Published On: mar, Oct 31st, 2017

REY MIGUEL & JOSE LEONARDO CHIRINO, SYMBOLES DE RÉSISTANCE A L’ESCLAVAGE AU VENEZUELA

Rey MiguelLa résistance à l’esclavage au Vénézuela a commencé très tôt. La toute première enregistrée s’est produite en 1532 à Coro mais le soulèvement le plus célèbre a eu lieu dans les mines de Buria en 1552 et était dirigé par Miguel (connu sous le nom de El Negro Miguel ou encore Rey Miguel, qui veulent dire « le noir Miguel » et « Roi Miguel » respectivement). 
Esclave africain, MIGUEL s’est rebellé contre la garde à cause des conditions dégradantes qu’il subissait dans les mines. Des traditions orales rapportent qu’il a pu se saisir de l’épée et du fouet de celui qui le surveillait et avec l’appui des autres esclaves, il ont arrachés certaines armes à feu des mains des espagnols, puis avec sa femme Guiomar, son fils et les autres esclaves, ils se sont echappés vers les collines. Arrivés sur place, il a formé une communauté de marrons, a organisé un gouvernement, a fait construire un grand mur tout autour du territoire, a fait construire des maisons,a choisi un prêtre pour servir et aider le peuple à pratiquer comme il se doit les religions ancestrales, et il a pu organiser une armée. Avec son armée, Miguel a su résister aux multpiles attaques des espagnols. Durant la nuit, lui et certains de ses hommes se faufilaient dans les plantations des alentours pour persuader les autres esclaves de les rejoindre. Certains indiens aussi ont rejoint la communauté de marrons, et cette dernière grandissait petit à petit. On estime le nombre de marrons dans son armée à 1200, et de la population totale de la communauté avoisinnant 10.000. Miguel a été nommé roi, sa femme reine et son fils successeur au trône.
L’armée de marrons a été battue quand les espagnols de la région se sont réunis et avec l’aide d’un indien nommé Tocuyo, ont attaqué par surprise juste à la porte du nouveau royaume. Ils ont tué Miguel et battu son armée. Certains des anciens esclaves ont été capturés et faits esclaves encore, mais la majorité s’est échappée formant d’autres communautés de marrons dans le pays. Des communautés d’esclaves fugitifs ont continué à croître tout au long du XVIème et XVII siècle, et en 1720 il y avit environ 30.000 marrons contre 60.000 qui travaillaient encore dans les plantations.
Même la reine Guiomar, qui était probablement la première et seule reine noire aux Amériques a été capturé avec son fils et refaits esclaves de nouveau.
José Leonardo Chilino, né le 25 avril 1754, était un esclave, utilisé par son maître espagnol pour faire les affaires dans les Antilles et en Amérique Latine. Il a épousé une esclave nommée Maria de los Dolores avec qui il a eu trois enfants: Maria Bibiana, Rafael María et José Hilario. Il était à l’époque à Saint Domingue sur le territoire de l’actuelle Haïti, et voit les différents soulèvements et développe des idée révolutionnaires.
De retour à Vénézuela, il a rencontré d’autres esclaves à une usine nommée Macanillas qui pensaient à la rébéllion comme lui parmi lesquels se trouvait Joseph Caridad Gonzalez, un kongolais qui, curieusement en savait beaucoup sur la Révolution française.
Inspirée de la révolution française et des soulèvements qui avaient lieu à Haïti (ceux qui ont conduits à l’abolition de l’esclavage et l’indépendance de l’île), lui et ses esclaves décident de faire de même pour l’abolition de l’esclavage au Vénézuela et l’établissment de la république. Mais pas assez nombreux, malgré l’effet local, le soulèvement n’est pas allé au-delà de la partie occidentale du pays. Il fut arrêté, écartelé et exécuté par les espagnols le 10 décembre 1796. (sur la photo: c’est la statute de son buste se trouvant à Caujarao, dans l’Etat de Falcon)
Il y a aussi une autre statue de lui devant un aéroport qui porte son nom, dans la ville de Coro, toujours dans l’Etat de Falcon.

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