porteurs pour les incarner mais dont se prévaut un groupe qui se proclame élu pour civiliser est un système de valeurs mortes destinées à tromper les non initiés. A la vérité ce sont les Barbares « masqués » qui ont pris possession de la société qu’ils n’ont pas créée.     L’ « acte gratuit » et sans conséquences est le phantasme dominant des êtres non structurés qui voudraient se laisser au gré de leurs motions pulsionnelles sans se soucier de la responsabilité de leurs actes. Les êtres qui tentent de vivre « au de-là du bien et du mal » ne sont pas de vrais hommes mais des hommes potentiels. Car l’homme accompli c’est celui qui assume ses responsabilités.       Au moins si les tout-puissants étaient les seuls à êtres « possédés » par les pulsions de jouir mais il se trouve que les faibles le sont aussi et revendiquent la jouissance (masochiste). C’est par leur complicité dans la jouissance que tout-puissants et faibles font opposition au règne de la Loi dans la société des hommes. Telle est la cause assignable à l’exclusion psychogène de la Loi !       Sous la fascination des pulsions de jouir les hommes fonctionnent comme des puissances à réduire les autres à l’état d’instruments de production et de jouissance au  détriment des exigences de la Loi souveraine. C’est ainsi que la personne est sacrifiée et que le monde est plein d’êtres-déchet.       La preuve que la primauté revient à la Loi c’est que la relation à l’Autre (en mal de jouissance) est nécessairement frustrante et que la satisfaction du sujet est le résultat du vécu d’avoir agi en conformité avec les exigences de la Loi. Dans les relations humaines le respect de la Loi est ce qui doit être l’objectif : non « plus-de-jouir ».       La capacité de dé-voiler la Loi souveraine par la maitrise symbolique des pulsions du jouir est le souverain Bien : garante de l’existence et de la foi-de-l’initié dans la transcendance. Ce sont les êtres destructurés et en déréliction qui désespérés sèment la mort et la désolation. La lutte pour l’ « accumulation du capital » est la parodie de la Quête du souverain Bien.       C’est parce que les hommes non initiés à la souveraineté de la Loi commettent des in-justices et refusent de les réparer sur le mode symbolique qu’interviennent les guerres « toujours recommencées » comme moyen inhumain de résolution qui remettent en cause l’existence même de l’espèce humaine. Le bon sens recommande la promotion de l’initiation qui « ouvre » les yeux de l’esprit des hommes du monde entier sur la souveraineté irréfragable de la Loi.       La quintessence de l’esprit kamite façonné par à l’ Enseignement d’Hermès Trimesgistre (sans doute un des Pères inégalable connu) réside dans le précepte : « remet-en  à Dieu en dernière Instance lorsque tu es victime d’une injustice que son auteur refuse d’admettre et de réparer. Telle est la seule voie qui s’offre à l’homme victime d’une injustice déniée pour retrouver la paix de l’âme et continuer d’œuvrer à l’accomplissement de sa destinée. En effet pour le Kamite (croyant dans l’âme) le « Tribunal d’Osiris » est l’Instance suprême.       Les puissants donnent l’illusion qu’ils sont au-dessus de la Loi. A la vérité non structurés par le système symbolique (généré par l’imago du père) ils sont dans l’incapacité d’être affectés par la Loi et de consentir à être son « instrument ». Aliénés par l’ivresse de la jouissance c’est à leur insu que les puissants transgressent la Loi.       Pour éviter d’être ouvert à toutes influences et d’exposer notre vie aux dangers du monde extérieur l’idéal serait d’organiser notre personnalité comme un château fort du moyen âge dont le portail ne serait ouvert (aux fins de sacrifier à la communication) qu’aux êtres accrédités de bonnes intentions. Malheureusement la clôture hermétique de la personnalité et l’identification rigoureuse des vrais amis sont impossibles à réaliser et l’être le plus organisé et le plus vigilant est condamné à l’infiltration et au « squatt ».       Si la Loi existait sans Dieu qu’est-ce que ça changerait l’essentiel n’est-il pas que le monde ne soit pas livré au désordre et que l’impunité ne règne pas ?       Tout n’est pas permis : point n’est besoin de la présence dissuasive du gendarme pour s’en convaincre. La Loi est l’absolu invisible aux yeux (qui règne sans partage sur l’Univers) dont la transgression est fatale au contrevenant qui ne le sait pas. C’est pourquoi l’exigence d’initiation s’impose aux candidats à la vie sociale.       Surgi un moment de Crise où s’effondre la structure de parenté dont vous vous « sous-teniez » et que vous vous sentiez seul dans le vaste monde. La foi de l’initié qui résulte du respect de la Loi est ce qui évite à l’homme en déréliction de basculer dans le « trou ».     L’investissement de la Loi qui stipule la préservation des « beaux-restes » est le fondement intangible de la foi.       La forme signifiante qui é-mer-ge de la matière agressée dans un combat amoureux c’est le soleil qui point illumine les ténèbres et fait surgir l’existant dans l’Espace social. L’activité créatrice de formes préverbales chainons du langage : la voie originale que le porteur de Verbe trace pour s’affranchir du « système clos » de la Nature.       La mère symbolique de l’Humanité fut un être d’exception : visitée par le Verbe elle perçut la nécessité de mettre en place la société en faisant la promotion de la détermination des sexes (par l’excision et la circoncision) aux fins de favoriser leur relation pour la satisfaction sexuelle des partenaires. Le discours de la maitresse ou du maitre d’initiation (censé pénétrer dans la psyché par l’ouverture de la « coupure ») selon lequel le circoncis et l’excisée cessent d’être des êtres bisexuels et deviennent des personnes sexuellement déterminés joue un rôle capital dans la production des êtres sociaux car il contraint à renoncer à l’auto-érotisme et ouvre l’ère de la formation des couples préliminaire à l’é-mer-gence de la famille sans laquelle il n’existe pas de société. Quant aux liens sociaux et à la culture ils furent élaborés avec la libido liée au prépuce et au clitoris.       Tant que les être tout-puissant n’auront pas appris à symboliser leurs pulsions anales-sadiques la société restera telle qu’il est : un système concentrationnaire où le porteur de verbe est contraint à édifier des liens que détruisent les pulsions de jouissance du maitre.       La société des hommes non-initiés est une aire d’affrontements anal-sadiques où l’être « plombé » par le verbe est contraint à transformer en formes préverbales les déchets de l’être tout-puissant afin d’aménager un espace symbolique où «  il fait bon vivre ».       Faute d’être pourvus de l’aptitude à l’activité plastique créatrice de formes préverbales (constituants du système du Langage) dont la fonction consiste à assurer la maitrise symbolique purifiante des pulsions anales-sadiques les êtres non structurés résolvent leur problème de propreté et d’insertion sociale en évacuant sur d’autres hommes leurs pulsions anales en attendant que leur éducation anale soit faite par le substitut de la mère symbolique.       D’un être non structuré inapte à l’activité symbolique saisi d’une fureur dévorante qui phantasme qu’il dévore son semblable trans-formé en objet « hallucinatoire de son désir ». Tel est le mécanisme de la sorcellerie cette pathologie des collectivités en détresse matérielle et psychique qui les rendent in-aptes à la symbolisation.       A un certain degré de privation les hommes cessent d’être des hommes qui espèrent et régressent à l’état anté-social sous la domination des pulsions de survie qui les déstructurent et rendent leur compagnie dévorante. La sorcellerie est une pathologie qui prend sa source dans la détresse matérielle et psychique !     La preuve incontestable que l’initiation est à l’origine de la société des homme : supports des pulsions de destruction les êtres non initiés s’avèrent incapables de la maitrise symbolique de celles-ci pour la conservation de la société qu’ils n’ont pas créée. Ces « êtres-de-pulsions » sont des irresponsables à qui il ne faut pas se fier pour le maintenance de la société.       Les enfants des mères non structurées s’avèrent des êtres-déchets envoyés en mission de destruction par leurs génitrices. Telle est la raison pertinente pour laquelle les Pères-fondateurs instituèrent l’interdit des rapports sexuels et de l’accès à des postes de responsabilité sociale aux êtres non initiés. En effet ceux-ci sont les supports des pulsions de destruction.       La philo-sophie occidentale est basée sur l’exaltation des pulsions et leur idéalisation qui culmine au plan intellectuel au Savoir absolu. Alors que la philo-sophie négro-africaine qui postule la doctrine de l’initiation est fondée sur la maitrise de la souffrance (dont la  maitrise de la  douleur générée par la circoncision est le modèle) et la création de formes préverbales constituants du système de Langage : instrument nécessaire à l’activité de Quête de « Savoir qui sait qu’il sait » sans fin assignable. Le Savoir absolu « ici et maintenant » et l’identification à Dieu ne sont pas (comme cela semble le cas pour le philo-sophe occidental) l’Objet de la Quête de l’initiation négro-africaine mais plutôt la Foi qui résiste à toutes épreuves en « union avec Dieu » après la vie dans ce monde.       Libéré des liens structurels fondateurs de la « socialité » par les exactions sadiques infligées aux « supports » l’Esprit absolu enveloppe les hommes déstructurés redevenus des primitifs en proie à la déréliction à l’origine des symptômes supposés de civilisation. Les guerres de destruction ont fait long feu et sont devenues anachroniques : le temps est venu de se laisser féconder par l’Esprit pour la reconstruction d’un monde nouveau fondé sur l’initiation de la communauté humaine entière et non plus comme ce fut le cas à la période inaugurale de l’ « Aventure humaine » d’une initiation limitée à un groupe humain particulier.         L’Esprit absolu élut domicile dans les Pères-fondateurs de la Culture et de la Civilisation matérielle pour se manifester dans le monde : il n’existe pas une autre lignée de Pères-fondateurs mais une progéniture oedipienne qui s’acharne à combattre et à anéantir les pères-fondateurs pour se substituer à eux. Chose faite aujourd’hui qui provoque le retour aux ténèbres originaires où les hommes ne sont plus des hommes mais des loups qui s’affrontent pour le « plus-de-jouir. »       La doctrine hobbesienne selon laquelle « l’homme est un loup pour l’homme » il faut la relativiser et dire qu’elle est révélatrice du « savoir spéculaire » du Barbare qui n’a pas atteint l’état de structuration symbolique de l’initié qualifié pour appréhender l’essence de l’homme : le divin en état de chute. Dire que se sont ces vécus du Barbare qui sont enseignés comme des « Vérités éternelles » par la philosophie dans les universités ! autant dire que l’Université est l’appareil à re-produire le système de barbarie dominant !     Le « Léviathan » de Hobbes est le mythe fondateur du système libéro-capitaliste selon lequel l’ « homme est un loup pour l’homme » c’est-à-dire que l’homme puissant est le prédateur faible : une justification de l’esclavage comme l’état de choses conforme à la Nature sauf que la société n’est pas la Nature ! Telle est la différence radicale entre la philosophie ce mythe qui se croit « révélateur des Vérités éternelles » et l’initiation en tant que processus du Savoir qui sait qu’il sait.       Lorsque c’est à son avantage l’être de jouissance croit en l’unité de l’Humanité : le plus naturellement du monde il s’identifie à l’Autre en prenant son histoire patronyme son histoire ses créations etc quitte à préconiser la différence absolue (l’apartheid) lorsque c’est celle-ci qui fait son affaire en lui garantissant la jouissance sans partage L’être de jouissance ne connait pas l’ « Interdit » fondateur de l’homme accompli.       L’excision et la circoncision symboliques constituent les actes fondateurs qui ont favorisé l’ é-mer-gence les formes langagières anticipatrices du système de Langage qui à structurer l’homme primitif ont permis le surgissement de l’ « être de Langage » créateur de la société des hommes C’est pourquoi on est fondé à (pré)-dire que le retour au mythe de la bisexualité sera fatal à l’existence de l’être humain que l’initiation a créé car il suscitera la négation du Langage et le retour à l’état de barbarie originaire.       La mère toute-puissante et l’enfant-phallus constituent une unité-duelle enfermée dans une « Bulle » qui exclut tiers. L’Angoisse du couple déconnecté étant d’être « mutilés » et jetés dans la société mortifère la démarche humanogène du père porteur de Verbe doit consister à inspirer confiance à l’ unité-duelle dans la Bulle et à trouver l’art de percer celle-ci afin de la pénétrer pour séparer et structurer l’ enfant-phallus et sa Mère.       La subversion symbolique basée sur la recherche initiatique de la Vérité telle est la démarche de la technique de la psychart-thérapie qui préconise le retour au principe de l’activité physique sous-tendue par le Verbe sur l’ activité intellectuelle aliénée. C’est pourquoi la psychart-thérapie a choisi comme logo le scarabée qui ajoute (sans penser) des formes aux formes produites par la Nature.       L’humanité est malade de la pathologie de la mère qui dénie sa « castration » et phantasme qu’elle est la Déesse toute-puissante qui règne sur les êtres-déchets qu’elle a générés. L’Humanité est aliénée d’être incapable de soumettre l’Imaginaire à la maitrise symbolique.     Les Pères-fondateurs que les civilisés auto-proclamés se plaisent à qualifier « primitifs » étaient en fait ceux qui ont introduit la civilisation. Et comme sur d’autres points ils avaient raison lorsqu’ils enseignèrent que l’être immature (non initié) doit se tenir éloigné du plaisir sexuel et se garder de faire des enfants car il n’a pas conscience de ses obligations envers la société.       Pour éviter de faire émerger la flamme de l’ humain dans une région du globe (ce qui aurait pour effet de reproduire la situation originaire qui suscita envie et conflits d’accaparement) il faudrait à défaut d’institutionnaliser les sociétés d’initiation favoriser la promotion des ateliers de psychart-thérapie pour la  manipulation et l’évacuation des pulsions anales qui sous-tendent le désir de manipuler de l’enfant ce pervers présent en tout adulte non initié (dont les pulsions sont soumises (à la maitrise symbolique par la mise en formes langagières de la pâte d’argile par exemple.) Tel est l’espoir d’amélioration sans violence de la société perverse libéro-capitaliste.       Ne doit-on pas voir dans le capitaliste l’enfant qui a réussi à maquiller son désir de manipuler sa mère métaphore de son caca à le déplacer sur des hommes « instrumentalisés » en « facteurs » de production et d’accumulation du Capital ? La société libéro-capitaliste n’est-elle pas le lieu où les êtres sociaux sont contraints de se manipuler les uns les autres sous l’orchestration du patron tout-puissant ?     L’enfant étant un pervers (Freud) qui désire manipuler sa mère ou son substitut (comme la métaphore de son caca) pour socialiser l’enfant il est nécessaire de lui permettre de satisfaire son phantasme par la manipulation de la pâte d’argile par exemple afin que « comblé » et détendu il soit dans l’ état de disponibilité favorable pour recevoir les enseignements du père sévère nécessaires à sa structuration symbolique.     Pour avoir la Paix l’enfant persécuté de la mère toute-puissante finit par tout céder et par se laisser absorber. L’enfant de cette mère finit par s’identifier à elle pour devenir sa réplication en sacrifiant la position d’altérité. C’est pourquoi il a été dit qu’ « il n’existe pas d’autre pour l’Autre ».     Le « Circuit oral-anal » où se réalise la « réduction fécale » dont l’homme primitif est l’objet constitue le fondement de la Nature qui empêche l’accès à la Culture : structure de la société des hommes. Pour neutraliser cette « puissance » à l’origine de la rétention de l’être humain dans la Nature il a fallu la promotion de l’initiation.     La Mère toute-puissante qui phantasme l’enfant d’Homme comme son phallus de substitution et le prive de sa qualité de « personne » est à l’origine de l’esclavage voire de tous comportements qui instrumentalisent l’être humain. C’est pour-quoi l’initiation constitue l’activité fondatrice de la vie sociale .     Le devenir de la Nature est un mouvement de d’é-mer-gence et de destruction de formes générées par le Verbe immanent à la Nature. C’est aussi l’expérience que fait l’artiste qui voit les formes surgir de son activité manipulatrice de la matière et se réengloutir comme l’alevin dans la mer. Du point de vue humain le créateur est l’être porteur de Verbe qui s’assigne la fonction de (re)pêcher des formes-alevins et de les élever au statut d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.       Créer une œuvre ce n’est pas seulement assurer sa mise en forme et la signer c’est aussi la sauver de la destruction et se dépenser pour sa pérennité. Que de chefs-d’œuvre sont laissés à l’abandon et retournent au néant Le véritable « père » d’une œuvre ce n’est pas celui qui l’a fait surgir dans l’espace culturel mais celui qui l’aime au point de consentir le sacrifice de sa jouissance pour sa conservation.       Le « je » désigne pour chaque locuteur son état de structuration symbolique plus ou moins avancée. Pour beaucoup ce vocable (je) est emprunté au langage et renvoie à l’état d’organisation-duelle en deçà de la structuration symbolique. D’où le désaccord dans les actes des hommes qui ont crû que leurs discours étaient en harmonie.     Si une mère non-structurée et saturée par les phantasmes de jouissance s’avère réfractaire au porteur de Verbe et fait opposition à son entrée dans le binôme mère-enfant il  n’y a plus qu’un espoir : favoriser la sublimation des pulsions de jouissance et leur mise en formes langagières. En se réappropriant ces dernières la mère non structurée ouvre à la métaphore du Verbe la voie d’entrée dans le binôme: condition nécessaire à sa structuration à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.       La psychart-thérapie est un mode d’initiation qui à l’instar de l’initiation des « primitifs » se donne pour l’objectif de faire la promotion du système symbolique dont la fonction est de structurer le patient. Aux fins d’ atteindre cet objectif la psychart-thérapie à l’imitation de sa devancière a recours à l’activité plastique créatrice de formes préverbales constituants du « système du langage ». La différence entre la psychanalyse et la psychart-thérapie réside dans le fait que la psychanalyse se satisfait de la parole-vide reçue des Pères-fondateurs à faire l’ économie de l’activité plastique génératrice des constituants du Langage D’où l’inefficacité thérapeutique de la psychanalyse dont la parole-vide s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »       La psychart-thérapie est l’art de « faire parler » la matière en faisant é-mer- ger à la faveur de la manipulation de la matière informe des embryons de formes « nommables ». Le processus d’appropriation de ces formes préverbales est à l’origine de l’apparition de l’ « être de Langage ». La psychart-thérapie étant une initiation dont la fonction consiste à produire des êtres de langage il parait pertinent de penser que le psychart-thérapeute est un substitut de l’homo-sapiens promoteur du Langage.       L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque devant la matière protoplasmique ou devant la matière manipulée (l’argile) il parvient à déceler une forme « nommable » représentative du visage humain (de sa mère) C’est à déceler et à nommer la représentation (spéculaire) du visage humain que l’enfant « fait son entrée » dans le champ du langage.       La genèse et l’accouchement se réalisent dans la douleur pour la mère et l’enfant : l ’enfant qui nait triomphe des obstacles sur le sentier qui mène dans le monde. La vie humaine depuis l’état fœtal jusqu’à la mort : une suite d’épreuves initiatiques auxquelles le prétendant est confronté. L’existence authentique est une gageure.       La mère symbiotique (structurée) favorise l’intégration du père porteur de Verbe à la relation symbiotique mère-enfant condition nécessaire de la promotion de la relation triangulaire ou symbolique. En effet au contraire de la mère adhésive la mère symbiotique n’est pas « fermée » mais réceptive au père porteur de Verbe !       La négation de Dieu creuse un Trou qui libère les pulsions de jouissance et génère l’angoisse de mort fatale à l’existence humaine. La foi est une nécessité dont le refus est à l’origine du désespoir des êtres qui n’ont pas d’autre solution  que le refuge dans le plus-de-jouir stérile ou dans le processus absurde de l’ « accumulation du Capital. »       Pour l’être porteur de Verbe consigné dans un milieu primaire traversé de part en part de pulsions anales-sadiques l’occupation ordinaire consiste à mettre en formes préverbales la colline sur laquelle se tient debout son être en déréliction à mettre ensuite en mots les formes préverbales à mettre les mots en phrases enfin à mettre ces dernières en discours qui sait qu’il sait. L’existant est l’être-parlant qui surgit de la « maitrise verbale » du milieu primaire dans lequel il vit.       Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage maternel sont des êtres sans « couverture » narcissique poussés à l’errance c’est à dire à la recherche de l’objet d’amour qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde. C’est en effet l’expérience d’union avec une mère symbiotique (narcissisme) qui est à l’origine de la confiance en soi et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour. La mère symbiotique est le « viatique » dont se sous-tient l’être humain dans sa traversée du Désert.       Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie et à une catastrophique crise de civilisation lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens) non touchée par le processus de mutation génétique au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens pour compenser son handicap s’en « défend » par le recours à l’idéalisation de son organisation pulsionnelle pour glorifier la personnalité non mutante de sa « race » prétendue. N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands (singulièrement Nietzsche) qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ? Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !       En infligeant la castration symbolique : condition nécessaire à la création des formes préverbales et à la structuration symbolique qui permet l’apparition de l’ « être de langage » la technique de l’initiation humanise l’homme primitif sadique par essence et du même coup soumet l’homme accompli (créateur de la société) à la domination réifiante de la horde de Brutes. Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir » c’est pourquoi ils avaient en horreur la Culture supposée castrer le Barbare. Ce ne fut donc pas le goût du secret mais l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.       Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude de mettre ses pulsions en formes langagières au moyen de l’activité artistique créatrice et d’accéder à la structuration symbolique qui culmine à l’é-mer-gence de l’ « être-de-langage ». Le refus d’initiation est la conséquence de la « fixation » au système des pulsions qui sont la caractéristique de l’homme primitif .       Les hommes restés primitifs (non initiés) n’assument pas l’état de « finitude » et pour le transcender ils ont recours à la métaphore du cannibalisme : la réification et l’exploitation de leurs semblables. Les hommes non initiés hallucinent qu’ils sont des dieux tout-puissants et c’est sans état d’âme qu’ils dénient les droits de leurs frères.       C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie au père la vision synoptique de la famille dont il a la gestion et la capacité  de remplir sa fonction dans l’esprit d’équité. Non porteur de Verbe un représentant n’est pas un père mais un tyran qui en semant l’injustice travaille au pervertissement destructeur de son peuple qu’il a la chargé de protéger.       La psychart-thérapie est la technique créée par le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit) pour désintoxiquer le patient « colonisé » par les pulsions de mort (dont le « gougnon » est suppôt) au moyen du transfert de celles-ci sur un support artistique. L’impétrant en psychart-thérapie est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié par la « visibilisation » de sa personnalité assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer par la mise à mort symbolique de ce substitut et sa reconstitution sur le mode des formes préverbales : constituants de la « mise en forme » structurante du patient. La psychart-thérapie est la technique de « socialisation » du patient.         L’homme potentiel accomplit ses potentialités grâce à la maitrise symbolique des pulsions (créatrice de formes préverbales) au moyen de l’activité artistique de l’être porteur de la loi. L’homme accompli : l’homme structuré par les formes préverbales chainons du Langage.       Avant la promotion de l’initiation à l’origine de la structuration symbolique il n’y avait pas d’homme accompli mais un hominidé sous-tendu par des pulsions. Lorsque disparait la structure symbolique sous la sape des pulsions de jouissance il faut craindre la « mort » de l’homme dans une société qui a « perdu son âme » . Le système libéro-capitaliste : le système qui accomplit la fin de l’homme ?       La Voie de la Justice est celle qui conduit l’impétrant au cœur du Cosmos pour l’ union avec Dieu : principe de la Totalité parfaite. L’homme avide de jouissance est condamné à l’errance dans la Spirale infernale du plus-de-jouir et du profit-maximum.       Ce n’est parce qu’il désire être reconnu par l’Autre aveugle et rongé d’envie que le porteur de Verbe passe son temps à créer mais pour la conquête du Savoir et la Foi en l’« union avec Dieu ». En effet la fusion avec l’ Autre ce « singe de Dieu » est à l’origine de l’aliénation que le porteur de Verbe a en horreur.       Il n’y a pas de satisfaction plus grande que celle de l’impétrant engagé dans le dévoilement du mystère du monde. In-commensurable est la joie de l’initié « sous-tendu » par la foi d’airain d’ « union avec Dieu ». La foi d’airain d’union en Dieu qui couronne le Savoir initiatique est l’Objectif assignable à l’Errance des hommes dans la Nuit.         Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait plus souffrir que lorsqu’on la connait parce que la souffrance indéterminée est plus douloureuse que la souffrance dont la cause est connue car on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon un remède du moins une raison d’espérer. Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même c’est pourquoi infliger des souffrances à un enfant est la chose la plus monstrueuse du monde !       Le savoir authentique : moment de la recherche de la Vérité postule l’ascèse purificatrice de la jouissance (orale anale et oedipienne). Produit de l’activité discursive médiatisée par la Loi le savoir authentique (qui sait qu’il sait) a pour lieu privilégié le système symbolique. C’est pourquoi le « savoir universitaire » reçu sans ascèse préalable (par biberonnage) ne saurait constituer l’instrument adéquat pour la Recherche dans la perspective de la philo-sophia : « amour de la Vérité ». Les systèmes philosophiques ne sont que les produits spécieux de la spéculation sur le savoir universitaire reçu par biberonnage.       Comme les Stars du spectacle jouent à être heureux ainsi les dirigeants politiques se veulent-ils rassurants même au bord du « gouffre ». C’est de leur capacité de déni que ces hommes (objets d’admiration universelle) tirent l’art de duper les autres.       La cécité psychique de l’être « tout-puissant » est telle que devant un danger menaçant il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise la situation : c’est sans le soupçonner que l’être tout-puissant bascule dans néant. La magie du déni est la « défense » de l’être tout-puissant dans les pires situations.       La mère toute-puissante qui a fait de son enfant son phallus ne tolère pas que celui-ci soit arraché à son emprise par le père pour l’initiation personnalisante. En effet cette mère « phallique » vit la séparation et l’éducation de l’enfant comme une « castration sèche » et pour l’empêcher elle est résolue à perpétrer le meurtre du médiateur.       Le développement harmonieux du fœtus postule une mère dotée  d’une structuration symbolique En effet la structure symbolique fonctionne comme une structure médiatrice destinée à protéger le fœtus contre les réactions affectives de la future mère pendant les neuf mois de gestation et les premiers mois de la naissance. Il est permis de postuler que ce sont les fœtus exposés sans protection aux réactions affectives et libidinales de la gestante qui font ces enfants « hypersensibles » les autistes que la non « myélinisation » de leur système nerveux rend fortement intolérants aux sensations et in-aptes à l’acquisition du langage humain.       La détermination des sexes par l’initiation précède et conditionne les autres. C’est pourquoi dans les sociétés sans initiation nul  n’assume la « finitude humaine » et les catégories sociales dont il participe ce qui a pour conséquence de générer un état social où les êtres envieux passent leur temps dans les « luttes de castration ».       Avec une mère « envieuse » le désir de reconnaissance sexuel de l’enfant n’est jamais satisfait ce qui a pour effet de le condamner lui aussi à l’état d’indifférenciation aussi bien sexuelle que sociale incompatibles avec la socialisation. L’origine des difficultés d’insertion est à chercher dans la question d’identité sexuelle.       En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet et soumettre ensuite celui-ci à l’activité médiatisée par le Verbe créateur de de formes préverbales « constituantes » de la structure du langage le porteur de verbe démontre la primat du Verbe. La sublimation la maitrise symbolique de l’objet et la création du langage sont les éléments de preuve du primat du Verbe. Le langage étant le produit de de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.       La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche l’existant sur la Mer démontée. Sans la Loi il n’y a pas d’espoir et les jouissants sont des épaves qui flottent. L’existant : le porteur d’espoir du monde des possédants et des dé-munis.         L’important pour l’être humain ce n’est pas de combler son manque afin d’ éviter les affres de la frustration mais d’avoir les moyens culturels de symboliser ses pulsions persécutrices toujours renaissantes ; la satisfaction de celles-ci n’est jamais définitive et après la jouissance viennent toujours les affres de la frustration dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.       Ce qui est façonné avec force et terreur est illusoire et résiste pas à l’épreuve de la réalité : le Verbe est le principe de la création. C’est pourquoi le tyran qui s’acharne à bâtir par la force et la terreur mérite d’ être considéré comme le « Singe de Dieu ».       A force de contourner la Loi le pervers la vide de son contenu et se croit en droit de proclamer que la Loi n’existe pas et que c’est son Désir qui est la Loi. C’est ainsi que le pervers prépare sa chute dans le « trou » où il bascule inexorablement lorsque son désir de toute-puissance bute sur un obstacle in-surmontable et qu’il perd son phantasme de grandeur.       Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu pour combler son manque L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont les pulsions basiques que la femme et l’homme à l’état primitifs (immatures) doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.       La Loi instrumente l’être « possédé » pour créer la société des hommes en faisant la promotion de l’initiation pour infliger la castration symbolique à l’être bisexuel originaire et mettre les produits de celle-ci l’homme et la femme dans la relation de différence dans l’unité. C’est parce que l’être non initié constitue une redoutable menace pour la société que les Pères-fondateurs ont préconisé la marginalisation des êtres non initiés voire la mise à mort de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.       Les dirigeants des Nations prédatrices qui sacrifient sous des prétextes fallacieux des vies humaines à l’intérêt de celles-ci différent-ils dans le fond des dirigeants des petits pays  qui immolent des enfants dans des « rituels » pour accéder ou se maintenir au pouvoir ? C’est le désir hallucinatoire d’apothéose qui « sous-tend » (inexorablement) l’exerce de la « magistrature suprême » !       Le terroriste est un homme en qui la violence a atteint un niveau tel qu’il n’éprouve plus le besoin de la justifier par des raisons fallacieuses : le terrorisme est la forme spectaculaire du « passage à l’acte ». De ce point de vue on est fondé à dire que l’être tout-puissant qui dirige le monde est un terroriste « honteux ».       Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance pour la domination du monde. L’émergence de la société et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe du porteur de phallus qui a mis sur pied le système d’initiation pour favoriser la détermination des sexes et la structuration symbolique du primitif de l’homme primitif à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ». Actuellement c’est par la déstructuration de l’homme « fasciné » par le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance assure sa domination dans la société des hommes.     Si la mère (par définition) « possessive » ne dispose pas d’outils nécessaires pour soumettre à l’activité symbolique les pulsions qui l’attachent à l’enfant celui-ci court le risque d’être captivé et réduit à l’état infâme de « fétiche ». La fonction assignée au père est de sauver l’enfant de l’abjection.     La fonction « castratrice » assignée au père s’interposer dans le contact enfant-mère symbolique et de favoriser la création des conditions favorables à la « socialisation ». Le père pusillanime qui manque à ce devoir et condamne l’enfant à à la dévoration de la mère est coupable de « crime contre l’Humanité ».       Les hommes que l’éducation a privé du Souverain Bien : la conscience sont mal dans leur peau et cherchent l’ « objet manquant » dans l’activité d’ accumulation effrénée du Capital qui débouche sur la « conscience malheureuse » ce vécu de rage qu’on a d’avoir passé à côté de l’essentiel. Le capitaliste est accapareur parce qu’il sait que « l’argent ne fait pas le Bonheur ».         La Loi est le principe plus ou moins conscient de tous ce qui existe : l’astre la plante l’animal et l’homme à plus forte raison. C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi à certaines personnes supposées au-dessus ou au-dessous de la Loi parce qu’elles sont dotées la capacité de « noyer » leur conscience dans le jouir ou la suractivité qui leur permet de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.       Les gens ont plusieurs manières de se « défendre » contre les tourments de la conscience coupable dont l’une des plus usitées est le refuge dans la suractivité. Ce sont les êtres activistes qui donnent l’impression de surabondance de vie et font croire que la Loi est un leurre qui n’existe pas. La fonction assignée de la suractivité est donc de noyer les tourments la mauvaise conscience.         Quand on a vu la catastrophe (le nazisme) à laquelle le mépris de la médiation du Verbe a pu conduire les êtres humains on est effaré et on se demande ce qu’il convient de faire pour éviter cette monstruosité et on se convainc du bien-fondé de l’initiation accoucheuse de la relation de personnes. L’initiation est la loi fondatrice à laquelle les descendants des hommes traumatisés par les privations demeurent inexorablement réfractaires.       La philosophie occidentale est le résultat de la subsomption de la vision du monde indo-européenne sous la forme du Langage dont l’appropriation exige le paiement de la «Dette » aux ancêtres-fondateurs kémites. Vision du monde « sous-tendue » en conséquence par le Désir de toute-puissance consubstantiel à l’état de nature. C’est le désir de toute-puissance non soumise  à la castration symbolique qui est re-baptisé sous les terminologies de « Volonté d’être » par Schopenhauer « Volonté de puissance » par Nietzsche « Volonté de la Volonté » par Heidegger.       L’infiltration continue et la fureur conquérante des foyers de la civilisation ont dispensé les Barbares de s’acquitter de leur « dette symbolique » à savoir la circoncision l’excision symboligène aux Ancêtres fondateurs de la société. C’est ainsi que les « nouveaux civilisés » grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils n’avaient pas créés croient naïvement que les Actes fondateurs (l’excision et la circoncision) sont inutiles et les méprisent en tant que « mutilations des parties génitales » et  atteinte à l’intégrité de la personne qui n’existe pas avant l’initiation structurante.       Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige que les hordes de Barbares envahissent les régions prospères de s’emparent des produits patiemment élaborés et accumulés de leurs activités productrices. Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent de cette pratique atavique des Aryens comme si elle constituait une plus-value apportée à la Nature. En fait les peuples prédateurs sont attachés à l’état de nature parce que la poussée pulsionnelle leur permet d’envahir les peuples socialisés par l’initiation structurante et de les dé-posséder des produits de leurs activités productrices mais en violation flagrante de la Loi.       N’est-ce pas le phantasme régnant selon lequel l’intérêt du puissant (dont la transposition au plan économique est la Règle du profit maximum) veut qu’il s’approprie le sous-sol et les produits du labeur du faible qui présida à la conception de la Loi de l’Histoire selon Hegel ? Dans ces conditions la notion de « droit des Nations » : un leurre ?       La philosophie : sentier de la Quête du Savoir et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre) a pour vecteur le Langage structuré par les formes préverbales elles-mêmes créations de l’activité plastique « sous-tendue » par le Verbe. La philosophie postule donc le meurtre symbolique de la Nature-Mère par l’activité initiatique. C’est pourquoi il est faux et mystifiant de prétendre que la philosophie a fait son apparition en Grèce ( la philosophie est grecque a dit Heidegger) qui ne connaissait pas la « coupure » avec la Nature par la circoncision et l’excision autrement-dit : par la castration symbolique.       Alors que le désir de « fusion avec Dieu » mobilise l’impétrant et le contraint au dépassement de soi par la Quête incessante la Volonté de toute-puissance jette l’« être de pulsions » dans les affrontements meurtriers qui le confrontent à la culpabilité ainsi qu’au vécu mortifiant de déchéance mortifiant. La culpabilité de l’« être-là » et la « sommation » d’exister ne sont à la vérité que leurres de philo-sophe en mal de justification.       Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité) passèrent de la Nature à l’état social à la faveur de la médiation de la technique d’initiation dont les Acte fondateurs furent la circoncision et l’excision : castration symbolique sans laquelle il n’y a pas d’activité symboligène pour compenser la perte. C’est ce passage non négociable au primitif qui aspire à l’état social que pour le malheur de l’Humanité les migrants hyperboréens méconnurent dans leur ardeur conquérante de la civilisation. L’absence d’initiation et d’activité symbolique sont incontestablement les raisons assignables à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.       Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de la castration symbolique relève de l’Imaginaire « sous-tendu » par le plus-de-jouir dont le profit maximum est le versant économique. L’activité philosophique elle-même qui se veut désintéressée non médiatisée par la castration symbolique relève de l’Imaginaire et n’a pas de point de contact avec la réalité dont la structure symbolique est le vecteur.     L’homme accomplit son humanité en se mettant sa vie au service de la Vérité : le réputé « grand penseur » qui déforme la Vérité pour des raisons de narcissisme se disqualifie et se prive lui-même de ce titre. « Penser » c’est servir la Vérité.       C’est sur le terrain de l’anthropologie où le narcissisme se glisse en contrebande qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui respecte la Vérité que le sophiste n’hésite pas à sacrifier aux exigences du narcissisme. ainsi les « grands philosophes » Kant Nietzsche Hegel Heidegger En donnant dans le racisme qui dénie à l’homme noir son rôle fondateur de l’Histoire sont-ils en dernier ressort disqualifiés comme philosophes autrement-dit : amoureux de la Vérité.       Dans la Turquie actuelle région qui fit partie de la Mésopotamie : proto-civilisation qui disputa longtemps la primauté à l’Egypte l’anthropologue français Bernard Holas d’origine juive n’hésita pas à voir l’habitat originaire du peuple bété. Or des archéologues ont fait la découverte depuis un certain temps d’un site au nom curieux et éloquent pour l’homme Bété : « Gobèclitapè » la plus vieille civilisation peut-être avec ses 12000 ans d’âge. On peut décomposer Gobèclitapè comme suit : gobè (cuillère) cli (courbé) tapè (calebasse) et le reconstituer comme suit : (la cité) de la cuillère courbée recouverte (en dôme) d’une calebasse appellation que corrobore la topographie ! (Pour l’exposé des fouilles consulter le site :www. afrikhepri.org)     La Vie est la graine de pô : vide de contenu elle laisse sur leur faim les hommes affamés de plénitude d’être. Ce sont le désespoir et la révolte qui « sous-tendent » les affrontements des hommes.       C’est parce que la libido liée au prépuce et au clitoris n’est plus détournée par l’initiation dans la création des liens sociaux et de la culture authentiques que les hommes attachés à la bisexualité mythique s’investissent dans le plus-de-jouir et la lutte pour le profit maximum. La mépris du principe fondateur (la détermination des sexes et leur structuration par la « parole forte » de l’initiateur) est  la cause assignable au retour à la barbarie des temps préinitiatiques.       L’activité créatrice est la propédeutique au renoncement à la jouissance par l’activité symboligène. Nul ne peut « maitriser » la jouissance sans la médiation de l’activité créatrice et symboligène qui constituent les « ouvertures » sur la transcendance : lieu atopique des béatitudes postulées. La fonction de la foi en l’éternité c’est de dis-qualifier la jouissance du corps !       Alors que dans la névrose obsessionnelle la trace anale est ce qui qui fait fonction de « garde-fou » et qui empêche de basculer dans la « fosse anale » dans l’état normal ce qui préserve de l’interdit de jouir et de la psychose c’est le « beau-reste » ou forme préverbale chainon du Langage. C’est pourquoi le rituel compulsif  est est la manifestation de la névrose obsessionnelle alors que l’état normal  se « sous-tient » de la capacité déterminative du Langage !       Les hommes qui refusent obstinément l’initiation se condamnent à demeurer dans l’état primitif en se privant de la structuration symbolique que leur avidité juge superflue. En effet contraints à idéaliser leurs pulsions afin d’ éviter des blessures à leur narcissisme primaire ces prédateurs humains sont condamnés à l’insatisfaction dont se nourrit leur compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.       Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas acquis et laisse insatisfait : le prédateur en a la preuve par le vécu même s’il s’évertue à « donner le change » en affichant l’apparence du Bonheur à faire envie. La satisfaction est la sanction du mérite.       C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité transformatrice de la matière et échangée sur le marché contre celle d’un autre qui est objet de consommation de l’être structuré par le système symbolique. Le prédateur est un être non structuré donc un être avide qui pour tenter d’exorciser son angoisse de mort s’empare par violence de la vie d’un autre. Un primitif anachronique l’homme « possédé » par la fureur de vivre qui ne connait pas l’ activité transformatrice.           La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne à la lui arracher et à se l’approprier en phantasmant la toute-puissance. La plupart des hommes donnent l’impression d’abandonner leur vie au prédateur : illusion. L’aliénation est la technique d’ hibernation par laquelle l’homme faible se « défend » quitte à ranimer la flamme de sa personnalité lorsque les circonstances favorables se présentent. Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus » de céder à la fureur du prédateur et résistent par l’activité créatrice originale pour non seulement revendiquer leur survie en corps mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».         Une femme exceptionnelle comprit que l’illusion de bisexualité était à l’origine des affrontements qui réduisaient à rien les tentatives de fonder des familles « cellules de base » de la vie sociale et elle conçut la technique d’initiation sexuelle fondement du couple préalable à l’é-mer-gence de la famille et de la société. C’est pourquoi il est pertinent de dire que parler de civilisation dans une société sans initiation c’est bluffer et donner le change à d’autres hommes dans l’objectif  d’ asseoir une domination matérielle dont les « fondamentaux » sont empruntés à la civilisation (kémite) fondatrice.       Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer le modèle universel pas seulement pour la technique de faire du profit maximum ou ce qui concerne les manières de table mais surtout faire fonction de référence morale à ceux qui ne sont pas parvenus à ce sommet de l’Evolution. Sinon cela reviendrait à réduire le mode de vie de l’homme civilisé à un «  jeu d’hypocrisie » dommageable à l’idéal de l’ Humanité. Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.       La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée par les différences dans le monde dont la différence des sexes est fondatrice est l’origine  de l’activité culturelle par les sentiers hors du champ de la Nature. C’est ainsi que l’initiation nous apprend que par essence les dieux sont parfaits par conséquent bisexuels et que la détermination des sexes est nécessaire à la différence et à la complémentarité dans l’égalité des partenaires sociaux. Telle est donc la Vérité sur laquelle doit reposer les relations non seulement sexuelles mais sociales aussi.       Jésus tel que nous le connaissons par les écrits de ses disciples : un des plus grands initiés qui soient n’a certainement pas pu dire : « aimez-vous les uns autres » mais « ayez pitié les uns des autres parce que vous ne savez pas ce que vous faites ». En effet tout initié sait comme le Bouddha que la pitié est le sentiment qu’inspirent les hommes. Il faut sans doute voir un défaut d’interprétation ou de la malignité dans cette phrase prêtée à Jésus.       Le « choc » de surprendre la mère dans sa nudité et d’être confronté à la vision de la vulve engendre chez le petit garçon l’ « angoisse de castration » qui le contraint à se détourner de la réalité par la sublimation qui consiste à habiller celle-ci de formes satisfaisantes pour l’esprit. Ainsi émerge le champ de la culture qui enferme l’homme dans les formes et le contraint à appréhender la réalité à travers le langage des formes qu’il a créé. Les êtres inaptes à la sublimation s’avèrent les enfants de la mère fusionnelle qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique.       La préservation des « beaux-restes » postule la castration symbolique (substituts de la circoncision et de l’excision symboliques.) C’est par la voie des « beaux-restes » que l’homme primitif fait son entrée dans le système symbolique et acquiert le « droit à l’insertion sociale »       C’est par la préservation des « beaux-restes » que l’homme primitif é-mer-ge du système clos de la Nature pour faire son entrée dans la société des hommes structurée par le système symbolique. Les beaux-restes constituent le prix de la « Dette symbolique » au Père inégalable de la société des hommes.       Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de fonder son « être-là » par la préservation de « beaux-restes » : traces parlantes appelées à témoigner de son passage sur terre. Les beaux-restes sont des signes dont la fonction est de permettre à l’être-là de payer sa « Dette symbolique » au Père-fondateur de la société des hommes.       La société libéro-capitaliste n’est pas propice à la préservation de « beaux-restes » bien au contraire la société libéro-capitaliste est fondée sur la négation des beaux-restes et la revendication du « profit maximum » ou de la jouissance sans tabou. L’émergence des beaux-restes     dans le système destructeur libéro-capitaliste est un signe porteur du désir de Refondation.     Les êtres socialisés développent l’aptitude à l’interaction (prémisse de la relation sociale) dans le contact précoce avec une mère symbiotique aptitude que la mère fusionnelle étouffe. C’est pourquoi l’être qui s’est identifié à cette dernière (le pervers narcissique) est « réfractaire » à toutes médiations et privé de la capacité d’insertion sociale.     La constitution et le développement d’une nation postule la mise en place de conditions favorables à l’é-mer-gence des familles structurées par le système symbolique générateur de paix sociale et du sentiment de sécurité sans lesquels il n’y a pas une nation d’hommes accomplis.       La fonction du système symbolique est de maîtriser les pulsions d’apaiser l’être naissant et de créer les conditions favorables à son développement harmonieux. Le système symbolique constitue la Serre de la graine de l’Homme.       Une famille non structurée par le système symbolique n’est pas une famille mais un système qui se dévore elle-même comme un « monstre autophage ». La structuration symbolique est constitutive de la famille ce lieu d’éclosion et d’épanouissement de la graine de l’être l’humain !     Pour éviter de chuter dans le trou noir de la psychose l’être non-structuré est forcé de phantasmer continûment la jouissance orale sur le mode de l’ex-stase. Le « fading » de l’objet phantasmé est à l’origine des passages à l’acte qui déchirent la société des hommes.     L’existence des hommes qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique est déterminée par la réminiscence du sein de la mère auquel ils aspirent à se raccrocher (à travers ses figures substitutives) afin échapper aux poinçons de la frustration. C’est pourquoi l’existence des hommes non structurés est ponctuée de passages à l’acte.     L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques bascule et s’aliène dans le vécu de toute-puissance. C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame dans la forêt dense il fonce sur les faibles et les piétine sans le moindre scrupule au risque de basculer dans le trou : piège posé sous ses  yeux malvoyants. L’espoir du faible et l’alternance sont inscrits comme un châtiment inéluctable dans les comportements de l’être anal-sadique.     Le monde est régi par l’Economie basée sur la règle sacro-sainte du profit maximum qui exclut la morale et la fraternité humaine. Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est le comportement sadique des dominants qui ignore la Loi : principe du monde dont la transgression est fatale à l’agent.       Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau d’initiation qui sépare l’enfant-phallus de la mère toute-puissante et favorise le processus de son humanisation par l’activité artistique créatrice du système symbolique dont l’appropriation culmine à l’é-mer-gence de l’ « être de langage » L’initiation est la voie de la quête sans fin  du Savoir       L’angoisse de mort non maîtrisée dans une activité symboligène et vécue sur le mode imaginaire est responsable de bien de maux plus ou moins graves imputables au manque de système d’initiation.       Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas exorciser l’angoisse de mort qui le taraude pour être inapte à symboliser les pulsions de destruction qui la génèrent il est condamné à commettre un crime réel ou imaginaire qui consiste à se jeter dans dans un rapport de jouissance où le partenaire est halluciné comme une personne sacrifiée dans un « délire de dévoration ».       C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe capable de résister à la fascination de la jouissance qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère que l’homme de la « jouissance sans tabou » est condamné à remplir. C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner notre Humanité en souffrance est sans doute la quête du « Savoir initiatique » pour assurer la « délivrance » de l’Humanité « objet de captation » de la mère toute-puissante !       Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant que la colère de la femme substitut de la mère jette dans l’effroi ce qui pousse l’homme à faire tout pour éviter de s’exposer à l’ire du substitut de sa mère. C’est pourquoi l’homme reste soumis à la femme et collabore dans la perversion sexuelle au risque de sacrifier les droits de l’enfant. Telle est sans doute la raison pour laquelle l’Humanité demeure dans l’état de gestation.     S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris que la circoncision et l’excision symboliques retirent au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum (qui réduisent l’être humain à l’état d’objet) pour l’investir dans la promotion des relations sociales et dans la création d’oeuvres culturelles on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas originale mais relève de l’ « imitation de la Nature » selon la théorie aristotélicienne et de la réadaptation des oeuvres originales créées par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée. D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau » de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.       A l’origine des guerres « toujours recommencées » il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme porteur de Verbe qui renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri de la fureur de la femme revendicative à se laisser enfermer dans la clôture de la perversion sexuelle. Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante mais l’homme qui se castre pour lui complaire !     Quand les hommes seront lassés des guerres pour le profit maximum et le plus-de-jouir ils aspireront à la paix afin de sauver les « beaux-restes » fondements sacrés de l’Humanité. Il est clair que ce qui est imposé n’a aucune chance de prospérer : on ne prend conscience de la valeur d’une chose qu’on aime que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.       Pour qu’une « famille humaine » : structurée par le système symbolique émerge de la lutte originaire des sexes il est nécessaire que l’homme et la femme bisexuels aspirent à la « paix des braves » et à cette fin consentent à renoncer à leur deuxième sexe et souhaitent la médiation d’un être porteur de Verbe. Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix et de renoncement à la Jouissance pour la satisfaction sexuelle partagée la détermination des sexes et leur relations complémentaires génératrices de la famille sont impossibles.       La politique de l’assimilation était une tentative d’aliénation car elle visait à arracher par la force et la ruse une personne à sa mère pour lui offrir une autre civilisée et blanche. Cette politique est vouée à l’échec pour méconnaître le fondement narcissique sur lequel repose la personnalité.     La mère est le premier amour de l’enfant et le fondement du narcissisme. L’amour de l’enfant pour la mère est inconditionnel et le narcissisme ne se négocie pas. Il est imprescriptible même s’il donne l’impression de se renier dans certaines pathologies (perversions). C’est pourquoi on est fondé à dire de ces gens qui foulent aux pieds le narcissisme des autres (faibles) ou qui s’acharnent à les assimiler qu’ils ont des problèmes avec leur propre « moi » en fusion avec une mère non symbiotique. Le narcissisme est le fondement sûr de l’existence humaine.       Le danger des hommes porteurs de l’illusion de toute-puissance est la fureur des pulsions sadiques qui éteint la lumière de leur conscience et les bascule inéluctablement. dans le « délire de grandeurs » fatal aux faibles qu’ils réduisent en déchet. Aucun homme n’émerge là où l’être tout-puissant règne en maître.       L’impétrant qui est attentif à ses états sait que l’être investi par les pulsions de puissance et de possession est exposé au délire de grandeurs. C’est pourquoi il a la sagesse de les évacuer sur un Support et de les transformer en formes pré-verbales éléments constituants du Langage dont la fonction est de structurer l’être qui aspire à la toute-puissance et d’humaniser son « désir d’apothéose » qui le contraint à sacrifier son prochain aux plans imaginaire symbolique et réel.       Quand l’homme a perdu sa structure il lui reste l’argent auquel il s’accroche comme le bousier au crottin. En effet privé d’argent l’ « être-de-pulsions » bascule i-né-luc-ta-ble-ment dans le « trou noir de la psychose ».       En conseillant à leurs clients de faire des sacrifices humains pour devenir tout-puissants et riches dans la jungle où nous  survivons les marabouts veulent sans doute signifier que l’option du travail est aride et sans issue et que la voie royale qui mène à la puissance et à la richesse auxquelles les hommes aspirent est le sacrifice humain qui étouffe l’empathie de l’homme et le rend cruel envers son prochain. En effet puissance et richesse sont incompatibles avec l’humain.       Si « Polémos est la Mère de toutes choses » et si elle a donné naissance aux statuts du maître et de l’esclave (éléments organisateurs de la société) comme l’a théorisé le philosophe Hegel on doit toutefois préciser que ce postulat n’est vrai et vérifiable que pour l’homme aryen dont la vision du monde est d’essence dualiste à la différence de la vision du monde Kémite caractérisée par un principe médiateur En effet c’est à « Polémos » que les Barbares indo-européens doivent la conquête de la société kémite dont la circoncision symbolique est à l’origine.     A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui se réfugient dans le monde idéal en affirmant qu’ils sont ce qu’ils voudraient être ainsi certains adultes et collectivités ont-ils la propension à se doter de qualités dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser leurs propres défauts dans les autres. C’est la fonction assignée à l’initiation de désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et de les ramener dans la dure réalité qu’ils fuient « à tire d’ailes » Le monde est ce qu’il est parce que ce travail n’est pas fait par manque d’un système d’initiation idoine.       Afin de exorciser les affres du Manque inhérent à l’ « être-au-monde » l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable en se berçant de l’illusion d’échapper à la fatalité : la mort après s’être identifié au sacrifié par le subterfuge de la « magie de substitution. » La finalité phantasmatique assignée au sacrifice humain : se ressourcer à la source vivifiante de l’Un en niant la différence entre le Moi et l’Autre !       En considérant la récurrence des crimes rituels singulièrement en temps de crise sociale on est fondé à croire que le simple fait de transférer ses pulsions sadiques sur un animal (le mouton) et de l’égorger ne suffit pour apaiser l’être taraudé par l’angoisse de mort. Autrement-dit : le rituel de sacrifice d’un animal ne constitue pas en soi une thérapie. Il faut avoir le courage de le clamer : les « beaux-restes » en psychart-thérapie ont un pouvoir thérapique autrement plus libérateur que les rituels magiques primitifs.       Les Barbares à l’Imaginaire débordant de pulsions de toute-puissance surgirent et balayèrent sur leur passage la petite société des hommes structurés par le système symbolique et subsumèrent leurs pulsions sadiques sous la « peau de léopard » des vaincus. Tel est le secret de cette société caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »       L’homme non structuré est un infans qui dévore (en imagination la mère frustrante) pour exorciser le vécu de mort qui le taraude et jouir du « sentiment d’être ». De la même manière l’homme rongé par l’angoisse de dés-être est contraint à sacrifier son semblable afin de garantir son « être-au-monde ». Il faut juguler la paranoïa pathologie congénitale de l’Homme : en  faisant la promotion d’un système d’initiation dont la fonction serait de produire des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.       Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui non-structuré par le système symbolique phantasme l’accomplissement de son être comme le résultat du sacrifice de l’Autre. Il est illusoire de parler d’existant authentique .       Lorsqu’on démystifie le discours trompeur dont les idéologues l’affublent on découvre que l’Humanité n’est pas ce groupe d’hommes qu’on croit affranchis de la Nature mais une sorte de termites qui au contraire des autres se divisent en dévorants et dévorés. Il faut sauver l’Humanité de sa pathologie actuelle de schizophrène.     Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle nous confronte à des souffrances inouïes que nous devons nous laisser-aller à phantasmer le retour de Dieu « parti à la retraite » dans un endroit de l’Univers inconnu des hommes (selon le témoignage des ancêtres) pour nous dé-charger sur Lui des exigences de l’existence. Nous sommes contraints à l’obligation de travail pour assurer notre subsistance. En partant à la retraite Dieu a veillé à imprimer en l’Homme le Verbe pour éclairer ses pas dans la Jungle du monde.       Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes) ont perdu le sens du mérite et ont régressé aux périodes de la cueillette où le travail n’existait pas encore et où il recevait tout de la Nature-mère. C’est ainsi que « pour les besoins de la cause » la société s’est divisée en deux groupes distincts et complémentaires : celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont sustentés comme des enfants. L’humanité actuelle est fascinée par le modèle de la « vierge à l’enfant » dans une vision phantasmatique qui l’aliène à la réalité.       C’est un fait que malgré les beaux discours sur le « droit des gens » les sociétés humaines sont encore régies par l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges (primitifs) enfouie au fond de l’inconscient. Non structuré par le système symbolique chaque homme aborde encore son semblable « sous-tendu » par les pulsions de le contraindre à devenir son « bon objet ». Et c’est toujours le rapport de forces inégales et non le droit qui décide du statut social de l’homme faible. Est-ce à dire que mystifier est la fonction des beaux discours sur les droits des gens ? En effet sans une technique d’initiation pour s’approprier les valeurs sociales leur mise en pratique reste une vaine illusion.       Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence du système symbolique : fondement de la société des hommes qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne). L’Histoire nous apprend que comme ce fut le cas pour l’appropriation du feu les hommes primitifs se livrèrent à des invasions répétées pour s’emparer sans initiation de ce feu symbolique qui finalement élut domicile à Rome avant de se répandre dans le reste du monde vidé de son contenu : les « traces » parlantes que l’impétrant reçoit de la transcendance sur le mode de l’épiphanie. Telle est la cause assignable à l’aliénation de l’Humanité privée de structure symbolique qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens qui rayonne encore du Langage  vide que les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.     Si une mère refuse la castration symbolique et si elle phantasme son enfant comme son phallus imaginaire elle n’acceptera pas la médiation castratrice du Père . Il est nécessaire que la mère bisexuelle se soumette à la castration symbolique pour dire oui à la médiation structurante du Père « accoucheuse » de l’Humanité accomplie.       Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas la castration symbolique : condition nécessaire au désir du phallus et à la compensation du « manque » par l’activité créatrice de substituts du phallus l’ « envie de pénis » qui la travaille au corps ne sera pas résorbée et l’enfant d’homme sera sacrifié pour tenir lieu de substitut imaginaire du phallus. L’initiation est l’activité productrice de l’être social.       Le refus de soumission est vécu par l’homme aliéné à l’illusion de toute-puissance comme une mutilation de son être qui exige une sanction exemplaire dont l’objectif est de briser toutes résistance. C’est pourquoi là où règne un être mégalo-maniaque il n’y a pas d’humains mais des zombies.       Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique : les scansions dans le processus d’accumulation du savoir étant révélatrices des figures successives du Père. Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».       Les sociétés sans initiation sont des sociétés dans lesquelles la mère toute-puissante a castré le Père et dévoré son phallus. D’où la nécessité pour favoriser l’émergence des sociétés à initiation de soumettre la mère toute-puissante à la « castration » afin que son substitut symbolique dans une relation symbiotique ouvre la voie à l’apparition d’êtres pourvus d’une structuration symbolique.       Les gens qui refusent l’initiation non seulement n’ont pas de Père mais n’en désirent pas car c’est l’initiation qui gratifie d’un Père. Le problème des sociétés sans initiation est celui des sociétés sans Père..       L’humanité est la progéniture de la mère androgyne qui en s’auto-castrant transféra son phallus sur un de ses fils dont la fonction fut de tenir lieu de Père. Il est donc pertinent de dire que le Père porteur de phallus est à l’état potentiel dans le sein de la mère toute-puissante et qu’il sera délivré à la faveur de la castration symbolique de la mère dans un processus d’initiation sans fin.         La société négro-africaine : du sommet (les politiciens) à la base (le peuple) en passant par la classe moyenne (les intellectuels) tout le monde aspire à se « couler » dans le moule de la civilisation et à devenir blanc sous le masque noir. Nul ne s’inquiète de l’envahissement de la culture négro-africaine basée sur le principe de la solidarité par la culture européenne régie par l’égoïsme et le « profit maximum ». Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.       Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au renversement du vécu de chacun (substitution) sans que pour autant la Loi fondatrice change. Il y a eu simple adaptation d’un partenaire à l’évolution circonstancielle de l’autre comme c’est le cas dans la perversion sado-masochiste où la position sadique peut se renverser en masochiste et inversement (alternance des positions). La vrai changement postule la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».       Il existe des hommes qui fuient leur identité pour se réfugier dans la vôtre (dont vous leur avez ouvert la porte dans un « mouvement d’empathie ») et qui s’acharnent à vous expulser de votre propre « maison ». Cela a pour effet  désastreux de vous contraindre à endosser leur identité dont ils ne veulent plus et à basculer dans le trou noir de la psychose. C’est le « sous-tien » de l’imago des parents et la structure psychique qui en résulte qui confèrent le sentiment de permanence au vécu d’identité de la personne et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.       Si les fondements de la civilisation sont sapés et si l’Humanité est confrontée à une crise structurelle il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier les agents de la destruction les neutraliser et les contraindre à collaborer à la reconstruction. Cela ne sert à rien de se lamenter et de chercher des boucs émissaires par monts et par vaux .       Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance se sont posés en créateur originaux de la civilisation et mis les promoteurs historiques à la place de ceux qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire » ne nous livrent pas le secret de cette civilisation dont ils se disent les garants si bien que nous sommes obligés de les considérer comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  » Aliénée l’Humanité est la victime de la force matérielle et du bluff associés.       Si nous vivions dans un monde civilisé comme ils le chantent tous les jours nous n’assisterions pas à ce spectacle où les puissants s’acharnent sur les faibles foulent aux pieds leurs droits et les utilisent comme objet de production et de jouissance. La civilisation postule la maîtrise des pulsions et l’adhésion au principe de la production de ses propres moyens d’existence. Autrement dit :  l’autonomie de la personne et l’acceptation de l’autre.       C’est en voulant sauver sa vie de la captation du grand Autre et réaliser ses potentialités que l’être porteur de Verbe peut la perdre dans le conflit et non parce qu’il désire sacrifier son être à l’instar de l’ « hypnotisé » qui est floué de son essence en cherchant la toute-puissance par l’absorption-fusion.. Pour l’homme une mort n’est pas identique à une autre : mourir  en se battant pour l’ex-sistence n’est pas la même chose que la perdre dans la poursuite de la jouissance.       Même le sacrifice de leur dignité que font les hommes (en devenant des déchets) aux fins de satisfaire le désir de toute-puissance du maître ne comble pas celui-ci. Devant son « repoussoir » volontaire le maître a le vécu d’être une dupe et fait une crise paranoïaque où il accuse la victime d’être son persécuteur ! Peut être avons-nous tort de faire le sacrifice de notre dignité dans l’espoir de combler le maître afin qu’il nous « laisse tranquille » dans notre déchéance. Et si finalement ce que veut le maître était de recevoir les sanctions méritées ?       Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet » au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif le tyran entre en fureur et « fabrique » des comploteurs tapis dans le peuple réduit en déchet. Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas un système d’initiation pour lui infliger à la castration symbolique Finalement la tyrannie doit être considérée comme une exigence d’ « opposition » inébranlable.       Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant est qu’il exige un amour oblatif de sa victime qu’il s’acharne à agresser et à humilier. L’être qui aspire à la toute-puissance n’atteint son objectif que dans la relation sado-masochiste où la victime aliénée se délecte du « bonheur dans l’esclavage » en baisant avec reconnaissance les mains augustes du Maître tout-puissant.       L’homme est un « pauvre hère » qui naît dans la Décharge publique et qui ne survit qu’en se nourrissant de restes comestibles. Toute sa vie l’homme la passe marqué au poinçon indélébile de sa détresse originaire qu’il s’efforce (en vain) de masquer. Sous ses airs de « grandiosité » l’homme reste un être en détresse.       Le Verbe est principe de structuration des pulsions en formes préverbales dont la fonction est d’ « inter-dire » La non appropriation de ces constituants du Langage faute de relations précoces avec une mère symbiotique condamne au comportement transgressif de l’homme  promis à la  psychose.       Non soutenu par une structure symbolique l’être confronté au désir de toute-puissance basculera facilement dans la perversion sado-masochiste et se délectera du bonheur dans l’esclavage . C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé les esclaves noirs du naufrage absolu dans le sado-masochisme et qui a offert au monde ces « héros » afro-américains que nous connaissons.       Tout se passe comme si un principe créateur immanent à la Nature et se prolongeant dans les artistes inspirés était à l’origine de ces traces parlantes . Tel est le mode genèse de la conception du Langage conçu comme une épiphanie .       Le père porteur de Verbe c’est la « bête noire » à abattre et dont le nom doit être effacé de toutes les consciences pour assurer le règne de la jouissance dans cette société gynécocratique.       La fonction de la structuration symbolique initiée par la mère symbiotique et poursuivie par le père porteur de Verbe est d’édifier une barrière protectrice entre la graine de l’humain et les pulsions afin d’assurer son développement normal dans un terrain propice à ses potentialités. Privé d’une structuration symbolique la graine de l’humain est livrée à la fureur destructrice des pulsions.       La psychart-thérapie est l’affrontement anal-sadique (dont les scansions sont les grattages les griffures les agressions de toutes sortes) que l’enfant inflige à la mère toute-puissante afin qu’elle livre le Nom du Père absent. Les traces qui apparaissent en filigrane sur le support artistique enduit de matière picturale sont les larmes que la mère coule : signes précurseurs de son entrée dans le Symbolique par la voie des formes préverbales reconstituées. Le Langage don de la mère « castrée » est le Nom du Père dont se « sous-tient » l’enfant pour s’humaniser.         La mère symbiotique donne le Langage à l’enfant alors que la mère toute-puissante vit avec l’enfant dans son univers phantasmatique. Le destin de l’enfant est inscrit dans l’état psychique « structuré » ou non de la mère. Le père  est le représentant de la société dont la fonction est de recevoir bon-gré mal-gré l’enfant créé à l’ « image de la mère. »       Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris elle se comportera comme un homme et s’acharnera à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels. L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité a son fondement dans le « monde » phantasmatique du déni de la perception. L’initiation sexuelle qui fait la promotion de la détermination des sexes est le préalable in-contournable à la vie en société.         La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation précède et conditionne toutes les autres sociales : un homme sexuellement indéterminé est un être confronté aux problèmes d’identité qui ne favorisent pas son insertion dans la société. Telle est incontestablement l’origine des perturbations  (identitaires) des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».       Aucune société humaine ne peut é-mer-ger sans l’intervention de la technique de la détermination des sexes à la faveur de l’excision et de la circoncision symboliques c’est à dire la castration symbolique ? L’existence de la société des hommes postule la détermination des sexes : n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence qui est à l’origine du chaos qui menace d’emporter la société des pères-fondateurs ?       Les hommes de cette société sans initiation phantasment qu’ils sont des dieux-vivants parcourent la société des  Pères fondateurs pillant saccageant détruisant tout ce que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos. La société et les valeurs qui la constituent sont les « produits » de l’activité initiatique.       L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas seulement de libérer l’énergie des  patients des blocages pathogènes et de favoriser la renaissance des zombies mais aussi et surtout de « déciller » ces hippopotames à qui on donne la vie afin qu’ils agissent en étant conscients des conséquences de leurs actes. L’objectif de la psychart-thérapie c’est de faire la promotion d’ « êtres sociaux » conscients de leurs actes et responsables.       Lorsqu’on n’est pas structuré on est assiégé par l’ « angoisse sans nom » qui prive du sentiment d’être : telle est la raison de la lutte impitoyable pour la survie qui pousse l »homme à étrangler ses semblables dans l’affrontement économique sous-tendu par la règle sacro-sainte du profit maximum.       La vie est un voyage solitaire où l’on côtoie d’autres voyageurs qui cherchent à vous distraire et à vous détourner de votre destination. La société est le carrefour des itinéraires personnels. Mourir c’est poursuivre son voyage seul chargé du poids de ses actes.       L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation est une perte inutile d’énergie dont il faut se garder si on veut s’en prendre aux faibles et les réduire à sa merci par la voie obscure de la domination mentale : en leur assénant sa volonté toute-puissante. Se taire pour l’expert en sorcellerie c’est emmagasiner l’énergie utile pour la destruction de ses proies par la voie obscure de la toute-puissance de la volonté. Mais l’initié sait sait que la puissance de la volonté aveugle ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.       L’homme primitif mutant (porteur de Verbe) a démontré le primat du Verbe sur la matière en utilisant celle-ci pour créer des formes préverbales : signes de l’instrumentalisation de la matière informe par le Verbe créateur. Le Verbe est le phallus dont la détention confère le primat à la femme ou à l’homme.           Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est un être naïf et  vulnérable qui hallucine qu’il « donne le change » pour arborer un masque de sagesse ou de saint que sa malignité dote de toute-puissance. Il n’existe pas de satisfaction plus délectable que celle que procure le geste symbolique de « dé-voiler » la nature hideuse du sorcier et de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.       L’activité initiatique ça consiste dans la mise en ordre du chaos intérieur générateur d’angoisse de mort par l’activité créatrice (pacifiante) de « beaux-restes » autrement-dit de formes préverbales dont la finalité est de doter l’impétrant d’une structure symbolique fondement de sa qualité d’homme. L’être humain accomplit sa destinée par l’initiation.       La famille non structurée autour de l’imago d’une mère et d’un père habités par le Verbe est un système clos : sans ouverture sur le monde extérieur dont les membres sont des réplications de la mère dévorante « sous-tendues » par le désir de toute-puissance qui les maintient dans l’état de conflits abortifs à l’origine de la croyance selon laquelle la famille non structurée est la maison fermée de sorciers.       L’ex-sistant qui s’est as-sujetti au Verbe et reste serein dans la tourmente nourrit l’espoir de réaliser l’union post-mortem avec l’Etre. La foi est le fondement de l’ex-sistant qui a triomphé de toutes les épreuves et laissé au monde des beaux-restes traces de son passage.     L’accès à l’existence « authentique » postule la capacité d’assumer l’angoisse d’être-là et par dessus le marché l’horreur de la mort que la plupart des hommes (singulièrement l’homme du libéro-capitalisme)  fuit dans la vaine recherche de toute-puissance.     L’ex-sistant c’est l’impétrant engagé dans la recherche sans fin de l’Être recherche inlassable qui ne s’achève qu’au seuil de la mort dans l’ « intime conviction » que l’Etre « Est ». L’initié est l’impétrant dont la quête est couronnée par la Foi !       Le monde c’est le Vide radical rempli d’illusions aliénantes où l’ex-sistant cet impétrant mène sa quête de l’Etre munit de la lampe-torche de la Foi à toute épreuve». La mort est le lieu de l’absorption-fusion avec l’Etre.     Le fait de savoir qu’il est destiné à la mort est une perspective dés-agréable qui empoisonne le plaisir d’être au monde de l’être humain. Et si à cette privation intolérable viennent s’ajouter les exigences et les exactions de la société libéro-capitaliste alors il faut le dire : c’est l’enfer sur terre pour l’être dé-muni ! En effet le capitaliste ne supporte le fait de devoir mourir un jour qu’à faire payer au pauvre sa fureur d’exister.       En politique (dit-on) « la morale n’intervient pas » et l’intérêt supérieur de la Nation prime : elle justifie toutes les atrocités que l’on commet pour sa grandeur sur d’autres collectivités humaines. Les victimes qui ne partagent pas cette vision du monde la combattent avec l’énergie du désespoir et lui opposent le caractère l’irréductible de la Loi morale qui nécessairement médiatise les relations humaines. Pour quelle Raison serait-il permis de sacrifier une partie de l’Humanité à la grandeur d’une autre partie de cette dernière ?       Les grandes démocraties ne veulent pas que leur nom soit cité dans les sales affaires où leur rôle est pourtant déterminant : elles exigent qu’on ne retienne d’eux que ce que leur constitution stipule. C’est ainsi que les grandes démocraties s’avèrent aliénantes pour l’Humanité en lui interdisant de voir la Vérité et en la contraignant à recourir au vieux procédé du « bouc-émissaire ». les grandes démocraties se comportent comme si elles étaient au dessus de la Loi.       Le porteur de Verbe qui œuvre à sauver les « beaux-restes » de la fureur des forces de destruction est l’initié qui connaît la Puissance absolue des forces de création. Les beaux-restes sont le fondement de la foi.       Ceux-là qui pensent que la « castration » et l’initiation sont bonnes pour les autres et qui sont accrochés au « bénéfice secondaire » que procure l’état de narcissisme primaire sont à l’origine de la division de la société en hommes assujettis aux Barbares pris eux-mêmes en otages par leurs pulsions de domination et de jouissance. Pour être harmonieuse la société commande l’initiation de tous.       Si tout le monde (du sommet à la base) ne s’initie pas à la technique de de la maîtrise symbolique des pulsions l’émergence de la société des hommes sera problématique et l’aspiration des « êtres-de-pulsions » au « vivre-ensemble » demeurera à l’état de pur phantasme. En effet il n’y a de paix et de « plaisir de vivre » que dans une société d’hommes structurés par le système symbolique. L’initiation dont les Barbares conquérants s’obstinent à « faire l’économie » : une exigence absolue de l’être social.       Ce monde déchiré entre les forces de création et les forces de destruction pose incontestablement la question de l’existence d’un Principe transcendant : garant du triomphe final des forces de création. Fort de sa propre puissance créatrice l’homme structuré par le système symbolique en homme de foi ne doute pas un seul instant de la Puissance des forces de création à triompher finalement des forces de destruction.       L’expérience de la solitude apprend que celle-ci est habitée par un monstre hideux qui é-mer-ge des profondeurs du Vide et cherche à s’emparer de l’être esseulé. C’est aux fins d’échapper à l’horreur d’être capturé par le monstre hideux et dévoré que le solitaire novice fuit et se réfugie dans les relations sociales improvisées ! L’intérêt que présente la psychart-thérapie : elle offre un moyen efficace d’évacuer sur un support artistique les pulsions constitutives du monstre imaginaire avec qui le solitaire cohabite dans le Vide de la solitude l’effet salutaire qui résulte de l’opération étant de familiariser le solitaire novice avec les apparitions angoissantes du monstre et finalement d’acquérir le moyen de le tuer : en le capturant dans les « filets » des formes préverbales chaînons du Langage. L’initié est le solitaire qui « tue » le monstre et le ressuscite sous l’aspect de la forme préverbale.       A présent que les états négro-africains sont officiellement indépendants (et qu’ils siègent en tant que tels dans les Instances internationales) leurs représentants qui savent qu’ils sont en charge d’hommes à reconstruire devraient se souvenir de l’enseignement de leurs ancêtres selon lequel l’être humain est le produit de l’initiation et que tenter développer une société sans ce préalable c’est inéluctablement condamné à l’échec.       Les traditions initiatiques négro-africaines nous enseignent que c’est en commettant le meurtre symbolique du monstre dévorant(Ngakola) par la technique de l’initiation que nos ancêtres firent la promotion des formes préverbales constituants du Langage appelé à servir de structure à la société des hommes (à la faveur de l’activité plastique fécondée  par la médiation du Verbe) N’est-ce pas cette voie initiatique montrée par les Pères fondateurs qu’auraient dû logiquement emprunter les « petits-pères » de la Reconstruction au lieu de prendre à l’imitation du maître la « voie sans issue » du profit maximum ?       L’humanité d’un homme se jauge à sa sensibilité à l’injustice. Le constat de la mort psychique se fait sur son indifférence à l’injustice que subit le faible. La justice (la Maat) est le fondement de l’être humain.     L’injustice devient une monstruosité coupable de sanction suprême (la psychose) lorsqu’un homme s’arroge le droit de prendre la vie de son semblable pour devenir tout-puissant car le Destin a gratifié chacun d’une essence inaliénable.     Les « fous » qui peuplent le monde croient qu’il est permis à qui le veut le droit d’en faire à sa tête : voler violer tuer détruire. Ils ne savent pas que la Loi existe et interdit l’injustice. Respecter la Loi n’est pas un signe de faiblesse comme l’a pensé Nietzsche bien au contraire c’est un signe de force.     Il faut se trouver dans l’état de détresse hallucinatoire pour croire que dans cette société libéro-capitaliste où la propriété individuelle est sacro-sainte il soit permis de s’emparer par la force la ruse ou au moyen de subtilités juridiques de ce qui appartient à autrui voire de son corps lui-même. L’« accomplissement » humain postule l’initiation des êtres sociaux au respect de la Loi.       Grâce à la psychart-thérapie les hommes ont la possibilité de transférer sur un espace neutre (support artistique) toute la cruauté que la Nature (la mauvaise mère)nous inflige par l’intermédiaire des pulsions. La psychart-thérapie nous permet de nous ouvrir à la Nature pour recevoir ses pulsions et les maîtriser dans l’activité créatrice des formes préverbales : portes d’entrée dans le Langage structure constituante de la société. La psychart-thérapie est la technique initiatrice à la vie sociale.       Constituée d’hommes qui avaient aliéné leur désir de toute puissance en le transférant sur un Chef la famille primitive n’était pas la cellule de base de la société d’hommes (initiés) mais un lieu de refoulement de pulsions qui devait faire obstacle à l’é-mer-gence de la société d’êtres humains. L’obsession de ceux qui sont enfer-més dans un système de dictature est de commettre le meurtre du Chef tout-puissant et de lutter sans merci pour prendre sa place. On sort de la dictature des pulsions de la Nature par l’initiation.         Selon la gravité de la crise qui frappe la société les hommes régressent à un niveau antérieur de leur développement et perdent leurs acquis . C’est ce qui explique le retour « du refoulé » : la barbarie qui suit le triomphalisme des périodes fastes d’intense créativité comme ce fut le cas de l’épisode nazi après un épanouissement culturel sans précédent et le resurgissement actuel de la « Bête » coloniale. On est donc fondé à dire que la civilisation qui postule la maîtrise symbolique des pulsions même en temps de crise est une mystification qui n’existe pas et que nous sommes les dupes des malins qui parce qu’ils sont revêtus de la « peau de léopard » des pères morts veulent nous faire croire qu’ils sont civilisés.       La Terre est la Colline sacrée qui a é-mer-gé de Noun : la Mer originaire. Androgyne la génitrice de l’espèce humaine est venue après que la Colline sacrée se soit recouverte de végétaux et peuplée d’animaux sortis de la Mer originaire. La phase de la bisexualité a précédé celle de la bisexualité des sexes introduite par la génitrice auto-castrée. La société des hommes structurés par le système symbolique et vivant dans le respect de la Loi est la finalité de l’Evolution de la Nature.       Comme la Nature et tout ce qui s’y trouve les végétaux les animaux et les hommes étaient la propriété de la grande Mère ainsi le pays et tout ce qui s’y trouve les habitants et les produits de leurs activités sont-ils censés appartenir au Prince qui en use comme bon lui semble dans la modernité le monde le plus primitif survit encore.     C’est en étant habitée par l’imago de père structuré par le Verbe que la mère symbiotique s’unit à l’enfant dans une relation qui préserve la personnalité de celui-ci à la différence de la mère phallique pour laquelle l’enfant est le produit de la réalisation de son désir de posséder le phallus. La mère symbiotique est la mère sociale de l’être humain.     La mère se rassure elle-même en investissant son enfant de toute sa confiance : celui-ci est phantasmé comme le phallus do nt elle se sous-tient. L’enfant-phallus sait intuitivement qu’il n’a pas droit à la faiblesse et tient pour plaire à la mère la fonction de phallus qu’elle impose in-consciemment et qui l’oblige à refouler son vécu de castration.       Les enfants sont le résultat du mécanisme de personnification du désir de phallus de leur mère ou celle de la réalité de leur castration qu’elle s’efforce en vain de conjurer et relativement auquel elle éprouve un vécu de persécution permanent. De toutes les façons nul n’échappe à l’organisation psychique de sa génitrice.       Le narcissisme grâce auquel l’enfant s’approprie la représentation de la mère symbiotique et s’en « sous-tient » inconsciemment fait de la représentation intériorisée de la mère symbiotique sa propriété princeps à l’origine de toutes possessions et fondement de sa confiance dans le monde. Le narcissisme secondaire qui postule la capacité de supporter la séparation est à l’origine de la tolérance à la perte de certains êtres pour avoir confiance en leur capacité de re-trouver l’objet perdu dans le défilé sans fin des substituts. Privé de cette perspective d’espoir l’enfant de la mère toute-puissante s’accroche et survit dans l’ « angoisse sans nom » de séparation.       L’être non structuré par le système symbolique est un « chaos-vide » qui aspire en vain à la plénitude de l’Etre par l’incorporation de tous les hommes. Impossible à combler la faim de l’Etre fait de l’homme non structuré cet être persécuté et délirant : non responsable des actes qu’il pose. Les malheurs de l’Humanité sont donc le résultat de son refus sans appel d’initiation.       L’enfant de la mère toute-puissante est une personne broyée et « fécalisée » sous l’effet de l’emprise possessive et réduite à l’état d’objet anal en état de rétention par la mère. Autrement dit le fétiche de la mère-enfant dont le substitut social est l’homme-chose c’est à dire l’esclave. La société basée sur la propriété privée est sans doute le produit de la relation de possession de l’enfant par la mère.       Quand on dit qu’un pays est divisé et qu’il a besoin d’être réconcilié avec lui-même on ne veut pas dire seulement que ce pays est coupé en deux et qu’il est nécessaire de remettre les deux parties ensemble par respect de convenance diplomatique. La division d’un pays implique que la partie en position de domination écrase celle qu’elle assujettit et en fait l’objet de sa jouissance à la manière du monstre dévorant sa victime. La division d’un pays le conduit à l’état pathologique du schizophrène qui « prend son pied » à s’auto-dévorer.     La sagesse conduit souvent l’homme à l’état pathologique de conscience universelle qui contemple(détaché) le spectacle du monde « schizophrénisé » où une partie de l’Humanité dévore l’Autre sans état d’âme. L’ex-sistant est le sage qui se délivre en se mettant de la partie à s’efforcer d ‘éveiller la conscience des êtres dévorants par le savoir initiatique qui sait qu’il sait.       Le devenir de la Nature est un mouvement de d’é-mer-gence et de destruction de formes générées par le Verbe immanent à la Nature. C’est aussi l’expérience que fait l’artiste qui voit les formes surgir de son activité manipulatrice de la matière et se réengloutir comme l’alevin dans la mer. Du point de vue humain le créateur est l’être porteur de Verbe qui s’assigne la fonction de (re)pêcher des formes-alevins et de les élever au statut d’oeuvres d’art à les encadrer et à les signer.       Créer une œuvre ce n’est pas seulement assurer sa mise en forme et la signer c’est aussi la sauver de la destruction et se dépenser pour sa pérennité. Que de chefs-d’œuvre sont laissés à l’abandon et retournent au néant Le véritable « père » d’une œuvre ce n’est pas celui qui l’a fait surgir dans l’espace culturel mais celui qui l’aime au point de consentir le sacrifice de sa jouissance pour sa conservation.       Le « je » désigne pour chaque locuteur son état de structuration symbolique plus ou moins avancée. Pour beaucoup ce vocable (je) est emprunté au langage et renvoie à l’état d’organisation-duelle en deçà de la structuration symbolique. D’où le désaccord dans les actes des hommes qui ont crû que leurs discours étaient en harmonie.     Si une mère non-structurée et saturée par les phantasmes de jouissance s’avère réfractaire au porteur de Verbe et fait opposition à son entrée dans le binôme mère-enfant il  n’y a plus qu’un espoir : favoriser la sublimation des pulsions de jouissance et leur mise en formes langagières. En se réappropriant ces dernières la mère non structurée ouvre à la métaphore du Verbe la voie d’entrée dans le binôme: condition nécessaire à sa structuration à la dés-aliénation de l’enfant-phallus.       La psychart-thérapie est un mode d’initiation qui à l’instar de l’initiation des « primitifs » se donne pour l’objectif de faire la promotion du système symbolique dont la fonction est de structurer le patient. Aux fins d’ atteindre cet objectif la psychart-thérapie à l’imitation de sa devancière a recours à l’activité plastique créatrice de formes préverbales constituants du « système du langage ». La différence entre la psychanalyse et la psychart-thérapie réside dans le fait que la psychanalyse se satisfait de la parole-vide reçue des Pères-fondateurs à faire l’ économie de l’activité plastique génératrice des constituants du Langage D’où l’inefficacité thérapeutique de la psychanalyse dont la parole-vide s’avère privée de sa fonction d’ « inter-dit. »       La psychart-thérapie est l’art de « faire parler » la matière en faisant é-mer- ger à la faveur de la manipulation de la matière informe des embryons de formes « nommables ». Le processus d’appropriation de ces formes préverbales est à l’origine de l’apparition de l’ « être de Langage ». La psychart-thérapie étant une initiation dont la fonction consiste à produire des êtres de langage il parait pertinent de penser que le psychart-thérapeute est un substitut de l’homo-sapiens promoteur du Langage.       L’enfant accède au « stade du miroir » lorsque devant la matière protoplasmique ou devant la matière manipulée (l’argile) il parvient à déceler une forme « nommable » représentative du visage humain (de sa mère) C’est à déceler et à nommer la représentation (spéculaire) du visage humain que l’enfant « fait son entrée » dans le champ du langage.       La genèse et l’accouchement se réalisent dans la douleur pour la mère et l’enfant : l ’enfant qui nait triomphe des obstacles sur le sentier qui mène dans le monde. La vie humaine depuis l’état fœtal jusqu’à la mort : une suite d’épreuves initiatiques auxquelles le prétendant est confronté. L’existence authentique est une gageure.       La mère symbiotique (structurée) favorise l’intégration du père porteur de Verbe à la relation symbiotique mère-enfant condition nécessaire de la promotion de la relation triangulaire ou symbolique. En effet au contraire de la mère adhésive la mère symbiotique n’est pas « fermée » mais réceptive au père porteur de Verbe !       La négation de Dieu creuse un Trou qui libère les pulsions de jouissance et génère l’angoisse de mort fatale à l’existence humaine. La foi est une nécessité dont le refus est à l’origine du désespoir des êtres qui n’ont pas d’autre solution  que le refuge dans le plus-de-jouir stérile ou dans le processus absurde de l’ « accumulation du Capital. »       Pour l’être porteur de Verbe consigné dans un milieu primaire traversé de part en part de pulsions anales-sadiques l’occupation ordinaire consiste à mettre en formes préverbales la colline sur laquelle se tient debout son être en déréliction à mettre ensuite en mots les formes préverbales à mettre les mots en phrases enfin à mettre ces dernières en discours qui sait qu’il sait. L’existant est l’être-parlant qui surgit de la « maitrise verbale » du milieu primaire dans lequel il vit.       Les êtres qui furent privés de l’objet d’étayage maternel sont des êtres sans « couverture » narcissique poussés à l’errance c’est à dire à la recherche de l’objet d’amour qu’ils désespèrent de trouver dans ce monde. C’est en effet l’expérience d’union avec une mère symbiotique (narcissisme) qui est à l’origine de la confiance en soi et en l’ « alter-égo » ou l’objet d’amour. La mère symbiotique est le « viatique » dont se sous-tient l’être humain dans sa traversée du Désert.       Ça culmine in-exorablement à la nostalgie de la barbarie et à une catastrophique crise de civilisation lorsqu’une branche de l’Humanité (Néanderthaliens) non touchée par le processus de mutation génétique au lieu de s’acharner à chercher les voies et moyens pour compenser son handicap s’en « défend » par le recours à l’idéalisation de son organisation pulsionnelle pour glorifier la personnalité non mutante de sa « race » prétendue. N’est-ce pas ce qu’ont fait les philosophes allemands (singulièrement Nietzsche) qui ont proclamé la Volonté comme principe absolu en déniant la fonction de médiateur au Verbe créateur ? Ce mépris du Verbe amena à la catastrophe qu’on sait !         En infligeant la castration symbolique : condition nécessaire à la création des formes préverbales et à la structuration symbolique qui permet l’apparition de l’ « être de langage » la technique de l’initiation humanise l’homme primitif sadique par essence et du même coup soumet l’homme accompli (créateur de la société) à la domination réifiante de la horde de Brutes. Les Nazis n’« étaient pas sans le savoir » c’est pourquoi ils avaient en horreur la Culture supposée castrer le Barbare. Ce ne fut donc pas le goût du secret mais l’accès à l’humanité qui fut fatal aux Kémites.       Le refus d’initiation condamne à l’inaptitude de mettre ses pulsions en formes langagières au moyen de l’activité artistique créatrice et d’accéder à la structuration symbolique qui culmine à l’é-mer-gence de l’ « être-de-langage ». Le refus d’initiation est la conséquence de la « fixation » au système des pulsions qui sont la caractéristique de l’homme primitif .       Les hommes restés primitifs (non initiés) n’assument pas l’état de « finitude » et pour le transcender ils ont recours à la métaphore du cannibalisme : la réification et l’exploitation de leurs semblables. Les hommes non initiés hallucinent qu’ils sont des dieux tout-puissants et c’est sans état d’âme qu’ils dénient les droits de leurs frères.       C’est le Verbe dont il est le porteur qui gratifie au père la vision synoptique de la famille dont il a la gestion et la capacité  de remplir sa fonction dans l’esprit d’équité. Non porteur de Verbe un représentant n’est pas un père mais un tyran qui en semant l’injustice travaille au pervertissement destructeur de son peuple qu’il a la chargé de protéger.       La psychart-thérapie est la technique créée par le « zirignon » (homme possédé par l’Esprit) pour désintoxiquer le patient « colonisé » par les pulsions de mort (dont le « gougnon » est suppôt) au moyen du transfert de celles-ci sur un support artistique. L’impétrant en psychart-thérapie est un Dorian Gray qui au lieu d’être horrifié par la « visibilisation » de sa personnalité assume plutôt celle-ci et cherche à la réparer par la mise à mort symbolique de ce substitut et sa reconstitution sur le mode des formes préverbales : constituants de la « mise en forme » structurante du patient. La psychart-thérapie est la technique de « socialisation » du patient.     L’homme potentiel accomplit ses potentialités grâce à la maitrise symbolique des pulsions (créatrice de formes préverbales) au moyen de l’activité artistique de l’être porteur de la loi. L’homme accompli : l’homme structuré par les formes préverbales chainons du Langage.       Avant la promotion de l’initiation à l’origine de la structuration symbolique il n’y avait pas d’homme accompli mais un hominidé sous-tendu par des pulsions. Lorsque disparait la structure symbolique sous la sape des pulsions de jouissance il faut craindre la « mort » de l’homme dans une société qui a « perdu son âme » . Le système libéro-capitaliste : le système qui accomplit la fin de l’homme ?       La Voie de la Justice est celle qui conduit l’impétrant au cœur du Cosmos pour l’ union avec Dieu : principe de la Totalité parfaite. L’homme avide de jouissance est condamné à l’errance dans la Spirale infernale du plus-de-jouir et du profit-maximum.       Ce n’est parce qu’il désire être reconnu par l’Autre aveugle et rongé d’envie que le porteur de Verbe passe son temps à créer mais pour la conquête du Savoir et la Foi en l’« union avec Dieu ». En effet la fusion avec l’ Autre ce « singe de Dieu » est à l’origine de l’aliénation que le porteur de Verbe a en horreur.       Il n’y a pas de satisfaction plus grande que celle de l’impétrant engagé dans le dévoilement du mystère du monde. In-commensurable est la joie de l’initié « sous-tendu » par la foi d’airain d’ « union avec Dieu ». La foi d’airain d’union en Dieu qui couronne le Savoir initiatique est l’Objectif assignable à l’Errance des hommes dans la Nuit.       Ne pas connaitre la cause de sa souffrance fait plus souffrir que lorsqu’on la connait parce que la souffrance indéterminée est plus douloureuse que la souffrance dont la cause est connue car on  peut guérir celle-ci en trouvant sinon un remède du moins une raison d’espérer. Non fondé l’ « être-là » c’est l’enfer même c’est pourquoi infliger des souffrances à un enfant est la chose la plus monstrueuse du monde !       Le savoir authentique : moment de la recherche de la Vérité postule l’ascèse purificatrice de la jouissance (orale anale et oedipienne). Produit de l’activité discursive médiatisée par la Loi le savoir authentique (qui sait qu’il sait) a pour lieu privilégié le système symbolique. C’est pourquoi le « savoir universitaire » reçu sans ascèse préalable (par biberonnage) ne saurait constituer l’instrument adéquat pour la Recherche dans la perspective de la philo-sophia : « amour de la Vérité ». Les systèmes philosophiques ne sont que les produits spécieux de la spéculation sur le savoir universitaire reçu par biberonnage.       Comme les Stars du spectacle jouent à être heureux ainsi les dirigeants politiques se veulent-ils rassurants même au bord du « gouffre ». C’est de leur capacité de déni que ces hommes (objets d’admiration universelle) tirent l’art de duper les autres.       La cécité psychique de l’être « tout-puissant » est telle que devant un danger menaçant il « bluffe » encore et croit qu’il maitrise la situation : c’est sans le soupçonner que l’être tout-puissant bascule dans néant. La magie du déni est la « défense » de l’être tout-puissant dans les pires situations.       La mère toute-puissante qui a fait de son enfant son phallus ne tolère pas que celui-ci soit arraché à son emprise par le père pour l’initiation personnalisante. En effet cette mère « phallique » vit la séparation et l’éducation de l’enfant comme une « castration sèche » et pour l’empêcher elle est résolue à perpétrer le meurtre du médiateur.       La détermination des sexes par l’initiation précède et conditionne les autres. C’est pourquoi dans les sociétés sans initiation nul  n’assume la « finitude humaine » et les catégories sociales dont il participe ce qui a pour conséquence de générer un état social où les êtres envieux passent leur temps dans les « luttes de castration ».     Avec une mère « envieuse » le désir de reconnaissance sexuel de l’enfant n’est jamais satisfait ce qui a pour effet de le condamner lui aussi à l’état d’indifférenciation aussi bien sexuelle que sociale incompatibles avec la socialisation. L’origine des difficultés d’insertion est à chercher dans la question d’identité sexuelle.       En renonçant à la jouissance pour sublimer l’objet et soumettre ensuite celui-ci à l’activité médiatisée par le Verbe créateur de de formes préverbales « constituantes » de la structure du langage le porteur de verbe démontre la primat du Verbe. La sublimation la maitrise symbolique de l’objet et la création du langage sont les éléments de preuve du primat du Verbe. Le langage étant le produit de de la « matiérisation » du Verbe ou sa métaphore l’être-de-langage a le primat sur l’être-de-pulsions.         La Loi est la « Bouée » à laquelle s’accroche l’existant sur la Mer démontée. Sans la Loi il n’y a pas d’espoir et les jouissants sont des épaves qui flottent. L’existant : le porteur d’espoir du monde des possédants et des dé-munis.       L’important pour l’être humain ce n’est pas de combler son manque afin d’ éviter les affres de la frustration mais d’avoir les moyens culturels de symboliser ses pulsions persécutrices toujours renaissantes ; la satisfaction de celles-ci n’est jamais définitive et après la jouissance viennent toujours les affres de la frustration dans un cycle qui n’a pas de fin assignable.       Ce qui est façonné avec force et terreur est illusoire et résiste pas à l’épreuve de la réalité : le Verbe est le principe de la création. C’est pourquoi le tyran qui s’acharne à bâtir par la force et la terreur mérite d’ être considéré comme le « Singe de Dieu ».       A force de contourner la Loi le pervers la vide de son contenu et se croit en droit de proclamer que la Loi n’existe pas et que c’est son Désir qui est la Loi. C’est ainsi que le pervers prépare sa chute dans le « trou » où il bascule inexorablement lorsque son désir de toute-puissance bute sur un obstacle in-surmontable et qu’il perd son phantasme de grandeur.       Il y a dans l’« envie de pénis » comme une puissance de nature « magnétique » qui pousse irrésistiblement la femme à capter le pénis de celui qui en est pourvu pour combler son manque L’envie de pénis et l’angoisse de castration sont les pulsions basiques que la femme et l’homme à l’état primitifs (immatures) doivent appréhender et maitriser pour se socialiser.       La Loi instrumente l’être « possédé » pour créer la société des hommes en faisant la promotion de l’initiation pour infliger la castration symbolique à l’être bisexuel originaire et mettre les produits de celle-ci l’homme et la femme dans la relation de différence dans l’unité. C’est parce que l’être non initié constitue une redoutable menace pour la société que les Pères-fondateurs ont préconisé la marginalisation des êtres non initiés voire la mise à mort de ceux qui sont réfractaires à l’initiation.       Les dirigeants des Nations prédatrices qui sacrifient sous des prétextes fallacieux des vies humaines à l’intérêt de celles-ci différent-ils dans le fond des dirigeants des petits pays  qui immolent des enfants dans des « rituels » pour accéder ou se maintenir au pouvoir ? C’est le désir hallucinatoire d’apothéose qui « sous-tend » (inexorablement) l’exerce de la « magistrature suprême » !       Le terroriste est un homme en qui la violence a atteint un niveau tel qu’il n’éprouve plus le besoin de la justifier par des raisons fallacieuses : le terrorisme est la forme spectaculaire du « passage à l’acte ». De ce point de vue on est fondé à dire que l’être tout-puissant qui dirige le monde est un terroriste « honteux ».       Le monde est le terrain de la « lutte à mort » entre le porteur de Verbe et le suppôt de la jouissance pour la domination du monde. L’émergence de la société et des Valeurs constituantes a postulé le triomphe du porteur de phallus qui a mis sur pied le système d’initiation pour favoriser la détermination des sexes et la structuration symbolique du primitif de l’homme primitif à l’origine « sous-tendu » par le « plus de jouir ». Actuellement c’est par la déstructuration de l’homme « fasciné » par le plus-de-jouir que le suppôt de la jouissance assure sa domination dans la société des hommes.     Si la mère (par définition) « possessive » ne dispose pas d’outils nécessaires pour soumettre à l’activité symbolique les pulsions qui l’attachent à l’enfant celui-ci court le risque d’être captivé et réduit à l’état infâme de « fétiche ». La fonction assignée au père est de sauver l’enfant de l’abjection.   La fonction « castratrice » assignée au père s’interposer dans le contact enfant-mère symbolique et de favoriser la création des conditions favorables à la « socialisation ». Le père pusillanime qui manque à ce devoir et condamne l’enfant à à la dévoration de la mère est coupable de « crime contre l’Humanité ».       Les hommes que l’éducation a privé du Souverain Bien : la conscience sont mal dans leur peau et cherchent l’ « objet manquant » dans l’activité d’ accumulation effrénée du Capital qui débouche sur la « conscience malheureuse » ce vécu de rage qu’on a d’avoir passé à côté de l’essentiel. Le capitaliste est accapareur parce qu’il sait que « l’argent ne fait pas le Bonheur ».       La Loi est le principe plus ou moins conscient de tous ce qui existe : l’astre la plante l’animal et l’homme à plus forte raison. C’est pourquoi il est insensé de dénier la Loi à certaines personnes supposées au-dessus ou au-dessous de la Loi parce qu’elles sont dotées la capacité de « noyer » leur conscience dans le jouir ou la suractivité qui leur permet de ne pas avoir rendre compte de leurs actes.       Les gens ont plusieurs manières de se « défendre » contre les tourments de la conscience coupable dont l’une des plus usitées est le refuge dans la suractivité. Ce sont les êtres activistes qui donnent l’impression de surabondance de vie et font croire que la Loi est un leurre qui n’existe pas. La fonction assignée de la suractivité est donc de noyer les tourments la mauvaise conscience.       Quand on a vu la catastrophe (le nazisme) à laquelle le mépris de la médiation du Verbe a pu conduire les êtres humains on est effaré et on se demande ce qu’il convient de faire pour éviter cette monstruosité et on se convainc du bien-fondé de l’initiation accoucheuse de la relation de personnes. L’initiation est la loi fondatrice à laquelle les descendants des hommes traumatisés par les privations demeurent inexorablement réfractaires.       La philosophie occidentale est le résultat de la subsomption de la vision du monde indo-européenne sous la forme du Langage dont l’appropriation exige le paiement de la «Dette » aux ancêtres-fondateurs kémites. Vision du monde « sous-tendue » en conséquence par le Désir de toute-puissance consubstantiel à l’état de nature. C’est le désir de toute-puissance non soumise  à la castration symbolique qui est re-baptisé sous les terminologies de « Volonté d’être » par Schopenhauer « Volonté de puissance » par Nietzsche « Volonté de la Volonté » par Heidegger.       L’infiltration continue et la fureur conquérante des foyers de la civilisation ont dispensé les Barbares de s’acquitter de leur « dette symbolique » à savoir la circoncision l’excision symboligène aux Ancêtres fondateurs de la société. C’est ainsi que les « nouveaux civilisés » grisés par la jouissance des « fruits » qu’ils n’avaient pas créés croient naïvement que les Actes fondateurs (l’excision et la circoncision) sont inutiles et les méprisent en tant que « mutilations des parties génitales » et  atteinte à l’intégrité de la personne qui n’existe pas avant l’initiation structurante.       Selon Hegel la Loi de l’Histoire exige que les hordes de Barbares envahissent les régions prospères de s’emparent des produits patiemment élaborés et accumulés de leurs activités productrices. Hegel et Nietzsche s’enorgueillissent de cette pratique atavique des Aryens comme si elle constituait une plus-value apportée à la Nature. En fait les peuples prédateurs sont attachés à l’état de nature parce que la poussée pulsionnelle leur permet d’envahir les peuples socialisés par l’initiation structurante et de les dé-posséder des produits de leurs activités productrices mais en violation flagrante de la Loi.       N’est-ce pas le phantasme régnant selon lequel l’intérêt du puissant (dont la transposition au plan économique est la Règle du profit maximum) veut qu’il s’approprie le sous-sol et les produits du labeur du faible qui présida à la conception de la Loi de l’Histoire selon Hegel ? Dans ces conditions la notion de « droit des Nations » : un leurre ?       La philosophie : sentier de la Quête du Savoir et de l’ « union avec Dieu » ou (avec l’Etre) a pour vecteur le Langage structuré par les formes préverbales elles-mêmes créations de l’activité plastique « sous-tendue » par le Verbe. La philosophie postule donc le meurtre symbolique de la Nature-Mère par l’activité initiatique. C’est pourquoi il est faux et mystifiant de prétendre que la philosophie a fait son apparition en Grèce ( la philosophie est grecque a dit Heidegger) qui ne connaissait pas la « coupure » avec la Nature par la circoncision et l’excision autrement-dit : par la castration symbolique.       Alors que le désir de « fusion avec Dieu » mobilise l’impétrant et le contraint au dépassement de soi par la Quête incessante la Volonté de toute-puissance jette l’« être de pulsions » dans les affrontements meurtriers qui le confrontent à la culpabilité ainsi qu’au vécu mortifiant de déchéance mortifiant. La culpabilité de l’« être-là » et la « sommation » d’exister ne sont à la vérité que leurres de philo-sophe en mal de justification.       Les Kémites (souche de l’Arbre de l’Humanité) passèrent de la Nature à l’état social à la faveur de la médiation de la technique d’initiation dont les Acte fondateurs furent la circoncision et l’excision : castration symbolique sans laquelle il n’y a pas d’activité symboligène pour compenser la perte. C’est ce passage non négociable au primitif qui aspire à l’état social que pour le malheur de l’Humanité les migrants hyperboréens méconnurent dans leur ardeur conquérante de la civilisation. L’absence d’initiation et d’activité symbolique sont incontestablement les raisons assignables à l’ « asocial-sociabilité » qu’a signalé E. Kant.     Tout ce qui s’accomplit sans la médiation de la castration symbolique relève de l’Imaginaire « sous-tendu » par le plus-de-jouir dont le profit maximum est le versant économique. L’activité philosophique elle-même qui se veut désintéressée non médiatisée par la castration symbolique relève de l’Imaginaire et n’a pas de point de contact avec la réalité dont la structure symbolique est le vecteur.     L’homme accomplit son humanité en se mettant sa vie au service de la Vérité : le réputé « grand penseur » qui déforme la Vérité pour des raisons de narcissisme se disqualifie et se prive lui-même de ce titre. « Penser » c’est servir la Vérité.       C’est sur le terrain de l’anthropologie où le narcissisme se glisse en contrebande qu’on voit à l’œuvre le « penseur » qui respecte la Vérité que le sophiste n’hésite pas à sacrifier aux exigences du narcissisme. ainsi les « grands philosophes » Kant Nietzsche Hegel Heidegger En donnant dans le racisme qui dénie à l’homme noir son rôle fondateur de l’Histoire sont-ils en dernier ressort disqualifiés comme philosophes autrement-dit : amoureux de la Vérité.                             La Vie est la graine de pô : vide de contenu elle laisse sur leur faim les hommes affamés de plénitude d’être. Ce sont le désespoir et la révolte qui « sous-tendent » les affrontements des hommes.       C’est parce que la libido liée au prépuce et au clitoris n’est plus détournée par l’initiation dans la création des liens sociaux et de la culture authentiques que les hommes attachés à la bisexualité mythique s’investissent dans le plus-de-jouir et la lutte pour le profit maximum. La mépris du principe fondateur (la détermination des sexes et leur structuration par la « parole forte » de l’initiateur) est  la cause assignable au retour à la barbarie des temps préinitiatiques.         L’activité créatrice est la propédeutique au renoncement à la jouissance par l’activité symboligène. Nul ne peut « maitriser » la jouissance sans la médiation de l’activité créatrice et symboligène qui constituent les « ouvertures » sur la transcendance : lieu atopique des béatitudes postulées. La fonction de la foi en l’éternité c’est de dis-qualifier la jouissance du corps !       Alors que dans la névrose obsessionnelle la trace anale est ce qui qui fait fonction de « garde-fou » et qui empêche de basculer dans la « fosse anale » dans l’état normal ce qui préserve de l’interdit de jouir et de la psychose c’est le « beau-reste » ou forme préverbale chainon du Langage. C’est pourquoi le rituel compulsif  est est la manifestation de la névrose obsessionnelle alors que l’état normal  se « sous-tient » de la capacité déterminative du Langage !       Les hommes qui refusent obstinément l’initiation se condamnent à demeurer dans l’état primitif en se privant de la structuration symbolique que leur avidité juge superflue. En effet contraints à idéaliser leurs pulsions afin d’ éviter des blessures à leur narcissisme primaire ces prédateurs humains sont condamnés à l’insatisfaction dont se nourrit leur compulsion à idéaliser leurs pulsions sadiques.       Ce qu’on acquiert par la violence n’est pas acquis et laisse insatisfait : le prédateur en a la preuve par le vécu même s’il s’évertue à « donner le change » en affichant l’apparence du Bonheur à faire envie. La satisfaction est la sanction du mérite.       C’est sa propre vie « boucanée » par l’activité transformatrice de la matière et échangée sur le marché contre celle d’un autre qui est objet de consommation de l’être structuré par le système symbolique. Le prédateur est un être non structuré donc un être avide qui pour tenter d’exorciser son angoisse de mort s’empare par violence de la vie d’un autre. Un primitif anachronique l’homme « possédé » par la fureur de vivre qui ne connait pas l’ activité transformatrice.       La vie  de chaque personne  est le reflet  de son essence et c’est en vain que le prédateur humain s’acharne à la lui arracher et à se l’approprier en phantasmant la toute-puissance. La plupart des hommes donnent l’impression d’abandonner leur vie au prédateur : illusion. L’aliénation est la technique d’ hibernation par laquelle l’homme faible se « défend » quitte à ranimer la flamme de sa personnalité lorsque les circonstances favorables se présentent. Quant aux âmes fortes elles refusent « mordicus » de céder à la fureur du prédateur et résistent par l’activité créatrice originale pour non seulement revendiquer leur survie en corps mais surtout pour affirmer l’éternité de leur essence à la face du prédateur réduit à ses limites d’être « fini ».     Le civilisé devrait (noblesse oblige) constituer le modèle universel pas seulement pour la technique de faire du profit maximum ou ce qui concerne les manières de table mais surtout faire fonction de référence morale à ceux qui ne sont pas parvenus à ce sommet de l’Evolution. Sinon cela reviendrait à réduire le mode de vie de l’homme civilisé à un «  jeu d’hypocrisie » dommageable à l’idéal de l’ Humanité. Il faut sauver le civilisation de l’hypocrisie.       La Quête de la Vérité ou initiation déclenchée par les différences dans le monde dont la différence des sexes est fondatrice est l’origine  de l’activité culturelle par les sentiers hors du champ de la Nature. C’est ainsi que l’initiation nous apprend que par essence les dieux sont parfaits par conséquent bisexuels et que la détermination des sexes est nécessaire à la différence et à la complémentarité dans l’égalité des partenaires sociaux. Telle est donc la Vérité sur laquelle doit reposer les relations non seulement sexuelles mais sociales aussi.                   La préservation des « beaux-restes » postule la castration symbolique (substituts de la circoncision et de l’excision symboliques.) C’est par la voie des « beaux-restes » que l’homme primitif fait son entrée dans le système symbolique et acquiert le « droit à l’insertion sociale »       C’est par la préservation des « beaux-restes » que l’homme primitif é-mer-ge du système clos de la Nature pour faire son entrée dans la société des hommes structurée par le système symbolique. Les beaux-restes constituent le prix de la « Dette symbolique » au Père inégalable de la société des hommes.       Chaque prétendant à l’ex-sistence est tenu de fonder son « être-là » par la préservation de « beaux-restes » : traces parlantes appelées à témoigner de son passage sur terre. Les beaux-restes sont des signes dont la fonction est de permettre à l’être-là de payer sa « Dette symbolique » au Père-fondateur de la société des hommes.           La société libéro-capitaliste n’est pas propice à la préservation de « beaux-restes » bien au contraire la société libéro-capitaliste est fondée sur la négation des beaux-restes et la revendication du « profit maximum » ou de la jouissance sans tabou. L’émergence des beaux-restes     dans le système destructeur libéro-capitaliste est un signe porteur du désir de Refondation.     Les êtres socialisés développent l’aptitude à l’interaction (prémisse de la relation sociale) dans le contact précoce avec une mère symbiotique aptitude que la mère fusionnelle étouffe. C’est pourquoi l’être qui s’est identifié à cette dernière (le pervers narcissique) est « réfractaire » à toutes médiations et privé de la capacité d’insertion sociale.     La constitution et le développement d’une nation postule la mise en place de conditions favorables à l’é-mer-gence des familles structurées par le système symbolique générateur de paix sociale et du sentiment de sécurité sans lesquels il n’y a pas une nation d’hommes accomplis.       La fonction du système symbolique est de maîtriser les pulsions d’apaiser l’être naissant et de créer les conditions favorables à son développement harmonieux. Le système symbolique constitue la Serre de la graine de l’Homme.       Une famille non structurée par le système symbolique n’est pas une famille mais un système qui se dévore elle-même comme un « monstre autophage ». La structuration symbolique est constitutive de la famille ce lieu d’éclosion et d’épanouissement de la graine de l’être l’humain !     Pour éviter de chuter dans le trou noir de la psychose l’être non-structuré est forcé de phantasmer continûment la jouissance orale sur le mode de l’ex-stase. Le « fading » de l’objet phantasmé est à l’origine des passages à l’acte qui déchirent la société des hommes.     L’existence des hommes qui n’ont pas accédé à la structuration symbolique est déterminée par la réminiscence du sein de la mère auquel ils aspirent à se raccrocher (à travers ses figures substitutives) afin échapper aux poinçons de la frustration. C’est pourquoi l’existence des hommes non structurés est ponctuée de passages à l’acte.       L’être « saturé » par les pulsions anales-sadiques bascule et s’aliène dans le vécu de toute-puissance. C’est ainsi qu’à l’image de l’hippopotame dans la forêt dense il fonce sur les faibles et les piétine sans le moindre scrupule au risque de basculer dans le trou : piège posé sous ses  yeux malvoyants. L’espoir du faible et l’alternance sont inscrits comme un châtiment inéluctable dans les comportements de l’être anal-sadique.       Le monde est régi par l’Economie basée sur la règle sacro-sainte du profit maximum qui exclut la morale et la fraternité humaine. Ce qui fonde l’espoir des dominés c’est le comportement sadique des dominants qui ignore la Loi : principe du monde dont la transgression est fatale à l’agent.       Le Savoir qui sait qu’il sait est le couteau d’initiation qui sépare l’enfant-phallus de la mère toute-puissante et favorise le processus de son humanisation par l’activité artistique créatrice du système symbolique dont l’appropriation culmine à l’é-mer-gence de l’ « être de langage » L’initiation est la voie de la quête sans fin  du Savoir       L’angoisse de mort non maîtrisée dans une activité symboligène et vécue sur le mode imaginaire est responsable de bien de maux plus ou moins graves imputables au manque de système d’initiation.         Lorsqu’un homme non structuré ne peut pas exorciser l’angoisse de mort qui le taraude pour être inapte à symboliser les pulsions de destruction qui la génèrent il est condamné à commettre un crime réel ou imaginaire qui consiste à se jeter dans dans un rapport de jouissance où le partenaire est halluciné comme une personne sacrifiée dans un « délire de dévoration ».       C’est la non-médiation d’un père porteur de Verbe capable de résister à la fascination de la jouissance qu’il faut imputer la fonction de phallus de la mère que l’homme de la « jouissance sans tabou » est condamné à remplir. C’est pourquoi la priorité que doit s’assigner notre Humanité en souffrance est sans doute la quête du « Savoir initiatique » pour assurer la « délivrance » de l’Humanité « objet de captation » de la mère toute-puissante !       Il y a dans l’homme le plus puissant un enfant que la colère de la femme substitut de la mère jette dans l’effroi ce qui pousse l’homme à faire tout pour éviter de s’exposer à l’ire du substitut de sa mère. C’est pourquoi l’homme reste soumis à la femme et collabore dans la perversion sexuelle au risque de sacrifier les droits de l’enfant. Telle est sans doute la raison pour laquelle l’Humanité demeure dans l’état de gestation.       S’il est avéré que c’est la libido liée au prépuce et au clitoris que la circoncision et l’excision symboliques retirent au plus-de-jouir  et la lutte pour le profit maximum (qui réduisent l’être humain à l’état d’objet) pour l’investir dans la promotion des relations sociales et dans la création d’oeuvres culturelles on  peut en déduire que l’activité créatrice n’est pas originale mais relève de l’ « imitation de la Nature » selon la théorie aristotélicienne et de la réadaptation des oeuvres originales créées par les sociétés où l’initiation était institutionnalisée. D’où le caractère particulièrement « frappé au sceau » de l’ « asociale-sociabilité » de ces sociétés sans initiation.       A l’origine des guerres « toujours recommencées » il y a sans doute l’irresponsabilité de l’homme porteur de Verbe qui renonce à ses attributs pour se mettre à l’abri de la fureur de la femme revendicative à se laisser enfermer dans la clôture de la perversion sexuelle. Ce n’est pas la femme qui est toute-puissante mais l’homme qui se castre pour lui complaire !       Quand les hommes seront lassés des guerres pour le profit maximum et le plus-de-jouir ils aspireront à la paix afin de sauver les « beaux-restes » fondements sacrés de l’Humanité. Il est clair que ce qui est imposé n’a aucune chance de prospérer : on ne prend conscience de la valeur d’une chose qu’on aime que lorsqu’il y a menace de perdre celle-ci.       Pour qu’une « famille humaine » : structurée par le système symbolique émerge de la lutte originaire des sexes il est nécessaire que l’homme et la femme bisexuels aspirent à la « paix des braves » et à cette fin consentent à renoncer à leur deuxième sexe et souhaitent la médiation d’un être porteur de Verbe. Tant qu’il n’y a pas d’aspiration à la paix et de renoncement à la Jouissance pour la satisfaction sexuelle partagée la détermination des sexes et leur relations complémentaires génératrices de la famille sont impossibles.       La politique de l’assimilation était une tentative d’aliénation car elle visait à arracher par la force et la ruse une personne à sa mère pour lui offrir une autre civilisée et blanche. Cette politique est vouée à l’échec pour méconnaître le fondement narcissique sur lequel repose la personnalité.     La mère est le premier amour de l’enfant et le fondement du narcissisme. L’amour de l’enfant pour la mère est inconditionnel et le narcissisme ne se négocie pas. Il est imprescriptible même s’il donne l’impression de se renier dans certaines pathologies (perversions). C’est pourquoi on est fondé à dire de ces gens qui foulent aux pieds le narcissisme des autres (faibles) ou qui s’acharnent à les assimiler qu’ils ont des problèmes avec leur propre « moi » en fusion avec une mère non symbiotique. Le narcissisme est le fondement sûr de l’existence humaine.       Le danger des hommes porteurs de l’illusion de toute-puissance est la fureur des pulsions sadiques qui éteint la lumière de leur conscience et les bascule inéluctablement. dans le « délire de grandeurs » fatal aux faibles qu’ils réduisent en déchet. Aucun homme n’émerge là où l’être tout-puissant règne en maître.       L’impétrant qui est attentif à ses états sait que l’être investi par les pulsions de puissance et de possession est exposé au délire de grandeurs. C’est pourquoi il a la sagesse de les évacuer sur un Support et de les transformer en formes pré-verbales éléments constituants du Langage dont la fonction est de structurer l’être qui aspire à la toute-puissance et d’humaniser son « désir d’apothéose » qui le contraint à sacrifier son prochain aux plans imaginaire symbolique et réel.       Quand l’homme a perdu sa structure il lui reste l’argent auquel il s’accroche comme le bousier au crottin. En effet privé d’argent l’ « être-de-pulsions » bascule i-né-luc-ta-ble-ment dans le « trou noir de la psychose ».     En conseillant à leurs clients de faire des sacrifices humains pour devenir tout-puissants et riches dans la jungle où nous  survivons les marabouts veulent sans doute signifier que l’option du travail est aride et sans issue et que la voie royale qui mène à la puissance et à la richesse auxquelles les hommes aspirent est le sacrifice humain qui étouffe l’empathie de l’homme et le rend cruel envers son prochain. En effet puissance et richesse sont incompatibles avec l’humain.       Si « Polémos est la Mère de toutes choses » et si elle a donné naissance aux statuts du maître et de l’esclave (éléments organisateurs de la société) comme l’a théorisé le philosophe Hegel on doit toutefois préciser que ce postulat n’est vrai et vérifiable que pour l’homme aryen dont la vision du monde est d’essence dualiste à la différence de la vision du monde Kémite caractérisée par un principe médiateur En effet c’est à « Polémos » que les Barbares indo-européens doivent la conquête de la société kémite dont la circoncision symbolique est à l’origine.     A l’instar des enfants in-aptes à s’assumer qui se réfugient dans le monde idéal en affirmant qu’ils sont ce qu’ils voudraient être ainsi certains adultes et collectivités ont-ils la propension à se doter de qualités dont ils ne sont pas pourvus et à mépriser leurs propres défauts dans les autres. C’est la fonction assignée à l’initiation de désillusionner ces êtres aliénés à l’idéal et de les ramener dans la dure réalité qu’ils fuient « à tire d’ailes » Le monde est ce qu’il est parce que ce travail n’est pas fait par manque d’un système d’initiation idoine.         Afin de exorciser les affres du Manque inhérent à l’ « être-au-monde » l’homme civilisé ou non sacrifie son semblable en se berçant de l’illusion d’échapper à la fatalité : la mort après s’être identifié au sacrifié par le subterfuge de la « magie de substitution. » La finalité phantasmatique assignée au sacrifice humain : se ressourcer à la source vivifiante de l’Un en niant la différence entre le Moi et l’Autre !       En considérant la récurrence des crimes rituels singulièrement en temps de crise sociale on est fondé à croire que le simple fait de transférer ses pulsions sadiques sur un animal (le mouton) et de l’égorger ne suffit pour apaiser l’être taraudé par l’angoisse de mort. Autrement-dit : le rituel de sacrifice d’un animal ne constitue pas en soi une thérapie. Il faut avoir le courage de le clamer : les « beaux-restes » en psychart-thérapie ont un pouvoir thérapique autrement plus libérateur que les rituels magiques primitifs.       Les Barbares à l’Imaginaire débordant de pulsions de tout-puissance surgirent et balayèrent sur leur passage la petite société des hommes structurés par le système symbolique et subsumèrent leurs pulsions sadiques sous la « peau de léopard » des vaincus. Tel est le secret de cette société caractérisée par l’ « asociale-sociabilité. »       L’homme non structuré est un infans qui dévore (en imagination la mère frustrante) pour exorciser le vécu de mort qui le taraude et jouir du « sentiment d’être ». De la même manière l’homme rongé par l’angoisse de dés-être est contraint à sacrifier son semblable afin de garantir son « être-au-monde ». Il faut juguler la paranoïa pathologie congénitale de l’Homme : en  faisant la promotion d’un système d’initiation dont la fonction serait de produire des êtres structurés et adaptés à la vie sociale.       Comme l’homme primitif l’homme d’aujourd’hui non-structuré par le système symbolique phantasme l’accomplissement de son être comme le résultat du sacrifice de l’Autre. Il est illusoire de parler d’existant authentique .       Lorsqu’on démystifie le discours trompeur dont les idéologues l’affublent on découvre que l’Humanité n’est pas ce groupe d’hommes qu’on croit affranchis de la Nature mais une sorte de termites qui au contraire des autres se divisent en dévorants et dévorés. Il faut sauver l’Humanité de sa pathologie actuelle de schizophrène.     Ce n’est pas parce que la grande Crise actuelle nous confronte à des souffrances inouïes que nous devons nous laisser-aller à phantasmer le retour de Dieu « parti à la retraite » dans un endroit de l’Univers inconnu des hommes (selon le témoignage des ancêtres) pour nous dé-charger sur Lui des exigences de l’existence. Nous sommes contraints à l’obligation de travail pour assurer notre subsistance. En partant à la retraite Dieu a veillé à imprimer en l’Homme le Verbe pour éclairer ses pas dans la Jungle du monde.       Aujourd’hui les hommes et les femmes (adultes) ont perdu le sens du mérite et ont régressé aux périodes de la cueillette où le travail n’existait pas encore et où il recevait tout de la Nature-mère. C’est ainsi que « pour les besoins de la cause » la société s’est divisée en deux groupes distincts et complémentaires : celui des êtres-seins et celui de ceux qui sont sustentés comme des enfants. L’humanité actuelle est fascinée par le modèle de la « vierge à l’enfant » dans une vision phantamatique qui l’aliène à la réalité.       C’est un fait que malgré les beaux discours sur le « droit des gens » les sociétés humaines sont encore régies par l’a-relation du « tout ou rien » héritée des âges (primitifs) enfouie au fond de l’inconscient. Non structuré par le système symbolique chaque homme aborde encore son semblable « sous-tendu » par les pulsions de le contraindre à devenir son « bon objet ». Et c’est toujours le rapport de forces inégales et non le droit qui décide du statut social de l’homme faible. Est-ce à dire que mystifier est la fonction des beaux discours sur les droits des gens ? En effet sans une technique d’initiation pour s’approprier les valeurs sociales leur mise en pratique reste une vaine illusion.         Les « Anu » furent à l’origine de l’é-mer-gence du système symbolique : fondement de la société des hommes qui s’épanouît en terre d’Egypte (ancienne). L’Histoire nous apprend que comme ce fut le cas pour l’appropriation du feu les hommes primitifs se livrèrent à des invasions répétées pour s’emparer sans initiation de ce feu symbolique qui finalement élut domicile à Rome avant de se répandre dans le reste du monde vidé de son contenu : les « traces » parlantes que l’impétrant reçoit de la transcendance sur le mode de l’épiphanie. Telle est la cause assignable à l’aliénation de l’Humanité privée de structure symbolique qui ne survit que de se « sous-tenir » du sens qui rayonne encore du Langage  vide que les Barbares « volèrent » aux Pères-fondateurs.     Si une mère refuse la castration symbolique et si elle phantasme son enfant comme son phallus imaginaire elle n’acceptera pas la médiation castratrice du Père . Il est nécessaire que la mère bisexuelle se soumette à la castration symbolique pour dire oui à la médiation structurante du Père « accoucheuse » de l’Humanité accomplie.     Si la femme (bisexuelle) n’accepte pas la castration symbolique : condition nécessaire au désir du phallus et à la compensation du « manque » par l’activité créatrice de substituts du phallus l’ « envie de pénis » qui la travaille au corps ne sera pas résorbée et l’enfant d’homme sera sacrifié pour tenir lieu de substitut imaginaire du phallus. L’initiation est l’activité productrice de l’être social.       Le refus de soumission est vécu par l’homme aliéné à l’illusion de toute-puissance comme une mutilation de son être qui exige une sanction exemplaire dont l’objectif est de briser toutes résistance. C’est pourquoi là où règne un être mégalo-maniaque il n’y a pas d’humains mais des zombies.       Le Père est l’Objet de la « Quête » initiatique : les scansions dans le processus d’accumulation du savoir étant révélatrices des figures successives du Père. Pour l’impétrant qui triomphe des épreuves le Père est l’Objet d’une « Foi inébranlable ».       Les sociétés sans initiation sont des sociétés dans lesquelles la mère toute-puissante a castré le Père et dévoré son phallus. D’où la nécessité pour favoriser l’émergence des sociétés à initiation de soumettre la mère toute-puissante à la « castration » afin que son substitut symbolique dans une relation symbiotique ouvre la voie à l’apparition d’êtres pourvus d’une structuration symbolique.       Les gens qui refusent l’initiation non seulement n’ont pas de Père mais n’en désirent pas car c’est l’initiation qui gratifie d’un Père. Le problème des sociétés sans initiation est celui des sociétés sans Père..       L’humanité est la progéniture de la mère androgyne qui en s’auto-castrant transféra son phallus sur un de ses fils dont la fonction fut de tenir lieu de Père. Il est donc pertinent de dire que le Père porteur de phallus est à l’état potentiel dans le sein de la mère toute-puissante et qu’il sera délivré à la faveur de la castration symbolique de la mère dans un processus d’initiation sans fin.       La société négro-africaine : du sommet (les politiciens) à la base (le peuple) en passant par la classe moyenne (les intellectuels) tout le monde aspire à se « couler » dans le moule de la civilisation et à devenir blanc sous le masque noir. Nul ne s’inquiète de l’envahissement de la culture négro-africaine basée sur le principe de la solidarité par la culture européenne régie par l’égoïsme et le « profit maximum ». Il n’y a plus de résistance et l’aliénation est vécue par le néo-colonisé comme une mutation avantageuse.       Le vécu d’urne relation peut varier pour chaque partenaire avec l’évolution circonstancielle de l’autre jusqu’au renversement du vécu de chacun (substitution) sans que pour autant la Loi fondatrice change. Il y a eu simple adaptation d’un partenaire à l’évolution circonstancielle de l’autre comme c’est le cas dans la perversion sado-masochiste où la position sadique peut se renverser en masochiste et inversement (alternance des positions). La vrai changement postule la mise en question de le Loi fondatrice des « polarités ».     Il existe des hommes qui fuient leur identité pour se réfugier dans la vôtre (dont vous leur avez ouvert la porte dans un « mouvement d’empathie ») et qui s’acharnent à vous expulser de votre propre « maison ». Cela a pour effet  désastreux de vous contraindre à endosser leur identité dont ils ne veulent plus et à basculer dans le trou noir de la psychose. C’est le « sous-tien » de l’imago des parents et la structure psychique qui en résulte qui confèrent le sentiment de permanence au vécu d’identité de la personne et empêche celle-ci de basculer dans la psychose.       Si les fondements de la civilisation sont sapés et si l’Humanité est confrontée à une crise structurelle il faut s’asseoir et réfléchir pour identifier les agents de la destruction les neutraliser et les contraindre à collaborer à la reconstruction. Cela ne sert à rien de se lamenter et de chercher des boucs émissaires par monts et par vaux .       Ceux qui pour assurer la perpétuité de leur jouissance se sont posés en créateur originaux de la civilisation et mis les promoteurs historiques à la place de ceux qui « ne sont pas assez rentrés dans l’Histoire » ne nous livrent pas le secret de cette civilisation dont ils se disent les garants si bien que nous sommes obligés de les considérer comme des mystificateurs « devant l’Eternel.  » Aliénée l’Humanité est la victime de la force matérielle et du bluff associés.       Si nous vivions dans un monde civilisé comme ils le chantent tous les jours nous n’assisterions pas à ce spectacle où les puissants s’acharnent sur les faibles foulent aux pieds leurs droits et les utilisent comme objet de production et de jouissance. La civilisation postule la maîtrise des pulsions et l’adhésion au principe de la production de ses propres moyens d’existence. Autrement dit :  l’autonomie de la personne et l’acceptation de l’autre.       C’est en voulant sauver sa vie de la captation du grand Autre et réaliser ses potentialités que l’être porteur de Verbe peut la perdre dans le conflit et non parce qu’il désire sacrifier son être à l’instar de l’ « hypnotisé » qui est floué de son essence en cherchant la toute-puissance par l’absorption-fusion.. Pour l’homme une mort n’est pas identique à une autre : mourir  en se battant pour l’ex-sistence n’est pas la même chose que la perdre dans la poursuite de la jouissance.       Même le sacrifice de leur dignité que font les hommes (en devenant des déchets) aux fins de satisfaire le désir de toute-puissance du maître ne comble pas celui-ci. Devant son « repoussoir » volontaire le maître a le vécu d’être une dupe et fait une crise paranoïaque où il accuse la victime d’être son persécuteur ! Peut être avons-nous tort de faire le sacrifice de notre dignité dans l’espoir de combler le maître afin qu’il nous « laisse tranquille » dans notre déchéance. Et si finalement ce que veut le maître était de recevoir les sanctions méritées ?       Devant le peuple qu’il a « réduit en déchet » au lieu de jubiler d’avoir atteint son objectif le tyran entre en fureur et « fabrique » des comploteurs tapis dans le peuple réduit en déchet. Le malheur du tyran est qu’il n’y a pas un système d’initiation pour lui infliger à la castration symbolique Finalement la tyrannie doit être considérée comme une exigence d’ « opposition » inébranlable.     Le paradoxe de l’être qui veut être tout-puissant est qu’il exige un amour oblatif de sa victime qu’il s’acharne à agresser et à humilier. L’être qui aspire à la toute-puissance n’atteint son objectif que dans la relation sado-masochiste où la victime aliénée se délecte du « bonheur dans l’esclavage » en baisant avec reconnaissance les mains augustes du Maître tout-puissant.       L’homme est un « pauvre hère » qui naît dans la Décharge publique et qui ne survit qu’en se nourrissant de restes comestibles. Toute sa vie l’homme la passe marqué au poinçon indélébile de sa détresse originaire qu’il s’efforce (en vain) de masquer. Sous ses airs de « grandiosité » l’homme reste un être en détresse.       Le Verbe est principe de structuration des pulsions en formes préverbales dont la fonction est d’ « inter-dire » La non appropriation de ces constituants du Langage faute de relations précoces avec une mère symbiotique condamne au comportement transgressif de l’homme  promis à la  psychose.       Non soutenu par une structure symbolique l’être confronté au désir de toute-puissance basculera facilement dans la perversion sado-masochiste et se délectera du bonheur dans l’esclavage . C’est l’initiation ancestrale qui a sauvé les esclaves noirs du naufrage absolu dans le sado-masochisme et qui a offert au monde ces « héros » afro-américains que nous connaissons.       Tout se passe comme si un principe créateur immanent à la Nature et se prolongeant dans les artistes inspirés était à l’origine de ces traces parlantes . Tel est le mode genèse de la conception du Langage conçu comme une épiphanie .       Il faut être aliéné et délirant pour croire que l’autre homme est votre propriété et s’acharner à le traiter comme tel. Ce qui enferre ce paranoïaque dans son délire c’est qu’il y ait des hommes pour adhérer à son délire de grandeur. Tout se passe comme si l’Humanité était sous hypnose : aliénée au phantasme de jouissance sado-masochiste pour « forclusion du Nom-du-père ! »       Imagine t-on la situation d’un fœtus enfermé sans ouverture symbolique dans les entrailles d’une mère toute-puissante : livré à la fureur des phantasmes « sous-tendus » par les pulsions anales-sadiques ? Pénétré par celles-ci il est voué à devenir le phallus de sa Mère à qui la porte d’entrée dans la société des hommes est définitivement interdite. Tel est le mode de reproduction de la société actuelle (sans initiation).           L’avenir de l’humanité se joue dans les relations précoces de l’enfant voire dans le mode de gestation d’une mère initiée ou non. L’aptitude à l’humanisation postule une mère symbiotique et un père porteur de Verbe pour collaborer dans l »harmonie au cours du « processus éducatif. »       La fonction de la structuration symbolique initiée par la mère symbiotique et poursuivie par le père porteur de Verbe est d’édifier une barrière protectrice entre la graine de l’humain et les pulsions afin d’assurer son développement normal dans un terrain propice à ses potentialités. Privé d’une structuration symbolique la graine de l’humain est livrée à la fureur destructrice des pulsions.       Créer c’est verser des larmes symboliques sur le triste sort de l’Humanité souffrante en espérant que le tyran ne comprendra pas la métaphore car il ne veut pas qu’on pleure lorsqu’il inflige les pires exactions mais qu’on affiche le masque du Bonheur pour lui épargner la mauvaise conscience. Le tyran c’est le « double-masculin » de la Grande Mère des origines qui par la terreur maintient l’Humanité « en souffrance ».           La mère symbiotique donne le Langage à l’enfant alors que la mère toute-puissante vit avec l’enfant dans son univers phantasmatique. Le destin de l’enfant est inscrit dans l’état psychique « structuré » ou non de la mère. Le père  est le représentant de la société dont la fonction est de recevoir bon-gré mal-gré l’enfant créé à l’ « image de la mère. »       Quand une femme n’accepte pas son sexe apparent et phantasme qu’elle est dotée d’un pénis : le clitoris elle se comportera comme un homme et s’acharnera à jouer le rôle actif même dans les rapports sexuels. L’inversion des sexes qui culmine à l’homosexualité a son fondement dans le « monde » phantasmatique du déni de la perception. L’initiation sexuelle qui fait la promotion de la détermination des sexes est le préalable in-contournable à la vie en société.         La détermination sexuelle à la faveur de l’initiation précède et conditionne toutes les autres sociales : un homme sexuellement indéterminé est un être confronté aux problèmes d’identité qui ne favorisent pas son insertion dans la société. Telle est incontestablement l’origine des perturbations  (identitaires) des hommes dans nos « sociétés sans initiation ».     Aucune société humaine ne peut é-mer-ger sans l’intervention de la technique de la détermination des sexes à la faveur de l’excision et de la circoncision symboliques c’est à dire la castration symbolique ? L’existence de la société des hommes postule la détermination des sexes : n’est-ce pas l’ignorance de cette exigence qui est à l’origine du chaos qui menace d’emporter la société des pères-fondateurs ?       Les hommes de cette société sans initiation phantasment qu’ils sont des dieux-vivants parcourent la société des  Pères fondateurs pillant saccageant détruisant tout ce que le sacrifice de ceux-ci a sorti du chaos. La société et les valeurs qui la constituent sont les « produits » de l’activité initiatique.       L’objectif de la psychart-thérapie n’est pas seulement de libérer l’énergie des  patients des blocages pathogènes et de favoriser la renaissance des zombies mais aussi et surtout de « déciller » ces hippopotames à qui on donne la vie afin qu’ils agissent en étant conscients des conséquences de leurs actes. L’objectif de la psychart-thérapie c’est de faire la promotion d’ « êtres sociaux » conscients de leurs actes et responsables.           L’expert en sorcellerie dit que la verbalisation est une perte inutile d’énergie dont il faut se garder si on veut s’en prendre aux faibles et les réduire à sa merci par la voie obscure de la domination mentale : en leur assénant sa volonté toute-puissante. Se taire pour l’expert en sorcellerie c’est emmagasiner l’énergie utile pour la destruction de ses proies par la voie obscure de la toute-puissance de la volonté. Mais l’initié sait sait que la puissance de la volonté aveugle ne peut rien contre le savoir qui sait qu’il sait.       L’homme primitif mutant (porteur de Verbe) a démontré le primat du Verbe sur la matière en utilisant celle-ci pour créer des formes préverbales : signes de l’instrumentalisation de la matière informe par le Verbe créateur. Le Verbe est le phallus dont la détention confère le primat à la femme ou à l’homme.           A l’origine le masque était un habit une jupe de raphia que la femme mutante habitée par le Verbe inventa pour cacher son sexe la vulve que l’ignorance congénitale considère comme le résultat de la castration. C’est plus tard que le cache-sexe s’est déplacé sur le visage (sous l’aspect du masque) pour suggérer la croyance aux esprits cachés sous le masque. Sans  nul doute le désir de cacher la Nature sous l’artifice fut-elle à l’origine de la promotion des masques. C’est pourquoi la quête du savoir postule la capacité de dé-masquer.       Au delà de l’horreur qu’il inspire le sorcier est un être naïf et  vulnérable qui hallucine qu’il « donne le change » pour arborer un masque de sagesse ou de saint que sa malignité dote de toute-puissance. Il n’existe pas de satisfaction plus délectable que celle que procure le geste symbolique de « dé-voiler » la nature hideuse du sorcier et de neutraliser sa toute-puissance imaginaire.       L’activité initiatique ça consiste dans la mise en ordre du chaos intérieur générateur d’angoisse de mort par l’activité créatrice (pacifiante) de « beaux-restes » autrement-dit de formes préverbales dont la finalité est de doter l’impétrant d’une structure symbolique fondement de sa qualité d’homme. L’être humain accomplit sa destinée par l’initiation.       La famille non structurée autour de l’imago d’une mère et d’un père habités par le Verbe est un système clos : sans ouverture sur le monde extérieur dont les membres sont des réplications de la mère dévorante « sous-tendues » par le désir de toute-puissance qui les maintient dans l’état de conflits abortifs à l’origine de la croyance selon laquelle la famille non structurée est la maison fermée de sorciers.   Zirignon GROBLI Psychart-thérapeute    
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