Origine et histoire du bogolan

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bogolan-02Le bogolan en bambara signifie « bogo» argile et « lan »  mettre. Le bogolan est une technique traditionnelle très ancienne de teinture végétale pratiqué en Afrique Occidentale mais essentiellement  valorisé au Mali et au Burkina Faso..Auparavant le bogolan se pratiquait uniquement sur le tissu de cotonnade et servait essentiellement à l’habillement de la société africaine. Le Bogolan est le plus original des textiles traditionnels du Burkina Faso, il apportera de l’authenticité dans votre décoration africaine. C’est un art typiquement manuel, utilisant des produits naturels.
Il est issu de la rencontre de l’argile, de la forêt (racines, feuilles, encre) et du coton.
De nos jours, l’utilisation des produits Bogolan s’est diversifiée allant de l’habillement à l’ameublement, â la décoration et à des accessoires divers. Le tissu Bogolan porte en lui la joie, la convivialité et l’amour qui entourent sa réalisation.

A l’origine, le Bogolan était réservé à une classe donnée de la société. Il s’agissait des chasseurs et dans une moindre mesure les guerriers et les guérisseurs. Avec une calligraphie complexe composée de symboles cryptiques, le Bogolan ne laisse personne indifférent. Il est devenu très convoité aussi bien au Burkina Faso, en Afrique que dans les autres continents.

Le Bogolan c’est – la modernité alliée à la tradition, – l’esthétique qui magnifie les valeurs et symboles des sociétés sahéliennes, – l’expression de la personnalité de l’artisan producteur, – le respect de l’écologie et de son environnement. Pour tous les amateurs de l’artisanat naturel et écologique, le Bogolan est une référence.

Le bogolan est une technique de teinture traditionnelle d’Afrique de l’Ouest. Les peuples issus du groupe Mandé la pratiquent depuis une époque reculée. Aucune datation précise n’a pu jusqu’alors être arrêtée, compte tenu de la fragilité des matériaux et de la difficulté de leur conservation. L’origine même du bogolan est inconnue, selon une légende, cette découverte fut fortuite. Une femme revêtue d’un pagne teint au n’galama l’aurait malencontreusement tâché avec de la boue provenant du fleuve. Lorsqu’elle tenta de le nettoyer, elle s’aperçut que la boue avait teint le tissu du vêtement, les tâches étaient devenues indélébiles. Plusieurs ethnies ont pratiqué et pratiquent encore à ce jour le bogolan, ce sont les Dogons, les Bobos, les Sénoufos et Miniankas, les Malinkés et les Bambaras. Héritiers de cette tradition, ils développent chacun un style singulier évoluant à travers les âges.
Le bogolan ou bogolan fini est un terme bamanan, il signifie littéralement, le résultat que donne l’argile. En effet la teinture du tissu s’obtient par réaction chimique lors de l’application de la boue sur le support textile. Toutes les nuances colorées sont obtenues à partir de matériaux minéraux et végétaux.


Ce travail artisanal est en général réservé aux femmes âgées ne pouvant plus se consacrer aux travaux éprouvants, aux plus jeunes lors de la saison sèche et aux autres femmes lors de leur temps libre. Elles exécutent alors des vêtements pour la communauté (trousseaux de mariage, pagnes, pantalons, tenues de chasse, de travail ou de parade). A l’origine chaque tenue, de par ses motifs et ses coloris, était vouée à un usage particulier. Chaque signe reproduit détenait une signification symbolique précise. Actuellement ces motifs tendent à disparaître au profit de signes purement graphiques, vidés de sens.

LE PAGNE TRADITIONNEL

Le pagne est un vêtement traditionnel féminin. La femme le porte enroulé autour d’elle, sans système de fermeture. Elle attache le côté droit sur le côté gauche. Il couvre son corps du nombril aux chevilles. Le pagne traditionnel est composé en général de sept bandes de cotonnades cousues entre elles. (Le : taafe en bamanan).
La composition du pagne est divisée en cinq parties. La bordure droite, sokonon bolo (so: la maison, konon: dedans/ à l’intérieur, bolo: main/ limite) est cachée lors du port de l’étoffe. La bordure gauche, kenema (dehors) bolo, est visible. La bordure supérieure, fini siri (attacher) bolo (ou finitayoro), permet de nouer le pagne. La bordure inférieure, duguma bolo ou senkorola (duguma: la terre/ le sol, sen: le pied, korola. auprès de) décor le bas du pagne. Le panneau central, finin ba (ba: grand/ mère, finin: tissus, étoffes), donne le thème à l’ensemble de la composition.
Chaque signe dessiné sur le pagne détient une signification symbolique propre. Juxtaposés à d’autres signes et selon leur place dans la composition générale, les motifs chargés de messages offrent le récit d’événements réels et mythiques. Les signes deviennent alors écriture pour ceux qui savent les déchiffrer. L’interprétation donnée aux différents éléments ornant le textile révèlent la signification du pagne.
Les histoires reproduites sur le pagne en bogolan protègent la femme qui le revête. Elle en possède plusieurs, portés selon leurs significations à des moments particuliers, de sa vie d’épouse ou de mère.

SOURCEhttp://www.oocities.org/infomali/bogolan/pagne.htm

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