Révolution haïtienne et naissance de la république d’Ayiti le 1 janvier 1804

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La révolution haïtienne est partie de la cérémonie du Bois-caïman (organisée par le hougan Dutty Boukman, secondé par Cécile Fatiman). Ce premier acte de la révolution des esclaves aurait pris la forme d’une cérémonie vaudou. En quelques jours, toutes les plantations du Nord furent en flammes et un millier de blancs, massacrés. Malgré la répression où Boukman fut tué, des bandes d’esclaves armés persistèrent dans les campagnes et les montagnes. Dans d’autres parties du pays, des révoltes plus spontanées s’ensuivirent. Le soulèvement des esclaves entraîna de vifs débats à la nouvelle Assemblée législative de Paris. Celle-ci d’abord sensible aux arguments des colons, envoya des commissaires civils pour ramener à l’ordre les libres et les esclaves. Alors que ces derniers étaient demandeurs d’une paix honorable, la raideur des colons ranima les révoltes.
Napoléon promulgue la Loi du 20 mai 1802 qui rétablit l’esclavage dans les colonies françaises. Le 7 juin 1802 Toussaint Louverture est arrêté, déporté en France, il est interné au fort de Joux, dans le Jura, où il mourra des rigueurs du climat et de malnutrition le 7 avril 1803, après avoir prophétisé la victoire des Noirs. C’est en apprenant le rétablissement de l’esclavage à la Guadeloupe qu’Alexandre Pétion donne le signal de la révolte, le 13 octobre 1802. À la tête de cinq cent cinquante hommes il marche contre le principal poste français du Haut-du-Cap, le cerne, le fait désarmer et sauve quatorze canonniers que les siens voulaient égorger : l’armée des « indépendants » est alors formée.

Dessalines rejoint alors de nouveau les révoltés, dirigés par Pétion, en octobre 1802. Le 19 novembre 1803, à la tête de l’armée, avec à ses côtés Henri Christophe, il impose à Rochambeau (commandant à la tête de l’armée française) la capitulation du Cap après la défaite des armées françaises, la veille, à la bataille de Vertières. Rochambeau n’a alors d’autre choix que d’ordonner l’évacuation de l’île. Après le départ des Français, Dessalines provoque aussitôt le massacre de la population blanche restante à l’exception des prêtres, médecins, techniciens. Il redonne à Saint-Domingue son nom indien d’Haïti (Ayiti) et proclame la République le 1er janvier 1804 aux Gonaïves.

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