LES CARAÏBES DEMANDENT REPARATION POUR LES DOMMAGES DE L’ESCLAVAGE; MAIS QU’ATTEND L’UNION AFRICAINE?

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1022768378Les quinze pays membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ont conclu, mardi, un accord pour demander des « réparations aux pays de l’Europe » qui ont pratiqué l’esclavage, la colonisation et la traite négrière jusqu’au XIXe siècle dans les Caraïbes, a appris HPN.

La CARICOM, qui a approuvé un plan en dix points à l’issue d’un sommet de deux jours (lundi et mardi) à Saint-Vincent-et-Grenadines, accuse non seulement les gouvernements européens d’esclavagisme et de génocide, mais estime aussi qu’ils ont imposé pendant un siècle une forme d’exclusion aux anciens esclaves.

L’organisation réclame des « excuses sincères et formelles aux gouvernements européens », l’annulation de la dette de ses pays membres ainsi que la mise en place d’un « programme de rapatriement » permettant aux descendants de « plus de 10 millions d’Africains déportés » de revenir vivre, s’ils le souhaitent, dans leur pays d’origine.

« La plainte va sans doute être adressée aux gouvernements britannique, français, néerlandais, et très probablement suédois, norvégien et danois », a déclaré Martyn Day, un avocat britannique qui a participé à l’élaboration du plan. Il a précisé que les plaintes seraient envoyées d’ici la fin avril.

L’Espagne et le Portugal ne sont pas concernés puisque leurs anciennes colonies ne font pas partie de la CARICOM, rapporte l’AFP.

Les quinze pays membres de la CARICOM qui ont paraphé cet accord sont Antigua et Barbuda, Bahamas, Barbados, Belize, Dominique, Haïti, Jamaïque, Grenades, Guyane, Montserrat, Ste. Lucie, Surinam, St Kitts et Nevis, St. Vincent et les Grenadines, et Trinité et Tobago.

Le chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, a personnellement pris part à la 25ème Réunion Inter-sessionelle de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Caribéenne (CARICOM) lundi et mardi.

A rappeler qu’en avril 2003, l’ancien président Haïtien, Jean Bertrand Aristide avait exigé « réparation et restitution » de la part de la France pour les sommes versées par son pays en vue d’entériner son indépendance il y a deux siècles. Un montant de 21,7 milliards de dollars américains avait été fixé par l’ancien chef de l’Etat haitien.

« Une requête légitime »

« La réparation pour l’esclavage et le siècle d’apartheid racial qui a suivi jusque dans les années 1950 s’avère comme une requête légitime aujourd’hui au sein des communautés caribéennes en raison des dommages persistants et des souffrances liées aux crimes contre l’humanité commis sous le colonialisme« , a commenté Sir Hilary Beckles, président de la commission des réparations, dans un communiqué publié par le cabinet britannique Leigh Day qui défend le dossier.

Ce cabinet a obtenu en juin dernier l’indemnisation de plus de 5.200 Kényans maltraités et torturés pendant la révolte Mau Mau contre l’autorité coloniale britannique au Kenya dans les années 1950.

Une conférence internationale ?

L’un de ses représentants, maître Martyn Day, a indiqué à l’AFP que la Caricom allait appeler à une conférence internationale en présence des gouvernements néerlandais, britannique et français, à une date et lieu restant à définir. Selon lui, une telle réunion « permettrait à nos clients d’évaluer rapidement si leurs revendications sont prises au sérieux« .

SOURCEhttps://fr.sputniknews.com/actualite/201403121022768373-les-caraibes-demandent-reparation-pour-les-dommages-de-lesclavage/

http://la1ere.francetvinfo.fr/2014/03/11/les-caraibes-demandent-reparation-pour-les-dommages-de-l-esclavage-130861.html


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