Le sentier de l’initiation 3

5.0
04

 

Cette civilisation réfractaire à l’initiation

est responsable de la persistance

de la bisexualité mythique

qui contraint

les êtres non structurés à réduire

d’autres hommes au statut abject

d’ « hommes-phallus »

aliénation à laquelle est imputable

le non-accomplissement de l’Humanité.

 

 

 

 

L’aliénation des négro-africains émergents

est telle que

les frères restés au pays croient que ceux

qui sont partis se chercher à l’étranger

sont morts et anéantis.

C’est pourquoi (sans état d’âme)

ils dilapident le patrimoine

sans préserver la part des absents.

Pour que la renaissance de

l’homme négro-africain devienne réalité

il faudra nécessairement que

les négro-africains émergents retrouvent

l’espoir et comme le poète ils pensent que

« les morts ne sont pas morts »

et que c’est en collaboration avec eux que

les sociétés négro-africaines ressusciteront.

.

 

 

Si le capitaliste (l’être tout-puissant) est

un être qui  pour se « défendre » contre

l’angoisse torturante du Vide

est contraint d’instrumentaliser

les hommes afin d’accumuler en capital

les produits de leur activité productrice

qu’il hallucine comme son phallus

ce n’est pas pour demain

la fin de l’aliénation de humanité qui

postule l’initiation sans fin assignable.

 

 

L’être non initié hallucine qu’il va échapper

à l’angoisse torturant du Vide

par la castration des autres et

l’accumulation des produits

de leur castration en capital.

Hélas ! le capital n’est pas le phallus

et le processus de son accumulation

n’est pas la voie de l’initiation.

C’est pourquoi

au contraire de l’initiation

la lutte pour le contrôle du capital

condamne à la « faim sans fin » qui

contraint à instrumentaliser les hommes.

 

L’expérience de la « vie en société »

placée sous le signe

de la castration inéluctable

enseigne que le capital qui

procure à l’Autre

le vécu de toute-puissance

est le produit accumulé

de la castration des autres.

Sans ce dernier

ce tout-puissant supposé

est le lieu inexorable de

l’ « angoisse labyrinthique ».

D’où la fureur castratrice

qui le ronge dont la finalité

est d’éradiquer son vécu de Vide.

 

 

 

 

 

 

 

La représentation interne de la mère

allaitant l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

(sur sa petite personne)

est l’imago inséminant de l’être

jouissant d’une insertion réussie.

La mère qui allaite l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

sur sa petite personne

est au fondement de l’être humain !

 

 

 

Une mère qui donne le sein à l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

ne lui donne pas seulement le lait

elle lui donne aussi la parole :

l’union du lait et de la parole

c’est cela l’objet oral symbolique.

C’est ainsi que la bonne maman

qui parle à l’enfant en l’allaitant

l’introduit au système symbolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En soi le capital n’est pas la cause

de l’aliénation de cette société.

Celle-ci est le résultat funeste

de l’instrumentalisation de

l’être humain et

du partage des bénéfices

que le propriétaire du capital

accapare.

L’exemple de Robert Owen

propriétaire de capital anglais

qui lutta pour la dignité

des ouvriers (auxquels

il apprit à revendiquer

pour une bonne organisation

et une juste répartition

des fruits de la production)

est la preuve  qu’en soi le capital

n’est pas la cause de l’aliénation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parce que l’homme s’investit dans l’activité

qu’il commandite

le propriétaire du capital

à l’origine de l’instrumentalisation

de l’homme

est aussi aliéné que le travailleur

dans la société capitaliste créée.

Le propriétaire du capital qui

commandite de l’activité aliénée

génératrice de la société capitaliste

est l’agent de l’aliénation de l’Humanité.

 

 

Le processus d’instrumentalisation

de l’homme par l’homme

pour l’accumulation du capital

a produit l’effet de briser le lien

qui lie l’homme à son semblable.

L’apparition du régime capitaliste

a sonné le glas

de la « mort de l’Homme » : aliéné.

 

 

Les hommes ne savent ce qu’il faut faire pour

sortir du chaos étouffant où ils sont enfermés

et ils phantasment que c’est en capturant

et en façonnant leur semblables

sur le mode du « miroir réfléchissant »

qu’ils y parviendront.

A la vérité la voie royale à suivre pour

obliger les hommes de bon sens à reconnaitre

votre existence réside dans l’activité créatrice

d’œuvres originales ou bien de « hauts-faits ».

 

On accède à l’existence humaine en s’imposant

à inscrire son image sur la rétine

de l’Autre qui ne veut rien savoir

de notre présence dans le monde.

L’existence n’est pas une donnée

mais marque de notre « moi »

imprimée en encre indélébile

dans l’Autre afin de l’obliger

à reconnaitre notre personne et à la respecter !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Loi est l’Ordre cosmique que les grands prophètes

ces « possédés » majeurs

reçurent de la transcendance et qu’ils tentèrent

d’introduire dans la société primitive afin de

structurer et accomplir les hommes primitifs

par la médiation de l’organisation religieuse.

La lutte sans merci pour la « sécularisation »

dépouilla la Loi de son caractère sacré

sans pour autant

mettre en place les conditions nécessaires

à son appropriation par le peuple sans foi.

Pour assurer sa domination la maffia politique

s’est contentée de proclamer avec autorité que

« nul n’est censé ignorer la loi »

inscrite en lettres indélébiles dans le Journal officiel !

 

 

 

Enivré par le libre-jeu de ses pulsions sadiques

le grand Autre n’est pas conscient

de l’humanité du petit autre

et c’est sans s’en douter

qu’il prive ce dernier

de la jouissance de sa vie.

Pour faire la promotion de

la « relation de personnes »

il est nécessaire de soumettre

les candidats à la vie sociale

à une technique d’initiation

dont la fonction « humanogène »

est de les gratifier d’une structure symbolique.

 

L’inéluctabilité de la mort étant établie

le « malaise » dans les sociétés réside

non dans l’insuffisance de la richesse

matérielle

(qui provoquerait la lutte-pour-la-vie)

mais dans le déficit moral qui pousse

les hommes à s’affronter à mort pour

s’assurer a plus grande part

dans le partage du « gâteau ».

C’est pourquoi priorité doit

être donnée à la révolution morale

par la promotion d’une technique

d’ « initiation à la vie en société »

dont la fonction consiste à assurer

la structuration symbolique des sujets.

 

 

 

L’Humanité aliénée au désir de toute-puissance

reste dans l’état d’inachèvement

pour dénier le primat du Verbe.

Tout changement qualitatif

postule le renversement

de l’ordre illégitime

et la remise à l’honneur

du primat du Verbe créateur

garant de l’accomplissement de l’Humanité.

 

 

La non structuration de l’« être de pulsions »

et le désir de toute-puissance qu’elle génère

sont à l’origine du renversement

des dimensions constituantes de

l’être humain :

le Verbe et la Matière.

C’est pourquoi la restitution de

l’Ordre légitime postule

la structuration symbolique qui confère

la maitrise des pulsions de toute-puissance.

 

 

La toute-puissance est le produit imaginaire

du « renversement en son contraire »

de l’impuissance radicale.

La toute-puissance est le résultat

d’une catastrophe traumatique

où la victime dénie la réalité par

une attitude de défense ultime

qui le bascule dans l’aliénation.

C’est pour tenter de

se doter du « sentiment d’être » que

l’homme supposé tout-puissant est avide !

 

 

 

 

 

C’est parce que l’Humanité n’a pas

la maitrise symbolique

des pulsions de guerre

qu’elle se laisse l’entrainer

dans la spirale infernale

de la « Double-frénésie ».

Ce que l’Humanité actuelle

appelle paix n’est que répit

dans la furie de la guerre sans fin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la force des choses le stock de pulsions

anales-sadiques

dont se sous-tiennent ceux qui ont

« surfé » le cataclysme de la guerre

et gèrent l’activité politico-économique

est phantasmé par les super-sadiques

comme le phallus qui doit imposer

un respect sacro-saint

dans l’espoir d’humaniser l’homme

« diabolisé » par les horreurs de la guerre.

 

 

 

 

On aurait cru que la guerre aurait pour effet

l’édification des survivants et l’amélioration

de l’Humanité.

C’est le contraire qui se produit :

la guerre divise les hommes en deux groupes

d’une part ceux dont elle renforce le sadisme

et ceux qu’elle façonne en « morts-vivants ».

C’est parce qu’après le traumatisme de

la guerre dévoreuse

les super-sadiques accèdent au pouvoir

que la situation du monde empire

et que l’Humanité qui refuse le Savoir

régresse vers la barbarie la plus ténébreuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La « Raison d’Etat » est l’Illusion suprême

au nom de laquelle les dirigeants

des grandes Puissances

commettent les crimes contre l’Humanité

sans être inquiétés par les Nations-Unies

ni interpellés par leur propre conscience

comme si les intérêts des grandes Nations

se confondaient avec celles de Dieu même.

Pourquoi ces dirigeants sont-ils

convaincus que le fait d’être puissants

élève « ipso facto » au-dessus de la Loi ?

L’évacuation de la conscience n’est-elle

pas la Cause assignable aux

malheurs des hommes ces « êtres finis » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’obsession de la mère traumatisée de guerre

cette « morte-vivante »

est de vivre en « union avec ses enfants »

pour les préserver du monde traumatisant

et de l’intrusion mortifère du père

qui s’est avéré in-capable de les défendre

contre l’horrible traumatisme de la guerre.

La vie en osmose de la mère traumatisée

a pour conséquence de nourrir ses enfants

à la source mortifiante de son propre ressenti.

 

 

 

Le faible qui subit la toute-puissance

fait l’expérience traumatisante

de son « moi » déstructuré

et réduit en déchet .

Tel est le mode de genèse

des personnalités passives

qui imposent le sentiment

d’être réduites au statut de la chose.

 

 

 

La guerre déshumanise en détruisant

la structure symbolique

constituante de l’humain.

C’est une nécessité absolue

de reconstruire l’être humain

après les effets déstructurants

de la guerre.

On n’est pas homme une fois

on se reconstruit

et on s’humanise après les guerres.

 

 

Traumatisée de guerre et par conséquence

dans l’incapacité de reprendre

le cours de sa vie

la mère « morte-vivante » vit confinée

dans la clôture anale où elle phantasme

les jouissances interdites que

ses enfants ont la redoutable charge

de « réaliser » dans le mépris de la Loi.

Ainsi naissent les êtres aliénés au « jouir ».

 

C’est le destin de l’être chosifié d’être

réduit à la passivité absolue

de celui qui reçoit

sans jamais rien donner en retours.

Cette absence absolue d’échanges

est incontestablement préjudiciable

à la personnalisation de l’enfant qui

se trouve frustré des bienfaits

de l’interaction dès la période fœtale.

 

 

 

Destructrice de la « graine » de l’humain

la guerre endémique

est le pire ennemi des hommes

qu’elle traumatise et divise

en choses et machines à tuer.

L’Humanité est

une espèce « morte-vivante »

qu’il urge de guérir

du traumatisme de la guerre endémique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La famille fondée sur le triangle symbolique

est le Miroir où le Verbe se reconnait

et se contemple

dans une autosatisfaction narcissique.

Les sociétés structurées : les produits

de la réplication de la famille fondée

sur le triangle symbolique

dans lesquelles le Verbe trouverait

la pure satisfaction d’accomplir son Cycle

au terme de lutte des contraires surmontée

par le triomphe des tiers porteurs de Verbe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le malheur des familles qui n’ont pas

pour base le triangle symbolique

et qui ne se sont pas accomplies

(à défaut d’être structurées par

un père porteur de Verbe)

c’est qu’elles sont condamnées

à se « fixer » à la clôture anale

dans laquelle la vision

des membres est « aveugle » et

taraudée par l’angoisse psychotique.

 

 

 

 

 

 

La finalité de l’Evolution qui culmine

à la promotion de la famille

par un être porteur de Verbe

est l’apparition des personnes

fruits de la structuration symbolique.

La famille dont la base est constituée

par le « triangle symbolique »

est le Miroir primordial dans lequel

le Verbe se reconnait et se contemple.

 

 

 

Le père porteur de Verbe : organisateur

des aspirations individuelles à émerger

de leur « clôture anale » (pour

se structurer en système symbolique)

est le messager de la Volonté de

l’Absolu à l’existence dans le monde.

Le père est l’être d’exception

dont la fonction est de « séculariser »

le Verbe par

la promotion de la structure familiale

et des personnes qui le « manifestent ».

 

 

 

Ce sont les aspirations individuelles

à émerger de sa « clôture anale »

dont le « point nodal » se trouve

entre les mains

d’un être porteur de Verbe :

(par convention le père)

qui fondent la fraternité familiale.

Le père est le garant des liens de

solidarité dont la « carence » est

fatale à l’existence de la famille

et des personnes qui la constituent.

 

Si l’on désire refonder la Culture vidée

de ses constituants préverbaux

par les êtres non initiés qui

l’ont accaparé et en ont fait

l’instrument pervers

de leur « plus-de-jouir »

il est nécessaire de retourner

aux origines de

l’activité créatrice des formes

élémentaires du Langage

fondement du système culturel :

l’activité de « décharges »

de l’être possédé par le Verbe

dont le scarabée est le « patron ».

C’est à dramatiser son désespoir

que l’homme primitif

a frayé la voie du Langage originaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En structurant la matière sans forme

l’être « possédé » par le Verbe

la rend apte à l’articulation verbale

et favorise le passage de l’homme

des rives de l’ineffable

à celles du nommable :

c’est ainsi que l’homme potentiel

s’accomplit.

La création des formes préverbales

à la faveur de l’activité manuelle

de l’être possédé par le Verbe

est la condition nécessaire de

son activité créatrice par le verbe .

L’artiste est le Père du philosophe.

 

 

 

 

 

Pour éviter de basculer dans les conflits

destructeurs de vies humaines

il est d’importance capitale

de suivre le conseil

du sage Hermès Trismégiste

en s’en remettant

à « Dieu le tout-puissant »

pour défendre votre cause.

En effet non structurés les hommes

sont réfractaires à la vérité et ont

tendance à entrainer leurs victimes

sur le terrain de l’aliénation

où la victime passe pour le bourreau.

 

 

L’enfant-phallus de la mère toute-puissante

étend l’esprit de possessivité à ses frères

à ses sœurs voire à son père.

Il constitue l’obstacle interne

à l’édification de la famille :

cellule de base de la société

des hommes structurés

par le système symbolique.

L’avenir de l’Humanité réside

dans la promotion des familles

à la faveur d’une technique d’initiation

sous l’autorité d’un être porteur de Verbe.

 

 

 

Une famille régentée par le « pathos »

de la mère toute-puissante

n’est pas fondatrice

d’une société structurée et

humaine.

C’est un chaos organisé où

végètent des êtres indifférenciés

inaptes à servir de

cellule de base à la société humaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fraternité est la fleur qui éclot

et prospère

dans le champ symbolique

grâce à l’activité créatrice

d’un père porteur de Verbe.

Dans le « marais fangeux »

de la mère toute-puissante

il n’y a pas de fraternité réelle.

 

 

La génitalité n’est pas

le fondement

de la fraternité.

Car l’Histoire

fait état de

frères ennemis.

Le fondement

de la fraternité

c’est le Savoir

qui rapproche et unit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme potentiel émerge dans le système imaginaire

de la mère

et y végète jusqu’à la mort

si la génitrice est une mère toute-puissante

(qui le considère comme son phallus).

L’accès à l’existence humaine postule

que la mère ait accédé

au système symbolique

et soit dotée de la capacité de permettre au

père l’entrée dans le système imaginaire

où elle vit « en symbiose » avec l’enfant

afin d’introduire ce dernier au système symbolique.

Que la mère soit structurée ou non est d’importance

capitale pour l’existence pour l’ « enfant d’Homme ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pulsions de mort : moteurs de la « compulsion

à la répétition » qui condamne l’Humanité

à la « double frénésie » de l’état de guerre

et de l’état de paix

sont enfermées dans le noyau constitutif

de son équipement génétique.

Pour s’arracher à son destin funeste

l’homme doit soumettre ce noyau

à la destruction

afin de libérer les pulsions de mort

sur un support artistique

et s’inspirer de leur ordonnance

(à l’image du lanceur de cauris)

pour dégager des formations préverbales :

constitutives du «  système du Langage ».

C’est à être structuré par le Langage que

l’être humain

se libère de sa compulsion à l’auto-destruction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’arbre a mal et pleure

de voir ses branches

se séparer du tronc

à fin de vivre

« leur propre vie » ?

Mon Dieu

quelle histoire de fou !

où a-t-on jamais vu

des branches vivre

sans un tronc

et un tronc vivre

sans aucune branche ?

 

 

En regardant le tissu du Langage

se dérouler pendant que

le vieil homme parlait

le Barbare non initié

s’en empara

et s’y enroula comme

dans un linceul blanc.

La Parole-vide reçue

aliène l’homme à l’Humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceux qui ont tué un homme et se glorifient

de l’avoir anéanti pour se trouver seuls

au Banquet de la jouissance

savent par le savoir de inconscient que

l’homme qui perd la « vie du corps »

ne meurt pas mais qu’il revendique

la résurrection symbolique

et le respect de son essence éternelle.

N’est-ce pas la raison pour laquelle

dans l’histoire des hommes les morts

sont divinisés ou

transmutés en démons persécuteurs

qui empoisonnent la vie anémiée

des survivants qui s’acharnent à

les réduire au silence pour créer

les conditions favorables au jouir ?

Hélas ! la Loi interdit que l’homme

soit un objet de jouissance de l’homme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La « fureur de vivre » enseigne que

l’homme n’est pas l’animal

mais l’être dont la vie est

conditionnée par

la reconnaissance de ceux

qui ont renoncé au «  jouir »

voire de ceux qui ont sacrifié

leur propre vie pour que

leur postérité vive après eux.

Cette « dette symbolique »

à laquelle est soumis l’existant

remonte sans doute jusqu’aux

Pères-fondateurs de la vie sociale.

 

.

 

 

 

 

 

 

 

C’est un fait d’« expérience vécue » que

la relation aux morts

singulièrement aux victimes de guerre

est culpabilisante comme si

leur survivre était une haute Trahison.

La fonction des « rituels de deuil » est

de régler ses comptes avec les morts :

à les évoquer dans un état d’empathie

et de prendre acte de la nécessité

de la réparation symbolique dont

la finalité est de les faire revivre

en alter-égos dans notre mémoire.

Essentiellement édificatrice est donc

la fonction assignée aux rituels de deuil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’origine des affrontements destructeurs qui

compromettent la survie de l’Humanité

il y a l’attachement viscéral de l’enfant

à la mère toute-puissante : « barrage »

à la médiation du père porteur de Verbe

condition nécessaire à la sublimation

des matières (métaphore de la mère)

et à leur mise en formes préverbales

chainons du défilé du Langage dont

l’appropriation favorise la structuration

qui a fait émerger l’ être-de-langage.

Produit de comportement « fécalisant »

de la mère toute-puissante

l’être-phallus est l’objet anal personnifié

qui fonctionne sur le mode de

la réduction en déchet de ses semblables.

La « délivrance » de l’Humanité postule

la mise en place par le porteur de Verbe

des conditions favorables à la castration

et à la structuration symboliques de la mère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tort de Freud a été de croire et de faire croire

à l’élite intellectuelle occidentale que

la révolution industrielle a été « accoucheuse »

de la révolution symbolique

et que la « famille restreinte » composée par

le père la mère et l’enfant

était ipso facto le lieu de la rivalité oedipienne

et de sa résolution grâce au triomphe de la Loi

dont le père est le représentant et l’exécuteur.

C’est à juste titre que Lacan a qualifié

le complexe d’Oedipe de phantasme de Freud

car réduit à l’état d’instrument de production

le père en société libéro-capitaliste n’est pas

le gardien et l’exécuteur de la Loi en famille.

La stricte vérité est que la société capitaliste

vit sous la domination de l’Imaginaire

subsumé sous le Langage verbal qui impose

l’illusion qu’elle est régie par le Symbolique.

Le phénomène d’enfant harceleur doit être

interprété finalement comme le symptôme

d’une société qui n’a pas (loin de là)

la maitrise symbolique de ses pulsions anales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’enfant harceleur qui ne résiste pas à la pulsion

de couvrir d’injures dégradantes un autre

de le qualifier de déchet-humain qui

ne mérite pas de vivre

et finit par le pousser au suicide

(cet enfant) est le symptôme

d’une famille qui n’a pas accédé

au système symbolique et

qui vit sous la pression constante

des pulsions anales persécutrices.

Ce sont celles-ci qui poussent

l’enfant harceleur à les projeter

sur une victime pour s’en débarrasser

et pouvoir vivre en harmonie avec sa mère.

Telle est aussi la démarche et la motivation

de l’être raciste : purifier son milieu de vie

en choisissant le Noir comme « bouc émissaire ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’idéologie raciste est le « roman familial »

qu’un intellectuel narcissique

(l’idéologue) a la charge

de conter aux enfants blancs

pour les « gonfler à bloc » et

leur donner l’illusion

qu’ils sont les « meilleurs » et

les créateurs de la civilisation.

Le monde libéro-capitaliste

est sous-tendu

par le « déni idéologique » de la Vérité.

 

 

 

Il y a sans nul doute quelque chose

d’opaque et d’indigeste à l’esprit

dans l’Histoire (euro-centriste)

de la civilisation et

dans la société libéro-capitaliste

basée sur le « profit maximum »

à l’origine du « mal-vivre ».

Les êtres humains ne jouissent

que d’un bonheur fondé en raison.

 

 

 

Comme l’idéologie raciste dans un système social

demeuré au « stade anal »

exclut l’homme noir de la communauté humaine

en l’animalisant et en faisant une marchandise

comme le Juif fut exclu des sociétés européennes

par l’idéologie antisémite

et confiné dans le ghetto pour être une vermine

avant d’être éliminé dans les « chambres à gaz »

comme le reste de l’Humanité est haï et privé

du droit de vivre par le terroriste « halluciné »

qui jette des bombes dans les lieux publics

ainsi dans les écoles d’aujourd’hui l’élève doté

de particularités

est-il un objet d’acharnement

et d’exclusion qui culminent au suicide.

Il n’y a pas de doute :

c’est toujours la même démarche

à visée magico-purificatrice fondée sur

le mythe du « bouc-émissaire » qui est

à l’œuvre dans cette société aliénée par

le « bénéfice secondaire » du profit matériel

et qui refuse d’accéder à ce qui est l’essentiel :

le système symbolique à la faveur de l’initiation.

 

 

 

L’homme noir est pris en otage par

la compulsion à l’autocastration

résultat du traumatisme colonial

qui l’a contraint au refoulement

de ses pulsions martiales.

La renaissance de l’homme noir

postule qu’il prenne conscience

de sa compulsion

à l’autocastration

et qu’il soumette

ces pulsions

à l’activité symboligène

refondatrice du Langage

principe de structuration

et d’humanisation.

La psychart-thérapie est

la technique idoine pour

l’essor de la renaissance

de l’homme noir empêtré

dans les « filets » de la servilité.

 

 

 

 

Comme le nénuphar qui nait dans la mare

ainsi l’être-pensant voit-il le jour

dans l’état de déchéance

par explosion comme la graine

mise en terre qui ne pourrit pas.

Le dés-espoir est une bêtise car

nous ne savons rien de la vie et de la mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis souvent demandé si

je ne devais pas

porter plainte contre X

car je me considère comme

un enfant-soldat

envoyé en France à 13 ans

pour étudier et

offrir un cadre à mon pays

colonisé et sous-développé.

Je suis resté au « front »

pendant plus de 25 ans

et je suis revenu pour

servir au pays

muni d’une spécialité

et « riche » d’expériences

dont mon pays n’a jamais

tiré le profit escompté.

Je voudrais porter plainte

contre ce pays pour avoir

« volé » mon adolescence

voire d’avoir « gâché » ma vie.

 

 

 

 

 

Celui qui a vu le Noir tout-puissant boucaner le Noir

ne doute pas un seul instant que

c’est bien le Noir tout-puissant

et non l’ex-colonisateur qui est

à l’origine des malheurs de la « race » noire

toujours dépendante après l’Indépendance.

On ne peut cependant s’empêcher de poser

la question lancinante : « pourquoi tout-puissant

le Noir se comporte t-il comme l’ex-colonisateur ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Re-fondation du Langage que nous appelons

de nos vœux

postule le retour à la spontanéité du geste

promoteur des embryons de formes parlantes

découvertes dans des cavernes préhistoriques.

A juste raison Staline se plaignait

de la difficulté de renouveler le Langage

aliéné par les intérêts de la classe dominante.

 

 

 

Tout se passe comme si l’Humanité était

condamnée à l’auto-destruction et que

les efforts de ses héros pour

libérer le phallus du Père de

la captation de la Mère étaient

voués à l’échec.

Il s’avère nécessaire de dé-culpabiliser

l’entreprise de libération du phallus

et de ne pas se punir de transgresser

le Tabou de la Mère toute-puissante !

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique initiatique

de résistance à la Volonté de l’Eunuque

(de la mère toute-puissante)

chargé de soumettre

l’Humanité à la castration réifiante :

l’objectif de la psychart-thérapie est

de libérer le phallus du Père de

la captation la Mère toute-puissante

et de créer les conditions favorables

à l’éclosion et à l’accomplissement

de l’Humanité.

Il faut dé-culpabiliser le Projet de

libération du phallus du Père : cause

des maladies liées au développement humain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si les hommes ont tant en horreur la violence

comme ils le prétendent

pourquoi donc ne militent-ils pas pour

l’émergence de la faculté symbolique

en n’étant pas sans savoir que

la « fixation anale »

est à l’origine de la violence ?

Il est incontestable que

l’éducation sphinctérienne bâclée est

l’obstacle à la « maitrise symbolique » qui

ouvre la voie  au « pouvoir » de symboliser.

 

 

 

Les guérisseurs négro-africains qui soumettaient

les patients au rituel

du vomissement et de défécation pour

expulser de l’organisme l’agent pathogène

avant de leur servir des paroles relatives à

la nécessité de rétablir l’équilibre social rompu

montraient qu’ils avaient un savoir anticipé de

la « persécution anale » et

de celle de se soumettre au rituel

de purification anale : préalable à

l’appropriation structurante du langage social.

La différence entre la technique de guérison

traditionnelle et celle de la psychart-thérapie

réside dans la technique psycho-plastique de

« conversion symbolique » du rituel oral-anal.

Très tôt le négro-africain a eu l’intuition que

la maitrise symbolique des pulsions anales

était nécessaire pour faire son entrée

dans le système symbolique « humanogène. »

 

 

 

 

 

 

 

Exister c’est éprouver le « vécu intense »

d’exister que gratifie l’activité créatrice .

L’existant est

le promoteur de « beaux-restes » qui

en compagnie des Pères inégalables

participe à la « Marche glorieuse »

du Langage

engagé dans la quête infinie de l’Etre.

Il n’existe pas d’autre mode d’existence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est dans la quête sans fin

de la Vérité

que l’homme potentiel

existe d’une existence

fugitive.

Il n’y a pas d’autre

mode d’existence que

dans la quête sans fin

de la Vérité

fondement de l’existence.

 

 

 

 

Aucune construction humaine ne résiste

si elle ne repose pas sur le fondement

de la Vérité

et ceux qui ont tenté de construire

sur le désir de toute-puissance

« en ont eu pour leur frais ».

C’est pourquoi à celui qui désire

l’existence accomplie s’impose

comme préalable la quête de la Vérité.

 

 

 

La psychart-thérapie est l’arme fatale

dont l’impétrant se sous-tient pour

tracer (par la technique créatrice

de formes préverbales chainons

du défilé du Langage)

le sentier en direction de la Vérité

fondatrice de l’existence.

Défilé sans fin du Langage

dont la marche est guidée

par le phare

de la Vérité sise à l’horizon.

La psychart-thérapie : la technique

de quête de la « plénitude d’Etre »

 

 

Le meurtre du « Père porteur de Verbe »

et gardien du système symbolique

a causé la disparition du Langage

et semé la confusion entre

les êtres sociaux

retournés à l’état primitif.

L’ « Unique et sa propriété » ont

sombré dans le naufrage de la société

laissant la place au monstre dévorant.

Le sauvetage de l’Humanité postule

la renaissance d’une figure du Père

capable de réinventer le Langage par

la voie éprouvée de la création plastique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une figure du « Père porteur de Verbe »

castrée par la puissance conquérante

et contrainte à la collaboration

n’a pas d’autre alternative que

de refouler ses pulsions sadiques

et de s’identifier au conquérant

ce qui a pour effet l’aliénation à

ses enfants auxquels il fait subir

des exactions

(à l’imitation de l’Ennemi)

les contraignant à leur tour

à refouler leurs pulsions sadiques

et à s’identifier au Conquistador.

Il n’y a plus de salut pour les enfants

lorsque le père lui-même s’avère castré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme primitif est constitué par des pulsions

qui le poussent à s’approprier tout ce que

la Nature offre (même son semblable.)

La Nature est le lieu de l’Indifférence :

la différence fit son apparition

à la faveur de l’émergence du Langage

avec l’aptitude à l’activité plastique

créatrice de formes langagières sur

les parois des grottes préhistoriques.

La médiation du Langage est à l’origine

de l’humanisation par la « castration »

et la structuration symbolique du « primitif. »

 

 

 

 

Il y existe dans les hommes à l’état de nature

des pulsions perverses qui les poussent

à vouloir dominer les autres

et  les réduire en déchet.

Aussi bien pour sauver sa dignité

le postulant à l’existence doit-il

accepter la lutte à mort qui s’impose.

En effet

« Polémos est la Mère de toutes choses. »

 

 

 

S’il n’y avait pas d’interdit d’exister

que serait la vie de l’être humain ?

Assurément la même que celle de

l’objet ou de l’animal !

Incontestablement

c’est l’interdit d’exister

qui confère

de la valeur à la vie de l’homme !

 

 

 

 

Il est formellement interdit de se libérer

de la domination qui « réifie »

pour exister dans la liberté

sous peine d’être mis à mort.

En sursis

l’existant combat la domination

et ce qu’on appelle « créations »

ce sont les rythmes qui scandent

sa lutte

contre la domination qui réifie.

C’est en chantant et en dansant

que l’existant

mène la lutte pour la liberté d’exister.

 

La surface d’un carton sur laquelle nous avons évacué

la matière picturale métaphore des « matières »

et que nous avons agressé de toutes les façons

se présente comme la surface étale d’une eau

dans laquelle émergent des embryons de

figures mouvantes comme autant d’alevins.

Tout se passe comme si sur cette surface

métaphore de l’eau où baigne notre corps

nous avions  projeté notre monde intérieur.

La « psych-art » est le résultat de

la maitrise symbolique du chaos des pulsions anales.

 

 

 

 

 

 

Le « père » est celui qui prend conscience

de l’unité de la diversité d’individus issus

d’un même ancêtre

qui œuvre à la conservation et

au développement de ceux-ci.

S’agissant de l’Humanité le père c’ est

celui qui a conscience

de l’unité de la diversité des « races ».

Le père est donc le porteur du concept

de l’Humanité

et non cet être tout-puissant qui réifie

et tire un profit égoïste de

l’activité productrice de ses  « enfants. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans sa lutte pour émerger du circuit (oral-anal)

des « Eaux sales originaires » où il baigne

l’être-déchet n’a pas d’autre moyen que

d’évacuer sur les autres les déchets qui

l’envahissent.

Les guerres contemporaines des gaz

et des armes de destruction massive

ont été précédées

par les guerres primitives des pets

et des jets des matières fécales et

c’est pour mettre fin à ses guerres

dévastatrices

qui compromettaient la conservation de

l’humanité que nos ancêtres inégalables

à Gobeklitape et à Gohitafla inventèrent

la technique de la destruction-création

qui par la manipulation de la matière

fait émerger des formes signifiantes

constituants du Langage primordial

pour signifier bien avant le Sphynx

l’effort d’é-mer-gence de l’Homme

de la Matière

Le didiga et la psychart-thérapie

sont les rejetons contemporains

de la technique initiatique de nos ancêtres .

 

 

 

 

 

La société primitive est le lieu de l’affrontement

dans une « causalité circulaire » de l’action

et de la réaction qui fait de la société

un chaos stérile impropre

à l’éclosion et à l’épanouissement.

Pour assainir la société primitive

et favoriser l’apparition de l’être

structuré et parlant

il est nécessaire de passer

par le plan de la métaphore

à déplacer les pulsions anales-sadiques sur

un support où elles génèrent un gribouillis

représentant de la « masse anale »

dont le traitement par le porteur de Verbe

culmine à la promotion de « préverbaux »

chainons du défilé du Langage.

La réappropriation de celui-ci se trouve

à l’origine de l’émergence de l’ être humain.

 

 

 

Le « beau-reste » ou « reste-signifiant »

inaugural du « défilé » des chainons

du langage primordial

est l’imago

de la Mère toute-puissante « tuée »

sur le mode symbolique par la femme

ou l’homme porteur de Verbe.

Le langage est le produit merveilleux

du « meurtre » de la Mère des origines.

 

 

Le psychothérapeute ne peut pas introduire

le patient à la Loi

et au système symbolique (humanogène)

s’il ne « tue » pas en lui-même

les pulsions de profit maximum

et n’éprouve pas de satisfaction

en lieu et place de la jouissance

à faire é-mer-ger la relation de personne.

Intégré au système le psychothérapeute

ne dispose d’aucun moyen de maitriser

le symptôme d’aliénation et d’ arracher

le patient à la pathologie de la perversion.

 

Un monstre doté de trois ouvertures dévorantes

habite le corps de l’être humain et le contraint

à détruire tout ce qu’il rencontre

même à se détruire lui-même.

La chance de l’homme est de

trouver l’opportunité

de s’ouvrir au Verbe créateur

et de s’abandonner (confiant)

à sa destruction-création par

la technique originale de la psychart-thérapie.

Ainsi nait l’homme de foi ayant la capacité

d’affronter le monstre dévorant

et de « maîtriser » ses pulsions destructrices.

Les « « beaux-restes » préservés constituent

la représentation symbolique

de l’essence pensante de l’homme chanceux.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’idéologie est la démarche intellectuelle

qui justifie les pulsions d’appropriation

et de jouissance

autrement-dit :

un rituel de forclusion du Verbe

annonciateur de « mise à mort ».

Par exemple l’idéologie raciste

qui dénie l’humanité à la race noire

pour la « marchandiser »

est un appel au « meurtre » de celle-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouverner les hommes pour leur bien

postule l’initiation qui enseigne

que leur diversité chatoyante

est sous-tendue

par le principe de leur unité.

Surgir des bois et revendiquer

la « magistrature suprême »

c’est se moquer des hommes

en voulant par la ruse

imposer sa volonté toute-puissante.

 

 

A l’instar de l’Arbre de l’Humanité

l’arbre des généalogies familiales

finit aussi par exploser en branches

et s’aliéner en perdant leur souche.

C’est alors que nostalgique

l’homme en mal d’être s’en va

à la quête de l’unité fondatrice.

L’homme existe en se perdant

et en se retrouvant dans

le processus du voyage initiatique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’expérience initiatique est nécessaire

pour enseigner à l’homme

que l’homme est le même

sous la diversité

de son apparence sensible.

C’est alors seulement que

le « vivre-ensemble »

s’accomplit dans le monde humanisé.

 

 

 

Si on n’a pas encore trouvé la loi

du « vivre-ensemble »

il importe d’éviter

la coexistence

sur un même site

des communautés différentes.

Toutefois les migrations étant

naturelles et incontrôlables

l’accent doit être mis sur

la recherche de la loi pour

leur coexistence plutôt que

de tenter d’empêcher celle-ci .

 

 

 

Il faut être objectif et reconnaitre que

le phénomène de migration est

porteur de problèmes épineux

dans la mesure où le migrant

n’est pas seulement en quête

d’un nouveau milieu humain

pour s’enraciner  et vivre.

Nostalgique de son passé

il est aussi « sous-tendu »

par le désir de reconstituer

sa communauté familiale et

ethnique au risque

de créer des conflits de coexistence !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors que la « grande Case » qui abritait

le lignage se brise sous le choc violent

des forces coloniales et néocoloniales

les membres de la grande famille

se dispersent et chacun va de son côté

à la quête de ses origines maternelles.

Telle est sans doute la cause

de l’errance des migrants noirs sans

enracinement familial ni destination.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est dé-responsabiliser l’homme noir

et singulièrement ses dirigeants

que de ressasser à satiété que

les dirigeants noirs

sont manipulés par

les ex-colonisateurs blancs.

On est fondé à dire

que si les dirigeants noirs

continuent de subir la volonté

des maitres qui les ont libérés

c’est en accord avec leurs aspirations.

 

 

L’enfant est pour la mère orale-anale

le substitut du sein qu’elle absorbe

par manipulation.

La médiation et l’intériorisation

de la représentation du père est

nécessaire pour personnaliser

l’enfant-sein contraint de

se séparer de sa mère et

de lui trouver

un objet de substitution adéquat

(la pâte à modeler par exemple)

dont la manipulation et

la mise en formes langagières

qui intériorisées

vont culminer à l’émergence de

l’être-parlant autrement-dit humain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a le vécu affligeant qu’en se retirant

les colonisateurs blancs ont donné

consigne aux dirigeants noirs de

soumettre leurs compatriotes

pour créer le scandale de

la colonisation des Noirs par les Noirs.

 

 

 

Les Noirs aussi sont des êtres avides

de jouissance et de domination qui

n’ont pas besoin d’être corrompus

(par les Blancs) pour être

« sous-tendus » par la pulsion de

coloniser leurs compatriotes.

La démonstration « pro-domo »

c’est ce qu’il est donné à voir

dans les pays tribalistes d’Afrique.

ex-colonisés d’Efrique noire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Gaulle était un politicien chevronné

qui a fait semblant de dé-coloniser

l’Afrique noire

en retirant les colons pour les ramener

camouflés sous l’apparence trompeuse

de dirigeants noirs responsables

du destin de leurs peuples.

La Vérité finit toujours par triompher

c’est pourquoi l’initié ne s’étonne pas

que les choses aillent de « mal en pis ».

 

 

 

Le monde est rempli de fous potentiels qui

croient que le désir de toute-puissance

peut effacer la vérité sans laisser de traces

et la remplacer avantageusement par

le mensonge : ces malheureux sont

condamnés à finir dans un asile d’aliénés.

La vérité est le référent immortel du monde.

 

 

 

 

Comment peut-on jouer la victime

avec tant de perfection

qui subvertit la réalité

alors qu’on est le bourreau ?

L’imposteur consommé est celui

qui parvient à masquer la Vérité

et à générer un moment de folie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tort du philosophe c’est qu’il ne voit pas

l’homme dans ses phases successives

(d’enfant et d’homme mature)

et qu’il parle

d’homme en général.

Le philosophe ne sait pas que

non structuré

par le système symbolique

l’homme (potentiel) n’est pas encore

l’homme c’est-à-dire l’humain accompli

 

 

 

En guise de propédeutique à la reconstruction

tout enfant des pays ex-colonisés devrait avoir

droit à l’initiation artistique :

voie qui favorise la sublimation des pulsions

et permet la restructuration re-fondatrice

de l’homme désocialisé

ce qui (hélas !) ne semble pas être le cas

dans ces pays qui aspirent à l’é-mer-gence !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans l’activité de ses pulsions érotiques

sublimées

dans la création artistique

l’enfant s’accroche à sa mère

dans l’attitude hallucinatoire

du désir

à la manière de Saint-Antoine

persécuté par sa propre libido.

Ce qui a pour effet funeste de

lui barrer la voie

de l’initiation à la vie sociale intégrée.

 

 

 

Comment voulez-vous que l’enfant soit

distrait de la force de la libido

qui l’attache à sa mère

s’il ne s’interpose pas

entre lui et sa mère

une activité artistique

(créatrice

de formes langagières)

qui lui permet de sublimer et

de structurer ses pulsions érotiques ?

 

 

L’acquisition du langage à la faveur

de la médiation paternelle

doit être prolongée par

sa métaphore culturelle :

l’activité artistique

pour arracher l’enfant

à la « glu » de la mère

et l’introduire sur la voie

de l’activité symbolique

ayant pour fonction de structurer.

 

 

L’amour de la mère bonne (pas trop)

est-ce qui introduit l’enfant

au système symbolique

lorsqu’ils sont séparés.

Le système symbolique est

l’espace où l’enfant attend

en jouant

le retour de la mère réelle

pour bénéficier de ses gratifications.

L’école (contraignante) ne suffit pas

a la formation du citoyen :

elle doit être accompagnée

par la pratique d’un art.

L’activité artistique qui

sublime les pulsions et

crée

des formes langagières

a pour l’effet salutaire

de structurer

et de socialiser l’homme potentiel.

 

 

Le chef de village devrait être le villageois qui

connait la tradition et qui est ouvert

sur la modernité :

un « passeur » d’une structure à une autre.

Mais si la structure villageoise est

détruite par l’Ouragan colonial et

si la communauté villageoise

est devenue étrangère à elle-même

à quoi sert le chef de village aliéné

si ce n’est à relayer les ordres du Pouvoir

(assimilationniste)

comme aux temps obscurs de la colonisation ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Si des êtres humains voient leur village

devenir étranger par infiltration

des hommes venant d’ailleurs

et qu’ils demeurent indifférents

c’est qu’ils étaient déjà aliénés

et que la subversion

de leur milieu de vie

correspond

à leur chaos intérieur.

Même les animaux

risquent leur vie pour

la défense de leurs territoire menacé.

 

 

Il faut « tuer » la mère possessive sur le mode

symbolique :

la création des formes langagières pour

s’affranchir de son étreinte mortifiante

et accéder à l’existence authentique.

C’est l’être non structuré qui confond

le symbolique et le réel

qui est inapte

à commettre le matricide symbolique :

pétrifié par la terreur de se suicider en réalité.

 

 

 

L’artiste « possédé » (zirignon) est le passeur

dont la fonction démiurgique est d’opérer

le passage de l’esprit d’un mort

de l’Autre monde dans celui-ci

à la faveur de la création

des formes préverbales.

Intérioriser celles-ci c’est

favoriser la réincarnation.

L’artiste original

est le « grand mort » revenu à la vie sociale.

 

 

 

Mère-Nature a mis beaucoup à la disposition

de ses enfants : les hommes

pour qu’ils vivent heureux.

Il n’y a donc pas de raison

à ce que les hommes

désespèrent et s’acharnent sur Mère-Nature.

L’Humanité est la responsable de son destin

et elle doit accepter de se prendre en charge !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la vérité les religions et les sectes

sont les modalités de l’Idéologie.

Comme celle-ci

leur fonction est de conditionner

leurs adeptes à la soumission

au système libéro-capitaliste

afin d’assurer sa perpétuation.

Il n’existe pas dans notre monde

de religion ni de secte pure de

toute « préoccupation matérielle »

 

 

Pour les religions et les sectes garder

le contact avec l’âme des morts

et invoquer dans les dangers

celle des parents qui ont

accompagné nos premiers pas

(la piété filiale)

relève du « culte des morts » :

comportement païen répréhensible.

L’objectif pernicieux des religions

et des sectes

est de « couper » leurs adeptes de

leurs familles d’origine

et de les posséder « corps et âme »

en d’autres termes : de les aliéner.

Entrer dans une religion

ou dans une secte c’est

se diluer dans l’« universel abstrait ».

 

 

 

 

 

Pour accéder au champ symbolique : lieu

d’humanisation de l’enfant

le contact de celui-ci avec la mère

doit être médiatisé

par un père « porteur de Verbe ».

L’enfant qui a un contact adhésif

avec sa mère

sera inapte à la métaphore

ainsi qu’à l’activité symboligène.

La relation directe qu’il entretient

avec la société

est la cause imputable aux

trans-gressions dont il se rend coupable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on a été exclu de la communauté

des hommes

on devait se sentir appelé à étonner

en accomplissant de ses potentialités

non en ayant l’ambition de s’adapter

à la « société de consommation »

sans en avoir les moyens financiers.

Il faut regarder la vérité en face :

les « pères-fondateurs »

ont passé à côté de l’aspiration

des sociétés noires « dé-colonisées ».

 

 

 

C’est à « fuir dans la normalité » que

les Noirs qui ne sont pas

complétement aliénés

par le traumatisme colonial

évitent d’aller en consultation

chez le psychiatre aux fins de

restaurer leur santé mentale

ébranlée par forces exactions

et endoctrinements.

La Renaissance noire postule

qu’on regarde en face la vérité

selon laquelle on ne peut pas

avoir été colonisé et rester normal.

 

 

 

Ce qu’il y a de pénible dans la mort qui
c’est séparation entre l’âme
modalité du Verbe éternel
et le corps
(composé des éléments
constituants de la Nature)
c’est qu’elle nous sépare
de ceux que nous aimons
pour les avoir investis de notre libido.
La mort est une séparation déchirante.


Le monde est le lieu où s’affrontent
éternellement
la Puissance du Verbe créateur et
l’anarchie
des forces de retour à l’inorganisé.
La stabilité du monde est précaire
c’est ce que tente de signifier
la technique de
préservation des « beaux-restes ».

 

 

L’âme compose et anime son corps

en empruntant des éléments

constituants de la Nature

en perpétuel devenir.

Le corps vivant est le nid

élaboré par l’âme-oiseau

modalité du Verbe.

A la destruction du nid

précaire par définition

l’âme-oiseau s’envole et

retourne à son origine : le Verbe.

 

 

Les familles négro-africaines particulièrement

défavorisées

n’ont pas bascule du jour au lendemain

dans le « trou » de l’aliénation

elles y ont été préparées par

les pères lignagers

aliénés par la violence coloniale

qui a désorganisé leurs sociétés

et rendu caduque la transmission .

A l’époque coloniale

si on y regarde bien

la famille négro-africaine était

fissurée et potentiellement aliénée.

Ce qu’on appelle toujours

la famille négro-africaine

est la coexistence d’individus liés

par un rapport de conflits sournois

non par la relation de solidarité légendaire.

 

 

 

Il est in-contestable que c’est

la haine torturante du père

castré par le Colon

qui pousse l’enfant errant

à cogner à la porte souriante

des temples des sectes

en se berçant du phantasme

de s’épanouir

dans un environnement sain.

Le remède réside sans doute

dans la restauration

de l’image dégradée du père.

 

 

 

 

 

L’essence de la thérapie réside dans

les épreuves qui contraignent

les dormants au réveil et

au « dépassement de soi »

pour la conquête jubilatoire

du vécu intense d’exister.

L’existence est sous-tendue

par le dilemme :

le dépassement de soi ou la mort.

 

 

 

Le retour à l’éducation fondée

sur l’esprit de justice

(la Maat)

et non sur le désir avide de

l’être-phallus élevé par

des parents sans structure

est la voie révolutionnaire

qui ramènera la fraternité

dans la jungle sociale

livrée à la fureur du « jouir. »

 

 

La graine de l’Injustice est plantée

dans le champ familial

lorsque les parents entérinent

la domination de l’enfant avide.

C’est donc confiant dans son droit

à régner selon son bon plaisir que

l’être avide

s’impose à la société toute entière.

 

 

 

Les hommes déplorent que la Justice ne soit pas

au pouvoir

et que la société soit livrée

au « bon plaisir » du Prince.

Mais il est important de savoir que

tout commence en famille

quand l’enfant avide foule aux pieds

les droits de ses frères et sœurs avec

la complicité passive des parents.

Avant de régner au sommet de l’Etat

l’injustice règne d’abord au sein de la famille.

 

 

 

 

 

 

 

Le succès « incroyable » que rencontrent

les sectes dans la société émergente

négro-africaine

est la conséquence du délitement

des liens familiaux traditionnels.

Les sectes sont

les substituts idéalisés de

la famille négro-africaine :

élargie et fondée sur la solidarité.

Les sectes s’avèrent les appareils

d’aliénation de l’homme négro-africain

dé-structuré par l’ « Ouragan » colonial.

 

 

 

 

                                                         

 

Le corps (partie de la matière) est le réservoir

des pulsions primitives (agressivité) et

des « mauvais sentiments »

(haine  envie jalousie).

La fonction de l’activité artistique est

d’évacuer les pulsions primitives et

de générer des formes « parlantes. »

L’activité artistique est une « catharsis »

destinée à purifier l’homme potentiel et

à le socialiser.

La création artistique est donc

une technique d’initiation à la vie en société.

 

 

 

 

 

 

 

La Renaissance des sociétés noires que

nous appelons de nos vœux fervents

postule l’exhumation des figures

« des Pères inégalables »

et la refondation de la famille

à la faveur du retour

au « culte des ancêtres »

religion primitive contemporaine

de l’institution de la société humaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le frein au développement personnel est

d’abord à chercher au sein de la famille

dans les relations avec les parents et

dans les relations avec de la fratrie

avant de mener le combat au niveau

de la société

et de la communauté internationale.

Du reste l’homme est conditionné par

sa famille

et la place dans la société est

le résultat du conditionnement familial.

 

 

 

L’homme a le sentiment de vivre

sous une « chappe de pierre »

qui lui défend d’aspirer

à l’existence et

l’impulsion irrésistible qui

le pousse à casser la pierre

(comme si sur le mode de

la métaphore

il transgressait l’Interdit)

lui apporte soulagement et

espoir d’ouvrir

la voie d’accès à l’ex-sistence.

 

 

L’espoir suscitée par la casse de la pierre

se traduit par le sentiment de puissance

qu’éprouve l’homme à manipuler

la métaphore de la pierre : l’argile

et à générer des formes successives

dont certaines (parlantes) évoquent

des préfigurations du langage

qui font penser

à une offrande (épiphanie) du langage.

 

 

La trans-gression de l’Interdit par sa métaphore

la casse de la pierre

a donné naissance au langage résultat de

la manipulation du substitut de la pierre :

l’argile génératrice d’ébauches de

formes plus ou moins parlantes

ainsi apparues par préfiguration

du langage vecteur de l’espoir de

socialisation des hommes investis par le  Verbe.

 

 

Depuis que la société a é-mer-gé de la Nature

en Egypte sous l’impulsion des initiés

il y a affrontement entre ceux qui

obéissent à l’Interdit d’exister et

ceux qui le transgressent

affrontement dont

les premiers sortirent vainqueurs.

Telle est la raison pour laquelle

depuis l’absorption de l’Egypte

la Société est gouvernée par des êtres

qui vivent sous le règne de la Nature

et répriment férocement

ceux qui aspirent à la lumière de l’existence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ « être de pulsions » qui n’a pas passé par

les phases décisives de

la castration symbolique et la structuration

n’est pas une femme ou

un homme accompli car il n’est pas initié

aux valeurs fondatrices de la vie sociale.

C’est pourquoi les ancêtres

ont déconseillé avec pertinence

de les associer à la gestion de la société.

 

 

 

L’homme non humanisé par l’initiation

est l’ennemi de son frère qu’il hait

qu’il tue qu’il mange qu’il vend

pour assurer sa jouissance égoïste.

La réification

de l’homme par l’homme

est la loi de la jungle-sociale

par conséquence l’ethnocentrisme

et le racisme

sont des pratiques d’êtres non initiés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Blancs se sont acharnés en vain de

réifier les Noirs par l’esclavage

mais comme aucune force au monde

ne peut réduire une essence

à une autre

les Noirs sont restés  êtres humains

au « grand dam » des tyrans blancs

qui ne comprend pas l’inaptitude

de l’homme noir à se laisser réifier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a le sentiment d’être autorisé à être là comme

un être de la nature

et qu’il nous est interdit de tenter de donner

du sens au fait d’être là.

Etre au monde c’est donc être confronté au

dilemme : « vivre ou exister. »

L’existant c’est celui qui refuse sans appel

le statut infame d’ « être-là »

et qui au risque de la mort affronte l’Interdit

d’interpeller et de signifier qu’il trouve absurde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chercheurs occidentaux venus « en mission »

en Côte d’Ivoire pour savoir si

la famille négro-africaine existait toujours

posèrent d’abord la question à leur hôte.

Celui-ci fut outragé par la question

et protesta vigoureusement pour laver

l’injure faite à l’Afrique :

« avez-vous jamais vu un pays sans famille ? »

Les chercheurs occidentaux eux savaient

qu’après le passage de l’ « Ouragan »

et les politiques d’adaptation au système

libéro-capitaliste dominant

il ne pouvait plus y avoir de famille

dans ces sociétés acquises au profit maximum.

 

 

Il ne faut pas que le slogan « Développement »

cache les ruines laissées sur

son passage dévastateur par la colonisation

qui en décapitant les sociétés

a détruit la « famille négro-africaine »

et conduit à la dispersion de ses membres.

Comment peut-on développer des sociétés

et leurs habitants en état de déstructuration

sans poser en préalable

la question de la quête du phallus du père ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette civilisation réfractaire à l’initiation

est responsable de la persistance

de la bisexualité mythique

qui contraint

les êtres non structurés à réduire

d’autres hommes au statut abject

d’ « hommes-phallus »

aliénation à laquelle est imputable

le non-accomplissement de l’Humanité.

 

 

 

 

L’aliénation des négro-africains émergents

est telle que

les frères restés au pays croient que ceux

qui sont partis se chercher à l’étranger

sont morts et anéantis.

C’est pourquoi (sans état d’âme)

ils dilapident le patrimoine

sans préserver la part des absents.

Pour que la renaissance de

l’homme négro-africain devienne réalité

il faudra nécessairement que

les négro-africains émergents retrouvent

l’espoir et comme le poète ils pensent que

« les morts ne sont pas morts »

et que c’est en collaboration avec eux que

les sociétés négro-africaines ressusciteront.

.

 

 

 

 

 

Si le capitaliste (l’être tout-puissant) est

un être qui  pour se « défendre » contre

l’angoisse torturante du Vide

est contraint d’instrumentaliser

les hommes afin d’accumuler en capital

les produits de leur activité productrice

qu’il hallucine comme son phallus

ce n’est pas pour demain

la fin de l’aliénation de humanité qui

postule l’initiation sans fin assignable.

 

L’être non initié hallucine qu’il va échapper

à l’angoisse torturant du Vide

par la castration des autres et

l’accumulation des produits

de leur castration en capital.

Hélas ! le capital n’est pas le phallus

et le processus de son accumulation

n’est pas la voie de l’initiation.

C’est pourquoi

au contraire de l’initiation

la lutte pour le contrôle du capital

condamne à la « faim sans fin » qui

contraint à instrumentaliser les hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’expérience de la « vie en société »

placée sous le signe

de la castration inéluctable

enseigne que le capital qui

procure à l’Autre

le vécu de toute-puissance

est le produit accumulé

de la castration des autres.

Sans ce dernier

ce tout-puissant supposé

est le lieu inexorable de

l’ « angoisse labyrinthique ».

D’où la fureur castratrice

qui le ronge dont la finalité

est d’éradiquer son vécu de Vide.

 

 

 

La représentation interne de la mère

allaitant l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

(sur sa petite personne)

est l’imago inséminant de l’être

jouissant d’une insertion réussie.

La mère qui allaite l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

sur sa petite personne

est au fondement de l’être humain !

 

 

 

Une mère qui donne le sein à l’enfant

en le gratifiant de bonnes paroles

ne lui donne pas seulement le lait

elle lui donne aussi la parole :

l’union du lait et de la parole

c’est cela l’objet oral symbolique.

C’est ainsi que la bonne maman

qui parle à l’enfant en l’allaitant

l’introduit au système symbolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En soi le capital n’est pas la cause

de l’aliénation de cette société.

Celle-ci est le résultat funeste

de l’instrumentalisation de

l’être humain et

du partage des bénéfices

que le propriétaire du capital

accapare.

L’exemple de Robert Owen

propriétaire de capital anglais

qui lutta pour la dignité

des ouvriers (auxquels

il apprit à revendiquer

pour une bonne organisation

et une juste répartition

des fruits de la production)

est la preuve  qu’en soi le capital

n’est pas la cause de l’aliénation.

 

 

 

 

Parce que l’homme s’investit dans l’activité

qu’il commandite

le propriétaire du capital

à l’origine de l’instrumentalisation

de l’homme

est aussi aliéné que le travailleur

dans la société capitaliste créée.

Le propriétaire du capital qui

commandite de l’activité aliénée

génératrice de la société capitaliste

est l’agent de l’aliénation de l’Humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le processus d’instrumentalisation

de l’homme par l’homme

pour l’accumulation du capital

a produit l’effet de briser le lien

qui lie l’homme à son semblable.

L’apparition du régime capitaliste

a sonné le glas

de la « mort de l’Homme » : aliéné.

 

 

Les hommes ne savent ce qu’il faut faire pour

sortir du chaos étouffant où ils sont enfermés

et ils phantasment que c’est en capturant

et en façonnant leur semblables

sur le mode du « miroir réfléchissant »

qu’ils y parviendront.

A la vérité la voie royale à suivre pour

obliger les hommes de bon sens à reconnaitre

votre existence réside dans l’activité créatrice

d’œuvres originales ou bien de « hauts-faits ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On accède à l’existence humaine en s’imposant

à inscrire son image sur la rétine

de l’Autre qui ne veut rien savoir

de notre présence dans le monde.

L’existence n’est pas une donnée

mais marque de notre « moi »

imprimée en encre indélébile

dans l’Autre afin de l’obliger

à reconnaitre notre personne et à la respecter !

 

 

 

La Loi est l’Ordre cosmique que les grands prophètes

ces « possédés » majeurs

reçurent de la transcendance et qu’ils tentèrent

d’introduire dans la société primitive afin de

structurer et accomplir les hommes primitifs

par la médiation de l’organisation religieuse.

La lutte sans merci pour la « sécularisation »

dépouilla la Loi de son caractère sacré

sans pour autant

mettre en place les conditions nécessaires

à son appropriation par le peuple sans foi.

Pour assurer sa domination la maffia politique

s’est contentée de proclamer avec autorité que

« nul n’est censé ignorer la loi »

inscrite en lettres indélébiles dans le Journal officiel !

 

 

 

Enivré par le libre-jeu de ses pulsions sadiques

le grand Autre n’est pas conscient

de l’humanité du petit autre

et c’est sans s’en douter

qu’il prive ce dernier

de la jouissance de sa vie.

Pour faire la promotion de

la « relation de personnes »

il est nécessaire de soumettre

les candidats à la vie sociale

à une technique d’initiation

dont la fonction « humanogène »

est de les gratifier d’une structure symbolique.

 

 

L’inéluctabilité de la mort étant établie

le « malaise » dans les sociétés réside

non dans l’insuffisance de la richesse

matérielle

(qui provoquerait la lutte-pour-la-vie)

mais dans le déficit moral qui pousse

les hommes à s’affronter à mort pour

s’assurer a plus grande part

dans le partage du « gâteau ».

C’est pourquoi priorité doit

être donnée à la révolution morale

par la promotion d’une technique

d’ « initiation à la vie en société »

dont la fonction consiste à assurer

la structuration symbolique des sujets.

 

 

 

L’Humanité aliénée au désir de toute-puissance

reste dans l’état d’inachèvement

pour dénier le primat du Verbe.

Tout changement qualitatif

postule le renversement

de l’ordre illégitime

et la remise à l’honneur

du primat du Verbe créateur

garant de l’accomplissement de l’Humanité.

 

 

La non structuration de l’« être de pulsions »

et le désir de toute-puissance qu’elle génère

sont à l’origine du renversement

des dimensions constituantes de

l’être humain :

le Verbe et la Matière.

C’est pourquoi la restitution de

l’Ordre légitime postule

la structuration symbolique qui confère

la maitrise des pulsions de toute-puissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La toute-puissance est le produit imaginaire

du « renversement en son contraire »

de l’impuissance radicale.

La toute-puissance est le résultat

d’une catastrophe traumatique

où la victime dénie la réalité par

une attitude de défense ultime

qui le bascule dans l’aliénation.

C’est pour tenter de

se doter du « sentiment d’être » que

l’homme supposé tout-puissant est avide !

 

 

 

 

 

C’est parce que l’Humanité n’a pas

la maitrise symbolique

des pulsions de guerre

qu’elle se laisse l’entrainer

dans la spirale infernale

de la « Double-frénésie ».

Ce que l’Humanité actuelle

appelle paix n’est que répit

dans la furie de la guerre sans fin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la force des choses le stock de pulsions

anales-sadiques

dont se sous-tiennent ceux qui ont

« surfé » le cataclysme de la guerre

et gèrent l’activité politico-économique

est phantasmé par les super-sadiques

comme le phallus qui doit imposer

un respect sacro-saint

dans l’espoir d’humaniser l’homme

« diabolisé » par les horreurs de la guerre.

 

 

On aurait cru que la guerre aurait pour effet

l’édification des survivants et l’amélioration

de l’Humanité.

C’est le contraire qui se produit :

la guerre divise les hommes en deux groupes

d’une part ceux dont elle renforce le sadisme

et ceux qu’elle façonne en « morts-vivants ».

C’est parce qu’après le traumatisme de

la guerre dévoreuse

les super-sadiques accèdent au pouvoir

que la situation du monde empire

et que l’Humanité qui refuse le Savoir

régresse vers la barbarie la plus ténébreuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La « Raison d’Etat » est l’Illusion suprême

au nom de laquelle les dirigeants

des grandes Puissances

commettent les crimes contre l’Humanité

sans être inquiétés par les Nations-Unies

ni interpellés par leur propre conscience

comme si les intérêts des grandes Nations

se confondaient avec celles de Dieu même.

Pourquoi ces dirigeants sont-ils

convaincus que le fait d’être puissants

élève « ipso facto » au-dessus de la Loi ?

L’évacuation de la conscience n’est-elle

pas la Cause assignable aux

malheurs des hommes ces « êtres finis » ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’obsession de la mère traumatisée de guerre

cette « morte-vivante »

est de vivre en « union avec ses enfants »

pour les préserver du monde traumatisant

et de l’intrusion mortifère du père

qui s’est avéré in-capable de les défendre

contre l’horrible traumatisme de la guerre.

La vie en osmose de la mère traumatisée

a pour conséquence de nourrir ses enfants

à la source mortifiante de son propre ressenti.

 

 

 

Le faible qui subit la toute-puissance

fait l’expérience traumatisante

de son « moi » déstructuré

et réduit en déchet .

Tel est le mode de genèse

des personnalités passives

qui imposent le sentiment

d’être réduites au statut de la chose.

 

 

 

La guerre déshumanise en détruisant

la structure symbolique

constituante de l’humain.

C’est une nécessité absolue

de reconstruire l’être humain

après les effets déstructurants

de la guerre.

On n’est pas homme une fois

on se reconstruit

et on s’humanise après les guerres.

 

 

Traumatisée de guerre et par conséquence

dans l’incapacité de reprendre

le cours de sa vie

la mère « morte-vivante » vit confinée

dans la clôture anale où elle phantasme

les jouissances interdites que

ses enfants ont la redoutable charge

de « réaliser » dans le mépris de la Loi.

Ainsi naissent les êtres aliénés au « jouir ».

 

C’est le destin de l’être chosifié d’être

réduit à la passivité absolue

de celui qui reçoit

sans jamais rien donner en retours.

Cette absence absolue d’échanges

est incontestablement préjudiciable

à la personnalisation de l’enfant qui

se trouve frustré des bienfaits

de l’interaction dès la période fœtale.

 

 

 

Destructrice de la « graine » de l’humain

la guerre endémique

est le pire ennemi des hommes

qu’elle traumatise et divise

en choses et machines à tuer.

L’Humanité est

une espèce « morte-vivante »

qu’il urge de guérir

du traumatisme de la guerre endémique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La famille fondée sur le triangle symbolique

est le Miroir où le Verbe se reconnait

et se contemple

dans une autosatisfaction narcissique.

Les sociétés structurées : les produits

de la réplication de la famille fondée

sur le triangle symbolique

dans lesquelles le Verbe trouverait

la pure satisfaction d’accomplir son Cycle

au terme de lutte des contraires surmontée

par le triomphe des tiers porteurs de Verbe.

 

 

 

 

Le malheur des familles qui n’ont pas

pour base le triangle symbolique

et qui ne se sont pas accomplies

(à défaut d’être structurées par

un père porteur de Verbe)

c’est qu’elles sont condamnées

à se « fixer » à la clôture anale

dans laquelle la vision

des membres est « aveugle » et

taraudée par l’angoisse psychotique.

 

 

 

 

 

 

La finalité de l’Evolution qui culmine

à la promotion de la famille

par un être porteur de Verbe

est l’apparition des personnes

fruits de la structuration symbolique.

La famille dont la base est constituée

par le « triangle symbolique »

est le Miroir primordial dans lequel

le Verbe se reconnait et se contemple.

 

 

 

Le père porteur de Verbe : organisateur

des aspirations individuelles à émerger

de leur « clôture anale » (pour

se structurer en système symbolique)

est le messager de la Volonté de

l’Absolu à l’existence dans le monde.

Le père est l’être d’exception

dont la fonction est de « séculariser »

le Verbe par

la promotion de la structure familiale

et des personnes qui le « manifestent ».

 

 

 

Ce sont les aspirations individuelles

à émerger de sa « clôture anale »

dont le « point nodal » se trouve

entre les mains

d’un être porteur de Verbe :

(par convention le père)

qui fondent la fraternité familiale.

Le père est le garant des liens de

solidarité dont la « carence » est

fatale à l’existence de la famille

et des personnes qui la constituent.

 

Si l’on désire refonder la Culture vidée

de ses constituants préverbaux

par les êtres non initiés qui

l’ont accaparé et en ont fait

l’instrument pervers

de leur « plus-de-jouir »

il est nécessaire de retourner

aux origines de

l’activité créatrice des formes

élémentaires du Langage

fondement du système culturel :

l’activité de « décharges »

de l’être possédé par le Verbe

dont le scarabée est le « patron ».

C’est à dramatiser son désespoir

que l’homme primitif

a frayé la voie du Langage originaire.

 

 

 

En structurant la matière sans forme

l’être « possédé » par le Verbe

la rend apte à l’articulation verbale

et favorise le passage de l’homme

des rives de l’ineffable

à celles du nommable :

c’est ainsi que l’homme potentiel

s’accomplit.

La création des formes préverbales

à la faveur de l’activité manuelle

de l’être possédé par le Verbe

est la condition nécessaire de

son activité créatrice par le verbe .

L’artiste est le Père du philosophe.

 

 

 

 

 

Pour éviter de basculer dans les conflits

destructeurs de vies humaines

il est d’importance capitale

de suivre le conseil

du sage Hermès Trismégiste

en s’en remettant

à « Dieu le tout-puissant »

pour défendre votre cause.

En effet non structurés les hommes

sont réfractaires à la vérité et ont

tendance à entrainer leurs victimes

sur le terrain de l’aliénation

où la victime passe pour le bourreau.

 

 

L’enfant-phallus de la mère toute-puissante

étend l’esprit de possessivité à ses frères

à ses sœurs voire à son père.

Il constitue l’obstacle interne

à l’édification de la famille :

cellule de base de la société

des hommes structurés

par le système symbolique.

L’avenir de l’Humanité réside

dans la promotion des familles

à la faveur d’une technique d’initiation

sous l’autorité d’un être porteur de Verbe.

 

Une famille régentée par le « pathos »

de la mère toute-puissante

n’est pas fondatrice

d’une société structurée et

humaine.

C’est un chaos organisé où

végètent des êtres indifférenciés

inaptes à servir de

cellule de base à la société humaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fraternité est la fleur qui éclot

et prospère

dans le champ symbolique

grâce à l’activité créatrice

d’un père porteur de Verbe.

Dans le « marais fangeux »

de la mère toute-puissante

il n’y a pas de fraternité réelle.

 

 

La génitalité n’est pas

le fondement

de la fraternité.

Car l’Histoire

fait état de

frères ennemis.

Le fondement

de la fraternité

c’est le Savoir

qui rapproche et unit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme potentiel émerge dans le système imaginaire

de la mère

et y végète jusqu’à la mort

si la génitrice est une mère toute-puissante

(qui le considère comme son phallus).

L’accès à l’existence humaine postule

que la mère ait accédé

au système symbolique

et soit dotée de la capacité de permettre au

père l’entrée dans le système imaginaire

où elle vit « en symbiose » avec l’enfant

afin d’introduire ce dernier au système symbolique.

Que la mère soit structurée ou non est d’importance

capitale pour l’existence pour l’ « enfant d’Homme ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pulsions de mort : moteurs de la « compulsion

à la répétition » qui condamne l’Humanité

à la « double frénésie » de l’état de guerre

et de l’état de paix

sont enfermées dans le noyau constitutif

de son équipement génétique.

Pour s’arracher à son destin funeste

l’homme doit soumettre ce noyau

à la destruction

afin de libérer les pulsions de mort

sur un support artistique

et s’inspirer de leur ordonnance

(à l’image du lanceur de cauris)

pour dégager des formations préverbales :

constitutives du «  système du Langage ».

C’est à être structuré par le Langage que

l’être humain

se libère de sa compulsion à l’auto-destruction.

 

L’arbre a mal et pleure

de voir ses branches

se séparer du tronc

à fin de vivre

« leur propre vie » ?

Mon Dieu

quelle histoire de fou !

où a-t-on jamais vu

des branches vivre

sans un tronc

et un tronc vivre

sans aucune branche ?

 

 

En regardant le tissu du Langage

se dérouler pendant que

le vieil homme parlait

le Barbare non initié

s’en empara

et s’y enroula comme

dans un linceul blanc.

La Parole-vide reçue

aliène l’homme à l’Humanité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceux qui ont tué un homme et se glorifient

de l’avoir anéanti pour se trouver seuls

au Banquet de la jouissance

savent par le savoir de inconscient que

l’homme qui perd la « vie du corps »

ne meurt pas mais qu’il revendique

la résurrection symbolique

et le respect de son essence éternelle.

N’est-ce pas la raison pour laquelle

dans l’histoire des hommes les morts

sont divinisés ou

transmutés en démons persécuteurs

qui empoisonnent la vie anémiée

des survivants qui s’acharnent à

les réduire au silence pour créer

les conditions favorables au jouir ?

Hélas ! la Loi interdit que l’homme

soit un objet de jouissance de l’homme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La « fureur de vivre » enseigne que

l’homme n’est pas l’animal

mais l’être dont la vie est

conditionnée par

la reconnaissance de ceux

qui ont renoncé au «  jouir »

voire de ceux qui ont sacrifié

leur propre vie pour que

leur postérité vive après eux.

Cette « dette symbolique »

à laquelle est soumis l’existant

remonte sans doute jusqu’aux

Pères-fondateurs de la vie sociale.

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est un fait d’« expérience vécue » que

la relation aux morts

singulièrement aux victimes de guerre

est culpabilisante comme si

leur survivre était une haute Trahison.

La fonction des « rituels de deuil » est

de régler ses comptes avec les morts :

à les évoquer dans un état d’empathie

et de prendre acte de la nécessité

de la réparation symbolique dont

la finalité est de les faire revivre

en alter-égos dans notre mémoire.

Essentiellement édificatrice est donc

la fonction assignée aux rituels de deuil.

 

 

 

A l’origine des affrontements destructeurs qui

compromettent la survie de l’Humanité

il y a l’attachement viscéral de l’enfant

à la mère toute-puissante : « barrage »

à la médiation du père porteur de Verbe

condition nécessaire à la sublimation

des matières (métaphore de la mère)

et à leur mise en formes préverbales

chainons du défilé du Langage dont

l’appropriation favorise la structuration

qui a fait émerger l’ être-de-langage.

Produit de comportement « fécalisant »

de la mère toute-puissante

l’être-phallus est l’objet anal personnifié

qui fonctionne sur le mode de

la réduction en déchet de ses semblables.

La « délivrance » de l’Humanité postule

la mise en place par le porteur de Verbe

des conditions favorables à la castration

et à la structuration symboliques de la mère.

 

 

 

 

Le tort de Freud a été de croire et de faire croire

à l’élite intellectuelle occidentale que

la révolution industrielle a été « accoucheuse »

de la révolution symbolique

et que la « famille restreinte » composée par

le père la mère et l’enfant

était ipso facto le lieu de la rivalité oedipienne

et de sa résolution grâce au triomphe de la Loi

dont le père est le représentant et l’exécuteur.

C’est à juste titre que Lacan a qualifié

le complexe d’Oedipe de phantasme de Freud

car réduit à l’état d’instrument de production

le père en société libéro-capitaliste n’est pas

le gardien et l’exécuteur de la Loi en famille.

La stricte vérité est que la société capitaliste

vit sous la domination de l’Imaginaire

subsumé sous le Langage verbal qui impose

l’illusion qu’elle est régie par le Symbolique.

Le phénomène d’enfant harceleur doit être

interprété finalement comme le symptôme

d’une société qui n’a pas (loin de là)

la maitrise symbolique de ses pulsions anales.

 

 

 

 

 

L’enfant harceleur qui ne résiste pas à la pulsion

de couvrir d’injures dégradantes un autre

de le qualifier de déchet-humain qui

ne mérite pas de vivre

et finit par le pousser au suicide

(cet enfant) est le symptôme

d’une famille qui n’a pas accédé

au système symbolique et

qui vit sous la pression constante

des pulsions anales persécutrices.

Ce sont celles-ci qui poussent

l’enfant harceleur à les projeter

sur une victime pour s’en débarrasser

et pouvoir vivre en harmonie avec sa mère.

Telle est aussi la démarche et la motivation

de l’être raciste : purifier son milieu de vie

en choisissant le Noir comme « bouc émissaire ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’idéologie raciste est le « roman familial »

qu’un intellectuel narcissique

(l’idéologue) a la charge

de conter aux enfants blancs

pour les « gonfler à bloc » et

leur donner l’illusion

qu’ils sont les « meilleurs » et

les créateurs de la civilisation.

Le monde libéro-capitaliste

est sous-tendu

par le « déni idéologique » de la Vérité.

 

 

 

Il y a sans nul doute quelque chose

d’opaque et d’indigeste à l’esprit

dans l’Histoire (euro-centriste)

de la civilisation et

dans la société libéro-capitaliste

basée sur le « profit maximum »

à l’origine du « mal-vivre ».

Les êtres humains ne jouissent

que d’un bonheur fondé en raison.

 

 

 

Comme l’idéologie raciste dans un système social

demeuré au « stade anal »

exclut l’homme noir de la communauté humaine

en l’animalisant et en faisant une marchandise

comme le Juif fut exclu des sociétés européennes

par l’idéologie antisémite

et confiné dans le ghetto pour être une vermine

avant d’être éliminé dans les « chambres à gaz »

comme le reste de l’Humanité est haï et privé

du droit de vivre par le terroriste « halluciné »

qui jette des bombes dans les lieux publics

ainsi dans les écoles d’aujourd’hui l’élève doté

de particularités

est-il un objet d’acharnement

et d’exclusion qui culminent au suicide.

Il n’y a pas de doute :

c’est toujours la même démarche

à visée magico-purificatrice fondée sur

le mythe du « bouc-émissaire » qui est

à l’œuvre dans cette société aliénée par

le « bénéfice secondaire » du profit matériel

et qui refuse d’accéder à ce qui est l’essentiel :

le système symbolique à la faveur de l’initiation.

 

 

 

L’homme noir est pris en otage par

la compulsion à l’autocastration

résultat du traumatisme colonial

qui l’a contraint au refoulement

de ses pulsions martiales.

La renaissance de l’homme noir

postule qu’il prenne conscience

de sa compulsion

à l’autocastration

et qu’il soumette

ces pulsions

à l’activité symboligène

refondatrice du Langage

principe de structuration

et d’humanisation.

La psychart-thérapie est

la technique idoine pour

l’essor de la renaissance

de l’homme noir empêtré

dans les « filets » de la servilité.

 

 

 

 

Comme le nénuphar qui nait dans la mare

ainsi l’être-pensant voit-il le jour

dans l’état de déchéance

par explosion comme la graine

mise en terre qui ne pourrit pas.

Le dés-espoir est une bêtise car

nous ne savons rien de la vie et de la mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis souvent demandé si

je ne devais pas

porter plainte contre X

car je me considère comme

un enfant-soldat

envoyé en France à 13 ans

pour étudier et

offrir un cadre à mon pays

colonisé et sous-développé.

Je suis resté au « front »

pendant plus de 25 ans

et je suis revenu pour

servir au pays

muni d’une spécialité

et « riche » d’expériences

dont mon pays n’a jamais

tiré le profit escompté.

Je voudrais porter plainte

contre ce pays pour avoir

« volé » mon adolescence

voire d’avoir « gâché » ma vie.

 

 

 

 

 

Celui qui a vu le Noir tout-puissant boucaner le Noir

ne doute pas un seul instant que

c’est bien le Noir tout-puissant

et non l’ex-colonisateur qui est

à l’origine des malheurs de la « race » noire

toujours dépendante après l’Indépendance.

On ne peut cependant s’empêcher de poser

la question lancinante : « pourquoi tout-puissant

le Noir se comporte t-il comme l’ex-colonisateur ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Re-fondation du Langage que nous appelons

de nos vœux

postule le retour à la spontanéité du geste

promoteur des embryons de formes parlantes

découvertes dans des cavernes préhistoriques.

A juste raison Staline se plaignait

de la difficulté de renouveler le Langage

aliéné par les intérêts de la classe dominante.

 

 

 

Tout se passe comme si l’Humanité était

condamnée à l’auto-destruction et que

les efforts de ses héros pour

libérer le phallus du Père de

la captation de la Mère étaient

voués à l’échec.

Il s’avère nécessaire de dé-culpabiliser

l’entreprise de libération du phallus

et de ne pas se punir de transgresser

le Tabou de la Mère toute-puissante !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La psychart-thérapie est la technique initiatique

de résistance à la Volonté de l’Eunuque

(de la mère toute-puissante)

chargé de soumettre

l’Humanité à la castration réifiante :

l’objectif de la psychart-thérapie est

de libérer le phallus du Père de

la captation la Mère toute-puissante

et de créer les conditions favorables

à l’éclosion et à l’accomplissement

de l’Humanité.

Il faut dé-culpabiliser le Projet de

libération du phallus du Père : cause

des maladies liées au développement humain.

 

 

 

 

Si les hommes ont tant en horreur la violence

comme ils le prétendent

pourquoi donc ne militent-ils pas pour

l’émergence de la faculté symbolique

en n’étant pas sans savoir que

la « fixation anale »

est à l’origine de la violence ?

Il est incontestable que

l’éducation sphinctérienne bâclée est

l’obstacle à la « maitrise symbolique » qui

ouvre la voie  au « pouvoir » de symboliser.

 

 

 

Les guérisseurs négro-africains qui soumettaient

les patients au rituel

du vomissement et de défécation pour

expulser de l’organisme l’agent pathogène

avant de leur servir des paroles relatives à

la nécessité de rétablir l’équilibre social rompu

montraient qu’ils avaient un savoir anticipé de

la « persécution anale » et

de celle de se soumettre au rituel

de purification anale : préalable à

l’appropriation structurante du langage social.

La différence entre la technique de guérison

traditionnelle et celle de la psychart-thérapie

réside dans la technique psycho-plastique de

« conversion symbolique » du rituel oral-anal.

Très tôt le négro-africain a eu l’intuition que

la maitrise symbolique des pulsions anales

était nécessaire pour faire son entrée

dans le système symbolique « humanogène. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exister c’est éprouver le « vécu intense »

d’exister que gratifie l’activité créatrice .

L’existant est

le promoteur de « beaux-restes » qui

en compagnie des Pères inégalables

participe à la « Marche glorieuse »

du Langage

engagé dans la quête infinie de l’Etre.

Il n’existe pas d’autre mode d’existence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est dans la quête sans fin

de la Vérité

que l’homme potentiel

existe d’une existence

fugitive.

Il n’y a pas d’autre

mode d’existence que

dans la quête sans fin

de la Vérité

fondement de l’existence.

 

 

 

 

Aucune construction humaine ne résiste

si elle ne repose pas sur le fondement

de la Vérité

et ceux qui ont tenté de construire

sur le désir de toute-puissance

« en ont eu pour leur frais ».

C’est pourquoi à celui qui désire

l’existence accomplie s’impose

comme préalable la quête de la Vérité.

 

 

 

La psychart-thérapie est l’arme fatale

dont l’impétrant se sous-tient pour

tracer (par la technique créatrice

de formes préverbales chainons

du défilé du Langage)

le sentier en direction de la Vérité

fondatrice de l’existence.

Défilé sans fin du Langage

dont la marche est guidée

par le phare

de la Vérité sise à l’horizon.

La psychart-thérapie : la technique

de quête de la « plénitude d’Etre ».

 

 

 

 

 

 

 

Le meurtre du « Père porteur de Verbe »

et gardien du système symbolique

a causé la disparition du Langage

et semé la confusion entre

les êtres sociaux

retournés à l’état primitif.

L’ « Unique et sa propriété » ont

sombré dans le naufrage de la société

laissant la place au monstre dévorant.

Le sauvetage de l’Humanité postule

la renaissance d’une figure du Père

capable de réinventer le Langage par

la voie éprouvée de la création plastique.

 

 

Une figure du « Père porteur de Verbe »

castrée par la puissance conquérante

et contrainte à la collaboration

n’a pas d’autre alternative que

de refouler ses pulsions sadiques

et de s’identifier au conquérant

ce qui a pour effet l’aliénation à

ses enfants auxquels il fait subir

des exactions

(à l’imitation de l’Ennemi)

les contraignant à leur tour

à refouler leurs pulsions sadiques

et à s’identifier au Conquistador.

Il n’y a plus de salut pour les enfants

lorsque le père lui-même s’avère castré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’homme primitif est constitué par des pulsions

qui le poussent à s’approprier tout ce que

la Nature offre (même son semblable.)

La Nature est le lieu de l’Indifférence :

la différence fit son apparition

à la faveur de l’émergence du Langage

avec l’aptitude à l’activité plastique

créatrice de formes langagières sur

les parois des grottes préhistoriques.

La médiation du Langage est à l’origine

de l’humanisation par la « castration »

et la structuration symbolique du « primitif. »

 

 

 

 

Il y existe dans les hommes à l’état de nature

des pulsions perverses qui les poussent

à vouloir dominer les autres

et  les réduire en déchet.

Aussi bien pour sauver sa dignité

le postulant à l’existence doit-il

accepter la lutte à mort qui s’impose.

En effet

« Polémos est la Mère de toutes choses. »

 

 

 

S’il n’y avait pas d’interdit d’exister

que serait la vie de l’être humain ?

Assurément la même que celle de

l’objet ou de l’animal !

Incontestablement

c’est l’interdit d’exister

qui confère

de la valeur à la vie de l’homme !

 

 

 

 

Il est formellement interdit de se libérer

de la domination qui « réifie »

pour exister dans la liberté

sous peine d’être mis à mort.

En sursis

l’existant combat la domination

et ce qu’on appelle « créations »

ce sont les rythmes qui scandent

sa lutte

contre la domination qui réifie.

C’est en chantant et en dansant

que l’existant

mène la lutte pour la liberté d’exister.

 

 

 

 

La surface d’un carton sur laquelle nous avons évacué

la matière picturale métaphore des « matières »

et que nous avons agressé de toutes les façons

se présente comme la surface étale d’une eau

dans laquelle émergent des embryons de

figures mouvantes comme autant d’alevins.

Tout se passe comme si sur cette surface

métaphore de l’eau où baigne notre corps

nous avions  projeté notre monde intérieur.

La « psych-art » est le résultat de

la maitrise symbolique du chaos des pulsions anales.

 

 

 

 

 

 

Le « père » est celui qui prend conscience

de l’unité de la diversité d’individus issus

d’un même ancêtre

qui œuvre à la conservation et

au développement de ceux-ci.

S’agissant de l’Humanité le père c’ est

celui qui a conscience

de l’unité de la diversité des « races ».

Le père est donc le porteur du concept

de l’Humanité

et non cet être tout-puissant qui réifie

et tire un profit égoïste de

l’activité productrice de ses  « enfants. »

 

 

 

 

Dans sa lutte pour émerger du circuit (oral-anal)

des « Eaux sales originaires » où il baigne

l’être-déchet n’a pas d’autre moyen que

d’évacuer sur les autres les déchets qui

l’envahissent.

Les guerres contemporaines des gaz

et des armes de destruction massive

ont été précédées

par les guerres primitives des pets

et des jets des matières fécales et

c’est pour mettre fin à ses guerres

dévastatrices

qui compromettaient la conservation de

l’humanité que nos ancêtres inégalables

à Gobeklitape et à Gohitafla inventèrent

la technique de la destruction-création

qui par la manipulation de la matière

fait émerger des formes signifiantes

constituants du Langage primordial

pour signifier bien avant le Sphynx

l’effort d’é-mer-gence de l’Homme

de la Matière

Le didiga et la psychart-thérapie

sont les rejetons contemporains

de la technique initiatique de nos ancêtres .

 

 

 

 

 

La société primitive est le lieu de l’affrontement

dans une « causalité circulaire » de l’action

et de la réaction qui fait de la société

un chaos stérile impropre

à l’éclosion et à l’épanouissement.

Pour assainir la société primitive

et favoriser l’apparition de l’être

structuré et parlant

il est nécessaire de passer

par le plan de la métaphore

à déplacer les pulsions anales-sadiques sur

un support où elles génèrent un gribouillis

représentant de la « masse anale »

dont le traitement par le porteur de Verbe

culmine à la promotion de « préverbaux »

chainons du défilé du Langage.

La réappropriation de celui-ci se trouve

à l’origine de l’émergence de l’ être humain.

 

 

 

Le « beau-reste » ou « reste-signifiant »

inaugural du « défilé » des chainons

du langage primordial

est l’imago

de la Mère toute-puissante « tuée »

sur le mode symbolique par la femme

ou l’homme porteur de Verbe.

Le langage est le produit merveilleux

du « meurtre » de la Mère des origines.

 

 

Le psychothérapeute ne peut pas introduire

le patient à la Loi

et au système symbolique (humanogène)

s’il ne « tue » pas en lui-même

les pulsions de profit maximum

et n’éprouve pas de satisfaction

en lieu et place de la jouissance

à faire é-mer-ger la relation de personne.

Intégré au système le psychothérapeute

ne dispose d’aucun moyen de maitriser

le symptôme d’aliénation et d’ arracher

le patient à la pathologie de la perversion.

 

 

 

Un monstre doté de trois ouvertures dévorantes

habite le corps de l’être humain et le contraint

à détruire tout ce qu’il rencontre

même à se détruire lui-même.

La chance de l’homme est de

trouver l’opportunité

de s’ouvrir au Verbe créateur

et de s’abandonner (confiant)

à sa destruction-création par

la technique originale de la psychart-thérapie.

Ainsi nait l’homme de foi ayant la capacité

d’affronter le monstre dévorant

et de « maîtriser » ses pulsions destructrices.

Les « « beaux-restes » préservés constituent

la représentation symbolique

de l’essence pensante de l’homme chanceux.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’idéologie est la démarche intellectuelle

qui justifie les pulsions d’appropriation

et de jouissance

autrement-dit :

un rituel de forclusion du Verbe

annonciateur de « mise à mort ».

Par exemple l’idéologie raciste

qui dénie l’humanité à la race noire

pour la « marchandiser »

est un appel au « meurtre » de celle-ci.

 

 

 

Gouverner les hommes pour leur bien

postule l’initiation qui enseigne

que leur diversité chatoyante

est sous-tendue

par le principe de leur unité.

Surgir des bois et revendiquer

la « magistrature suprême »

c’est se moquer des hommes

en voulant par la ruse

imposer sa volonté toute-puissante.

 

 

A l’instar de l’Arbre de l’Humanité

l’arbre des généalogies familiales

finit aussi par exploser en branches

et s’aliéner en perdant leur souche.

C’est alors que nostalgique

l’homme en mal d’être s’en va

à la quête de l’unité fondatrice.

L’homme existe en se perdant

et en se retrouvant dans

le processus du voyage initiatique.

 

 

 

 

 

 

L’expérience initiatique est nécessaire

pour enseigner à l’homme

que l’homme est le même

sous la diversité

de son apparence sensible.

C’est alors seulement que

le « vivre-ensemble »

s’accomplit dans le monde humanisé.

 

 

 

Si on n’a pas encore trouvé la loi

du « vivre-ensemble »

il importe d’éviter

la coexistence

sur un même site

des communautés différentes.

Toutefois les migrations étant

naturelles et incontrôlables

l’accent doit être mis sur

la recherche de la loi pour

leur coexistence plutôt que

de tenter d’empêcher celle-ci .

 

 

 

Il faut être objectif et reconnaitre que

le phénomène de migration est

porteur de problèmes épineux

dans la mesure où le migrant

n’est pas seulement en quête

d’un nouveau milieu humain

pour s’enraciner  et vivre.

Nostalgique de son passé

il est aussi « sous-tendu »

par le désir de reconstituer

sa communauté familiale et

ethnique au risque

de créer des conflits de coexistence !

 

 

 

Lors que la « grande Case » qui abritait

le lignage se brise sous le choc violent

des forces coloniales et néocoloniales

les membres de la grande famille

se dispersent et chacun va de son côté

à la quête de ses origines maternelles.

Telle est sans doute la cause

de l’errance des migrants noirs sans

enracinement familial ni destination.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est dé-responsabiliser l’homme noir

et singulièrement ses dirigeants

que de ressasser à satiété que

les dirigeants noirs

sont manipulés par

les ex-colonisateurs blancs.

On est fondé à dire

que si les dirigeants noirs

continuent de subir la volonté

des maitres qui les ont libérés

c’est en accord avec leurs aspirations.

 

 

 

L’enfant est pour la mère orale-anale

le substitut du sein qu’elle absorbe

par manipulation.

La médiation et l’intériorisation

de la représentation du père est

nécessaire pour personnaliser

l’enfant-sein contraint de

se séparer de sa mère et

de lui trouver

un objet de substitution adéquat

(la pâte à modeler par exemple)

dont la manipulation et

la mise en formes langagières

qui intériorisées

vont culminer à l’émergence de

l’être-parlant autrement-dit humain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a le vécu affligeant qu’en se retirant

les colonisateurs blancs ont donné

consigne aux dirigeants noirs de

soumettre leurs compatriotes

pour créer le scandale de

la colonisation des Noirs par les Noirs.

 

 

 

Les Noirs aussi sont des êtres avides

de jouissance et de domination qui

n’ont pas besoin d’être corrompus

(par les Blancs) pour être

« sous-tendus » par la pulsion de

coloniser leurs compatriotes.

La démonstration « pro-domo »

c’est ce qu’il est donné à voir

dans les pays tribalistes d’Afrique.

ex-colonisés d’Efrique noire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Gaulle était un politicien chevronné

qui a fait semblant de dé-coloniser

l’Afrique noire

en retirant les colons pour les ramener

camouflés sous l’apparence trompeuse

de dirigeants noirs responsables

du destin de leurs peuples.

La Vérité finit toujours par triompher

c’est pourquoi l’initié ne s’étonne pas

que les choses aillent de « mal en pis ».

 

 

Le monde est rempli de fous potentiels qui

croient que le désir de toute-puissance

peut effacer la vérité sans laisser de traces

et la remplacer avantageusement par

le mensonge : ces malheureux sont

condamnés à finir dans un asile d’aliénés.

La vérité est le référent immortel du monde.

 

 

 

 

Comment peut-on jouer la victime

avec tant de perfection

qui subvertit la réalité

alors qu’on est le bourreau ?

L’imposteur consommé est celui

qui parvient à masquer la Vérité

et à générer un moment de folie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tort du philosophe c’est qu’il ne voit pas

l’homme dans ses phases successives

(d’enfant et d’homme mature)

et qu’il parle

d’homme en général.

Le philosophe ne sait pas que

non structuré

par le système symbolique

l’homme (potentiel) n’est pas encore

l’homme c’est-à-dire l’humain accompli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En guise de propédeutique à la reconstruction

tout enfant des pays ex-colonisés devrait avoir

droit à l’initiation artistique :

voie qui favorise la sublimation des pulsions

et permet la restructuration re-fondatrice

de l’homme désocialisé

ce qui (hélas !) ne semble pas être le cas

dans ces pays qui aspirent à l’é-mer-gence !

 

 

 

Sans l’activité de ses pulsions érotiques

sublimées

dans la création artistique

l’enfant s’accroche à sa mère

dans l’attitude hallucinatoire

du désir

à la manière de Saint-Antoine

persécuté par sa propre libido.

Ce qui a pour effet funeste de

lui barrer la voie

de l’initiation à la vie sociale intégrée.

 

 

 

Comment voulez-vous que l’enfant soit

distrait de la force de la libido

qui l’attache à sa mère

s’il ne s’interpose pas

entre lui et sa mère

une activité artistique

(créatrice

de formes langagières)

qui lui permet de sublimer et

de structurer ses pulsions érotiques ?

 

 

L’acquisition du langage à la faveur

de la médiation paternelle

doit être prolongée par

sa métaphore culturelle :

l’activité artistique

pour arracher l’enfant

à la « glu » de la mère

et l’introduire sur la voie

de l’activité symbolique

ayant pour fonction de structurer.

 

 

L’amour de la mère bonne (pas trop)

est-ce qui introduit l’enfant

au système symbolique

lorsqu’ils sont séparés.

Le système symbolique est

l’espace où l’enfant attend

en jouant

le retour de la mère réelle

pour bénéficier de ses gratifications.

L’école (contraignante) ne suffit pas

a la formation du citoyen :

elle doit être accompagnée

par la pratique d’un art.

L’activité artistique qui

sublime les pulsions et

crée

des formes langagières

a pour l’effet salutaire

de structurer

et de socialiser l’homme potentiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chef de village devrait être le villageois qui

connait la tradition et qui est ouvert

sur la modernité :

un « passeur » d’une structure à une autre.

Mais si la structure villageoise est

détruite par l’Ouragan colonial et

si la communauté villageoise

est devenue étrangère à elle-même

à quoi sert le chef de village aliéné

si ce n’est à relayer les ordres du Pouvoir

(assimilationniste)

comme aux temps obscurs de la colonisation ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Si des êtres humains voient leur village

devenir étranger par infiltration

des hommes venant d’ailleurs

et qu’ils demeurent indifférents

c’est qu’ils étaient déjà aliénés

et que la subversion

de leur milieu de vie

correspond

à leur chaos intérieur.

Même les animaux

risquent leur vie pour

la défense de leurs territoire menacé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut « tuer » la mère possessive sur le mode

symbolique :

la création des formes langagières pour

s’affranchir de son étreinte mortifiante

et accéder à l’existence authentique.

C’est l’être non structuré qui confond

le symbolique et le réel

qui est inapte

à commettre le matricide symbolique :

pétrifié par la terreur de se suicider en réalité.

 

 

 

L’artiste « possédé » (zirignon) est le passeur

dont la fonction démiurgique est d’opérer

le passage de l’esprit d’un mort

de l’Autre monde dans celui-ci

à la faveur de la création

des formes préverbales.

Intérioriser celles-ci c’est

favoriser la réincarnation.

L’artiste original

est le « grand mort » revenu à la vie sociale.

 

 

 

Mère-Nature a mis beaucoup à la disposition

de ses enfants : les hommes

pour qu’ils vivent heureux.

Il n’y a donc pas de raison

à ce que les hommes

désespèrent et s’acharnent sur Mère-Nature.

L’Humanité est la responsable de son destin

et elle doit accepter de se prendre en charge

 

 

 

A la vérité les religions et les sectes

sont les modalités de l’Idéologie.

Comme celle-ci

leur fonction est de conditionner

leurs adeptes à la soumission

au système libéro-capitaliste

afin d’assurer sa perpétuation.

Il n’existe pas dans notre monde

de religion ni de secte pure de

toute « préoccupation matérielle ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les religions et les sectes garder

le contact avec l’âme des morts

et invoquer dans les dangers

celle des parents qui ont

accompagné nos premiers pas

(la piété filiale)

relève du « culte des morts » :

comportement païen répréhensible.

L’objectif pernicieux des religions

et des sectes

est de « couper » leurs adeptes de

leurs familles d’origine

et de les posséder « corps et âme »

en d’autres termes : de les aliéner.

Entrer dans une religion

ou dans une secte c’est

se diluer dans l’« universel abstrait ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour accéder au champ symbolique : lieu

d’humanisation de l’enfant

le contact de celui-ci avec la mère

doit être médiatisé

par un père « porteur de Verbe ».

L’enfant qui a un contact adhésif

avec sa mère

sera inapte à la métaphore

ainsi qu’à l’activité symboligène.

La relation directe qu’il entretient

avec la société

est la cause imputable aux

trans-gressions dont il se rend coupable.

 

 

Quand on a été exclu de la communauté

des hommes

on devait se sentir appelé à étonner

en accomplissant de ses potentialités

non en ayant l’ambition de s’adapter

à la « société de consommation »

sans en avoir les moyens financiers.

Il faut regarder la vérité en face :

les « pères-fondateurs »

ont passé à côté de l’aspiration

des sociétés noires « dé-colonisées ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est à « fuir dans la normalité » que

les Noirs qui ne sont pas

complétement aliénés

par le traumatisme colonial

évitent d’aller en consultation

chez le psychiatre aux fins de

restaurer leur santé mentale

ébranlée par forces exactions

et endoctrinements.

La Renaissance noire postule

qu’on regarde en face la vérité

selon laquelle on ne peut pas

avoir été colonisé et rester normal.

 

 

 

Ce qu’il y a de pénible dans la mort qui
c’est séparation entre l’âme
modalité du Verbe éternel
et le corps
(composé des éléments
constituants de la Nature)
c’est qu’elle nous sépare
de ceux que nous aimons
pour les avoir investis de notre libido.
La mort est une séparation déchirante.

 

 


Le monde est le lieu où s’affrontent
éternellement
la Puissance du Verbe créateur et
l’anarchie
des forces de retour à l’inorganisé.
La stabilité du monde est précaire
c’est ce que tente de signifier
la technique de
préservation des « beaux-restes ».

 

 

 

 

L’âme compose et anime son corps

en empruntant des éléments

constituants de la Nature

en perpétuel devenir.

Le corps vivant est le nid

élaboré par l’âme-oiseau

modalité du Verbe.

A la destruction du nid

précaire par définition

l’âme-oiseau s’envole et

retourne à son origine : le Verbe.

 

 

Les familles négro-africaines particulièrement

défavorisées

n’ont pas bascule du jour au lendemain

dans le « trou » de l’aliénation

elles y ont été préparées par

les pères lignagers

aliénés par la violence coloniale

qui a désorganisé leurs sociétés

et rendu caduque la transmission .

A l’époque coloniale

si on y regarde bien

la famille négro-africaine était

fissurée et potentiellement aliénée.

Ce qu’on appelle toujours

la famille négro-africaine

est la coexistence d’individus liés

par un rapport de conflits sournois

non par la relation de solidarité légendaire.

 

 

 

Il est in-contestable que c’est

la haine torturante du père

castré par le Colon

qui pousse l’enfant errant

à cogner à la porte souriante

des temples des sectes

en se berçant du phantasme

de s’épanouir

dans un environnement sain.

Le remède réside sans doute

dans la restauration

de l’image dégradée du père.

 

 

 

L’essence de la thérapie réside dans

les épreuves qui contraignent

les dormants au réveil et

au « dépassement de soi »

pour la conquête jubilatoire

du vécu intense d’exister.

L’existence est sous-tendue

par le dilemme :

le dépassement de soi ou la mort.

 

 

 

Le retour à l’éducation fondée

sur l’esprit de justice

(la Maat)

et non sur le désir avide de

l’être-phallus élevé par

des parents sans structure

est la voie révolutionnaire

qui ramènera la fraternité

dans la jungle sociale

livrée à la fureur du « jouir. »

 

 

La graine de l’Injustice est plantée

dans le champ familial

lorsque les parents entérinent

la domination de l’enfant avide.

C’est donc confiant dans son droit

à régner selon son bon plaisir que

l’être avide

s’impose à la société toute entière.

 

 

 

Les hommes déplorent que la Justice ne soit pas

au pouvoir

et que la société soit livrée

au « bon plaisir » du Prince.

Mais il est important de savoir que

tout commence en famille

quand l’enfant avide foule aux pieds

les droits de ses frères et sœurs avec

la complicité passive des parents.

Avant de régner au sommet de l’Etat

l’injustice règne d’abord au sein de la famille.

 

 

Le succès « incroyable » que rencontrent

les sectes dans la société émergente

négro-africaine

est la conséquence du délitement

des liens familiaux traditionnels.

Les sectes sont

les substituts idéalisés de

la famille négro-africaine :

élargie et fondée sur la solidarité.

Les sectes s’avèrent les appareils

d’aliénation de l’homme négro-africain

dé-structuré par l’ « Ouragan » colonial.

 

 

 

 

                                                                       

 

 

 

 

 

Le corps (partie de la matière) est le réservoir

des pulsions primitives (agressivité) et

des « mauvais sentiments »

(haine  envie jalousie).

La fonction de l’activité artistique est

d’évacuer les pulsions primitives et

de générer des formes « parlantes. »

L’activité artistique est une « catharsis »

destinée à purifier l’homme potentiel et

à le socialiser.

La création artistique est donc

une technique d’initiation à la vie en société.

 

 

 

 

 

 

 

La Renaissance des sociétés noires que

nous appelons de nos vœux fervents

postule l’exhumation des figures

« des Pères inégalables »

et la refondation de la famille

à la faveur du retour

au « culte des ancêtres »

religion primitive contemporaine

de l’institution de la société humaine.

 

 

 

 

 

Le frein au développement personnel est

d’abord à chercher au sein de la famille

dans les relations avec les parents et

dans les relations avec de la fratrie

avant de mener le combat au niveau

de la société

et de la communauté internationale.

Du reste l’homme est conditionné par

sa famille

et la place dans la société est

le résultat du conditionnement familial.

 

 

 

L’homme a le sentiment de vivre

sous une « chappe de pierre »

qui lui défend d’aspirer

à l’existence et

l’impulsion irrésistible qui

le pousse à casser la pierre

(comme si sur le mode de

la métaphore

il transgressait l’Interdit)

lui apporte soulagement et

espoir d’ouvrir

la voie d’accès à l’ex-sistence.

 

 

L’espoir suscitée par la casse de la pierre

se traduit par le sentiment de puissance

qu’éprouve l’homme à manipuler

la métaphore de la pierre : l’argile

et à générer des formes successives

dont certaines (parlantes) évoquent

des préfigurations du langage

qui font penser

à une offrande (épiphanie) du langage.

 

 

La trans-gression de l’Interdit par sa métaphore

la casse de la pierre

a donné naissance au langage résultat de

la manipulation du substitut de la pierre :

l’argile génératrice d’ébauches de

formes plus ou moins parlantes

ainsi apparues par préfiguration

du langage vecteur de l’espoir de

socialisation des hommes investis par le  Verbe.

 

 

Depuis que la société a é-mer-gé de la Nature

en Egypte sous l’impulsion des initiés

il y a affrontement entre ceux qui

obéissent à l’Interdit d’exister et

ceux qui le transgressent

affrontement dont

les premiers sortirent vainqueurs.

Telle est la raison pour laquelle

depuis l’absorption de l’Egypte

la Société est gouvernée par des êtres

qui vivent sous le règne de la Nature

et répriment férocement

ceux qui aspirent à la lumière de l’existence.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ « être de pulsions » qui n’a pas passé par

les phases décisives de

la castration symbolique et la structuration

n’est pas une femme ou

un homme accompli car il n’est pas initié

aux valeurs fondatrices de la vie sociale.

C’est pourquoi les ancêtres

ont déconseillé avec pertinence

de les associer à la gestion de la société.

 

 

 

L’homme non humanisé par l’initiation

est l’ennemi de son frère qu’il hait

qu’il tue qu’il mange qu’il vend

pour assurer sa jouissance égoïste.

La réification

de l’homme par l’homme

est la loi de la jungle-sociale

par conséquence l’ethnocentrisme

et le racisme

sont des pratiques d’êtres non initiés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Blancs se sont acharnés en vain de

réifier les Noirs par l’esclavage

mais comme aucune force au monde

ne peut réduire une essence

à une autre

les Noirs sont restés  êtres humains

au « grand dam » des tyrans blancs

qui ne comprend pas l’inaptitude

de l’homme noir à se laisser réifier.

 

On a le sentiment d’être autorisé à être là comme

un être de la nature

et qu’il nous est interdit de tenter de donner

du sens au fait d’être là.

Etre au monde c’est donc être confronté au

dilemme : « vivre ou exister. »

L’existant c’est celui qui refuse sans appel

le statut infame d’ « être-là »

et qui au risque de la mort affronte l’Interdit

d’interpeller et de signifier qu’il trouve absurde.

 

 

 

Les chercheurs occidentaux venus « en mission »

en Côte d’Ivoire pour savoir si

la famille négro-africaine existait toujours

posèrent d’abord la question à leur hôte.

Celui-ci fut outragé par la question

et protesta vigoureusement pour laver

l’injure faite à l’Afrique :

« avez-vous jamais vu un pays sans famille ? »

Les chercheurs occidentaux eux savaient

qu’après le passage de l’ « Ouragan »

et les politiques d’adaptation au système

libéro-capitaliste dominant

il ne pouvait plus y avoir de famille

dans ces sociétés acquises au profit maximum.

 

Il ne faut pas que le slogan « Développement »

cache les ruines laissées sur

son passage dévastateur par la colonisation

qui en décapitant les sociétés

a détruit la « famille négro-africaine »

et conduit à la dispersion de ses membres.

Comment peut-on développer des sociétés

et leurs habitants en état de déstructuration

sans poser en préalable

la question de la quête du phallus du père ?

 

 

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